« Nationale Sicherheit und Terrorismusbekämpfung am Beispiel Lateinamerikas » : différence entre les versions

De Baripedia
Aucun résumé des modifications
Ligne 40 : Ligne 40 :
= Lateinamerika: Vom Revolutionskrieg zum langwierigen Volkskrieg =
= Lateinamerika: Vom Revolutionskrieg zum langwierigen Volkskrieg =


== Le contexte de l’Amérique latine en 1950 ==
== Der lateinamerikanische Kontext 1950 ==
Les décolonisations se sont produites au début du XIXème siècle entre 1810 et 1835. L’Amérique latine, à partir des années 1950, entre dans une phase d’instabilité liée à des régimes complexes notamment liés aux régimes paramilitaires qui sont des régimes politiques axés sur les forces militaires appuyées par des forces civilo-militaires réfractaires à un passage à la démocratie parce que ce sont des régimes autoritaires qui s’appuient sur l’armée afin de garder le pouvoir face au peuple. Ils adoptent des positions agressives à l’égard de leur population, la démocratie ne perce pas. La vie politique après 1945 semble marquée par une grande instabilité, par une difficile gestation de la démocratie et par une omniprésence de l’armée dans les affaires civiles.
Die Entkolonialisierung erfolgte im frühen 19. Jahrhundert zwischen 1810 und 1835. Ab den 1950er Jahren trat Lateinamerika in eine Periode der Instabilität ein, die mit komplexen Regimes verbunden war, insbesondere mit paramilitärischen Regimes, die politische Regimes waren, die auf militärischen Kräften basierten, die von zivil-militärischen Kräften unterstützt wurden, die sich auf einen Übergang zur Demokratie hielten, weil sie autoritäre Regimes waren, die sich auf die Armee verließen, um die Macht vor dem Volk zu behalten. Sie nehmen aggressive Positionen gegenüber ihrem Volk ein, die Demokratie nimmt sie nicht wahr. Das politische Leben nach 1945 scheint geprägt zu sein von großer Instabilität, von einer schwierigen Ausprägung der Demokratie und von der Allgegenwart der Armee in zivilen Angelegenheiten.
 
Les États-Unis ont toujours considéré l’Amérique latine, le continent sud-américain et l’Amérique centrale comme leur « chasse gardée », comme leur propre territoire qui garantit le fonctionnement même de la démocratie américaine. L’Amérique latine est considérée comme une zone exclusive d’intérêts américains, il faut surveiller ce qui s’y passe et si possible y intervenir. Cette tradition malheureuse a duré jusqu’à récemment. La proximité et l’ingérence des États-Unis y sont prépondérantes. La doctrine Monroe, toujours appliquée, proclame en 1823 que toute l’Amérique latine est une zone exclusive d’intérêts américains.
Die Vereinigten Staaten haben Lateinamerika, den südamerikanischen Kontinent und Mittelamerika immer als ihr "Jagdgebiet" betrachtet, als ihr eigenes Territorium, das das Funktionieren der amerikanischen Demokratie garantiert. Lateinamerika gilt als eine ausschließliche Zone amerikanischer Interessen, es ist notwendig, die dortigen Geschehnisse zu beobachten und, wenn möglich, einzugreifen. Diese unglückliche Tradition hat bis vor kurzem gedauert. Die Nähe und Einmischung der Vereinigten Staaten ist vorherrschend. Die Monroe-Doktrin, die immer noch angewandt wird, verkündete 1823, dass ganz Lateinamerika eine ausschließliche Zone amerikanischer Interessen sei.
 
Dans le contexte d’après-guerre, débute le contexte de la Guerre Froide et l’Amérique latine ne peut pas être exempte de savoir quel modèle politique promouvoir. Le modèle alternatif au modèle capitaliste – impérialiste est le modèle marxiste. Au fond, il n’y a pas le choix, pour se libérer de l’oppression des dictateurs, la seule alternative est de chercher le marxisme qui est une doctrine révolutionnaire donnant des arguments théoriques pour se battre. On fabrique les luttes révolutionnaires, on entre dans l’incorporation dans l’Amérique latine de la doctrine marxiste de lutte révolutionnaire. À partir des années 1950, les « luttes révolutionnaires » sont conduites aux quatre coins du continent.
Im Kontext der Nachkriegszeit beginnt der Kontext des Kalten Krieges, und Lateinamerika kann nicht umhin zu wissen, welches politische Modell es zu fördern gilt. Das alternative Modell zum kapitalistischen - imperialistischen Modell ist das marxistische Modell. Grundsätzlich gibt es keine Wahl, sich von der Unterdrückung der Diktatoren zu befreien, die einzige Alternative besteht darin, den Marxismus zu suchen, der eine revolutionäre Doktrin ist, die theoretische Argumente für den Kampf liefert. Revolutionäre Kämpfe werden hergestellt und die Eingliederung der marxistischen Doktrin des revolutionären Kampfes in Lateinamerika. Ab den 1950er Jahren wurden auf dem ganzen Kontinent"revolutionäre Kämpfe" geführt.
 
On distingue deux périodes pour deux stratégies successives :
Es gibt zwei Perioden für zwei aufeinanderfolgende Strategien:
*1960-1975 – '''Les guérillas castro-guévaristes''' : il faut faire la révolution sur le modèle « Castro », car le grand modèle qui apparait à partir des années 1960 est la révolution réussie de Castro. Cuba va devenir un modèle. Ce modèle va guider l’ensemble de l’Amérique latine, c’est un modèle rural partant de négociations d’accords avec les paysans. Cette période aboutie aux alentours des années 1975 par un échec.
* 1960-1975 - Die Castro-Guevaristischen Guerillaguerillas: Es ist notwendig, die Revolution am Modell "Castro" durchzuführen, denn das große Modell, das ab den 1960er Jahren auftaucht, ist Castros erfolgreiche Revolution. Kuba wird ein Vorbild sein. Dieses Modell wird ganz Lateinamerika leiten, es ist ein ländliches Modell, das auf Verhandlungen über Abkommen mit Landwirten basiert. Diese Periode endete um 1975 mit einem Misserfolg.
*1975-1990 – '''La seconde vague de guérillas''' : c’est l’hypothèse d’une guerre populaire prolongée. Le castrisme n’a pas échoué à Cuba, mais il a échoué en tant que force subversive pour l’ensemble du continent américain. On passe d’un modèle rural à une guérilla urbaine. Aujourd’hui dans le terrorisme prédomine la dimension urbaine.
* 1975-1990 - Die zweite Welle der Guerilla: Es ist die Hypothese eines langwierigen Volkskrieges. Der Kastrismus ist in Kuba nicht gescheitert, aber er ist als subversive Kraft für den gesamten amerikanischen Kontinent gescheitert. Wir bewegen uns von einem ländlichen Modell zu einer städtischen Guerilla. Im heutigen Terrorismus dominiert die urbane Dimension.


