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	<title>Baripedia - Contributions [fr]</title>
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	<updated>2026-05-11T04:51:20Z</updated>
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		<id>https://baripedia.org/index.php?title=Interactionnisme_et_Constructivisme&amp;diff=33016</id>
		<title>Interactionnisme et Constructivisme</title>
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		<updated>2017-10-07T12:11:07Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Magnanimouskid : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Infobox Lecture&lt;br /&gt;
 | image = &lt;br /&gt;
 | cours = [[Introduction à la science politique]]&lt;br /&gt;
 | faculté = [[Faculté des sciences de la société]]&lt;br /&gt;
 | département = [[Département de science politique et relations internationales]]&lt;br /&gt;
 | professeurs = [[Rémi Baudoui]] &lt;br /&gt;
 | années = Depuis 2011&lt;br /&gt;
 | code = T107005 CR&lt;br /&gt;
 | enregistrement = [https://mediaserver.unige.ch/play/90852 2015]&lt;br /&gt;
 | précédent = &lt;br /&gt;
 | suivant =&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous allons d’abord situer les contextes de production de ces deux courants. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
L''''Interactionnisme''' se développe au début du XXème siècle à l’Université de Chicago. L’École de Chicago est un courant intellectuel qui se développe à Chicago autour des années 1910 – 1920, elle nous plonge dans une question de sociologie qui est une observation de base qui est que la ville de Chicago connait une mutation extraordinairement importante en termes de population. Ce qui se joue à Chicago  entre les années 1880 et les années 1920 est le passage d’une ville classique à une métropole. La configuration spatiale est changée tout comme la configuration sociale.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
C’est autour de ce problème que vont se mobiliser les sociologues à Chicago, dès lors, ils vont énoncer les premières théories interactionnistes.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Ce qui frappe les sociologues à cette époque est le fait qu’on est dans une agglomération toute nouvelle qui se caractérise par des phénomènes nouveaux qui sont les questions de migrations en raison des transformations industrielles de la ville, des difficultés d’insertion sociale et professionnelle ce qui signifie que l’on s’installe d’abord par une appartenance à une communauté, des difficultés sociales et culturelles importantes avec une ethnicisation de la ville, car la ville est une mosaïque ethnique ou chacune est en conflit plus ou moins ouvert avec l‘ethnie suivante, mais aussi l’apparition d’une désintégration sociale classique au profit de la naissance d’individus et au titre de la marginalité dont fait partie la criminalité et la délinquance avec la naissance des gangs et de la mafia.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Au fond, ils vont être des précurseurs parce qu’ils vont s’interroger sur des phénomènes dont fait partie la déviance sociale : h fait que dans un espace urbain ou à des individus qui choisissent l’illégalité afin de s’enrichir et prospérer.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
C’est le creusé intellectuel de l’École de Chicago et va émerger un mot important qui est « interaction » : c’est le fait que les individus vont se retrouver dans une situation sociale beaucoup plus lâche et donc que le champ social, la société, les relations sociales vont se structurer par un principe d’intégration. Cela signifie que nos comportements sont conditionnés par la nature même de l’échange dans lequel nous sommes inscrits, un individu n’agit pas seul, il agit toujours dans une interaction avec un autre et du coup ce qui est fondamental dans la sociologie de l’interaction est de s’interroger sur le comportement des individus selon cette logique d’interaction, nous sommes dans un système de réactions. Dès lors le système interactionniste va privilégier la question de l’échange sous toutes les formes, il n’y a pas de relations humaines sans interactions d’un individu avec un autre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le comportement d’un individu détermine les interactions, nous ne sommes jamais isolés dans notre devenir social  et dans l’interprétation de son comportement qu’elle soit juste ou fausse. En d’autres termes, tout le système social et toujours interactif, il n’est jamais constant. Cette question de l’interaction va être au fondement de l’école interactionniste. Très vite, l’interaction d’un point de vue théorique va critiquer fortement la théorie fonctionnaliste, car l’interaction n’est pas purement de la rationalité fonctionnelle, elle est du domaine de l’interaction, de la mise en situation, de la mise en contexte.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Il y a quatre principes dans l’interaction :&lt;br /&gt;
#il faut qu’il y ait des unités qui interagissent les unes vis-à-vis des autres : cela se fait à titre individuel ou collectif&lt;br /&gt;
#il faut de règles qui structurent ces logiques d’interactions : elles peuvent être explicites comme les règles de droit public ou des règles implicites qui font qu’il y a un phénomène collectif intégratif qui se produit &lt;br /&gt;
#c’est un processus ordonné : par exemple, l’étude du rapport à la violence se fait dans un champ d’ordonnancement&lt;br /&gt;
#elle propose la question même de l’échange : nous sommes dans un système d’échanges, c’est une relation d’interactions&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le '''Constructivisme''' , quant à lui, se développe dans les années 1960-1970 dans les domaines de la sociologie, la philosophie et l’anthropologie, mais aussi de la linguistique. Un des auteurs de la linguistique va être Jean Piaget à Genève qui développe une théorie du langage comme espace construit.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
L’hypothèse de base c’est le fait que toute connaissance possède un caractère construit et construisant. La connaissance n’est pas fragmentée, elle participe à la construction de la connaissance, dès lors on est dans un processus de construction parce que cela construit  c’est construisant c’est-à-dire que cela va permettre de construire la réalité.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Dans la théorie constructiviste, la réalité n’est pas ce que l’on observe, elle serait un objet construit par les sciences, les normes et les règles. Afin de comprendre la réalité qui est un construit social et normatif, il faut développer un système scientifique de la construction. Pour cela,  il faut pouvoir comprendre le système scientifique par lequel la réalité s’est construite. Alors, toute connaissance construit un monde, la réalité dans laquelle nous vivons est construite et possède un caractère subjectif.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
