« Interactionnisme et Constructivisme » : différence entre les versions
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Cette théorie va concevoir que le champ des relatons internationales ce n’est un champétablie mais enconstructionpermanente, dans ce cadre la théorie constructivismenous ramène du côté d’un processusenaction, c’est-à-dire que ce que nous allons analyser à un instant donnédécritle champ de des relations internationales comme un domaine en mouvement. En d’autrestermesla théorie constructiviste nous décrit le champ des relationsinternationales comme un domaine en perpétuelmouvement selon les stratégiesinteractionnistes. | |||
Dès lors il faut comprendre les mobilités et les stratégies. Dans un champinteractionnisteles stratégies peuvent évoluer. | |||
L’hypothèse constructiviste va être de dire que l’enjeufondamental dépend de plusieurs niveaux: | |||
- rôle des acteurs : ils interprètent des situations. Dès lors on est dans un champ d’interactionsquiprocèdetoujours de la constructionsociale de laréalité, c’est une construction. Ily a des situations qui évoluent par le rôledes acteurs dans des temps données et selon lescirconstances. Il faut d’abordcomprendre le rôle, le les règlements les valeurs, les idéologies dans le domaine des relations internationales en sachant que ce n’est pas nécessairementsuffisantparcequ’on peut avoir des idéologiesopposées. | |||
- Il fut comprendre sur quels modes on fabrique ces réalités sociales. | |||
- comprendre le champ des interactions qui existent dans le domaine des relationsinternationales parce qu’il explique les stratégies au niveau planétaire. | |||
Le constructivisme est intéressant parce qu’il nousmet dans un ensemble de considérations, de continuité de mouvements continues dans le champ des relationsinternationales. Il va s’opposer au fonctionnalise dans le champ des relationsinternationales, on nepeut pas simplementmais aussi en terme d’interactionsqui peuvent êtreidéologiquede longue durée maisil peut y avoir des interactions de circonstances par rapport à un problèmedonnée. Mais aussicritiquele systémisme qui est une approche qui va se développeràla fin des années 1980au moment de la fin de la guerre froidedès lors qu’on en peut plus comprendrelechampcomposite du multilatéralisme. On peutse demandercomment comprendrela complexité du champ des relations internationales si ce n’est justement enrevenant sur la question de l’interaction des acteurs dans le domaine des relationsinternationales. | |||
Au fond il abandonne les grands récitspré-structurés afin d’interrogerune réalité sociale d’acteurs. C’est unecritique d’unethéorie classique des relationsinternationalespourrevenir sur la complexité du champ des relations internationales en mettant aussi en crise desconcepts tel que le concept de l’anarchie. En faitil n’y a jamais d’anarchie, elle est elle-même une construction. Cela signifieque dans un État ensituation d’anarchie il faut réfléchirà comment s‘est construitecette situation. | |||
Dans le champ des relations internationales il y a des acteursnationauxmaisqui ne peuvent pas exister en tant que tel s’ilsne sont pas en interactions.Nous sommes dans un monde de coaction ou decopartage d’action nationale qui autorise la compréhension de la complexitédu champ des relations internationales. Si on prend la question des acteurs, on prend aussi la question desrapports de force. | |||
L’anarchieselon lathéorieconstructivisten’est pasun étatantérieurprésocial, c’est quelque chose quiest quelque chose qui est aussi une résultanteet du coup l’anarchie dans lesrelations internationales résulte elle aussi d’un processus. | |||
Dans le champ des relationsinternationales les théoriesconstructivistesapparaissent: ilsvontpenser la réalité des structures et des conflits etaussi penser l’intersubjectivitéc’est-à-dire que c’est le fait que nous sommes dans la représentationet comment certain pays peuvent se permettre de caractériser un autre au nomdel’interprétation de son propredéveloppement. | |||
Les constructivistesprône queleprincipe généralau niveau mondial est la souveraineté des États mais qui est enréalité subjective c’est-à-dire fonctionde ce que les acteurs reconnaissent. Il y a des règlesexplicitesmais aussi implicites qui doivent êtreacceptées comme dansl’interaction et si ces règles ne sont pas acceptées alorsil peut y avoir des formes de réactivités spécifiques dans le champ des relations internationales. | |||
Surtout c’est l’analysedu processus de construction des identités sociales et des acteurs de la politique moderne et ensuite comment en fonction de ces règles et de ces énormescomment les acteursetles agents interagissent et s’influence réciproquement ou se combattent. | |||
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Version du 10 janvier 2013 à 13:23
Nous allons d’abord situer les contextes de production de ces deuxcourants.
