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== Fallstudie - Reformen der Invalidenversicherung (vgl. Studie von Byland et al. 2015) ==
== Fallstudie - Reformen der Invalidenversicherung (vgl. Studie von Byland et al. 2015) ==
La formulation précise d'une loi peut effectivement réduire la variabilité dans son application, car elle laisse moins de place à l'interprétation. Cependant, cela ne garantit pas nécessairement une application uniforme de la loi. Les différences dans la mise en œuvre peuvent encore survenir en raison d'une variété de facteurs, y compris les différences dans les ressources disponibles, les priorités politiques, la compétence des responsables de la mise en œuvre, et la culture administrative. L'étude de Byland et al. en 2015 sur les réformes de l'assurance invalidité en Suisse est un bon exemple de cela. Malgré le fait que la loi sur l'assurance invalidité était formulée de manière assez précise, ils ont constaté des variations significatives dans la mise en œuvre entre les cantons. Ces variations étaient dues à des facteurs tels que les différences dans les ressources disponibles pour la mise en œuvre de la loi, les différences dans l'interprétation des dispositions législatives, et les différences dans la culture administrative et les priorités politiques entre les cantons. Cela illustre l'importance de l'analyse de la mise en œuvre dans l'étude des politiques publiques, car même une loi bien conçue et formulée de manière précise peut aboutir à des résultats variés en fonction de la manière dont elle est mise en œuvre. Il est donc crucial de prendre en compte les facteurs contextuels lors de l'analyse de l'impact d'une loi et de ses réformes.  
Die präzise Formulierung eines Gesetzes kann tatsächlich die Variabilität bei seiner Anwendung verringern, da sie weniger Raum für Interpretationen lässt. Dies ist jedoch nicht unbedingt eine Garantie für eine einheitliche Anwendung des Gesetzes. Unterschiede in der Umsetzung können weiterhin aufgrund einer Vielzahl von Faktoren auftreten, darunter Unterschiede in den verfügbaren Ressourcen, den politischen Prioritäten, der Kompetenz der Umsetzungsverantwortlichen und der Verwaltungskultur. Die Studie von Byland et al. aus dem Jahr 2015 über die Reformen der Invalidenversicherung in der Schweiz ist ein gutes Beispiel dafür. Trotz der Tatsache, dass das Invalidenversicherungsgesetz recht präzise formuliert war, stellten sie erhebliche Unterschiede bei der Umsetzung zwischen den Kantonen fest. Diese Variationen waren auf Faktoren wie Unterschiede in den für die Umsetzung des Gesetzes verfügbaren Ressourcen, Unterschiede in der Auslegung der gesetzlichen Bestimmungen und Unterschiede in der Verwaltungskultur und den politischen Prioritäten zwischen den Kantonen zurückzuführen. Dies verdeutlicht die Bedeutung der Umsetzungsanalyse bei der Untersuchung der öffentlichen Politik, denn selbst ein gut konzipiertes und präzise formuliertes Gesetz kann zu unterschiedlichen Ergebnissen führen, je nachdem, wie es umgesetzt wird. Daher ist es von entscheidender Bedeutung, bei der Analyse der Auswirkungen eines Gesetzes und seiner Reformen auch die Kontextfaktoren zu berücksichtigen.  


[[Fichier:Réformes de l’assurance invalidité inégalités de traitement ou convergence entre cantons.png|400px|vignette|centré|Réformes de l’assurance invalidité : inégalités de traitement ou convergence entre cantons ?]]
[[Fichier:Réformes de l’assurance invalidité inégalités de traitement ou convergence entre cantons.png|400px|vignette|centré|Reformen der Invalidenversicherung: Ungleiche Behandlung oder Konvergenz zwischen den Kantonen?]]


Le graphique semble indiquer qu'à un certain point, une politique a été mise en place dans le but de réduire le nombre de bénéficiaires de l'assurance invalidité, et par conséquent, de diminuer le déficit de cette assurance. Ce point d'inflexion peut être le résultat de différentes mesures prises, par exemple l'introduction de critères plus stricts pour l'admissibilité à l'assurance invalidité, l'augmentation des exigences en matière de réadaptation ou de réinsertion professionnelle, ou l'application de contrôles plus rigoureux pour lutter contre la fraude. Il est également possible que des facteurs externes, tels que l'amélioration de l'économie ou des changements dans la structure de la population (par exemple, une baisse du nombre de personnes atteintes de maladies chroniques ou d'affections de longue durée), aient contribué à la diminution du nombre de bénéficiaires de l'assurance invalidité.  
Die Grafik scheint darauf hinzudeuten, dass an einem bestimmten Punkt eine Politik eingeführt wurde, die darauf abzielte, die Zahl der Empfänger von Invaliditätsleistungen zu verringern und damit das Defizit der Invaliditätsversicherung zu senken. Dieser Wendepunkt kann das Ergebnis verschiedener Maßnahmen sein, z.B. die Einführung strengerer Kriterien für den Anspruch auf Erwerbsunfähigkeitsversicherung, die Erhöhung der Anforderungen an die Rehabilitation oder Wiedereingliederung in den Arbeitsmarkt oder die Anwendung strengerer Kontrollen zur Betrugsbekämpfung. Es ist auch möglich, dass externe Faktoren wie eine verbesserte Wirtschaftslage oder Veränderungen in der Bevölkerungsstruktur (z. B. ein Rückgang der Zahl der Personen mit chronischen Krankheiten oder Langzeiterkrankungen) zum Rückgang der Zahl der Empfänger von Invaliditätsleistungen beigetragen haben.  


L'évolution de la politique d'assurance invalidité en Suisse peut être examinée à travers trois grandes périodes distinctes : 1999 - 2003, 2004 - 2007 et 2008 - 2011. Chaque période a été caractérisée par une orientation politique spécifique. De 1999 à 2003, la politique dominante était celle de l'octroi de rentes. En d'autres termes, lorsqu'une personne ne pouvait plus travailler en raison d'une invalidité, elle recevait une rente. Cette approche traditionnelle a incité de nombreuses personnes à demander des rentes, ce qui a conduit à une augmentation des déficits de l'assurance invalidité. En 2003, face à l'augmentation des déficits, une réforme a été introduite. La nouvelle approche continuait d'octroyer des rentes, mais uniquement si on ne parvenait pas à réintégrer les individus sur le marché du travail. La rente demeurait l'instrument principal, tout en essayant de maintenir autant que possible les personnes invalides actives sur le marché du travail. Par exemple, l'octroi de rentes partielles était une option, permettant aux bénéficiaires de travailler à temps partiel tout en touchant une rente, ce qui a réduit la pression sur l'assurance invalidité. Cependant, cette mesure s'est révélée insuffisante pour assainir les finances de l'assurance invalidité. Par conséquent, de nouvelles restrictions ont été introduites, modifiant fondamentalement la philosophie de la politique d'assurance invalidité. Depuis 2008, l'octroi d'une rente n'est considéré que comme un dernier recours. Pour bénéficier d'une rente, il faut prouver que toutes les mesures possibles pour se réinsérer dans le marché du travail ont été prises sans succès. Cette évolution signifie qu'avec le temps, obtenir une rente est devenu de plus en plus difficile. L'accent est désormais mis sur la réinsertion et le maintien dans le marché du travail, même à temps partiel, pour les personnes atteintes d'une invalidité.  
Die Entwicklung der Invaliditätsversicherungspolitik in der Schweiz kann anhand von drei unterschiedlichen Hauptperioden untersucht werden: 1999 - 2003, 2004 - 2007 und 2008 - 2011. Jeder Zeitraum war durch eine spezifische politische Ausrichtung gekennzeichnet. Von 1999 bis 2003 war die vorherrschende Politik die Rentengewährung. Mit anderen Worten: Wenn eine Person aufgrund einer Behinderung nicht mehr arbeiten konnte, erhielt sie eine Rente. Dieser traditionelle Ansatz veranlasste viele Menschen dazu, Renten zu beantragen, was zu einem Anstieg der Defizite der Invaliditätsversicherung führte. Angesichts der steigenden Defizite wurde im Jahr 2003 eine Reform eingeführt. Nach dem neuen Ansatz wurden weiterhin Renten gewährt, jedoch nur, wenn es nicht gelang, die Personen wieder in den Arbeitsmarkt einzugliedern. Die Rente blieb das Hauptinstrument, wobei versucht wurde, die Behinderten so weit wie möglich auf dem Arbeitsmarkt zu halten. So war beispielsweise die Gewährung von Teilrenten eine Option, die es den Empfängern ermöglichte, Teilzeit zu arbeiten und gleichzeitig eine Rente zu beziehen, wodurch der Druck auf die Invalidenversicherung verringert wurde. Diese Maßnahme erwies sich jedoch als unzureichend, um die Finanzen der Invaliditätsversicherung zu sanieren. Daher wurden neue Einschränkungen eingeführt, die die Philosophie der Politik der Invaliditätsversicherung grundlegend veränderten. Seit 2008 wird die Gewährung einer Rente nur noch als letztes Mittel betrachtet. Um eine Rente zu erhalten, muss man nachweisen, dass alle möglichen Maßnahmen zur Wiedereingliederung in den Arbeitsmarkt erfolglos ergriffen wurden. Diese Entwicklung bedeutet, dass es mit der Zeit immer schwieriger geworden ist, eine Rente zu erhalten. Der Schwerpunkt liegt nun darauf, Menschen mit einer Behinderung wieder in den Arbeitsmarkt einzugliedern und dort zu halten, auch wenn es sich um Teilzeitarbeit handelt.


Comment se traduit cette politique fédérale qui est appliquée au niveau des cantons ? La politique fédérale en matière d'assurance invalidité est mise en œuvre au niveau des cantons par le biais des Offices AI (Assurances Invalidité). Ces offices sont responsables de l'examen des demandes de rentes d'invalidité et de la prise de décisions concernant l'acceptation ou le refus de ces demandes. Dans le cas où une demande est déposée, l'Office AI évalue l'invalidité du demandeur et détermine si celle-ci est suffisamment grave pour justifier l'octroi d'une rente. Cette évaluation tient compte de divers facteurs, y compris la capacité du demandeur à travailler (soit à plein temps, soit à temps partiel), les opportunités d'emploi disponibles et l'efficacité des efforts de réadaptation ou de réinsertion. Cependant, bien que la politique d'assurance invalidité soit fédérale, la manière dont elle est mise en œuvre peut varier d'un canton à l'autre. Chaque Office AI peut avoir ses propres procédures et critères pour évaluer les demandes. Par conséquent, il peut y avoir des variations dans les taux d'acceptation des demandes de rentes d'invalidité entre les différents cantons. Cela signifie que la manière dont cette politique est mise en œuvre sur le terrain peut dépendre en grande partie de l'interprétation et de la gestion individuelle de chaque Office AI. C'est pourquoi il est important de comprendre comment chaque canton applique cette politique, afin de garantir une mise en œuvre efficace et équitable à travers le pays.  
Wie wird diese Bundespolitik, die auf kantonaler Ebene umgesetzt wird, umgesetzt? Die Bundespolitik im Bereich der Invalidenversicherung wird auf kantonaler Ebene durch die IV-Stellen (Invalidenversicherungen) umgesetzt. Diese Stellen sind für die Prüfung von Anträgen auf Invalidenrenten und für die Entscheidung über die Annahme oder Ablehnung dieser Anträge zuständig. Wird ein Antrag gestellt, beurteilt die IV-Stelle die Invalidität des Antragstellers und stellt fest, ob diese so schwer ist, dass sie die Gewährung einer Rente rechtfertigt. Bei dieser Beurteilung werden verschiedene Faktoren berücksichtigt, u. a. die Fähigkeit des Antragstellers zu arbeiten (entweder Vollzeit oder Teilzeit), die verfügbaren Beschäftigungsmöglichkeiten und die Wirksamkeit der Rehabilitations- oder Wiedereingliederungsbemühungen. Doch obwohl die Politik der Invaliditätsversicherung auf Bundesebene angesiedelt ist, kann die Art und Weise, wie sie umgesetzt wird, von Kanton zu Kanton unterschiedlich sein. Jede IV-Stelle kann ihre eigenen Verfahren und Kriterien zur Beurteilung von Anträgen haben. Daher kann es zwischen den einzelnen Kantonen Unterschiede bei den Anerkennungsquoten für Anträge auf Invalidenrenten geben. Das bedeutet, dass die Art und Weise, wie diese Politik vor Ort umgesetzt wird, weitgehend von der Interpretation und dem individuellen Management der einzelnen IV-Stellen abhängen kann. Daher ist es wichtig zu verstehen, wie jeder Kanton diese Politik umsetzt, um eine effektive und gerechte Umsetzung im ganzen Land zu gewährleisten.  