En d’autres termes, la réalité procède en  une construction, la seule façon d’accéder à la connaissance est de scientifiquement de travailler sur la construction de la construiront, c’est la construction de deuxième niveau cela signifie que si nous voulons comprendre la réalité construite dans laquelle nous sommes il faut développer un appareillage scientifique qui permet comprendre la réalité construite. L’hypothèse fondamentale du constructivisme sous-jacent est qu’au fond toute société développe des systèmes de perception du monde. Les sociétés ne développent pas directement une réalité, mais elle interprète le monde selon des réalités construites.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Les constructivistes disent que la réalité construite se fait sur une longue période et font aussi intervenir des acteurs multiples, c’est un ensemble d’acteurs dans une société donnée qui la construise. Ces théories interrogent la société et non pas l’individu. Ces réalités construites possèdent une dimension structurante de la pensée. Si à un moment donné nous sommes dans une réalité construite, les pouvoirs coercitifs de la construction politique forcent à se conformer à réalité construite. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Ces réalités structurent la pensée au même titre que les appréhensions cognitives de chacun. On distingue deux dimensions importantes :&lt;br /&gt;
#le constructivisme va s’interroger à la dimension comparative des  réalités construites : si  les sociétés fabriquent de la réalité construite ce qui est intéressant est d’arriver à les comparer et quelles sont les différentes réalités en jeu qui mettent en place des structurations différentes et des conflictualités possibles.&lt;br /&gt;
#le grand domaine de l’analyse constructiviste est les relations internationales parce qu’elles vont pouvoir mettre en valeur des systèmes territoriaux, spatiaux ou cultures, des réalités construites différentes et donc des conflictualités. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
La théorie constructiviste nous amène à penser l’espace comme en sommes des réalités construites les unes par rapport aux autres.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Rappelons que la théorie interactionniste critique le fonctionnalisme, car on ne raisonnant que par fonction, on évacue la question de l’individu puisque l’interactionnisme met en place fondamentalement les interactions des individus dans des systèmes sociaux et politiques. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
La théorie constructive va d’abord être critique du structuralisme parce qu’en considèrent que c’est une vision très figée de la perception du développement des sociétés, le constructivisme va dire qu’on oublie les questions d’agencement de la réalité, mais elle va aussi critiquer le systémisme, car elle est beaucoup plus dans l’analyse singulière de cas spécifiques. Dans les relations internationales, on va analyser dans le cadre du constructivisme certaines situations spécifiques. On est véritablement dans quelque chose qui rompt avec le structuralisme, le fonctionnalisme et le systémisme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= La théorie interactionniste =&lt;br /&gt;
== Aux origines : l’École de Chicago ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au début du XXème siècle Chicago passe de la ville à la métropole avec un afflux massif d’immigrants étrangers qui engendre des conflits raciaux, la mise en place de ghettos, de la misère, de la prostitution, de la délinquance juvénile. Vont également avoir lieu de violentes émeutes raciales.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
C’est une sociologie très nouvelle parce que nous n’avions pas au début du XXème une sociologie de la déviance qui était située du côté des juristes et de la répression. Au fond, la nouveauté est de s’interroger sur des configurations sociales et de marginalité qui vont révolutionner le champ de la connaissance en sociologie notamment par le fait que l’on va se rendre compte qu’il y a des rationalités qui passent aussi par la question interactionniste.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
C’est une tentative de comprendre et régler les problèmes sociaux à partir de la vie des populations déracinées.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Les thèmes majeurs sont les minorités raciales et ethniques, l’homme marginal, la ville, la déviance ou encore le crime et délinquance&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
L’étude des minorités montre que les systèmes d’interactions sont très forts parce que ce sont des systèmes de défense et de protection. La sociologie de l’École de Chicago va étudier toutes ces questions et montrer qu’il y a des systèmes d’action, de solidarité dans des logiques interactionnelles et qui sont de véritables modes de fonctionnements collectifs. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Parmi les mots clefs de l’interactionnisme, on trouve :&lt;br /&gt;
{{colonnes|taille= 18|&lt;br /&gt;
*'''socialisation''' : ensemble des mécanismes par lesquelles les individus font l’apprentissage des rapports sociaux entre les hommes.&lt;br /&gt;
*'''interactionnisme symbolique'''  : l’idée que les individus ne subissent pas les faits sociaux, mais qu’ils les produisent par leur interaction. C’est une interprétation très dynamique, les individus sont acteurs du champ social, mais ne sont pas nécessairement soumis au champ social, ils le produisent eux-mêmes par leur interaction.&lt;br /&gt;
*''' observation participante'''  : l’enquêteur à s’impliquer dans le groupe qu’il étudie.&lt;br /&gt;
*''' darwinisme social'''  : le darwinisme se base sur la théorie de la sélection naturelle de Darwin pour décrire le comportement des individus en société.&lt;br /&gt;
*''' fonctionnalisme'''  : théorie qui considère le système social comme une totalité unifiée dont tous les éléments sont nécessaires à son bon fonctionnement.&lt;br /&gt;
*''' ethnométhodologie'''  : démarche sociologique centrant son intérêt sur le savoir et les capacités de chacun  des membres de la société.&lt;br /&gt;
*''' écologie urbaine'''  : les sociologues tentent d’expliquer la perpétuelle recomposition à laquelle est soumise la ville de Chicago.&lt;br /&gt;
*''' désorganisation'''  : déclin de l’influence des valeurs collectives sur l’individu ; conséquence de changements rapides dans l’environnement économique.&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Erwin Goffman (1922-1982) : la mise en scène de la vie quotidienne ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[File:Erving Goffman.jpg|thumb|Erwin Goffman.]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Goffman va publier tout un travail très important après avoir étudié la sociologie à Toronto et à l’Université de Chicago, mais qui a aussi enseigné à Berkeley et à Philadelphie. Il va travailler sur la question de la maladie et des phénomènes sociaux ainsi que sur l’hôpital psychiatrique afin d’étudier l’interactionnisme qui se construit  soit d’un côté avec la puissance médicale soit avec les autres malades. Son hypothèses est publiée dans son ouvrage ‘’La mise en scène de la vie quotidienne’’ est que tout individu est un comédien, nous sommes tous des comédiens qui sont des acteurs de comédies et en représentation théâtrale, à chaque instant nous devons exposer notre personnage à travers un cérémoniel et avec des techniques de représentation.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Le constructivisme selon Goffman est que nous nous mettons tous dans des positions de construction en tant qu’être subjectif et  en tant qu’être social. Lui-même va reprendre la question de la réalité en disant que toute réalité possède deux sens : &lt;br /&gt;
*les représentations de la réalité : on se représente la réalité&lt;br /&gt;