== Les guérillas castro-guévaristes, 1960-1975 ==
== Castro-Guévarist Guerilla, 1960-1975 ==


[[Fichier:Guérillas castro-guévaristes1.png|200px|vignette|droite]]
[[Fichier:Guérillas castro-guévaristes1.png|200px|vignette|droite]]


La guérilla castro-guévariste est la guérilla la plus importante qui va se faire autour des années 1959. Batista mis en place par les Américaines fonctionne sur l’armée et sur une petite partie de la population, progressivement se met en place dans la montagne des foyers révolutionnaires animés par Fidel Castro et le Che Guevara postulant qu’il faut faire une révolution et elle doit être au fond largement d’inspiration marxiste. Petit à petit, il y a la fabrication d’un cadre subversif afin de renverser un régime en le faisant à partir de l’organisation des forces militaires dans la montagne. C’est une guérilla rurale et pendant ce temps rien ne se passe du côté de Batista.
Castro-Guevarist Guerillakrieg ist der wichtigste Guerillakrieg, der um 1959 stattfinden wird. Batista, das von den Amerikanern gegründet wurde, operiert auf der Armee und auf einem kleinen Teil der Bevölkerung, siedelt sich allmählich in den Bergen der revolutionären Häuser an, die von Fidel Castro und Che Guevara beseelt wurden, und postuliert, dass es notwendig ist, eine Revolution zu machen, und zwar in den Tiefen, die weitgehend von marxistischer Inspiration inspiriert sind. Nach und nach wird ein subversiver Rahmen geschaffen, um ein Regime durch die Organisation von Streitkräften in den Bergen zu stürzen. Es ist ein ländlicher Guerillakrieg, und während dieser Zeit geschieht auf Batista's Seite nichts.
   
   
[[Fichier:Guérillas castro-guévaristes2.png|200px|vignette|droite]]
[[Fichier:Guérillas castro-guévaristes2.png|200px|vignette|droite]]


Le modèle qui va apparaitre est un modèle marxiste insurrectionnel. La base du discours est de créer une zone incontrôlable par l’armée en s’équipant dans la montagne et lorsque la guérilla est suffisamment organisée, la conquête du pouvoir va être lancée. C’est la stratégie du foco : il faut créer de foyers insurrectionnels qui font partir la révolution. Pour Castro, il faut créer des Vietnams.
Das Modell, das erscheinen wird, ist ein aufständisches marxistisches Modell. Die Grundlage des Diskurses ist es, ein Gebiet zu schaffen, das von der Armee nicht kontrolliert werden kann, indem man sich im Berg ausrüstet, und wenn die Guerilla ausreichend organisiert ist, wird die Eroberung der Macht eingeleitet. Das ist die Strategie des Foco: Es ist notwendig, aufständische Häuser zu schaffen, die die Revolution in Gang setzen. Für Castro müssen wir Vietnams erschaffen.
 
La référence est la lutte au Vietnam des communistes contre le régime proaméricain. Il y a une organisation révolutionnaire marxiste. L’idée est de créer des Vietnams dans une logique anti-impérialiste, car le États-Unis sont le « grand Satan » et les exploiteurs du tiers-monde. Il faut une lutte armée qui lutte contre la violence de l‘État par une autre violence ayant pour objet de se développer sur l’ensemble du continent américain à travers l’Organisation Latino-américaine de la solidarité [OLAS] fondée en juillet 1962 qui va décider la coordination de la révolution guévariste à l’échelle du continent. Il faut une révolution continentale des mouvements révolutionnaires pour faire basculer l’Amérique latine dans une révolution sociale, politique et économique.
Die Referenz ist der kommunistische Kampf in Vietnam gegen das pro-amerikanische Regime. Es gibt eine revolutionäre marxistische Organisation. Die Idee ist, Vietnams in einer antiimperialistischen Logik zu erschaffen, denn die Vereinigten Staaten sind der "große Satan" und die Ausbeuter der Dritten Welt. Es bedarf eines bewaffneten Kampfes, der gegen die Gewalt des Staates durch eine weitere Gewalt kämpft, deren Ziel es ist, sich auf dem gesamten amerikanischen Kontinent durch die im Juli 1962 gegründete Lateinamerikanische Solidaritätsorganisation (OLAS) zu entwickeln, die über die Koordinierung der guévaristischen Revolution auf kontinentaler Ebene entscheiden wird. Eine kontinentale Revolution revolutionärer Bewegungen ist notwendig, um eine soziale, politische und wirtschaftliche Revolution in Lateinamerika herbeizuführen.


== Les concepts de guerre révolutionnaire selon Che Guevara : 1928 - 1967 ==
== Revolutionäre Kriegskonzepte nach Che Guevara: 1928 - 1967 ==


Il y a des textes très importants qui définissent le socialisme par l’action et la violence qui se cristallise dans la guerre de guérilla qui est la lutte d’une minorité qui s’arme contre une majorité.
Es gibt sehr wichtige Texte, die den Sozialismus durch die Aktion und Gewalt definieren, die sich im Guerillakrieg, dem Kampf einer Minderheit gegen eine Mehrheit, herauskristallisiert.


[[Fichier:Guérillas castro-guévaristes che + castro.png|200px|vignette|droite]]
[[Fichier:Guérillas castro-guévaristes che + castro.png|200px|vignette|droite]]
   
   
Guevara est une étudiant en médecine, révolutionnaire marxiste, bras droit de Fidel Castro, procureur du tribunal révolutionnaire à La Havane, ministre de Castro, chargé d’exporter la révolution cubaine d’abord. Avec Guevara, on trouve la définition sur des bases archaïques et fondées sur la violence d’un discours révolutionnaire. La guérilla depuis le XVIIème siècle a été théorisée même en Suisse, il faut jouer de la surprise pour pouvoir gagner sans affronter l’adversaire directement. Il faut utiliser la ruse afin de pouvoir gagner en cherchant à épuiser l’adversaire.
Guevara ist Medizinstudent, marxistischer Revolutionär, Rechtshänder von Fidel Castro, Staatsanwalt des Revolutionsgerichts in Havanna, Minister von Castro, zuständig für den Export der kubanischen Revolution. Mit Guevara finden wir die Definition archaischer und gewaltbasierter Grundlagen eines revolutionären Diskurses. Die Guerilla-Kriegsführung seit dem 17. Jahrhundert ist auch in der Schweiz theoretisiert, es ist notwendig, Überraschungen zu spielen, um gewinnen zu können, ohne dem Gegner direkt gegenüberstehen zu müssen. Sie müssen den Stich verwenden, um zu gewinnen, indem Sie versuchen, den Gegner zu erschöpfen.
 
Ce concept est repris par Castro dans les années 1960. Il y a une nouvelle guerre à faire et pour cela il faut attiser des foyers révolutionnaires un peu partout, armer les mouvements et lorsque le grand jour arrive, ces forces révolutionnaires entrent directement en conflit avec l’armée. Mais pour cela, il faut que le peuple suive ce qui sera entre autres la grande raison de l’échec du Che en Bolivie. Dans ces cas, il n’y a pas de détail, la répression devient très violente.
Dieses Konzept wurde von Castro in den 1960er Jahren aufgegriffen. Es muss ein neuer Krieg geführt werden, und dafür müssen wir überall revolutionäre Häuser auftanken, die Bewegungen bewaffnen, und wenn der große Tag kommt, geraten diese revolutionären Kräfte in direkten Konflikt mit der Armee. Damit dies aber geschehen kann, muss das Volk dem folgen, was unter anderem der Hauptgrund für das Scheitern des Che in Bolivien sein wird. In diesen Fällen gibt es kein Detail, die Repression wird sehr gewalttätig.
 