- Interactionnisme
Se développe au début du XXème siècle à l’Université de Chicago. L’École de Chicago est un courant intellectuel qui se développe à Chicago autour des années 1910 – 1920, elle nous plonge dans une question de sociologie qui est une observation de base qui est que la ville de Chicago connait une mutation extraordinairement importante en terme de population. Ce qui se joue à Chicago entre les années 1880 et les années 1920 est le passage d’une ville classique à une métropole. La configuration spatiale est changée tout comme la configuration sociale.
C’est autour de ce problème que vont se mobiliser les sociologues àChicago, des lors ils vont énoncer les premières théories interactionnistes.
Ce qui frappe les sociologues à cette époque est le fait qu’on est dansune agglomération toute nouvelle qui se caractérisepar des phénomènes nouveaux qui sont les questions de migrations en raisons des transformation industrielles de la ville, des difficultés d’insertion sociale et professionnelle ce qui signifie que l’on s’installe d’abordpar une appartenance à une communauté, desdifficultés sociales et culturelles importante avec une ethnicisassions de laville, car la ville est une mosaïque ethnique ou chacune est en conflit plus ou moins ouvert avec l‘ethnie suivante, mais aussi l’apparitiond’une désintégration sociale classique au profit de la naissanced’individus et au titre de la marginalité dont fait partie la criminalité et la délinquance avec la naissance des gangs et de la mafia.
Au fond ils vont être des précurseurs parce qu’ils vont s’interrogersur des phénomènes dont fait partie la déviance sociale : qu’est ce qui fait quedans un espace urbain ou à des individus qui choisissentl’illégalité afin de s’enrichir et prospérer.
C’est le creusé intellectuel de l’École de Chicago et va émerger un mot importantqui est « interaction » : c’est le fait que les individus vont se retrouver dans unesituation sociale beaucoup plus lâche et donc quele champ social, la société, les relations sociales vont se structurer par un principe d’intégration. Cela signifieque nos comportements sont conditionnés par la nature même de l’échange dans lequel nous sommes inscrit, un individun’agit pas seul il agit toujours dans une interaction avec un autre et du coupce qui est fondamental dans la sociologie de l’interaction est de s’interroger sur le comportement desindividus selon cette logique d’interaction, nous sommesdans un système de réactions. Dès lors le système interactionniste va privilégier la question de l’échange soustoutes les formes, il n’y pas de relations humaines sans interactions d’un individu avec un autre.
Le comportement d’un individus détermine les interactions, nous ne sommesjamais isolé dans notre devenir social et dans l’interprétation de son comportementqu’elle soit juste ou fausse. En d’autre termes tout le système social et toujours interactif, il n’est jamaisconstant. Cette question de l’interaction va être au fondement de l’école interactionniste. Trèsvite l’interaction d’un point de vue théorique va critiquer fortement la théoriefonctionnaliste car l’interaction n’est pas purementde la rationalité fonctionnelle, elle est du domaine de l’interaction, de lamise en situation, de la mise en contexte.
Il y a quatre principes dans l’interaction :
- il faut qu’il y ait des unités qui interagissent les unes vis-à-vis des autres : cela se fait à titre individuel ou collectif
- il faut de règles qui structurent ces logiques d’interactions : elles peuvent être explicites comme les règles de droit publique ou des règles implicites qui font qu’il y a un phénomène collectif intégratif qui se produit
- c’est un processus ordonné : par exemple l’étude du rapport à la violence se fait dans un champ d’ordonnancement
- elle propose la question même de l’échange : nous sommes dans un système d’échanges, c’es tune relation d’interactions
- Constructivisme
Le constructivisme se développe dans les années1960-1970 dans les domaines de lasociologie, la philosophie et l’anthropologie mais aussi de la linguistique. Un des auteurs de la linguistiqueva être Jean Piaget à Genève qui développe une théorie dulangage comme espace construit.