[[Fichier:Taux d’octroi des rentes AI par canton et régime.png|400px|vignette|centré|Taux d’octroi des rentes AI (offices AI) par canton et régime.]]
[[Fichier:Taux d’octroi des rentes AI par canton et régime.png|400px|vignette|centré|Bewilligungsquoten von IV-Renten (IV-Stellen) nach Kanton und System.]]


Dans ce contexte, trois périodes distinctes sont mises en évidence, ainsi que la moyenne nationale du taux d'approbation des pensions d'invalidité. À mesure que le temps passe, on observe une baisse constante du taux d'acceptation des demandes de rentes, signifiant que de moins en moins de rentes sont accordées par rapport aux demandes formulées. La préoccupation centrale pour un politologue dans cette situation est de déterminer si les chances d'obtenir une rente sont uniformes dans tous les cantons ou si l'application de la politique au niveau cantonal pourrait entraîner des discriminations. Autrement dit, est-ce possible qu'une même situation puisse donner lieu à des décisions totalement différentes de la part de l'administration cantonale, malgré le fait qu'elles soient toutes soumises à la même loi fédérale ? Cette question soulève des enjeux d'équité et d'uniformité dans l'application de la loi.  
In diesem Zusammenhang werden drei verschiedene Zeiträume sowie der nationale Durchschnitt der Genehmigungsquote für Invaliditätsrenten hervorgehoben. Im Laufe der Zeit ist ein stetiger Rückgang der Bewilligungsquote von Rentenanträgen zu beobachten, was bedeutet, dass im Verhältnis zu den gestellten Anträgen immer weniger Renten bewilligt werden. Das zentrale Anliegen eines Politikwissenschaftlers in dieser Situation ist es, herauszufinden, ob die Chancen, eine Rente zu erhalten, in allen Kantonen gleich sind oder ob die Umsetzung der Politik auf kantonaler Ebene zu Diskriminierungen führen könnte. Anders ausgedrückt: Ist es möglich, dass ein und dieselbe Situation zu völlig unterschiedlichen Entscheidungen seitens der kantonalen Verwaltung führen kann, obwohl sie alle demselben Bundesgesetz unterliegen? Diese Frage wirft Fragen der Gerechtigkeit und der Einheitlichkeit bei der Anwendung des Gesetzes auf.  


Il est clairement illustré ici que le taux d'acceptation des demandes de rentes diminue à mesure que nous avançons dans le temps, indiquant qu'il devient de plus en plus difficile d'obtenir une rente. La question pertinente pour un politologue serait de déterminer si les chances d'obtenir une rente sont égales dans tous les cantons, ou si l'application de la loi fédérale par les différents cantons peut entraîner des discriminations. En d'autres termes, est-ce que la même situation pourrait entraîner des décisions administratives différentes en fonction du canton, même si elles sont toutes régies par la même loi fédérale ? Cette question est d'autant plus importante qu'elle pourrait avoir des implications significatives en termes d'équité et d'égalité d'accès aux prestations d'invalidité. C'est pourquoi il est essentiel de comprendre comment les politiques sont mises en œuvre à différents niveaux administratifs et si ces différences peuvent entraîner des inégalités entre les cantons.  
Hier wird deutlich veranschaulicht, dass die Anerkennungsquote von Rentenanträgen mit fortschreitender Zeit abnimmt, was darauf hindeutet, dass es immer schwieriger wird, eine Rente zu erhalten. Die relevante Frage für einen Politologen wäre, ob die Chancen, eine Rente zu erhalten, in allen Kantonen gleich sind, oder ob die Anwendung des Bundesgesetzes durch die verschiedenen Kantone zu Diskriminierungen führen kann. Mit anderen Worten: Könnte die gleiche Situation je nach Kanton zu unterschiedlichen Verwaltungsentscheidungen führen, auch wenn sie alle durch das gleiche Bundesgesetz geregelt werden? Diese Frage ist umso wichtiger, als sie erhebliche Auswirkungen auf die Fairness und den gleichberechtigten Zugang zu Invaliditätsleistungen haben könnte. Daher ist es von entscheidender Bedeutung zu verstehen, wie die Politik auf verschiedenen Verwaltungsebenen umgesetzt wird und ob diese Unterschiede zu Ungleichheiten zwischen den Kantonen führen können.


On entend souvent parler du "syndrome lémanique", une notion qui suggère que seuls les cantons romands octroient des rentes. Le canton du Valais est le plus restrictif à cet égard, tandis que le canton de Neuchâtel a vu ses pratiques se durcir avec le temps. Ce que l'on remarque, c'est que tous les cantons adoptent une approche de plus en plus stricte, mais à des vitesses très variables. En conséquence de ces réformes successives, il semble y avoir une diversité croissante dans la mise en œuvre de la politique par les cantons, et potentiellement une inégalité accrue dans le traitement des citoyens selon le canton dans lequel ils résident.  
Oft hört man vom "Genfersee-Syndrom", einem Begriff, der suggeriert, dass nur die Westschweizer Kantone Renten gewähren. Der Kanton Wallis ist in dieser Hinsicht am restriktivsten, während die Praxis im Kanton Neuenburg im Laufe der Zeit immer strenger geworden ist. Was auffällt, ist, dass alle Kantone einen zunehmend strengeren Ansatz verfolgen, allerdings mit sehr unterschiedlicher Geschwindigkeit. Als Folge dieser aufeinanderfolgenden Reformen scheint es eine zunehmende Vielfalt bei der Umsetzung der Politik durch die Kantone zu geben und potenziell eine größere Ungleichheit bei der Behandlung von Bürgern, je nachdem, in welchem Kanton sie wohnen.[[Fichier:Taux octroi des rentes AI par les offices AI par régime médiane et quartiles.png|centré|vignette|Bewilligungsquote von IV-Renten durch die IV-Stellen nach Regime (Median und Quartile).]]


[[Fichier:Taux octroi des rentes AI par les offices AI par régime médiane et quartiles.png|centré|vignette|Taux d’octroi des rentes AI par les offices AI par régime (médiane et quartiles).]]
Die hier gezeigten Boxplots zeigen den Median sowie das erste, zweite, dritte und vierte Quartil. Es ist eine anfängliche Streuung zu beobachten, die sich zunächst verringert und dann im dritten Zeitraum deutlich ansteigt. Heute scheinen die Ungleichbehandlungen im politischen Sinne zwischen den Kantonen zugenommen zu haben. Es ist jedoch zu beachten, dass diese Analyse rein quantitativ ist. Es wäre notwendig, vergleichbare Fälle in verschiedenen kantonalen Systemen zu vergleichen, um festzustellen, ob objektiv ähnliche Behinderungssituationen zu radikal unterschiedlichen Entscheidungen führen.


Les graphiques en boîte présentés ici montrent la médiane, ainsi que le premier, deuxième, troisième et quatrième quartiles. On observe une dispersion initiale qui se réduit dans un premier temps, puis augmente de manière significative pendant la troisième période. Aujourd'hui, les inégalités de traitement, au sens politique du terme, semblent s'être accrues entre les cantons. Cependant, il convient de noter que cette analyse est purement quantitative. Il serait nécessaire de comparer des dossiers comparables dans différents systèmes cantonaux pour déterminer si des situations objectivement similaires de handicap conduisent à des décisions radicalement différentes.
== Fallstudie - Schneekanonen ==
 
== Étude de cas – Canons à neige ==
Prenons l'exemple d'une législation hypothétique concernant l'utilisation des canons à neige dans les stations de ski. Supposons que cette loi stipule clairement qu'il est interdit d'utiliser ces machines entre certaines heures pour minimiser leur impact sur l'environnement. Sur le papier, cette règle est simple et directe. Cependant, sa mise en œuvre peut être affectée par plusieurs facteurs au niveau local. Par exemple, les autorités locales pourraient être soumises à des pressions de la part des opérateurs de stations de ski, qui font valoir que l'interdiction nuit à leurs opérations et, par conséquent, à l'économie locale. Il peut y avoir une interprétation flexible de la loi, où certains responsables ferment les yeux sur son non-respect pendant les périodes de pointe de la saison de ski. Dans d'autres cas, l'application de la loi peut être incohérente, avec des sanctions pour certains contrevenants et pas pour d'autres. Il y a aussi la possibilité de ce qu'on appelle le "détournement de la loi". Par exemple, les opérateurs de stations de ski peuvent techniquement respecter l'interdiction en arrêtant les machines pendant les heures prescrites, mais ils peuvent les remettre en marche immédiatement après, peut-être à un niveau plus élevé pour compenser le temps perdu. De cette façon, ils respectent la lettre de la loi, mais pas son esprit. Ainsi, bien que la loi sur l'utilisation des canons à neige soit claire et précise, sa mise en œuvre réelle peut varier considérablement, en fonction de facteurs tels que les pressions économiques locales, l'interprétation de la loi par les responsables et les tactiques utilisées pour contourner la loi. Cela peut entraîner des différences notables entre l'objectif initial de la loi et son impact réel sur le terrain.  
Prenons l'exemple d'une législation hypothétique concernant l'utilisation des canons à neige dans les stations de ski. Supposons que cette loi stipule clairement qu'il est interdit d'utiliser ces machines entre certaines heures pour minimiser leur impact sur l'environnement. Sur le papier, cette règle est simple et directe. Cependant, sa mise en œuvre peut être affectée par plusieurs facteurs au niveau local. Par exemple, les autorités locales pourraient être soumises à des pressions de la part des opérateurs de stations de ski, qui font valoir que l'interdiction nuit à leurs opérations et, par conséquent, à l'économie locale. Il peut y avoir une interprétation flexible de la loi, où certains responsables ferment les yeux sur son non-respect pendant les périodes de pointe de la saison de ski. Dans d'autres cas, l'application de la loi peut être incohérente, avec des sanctions pour certains contrevenants et pas pour d'autres. Il y a aussi la possibilité de ce qu'on appelle le "détournement de la loi". Par exemple, les opérateurs de stations de ski peuvent techniquement respecter l'interdiction en arrêtant les machines pendant les heures prescrites, mais ils peuvent les remettre en marche immédiatement après, peut-être à un niveau plus élevé pour compenser le temps perdu. De cette façon, ils respectent la lettre de la loi, mais pas son esprit. Ainsi, bien que la loi sur l'utilisation des canons à neige soit claire et précise, sa mise en œuvre réelle peut varier considérablement, en fonction de facteurs tels que les pressions économiques locales, l'interprétation de la loi par les responsables et les tactiques utilisées pour contourner la loi. Cela peut entraîner des différences notables entre l'objectif initial de la loi et son impact réel sur le terrain.  



Version du 2 juillet 2023 à 13:57

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Das Hauptziel dieser Analyse ist es, den Weg eines Gesetzes von seiner Formulierung bis zu seiner Anwendungs- und Umsetzungsphase zu erforschen, die in der Regel von den öffentlichen Institutionen orchestriert wird.

