« Interactionnisme et Constructivisme » : différence entre les versions

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·      Constructivisme   
*'''Constructivisme'''  
Le constructivisme se développe dans les années1960-1970 dans les domaines de lasociologie, la philosophie et l’anthropologie mais aussi de la linguistique. Un des auteurs de la linguistiqueva être Jean Piaget à Genève qui développe une théorie dulangage comme espace construit.
Le constructivisme se développe dans les années1960-1970 dans les domaines de lasociologie, la philosophie et l’anthropologie mais aussi de la linguistique. Un des auteurs de la linguistiqueva être Jean Piaget à Genève qui développe une théorie dulangage comme espace construit.
   
   
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Ces réalités structurent la pensée au même titre que les appréhensionscognitives de chacun. On distingue deux dimensionsimportantes :
Ces réalités structurent la pensée au même titre que les appréhensionscognitives de chacun. On distingue deux dimensionsimportantes :
-        le constructivisme va s’interroger à la dimension comparativedes  réalités construites : si  les sociétésfabriquent de la réalité construite ce qui est intéressantest d’arriver à les comparer et quelles sont les différentes réalités en jeuqui mettent en place des structurations différentes et des conflictualitéspossibles.
**le constructivisme va s’interroger à la dimension comparativedes  réalités construites : si  les sociétésfabriquent de la réalité construite ce qui est intéressantest d’arriver à les comparer et quelles sont les différentes réalités en jeuqui mettent en place des structurations différentes et des conflictualitéspossibles.
-        le grand domaine de l’analyseconstructiviste est les relations internationales parce qu’elles vont pouvoir mettre en valeurdes systèmes territoriaux, spatiaux ou cultures, des réalités construites différentes et donc des conflictualités.  
**le grand domaine de l’analyseconstructiviste est les relations internationales parce qu’elles vont pouvoir mettre en valeurdes systèmes territoriaux, spatiaux ou cultures, des réalités construites différentes et donc des conflictualités.  
   
   
La théorie constructiviste nous amène à penser l’espace commeen sommes des réalités construites les unes par rapport aux autres.
La théorie constructiviste nous amène à penser l’espace commeen sommes des réalités construites les unes par rapport aux autres.

Version du 24 novembre 2012 à 12:10

Nous allons d’abord situer les contextes de production de ces deuxcourants.

  • Interactionnisme

Se développe au début du XXème siècle à l’Université de Chicago. L’École de Chicago est un courant intellectuel qui se développe à Chicago autour des années 1910 – 1920, elle nous plonge dans une question de sociologie qui est une observation de base qui est que la ville de Chicago connait une mutation extraordinairement importante en terme de population. Ce qui se joue à Chicago entre les années 1880 et les années 1920 est le passage d’une ville classique à une métropole. La configuration spatiale est changée tout comme la configuration sociale.

C’est autour de ce problème que vont se mobiliser les sociologues àChicago, des lors ils vont énoncer les premières théories interactionnistes.

Ce qui frappe les sociologues à cette époque est le fait qu’on est dansune agglomération toute nouvelle qui se caractérisepar des phénomènes nouveaux qui sont les questions de migrations en raisons des transformation industrielles de la ville, des difficultés d’insertion sociale et professionnelle ce qui signifie que l’on s’installe d’abordpar une appartenance à une communauté, desdifficultés sociales et culturelles importante avec une ethnicisassions de laville, car la ville est une mosaïque ethnique ou chacune est en conflit plus ou moins ouvert avec l‘ethnie suivante, mais aussi l’apparitiond’une désintégration sociale classique au profit de la naissanced’individus et au titre de la marginalité dont fait partie la criminalité et la délinquance avec la naissance des gangs et de la mafia.

Au fond ils vont être des précurseurs parce qu’ils vont s’interrogersur des phénomènes dont fait partie la déviance sociale : qu’est ce qui fait quedans un espace urbain ou à des individus qui choisissentl’illégalité afin de s’enrichir et prospérer.

C’est le creusé intellectuel de l’École de Chicago et va émerger un mot importantqui est « interaction » : c’est le fait que les individus vont se retrouver dans unesituation sociale beaucoup plus lâche et donc quele champ social, la société, les relations sociales vont se structurer par un principe d’intégration. Cela signifieque nos comportements sont conditionnés par la nature même de l’échange dans lequel nous sommes inscrit, un individun’agit pas seul il agit toujours dans une interaction avec un autre et du coupce qui est fondamental dans la sociologie de l’interaction est de s’interroger sur le comportement desindividus selon cette logique d’interaction, nous sommesdans un système de réactions. Dès lors le système interactionniste va privilégier la question de l’échange soustoutes les formes, il n’y pas de relations humaines sans interactions d’un individu avec un autre.

Le comportement d’un individus détermine les interactions, nous ne sommesjamais isolé dans notre devenir social et dans l’interprétation de son comportementqu’elle soit juste ou fausse. En d’autre termes tout le système social et toujours interactif, il n’est jamaisconstant. Cette question de l’interaction va être au fondement de l’école interactionniste. Trèsvite l’interaction d’un point de vue théorique va critiquer fortement la théoriefonctionnaliste car l’interaction n’est pas purementde la rationalité fonctionnelle, elle est du domaine de l’interaction, de lamise en situation, de la mise en contexte.