*la réalité des représentations : à partir du moment où on fabrique un domaine collectif de représentation, ces représentions acquièrent une réalité active.On a fabriqué des représentations de la réalité qui finalement deviennent acceptées. Cela signifie qu’en tant qu’individu nous travaillons avec des représentations.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Il s’interroge sur l’importance de l’espace public. Pour Goffman, l’espace public et une scène de théâtre. L’individu y est conçu  comme un comédien accomplissant des actes de représentations théâtrales devant son public. Le rôle du spectateur est étendu à toute personne dans une activité quotidienne.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Pour Goffman, il y existe trois aptitudes dans lesquelles se joue la réalité qui sont la coopération (1), l’engagement (2) et l'absorption (3).&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
L’espace public signifie que nous sommes à la fois spectateurs et acteurs : à la fois, nous les fabriquons et à la fois elles sont inscrites dans des réalités construites. Il  a des interactions qui vont être de l’ordre culturel.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Selon Goffman, ces systèmes d’interactions s’investissent par la parole, car elle est fondamentale dans l’interaction et par le corps, c’est-à-dire dans les mouvements du corps et sa capacité d’adaptation. Nous sommes dans un champ d’interactions, de gestualité du corps et du langage qui permettent de définir des pluralités de situations dans lesquelles on fabrique collectivement des dispositifs de reconnaissance d’action et de développement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== L’interactionnisme symbolique ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Goffman va dire que l’espace public favorise la construction de la théorie de l’évitement. La stratégie d’évitement est quand on sent la menace ; la menace peut être aussi complètement de l’ordre de la représentation qui renvoie à la réalité construite. Cependant, il existe aussi de nombreuses autres stratégies d’évitements.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Ce que l’on observe dans le champ sociologique et qui est important dans le champ politique est que le principe d’interaction est aussi dans le champ du politique qui fonctionne aussi par de l’interaction.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
La pensée interactionniste est intéressante parce qu’elle montre que sur le plan politique on est bien dans un domaine ou des situations se négocient. Cela veut dire que quand on va travailler d’un point de vue interactionniste sur le champ du politique on va travailler sur un espace de débat et pas sur quelque chose de clos.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Tous les individus suivent des rites d’interaction ; il va donner trois situations qui mettent à mal le rituel interactif. Souvent, l’interaction est ritualisée, elle ne le relève pas de spontanéité. Goffman identifie des rites de rupture avec l’autorité classique qui dérègle l’ordre rituel :&lt;br /&gt;
*'''l’offense et la réparation''' : on peut échapper à l’interaction à cause d’une violence ou d’une force importante ;&lt;br /&gt;
*'''la profanation''' : refus des règles d’interaction qui dépasse le rituel ;&lt;br /&gt;
*'''l’anormalité''' : ce sont des symptômes qui mettent à mal les règles d’interactions, c’est une rupture de l’intégration ritualisée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= La théorie constructiviste =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Aux origines : l’épistémologie Alfred Schütz (1899 - 1959) ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Alfred Schütz.jpg|vignette|150px|Alfred Schütz.]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une des origines et l’épistémologie qui est la science du langage. Schütz est un philosophe et sociologue qui a fui le nazisme en se réfugiant aux États-Unis. Dans la lignée de Goffman, il va s’interroger sur la construction scientifique de la réalité construite. En d’autres termes, il va s’interroger sur ce qu’est un objet de pensée. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Dans les sciences, un objet pensé est un objet construit. Au fond, lorsque l’on veut saisir une réalité sociale on va fabriquer un objet construit. Afin d’observer un phénomène nouveau, il va falloir construire un dispositif scientifique afin de l’analyser. La science est un objet construit qui a pour fonction d’essayer de comprendre une réalité sociale elle-même construite : les objets de pensée construits par le chercheur en sciences sociales doivent être fondés sur des objets construits ce qui signifie que toute démarche scientifique est construite.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
La grande question va être d’analyser la réalité qui est elle-même est une construction. Pour Schütz, l’objet de la science est la construction de second degré. On est dans une double logique constructiviste et ensuite cet objet de science sociale a pour seul objet de comprendre la réalité construite telle qu’elle se donne à comprendre et non pas telle qu’elle se donne à voir. Là aussi, il y a un écart important entre ce que l’on voit qui est de l’ordre du subjectif et ce qui est en réalité construit, mais, avant tout, il faut élaborer des outils scientifiques constructivistes.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Cela montre qu’on est dans une réflexion philosophique et épistémologique des rapports entre nos capacités à construire des modes d’analyse et la capacité à comprendre le construit de la société dans laquelle nous sommes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== La philosophie du langage de John Searle ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:John searle2.jpg|vignette|200px|John searle en 2005.]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
John Searle est un philosophe américain qui va travailler sur la question du langage et va publier en 1995 ''The construction of social reality''&amp;lt;ref&amp;gt;Searle, John R. The Construction of Social Reality. New York: Free, 1995. &amp;lt;/ref&amp;gt;. Il va partir de l’hypothèse que tout comme Piaget que le langage est une construction, il est fondamental parce qu’il permet de dialoguer. Le langage est une construction dans la mesure où c’est grâce au fait qu’on l’a acquis, qu’on peut échanger, discuter et négocier.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
D’autre part, le langage participe à sa façon de la construction sociale de la réalité. Le langage n’est pas simplement un cadre d’échange, mais c’est un outil de construction de la réalité.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