L’hypothèse de base c’est le fait que toute connaissance possède un caractère construit etconstruisant. La connaissance n’est pas fragmentée, elle participe à laconstruction de la connaissance, dès lorson est dans un processus de construction parce que cela construit c’est construisant c’est à dire que cela vapermettre de construire la réalité.
Dans la théorie constructiviste, la réalité n’est pas ce que l’on observe,elle serait un objet construit par les sciences, lesnormes et les règles. Afin de comprendre la réalité qui est un construit social et normatif, il fautdévelopper un système scientifique de la construction. Pour il faut pouvoir comprendre le système scientifique par lequel laréalité s’est construite. Alors, toute connaissance construit un monde, la réalité dans laquellenous vivons est construite est possède un caractère subjectif.
En d’autre termes la réalité procède en une construction, la seule façon d’accéder àla connaissance est de scientifiquement de travaillersur la construction de la construiront, c’est la construction de deuxième niveau cela signifie que si nous voulons comprendrela réalité construite dans laquelle noussommes il faut développer un appareillage scientifique qui permet comprendre la réalité construite.L’hypothèse fondamentale du constructivisme sous-jacent est qu’au fond toutesociété développe des systèmes de perception du monde. Les sociétés ne développent pasdirectement une réalité mais elle interprète le monde selon des réalitésconstruites.
Les constructivistes disent que la réalité construire se font sur une longue période et font aussiintervenir des acteurs multiples, c’est un ensemble d’acteurs dans une société données qui laconstruise. Ces théories interrogent la société et non pas l’individu.
Ces réalités construites possèdent une dimensionstructurante de la pensée. Si à un moment donné nous sommes dans une réalité construite, lespouvoirs coercitifs de la construction politique forcent à se conformer à réalité construite.
Ces réalités structurent la pensée au même titre que les appréhensionscognitives de chacun. On distingue deux dimensionsimportantes :
- le constructivisme va s’interroger à la dimension comparativedes réalités construites : si les sociétésfabriquent de la réalité construite ce qui est intéressantest d’arriver à les comparer et quelles sont les différentes réalités en jeuqui mettent en place des structurations différentes et des conflictualitéspossibles.
- le grand domaine de l’analyseconstructiviste est les relations internationales parce qu’elles vont pouvoir mettre en valeurdes systèmes territoriaux, spatiaux ou cultures, des réalités construites différentes et donc des conflictualités.
La théorie constructiviste nous amène à penser l’espace commeen sommes des réalités construites les unes par rapport aux autres.
Rappelons que la théorie interactionniste critique le fonctionnalisme car onne raisonnant que par fonction, on évacue la question de l’individu puisque l’interactionnisme met en place fondamentalement les interactionsdes individus dans des systèmes sociaux et politiques.
La théorie constructive va d’abord être critique dustructuralisme parce qu’en considèrent quec’est une vision très figée de la perception du développement des sociétés, le constructivisme va dire qu’on oublie lesquestions d’agencement de la réalité, mais elle va aussi critiquer le systémisme car elle est beaucoup plus dans l’analyse singulièrede cas spécifiques. Dansles relations internationales on va analyser dans le cadre du constructivisme certaine situations spécifiques. On est véritablementdans quelque chose qui rompt avec le structuralisme, le fonctionnalisme et le systémisme.
La théorie interactionniste
Aux origines : l’École de Chicago
Au début du XXème siècle Chicago passe de la ville à la métropole : - afflux massif d’immigrants étrangers - conflits raciaux, ghettos, misère, prostitution, délinquance juvénile - violentes émeutes raciales
C’est une sociologie très nouvelles parce que nous n’avions pas au débutdu XXème une sociologie de la déviance qui été située du côté des juristeset de la répression. Au fond la nouveauté est de s’interroger sur des configurationssociales et de marginalité qui vontrévolutionner le champ de la connaissance en sociologie notamment par le fait que l’onva se rendre compte qu’il y a des rationalités qui passent aussi par laquestion interactionniste.