Il y a quatre principes dans l’interaction :

    • il faut qu’il y ait des unités qui interagissent les unes vis-à-vis des autres : cela se fait à titre individuel ou collectif
    • il faut de règles qui structurent ces logiques d’interactions : elles peuvent être explicites comme les règles de droit publique ou des règles implicites qui font qu’il y a un phénomène collectif intégratif qui se produit
    • c’est un processus ordonné : parexemple l’étude du rapport à la violence se fait dans un champ d’ordonnancement
    • elle propose la question même de l’échange : nous sommes dans un système d’échanges, c’es tune relation d’interactions


  • Constructivisme

Le constructivisme se développe dans les années1960-1970 dans les domaines de lasociologie, la philosophie et l’anthropologie mais aussi de la linguistique. Un des auteurs de la linguistiqueva être Jean Piaget à Genève qui développe une théorie dulangage comme espace construit.

L’hypothèse de base c’est le fait que toute connaissance possède un caractère construit etconstruisant. La connaissance n’est pas fragmentée, elle participe à laconstruction de la connaissance, dès lorson est dans un processus de construction parce que cela construit c’est construisant c’est à dire que cela vapermettre de construire la réalité.

Dans la théorie constructiviste, la réalité n’est pas ce que l’on observe,elle serait un objet construit par les sciences, lesnormes et les règles. Afin de comprendre la réalité qui est un construit social et normatif, il fautdévelopper un système scientifique de la construction. Pour il faut pouvoir comprendre le système scientifique par lequel laréalité s’est construite. Alors, toute connaissance construit un monde, la réalité dans laquellenous vivons est construite est possède un caractère subjectif.

En d’autre termes la réalité procède en une construction, la seule façon d’accéder àla connaissance est de scientifiquement de travaillersur la construction de la construiront, c’est la construction de deuxième niveau cela signifie que si nous voulons comprendrela réalité construite dans laquelle noussommes il faut développer un appareillage scientifique qui permet comprendre la réalité construite.L’hypothèse fondamentale du constructivisme sous-jacent est qu’au fond toutesociété développe des systèmes de perception du monde. Les sociétés ne développent pasdirectement une réalité mais elle interprète le monde selon des réalitésconstruites.

Les constructivistes disent que la réalité construire se font sur une longue période et font aussiintervenir des acteurs multiples, c’est un ensemble d’acteurs dans une société données qui laconstruise. Ces théories interrogent la société et non pas l’individu.

Ces réalités construites possèdent une dimensionstructurante de la pensée. Si à un moment donné nous sommes dans une réalité construite, lespouvoirs coercitifs de la construction politique forcent à se conformer à réalité construite.

Ces réalités structurent la pensée au même titre que les appréhensionscognitives de chacun. On distingue deux dimensionsimportantes :

    • le constructivisme va s’interroger à la dimension comparativedes réalités construites : si les sociétésfabriquent de la réalité construite ce qui est intéressantest d’arriver à les comparer et quelles sont les différentes réalités en jeuqui mettent en place des structurations différentes et des conflictualitéspossibles.
    • le grand domaine de l’analyseconstructiviste est les relations internationales parce qu’elles vont pouvoir mettre en valeurdes systèmes territoriaux, spatiaux ou cultures, des réalités construites différentes et donc des conflictualités.

La théorie constructiviste nous amène à penser l’espace commeen sommes des réalités construites les unes par rapport aux autres.

Rappelons que la théorie interactionniste critique le fonctionnalisme car onne raisonnant que par fonction, on évacue la question de l’individu puisque l’interactionnisme met en place fondamentalement les interactionsdes individus dans des systèmes sociaux et politiques.

La théorie constructive va d’abord être critique dustructuralisme parce qu’en considèrent quec’est une vision très figée de la perception du développement des sociétés, le constructivisme va dire qu’on oublie lesquestions d’agencement de la réalité, mais elle va aussi critiquer le systémisme car elle est beaucoup plus dans l’analyse singulièrede cas spécifiques. Dansles relations internationales on va analyser dans le cadre du constructivisme certaine situations spécifiques. On est véritablementdans quelque chose qui rompt avec le structuralisme, le fonctionnalisme et le systémisme.

La théorie interactionniste

Aux origines : l’École de Chicago

Erwin Goffman (1922-1982) : la mise en scène de la vie quotidienne

L’interactionnisme symbolique

  • la stratégie de l’évitement

Il va dire que l’espace public favorise la construction de la théorie de l’évitement. La stratégie d’évitement est quand on sent la menace ; la menace peut être aussi complètement de l’ordre de la représentation qui renvoi à la réalités construite.Cependant il existe aussi de nombreuses autres stratégies d’évitements.

Ce que l’on observe dans le champ sociologique et qui est important dans le champ politique est que le principe d’interaction est aussi dans le champ du politique qui fonctionne aussi par de l’interaction.

La pensée interactionniste est intéressante parce qu’ellemontre que sur le plan politique on est bien dans un domaine ou des situationsse négocies. Cela veut dire que quand on va travailler d’un point de vueinteractionniste sur le champ du politique on va travailler sur un espace de débat et passur quelque chose de clos.

  • le rite d’interaction

Tous les individus suivent des rites d’interaction ; il va donner trois situationsqui mettent à mal le rituel interactif. Souvent l’interaction est ritualisé, elle ne le relève pas de spontanéité.

Goffman identifie des rites de rupture avec l’autorité classique qui dérègle l’ordre rituel :
- l’offense et la réparation : on peutéchapper à l’interaction à cause d’une violence ou d’une force importante
- la profanation : refus des règles d’interaction qui dépasse le rituel
- l’anormalité : ce sont des symptômes qui mettent à mal les règles d’interactions, c’est une rupture de l’intégration ritualisé

La théorie constructiviste

Aux origines : l’épistémologie Alfred Schutz (1899-1959)

La philosophie du langage de John Searle

Peter Berger et Thomas Luckman : « la construction sociale de la réalité »

Le constructivisme dans la théorie des relations internationales