L’étymologie en dit beaucoup sur la capacité que l’on a de pouvoir l’utiliser en tant qu’objet scientifique et qui en raconte beaucoup sur ses faiblesses et ses forces conceptuelles. En travaillant sur le langage, on travaille sur un objet fort qui permet de comprendre la construction d’un énoncé et du coup la conception de la réalité. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Non seulement le langage permet de se comprendre, mais il participe à la construction sociale de la réalité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Peter Berger et Thomas Luckman : « la construction sociale de la réalité » ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour Berger et Luckman, le langage reste fondamental, la réalité est un construit social et l’objet des sciences sociales peut comprendre la réalité par le langage.  Si on a compris comment s’est fabriquée cette réalité dès lors nous avons des moyens de comprendre le monde dans lequel nous vivons et de comprendre le poids des normes et des institutions dans la fabrication de cette réalité.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Berger et Luckman posent la question de savoir comment la réalité se construit-elle ? Ils postulent que le fondement de la connaissance de la vie quotidienne est le langage, d'autres parts que la société comme réalité objective soumet l’individu au pouvoir et que la société comme réalité subjective est l’identification à l’autre.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Du point de vue de la science politique, toute société doit soumettre l’individu au pouvoir : nous sommes tous soumis au pouvoir et à la construction sociale de la réalité qui n’est pas extérieure à nous, mais nous allons y participer par la question du pouvoir. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Le pouvoir est la construction de règles et de normes qui sont en fait des comportements ; au fond, une société ou un État fonctionnent en réalité à partir de la construction des normes qui font fonctionner la réalité sociale construire.  En d’autres termes, c’est une réalité sociale construite.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Ensuite, l’enjeu de la société doit coller à la réalité sociale construite. Dès lors le pouvoir est le faite qu’il va falloir faire coller les individus à cette réalité sociale construite. Le pouvoir va avoir une dimension ou l’institution de rassemblement par rapport à un idéal de réalité sociale construite. Celui qui rompt la réalité sociale construite peut être condamné à mort comme ce fut le cas de Galilée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comment la réalité se traduit-elle au quotidien ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cela signifie que chez Berger et Luckman les sociétés, tout comme le langage, sont fondées sur des stocks qui permettent de définir et d’adapter le comportement dans la vie quotidienne. On va avoir deux phénomènes importants tracés qui vont être que sont le processus d'institutionnalisation et et le processus de légitimation.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Le processus d’institutionnalisation est le fait que toute société doit canaliser le comportement des individus dans un ordre social. On va institutionnaliser les rapports de l’individu vis-à-vis de la société se créée par l’accoutumance et par la division des tâches. L’habitude est une répétition et la transmission de ses valeurs et des modes de pensée vont être transmis comme un héritage à ceux qui viennent derrière nous et doivent adopter les mêmes comportements de cette réalité sociale construite. Le concept de transmission devient un concept fondamental à toute société, car si elle ne transmet plus elle ne peut plus transmettre la réalité sociale construite et ne peut plus transmettre ses modes de représentations,de gouvernements, d’actions et d’efficacités.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Le monde social ne peut pas être séparé de l’activité humaine et de la question de la gouvernementalité. Ils vont décrire un monde social comme un monde d’institutionnalisation et d’intégration sédimenté par le langage et les traditions qui sont de la légitimation.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Dans toutes les sociétés, il y a du symbolique notamment au niveau du gouvernement et du pouvoir, c’est une manifestation d’une continuité qui est du côté de la construction de la réalité sociale.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Le processus de légitimation crée un processus pour légitimer. Il est nécessaire de rester dans l’univers du symbole afin de légitimer en permanence la fonction collective d’intégration des individus face à cette réalité sociale construite. Nous sommes dans un processus de légitimation permanente de ce qu’il faut faire et qui pose à tous des interdits. Ce processus crée de la légitimée et de l’acceptation de tous.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On voit que ce processus a pour objet de faire accepter par l’ensemble des éléments de la société cette réalité sociale construite.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Le constructivisme dans la théorie des relations internationales ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette théorie va concevoir que le champ des relatons internationales ce n’est un champ établi, mais en construction permanente, dans ce cadre la théorie constructivisme nous ramène du côté d’un processus en action, c’est-à-dire que ce que nous allons analyser à un instant donné décrit le champ des relations internationales comme un domaine en mouvement. En d’autres termes, la théorie constructiviste nous décrit le champ des relations internationales comme un domaine en perpétuel mouvement selon les stratégies interactionnistes. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Dès lors, il faut comprendre les mobilités et les stratégies. Dans un champ interactionniste, les stratégies peuvent évoluer.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
L’hypothèse constructiviste va être de dire que l’enjeu fondamental dépend de plusieurs niveaux :&lt;br /&gt;
*rôle des acteurs : ils interprètent des situations. Dès lors, on est dans un champ d’interactions qui procède toujours de la construction sociale de la réalité, c’est une construction. Il y a des situations qui évoluent par le rôle des acteurs dans des temps donnés et selon les circonstances. Il faut d’abord comprendre le rôle, le les règlements les valeurs, les idéologies dans le domaine des relations internationales en sachant que ce n’est pas nécessairement suffisant parce qu’on peut avoir des idéologies opposées.&lt;br /&gt;
*Il fut comprendre sur quels modes on fabrique ces réalités sociales.&lt;br /&gt;
*comprendre le champ des interactions qui existent dans le domaine des relations internationales parce qu’il explique les stratégies au niveau planétaire. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Le constructivisme est intéressant parce qu’il nous met dans un ensemble de considérations, de continuité de mouvements continus dans le champ des relations internationales. Il va s’opposer aux fonctionnalistes dans le champ des relations internationales, on ne peut pas simplement, mais aussi en termes d’interactions qui peuvent être idéologique de longue durée, mais il peut y avoir des interactions de circonstances par rapport à un problème donnée. Mais aussi critique le systémisme qui est une approche qui va se développer à la fin des années 1980 au moment de la fin de la Guerre froide dès lors qu’on en peut plus comprendre le champ composite du multilatéralisme. On peut se demander comment comprendre la complexité du champ des relations internationales si ce n’est justement en revenant sur la question de l’interaction des acteurs dans le domaine des relations internationales. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Au fond, il abandonne les grands récits préstructurés afin d’interroger une réalité sociale d’acteurs. C’est une critique d’une théorie classique des relations internationales pour revenir sur la complexité du champ des relations internationales en mettant aussi en crise des concepts tels que le concept de l’anarchie. En fait, il n’y a jamais d’anarchie, elle est elle-même une construction. Cela signifie que dans un État en situation d’anarchie il faut réfléchir à comment s‘est construite cette situation. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Dans le champ des relations internationales il y a des acteurs nationaux, mais qui ne peuvent pas exister en tant que tel s’ils ne sont pas en interactions. Nous sommes dans un monde de coaction ou de copartage d’action nationale qui autorise la compréhension de la complexité du champ des relations internationales. Si on prend la question des acteurs, on prend aussi la question des rapports de force.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