Um diese Problematik zu vertiefen, gliedert sich unsere Studie in drei verschiedene Segmente: Zunächst werden wir auf den Begriff der Umsetzung im Zusammenhang mit der Analyse der öffentlichen Politik eingehen. Im Wesentlichen handelt es sich dabei um einen dynamischen Prozess, der häufig Spannungen unterliegt und das Potenzial hat, die bei der Schaffung des Gesetzes getroffenen Entscheidungen grundlegend zu verändern. Zweitens werden wir uns mit einem bestimmten Aspekt beschäftigen, indem wir uns auf die Situation in der Schweiz beziehen, genauer gesagt auf das, was als "Polity" bezeichnet wird, was der föderalistischen institutionellen Struktur des Landes entspricht. In dieser föderalen Dynamik erarbeitet der Bund die Gesetze, aber es sind die Kantone und Gemeinden, die sie in die Praxis umsetzen. Diese einzigartige Anordnung kann eine Reihe von Herausforderungen, aber auch von Vorteilen im Umsetzungsprozess mit sich bringen. Zuletzt werden wir die Bedeutung des Feldbezugs bei der Bewertung von Durchsetzungsmaßnahmen hervorheben. Genauer gesagt werden wir das Verhalten der Beamten vor Ort untersuchen, sei es auf der Straße oder hinter einem Tresen. Anstatt uns auf abstrakte Theorien zu konzentrieren, werden wir unsere Argumente mit greifbaren Beispielen untermauern.

Die Umsetzung: ein offener und komplexer Prozess

Die Implementation Studies begannen sich in den 1970er und 1980er Jahren als eigene Disziplin innerhalb der Politikwissenschaft in den USA zu etablieren. Sie wurden durch eine Reihe von akademischen Arbeiten inspiriert, die sich mit der Frage beschäftigten, warum bestimmte öffentliche Maßnahmen nach ihrer Umsetzung nicht die erwarteten Ergebnisse brachten. Es war die "Implementation School", die das Thema tatsächlich als eigenen Studienzweig formalisierte. Die Forscher dieser Schule begannen, den Umsetzungsprozess nicht mehr nur als bloße Ausführung politischer Vorgaben zu untersuchen, sondern als komplexe und mehrdimensionale Phase des politischen Prozesses, an der zahlreiche Akteure, Regierungsebenen und Machtdynamiken beteiligt sind. Forscher wie Jeffrey Pressman, Aaron Wildavsky und James Q. Wilson haben mit einflussreichen Arbeiten zur Implementationstheorie beigetragen. Pressman und Wildavsky schrieben beispielsweise 1973 "Implementation: How Great Expectations in Washington Are Dashed in Oakland", ein Werk, das oft als erstes großes Buch zu diesem Thema bezeichnet wird.[1] Diese Arbeiten haben den Weg für ein differenzierteres Verständnis der Umsetzung geebnet, indem anerkannt wurde, dass die Umsetzungsphase an sich ein komplexer politischer Prozess ist, der oft von Konflikten, Verhandlungen und Kompromissen geprägt ist.

"Implementation: How Great Expectations in Washington Are Dashed in Oakland; Or, Why It's Amazing that Federal Programs Work at All, This Being a Saga ... Morals on a Foundation" ist ein bahnbrechendes Werk, das den Studienbereich der Umsetzung öffentlicher Maßnahmen erst richtig ins Rollen gebracht hat. Das 1973 von Jeffrey L. Pressman und Aaron Wildavsky verfasste Buch legt die komplexen und oft überraschenden Herausforderungen dar, die sich bei der Umsetzung öffentlicher Maßnahmen stellen. Der Untertitel des Buches wirft eine zentrale Frage auf: Wie können die in Washington formulierten hohen Erwartungen mit der Realität vor Ort in Oakland kollidieren. Er beleuchtet die potenzielle Diskrepanz zwischen der Formulierung einer Politik (der Absicht) und ihrer tatsächlichen Umsetzung (der Realität). Dies wirft angesichts der Komplexität des Umsetzungsprozesses Fragen über die Wirksamkeit von Bundesprogrammen auf. Durch die Aufdeckung dieser Komplexität haben Pressman und Wildavsky den Weg für eine Vielzahl von Studien zur Umsetzung geebnet. Diese Arbeiten versuchten, die vielen Zahnräder zu verstehen, die für eine erfolgreiche Umsetzung notwendig sind, und die vielen Hindernisse aufzuzeigen, die diesen Prozess behindern können. Damit haben sie zu einem differenzierteren Verständnis von öffentlicher Politik beigetragen, das die Umsetzung als eine wesentliche und eigenständige Phase des politischen Prozesses anerkennt und nicht als bloße Formalität, sobald eine politische Entscheidung getroffen wurde.

Die fast schon kanonische Definition von Umsetzung ist ein sozialer Prozess, in dem die Akteure ihre Interessen, Macht und Einflussmöglichkeiten geltend machen. Diese Definition wirft ein gutes Licht auf die Komplexität und Dynamik dieses Prozesses. Tatsächlich wird die Umsetzung oft als sozialer Prozess verstanden, an dem verschiedene Akteure beteiligt sind, die ihre Interessen durchsetzen, ihre Macht ausüben und ihre Einflussmöglichkeiten nutzen wollen. Gesetze, Verordnungen und andere Vorschriften sind nicht einfach starre Regeln, die es anzuwenden gilt; sie stellen vielmehr normative Angebote dar, die die verschiedenen Akteure auf unterschiedliche Weise interpretieren und nutzen können, um ihre Ziele zu erreichen. Mit anderen Worten: Diese "Angebote" dienen als Ressourcen, die die Akteure vor Ort nutzen, verändern, anpassen oder sogar anfechten können - je nach ihren eigenen Interessen und der Art und Weise, wie sie diese normativen Angebote wahrnehmen. Diese Perspektive unterstreicht die Bedeutung der Akteure vor Ort bei der Bestimmung des tatsächlichen Inhalts einer öffentlichen Politik. Die Entscheidungen, die sie treffen, die Strategien, die sie anwenden, und die Interpretationen, die sie von gesetzlichen Vorgaben machen, können das Endergebnis der Umsetzung und damit die tatsächlichen Auswirkungen der öffentlichen Politik auf die Gesellschaft erheblich beeinflussen.

Die Umsetzung als "Implementierungsspiel" oder "implementation game" zu beschreiben, unterstreicht deutlich ihren verhandelten, strategischen und interaktiven Charakter. Anstatt einfach nur ein mechanischer Prozess der Gesetzesanwendung zu sein, ist die Umsetzung ein dynamischer Prozess, in dem verschiedene Akteure interagieren, verhandeln, kooperieren und manchmal auch gegeneinander antreten, um ihre Interessen und Ziele voranzutreiben. An diesem "Spiel" kann ein breites Spektrum von Akteuren beteiligt sein, darunter die Umsetzungsverantwortlichen in der öffentlichen Verwaltung, die Nutznießer der Politik, Interessengruppen, Dienstleister und andere Beteiligte. Jeder dieser Akteure kann unterschiedliche Interessen, Prioritäten und Perspektiven haben und unterschiedliche Strategien anwenden, um den Umsetzungsprozess und seine Ergebnisse zu beeinflussen. Diese Perspektive hebt den offenen und komplexen Aspekt der Umsetzung hervor und zeigt, dass es sich um einen Prozess handelt, der durch ständige Interaktionen, Verhandlungen und Konflikte zwischen verschiedenen Akteuren geformt wird. Sie betont auch den unsicheren und unvorhersehbaren Charakter der Umsetzung, da das Ergebnis des "Umsetzungsspiels" von vielen Faktoren abhängen kann, darunter Machtdynamiken, verfügbare Ressourcen, Kontextbedingungen und unvorhergesehene Ereignisse.

Vollzugsföderalismus - Vielfalt und Defizite in den Kantonen

Wie wird dies in der Schweiz konkret umgesetzt? In der Schweiz bringt der Vollzugsföderalismus die Machtverteilung zwischen den Regierungsebenen im Prozess der Umsetzung der öffentlichen Politik konkret zum Ausdruck. In diesem System wird die Formulierung der Politik von den Bundesinstitutionen dominiert, insbesondere dem Nationalrat, dem Ständerat und manchmal sogar dem Volk durch direktdemokratische Abstimmungen. Sobald diese Politiken jedoch festgelegt sind, wird die Verantwortung für ihre Umsetzung in der Regel an die Kantone und Gemeinden delegiert. Diese Struktur spiegelt den hohen Grad an Dezentralisierung und lokaler Autonomie in der Schweiz wider und ermöglicht es jedem Kanton, die Umsetzung an die spezifischen lokalen Bedingungen anzupassen. Allerdings kann dieses System auch dazu führen, dass die Umsetzung zwischen den einzelnen Kantonen variiert, je nachdem, wie sie die Politik interpretieren, welche Ressourcen und Kapazitäten sie haben und welche politischen Prioritäten sie setzen. Darüber hinaus kann es manchmal zu Spannungen zwischen der Bundesebene und den Kantonen in Fragen wie der Verteilung von Ressourcen und Zuständigkeiten oder der Auslegung von Bundesgesetzen führen.

Die Ausgestaltung des Vollzugsföderalismus in der Schweiz, bei der der Bund die Gesetze ausarbeitet und die Kantone für deren Umsetzung zuständig sind, ist in Wirklichkeit komplexer als eine einfache Aufgabenteilung. Diese Aufteilung ist nicht immer eindeutig und starr, und oft besteht ein erheblicher Spielraum für die Kantone und sogar die Gemeinden bei der Umsetzung von Bundesgesetzen. Diese Autonomie kann zu einer beeindruckenden Vielfalt in der Art und Weise führen, wie ein und dasselbe Gesetz von einem Kanton zum anderen und sogar von einer Gemeinde zur anderen umgesetzt wird. Diese Vielfalt kann sich nicht nur in den spezifischen Maßnahmen widerspiegeln, die zur Umsetzung des Gesetzes ergriffen werden, sondern auch in den Auswirkungen, die diese Umsetzung auf die Bürger hat. Selbst wenn also ein Gesetz auf Bundesebene einheitlich ist, können die Art und Weise, wie es umgesetzt wird, und die Auswirkungen, die es hat, von Ort zu Ort sehr unterschiedlich sein. In einigen Fällen kann dies zu erheblichen Unterschieden in der Behandlung von Schweizer Bürgern führen, wodurch potenziell de facto Ungleichheiten zwischen ihnen entstehen. Diese Situation unterstreicht, wie wichtig es ist, lokale und regionale Besonderheiten zu berücksichtigen, wenn man die Umsetzung der öffentlichen Politik in der Schweiz analysiert. Sie verdeutlicht auch die Notwendigkeit, bei der Umsetzung der öffentlichen Politik ein Gleichgewicht zwischen lokaler Autonomie und nationaler Einheitlichkeit herzustellen, um eine faire und gerechte Anwendung des Rechts zu gewährleisten.

Wir werden untersuchen, wie konventionelle Analysefragen die Auswirkungen des Vollzugsföderalismus beleuchten können. Genauer gesagt werden wir versuchen zu verstehen, wie die politische und institutionelle Struktur - die wir als "polity" bezeichnen werden - die praktische Umsetzung der Politik - oder "public policy" - beeinflusst. Mit anderen Worten, wir werden erforschen, wie sich der Föderalismus in der Schweiz konkret auf die Umsetzung der öffentlichen Politik auswirkt.

Die Analyse der Auswirkungen des Föderalismus (polity) auf die Umsetzung der öffentlichen Politik (public policy) in der Schweiz erfordert ein Verständnis davon, wie der institutionelle und politische Rahmen des Landes die Umsetzungspraktiken beeinflusst. Der Vollzugsföderalismus, bei dem die Kantone und Gemeinden größtenteils für die Umsetzung der Bundesgesetze verantwortlich sind, hat mehrere wichtige Implikationen. Erstens ermöglicht der Föderalismus eine gewisse Flexibilität bei der Umsetzung der öffentlichen Politik. Das bedeutet, dass die Kantone die Umsetzung an die spezifischen lokalen Bedingungen und die Bedürfnisse ihrer Bürger anpassen können. Beispielsweise kann eine Politik, die das Bildungs- oder Gesundheitswesen betrifft, je nach den verfügbaren Ressourcen, den lokalen politischen Prioritäten und den demografischen oder sozioökonomischen Merkmalen der Kantone unterschiedlich umgesetzt werden. Zweitens kann der Föderalismus zu einer gewissen Vielfalt bei der Umsetzung der öffentlichen Politik führen, mit potenziell erheblichen Unterschieden zwischen den Kantonen. Diese Vielfalt kann vorteilhaft sein, indem sie politische Experimente ermöglicht und Innovationen fördert, sie kann aber auch zu Ungleichheiten und Unterschieden in der Qualität der für die Bürger erbrachten Dienstleistungen führen. Drittens kann der Föderalismus Herausforderungen in Bezug auf Koordination und Effizienz mit sich bringen. Die Koordinierung zwischen den verschiedenen Regierungsebenen kann schwierig sein, insbesondere wenn die Zuständigkeiten geteilt sind oder wenn die Politik ein konzertiertes Vorgehen auf mehreren Ebenen erfordert. Darüber hinaus kann die Aufsplitterung von Zuständigkeiten die Überwachung und Bewertung der Wirksamkeit von Maßnahmen erschweren. Alles in allem hat der Föderalismus in der Schweiz erhebliche Auswirkungen auf die Umsetzung der öffentlichen Politik und bietet sowohl Möglichkeiten für Anpassung und Innovation, stellt aber auch Herausforderungen in Bezug auf Gleichheit, Koordination und Wirksamkeit.