Ce mouvement est un succès permettant l’installation d’un régime social-marxiste avec Fidel Castro. Guevara est chargé d’exporter la révolution cubaine. Le modèle efficace de la révolution cubaine doit être appliqué à d’autres pays.
Diese Bewegung war ein Erfolg, der die Einrichtung eines sozial-marxistischen Regimes mit Fidel Castro ermöglichte. Guevara ist für den Export der kubanischen Revolution verantwortlich. Das effektive Modell der kubanischen Revolution muss auf andere Länder übertragen werden.
 
Dans son ouvrage ''La Guerre des Guérillas'' publié en 1960, Guevara énonce quelques principes de la guerre révolutionnaire :
In seinem 1960 erschienenen Buch The War of the Guerillas (Der Krieg der Guerillas) legt Guevara einige der Prinzipien der revolutionären Kriegsführung dar:
*{{citation|frapper le talon d’Achille de l’impérialisme}}
* "traf die Achillesferse des Imperialismus".
*{{citation|Développer des foyers insurrectionnels [foco] pour transformer en profondeur la société}}
* "Entwicklung von aufständischen Häusern, um die Gesellschaft tiefgreifend zu verändern."
*{{citation|Travailler au milieu des paysans. Le guérillero comme Avant-garde armée du peuple}} : le guérillero doit être l’avant-garde du peuple. Le peuple n’ayant pas les moyens de se révolter les guérilleros sont les fers de lance du mouvement.
* "Arbeiten unter Bauern. Die Guerilla als bewaffnete Avantgarde des Volkes ": Die Guerilla muss die Avantgarde des Volkes sein. Die Menschen, die es sich nicht leisten können, die Guerillas zu rebellieren, sind die Speerspitzen der Bewegung.
*{{citation|L’Armée populaire comme noyau du parti et non l’inverse}}
* "Die Volksarmee als Kern der Partei, nicht umgekehrt."


== De la théorie à la pratique : les guérillas rurales ==
== Von der Theorie zur Praxis: Ländliche Guerillas ==


[[Fichier:Seconde Guerre des Boers soldats ruraux.png|200px|vignette|droite]]
[[Fichier:Seconde Guerre des Boers soldats ruraux.png|200px|vignette|droite]]


Tous ces mouvements apparaissent environ au même moment. Les influences sont toutefois complexes avec des marxistes purs, mais il y a aussi des trotskistes, les procastristes qui ont réinterprété la révolution à Cuba et toute une série d’autres modèles. Apparaissent au Guatemala, au Venezuela et en Bolivie notamment des mouvements fondés sur la stratégie de la subversion.
Alle diese Bewegungen erscheinen ungefähr zur gleichen Zeit. Die Einflüsse sind jedoch komplex bei reinen Marxisten, aber es gibt auch Trotzkisten, Procasteristen, die die Revolution in Kuba und eine ganze Reihe anderer Modelle neu interpretiert haben. Bewegungen, die auf der Strategie der Subversion basieren, treten in Guatemala, Venezuela und Bolivien auf.
 
Dans l’idée de la doctrine révolutionnaire, la violence est un passage obligé et plus il y a de violence et mieux cela est, on pense que la violence va attirer l’empathie des populations paysannes.
In der Idee der revolutionären Doktrin ist Gewalt eine obligatorische Passage, und je mehr Gewalt es gibt und je besser sie ist, desto mehr glauben wir, dass Gewalt das Einfühlungsvermögen der bäuerlichen Bevölkerung anziehen wird.
 
Le grand chantier est celui de la Bolivie, car dans l’analyse marxiste de Castro il faut faire basculer la révolution de Cuba qui a réussi à faire tanguer la puissance américaine en mettant le pied sur le continent par l’exportation du modèle. L’enjeu étant un enjeu marxiste et anti-impérialiste, il faut construire un camp. Les marxistes en tant que « combattant de liberté » doivent aller vers les autres. Pour des raisons historiques et politiques, le premier pays intéressant est la Bolivie, car c’est une dictature, mais sa géographie est escarpée avec des montagnes. Dans l’imaginaire castriste, il y a l’idée de mettre en place des focos. Castro va envoyer le Che pour organiser cette révolution. La Bolivie devait devenir le noyau dur de la résistance pour se répandre sur le continent sud-américain. Pour monter cette stratégie, on retrouve la stratégie du foco en envoyant des hommes au cœur de la forêt bolivienne commençant leur stratégie marxiste.
Das große Projekt ist das von Bolivien, denn in Castros marxistischer Analyse muss die kubanische Revolution umgestürzt werden, die es geschafft hat, die amerikanische Macht zu erschüttern, indem sie den Kontinent betrat, indem sie das Modell exportierte. Da es sich um ein marxistisches und antiimperialistisches Problem handelt, müssen wir ein Lager aufbauen. Marxisten als "Freiheitskämpfer" müssen sich an andere wenden. Aus historischen und politischen Gründen ist Bolivien das erste interessante Land, weil es eine Diktatur ist, aber seine Geographie ist steil mit Bergen. In der kastristischen Imagination gibt es die Idee, Focos zu gründen. Castro wird Che schicken, um diese Revolution zu organisieren. Bolivien musste zum harten Kern des Widerstandes gegen die Ausbreitung auf dem südamerikanischen Kontinent werden. Um diese Strategie aufzubauen, finden wir die Strategie des Foco, indem wir Männer in das Herz des bolivianischen Waldes schicken, die mit ihrer marxistischen Strategie beginnen.
 
La Bolivie va être un gros échec puisque le dictateur en place avait depuis longtemps réussi à soudoyer les communautés indiennes ainsi que les paysannes. Dans l’affaire bolivienne apparait un décalage entre les projets politiques et les moyens de la lutte. Ce décalage apparait du fait que la situation fut très mal analysée du côté de Castro. Finalement il n’y a pas de support de la population paysanne qui se retire, au lieu d’une insurrection, les guérilleros ne trouvent pas d’appui parmi la population. La guérilla va être traquée et poursuivie par les militaires et ils doivent se cacher jusqu’à être encerclé, arrêté et fusillé en 1967. On retrouve ce témoignage dans les mémoires du Che.
Bolivien wird ein großer Misserfolg werden, weil der Diktator an der Macht schon lange in der Lage war, indische Gemeinden und Bäuerinnen zu bestechen. Im bolivianischen Fall scheint es ein Missverhältnis zwischen politischen Plänen und den Mitteln des Kampfes zu geben. Diese Diskrepanz zeigt sich, weil die Situation auf Castros Seite sehr schlecht analysiert wurde. Schließlich gibt es keine Unterstützung durch die Bauernbevölkerung, die sich zurückzieht, statt eines Aufstands finden die Guerillas keine Unterstützung in der Bevölkerung. Die Guerillas werden vom Militär gejagt und verfolgt und müssen sich verstecken, bis sie 1967 umzingelt, verhaftet und erschossen werden. Diese Zeugenaussage ist in Che's Memoiren zu finden.
 
Il y a l’échec d’une première forme de guérilla et le modèle castriste de lutte n’a pas marché. Il y a eu des forces révolutionnaires avec des trotskistes, léninistes, des maoïstes, mais cela complexifie le mouvement sans avoir une unité.
Es gibt das Scheitern einer ersten Form der Guerillakriegsführung und das kastristische Kampfmodell hat nicht funktioniert. Es gab revolutionäre Kräfte mit Trotzkisten, Leninisten, Maoisten, aber das erschwert die Bewegung ohne Einheit.
 