C’est une tentative de comprendre et régler les problèmes sociauxà partirde la vie des populations déracinées.
Les thèmes majeurs - les minorités raciales et ethniques - l’homme marginal - la ville - la déviance - crime et délinquance
L’étude des minorités montre que les systèmesd’interactions sont très forts parce que cesont des systèmes de défense et de protection.
La sociologie de l’École de Chicagova étudier toutes ces questions est montre qu’il y a dessystèmesd’action, de solidarité dans des logiques interactionnelles et qui sont de véritables modesde fonctionnements collectifs.
Mots clefs del’interactionnisme
- socialisation : ensemble des mécanismes par lesquelles les individus font l’apprentissagedes rapports sociaux entre les hommes
- interactionnisme symbolique : l’idée que les individus ne subissentpas les faits sociaux, mais qu’ils les produisent par leur interaction. C’estune interprétation très dynamique, les individus sont acteurs du champ social mais ne sont pas nécessairement soumis auchamp social, ils le produisent eux-mêmes par leur interaction.
- observation participante : l’enquêteur à s’impliquer dans legroupe qu’il étudie.
- darwinisme social : le darwinisme se base sur la théorie de lasélection naturelle de Darwin pour décrire le comportement desindividus en société
- fonctionnalisme : théorie qui considère le système social comme une totalité unifiée dont tous leséléments sont nécessaires à son bon fonctionnement
- ethnométhodologie : démarche sociologique centrant son intérêt sur le savoir et les capacitésde chacun des membres de la société
- écologie urbaine : Les sociologues tentent d’expliquer la perpétuelle recomposition àlaquelle est soumise la ville de Chicago
- désorganisation : déclin de l’influence des valeurs collectives sur l’individu ; conséquence dechangement rapides dans l’environnement économique
Erwin Goffman (1922-1982) : la mise en scène de la vie quotidienne
Goffman va publier tout un travailtrèsimportant après avoir étudié la sociologie à Toronto et à l’Université de Chicago mais qui a aussi enseigné àBerkeley et àPhiladelphie. Il va travailler sur la questiondela maladie et des phénomènes sociaux ainsi que sur l’hôpitalpsychiatrique afin d’étudierl’interactionnisme qui se construit soit d’un côté avec la puissance médicale soit avec les autres malades. Son hypothèsesestpublié dans son ouvrage La mise en scène de la vie quotidienneest que tout individu est un comédien, nous sommes tous des comédiensqui sont des acteursde comédies et en représentation théâtrale, à chaqueinstant nous devons exposer notre personnage à travers un cérémoniel et avec des techniques de représentations.
Le constructivisme selon Goffman est que nous nous mettons tousdans des positions de construction en tant qu’être subjectif et entant qu’être social. Lui-même va reprendre la questionde la réalité en disantque touteréalité possède deux sens : - les représentations de la réalité : on se représentela réalité - la réalité des représentations : à partir du moment où on fabrique un domainecollectif de représentation, cesreprésentionsacquièrent une réalité active.On a fabriqué des représentationsde la réalité qui finalement deviennentacceptées. Cela signifie qu’en tantqu’individu nous travaillons avec des représentations
· Il s’interroge sur l’importance de l’espace public - l’espace public et une scène de théâtre. - L’individu y est conçu comme un comédien accomplissant des actes dereprésentations théâtrales devant son public - Le rôle du spectateur est étendu à toute personne dans une activitéquotidienne
· Il y existe trois aptitudes dans lesquelles se joue la réalité
- coopération
- l’engagement
- absorption
L’espace publicsignifie que nous sommesà la fois spectateur et acteurs : à lafois nous les fabriquons et à la fois elles sont inscrites dans des réalitésconstruites. Il a des interactions qui vontêtre de l’ordre culturel.