Fallstudie - Wildtierregulierung / Jagd (vgl. Nahrath-Studie, 2000)

Das erste Beispiel, das wir untersuchen werden, ist die Regulierung der Jagd in der Schweiz, ein aktuelles Thema. Wenn man sich anschaut, wie die Jagd und die Tierwelt gesteuert werden, stellt man eine recht bemerkenswerte Vielfalt an Ansätzen fest, die das widerspiegeln, was man als "föderalistisches Labor" bezeichnen könnte. Mit anderen Worten: Die Kantone experimentieren mit verschiedenen Methoden, um die Jagd zu regulieren, und schaffen so eine Vielfalt an Ansätzen und Lösungen im ganzen Land.

Warum ist das so? Gemäß der Schweizer Bundesverfassung steht die Vergabe von Jagdrechten unter öffentlichem Monopol. Es obliegt jedoch den Kantonen, das Jagdregime festzulegen, um nicht nur zu regulieren, wer jagen darf, sondern auch wie intensiv. Der Bund beschränkt sich darauf, bestimmte Aspekte wie geschützte Arten (man darf nicht jedes Tier jagen), die Art der verwendbaren Waffen und die Verwendung von Fallen zu regulieren. Wenn man die staatliche Politik analysiert, findet man sich manchmal in sehr unterschiedlichen Bereichen wieder. So wollen wir untersuchen, wie sich die Kantone angesichts des großen Spielraums, den ihnen die Bundesverfassung einräumt, dafür entschieden haben, die Jagd zu regulieren.

Es gibt verschiedene Möglichkeiten, wie die Schweizer Kantone die Jagd regulieren können, je nachdem, wie sie die Bundesverfassung und die Bundesgesetze interpretieren. Dies kann zu einer Vielzahl von Jagdregimen führen, da jeder Kanton die Regeln an seine eigenen Bedürfnisse und Umstände anpasst. Beispielsweise können sich einige Kantone dafür entscheiden, die Jagdrechte auf individueller Basis zu vergeben, vielleicht auf der Grundlage der Fähigkeiten des Jägers oder seiner Erfahrung. Andere Kantone ziehen möglicherweise ein Lizenzsystem vor, vielleicht indem sie die Anzahl der verfügbaren Lizenzen begrenzen oder sie per Los vergeben. Darüber hinaus hat jeder Kanton die Möglichkeit zu bestimmen, wie intensiv gejagt werden darf. Dies kann Regelungen zur Anzahl der Tiere, die geschossen werden dürfen, zu den Arten, die gejagt werden dürfen, oder sogar zu den Jahreszeiten, zu denen die Jagd erlaubt ist, beinhalten. Diese Vielfalt an Regelungen hat zwei Auswirkungen. Einerseits ermöglicht sie ein gewisses Maß an Experimentierfreude und Innovation im Jagdmanagement, da jeder Kanton seine Regeln so anpassen kann, dass sie den lokalen Bedürfnissen am besten entsprechen. Andererseits kann sie auch zu Ungleichheiten führen, wobei Jäger in einigen Kantonen potenziell strengeren Regeln unterworfen sind als Jäger in anderen Kantonen. Diese Analyse zeigt, wie die den Kantonen im Rahmen des Schweizer Föderalismus eingeräumte Autonomie die Umsetzung der öffentlichen Politik beeinflussen kann. Obwohl dies eine gewisse Flexibilität und Anpassung an lokale Gegebenheiten ermöglichen kann, kann es auch zu Ungleichheiten zwischen den Regionen führen.

The geopgrahical distribution of hunting systems in switzerland.png

Diese Aufteilung der Jagdregulierung in der Schweiz zeigt deutlich die Vielfalt der öffentlichen Politik, die aus der Auslegung der Bundesgesetze durch die verschiedenen Kantone hervorgeht. Im Kanton Genf ist die Jagd schlichtweg verboten, was eine einzigartige Ausnahme im Land darstellt. Dies spiegelt wahrscheinlich stärkere Umweltwerte sowie eine hohe Bevölkerungsdichte wider, die die Jagd weniger praktikabel macht. In den romanischen und alpinen Kantonen sowie in den Kantonen Appenzell Inner- und Ausserrhoden erfolgt die Regulierung der Jagd über ein Lizenzsystem. Das bedeutet, dass jeder, der jagen möchte, einen Jagdschein erwerben muss, der wahrscheinlich auf der Grundlage bestimmter Kriterien, wie der Kompetenz des Jägers oder seiner Erfahrung, ausgestellt wird. In den Deutschschweizer Kantonen schließlich wird die Jagd durch ein "Pachtsystem" reguliert. Bei diesem System werden die Jagdrechte für ein bestimmtes Gebiet an eine Einzelperson oder eine Gruppe "verpachtet", die dann das Recht hat, dort für einen bestimmten Zeitraum zu jagen. Dies ermöglicht ein intensiveres und gezielteres Wildtiermanagement. Diese Vielfalt an Jagdregelungen zeigt, wie die Kantone die Bundesgesetze an ihre eigenen Bedürfnisse und Umstände anpassen können, was zu einer Vielfalt an öffentlichen Politiken im ganzen Land führt. Dies unterstreicht auch, wie wichtig es ist, die Umsetzung der öffentlichen Politik auf lokaler Ebene zu untersuchen, um ihre Auswirkungen vollständig zu verstehen.

Im Kanton Genf ist die Jagd streng auf professionelle Jagdaufseher beschränkt, wodurch die Privatjagd verboten ist. Diese besondere Regelung führt zu mehreren bemerkenswerten Konsequenzen. Zunächst einmal verursacht sie erhebliche Kosten für den Kanton. Die Einstellung von professionellen Jagdaufsehern zur Verwaltung der Tierpopulation ist mit erheblichen Ausgaben verbunden. Darüber hinaus erzielt der Kanton Genf keine Einnahmen aus dem Verkauf von Jagdlizenzen, was der Fall wäre, wenn die Privatjagd erlaubt wäre. Darüber hinaus ist diese besondere Regulierung der Jagd mit bestimmten Kritikpunkten in Bezug auf die Jagdethik verbunden, d. h. die moralischen Grundsätze, die die Ausübung der Jagd regeln. So ist es beispielsweise aus Sicherheitsgründen und aus Rücksicht auf die Tierwelt generell verboten, nachts mit Infrarotwaffen zu jagen. In Genf werden diese Regeln jedoch nicht immer eingehalten, da bei der Jagd am Tag ein erhöhtes Unfallrisiko besteht. Die Jagdaufseher sind daher manchmal gezwungen, im Widerspruch zum Bundesgesetz nachts zu jagen, um das Verbot der Privatjagd aufrechtzuerhalten. Dies verdeutlicht, wie die Umsetzung einer öffentlichen Politik zu ethischen und praktischen Dilemmas führen kann, die ein empfindliches Gleichgewicht zwischen verschiedenen Prioritäten und Zwängen erfordern.

In Kantonen, die das System der Jagdscheine einführen, wird der Zugang zu dieser Tätigkeit durch die Ausstellung von Lizenzen an verschiedene Jäger geregelt. Diese können dann auf dem gesamten Kantonsgebiet innerhalb der durch die Lizenz festgelegten Grenzen jagen, oft in Form von Tierquoten, die nicht überschritten werden dürfen. Dieses System der Regulierung durch Lizenzen bringt jedoch seine eigenen Herausforderungen mit sich. Insbesondere kommt es häufig zu einer Unternutzung der Tierwelt, d. h. die Anzahl der erlegten Tiere liegt unter den festgelegten Quoten. Dies kann zu ökologischen Ungleichgewichten führen, die sich negativ auf Wälder und Kulturen auswirken. So kann beispielsweise im Kanton Genf eine zu große Wildschweinpopulation erhebliche Schäden an Kulturen verursachen. Im Gegensatz zum System in Genf, wo das Wildtiermanagement von Fachleuten durchgeführt wird, garantiert das Jagdscheinsystem also nicht unbedingt ein ausgewogenes Wildtiermanagement im gesamten Kantonsgebiet. Es zeigt somit die Grenzen eines dezentralisierten Ansatzes zur Umsetzung der öffentlichen Politik auf, bei dem lokale Variationen zu ungleichen Ergebnissen führen können.

Das dritte Modell der Jagdverwaltung, das in der Schweiz zu finden ist, ist das der Verpachtung. Dieses System unterscheidet sich wesentlich von den beiden vorherigen, da es keine individuellen Jagdscheine vergibt, sondern stattdessen die Verwaltung eines Gebiets für einen Zeitraum von sechs bis acht Jahren an eine Jagdgesellschaft überträgt. Während dieses Zeitraums ist die Vereinigung für die Regulierung der Anzahl der jagdbaren Tiere verantwortlich und haftet auch für Wildschäden am Wald oder an der Kultur. Am Ende eines jeden 6- bis 8-jährigen Zyklus wird das Pachtrecht erneut versteigert. Wenn eine Jagdgesellschaft ihr Gebiet während dieser Zeit schlecht verwaltet hat, kann sie ihr Pachtrecht bei der nächsten Auktion verlieren, was zu ihrem Ausschluss von der Jagdausübung führen kann. Dieses Pachtsystem schafft also einen Anreiz für ein verantwortungsvolles Management der Wildtiere und ihrer Auswirkungen auf die lokale Umwelt.

Die empirische Analyse dieser drei Jagdmanagementsysteme ergab, dass in Bezug auf Nachhaltigkeit und vernünftiges Wildtiermanagement das Pachtsystem im Allgemeinen am effektivsten ist. Durch die Übertragung der Verantwortung für das Wildtiermanagement für ein bestimmtes Gebiet an einen Jagdverband werden bessere Ergebnisse erzielt als entweder durch die Übertragung dieser Aufgabe an Bürokraten oder durch die Erteilung von Jagdlizenzen an Einzelpersonen. Die Verpachtung scheint ein effektiveres und nachhaltigeres Wildtiermanagement zu fördern als die anderen untersuchten Methoden.

Obwohl alle drei Systeme aus der gleichen Delegation von Kompetenzen auf Bundesebene hervorgehen, unterscheiden sie sich deutlich in Bezug auf die Art und Weise der Umsetzung und die Auswirkungen. Genau das erlaubt der Vollzugsföderalismus: Er bietet einen Rahmen, um in einem "föderalistischen Labor" mit verschiedenen Umsetzungslösungen zu experimentieren. Im Falle der Jagd ermöglichte dieses System, wertvolle Lehren aus den verschiedenen von den Kantonen angewandten Ansätzen zu ziehen. Dieser Lern- und Anpassungsprozess ist jedoch nicht nur auf das Jagdmanagement beschränkt. Er findet sich auch in verschiedenen anderen öffentlichen Politikbereichen wieder. Beispielsweise haben die Kantone Genf, Zürich und Basel im Bereich der Drogenregulierung mit verschiedenen Managementmethoden experimentiert. Aus diesen Erfahrungen kann man dann Lehren ziehen und das Modell übernehmen, das sich als am effektivsten erweist. Dies gilt auch für verschiedene sozialpolitische Maßnahmen: Der Vollzugsföderalismus ermöglicht es nicht nur, von einer Vielfalt an Ansätzen zu profitieren, sondern auch, verschiedene Lösungen zu testen, um schließlich diejenige auszuwählen und zu übernehmen, die sich als am effektivsten erweist. Dies zeigt, dass der Vollzugsföderalismus in vielen Bereichen ein wertvolles Instrument für die Innovation und Verbesserung der öffentlichen Politik sein kann.