En 1960 au Guatemala les premières révoltes sont un échec. Toutefois elles mènent à la formation du M13 qui est un mouvement révolutionnaire trotskiste fondé un 13 décembre, mais aussi à la formation des Forces Armées Révolutionnaires [FAR] qui est un mouvement pro-castriste. Ces deux mouvements entrent en conflit rendant toute révolution improbable. C’est aussi en 1960 qu’au Venezuela que le Mouvement de la gauche révolutionnaire [MIR] proche du castrisme voit le jour, puis en 1963 ce sont les Forces Armées de libération nationale [FALN– pour la « libération du peuple vénézuélien ». La répression est sanglante menant à un échec des tentatives révolutionnaire en 1969. En 1970 au Mexique est fondée l’Action Civique Nationale Révolutionnaire [ANCR] qui prône une idéologie prochinoise en menant des attaques de banques, des destructions de bâtiments, des kidnappings. Toutefois, les opérations de contre-insurrection les éliminent. Enfin, en 1978, la Colombie connaît six foyers révolutionnaires avec notamment la création en 1966 des Forces Armées révolutionnaires de Colombie [FARC] proches du Parti communiste qui défraient encore la chronique. D’autres fronts possèdent une existence très courte, mais les conflits entre groupes vont mener à l’échec des tentatives révolutionnaires.
1960 in Guatemala scheiterten die ersten Aufstände. Sie führen jedoch zur Bildung der M13, einer trotzkistischen revolutionären Bewegung, die am 13. Dezember gegründet wurde, aber auch zur Bildung der Revolutionären Streitkräfte[FAR], einer prokastristischen Bewegung. Diese beiden Bewegungen geraten in Konflikt, so dass eine Revolution unwahrscheinlich ist. Ebenfalls 1960 wurde in Venezuela die Revolutionäre Linke Bewegung (MIR) in der Nähe des Kastrismus geboren, dann 1963 die Forces Armées de Libération Nationale (FALN) für die "Befreiung des venezolanischen Volkes". Die Unterdrückung ist blutig und führt zum Scheitern der revolutionären Versuche von 1969. 1970 wurde in Mexiko die Revolutionary National Civic Action[ANCR] gegründet, die sich für eine chinesische Ideologie von Bankangriffen, Gebäudezerstörung und Entführungen einsetzte. Durch die Aufstandsbekämpfung werden sie jedoch eliminiert. Schließlich hatte Kolumbien 1978 sechs revolutionäre Häuser, darunter 1966 die Gründung der Revolutionären Streitkräfte Kolumbiens[FARC] in der Nähe der Kommunistischen Partei, die immer noch in den Nachrichten waren. Andere Fronten haben eine sehr kurze Existenz, aber Konflikte zwischen Gruppen werden zum Scheitern revolutionärer Versuche führen.
 
La guérilla a montré des faiblesses. Il est difficile de gagner une guerre face à une armée révolutionnaire. Il y a une prise de conscience que les paysans ne sont pas la force marxiste-léniniste espérée interrogeant sur le fait de savoir si la paysannerie est vraiment une force révolutionnaire. D’autre part, il y a eu une sous-estimation des forces de contre-espionnage américain, car les forces latino-américaines sont aidées par les États-Unis qui vont aussi aider à la formation des paramilitaires avec l’aide de l’Europe entre autres. Peut être que la non accroche sociale est aussi due au fait que ce sont des intellectuels qui portent les armes et il y a une difficulté de maitriser les populations indigènes. Il y a un problème de cohérence globale qui fait que ce modèle marxiste rural commence à disparaitre.
Der Guerillakrieg hat Schwächen gezeigt. Es ist schwierig, einen Krieg gegen eine revolutionäre Armee zu gewinnen. Es besteht das Bewusstsein, dass die Bauern nicht die erwartete marxistisch-leninistische Kraft sind, die hinterfragt, ob die Bauern wirklich eine revolutionäre Kraft sind. Andererseits wurde die amerikanische Spionageabwehr unterschätzt, weil die lateinamerikanischen Streitkräfte von den Vereinigten Staaten unterstützt werden, was auch dazu beitragen wird, die Ausbildung von Paramilitärs mit Hilfe von Europa und anderen zu unterstützen. Vielleicht ist der Mangel an sozialer Bindung auch darauf zurückzuführen, dass es Intellektuelle sind, die die Waffen tragen, und dass es schwierig ist, die indigene Bevölkerung zu kontrollieren. Es gibt ein Problem der globalen Kohärenz, das dazu führt, dass dieses ländliche marxistische Modell verschwindet.


== De la théorie à la pratique : les guérillas urbaines ==
== Von der Theorie zur Praxis: Stadtguerilla ==


Dans les années 1970 apparait la seconde vague de guérilla qui est urbaine changeant de nature et suggérant que la violence doit être gardée, mais aussi élargie en direction des villes parce que nous passons à des sociétés urbaines relevant des mutations socio-économiques faisant que le pouvoir politique et plus urbain que rural. Les dictateurs ont besoin des villes, car ce sont des lieux de concentration névralgique du pouvoir. Cette deuxième guérilla va assurer la transition de la guérilla rurale à la guérilla urbaine et c’est pourquoi il faut promouvoir la lutte en ville. C’est aussi là où il y a la représentation symbolique du pouvoir et des militaires.
In den siebziger Jahren kam die zweite Welle des Guerillakrieges auf, die städtisch war, sich in der Natur änderte und vorschlug, dass Gewalt bewacht werden sollte, aber auch auf Städte ausgedehnt wurde, weil wir uns auf städtische Gesellschaften zubewegen, die sozioökonomische Veränderungen durchlaufen, die politische Macht und mehr städtische als ländliche Macht ausmachen. Diktatoren brauchen Städte, weil sie Orte sind, an denen sich die Macht konzentriert. Dieser zweite Guerillakrieg wird den Übergang von der ländlichen zur städtischen Guerilla sicherstellen, und deshalb ist es notwendig, den Kampf in der Stadt zu fördern. Hier findet sich auch die symbolische Repräsentation von Macht und Militär.


[[Image:manifestation tupamaros.png|thumb|center|300px]]
[[Image:manifestation tupamaros.png|thumb|center|300px]]
   
   
C’est le concept de jungle urbaine, car, au fond, la ville peut être le territoire le plus adéquat pour se cacher et combattre le pouvoir. Apparaissent à ce moment ces guérillas urbaines qui vont penser la tactique de la guérilla en ville.
Das ist das Konzept eines Großstadtdschungels, denn letztendlich kann die Stadt das geeignetste Territorium sein, um Macht zu verstecken und zu bekämpfen.  Diese städtischen Guerillas tauchten zu dieser Zeit auf, die an die Guerilla-Taktiken in der Stadt denken würden.
 