L’anarchie selon la théorie constructiviste n’est pas un état antérieur présocial, c’est quelque chose qui est quelque chose qui est aussi une résultante et du coup l’anarchie dans les relations internationales résulte elle aussi d’un processus.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Dans le champ des relations internationales, les théories constructivistes apparaissent : ils vont penser la réalité des structures et des conflits et aussi penser l’intersubjectivité c’est-à-dire que c’est le fait que nous sommes dans la représentation et comment certain pays peuvent se permettre de caractériser un autre au nom de l’interprétation de son propre développement.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Les constructivistes prône que le principe général au niveau mondial est la souveraineté des États, mais qui est en réalité subjective c’est-à-dire fonction de ce que les acteurs reconnaissent. Il y a des règles explicites, mais aussi implicites qui doivent être acceptées comme dans l’interaction et si ces règles ne sont pas acceptées alors il peut y avoir des formes de réactivités spécifiques dans le champ des relations internationales.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Surtout, c’est l’analyse du processus de construction des identités sociales et des acteurs de la politique moderne et  ensuite comment en fonction de ces règles et de ces énormes comment les acteurs et les agents interagissent et s’influencent réciproquement ou se combattent.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Annexes =&lt;br /&gt;
*[http://www.laidi.com/sitedp/sites/default/files/S%C3%A9minaire%20constructivisme%20doc%20final.pdf Vers un « constructivisme tempéré ».  Le constructivisme et les études européennes], SiencePo - Centre d'études européennes&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Références =&lt;br /&gt;
&amp;lt;references /&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Category:science politique]]&lt;br /&gt;
[[Category:théorie politique]]&lt;br /&gt;
[[Category:Rémi Baudoui]]&lt;br /&gt;
[[Category:2011]] &lt;br /&gt;
[[Category:2012]]  &lt;br /&gt;
[[Category:2013]] &lt;br /&gt;
[[Category:2014]]&lt;br /&gt;
[[Category:2015]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Magnanimouskid</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://baripedia.org/index.php?title=La_pens%C3%A9e_sociale_de_Max_Weber_et_Vilfredo_Pareto&amp;diff=33015</id>
		<title>La pensée sociale de Max Weber et Vilfredo Pareto</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://baripedia.org/index.php?title=La_pens%C3%A9e_sociale_de_Max_Weber_et_Vilfredo_Pareto&amp;diff=33015"/>
		<updated>2017-09-30T21:19:31Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Magnanimouskid : /* Société et histoire */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{{Infobox Lecture&lt;br /&gt;
 | image = &lt;br /&gt;
 | cours = [[Introduction à la science politique]]&lt;br /&gt;
 | faculté = [[Faculté des sciences de la société]]&lt;br /&gt;
 | département = [[Département de science politique et relations internationales]]&lt;br /&gt;
 | professeurs = [[Rémi Baudoui]] &lt;br /&gt;
 | années = 2011, 2012, 2013, 2014, 2015&lt;br /&gt;
 | code = T107005 CR&lt;br /&gt;
 | enregistrement = &lt;br /&gt;
 | précédent =&lt;br /&gt;
 | suivant = &lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Max Weber et Vilfredo Pareto sont inscrits dans le champ sociologique et philosophique dans lesquels surgissent les questions sur le politique. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Pour arriver à analyser la question du politique, il a fallu d’abord s’interroger sur la question de l’analyse de la société. L’Homme est un être social, cela signifie que l’enjeu fondamental et la compréhension des relations entre les individus au sein de la société. Nos sociétés modernes nous confrontent à un autre paradoxe qui est celui d’une société faite d’individualités. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
En s’intéressant à l’être social, on s’intéresse à la façon dont il gère ses relations avec les autres. On ne peut plus séparer le social des conditions politiques dans lesquelles il est géré. Cela permet de comprendre comment la sociologie nous amène vers la science politique. Dans la sociologie politique, on s’intéresse aux comportements politiques de l’individu. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Dès lors que [[Les approches en sciences politiques de Durkheim à Bourdieu|Durkheim]] a posé le fait social et la gouvernementalité comme un postulat scientifique, il faut s’interroger sur la régulation sociale. La dimension politique de  la société est omniprésente. Pour faire société et produire un sens collectif, nous devons nous intéresser à la manière dont le pouvoir se construit ainsi qu’à la notion de démocratie. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Qui dit société, dit organisation politique. Quand on regardait avant les sociétés traditionnelles, on ne pouvait voir que des individus sans fait politique. Aujourd’hui, on sait que toute société à une dimension politique, quelle que soit la nature de la société. Ainsi, on peut admettre que le politique organise les sociétés.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Le système d’organisation politique relevé d’une interaction entre le social et le politique. Cependant, il existe des sociétés où l’essence du politique disparaît, cela se produit au profit d’un autre pouvoir en passant d’un système de régulation à un système de relations basé sur la force et la violence. Dès lors, nous sommes amenés à nous interroger sur les fondements politiques d’une société qui ont pour vocation à établir des rapports dans une logique coercitive.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
En partant de cette analyse, les sociologues admettent que la société est une organisation fondée sur le politique. Il est donc logique que du point de vue de la sociologie on s’intéresse au politique. On comprend alors pourquoi Max Weber et Vilfredo Pareto vont nous intéresser, c’est parce qu’ils s’interrogent sur les formes de gouvernement des groupes sociaux ainsi que sur les comportements politiques.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
= Max Weber : 1864 - 1920 =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[File:Max Weber 1894.jpg|thumb|Max Weber.]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== La vie de Max Weber == &lt;br /&gt;