Fallstudie - Erwerb von Immobilien durch Ausländer (vgl. Studie Delley et al., 1982)

Das Schweizer Bundesgesetz über den Erwerb von Grundstücken durch Personen im Ausland, gemeinhin als "Lex Koller" bekannt, wurde in den 1960er Jahren als Reaktion auf die steigende Zahl von Immobilienkäufen durch Nichtansässige eingeführt. Ziel dieser Gesetzgebung war es, den Erwerb von Immobilien durch ausländische Personen in der Schweiz zu kontrollieren. Das Gesetz wurde eingeführt, um die nationalen Interessen zu schützen und eine übermäßige Immobilieninflation zu verhindern, die Wohnraum für in der Schweiz ansässige Personen unerschwinglich machen könnte. Es handelt sich um eine protektionistische Maßnahme, die den Schweizer Immobilienmarkt vor ausländischen Spekulationen schützen soll. Jean-Daniel Delley, Professor für Rechtswissenschaften an der Universität Genf, hat eine klassische Analyse dieser Politik vorgenommen. Es ist interessant zu untersuchen, wie die Umsetzung dieses Gesetzes durch den Schweizer Vollzugsföderalismus beeinflusst wurde und wie sie von Kanton zu Kanton variieren konnte.

In den 1960er Jahren waren einige Gruppen in der Schweiz besorgt über den zunehmenden Erwerb von Eigentum durch Personen im Ausland, da sie befürchteten, dass dies zu einer verstärkten ausländischen Kontrolle auf Schweizer Boden führen könnte. Diese Bedenken waren in einigen Teilen der politischen Rechten, die eine eher nationalistische Sichtweise hatten, besonders ausgeprägt. Sie argumentierten, dass dieser Trend eine Bedrohung für die nationalen Interessen der Schweiz darstelle, insbesondere aufgrund der steigenden Immobilienpreise, die Wohnraum für in der Schweiz ansässige Personen weniger erschwinglich machten, und aufgrund der Tatsache, dass eine verstärkte ausländische Kontrolle über Schweizer Boden die nationale Souveränität gefährden könnte. Diese Bedenken trugen zur Ausarbeitung des Gesetzes über den Erwerb von Grundstücken durch Personen im Ausland bei, das unter dem Namen "Lex Koller" bekannt wurde. Dieses Gesetz sollte den Erwerb von Immobilien in der Schweiz durch nicht in der Schweiz ansässige Personen einschränken, um den Schweizer Immobilienmarkt zu schützen und die nationale Souveränität zu wahren.

Neben den nationalistischen Bedenken der Rechten hatte auch die Schweizer Linke Bedenken hinsichtlich des zunehmenden Immobilienerwerbs durch Ausländer, allerdings aus ganz anderen Gründen. Die Linken waren vor allem über die sozioökonomischen Auswirkungen dieser Käufe besorgt. Genauer gesagt befürchteten sie, dass der Kauf von Immobilien durch ausländische Investoren mit dem Ziel, auf dem Immobilienmarkt zu spekulieren, zu einem Anstieg der Mieten im ganzen Land führen könnte. Dies wiederum könnte dazu führen, dass Wohnraum für viele Schweizer, insbesondere für solche mit mäßigem Einkommen, weniger erschwinglich wird. Darüber hinaus könnte dies zur Verknappung von günstigem Wohnraum beitragen und die Wohnungsprobleme in der Schweiz weiter verschärfen. Während sich die Rechte also hauptsächlich um die Souveränität und die Kontrolle durch das Ausland sorgte, war die Linke besorgt über die sozioökonomischen Auswirkungen eines verstärkten Immobilienerwerbs durch Ausländer. Diese gemeinsamen Bedenken trugen dazu bei, die Debatte über die Politik im Bereich des Immobilienbesitzes für Nichtansässige zu prägen.

Eine dritte Gruppe von Akteuren beteiligte sich ebenfalls an der Debatte, nämlich die Rechtsliberalen. Diese politische Fraktion sah in dieser Frage keinen Regelungsbedarf. Stattdessen verteidigten sie das Prinzip des Privateigentums und den traditionellen Ansatz der Schweiz in Bezug auf den Freihandel. Ihrer Meinung nach ist die Tatsache, dass ein Eigentümer ein Ausländer ist, an sich kein Problem. Daher lehnten sie staatliche Eingriffe in den Bau von Immobilien oder die Kontrolle von Mieten ab und sahen auch keine Gefahr in der Idee eines ausländischen Einflusses auf Schweizer Gebiet. Für sie sollte der freie Markt die wichtigste Determinante für Immobilientransaktionen sein, unabhängig von der Nationalität des Eigentümers.

Die Kräfte dieser drei Parteien waren ziemlich ausgeglichen, und es gab keine klare Mehrheit für eine der Parteien. So wurde ein Kompromiss gefunden, der es allen Parteien ermöglichte, ihre Ansichten zu äußern. Man war sich einig, dass in dieser Frage tatsächlich eine Kontrolle ausgeübt werden sollte und dass ein Ausländer, der in der Schweiz eine Immobilie erwerben möchte, eine formelle Genehmigung des Staates einholen sollte. Es blieb jedoch die Frage, unter welchen Bedingungen diese Genehmigung erteilt werden konnte. Hier kam die Subtilität der Umsetzung ins Spiel, und die Rolle des ausführenden Föderalismus war bei der konkreten Umsetzung dieser Politik von entscheidender Bedeutung.

Im Gesetzestext wird die Genehmigung zum Erwerb einer Immobilie erteilt, "wenn ein berechtigtes Interesse vorliegt". Dies wird als unbestimmter Rechtsbegriff bezeichnet, der einen großen Interpretationsspielraum zulässt. Gemäß der föderalen Struktur der Schweiz waren die Kantone für die Umsetzung dieses Gesetzes zuständig. Somit waren die Kantone dafür verantwortlich, konkret zu definieren, was "berechtigtes Interesse" bedeutet. Das Gesetz verfolgte sehr unterschiedliche Ziele und es gab keinen soliden Konsens auf Bundesebene. Daher war bei der Umsetzung des Gesetzes zu beobachten, dass es je nach den spezifischen Interessen der Kantone und lokalen Regionen verwendet wurde. Einige bezeichneten dies als "Missbrauch des Gesetzes" durch die Kantone, da die Auslegung des legitimen Interesses von Kanton zu Kanton je nach ihren eigenen Prioritäten und Anliegen sehr unterschiedlich war.

Varrone étude Delley et al 1982.png

Die Grafik zeigt, wie angesichts einer Ausgangssituation, in der die kantonalen Praktiken in mancher Hinsicht ähnlich oder vergleichbar waren, die Einführung verschiedener Gesetze, die den Erwerb von Immobilien durch Ausländer kontrollieren oder sogar einschränken sollten, zu einer erheblichen Divergenz in den von den verschiedenen Kantonen verfolgten Ansätzen führte. Die einzelnen Kantone verfolgten daraufhin unterschiedliche Strategien zur Auslegung und Anwendung dieser Gesetze. Dies spiegelt den flexiblen Aspekt des Vollzugsföderalismus wider, der es den lokalen Behörden ermöglicht, die Umsetzung der nationalen Gesetze an ihre eigenen spezifischen Bedürfnisse und Anliegen anzupassen. Diese Vielfalt an Ansätzen kann auch als ein "Labor" für politische Experimente gesehen werden, in dem verschiedene Strategien verglichen und auf ihre Wirksamkeit hin bewertet werden können.

Der Kanton Wallis hat sich dafür entschieden, den Begriff des "berechtigten Interesses" im Zusammenhang mit seinem Bestreben, den Tourismus durch ausländisches Kapital zu fördern, zu interpretieren. So verfolgte der Kanton eine Politik der touristischen Expansion, indem er Genehmigungen relativ frei erteilte und so einen umfangreichen Wohnungsbau für Nichtansässige ermöglichte. Selbst als der Bund Zweifel an der Legitimität einiger dieser Genehmigungen äußerte, fand das Wallis Wege, diese Einwände zu umgehen. Eine dieser Methoden bestand darin, lokale Trusts zu gründen, die zwar offiziell schweizerisch waren, aber mit ausländischem Kapital finanziert wurden. So ermöglichten diese Treuhandschaften Ausländern den indirekten Erwerb von Immobilien über eine "pseudo-schweizerische" Einheit, um die Beschränkungen für den Immobilienerwerb durch Gebietsfremde zu umgehen. Dies zeigt, wie je nach lokalen Prioritäten die Anwendung eines Bundesgesetzes auf kreative Weise angepasst werden kann.

Der Kanton Luzern hat bei der Anwendung desselben Gesetzes einen ganz anderen Ansatz gewählt. Trotz seiner Attraktivität für den Tourismus entschied sich Luzern dafür, die Gesetzgebung als Instrument zur Begrenzung der ausländischen Kontrolle über die lokale Entwicklung zu nutzen und lokale und schweizerische Investitionen zu bevorzugen. Im Gegensatz zum Wallis hat Luzern nur sehr wenige Genehmigungen für den Kauf von Immobilien an Ausländer erteilt. Die Genehmigungskurve im Kanton Luzern ist fast auf null, was zeigt, dass der Kanton Luzern eine sehr strenge Politik bei der Kontrolle von Immobilienkäufen durch Ausländer verfolgt. Dieser unterschiedliche Ansatz ist ein gutes Beispiel dafür, wie die Umsetzung ein und desselben Gesetzes je nach Kontext und lokalen Prioritäten sehr unterschiedlich ausfallen kann. So kann es selbst bei einem Bundesgesetz eine große Bandbreite an Ergebnissen geben, je nachdem, wie sich die einzelnen Kantone für die Umsetzung entscheiden.

Im Kanton Genf variierte der Ansatz zur Durchsetzung des Gesetzes über den Erwerb von Immobilien durch Ausländer je nach den Schwankungen des lokalen Immobilienmarkts. Wenn der Immobilienmarkt wächst und die Nachfrage nach Wohnraum hoch ist, könnte der Kanton aufgrund der potenziellen wirtschaftlichen Vorteile solcher Investitionen eher bereit gewesen sein, Ausländern eine Genehmigung zum Kauf zu erteilen. Umgekehrt hätte der Kanton bei einem Abschwung auf dem Immobilienmarkt einen restriktiveren Ansatz verfolgen können, um die ausländische Spekulation einzudämmen und die Ortsansässigen vor steigenden Mieten und Immobilienkosten zu schützen. Dies verdeutlicht, wie die Kantone ihre Umsetzung von Bundesgesetzen an die lokalen wirtschaftlichen Bedingungen und die Bedürfnisse ihrer Bevölkerung anpassen können. Es zeigt auch die Flexibilität, die der Schweizer Föderalismus den Kantonen bei der Umsetzung von Gesetzen ermöglicht, selbst wenn diese auf Bundesebene erlassen wurden.

Die Untersuchung der Umsetzung von Gesetzen, insbesondere von solchen, die weit oder vage formuliert sind, ist ein wesentlicher Bestandteil der Analyse der öffentlichen Politik. Dadurch lässt sich nicht nur verstehen, wie ein Gesetz in verschiedenen Kontexten interpretiert und angewendet wird, sondern auch, wie die Anwendung je nach örtlichen Gegebenheiten, Werten und Interessen der beteiligten Akteure variieren kann. Im Fall des Schweizer Gesetzes über den Erwerb von Immobilien durch Ausländer lässt das Konzept des "berechtigten Interesses" den Kantonen einen großen Spielraum bei der Bestimmung dessen, was ein berechtigtes Interesse darstellt. Daher kann, wie wir gesehen haben, die Anwendung des Gesetzes von einem Kanton zum anderen sehr unterschiedlich ausfallen, je nachdem, wie der jeweilige Kanton dieses Konzept auslegt. Dies unterstreicht die Bedeutung der Umsetzung des Gesetzes bei der Bestimmung seiner tatsächlichen Auswirkungen und wirft interessante Fragen zur Rolle des Föderalismus und der Dezentralisierung bei der Steuerung der öffentlichen Politik auf. Es unterstreicht auch die Bedeutung der empirischen Forschung bei der Untersuchung der öffentlichen Politik, da sie zeigt, wie Gesetze in der Praxis funktionieren, und zwar über das hinaus, was im Gesetzestext selbst geschrieben steht.