Au Brésil, en 1964, est fondée l’Alliance de la libération nationale [ALN] par Carlos Marighella qui a théorisé la guerre urbaine. La guerre de transformation, révolutionnaire doit parce qu’elle passe en ville acquérir certaines caractéristiques spécifiques et notamment de mettre en place des caches d’armes, des lieux ou se cacher afin d’appuyer la situation violente en ville. En Argentine dans les années 1970 coexiste un ensemble de mouvements complexes notamment trotskistes, maoïstes, castro-guévaristes, anarchistes, péronistes [montoneros] qui vont s’engager dans l’action violente, mais vont souvent se perdre parce qu’ils sont en conflit les uns envers les autres affaiblissant leur capacité de résistance. En 1975 a eu lieu le démantèlement complet des montaneros. En Uruguay, les Tupamaros sont marqués par la révolution cubaine. Le gouvernement va mettre en place les « escadrons de la mort » à partir de 1971 engageant une lutte anti-insurrectionnelle pour les combattre avec efficacité. Tous ces mouvements apparaissent en réaction à l’échec du Che en Bolivie.
In Brasilien wurde 1964 die Nationale Befreiungsallianz (ALN) von Carlos Marighella gegründet, der die städtische Kriegsführung theoretisierte. Der revolutionäre, revolutionäre Transformationskrieg muss, weil er in die Stadt hineingehen muss, bestimmte spezifische Eigenschaften erwerben und insbesondere Waffenlager, Orte oder Verstecke einrichten, um die gewalttätige Situation in der Stadt zu unterstützen. In Argentinien existierte in den 1970er Jahren in Argentinien ein komplexes Gefüge komplexer Bewegungen, darunter trotzkistische, maoistische, maoistische, Castro-Guévaristische, anarchistische, peronistische[Montoneros]-Bewegungen, die gewalttätige Aktionen durchführen würden, sich aber oft selbst verloren, weil sie in Konflikt miteinander standen und ihre Widerstandsfähigkeit schwächten. Die vollständige Demontage der Montaneros erfolgte 1975. In Uruguay sind die Tupamaros von der kubanischen Revolution geprägt. Ab 1971 richtete die Regierung die "Todesstaffeln" ein und startete eine Kampagne gegen Aufstände, um sie wirksam zu bekämpfen. All diese Bewegungen erscheinen als Reaktion auf das Scheitern von Che in Bolivien.


== Faiblesses de la première vague de la guérilla ==
== Schwächen der ersten Welle des Guerillakrieges ==
La guérilla est inexpérimentée avec de faibles effectifs et des faiblesses stratégiques tandis que les conflits et la parcellisation en chapelles de la guérilla rurale et de la guérilla urbaine engendrent une atomisation contre-productive. D’autre part, la guérilla a sous-évalué le rôle de l’armée dans la lutte antisubversive et a sous-évalué l’aide américaine apportée dans la coordination de la lutte antisubversive. À cela s’ajoute une mauvaise appréciation du rôle de la paysannerie dans un dilemme entre le soutien à la guérilla ou de subir la répression des dictatures en place expliquant en partie pourquoi il y a une difficulté à mobiliser la paysannerie.
Die Guerilla-Kriegsführung ist mit geringen Zahlen und strategischen Schwächen unerfahren, während Konflikte und die Zersplitterung der ländlichen und städtischen Guerillas in Kapellen zu einer kontraproduktiven Zersplitterung führen. Andererseits unterschätzten die Guerillas die Rolle der Armee im antisubversiven Kampf und unterschätzten die amerikanische Hilfe bei der Koordinierung des antisubversiven Kampfes. Hinzu kommt ein Missverständnis über die Rolle der Bauernschaft in einem Dilemma zwischen der Unterstützung der Guerillas oder der Unterdrückung von Diktaturen, was zum Teil erklärt, warum es schwierig ist, die Bauernschaft zu mobilisieren.


== La seconde vague de guérillas : 1975 1990 ==
== Die zweite Welle der Guerillas: 1975 - 1990 ==


[[Fichier:Révolution sandiniste nicaragua.png|200px|vignette|droite]]
[[Fichier:Révolution sandiniste nicaragua.png|200px|vignette|droite]]


En 1979 la relance de la guérilla s’explique par la victoire des sandinistes au Nicaragua en déclenchant la Revolución Popular Sandinista [Révolution populaire sandiniste]. C’est un moment où les États-Unis vont dénoncer l’ingérence de l’URSS dans les affaires nicaraguayennes. Les États-Unis s’alarment des révolutions marxistes-léninistes dans le cadre de la Guerre froide. Tous ces mouvements qui déstabilisent l’Amérique latine sont sous l’influence de l’Union Soviétique. La condamnation de l’ingérence de l’URSS dans les affaires nicaraguayenne permet d’intensifier les efforts américains de lutte antiterroriste en Amérique latine. Le discours est celui d’une entreprise de déstabilisation de l’Amérique latine dans une zone exclusive.
1979 war die Wiederbelebung des Guerillakrieges auf den Sieg der Sandinisten in Nicaragua zurückzuführen, indem sie die Revolución Popular Sandinista auslöste. Es ist eine Zeit, in der die Vereinigten Staaten die Einmischung der Sowjetunion in die Angelegenheiten Nicaraguas verurteilen werden. Die Vereinigten Staaten sind beunruhigt über die marxistisch-leninistischen Revolutionen während des Kalten Krieges. All diese Bewegungen, die Lateinamerika destabilisieren, stehen unter dem Einfluss der Sowjetunion. Die Verurteilung der Einmischung der Sowjetunion in die Angelegenheiten Nicaraguas hat die amerikanischen Bemühungen zur Bekämpfung des Terrorismus in Lateinamerika verstärkt. Der Diskurs ist der eines destabilisierenden Unternehmens Lateinamerikas in einer Exklusivzone.


<youtube>c_4a9PNJyRg</youtube>
<youtube>c_4a9PNJyRg</youtube>
   
   
À cette époque le terrorisme est défini comme {{citation|des individus ou des groupes menacent de recourir ou recourent à la violence à des fins politiques, en s’opposant directement aux autorités gouvernementales, de telle sorte que les actions entreprises, chocs, coups, intimidations visent à atteindre un groupe plus large que les seules victimes}}. Dans cette définition du terrorisme du Département d’État américain, il y a l’idée de subversion, de changer des régimes politiques. À partir du moment où l’on touche les intérêts vitaux des États-Unis, il va y avoir une réaction. À partir des années 1980 – 1990 vont être menées des guerres contre-insurrectionnelles en menant des opérations locales pour structurer la lutte antiterroriste.
Damals wurde Terrorismus definiert als "Einzelpersonen oder Gruppen, die drohen, Gewalt für politische Zwecke zu benutzen oder auf Gewalt zurückzugreifen, die sich direkt gegen Regierungsbehörden richten, und zwar so, dass die ergriffenen Maßnahmen, Schocks, Schläge und Einschüchterungen darauf abzielen, eine breitere Gruppe als die Opfer allein zu erreichen". In dieser Definition des Terrorismus durch das US-Außenministerium gibt es die Idee der Subversion, der Veränderung politischer Regime. Sobald die vitalen Interessen der Vereinigten Staaten auf dem Spiel stehen, wird es eine Reaktion geben. Von den 80er Jahren bis in die 90er Jahre hinein werden Aufstandsbekämpfungskriege geführt, indem lokale Operationen durchgeführt werden, um den Kampf gegen den Terrorismus zu strukturieren.
 