Weber est issu d’une famille d’entrepreneurs capitalistes ayant développé une vision cosmopolite à travers les dimensions du droit et de l’économie. Il effectue des études de droit et d'économie et écrit une thèse sur les sociétés commerciales au Moyen Âge en 1889. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Il va articuler la question du politique et de la société en s’interrogeant sur la société Prusse qui est structurellement très rigide. Il enseignera entre autres le droit et l’économie politique à Fribourg (1894) tandis que son œuvre se reconstruira autour de la question de l’entrepreneuriat qu’il place comme une valeur fondamentale dans l’économie en politique. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Il publie de nombreuses études de droit et d’économie, mais aussi d’histoire. En 1910, il participe à la société allemande de sociologie. Il deviendra un opposant fort au régime prussien et représentant d’un courant démocratique. En 1918, il obtient la chair de sociologique à l’Université de Munich. Il mourra en 1920 à 56 ans.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Rationalité et domination == &lt;br /&gt;
Weber va s’interroger dans ''Économie et Société'' publié en 1921 la question du pouvoir et de la domination. Weber explique que la société fonctionne de façon rationnelle. Pour cela, il va élaborer une double interrogation :&lt;br /&gt;
*'''rationalité''' : est-ce que les comportements politiques sont rationnels et qu’est-ce qui les dicte ?&lt;br /&gt;
*'''pouvoir bureaucratique''' : comment se construit un État moderne et comment a-t-il besoin de mettre en place une bureaucratie quel ? Quel est le lien entre politique et bureaucratie ?&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
C’est une analyse politique sur la question des pouvoirs qui lui permet de distinguer trois formes de domination légitime :&lt;br /&gt;
*'''domination statuaire''' : on obéit à l’ordre légalement arrêté et aux supérieurs qu’il désigne. L’individu consent d’adhérer à un appareil dans un ordonnancement de règles de droit socialement accepté. Il postule qu’on arrive à construire une base commune rationnelle impersonnelle. L’impersonnalité de l’ordre est une forme politique bien développée, car il y a d’autres formes beaucoup plus importantes. Ces formes de domination relèvent d’un système rationnel accepté socialement qui fait fonctionner le dispositif. Par exemple, en démocratie, une base commune d’acceptation des règles lie les individus entre eux les confrontant à une domination légale. En effet, les citoyens votent afind d'élire des représentants qui seront éliminés au prochain vote si leurs prestations sont jugées mauvaises. La  rationalité est la construction de l'impersonnalité de l’ordre collectif .&lt;br /&gt;
*'''domination traditionnelle''' : on obéit à la personne qui est détenteur du pouvoir au nom de la tradition.  La tradition forme et institut le système politique dans lequel les individus sont. En d'autres termes, la domination est exercée par une personne qui détient le pouvoir, comme un monarque par exemple ;&lt;br /&gt;
*'''domination charismatique''' : on obéit au chef en vertu de la confiance  personnelle en sa révélation, son héroïsme ou sa valeur exemplaire. Ce système sociétal se construit à un moment donné autour d’une personne. En d'autres termes, les individus obéissent à une personne qui n’a pas nécessairement une légitimité de la tradition. La domination charismatique est réalisée par une personne qui incarne de nombreuse vertus &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Selon Weber, la domination légale est un système institutionnel qui reflète bien la constitution et l’organisation même de la société et le fait que les deux sont intimement liées. La domination légale repose sur la validité des conceptions suivantes :&lt;br /&gt;
#tout droit peut être établi rationnellement par le pacte ou l’octroi : même dans un système rationnel il y a une part de subjectivité dans les processus de décisions publiques. Il s'interroge sur les modes de domination en particulier la domination légale qui renvoie à la domination de la rationalité ;&lt;br /&gt;
#tout droit est dans son essence incosmos de règles abstraites, normalement décidées intentionnellement ;&lt;br /&gt;
#le détenteur légal du pouvoir, lors qu’il statue, obéit pour sa part à l’ordre impersonnel par lequel il oriente ses dispositions. Ce qui fait société, c'est la contractualisation des relations. Celui qui donne un ordre le fait sur un rapport fondé sur la fonction et la domination ; &lt;br /&gt;
#celui qui obéit n’obéit que comme membre du groupe, et seulement « au droit ». Obéir à un ordre ce fait dans ce système de gestion collective.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Il faut une direction administrative bureaucratique afin que ces sociétés puissent édicter des règles techniques et des normes. En tant qu’individu, on doit intégrer ces normes pour faire partie et vivre au sein de la société. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
La direction administrative bureaucratique se compose de fonctionnaires individuels qui doivent remplir une fonction sociale qui doit être assumée dans un dispositif administratif bureaucratique. Pour endosser la mission, il faut se dépersonnaliser. Ainsi, les fonctionnaires sont personnellement libres, mais ils n’obéissent qu’aux devoirs objectifs de leur fonction dans une hiérarchie, avec des compétences et en vertu d’un contrat.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Pour que la domination bureaucratique se réalise, il faut instaurer un principe de nomination des fonctionnaires qui domine. La nomination par contrat, par conséquent la sélection ouverte, est essentielle à la bureaucratie moderne. Dans la bureaucratie, l’étendue de la qualification professionnelle est en constante progression. La rétribution fixe est normale : porte une réflexion sur la rémunération des fonctionnaires afin qu’ils occupent la fonction de la manière la plus optimale possible. Pour le fonctionnaire  bureaucratique , la fonction est la profession principale.  &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
L’administration bureaucratico-monocratique est une forme de domination bureaucratique qui incite à des comportements caractéristiques. La tendance est celle du nivellement dans l’intérêt du recrutement universel de ceux qui sont les plus qualifiés dans leur spécialité. D'autre part, il y a une tendance à la ploutocratisation dans l’intérêt de la formation spécialisée la plus longue possible, mais c’est un risque évident de concentration des pouvoirs. C'est un système dans lequel domine l’impersonnalité la plus formaliste.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Éthique protestante et capitalisme ==&lt;br /&gt;