Fallstudie - Reformen der Invalidenversicherung (vgl. Studie von Byland et al. 2015)

Die präzise Formulierung eines Gesetzes kann tatsächlich die Variabilität bei seiner Anwendung verringern, da sie weniger Raum für Interpretationen lässt. Dies ist jedoch nicht unbedingt eine Garantie für eine einheitliche Anwendung des Gesetzes. Unterschiede in der Umsetzung können weiterhin aufgrund einer Vielzahl von Faktoren auftreten, darunter Unterschiede in den verfügbaren Ressourcen, den politischen Prioritäten, der Kompetenz der Umsetzungsverantwortlichen und der Verwaltungskultur. Die Studie von Byland et al. aus dem Jahr 2015 über die Reformen der Invalidenversicherung in der Schweiz ist ein gutes Beispiel dafür. Trotz der Tatsache, dass das Invalidenversicherungsgesetz recht präzise formuliert war, stellten sie erhebliche Unterschiede bei der Umsetzung zwischen den Kantonen fest. Diese Variationen waren auf Faktoren wie Unterschiede in den für die Umsetzung des Gesetzes verfügbaren Ressourcen, Unterschiede in der Auslegung der gesetzlichen Bestimmungen und Unterschiede in der Verwaltungskultur und den politischen Prioritäten zwischen den Kantonen zurückzuführen. Dies verdeutlicht die Bedeutung der Umsetzungsanalyse bei der Untersuchung der öffentlichen Politik, denn selbst ein gut konzipiertes und präzise formuliertes Gesetz kann zu unterschiedlichen Ergebnissen führen, je nachdem, wie es umgesetzt wird. Daher ist es von entscheidender Bedeutung, bei der Analyse der Auswirkungen eines Gesetzes und seiner Reformen auch die Kontextfaktoren zu berücksichtigen.

Reformen der Invalidenversicherung: Ungleiche Behandlung oder Konvergenz zwischen den Kantonen?

Die Grafik scheint darauf hinzudeuten, dass an einem bestimmten Punkt eine Politik eingeführt wurde, die darauf abzielte, die Zahl der Empfänger von Invaliditätsleistungen zu verringern und damit das Defizit der Invaliditätsversicherung zu senken. Dieser Wendepunkt kann das Ergebnis verschiedener Maßnahmen sein, z.B. die Einführung strengerer Kriterien für den Anspruch auf Erwerbsunfähigkeitsversicherung, die Erhöhung der Anforderungen an die Rehabilitation oder Wiedereingliederung in den Arbeitsmarkt oder die Anwendung strengerer Kontrollen zur Betrugsbekämpfung. Es ist auch möglich, dass externe Faktoren wie eine verbesserte Wirtschaftslage oder Veränderungen in der Bevölkerungsstruktur (z. B. ein Rückgang der Zahl der Personen mit chronischen Krankheiten oder Langzeiterkrankungen) zum Rückgang der Zahl der Empfänger von Invaliditätsleistungen beigetragen haben.

Die Entwicklung der Invaliditätsversicherungspolitik in der Schweiz kann anhand von drei unterschiedlichen Hauptperioden untersucht werden: 1999 - 2003, 2004 - 2007 und 2008 - 2011. Jeder Zeitraum war durch eine spezifische politische Ausrichtung gekennzeichnet. Von 1999 bis 2003 war die vorherrschende Politik die Rentengewährung. Mit anderen Worten: Wenn eine Person aufgrund einer Behinderung nicht mehr arbeiten konnte, erhielt sie eine Rente. Dieser traditionelle Ansatz veranlasste viele Menschen dazu, Renten zu beantragen, was zu einem Anstieg der Defizite der Invaliditätsversicherung führte. Angesichts der steigenden Defizite wurde im Jahr 2003 eine Reform eingeführt. Nach dem neuen Ansatz wurden weiterhin Renten gewährt, jedoch nur, wenn es nicht gelang, die Personen wieder in den Arbeitsmarkt einzugliedern. Die Rente blieb das Hauptinstrument, wobei versucht wurde, die Behinderten so weit wie möglich auf dem Arbeitsmarkt zu halten. So war beispielsweise die Gewährung von Teilrenten eine Option, die es den Empfängern ermöglichte, Teilzeit zu arbeiten und gleichzeitig eine Rente zu beziehen, wodurch der Druck auf die Invalidenversicherung verringert wurde. Diese Maßnahme erwies sich jedoch als unzureichend, um die Finanzen der Invaliditätsversicherung zu sanieren. Daher wurden neue Einschränkungen eingeführt, die die Philosophie der Politik der Invaliditätsversicherung grundlegend veränderten. Seit 2008 wird die Gewährung einer Rente nur noch als letztes Mittel betrachtet. Um eine Rente zu erhalten, muss man nachweisen, dass alle möglichen Maßnahmen zur Wiedereingliederung in den Arbeitsmarkt erfolglos ergriffen wurden. Diese Entwicklung bedeutet, dass es mit der Zeit immer schwieriger geworden ist, eine Rente zu erhalten. Der Schwerpunkt liegt nun darauf, Menschen mit einer Behinderung wieder in den Arbeitsmarkt einzugliedern und dort zu halten, auch wenn es sich um Teilzeitarbeit handelt.

Wie wird diese Bundespolitik, die auf kantonaler Ebene umgesetzt wird, umgesetzt? Die Bundespolitik im Bereich der Invalidenversicherung wird auf kantonaler Ebene durch die IV-Stellen (Invalidenversicherungen) umgesetzt. Diese Stellen sind für die Prüfung von Anträgen auf Invalidenrenten und für die Entscheidung über die Annahme oder Ablehnung dieser Anträge zuständig. Wird ein Antrag gestellt, beurteilt die IV-Stelle die Invalidität des Antragstellers und stellt fest, ob diese so schwer ist, dass sie die Gewährung einer Rente rechtfertigt. Bei dieser Beurteilung werden verschiedene Faktoren berücksichtigt, u. a. die Fähigkeit des Antragstellers zu arbeiten (entweder Vollzeit oder Teilzeit), die verfügbaren Beschäftigungsmöglichkeiten und die Wirksamkeit der Rehabilitations- oder Wiedereingliederungsbemühungen. Doch obwohl die Politik der Invaliditätsversicherung auf Bundesebene angesiedelt ist, kann die Art und Weise, wie sie umgesetzt wird, von Kanton zu Kanton unterschiedlich sein. Jede IV-Stelle kann ihre eigenen Verfahren und Kriterien zur Beurteilung von Anträgen haben. Daher kann es zwischen den einzelnen Kantonen Unterschiede bei den Anerkennungsquoten für Anträge auf Invalidenrenten geben. Das bedeutet, dass die Art und Weise, wie diese Politik vor Ort umgesetzt wird, weitgehend von der Interpretation und dem individuellen Management der einzelnen IV-Stellen abhängen kann. Daher ist es wichtig zu verstehen, wie jeder Kanton diese Politik umsetzt, um eine effektive und gerechte Umsetzung im ganzen Land zu gewährleisten.

Bewilligungsquoten von IV-Renten (IV-Stellen) nach Kanton und System.

In diesem Zusammenhang werden drei verschiedene Zeiträume sowie der nationale Durchschnitt der Genehmigungsquote für Invaliditätsrenten hervorgehoben. Im Laufe der Zeit ist ein stetiger Rückgang der Bewilligungsquote von Rentenanträgen zu beobachten, was bedeutet, dass im Verhältnis zu den gestellten Anträgen immer weniger Renten bewilligt werden. Das zentrale Anliegen eines Politikwissenschaftlers in dieser Situation ist es, herauszufinden, ob die Chancen, eine Rente zu erhalten, in allen Kantonen gleich sind oder ob die Umsetzung der Politik auf kantonaler Ebene zu Diskriminierungen führen könnte. Anders ausgedrückt: Ist es möglich, dass ein und dieselbe Situation zu völlig unterschiedlichen Entscheidungen seitens der kantonalen Verwaltung führen kann, obwohl sie alle demselben Bundesgesetz unterliegen? Diese Frage wirft Fragen der Gerechtigkeit und der Einheitlichkeit bei der Anwendung des Gesetzes auf.

Hier wird deutlich veranschaulicht, dass die Anerkennungsquote von Rentenanträgen mit fortschreitender Zeit abnimmt, was darauf hindeutet, dass es immer schwieriger wird, eine Rente zu erhalten. Die relevante Frage für einen Politologen wäre, ob die Chancen, eine Rente zu erhalten, in allen Kantonen gleich sind, oder ob die Anwendung des Bundesgesetzes durch die verschiedenen Kantone zu Diskriminierungen führen kann. Mit anderen Worten: Könnte die gleiche Situation je nach Kanton zu unterschiedlichen Verwaltungsentscheidungen führen, auch wenn sie alle durch das gleiche Bundesgesetz geregelt werden? Diese Frage ist umso wichtiger, als sie erhebliche Auswirkungen auf die Fairness und den gleichberechtigten Zugang zu Invaliditätsleistungen haben könnte. Daher ist es von entscheidender Bedeutung zu verstehen, wie die Politik auf verschiedenen Verwaltungsebenen umgesetzt wird und ob diese Unterschiede zu Ungleichheiten zwischen den Kantonen führen können.

Oft hört man vom "Genfersee-Syndrom", einem Begriff, der suggeriert, dass nur die Westschweizer Kantone Renten gewähren. Der Kanton Wallis ist in dieser Hinsicht am restriktivsten, während die Praxis im Kanton Neuenburg im Laufe der Zeit immer strenger geworden ist. Was auffällt, ist, dass alle Kantone einen zunehmend strengeren Ansatz verfolgen, allerdings mit sehr unterschiedlicher Geschwindigkeit. Als Folge dieser aufeinanderfolgenden Reformen scheint es eine zunehmende Vielfalt bei der Umsetzung der Politik durch die Kantone zu geben und potenziell eine größere Ungleichheit bei der Behandlung von Bürgern, je nachdem, in welchem Kanton sie wohnen.

Bewilligungsquote von IV-Renten durch die IV-Stellen nach Regime (Median und Quartile).

Die hier gezeigten Boxplots zeigen den Median sowie das erste, zweite, dritte und vierte Quartil. Es ist eine anfängliche Streuung zu beobachten, die sich zunächst verringert und dann im dritten Zeitraum deutlich ansteigt. Heute scheinen die Ungleichbehandlungen im politischen Sinne zwischen den Kantonen zugenommen zu haben. Es ist jedoch zu beachten, dass diese Analyse rein quantitativ ist. Es wäre notwendig, vergleichbare Fälle in verschiedenen kantonalen Systemen zu vergleichen, um festzustellen, ob objektiv ähnliche Behinderungssituationen zu radikal unterschiedlichen Entscheidungen führen.

Fallstudie - Schneekanonen

Prenons l'exemple d'une législation hypothétique concernant l'utilisation des canons à neige dans les stations de ski. Supposons que cette loi stipule clairement qu'il est interdit d'utiliser ces machines entre certaines heures pour minimiser leur impact sur l'environnement. Sur le papier, cette règle est simple et directe. Cependant, sa mise en œuvre peut être affectée par plusieurs facteurs au niveau local. Par exemple, les autorités locales pourraient être soumises à des pressions de la part des opérateurs de stations de ski, qui font valoir que l'interdiction nuit à leurs opérations et, par conséquent, à l'économie locale. Il peut y avoir une interprétation flexible de la loi, où certains responsables ferment les yeux sur son non-respect pendant les périodes de pointe de la saison de ski. Dans d'autres cas, l'application de la loi peut être incohérente, avec des sanctions pour certains contrevenants et pas pour d'autres. Il y a aussi la possibilité de ce qu'on appelle le "détournement de la loi". Par exemple, les opérateurs de stations de ski peuvent techniquement respecter l'interdiction en arrêtant les machines pendant les heures prescrites, mais ils peuvent les remettre en marche immédiatement après, peut-être à un niveau plus élevé pour compenser le temps perdu. De cette façon, ils respectent la lettre de la loi, mais pas son esprit. Ainsi, bien que la loi sur l'utilisation des canons à neige soit claire et précise, sa mise en œuvre réelle peut varier considérablement, en fonction de facteurs tels que les pressions économiques locales, l'interprétation de la loi par les responsables et les tactiques utilisées pour contourner la loi. Cela peut entraîner des différences notables entre l'objectif initial de la loi et son impact réel sur le terrain.