En mars 1982 au Guatemala a lieu une guerre contre-insurrectionnelle qui permet au pouvoir militaire de reprendre le pouvoir. La stratégie militaire a consisté à isoler la guérilla physiquement sur la frontière mexicaine et socialement en la coupant des paysans. Entre 1979 et 1990 au Salvador, l’État militaire est opposé au FMLN [Front Farabundo Marti de Libération nationale] en menant des attaques insurrectionnelles contre contre-insurrections. De1980 à 1982, la Colombie connaît un épisode de guérilla en montagnes et m’occupation de Bogota par le M 13. Mais les attaques des FARC sont bloquées entament un passage à une violence protéiforme.
Im März 1982 fand in Guatemala ein Aufstandsbekämpfungskrieg statt, der es dem Militär ermöglichte, die Macht zurückzugewinnen. Die militärische Strategie bestand darin, die Guerillas physisch an der mexikanischen Grenze zu isolieren und sie sozial von den Bauern abzuschneiden. Zwischen 1979 und 1990 in El Salvador lehnte der Militärstaat die FMLN[Front Farabundo Marti of National Liberation] ab, indem er rebellische Angriffe gegen die Aufstandsbekämpfung durchführte. Von 1980 bis 1982 erlebte Kolumbien eine Episode des Guerillakrieges in den Bergen und besetzte Bogota mit M13. Aber die Angriffe der FARC werden blockiert, da sie einen Übergang zu proteanischer Gewalt einleiten.[[Fichier:Prise du palais de justice colombie.png|300px|vignette|centré|Am Mittwoch, dem 6. November 1985, um 11:40 Uhr morgens, brach ein Kommando der Gruppe Gurrillero M-19 gewaltsam in den Justizpalast in Kolumbien ein. Dies ist der Beginn eines der grausamsten und gewalttätigsten Ehepartner in der Geschichte Kolumbiens, der 28 Stunden später mit mehr als 100 Toten unter Zivilisten, Militärs und Guerillas gipfelte, 12 verschwanden und die fast vollständige Zerstörung des Hauptquartiers der Justiz in Kolumbien.]]
 
[[Fichier:Prise du palais de justice colombie.png|300px|vignette|centré|El miercoles 6 de noviembre de 1985, a las 11:40 de la manana, un comando del grupo Gurrillero M-19 irrumpui violentamente en el Palacio de Justicia de Colombia. Este es el inicio de uno de los mas crueles y violentos esposodios de la historia de Colombia, que culminaria 28 horas depues con mas de 100 muertos entre civiles, militares y guerrilleros, 12 desaparecidos y la casi completa destruccion de la sede principal de la justicia en Colombia.]]
Peru konfrontierte zwischen 1970 und 1990 die Guerillas des Luminous Path, einer marxistisch-leninistischen kommunistischen Bewegung. Die Kriege begannen 1981 und ab 1987 wurde der Leuchtende Pfad durch den Koka-Handel bereichert. Das nennt man Narko-Terrorismus. Einige Gruppen brauchen einen langen Krieg, um eine Kriegswirtschaft aufzubauen. Diese Formen gewalttätiger Aktionen zur Aufrechterhaltung der Macht sind verpflichtet, Territorien wirtschaftlich zu organisieren, um Einkommen zu generieren, insbesondere durch den Handel mit Kokain und Heroin, aber auch durch die Veredelung dieser Produkte.
 
Narco-Terrorismus ist interessant zu analysieren, weil wir eine revolutionäre Drift in Richtung einer mafiösen Drift sehen. Narco-Terrorismus ist eine Mischung aus Gewalt zwischen sogenannten "ideologischen" Gewaltaktionen und einem gewalttätigen Akt der Marktwerterzeugung.
 
= Lateinamerika: eine reservierte Interventionsdomäne für das amerikanische Imperium =
 
Es ist wichtig zu verstehen, wie wichtig es ist, diesen Kampf zu betrachten, um die Mittel zur Bekämpfung des Terrorismus zu untersuchen.


Le Pérou entre 1970 et 1990 affronte la guérilla du Sentier Lumineux qui est un mouvement communiste marxiste-léniniste. Des guerres à partir de 1981 sont menées et à partir de 1987, le Sentier Lumineux s’enrichit du trafic de la coca. C’est ce qu’on appelle le « narco-terrorisme ». Certains groupes ont besoin d’une guerre longue pour construire une économie de guerre. Ces formes d’actions violentes pour continuer à garder le pouvoir sont obligées d’organiser économiquement des territoires afin de dégager des revenus notamment à travers le trafic de cocaïne et d’héroïne, mais aussi avec le raffinage de ces produits.
== Die Ursprünge: der Platz Lateinamerikas im imperialen Modell: 1870 - 1920 ==


Le narco-terrorisme et intéressant à analyser parce qu’on voit une dérive révolutionnaire vers une dérive mafieuse. Le narco-terrorisme est un mélange de genres entre actions violentes dites « idéologique » et une action violente de production d’une valeur marchande.
Es ist notwendig, auf dem Platz Amerikas im amerikanischen imperialen Modell zu bestehen, das auf der Monroe-Doktrin des Namens des amerikanischen Präsidenten der damaligen Zeit basiert, der die amerikanische Politik auf der Grundlage definiert, dass die Vereinigten Staaten eine Demokratie sind, sie müssen sich vor jeder Einmischung in ihr Territorium des alten Europas und seiner monarchischen Regime schützen. Das wird ein Paradoxon. Auf der einen Seite interessiert uns Europa nicht, auf der anderen Seite führt diese Monroe-Doktrin zu einem anderen Phänomen, nämlich dass es für Europa in gewisser Weise unmöglich ist, sich in lateinamerikanische Angelegenheiten einzumischen. Lateinamerika fällt somit unter die Autorität der Vereinigten Staaten.


= L’Amérique latine : un domaine d’intervention réservé de l’empire américain =
Mit anderen Worten, die Monroe-Doktrin schlägt vor, die amerikanische Demokratie vor allen europäischen autokratischen Regimen zu schützen. Sie setzt die Ausdehnung des amerikanischen Demokratiemodells auf seinen Kontinent voraus. Und damit die Kontrolle über die Angelegenheiten des amerikanischen Kontinents. Es ist eine Logik der Intervention in ihrem Einflussbereich.[[File:President Theodore Roosevelt, 1904.jpg|thumb|Präsident Theodore Roosevelt im Jahre 1904.]]


Il faut comprendre l’intérêt à regarder cette lutte pour s’interroger sur les moyens de la lutte antiterroriste.
Die Monroe-Doktrin wird langfristig die Eindämmungspolitik der Eindämmung des Kommunismus in den 1950er Jahren einleiten. Die lateinamerikanischen Angelegenheiten liegen in den Händen der Vereinigten Staaten, und niemand hat das Recht, sich einzumischen. Nach dem Prinzip des "amerikanischen Messianismus" müssen wir das Geschehen in Lateinamerika aufmerksam verfolgen.