Selon Goffman ces systèmes d’interactions s’investisses par : - la parole : elle estfondamentale dans l’interaction - le corps c’est dire dans les mouvements du corps et sa capacité d’adaptation, noussommes dans un champ d’interactions, de gestualité du corps et du langage qui permettent de définir des pluralitésdesituations dans lesquelles on fabriquecollectivement des dispositifs de reconnaissance,d’action et de développement
L’interactionnisme symbolique
- la stratégie de l’évitement
Il va dire que l’espace public favorise la construction de la théorie de l’évitement. La stratégie d’évitement est quand on sent la menace ; la menace peut être aussi complètement de l’ordre de la représentation qui renvoi à la réalités construite.Cependant il existe aussi de nombreuses autres stratégies d’évitements.
Ce que l’on observe dans le champ sociologique et qui est important dans le champ politique est que le principe d’interaction est aussi dans le champ du politique qui fonctionne aussi par de l’interaction.
La pensée interactionniste est intéressante parce qu’ellemontre que sur le plan politique on est bien dans un domaine ou des situationsse négocies. Cela veut dire que quand on va travailler d’un point de vueinteractionniste sur le champ du politique on va travailler sur un espace de débat et passur quelque chose de clos.
- le rite d’interaction
Tous les individus suivent des rites d’interaction ; il va donner trois situationsqui mettent à mal le rituel interactif. Souvent l’interaction est ritualisé, elle ne le relève pas de spontanéité.
Goffman identifie des rites de rupture avec l’autorité classique qui dérègle l’ordre rituel :
- l’offense et la réparation : on peutéchapper à l’interaction à cause d’une violence ou d’une force importante
- la profanation : refus des règles d’interaction qui dépasse le rituel
- l’anormalité : ce sont des symptômes qui mettent à mal les règles d’interactions, c’est une rupture de l’intégration ritualisé
La théorie constructiviste
Aux origines : l’épistémologie Alfred Schutz (1899-1959)
Une des origines et l’épistémologie qui est la science du langage. Schultz est un philosophe et sociologuequi a fui le nazisme en se réfugiant aux États-Unis. Dans la lignée de Goffman il va s’interroger sur laconstruction scientifique de la réalité construite, en d’autres termes il va s’interroger sur ce qu’est un objet de pensée.
Dans les sciences un objet pensé est un objet construit ; au fond lorsque l’on veut saisirune réalitésociale on va fabriquer un objetconstruit. Afin d’observer un phénomène nouveau il va falloir construire undispositif scientifique afin de l’analyser. La scienceest un objet construit qui a pour fonction d’essayer de comprendre une réalitésociale elle-même construire : lesobjets de pensées construitpar le chercheur en science-socialedoivent être fondés sur desobjets construit ce qui signifie que toute démarchescientifique est construite.
La grande question va être d’analyser la réalité qui est elle-même est uneconstruction. Pour Schultz l’objet de la science et la construction de second degré. On estdans un double logique constructiviste et ensuite cette objet de science-socialea pour seul objet decomprendre la réalité construite tel qu’elle se donne àcomprendre et non pas tel qu’elle se donne à voir.Là aussi il y a un écartimportant entre ce que l’on voit qui est de l’ordre du subjectifet ce quiest en réalité construit mais avant tout il faut élaborer des outilsscientifiques constructiviste.
Cela montre qu’on est dans une réflexionphilosophiqueetépistémologiquedes rapports entre nos capacitésà construire des modes d’analyseetla capacitéàcomprendre le construit de la société dans laquellenous sommes
La philosophie du langage de John Searle
C’est un philosophe américain qui va travailler sur la question du langage et va publier en 1995The construction of socialreality. Il va partir de l’hypothèse que tout comme Piaget que le langage est une construction, il estfondamental parce qu’il permet de dialoguer. Le langageest une constructiondans la mesure où c’est grâce au fait qu’on l’a acquis,qu’on peut échanger,discuter etnégocier.
D’autre part le langage participe à sa façonde laconstruction sociale de la réalité.Lelangage n’est pas simplement un cadre d’échange mais c’est un outilde constructionde la réalité.