La mise en œuvre des politiques au niveau local peut être fortement influencée par les dynamiques de pouvoir et les relations entre les différents acteurs concernés. Les configurations spécifiques d'acteurs peuvent créer des obstacles considérables à l'application effective des règles. Par exemple, dans une communauté locale, un certain nombre d'acteurs influents, tels que les dirigeants d'entreprises, les représentants élus ou les groupes d'intérêts spécifiques, peuvent s'opposer à l'application d'une certaine règle en raison de leurs propres intérêts ou croyances. Ils peuvent utiliser leur pouvoir et leur influence pour contester, retarder ou entraver la mise en œuvre de la règle. Dans certains cas, les acteurs peuvent s'engager dans des activités de contournement des règles, par exemple en exploitant les lacunes ou les ambiguïtés dans la législation, en exerçant des pressions sur les responsables de l'application des règles, ou en mobilisant l'opinion publique contre la règle. Cela souligne l'importance de la prise en compte des réalités locales et des dynamiques de pouvoir lors de la conception et de la mise en œuvre des politiques. Une compréhension approfondie des acteurs locaux, de leurs intérêts et de leurs relations peut aider à anticiper les défis potentiels à l'application des règles et à développer des stratégies pour y faire face.

Il est évident que la mise en œuvre de cette règle spécifique concernant l'enneigement artificiel rencontre une multitude de défis à cause de la diversité des acteurs impliqués et de leurs intérêts divergents. Premièrement, il y a la commune des Agettes, une petite ville du Valais, qui envisage une fusion avec la ville de Sion. Les décideurs locaux pourraient être plus préoccupés par les implications économiques et politiques de cette fusion potentielle que par l'application de la règle sur l'enneigement artificiel. Deuxièmement, il y a les groupes écologistes locaux, qui cherchent à faire respecter la loi interdisant l'enneigement artificiel avant le 1er novembre, dans le but de protéger l'environnement naturel. Troisièmement, il y a le promoteur local de Téléveysonnaz, qui pourrait avoir des intérêts commerciaux dans l'enneigement artificiel précoce afin de prolonger la saison de ski et d'attirer plus de touristes. Enfin, il y a les producteurs d'hydroélectricité, qui ont besoin d'eau pour produire de l'électricité. Ils pourraient préférer que leur eau ne soit pas utilisée pour l'enneigement artificiel, car ils ont besoin d'hydroélectricité pour d'autres utilisations, notamment industrielles et de chauffage, particulièrement pendant les périodes de froid. Ainsi, la mise en œuvre effective de la règle sur l'enneigement artificiel se heurte à une variété d'intérêts et de dynamiques locales. Cette situation illustre la complexité des défis de mise en œuvre des politiques, même lorsque la loi est claire et sans ambiguïté.

Cet exemple met en évidence la manière dont les dynamiques de pouvoir locales peuvent influencer la mise en œuvre effective des politiques publiques. Dans ce cas, Monsieur Fournier, décrit comme un acteur touristique influent, semble avoir suffisamment de pouvoir pour contourner ouvertement la loi sur l'enneigement artificiel. Ce comportement suggère une perception que certaines personnes ou groupes sont, de facto, "au-dessus des lois" en raison de leur influence locale. Ce qui est particulièrement surprenant dans cette situation, c'est la passivité des autorités communales et des groupes écologiques. Bien que ces derniers pourraient être supposés vouloir faire respecter la loi, ils n'ont pas poursuivi en justice cet acte illégal. Cela pourrait suggérer que la réalité des relations de pouvoir locales peut parfois dépasser le cadre légal et la mise en œuvre des politiques, et que les acteurs impliqués peuvent ne pas être en mesure ou ne pas vouloir défier ces dynamiques de pouvoir en raison de divers facteurs, comme des considérations politiques, économiques ou autres.

Cet exemple illustre comment, lors de la mise en œuvre d'une politique, la loi peut parfois être ignorée ou contournée. Dans ce cas, aucune demande d'autorisation n'a été soumise, la commune qui aurait dû l'accorder n'a pas réagi, et aucun acte n'a été signalé aux autorités cantonales. Ce qui semble exister, c'est un accord tacite entre tous les acteurs impliqués : la loi ne sera tout simplement pas appliquée. Cette situation met en évidence la complexité de la mise en œuvre des politiques publiques, où les forces institutionnelles, sociales et politiques locales peuvent parfois interférer avec le respect strict de la loi. Cela souligne aussi l'importance du contexte local et des dynamiques de pouvoir dans l'interprétation et l'application des politiques publiques.

Cet exemple est certes évocateur, mais il est important de noter que dans certains cas, les enjeux peuvent être bien plus considérables que l'enneigement de quelques pistes de ski. Le concept de "déficit de mise en œuvre", également appelé "trou de mise en œuvre" ou "lacune d'implémentation" (implementation gap en anglais), devient crucial lorsque, malgré la clarté de la loi, la résistance locale empêche l'application effective des normes juridiques. Cela nous rappelle que l'élaboration d'une loi n'est que la première étape du processus de mise en œuvre des politiques publiques. La mise en application de ces lois peut être entravée par divers facteurs, notamment la résistance locale, les conflits d'intérêts, les dynamiques de pouvoir et les variations dans l'interprétation des lois. C'est pourquoi il est essentiel d'examiner les politiques publiques non seulement dans le contexte de leur conception, mais aussi dans le cadre de leur mise en œuvre sur le terrain.

Bureaucratie « de terrain »

Concept et définition

En plus du fédéralisme d’exécution, un autre facteur explicatif des difficultés liées à la mise en œuvre des politiques est le rôle des "street-level bureaucrats" ou des agents de première ligne, également connus sous le nom d'agents au guichet. Ce sont les individus qui travaillent quotidiennement avec les bénéficiaires des politiques publiques, et ils ont souvent une large discrétion dans la façon dont ils appliquent les directives et les réglementations. Ces agents de première ligne peuvent inclure divers professionnels tels que les travailleurs sociaux, les enseignants, les policiers, et bien d'autres. Leur interaction quotidienne avec les citoyens leur donne une perspective unique sur les effets des politiques sur le terrain. Par conséquent, ils peuvent jouer un rôle décisif dans la façon dont les politiques sont mises en œuvre, souvent en adaptant, en interprétant, ou même en modifiant les directives pour répondre aux besoins spécifiques des individus avec lesquels ils travaillent.

Les bureaucrates "de terrain" sont des fonctionnaires qui interagissent directement et fréquemment avec les citoyens. Ils sont responsables de l'octroi d'autorisations ou de la fourniture de services. Cependant, un élément clé de leur rôle est leur pouvoir discrétionnaire, qui leur permet d'adapter la mise en œuvre des politiques à des situations spécifiques. Les directives et les règles qu'ils sont chargés de mettre en œuvre ne sont souvent pas suffisamment détaillées pour couvrir toutes les situations possibles. Par conséquent, ces bureaucrates ont la liberté d'interpréter et d'appliquer ces règles de manière flexible, en fonction de leur jugement personnel. De plus, ces fonctionnaires bénéficient souvent d'une certaine autonomie par rapport à leur hiérarchie, ce qui renforce leur pouvoir discrétionnaire. Cela signifie qu'ils ont la liberté de prendre des décisions sans avoir à obtenir l'approbation préalable de leurs supérieurs. C'est cette combinaison de pouvoir discrétionnaire et d'autonomie qui permet à ces bureaucrates de terrain d'avoir une influence significative sur la façon dont les politiques sont mises en œuvre.

Appliquer les attributs précédemment mentionnés - interaction régulière et directe avec les citoyens, pouvoir d'interprétation et discrétion - nous mène à comprendre que de nombreux fonctionnaires jouent un rôle déterminant. Parmi eux, on compte les enseignants, les professeurs d'université, les policiers, les travailleurs sociaux, les juges, et le personnel soignant. Ces bureaucrates de terrain se retrouvent souvent face à une multitude de situations pour lesquelles les directives de la politique publique qu'ils mettent en œuvre ne peuvent pas prévoir chaque détail. Les situations concrètes et individuelles auxquelles ils sont confrontés sont si variées que c'est à eux d'évaluer en temps réel les meilleures actions à entreprendre. Cela peut aller de la décision d'imposer ou non une sanction, de fournir ou de refuser un soin, de sélectionner un sujet particulier à discuter ou non, et ainsi de suite. Ainsi, il leur revient de prendre des décisions instantanées selon les situations rencontrées : déterminer s'il faut appliquer une sanction ou pas, décider de prodiguer des soins ou non, opter pour un sujet particulier à traiter ou le mettre de côté, et ainsi de suite.

Lors de l'élaboration d'une politique publique, les décideurs doivent prendre en compte le fait que, pendant la phase de mise en œuvre, ils pourraient se heurter à la résistance des bureaucrates de terrain, c'est-à-dire ceux qui sont chargés de mettre en pratique la politique sur le terrain. Ces bureaucrates de terrain, qu'il s'agisse de policiers, d'enseignants, de travailleurs sociaux ou d'autres fonctionnaires en contact direct avec le public, possèdent une marge de manœuvre discrétionnaire dans l'application des politiques. Ils ont le pouvoir d'interpréter les règles et de décider comment les appliquer dans des situations spécifiques. Cette latitude peut être utilisée pour façonner, modifier ou même contrecarrer les intentions initiales de la politique. Par exemple, dans le domaine de l'éducation, un enseignant peut choisir d'interpréter et d'appliquer les directives du programme d'une manière qui reflète ses propres convictions ou la réalité spécifique de sa classe. De même, un policier peut choisir d'appliquer la loi de manière sélective ou à partir de sa propre interprétation des règles. De plus, la résistance à la mise en œuvre peut également être une forme de rétroaction de la base vers le sommet. Les bureaucrates de terrain, confrontés à la réalité quotidienne de la mise en œuvre des politiques, peuvent identifier des problèmes ou des obstacles imprévus qui n'étaient pas apparents lors de la formulation de la politique. Leurs réactions peuvent donc offrir des enseignements précieux pour l'amélioration des politiques futures. Il est donc crucial pour les décideurs de prendre en compte cette dynamique lors de l'élaboration des politiques publiques. Une bonne compréhension de la réalité de terrain, des mécanismes de mise en œuvre et des potentiels de résistance peuvent grandement contribuer à la réussite de la politique. Pour ce faire, il peut être bénéfique d'impliquer les acteurs de terrain dès la phase d'élaboration des politiques et de mettre en place des mécanismes de suivi et de feedback afin d'adapter la politique en temps réel et de garantir son efficacité.

Michael Lipsky, dans son ouvrage "Street-Level Bureaucracy: Dilemmas of the Individual in Public Service", publié en 1980, a mis en évidence le rôle crucial que jouent les bureaucrates de terrain dans la mise en œuvre effective des politiques publiques.[2] Selon lui, les décisions prises par ces acteurs, les routines qu'ils établissent et les stratégies qu'ils développent pour faire face aux incertitudes et aux pressions du travail deviennent, en réalité, les politiques publiques qu'ils mettent en œuvre : « I argue that the decisions of street-level bureaucrats, the routines they establish, and the devices they invent to cope with uncertainties and work pressures, effectively become the public policies they carry out. I argue that public policy is not best understood as made in legislatures or top-floor suites of high-ranking administrators, because in important ways it is actually made in the crowded offices and daily encounters of street-level workers ».