[[File:Die protestantische Ethik und der 'Geist' des Kapitalismus original cover.jpg|thumb|Die protestantische Ethik und der 'Geist' des Kapitalismus original cover.]]&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Weber attribue un rôle central aux faits religieux dans la constitution des civilisations et dans la généalogie de la rationalité occidentale. Il tente de montrer le processus de fonctionnarisation des sociétés. Ainsi il admet que la fonctionnarisation de la société est à l’origine des sociétés contemporaines occidentales. Elle imprime l’ensemble de de notre existence, la complexification de la vie social amenant l’État à gérer de plus en plus loin la société. C’est une extension de la rationalité qui s’entend pour gérer les enjeux croissants de la société. L’intensité des dispositifs de gestion est étendue et sans limites. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans ''L’éthique protestante et l’esprit du capitalisme'' (1904-1905), Weber s’interroge sur le rapport entre rationalité et religion. Il tente d’établir si et dans quelle mesure des influences religieuses ont pris part à l’élaboration qualitative et à l’expansion quantitative de l’esprit du capitalisme ainsi qu’à la construction des systèmes politiques. Il cherche à comprendre comment les effets d’ensemble influencent la société. Ainsi, il émet l’hypothèse que la religion serait une pensée de la rationalité, elle serait deux choses à la fois à savoir un obstacle et un stimulant.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Au fond, le capitalisme est une logique d’investissement territoriale afin de dégager de la valeur. Ce serait une disposition des hommes à conduire leur existence selon des voies spécifiques qui provient d’un processus rationnel. Pour Weber le capitalisme a eu besoin de la religion, car, selon sa thèse sans la religion le capitalisme n’aurait pu existe. Il va se concentrer sur la relation entre la religion et le capitalisme en se focalisant sur le protestantisme en tant que doctrine religieuse ainsi que sur son lien avec le capitalisme.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Pour Weber la « ''doctrine calviniste de la prédestination'' » est fondée sur la théorie de l’élu, c’est l’idée qu’il y a ceux qui sont reconnus par dieu et les damnés qui sont réprouvés. Il dégage un problème de la théorie calviniste qui est une dimension de l’insupportable puisque du vivant de l’individu il lui est impossible de savoir s’il est reconnu ou réprouvé. Dans cette fatalité de l’élection, il y a cette part de l’insupportable qui pousse l’Homme à trouver les propres voies de sa réalisation de sa reconnaissance.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Pour résoudre cette problématique de l’insupportable, l’Homme doit se donner l’illusion subjective de sa propre sujétion. Il faut qu’il fabrique une anticipation qui passe par un comportement. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Dans le protestantisme calviniste, l’Homme doit travailler beaucoup parce que c’est une valeur positive qui reflète la capacité à travailler pour dieu. Le travail n’assure pas la salvation, cependant l’activité professionnelle va donner le sentiment de pouvoir acheter son salut. Plus l’individu œuvre à son salut plus il a de chance de ne pas être réprouvé.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Cela aboutit à un fait de société qui fabrique un type de comportement qui donne au travail une valeur permettant de se sauver dans le cadre d’une logique ascétique. La production de valeur au sens capitaliste est réinvestie dans le système. Ainsi la fabrication d’une société de rationalité se structurerait à partir d’une interprétation religieuse qui est le protestantisme ayant pour résultat de produire un enrichissement important non pas personnel, mais vis-à-vis de dieu. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Cette théorie se construit en opposition au concept de jouissance. En engageant le travail de production de la valeur, l’individu crée et accumule le capital en plus d’avoir une approche puritaine de l’existence permettant de rencontrer Dieu. Ce qui est intéressant est que cette démonstration est crédible dans le cadre de son processus de détermination.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Le métier politique == &lt;br /&gt;
[[Fichier:Max Weber 1917.jpg|thumb|Max Weber en 1917.]]&lt;br /&gt;
Dans ''Politik als Beruf'' publié en 1919, Weber distingue deux façons de faire de la politique à savoir '''« pour » la politique''' qui le « but de sa vie », le « pour » a une dimension de don de soi-même et '''« de » la politique''' comme source de revenus, c’est vivre grâce à la politique. Cette nuance est fondamentale, car ces deux façons de faire de la politique ne se rejoignent pas nécessairement. Si on vit de la politique, une dimension éthique s’effondre. Cette opposition confronte un but existentiel et un but utilitariste.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Weber interroge dans les sociétés modernes la fonction de l’homme politique. Idéalement l’homme politique doit être économiquement indépendant des revenus que l’activité politique pourrait lui procurer.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Au fond, tout système démocratique est fondamentalement compliqué parce qu’évidemment le système politique fonctionne sur des règles et des normes en opposant ceux qui peuvent faire de la politique de ce qui ne peut pas faire de la politique. C’est un paradoxe qui ne permet qu’aux riches de faire de la politique, ainsi les Hommes politiques se recrutent de façon « ploutocratique » (du grec « ploutos » : richesse). La politique doit être faite par des personnes ayant un capital important pour se consacrer à la politique. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Il s’interroge aussi sur comment construire un recrutement non fondé sur l’argent. Pour cela  il  postule que la politique doit être un espace de rémunération. D’un côté, il y a le risque de la ploutocratie, de l’autre le danger est de voir l’Homme politique faire du politique un métier. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Savoir si le politique relève d’un métier est une question centrale pour Weber. Il pointe ainsi du doigt la difficulté de la politique c’est-à-dire que c’est un ensemble de rivalités qui affaiblit la démocratie. Si la politique est un métier, cela induit un ensemble de savoir et de compétence. Le problème est l’institutionnalisation de la politique alors que le fondement de la démocratie est le peuple. L’un des dangers principaux est de faire du parti politique une structure inhérente à la société.  &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Weber questionne ces contradictions en pointant le risque de la démagogie. Depuis qu’il existe des démocraties, le « démagogue » a été le type du chef politique en occident. La démagogie moderne fait usage du discours qu’il manie avec habileté en particulier les discours électoraux.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Ces stratégies politiques mettent en exergue l’instauration de pratiques visant à conserver le pouvoir, c’est ce qu’on appelle spoil-system. Dans le spoil-system, tous les postes fédéraux sont attribués aux partisans du candidat victorieux. Des partis s’opposent les uns aux autres et fabriquent pour chaque campagne électorale un programme en fonction des chances électorales. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Cependant, pour faire de la politique, il faut faire preuve de qualités essentielles comme la passion, le sentiment de responsabilité et le coup d’œil.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Dans le politique qui peut être à la fois une vocation et un métier, Weber cherche les alternatives et à déterminer le rapport qui pourrait exister entre éthique et politique. Il s’interroge  sur l’éthique dans le politique. La politique est violence, elle requiert donc de l’éthique c’est-à-dire un comportement moral. L’éthique est la capacité de se comporter avec une haute valeur morale.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Il distingue deux éthiques qui coexistent, mais s’opposent :&lt;br /&gt;