L’étymologie en dit beaucoup sur la capacitéquel’on adepouvoir l’utiliser en tant qu’objet scientifique etqui en raconte beaucoup sur ses faiblesseset ses forces conceptuelles. En travaillant sur le langage on travaille sur un objet fortqui permet de comprendre la construction d’un énoncé et du coup la conceptionde la réalité.
Non seulement le langage permet de secomprendre mais il participe à la construction sociale de la réalité.
Peter Berger et Thomas Luckman : « la construction sociale de la réalité »
Pour Berger et Luckmanle langage reste fondamental, la réalité est un construit social et l’objet des sciences-sociales peut comprendre la réalité par le langage. Si on a compris comment s’est fabriquée cetteréalité dès lors nous avons des moyens de comprendre le monde dans lequel nousvivons et de comprendre le poids des normes et des institutions dans lafabrication de cette réalité.
· Comment la réalité se construit-elle ? Les postulats : - le fondement de la connaissance de la vie quotidienne est le langage - la société comme réalité objective soumet l’individu au pouvoir - la société comme réalité subjective est l’identification à l’autre
Du point du vue de la science-politique toute société doit soumettre l’individu aupouvoir : noussommes tous soumis au pouvoir et à la construction sociale de la réalitéqui n’est pas extérieur à nous mais nous allons y participer par laquestion du pouvoir.
Le pouvoir est la construction de règleset de normes qui sont en fait descomportements ; au fond une société ou un État fonctionnenten réalité à partir de la construction desnormes qui font fonctionner la réalitésociale construire. En d’autrestermesc’est une réalité socialeconstruite.
Ensuite l’enjeu de la société doit coller à la réalité socialeconstruite. Dès lors le pouvoir est le faite qu’il va falloir faire coller lesindividus à cette réalité socialeconstruite. Le pouvoir va avoir une dimension ou l’institution derassemblement par rapport à un idéalde réalité socialeconstruite. Celui qui rompt la réalitésociale construite peut êtrecondamné à mortcomme ce fut le cas de Galilée. · Comment la réalitése traduit-elle au quotidien ? Cela signifie que chezBerger et Luckmanles sociétés, tout comme le langage, sont fondées sur desstocks qui permettent de définir et d’adapter le comportement dans la vie quotidienne. On va avoir deux phénomènesimportants tracés qui vont être :
- processusd’institutionnalisation : toute société doit canaliser le comportementdes individusdans un ordre social. On va institutionnaliserlesrapports de l’individu vis-à-vis de la société 1) se créée par l’accoutumance 2) se crééepar la division des tâches 3) l’habitude : répétition 4) la transmission : les valeurs, lesmodes de pensée vont être transmis comme un héritageàceux qui viennentderrière nous et doivent adopter les mêmes comportementsdecette réalité sociale construite.Le concept de transmission devient un concept fondamental àtoute société car si elle ne transmet plus elle ne peut plus transmettre la réalitésociale construite et ne peut plus transmettreses modes de représentations,de gouvernements, d’actions etd’efficacités
Le monde socialne peut pas être séparé de l’activité humaine et de la question de la gouvernementalité. Ils vont décrire un monde socialcomme un monde d’institutionnalisation et d’intégrationsédimentépar lelangage et les traditions qui sont de lalégitimation.
Dans toutes les sociétés il y a du symbolique notamment au niveau du gouvernement et dupouvoir, c’est une manifestation d’une continuité qui est du côté de la construction de la réalité sociale.
- processus de légitimation : créer un processus pour légitimer, il est nécessairede rester dans l’univers dusymbole afin de légitimer en permanencela fonction collective d’intégration des individus face à cette réalité socialeconstruite. Nous sommes dans un processus de légitimation permanent de ce qu’il faut faire et qui pose àtous des interdits. 1) créé de la légitimé 2) créé de l’acceptation de tous On voit que ce processus a pour objet de faire accepter par l’ensembledes éléments de la société cette réalité socialeconstruite
Le constructivisme dans la théorie des relations internationales
Cette théorie va concevoir que le champ des relatons internationales ce n’est un champétablie mais enconstructionpermanente, dans ce cadre la théorie constructivismenous ramène du côté d’un processusenaction, c’est-à-dire que ce que nous allons analyser à un instant donnédécritle champ de des relations internationales comme un domaine en mouvement. En d’autrestermesla théorie constructiviste nous décrit le champ des relationsinternationales comme un domaine en perpétuelmouvement selon les stratégiesinteractionnistes.