== Aux origines : la place de l’Amérique latine dans le modèle impérial : 1870 – 1920 ==
Es ist interessant, die Konstitution der Theorie des amerikanischen Imperialismus zu studieren, die es ermöglicht zu betonen, dass die Sicherheit des amerikanischen Kontinents in ihrer eigenen Verantwortung liegt. Bereits im 19. Jahrhundert griffen die Amerikaner mit der Annexion Hawaiis 1898, 1908 - 1909 mit der Übernahme Panamas aus Kolumbien und der Idee eines sehr aktiven Interventionismus auf Lateinamerika ein.{{citation bloc|Die chronische Ungerechtigkeit oder Ohnmacht, die aus einer allgemeinen Lockerung der Regeln einer zivilisierten Gesellschaft resultiert, kann letztendlich erfordern, in Amerika oder anderswo - die Intervention einer zivilisierten Nation - und in der westlichen Hemisphäre kann die Einhaltung der Monroe-Doktrin durch die USA die Vereinigten Staaten zwingen, wenn auch widerstrebend, in eklatanten Fällen von Ungerechtigkeit oder Ohnmacht, eine Macht auszuüben.|Rede von Theodore Roosevelt, 1904}}


Il faut insister sur la place de l‘Amérique dans le modèle impérial américain à partir de la doctrine Monroe du nom du président américain de l’époque définissant la politique américaine sur la base que les États-Unis étant une démocratie, ils se doivent se protéger de toutes ingérences sur le leur territoire de la vieille Europe et de ses régimes monarchiques. Cela va être un paradoxe. D’un côté on ne s’intéresse pas à l’Europe, dans l’histoire américaine il y a un rapport complexe à l’Europe, de l’autre côté, cette doctrine Monroe aboutie à une autre phénomène qui est de dire que d’une certaine façon il est hors de question que l’Europe s’ingère dans les affaires de l‘Amérique latine. Dès lors, l’Amérique latine relève de l’autorité étasunienne.
Dann wird eine starke interventionistische Politik umgesetzt. Republikaner und Demokraten schützen die Nation und ihre Interessen durch Interventionismus. Es ist ein realistisches Management, das politische und wirtschaftliche Interventionen durch die Verwaltung amerikanischer Interessen auf dem amerikanischen Kontinent sein kann. 1914 intervenierten die Vereinigten Staaten gegen die mexikanische Diktatur, um amerikanische Firmen zu schützen. 1915 war das Jahr, in dem die Vereinigten Staaten mit der militärischen Besetzung Haitis begannen, dann 1916 die Besetzung Nicaraguas durch die Marine und 1917 die Intervention in Costa Rica. 1919 landeten Truppen in Honduras, 1920 schließlich intervenierten sie in Guatemala. Es gibt eine Mischung von Geschlechtern, die das Prinzip des aktiven Interventionismus erklärt.


Autrement dit, la doctrine Monroe suggère de protéger la démocratie américaine de tous les régimes autocratiques européens. Elle présuppose l’extension du modèle de la démocratie américaine sur son continent. Et donc le contrôle des affaires du continent américain. C’est une logique d’interventions dans son aire d’influence.
== Die amerikanische Konterrevolution: 1945 bis 1990 ==


[[File:President Theodore Roosevelt, 1904.jpg|thumb|Le President Theodore Roosevelt en 1904]]
So ist es möglich, die amerikanischen Interventionen zur Unterstützung von Diktatoren in den 1950er und 1960er Jahren als Kontinuität zu verstehen. 1947 zeichnet sich der Kalte Krieg ab. Bereits im Februar 1945, auf der Panamerikanischen Konferenz von Chapultepec im Februar 1945, erinnerten die Vereinigten Staaten die lateinamerikanischen Regime daran, dass der Kampf gegen den Kommunismus geführt werden muss. Dies wird die Entwicklung dieser militärischen Interdependenz ermöglichen.


La doctrine Monroe, à long terme, va engager la politique du containment, d’endiguement du communisme dans les années 1950. Les affaires de l’Amérique latine sont du ressort étasunien et personne n’a le droit de s’y immiscer. Sous le principe de « messianisme américain », il faut s’intéresser de près à ce qui se passe en Amérique latine.
Zwischen 1948 und 1956 sollte die US-Hilfe für die paraguayische Diktatur von General Stroessner eingerichtet werden, 1951 die militärische Hilfe für Panama, während die Diktatur von Batista in Kuba finanzielle und wirtschaftliche Hilfe erhalten sollte, die scheitern würde. Nach der Machtübernahme von Fidel Castro werden die Amerikaner beginnen, Kuba zu blockieren. 1965 fand die amerikanische Intervention in Santo Domingo statt. Es ist ein Kontinent, auf dem es nicht darum geht, etwas zuzulassen, was den amerikanischen Interessen schaden könnte.


Il est intéressant d’étudier la constitution de la théorie de l’impérialisme américain permettant de mettre en exergue que la sécurité du continent américain est de leur propre responsabilité. Dès le XIXème siècle, les étasuniens sont interventionnistes sur l’Amérique latine avec l’annexion d’Hawaï en 1898, en 1908 – 1909 la prise du contrôle du Panama arraché à la Colombie et l’idée d’un interventionnisme très actif.
== Operation Condor oder "Dictators' Interpol": Zielsetzungen ==


{{citation bloc|L’injustice chronique ou l’impuissance qui résultent d’un relâchement général des règles d’une société civilisée peuvent exiger, en fin de compte, en Amérique ou ailleurs – l’intervention d’une nation civilisée – et dans l’hémisphère occidental, l’adhésion des États-Unis à la doctrine Monroe peut forcer les États-Unis, bien qu’à contrecœur, dans des cas flagrants d’injustice ou d’impuissance, à exercer un pouvoir de police internationale.|Discours de Théodore Roosevelt, 1904}}
Was wird geschehen, wenn diese Bewegungen anfangen zu glauben, dass sie diese Diktaturen stürzen müssen, um ihr politisches System zu ändern und sich vom amerikanischen Imperialismus zu befreien? Die Befreiung der Völker kann nur durch die Zerstörung der imperialistischen Interessen der Großmächte in der marxistischen Theorie erreicht werden.


Va alors être mise en œuvre une forte politique interventionniste. Républicains et Démocrates protègent la nation et les intérêts par l’interventionnisme. C’est une gestion réaliste qui peut être des interventions politiques et économiques par la gestion des intérêts étasuniens sur le continent américain. En 1914, les États-Unis interviennent contre la dictature mexicaine pour protéger les firmes américaines. 1915 est l’année où les États-Unis vont entamer l’occupation militaire d’Haïti, puis en 1916 c’est l’occupation par les marines du Nicaragua tandis qu’en 1917 ils interviennent au Costa Rica. En 1919 des troupes débarquent au Honduras, enfin en 1920 ils interviennent au Guatemala. Il y a un mélange des genres qui explique le principe d’interventionnisme actif.
Die Vereinigten Staaten haben eine militärische Tradition in Lateinamerika. Grundsätzlich wird der Kampf gegen den Kommunismus den Vereinigten Staaten ein zusätzliches Argument für eine Intervention liefern. Auf jeden Fall ist klar, dass sie den Kommunisten ab den 1960er Jahren als die große Gefahr des Umkippens des amerikanischen Kontinents und für das amerikanische Territorium selbst darstellen werden, während sie sich gleichzeitig inmitten des Vietnamkrieges befinden.


== La contre-révolution américaine : de 1945 à 1990 ==
Im Grunde genommen ist es angesichts der revolutionären marxistischen Revolution notwendig, die Anti-Terror-Politik zu koordinieren. Operation Condor ist sehr interessant. Vor kurzem wurden Dokumente entdeckt, die alles enthüllen, was auf dem amerikanischen Kontinent über die CIA geschehen ist.