Lipsky soutient que pour comprendre réellement la politique publique, il ne faut pas uniquement se concentrer sur les décisions prises dans les législatures ou par les hauts fonctionnaires. Au contraire, il souligne que la politique publique est en grande partie façonnée dans les bureaux bondés et les interactions quotidiennes des travailleurs de première ligne. Cette idée remet en question la vision traditionnelle de la formulation des politiques publiques, qui suppose généralement que les décisions prises par les législateurs et les administrateurs de haut niveau sont directement traduites en action sur le terrain. Au lieu de cela, Lipsky souligne l'importance de reconnaître l'autonomie et le pouvoir discrétionnaire des bureaucrates de terrain, qui jouent un rôle actif et décisif dans la mise en œuvre des politiques. La reconnaissance de ce phénomène a des implications importantes pour la conception et la mise en œuvre des politiques publiques. Cela implique que les décideurs doivent non seulement prendre en compte les intentions et les objectifs de la politique, mais aussi la manière dont ils seront interprétés et mis en œuvre par les acteurs de terrain. Cette perspective souligne l'importance d'impliquer ces acteurs dès le début du processus de formulation des politiques et de mettre en place des mécanismes pour recueillir leurs retours et adapter la politique en conséquence.

Les interactions entre les bureaucrates de terrain et les citoyens sont au cœur de la mise en œuvre effective des politiques publiques. Ces interactions sont le moment où les politiques publiques sont interprétées, appliquées et ajustées en fonction des situations individuelles. Ces bureaucrates de terrain ont non seulement un contact direct avec les citoyens, mais ils ont aussi une compréhension détaillée et nuancée des contextes locaux et des problèmes spécifiques que les politiques publiques visent à résoudre. Ils sont souvent en mesure de voir les effets des politiques publiques sur le terrain et de comprendre comment elles peuvent être adaptées pour mieux répondre aux besoins des citoyens. Les interactions entre les bureaucrates de terrain et les citoyens peuvent également avoir un impact significatif sur la perception qu'ont les citoyens des politiques publiques et de l'administration publique en général. Leur attitude, leur comportement et la manière dont ils appliquent les politiques publiques peuvent influencer la confiance des citoyens dans les institutions publiques et leur volonté de se conformer aux politiques publiques. En fin de compte, si nous voulons comprendre comment les politiques publiques sont réellement mises en œuvre et comment elles pourraient être améliorées, il est crucial de se concentrer sur ces interactions au niveau de la rue. Cela nécessite une approche plus décentralisée et participative de la politique publique, qui prend en compte le rôle actif que jouent les bureaucrates de terrain dans la mise en œuvre des politiques.

Les bureaucrates de terrain, ou "street-level bureaucrats", jouent un rôle crucial dans la mise en œuvre des politiques publiques. Leurs actions, leurs décisions, les routines et les stratégies qu'ils mettent en place peuvent avoir un impact significatif sur la façon dont les politiques sont appliquées et interprétées. Par exemple, un travailleur social qui interprète et applique les directives relatives à l'aide sociale va influencer directement la manière dont ces aides sont distribuées, à qui elles sont attribuées, et comment elles sont perçues par les bénéficiaires. De la même façon, un enseignant va décider de la meilleure manière d'appliquer un programme scolaire et son interprétation et son application vont directement affecter les expériences éducatives des élèves. Par conséquent, ces bureaucrates de terrain sont en fait des acteurs essentiels de la politique publique. Ils sont ceux qui "font" réellement la politique sur le terrain. Leur rôle va donc bien au-delà de la simple exécution des politiques telles qu'elles ont été conçues par les décideurs à un niveau supérieur. Ils sont des agents actifs dans le processus de mise en œuvre, façonnant et influençant la politique à travers leurs interactions quotidiennes avec les citoyens. Cette perspective souligne l'importance de considérer les acteurs de terrain lors de la conception et de l'évaluation des politiques publiques. Il est essentiel de comprendre leurs perspectives, leurs défis et leurs stratégies pour mettre en œuvre efficacement les politiques publiques.

Cas d'application d'une réforme de la politique sociale en Californie (Référence : étude Meyer et al., 1998)

Cette réforme de la politique sociale en Californie visait à favoriser le "workfare" plutôt que le "welfare", c'est-à-dire à encourager les bénéficiaires de l'aide sociale à retourner sur le marché du travail plutôt qu'à rester dépendants de l'aide gouvernementale. Dans ce contexte, les travailleurs sociaux ont joué un rôle essentiel dans la mise en œuvre de cette réforme. En tant que bureaucrates de terrain, ils étaient en première ligne pour interagir avec les bénéficiaires de l'aide sociale, leur expliquer les nouvelles exigences de la réforme, les aider à naviguer dans le processus de recherche d'emploi et les soutenir tout au long de cette transition. Cependant, les travailleurs sociaux ont également eu une marge de manœuvre dans l'interprétation et l'application de cette réforme. Ils ont dû prendre des décisions discrétionnaires en fonction de leur évaluation de la situation de chaque bénéficiaire, de leurs capacités et de leurs besoins. Ils ont également dû faire face à des défis et des dilemmes, comme la difficulté de réconcilier les objectifs de la réforme avec les réalités du marché du travail et les circonstances individuelles de chaque bénéficiaire. Cette étude met donc en évidence l'importance des bureaucrates de terrain dans la mise en œuvre des politiques publiques et illustre également les défis qu'ils peuvent rencontrer lorsqu'ils sont confrontés à des réformes qui nécessitent un changement significatif dans la manière dont les services sont fournis.

La promotion de l'État social actif repose sur l'idée que l'aide sociale n'est pas simplement une prestation passive fournie par l'État, mais qu'elle doit aussi encourager et faciliter la réintégration active des bénéficiaires dans la société, et en particulier sur le marché du travail. Cette approche souligne l'importance de la responsabilité individuelle et de la participation active des bénéficiaires dans leur processus de réintégration. Dans le cadre de cette réforme en Californie, par exemple, les bénéficiaires de l'aide sociale étaient encouragés à chercher un emploi, à suivre une formation ou à participer à d'autres activités qui pourraient améliorer leurs chances de trouver un emploi. En échange de cette participation active, ils continuaient de recevoir une aide financière de l'État. Cependant, la mise en œuvre réussie de cette approche dépend largement des bureaucrates de terrain, tels que les travailleurs sociaux, qui sont chargés d'accompagner les bénéficiaires dans ce processus, de surveiller leur progrès et de les aider à surmonter les obstacles qu'ils peuvent rencontrer.

Les bureaucrates de terrain, ceux qui travaillent directement avec les bénéficiaires, sont souvent les premiers et les plus importants interprètes des politiques. Leur compréhension, leur interprétation et leur application des règles peuvent avoir un impact significatif sur la manière dont une politique est mise en œuvre en pratique. Dans le cas de la réforme de la politique sociale en Californie, ces bureaucrates de terrain étaient les travailleurs sociaux travaillant dans des agences sociales décentralisées. Pour que la réforme soit un succès, il était essentiel que ces travailleurs sociaux comprennent pleinement l'intention de la politique, la manière dont elle devrait être mise en œuvre et le rôle qu'ils joueraient dans ce processus. C'est pourquoi un programme de formation détaillé a été mis en place pour ces travailleurs sociaux. Ce programme visait non seulement à leur fournir les connaissances nécessaires pour comprendre et mettre en œuvre la réforme, mais aussi à les sensibiliser à l'importance de leur rôle et à les motiver à travailler de manière proactive pour aider les bénéficiaires de l'aide sociale à réintégrer le marché du travail. Cet exemple illustre clairement l'importance du rôle des bureaucrates de terrain dans la mise en œuvre des politiques publiques et montre comment des efforts ciblés pour les former et les soutenir peuvent contribuer au succès d'une réforme.

L'utilisation d'approches ethnographiques, comme l'observation directe des interactions entre les bureaucrates de terrain et les bénéficiaires de l'aide sociale, permet aux chercheurs d'obtenir une vue détaillée de la façon dont la politique est appliquée sur le terrain. Cela inclut non seulement la façon dont les bureaucrates de terrain interprètent et appliquent les règles, mais aussi comment ils interagissent avec les bénéficiaires, comment ils gèrent les situations difficiles ou ambiguës, et quels facteurs influencent leur comportement. Les chercheurs peuvent alors utiliser ces informations pour identifier les éventuels problèmes ou obstacles à la mise en œuvre efficace de la politique, et pour formuler des recommandations sur la façon dont ces problèmes pourraient être résolus. De plus, le fait d'effectuer des entretiens avec les bureaucrates de terrain après les observations peut également être très utile. Ces entretiens peuvent aider à clarifier et à approfondir les observations faites, et peuvent fournir une occasion de discuter des problèmes ou des préoccupations que les bureaucrates de terrain pourraient avoir. Ils peuvent également aider à comprendre les motivations, les attitudes et les perceptions des bureaucrates de terrain, qui peuvent toutes avoir un impact sur la manière dont ils mettent en œuvre la politique.

La déception fut grande lorsqu'ils ont réalisé, au fil de leurs observations, que les bureaucrates de terrain n'avaient jamais fait référence au principe central de la réforme, à savoir "il est toujours bénéfique de travailler". En dépit des efforts consacrés à la formation et à la sensibilisation de ces acteurs clés, la réforme semblait n'avoir eu aucun impact réel. Il semblait que malgré tous les efforts déployés, rien n'avait véritablement changé sur le terrain.

C'est une déception courante lors de la mise en œuvre de politiques publiques. Même avec une formation et une sensibilisation adéquates, il peut être difficile de changer les comportements et les routines bien ancrés des bureaucrates de terrain. C'est d'autant plus le cas lorsque les nouvelles directives ou politiques exigent un changement majeur dans la façon dont les choses sont faites.

Il y a plusieurs raisons possibles à ce phénomène :

  1. Résistance au changement : Comme pour toute organisation ou individu, il peut y avoir une résistance naturelle au changement. Les bureaucrates de terrain peuvent se sentir plus à l'aise avec les méthodes et les procédures existantes et peuvent être réticents à changer leurs habitudes de travail.
  2. Manque de compréhension ou de soutien : Malgré la formation, les bureaucrates de terrain peuvent ne pas comprendre pleinement la nouvelle politique ou ne pas être convaincus de ses avantages. Ils peuvent également manquer de soutien ou de ressources pour mettre en œuvre le changement.
  3. Conflits de valeurs ou de priorités : Les bureaucrates de terrain peuvent ne pas être d'accord avec les principes ou les objectifs de la nouvelle politique. Par exemple, dans le cas de la réforme en Californie, ils peuvent estimer que les bénéficiaires de l'aide sociale ont besoin de plus de soutien et de compréhension, plutôt que d'être poussés à travailler.
  4. Charge de travail et stress : La mise en œuvre d'une nouvelle politique peut entraîner une augmentation de la charge de travail et du stress pour les bureaucrates de terrain, ce qui peut les dissuader de l'adopter.

Cet exemple souligne l'importance de la coopération de tous les acteurs dans la mise en œuvre d'une politique publique, y compris les acteurs considérés comme étant au bas de l'échelle hiérarchique. Prenons l'exemple d'une politique d'éducation : sa réussite dépend grandement de l'engagement des acteurs de terrain tels que les enseignants. Si ces derniers résistent ou s'opposent à la mise en œuvre d'une réforme, ils ont le pouvoir de bloquer son application, et ce, malgré les décisions prises en amont au niveau du parlement ou de l'administration supérieure. C'est donc dire que la réussite d'une politique publique peut être compromise si les bureaucrates de terrain n'adhèrent pas à sa vision et à ses objectifs.

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Referenzen

  1. Derthick, M. (1974). Implementation: How Great Expectations in Washington are Dashed in Oakland; Or, Why It's Amazing that Federal Programs Work at All, This Being a Saga of the Economic Development Administration as Told by Two Sympathetic Observers Who Seek to Build Morals on a Foundation of Ruined Hopes. By Jeffrey L. Pressman and Aaron Wildavsky (Berkeley: University of California Press, 1973. Pp. xviii, 182. $7.50.). American Political Science Review, 68(3), 1336-1337. doi:10.2307/1959201
  2. LIPSKY, MICHAEL. Street Level Bureaucracy: Dilemmas of the Individual in Public Services. Russell Sage Foundation, 1980. JSTOR, http://www.jstor.org/stable/10.7758/9781610447713.