Dès lors il faut comprendre les mobilités et les stratégies. Dans un champinteractionnisteles stratégies peuvent évoluer.
L’hypothèse constructiviste va être de dire que l’enjeufondamental dépend de plusieurs niveaux: - rôle des acteurs : ils interprètent des situations. Dès lors on est dans un champ d’interactionsquiprocèdetoujours de la constructionsociale de laréalité, c’est une construction. Ily a des situations qui évoluent par le rôledes acteurs dans des temps données et selon lescirconstances. Il faut d’abordcomprendre le rôle, le les règlements les valeurs, les idéologies dans le domaine des relations internationales en sachant que ce n’est pas nécessairementsuffisantparcequ’on peut avoir des idéologiesopposées. - Il fut comprendre sur quels modes on fabrique ces réalités sociales. - comprendre le champ des interactions qui existent dans le domaine des relationsinternationales parce qu’il explique les stratégies au niveau planétaire.
Le constructivisme est intéressant parce qu’il nousmet dans un ensemble de considérations, de continuité de mouvements continues dans le champ des relationsinternationales. Il va s’opposer au fonctionnalise dans le champ des relationsinternationales, on nepeut pas simplementmais aussi en terme d’interactionsqui peuvent êtreidéologiquede longue durée maisil peut y avoir des interactions de circonstances par rapport à un problèmedonnée. Mais aussicritiquele systémisme qui est une approche qui va se développeràla fin des années 1980au moment de la fin de la guerre froidedès lors qu’on en peut plus comprendrelechampcomposite du multilatéralisme. On peutse demandercomment comprendrela complexité du champ des relations internationales si ce n’est justement enrevenant sur la question de l’interaction des acteurs dans le domaine des relationsinternationales.
Au fond il abandonne les grands récitspré-structurés afin d’interrogerune réalité sociale d’acteurs. C’est unecritique d’unethéorie classique des relationsinternationalespourrevenir sur la complexité du champ des relations internationales en mettant aussi en crise desconcepts tel que le concept de l’anarchie. En faitil n’y a jamais d’anarchie, elle est elle-même une construction. Cela signifieque dans un État ensituation d’anarchie il faut réfléchirà comment s‘est construitecette situation.
Dans le champ des relations internationales il y a des acteursnationauxmaisqui ne peuvent pas exister en tant que tel s’ilsne sont pas en interactions.Nous sommes dans un monde de coaction ou decopartage d’action nationale qui autorise la compréhension de la complexitédu champ des relations internationales. Si on prend la question des acteurs, on prend aussi la question desrapports de force.
L’anarchieselon lathéorieconstructivisten’est pasun étatantérieurprésocial, c’est quelque chose quiest quelque chose qui est aussi une résultanteet du coup l’anarchie dans lesrelations internationales résulte elle aussi d’un processus.
Dans le champ des relationsinternationales les théoriesconstructivistesapparaissent: ilsvontpenser la réalité des structures et des conflits etaussi penser l’intersubjectivitéc’est-à-dire que c’est le fait que nous sommes dans la représentationet comment certain pays peuvent se permettre de caractériser un autre au nomdel’interprétation de son propredéveloppement.
Les constructivistesprône queleprincipe généralau niveau mondial est la souveraineté des États mais qui est enréalité subjective c’est-à-dire fonctionde ce que les acteurs reconnaissent. Il y a des règlesexplicitesmais aussi implicites qui doivent êtreacceptées comme dansl’interaction et si ces règles ne sont pas acceptées alorsil peut y avoir des formes de réactivités spécifiques dans le champ des relations internationales.
Surtout c’est l’analysedu processus de construction des identités sociales et des acteurs de la politique moderne et ensuite comment en fonction de ces règles et de ces énormescomment les acteursetles agents interagissent et s’influence réciproquement ou se combattent.