*l’'''éthique de conviction''' : elle est irrationnelle j’agis par conviction ; l’action doit s’engager par conviction qui elle-même garantie la finalité et la réussite. Elle se situe du côté de la foi, c’est une forme d’irrationalité&lt;br /&gt;
*l’'''éthique de responsabilité''' : elle découle d’un comportement rationnel, c’est ma responsabilité qui doit engager et guider mon action. Les conséquences de mes actes sont imputables à ma propre action. Je suis responsable au nom de la rationalité de mes actes. En agissant au nom de la responsabilité, il faut prendre des décisions relevant de la rationalité. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Dans le quotidien au sein des sociétés modernes on se retrouve tous à un moment donné dans un processus de décision. Eichmann pour se disculper utilisa l’argument de sa fonction afin d’évacuer toute responsabilité parce qu’il n’avait qu’obéi à des ordres. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Ainsi, Weber perçoit un certain nombre de limites à l’éthique en fonction du but poursuivi :&lt;br /&gt;
*'''éthique de conviction''' : forme d’irrationalité (ma conviction, ma foi) ainsi selon l’adage de é, « la fin justifie les moyens » ;&lt;br /&gt;
*'''éthique  responsabilité''' : forme rationnelle ; je peux mettre en péril le salut de mon âme. Je peux prendre au nom de la rationalité des mesures qui peuvent aller à l’encontre de la morale et de la raison. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Les enjeux éthiques montrent que, quel que soit le dispositif d’action il faut avant tout penser son action, il faut faire des choix en conscience et part de la conscience. La rationalité pure ne peut être acceptable. L’éthique est un choix individuel il n’est pas réductible à une pensée et à des choix collectifs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Vilfredo Pareto : 1848 - 1923 =&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
[[File:Vilfredo pareto.jpeg|thumb|Vilfredo Pareto.]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== La vie de Vilfredo Pareto == &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Vilfredo Pareto fut directeur de la Compagnie des Chemins de Fer de Rome en 1890, puis il décide de consacrer le reste de sa vie à l’écriture, à la lecture, et aux sciences sociales. Pareto se lance alors dans une croisade solitaire contre l’État et l’étatisme. En 1893, il succède à Léon Walras en tant que professeur d’économie politique à l’Université de Lausanne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Société et histoire ==&lt;br /&gt;
Dans son ''Traité de sociologie générale'' publié en 1916, Pareto postule que « l’histoire des sociétés humaines est, en grande partie, l’histoire de la succession des aristocraties ». C’est un système fondé sur un ensemble d’acteurs et d’organisations sociales hiérarchiques.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Il distingue  trois grandes « classes de faits » qui sont associées :&lt;br /&gt;
*la crise du sentiment religieux ;&lt;br /&gt;
*la décadence de l’antique aristocratie ;&lt;br /&gt;
*l’émergence d’une nouvelle aristocratie.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Pour Pareto, la société n’est pas homogène et n'est égalitaire qu'en apparence. Pour lui, elle perdure grâce au fait qu'une hiérarchie sociale persiste (hétérogénéité sociale). La société est donc en équilibre instable et fondée sur des rapports sociaux anarchiques et complexes. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Pareto s’intéresse aux changements fondamentaux qui affectent la société moderne et la démocratie. Il observe plusieurs symptômes qui génèrent des contradictions entre les acteurs :&lt;br /&gt;
*l’affaiblissement de la souveraineté centrale et le renoncement des facteurs anarchiques ;&lt;br /&gt;
*la progression rapide du &amp;quot;cycle de la ploutocratie démagogique&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;Vilfredo Pareto (1891-1929), MYTHES ET IDÉOLOGIES url(texte complet): http://classiques.uqac.ca/classiques/pareto_wilfredo/mythes_ideologies/mythes_ideologies.pdf&amp;lt;/ref&amp;gt;. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
== Les élites et le pouvoir ==&lt;br /&gt;
Le concept d’élite existe toujours, mais le problème fondamental est que les plus riches veulent garder le pouvoir tandis que les plus pauvres rentrent en conflit avec les plus riches. Un mode de gouvernance démagogique est instauré afin de mener des politiques populistes pour apaiser les masses.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Selon Pareto, l’organisation politique est toujours et nécessairement hiérarchique repartie entre classes gouvernantes et classe gouvernée. La fonction du politique est de gérer ce rapport entre classe gouvernante et classe gouvernée.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
La définition de l’élite d’après Pareto est quiconque qui réussit dans une branche quelconque. Les individus qui forment l’élite se constituent en tant que classe privilégiée étrangère à tout principe d’égalité, car cela irait à l’encontre de la gestion de son pouvoir et de ses intérêts.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Il distingue aussi une dichotomie plus subtile au sein de l’élite elle-même qui est séparée entre élite non gouvernementale et élite gouvernementale&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Le concept d’élite politique est postulé par la classe dirigeante selon trois critères :&lt;br /&gt;
*'''aptitude à prendre le pouvoir''' : la manière dont se construit la démarche pour accéder au pouvoir&lt;br /&gt;
*'''aptitude à la légitimité''' : construction de la légitimée à travers une idéologie, la mise en place de mythes, en faisant appel à la morale et à la religion afin d’élaborer un concept de mobilisation&lt;br /&gt;
*'''aptitude à conserver le pouvoir''' &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Ainsi, l’élite ne s’organise pas sur un principe d’égalité, mais de domination qu’elle cherche à pérenniser à travers des processus de passations et d’alliances. La classe dirigeante est marquée par le principe de l’habilité, c’est-à-dire par le concept de réseau. On observe alors un tempérament politique qui cherche à acquérir les moyens du pouvoir. Quoi qu’il en soit la conquête du pouvoir reste une épreuve de force.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
En interrogeant le fait social, Pareto explore les comportements et politiques qui permettent de réinterroger la société.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Annexes =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Références =&lt;br /&gt;
&amp;lt;references /&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Category:science politique]]&lt;br /&gt;
[[Category:théorie politique]]&lt;br /&gt;
[[Category:Rémi Baudoui]]&lt;br /&gt;
[[Category:Max Weber]]&lt;br /&gt;
[[Category:Vilfredo Pareto]]&lt;br /&gt;
[[Category:2011]] &lt;br /&gt;
[[Category:2012]]  &lt;br /&gt;
[[Category:2013]] &lt;br /&gt;
[[Category:2014]]&lt;br /&gt;
[[Category:2015]]&lt;br /&gt;
[[Category:2016]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Magnanimouskid</name></author>
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