Cela permet de comprendre les interventions des américaines dans l’aide aux dictateurs dans les années 1950 – 1960 comme une continuité. En 1947, la Guerre froide se profile. Déjà, en février 1945 lors de la conférence panaméricaine de Chapultepec, les États-Unis rappellent aux régimes d’Amérique Latine, que la lutte doit être menée contre le communisme. Cela va permettre à cette interdépendance militaire de se construire.
Die Vereinigten Staaten werden ihre nationale Sicherheit garantieren, und um den Kommunismus zu bekämpfen, werden sie ab den 1970er Jahren den Kampf gegen den Terrorismus auf kontinentaler Ebene organisieren. Um die nationale Sicherheit der Vereinigten Staaten nach der kubanischen Revolution zu gewährleisten, werden sie sich die Mittel geben, den Kommunismus auf kontinentaler Ebene zu bekämpfen. Der Kampf gegen den Terrorismus wird systematisiert, indem die Verbindung des Militärs untereinander gefördert wird.
Entre 1948 et 1956 va être mise en place une aide américaine à la dictature paraguayenne du général Stroessner, en1951 est mis en place une assistance militaire avec le Panama tandis que la dictature de Batista à Cuba va recevoir une aide financière et économique qui va échouer. Après l’arrivée au pouvoir de Fidel 
Castro les américains les étasuniens vont entamer le blocus de Cuba. En 1965 a lieu l’intervention américaine à Saint-Domingue. C’est un continent dans lequel il n’est pas question de laisser faire quoi que ce soit qui puisse nuire aux intérêts américains.


== L’opération Condor ou « l’Interpol des dictateurs » : objectifs ==
Im September 1973 fand die 10. Amerikanische Armeekonferenz[CEA] mit dem Ziel statt, "dem Informationsaustausch mehr Kraft zu verleihen, bevor der Terrorismus bekämpft und subversive Elemente in jedem Land kontrolliert werden". Die Herausforderung besteht in der Kontrolle von Informationen, weshalb wir eine kontinentale Intelligenz internationalisieren müssen. Ein erstes integriertes Informationsnetz wird von den Militärattachés eingerichtet, die sich in Botschaften befinden, die eine Funktion zur Bewertung der Machtverhältnisse haben. Wir werden einen Informationsaustausch unter der Verantwortung der CIA organisieren. Es ist die Konstruktion eines schmutzigen Krieges, in dem Nixon und Kissinger ein konterrevolutionäres Gerät entwickeln werden. Interessant ist, dass bei der Operation Condor festgestellt wurde, dass es anti-subversive Ausbildungszentren gab, an denen der französische Staat beteiligt war, weil er sich in diesem Bereich mit den Konflikten in Algerien und Indochina ein Fachwissen angeeignet hatte.


Que va-t-il se passer lorsque ces mouvements vont commencer à penser le fait qu’il va falloir renverser ces dictatures pour changer de régime politique et se libérer de l’impérialisme américain ? La libération des peuples ne peut se faire qu’en détruisant les intérêts impérialistes des grandes puissances dans la théorie marxiste.
Der Anti-Subversiv-Krieg kann als schmutziger Krieg bezeichnet werden, weil er in ein legales "Niemandsland" eintritt, in dem alles erlaubt ist, einschließlich der Anwendung von Folter. Der 25. November 1975 ist der Tag, an dem die Condor-Operation in Santiago de Chile offiziell gegründet wurde. Es wird Elemente geben, die wir nach dem 11. September mit der Organisation einer Zentralisierung der Informationen über das Interpol-Modell, der Möglichkeit der Befragung von Verdächtigen des Aktivismus in einem Drittland und der länderübergreifenden Überlegung von Antiterrormaßnahmen finden.{{citation bloc|Eine dritte und geheimnisvollste Phase der Operation besteht in der Bildung von Spezialteams aus den Mitgliedsländern, die überall in der Welt reisen, in Drittländern (Condor), um Sanktionen bis hin zur Ermordung von Terroristen oder Unterstützern terroristischer Organisationen in den Condor-Mitgliedsländern durchzuführen.|FBI-Attaché in Buenos Aires, 28. September 1976}}
Les États-Unis ont une tradition miliaire en Amérique latine. Au fond, la lutte contre le communisme va fournir aux États-Unis un argument supplémentaire d’intervention. En tout cas, il est clair qu’ils vont présenter le communiste à partir des années 1960 comme étant le grand risque du basculement du continent américain et pour le territoire étasunien lui-même en même temps qu’ils sont en plein guerre du Vietnam.
Au fond, face à la révolution marxiste révolutionnaire, il faut coordonner la politique antiterroriste. L’opération Condor est très intéressante. Des documents ont été récemment découverts révélant tout ce qui s’était passé dans le continent américain via la CIA.
Les États-Unis vont garantir leur sécurité nationale et pour lutter contre le communisme, ils vont, à partir des années 1970, organiser la lutte antiterroriste à l’échelle du continent américain. Afin de garantir la sécurité nationale des États-Unis, après la révolution cubaine, ils vont se donner les moyens de lutter contre le communisme à l’échelle continentale. Va être systématisée la lutte antiterroriste en favorisant la connexion des militaires entre eux.
En septembre 1973 a lieu la Xème conférence des Armées Américaines [CEA] avec pour objectif de {{citation|donner plus de force à l’échange d’informations avant de contrecarrer le terrorisme et contrôler les éléments subversifs dans chaque pays}}. L’enjeu est le contrôle de l’information, c’est pourquoi il faut faire une internationale continentale du renseignement. Va être constitué un premier réseau intégré d’information à partir des attachés militaires qui sont ceux qui dans les ambassades ont une fonction d’évaluation des rapports de force. On va organiser sous la responsabilité de la CIA une bourse d’échange d’informations. C’est la construction d’une guerre sale où ou Nixon et de Kissinger vont élaborer un dispositif contre-révolutionnaire. Ce qui est très intéressant est que dans l’opération Condor a été découvert qu’il y avait des centres de formation à la lutte antisubversive dans lesquels l’État français été impliqué, car ils avaient acquis des compétences en la matière avec les conflits en Algérie et en Indochine.
La guerre antisubversive peut être qualifiée de guerre sale parce qu’on entre dans un « no man’s land » juridique où tout est permis notamment l’utilisation de la torture. Le 25 novembre 1975 est la date où est constitué formellement l’opération Condor à Santiago. Va apparaitre des éléments qu’on le retrouve après le 11 septembre avec l’organisation d’une centralisation des informations sur le modèle d’Interpole, la possibilité d’interroger des suspectes d’activismes dans un pays tiers et penser l’action antiterroriste de manière transnationale.


{{citation bloc|Une troisième et la plus secrète phase de l’opération implique la formation d’équipes spéciales issues de pays membres, qui sont destinées à se déplacer n’importe où dans le monde, dans des pays non membres (de Condor) pour exécuter des sanctions allant jusqu’à l’assassinat, contre des terroristes ou des soutiens à des organisations terroristes des pays membres de Condor.|Attaché du FBI à Buenos Aires, le 28 septembre 1976}}
Dieses System kommt den Diktaturen zugute, die es ihnen ermöglichen, an Ort und Stelle zu bleiben und zu funktionieren. Im Rahmen der Operation wird die politische Ermordung und das Verschwinden von Bürgern genutzt werden. Die Vervielfachung der Mordversuche gegen fortschrittliche politische Personalisten hat zu einer Welle des Terrors geführt, die allmählich die marxistischen und revolutionären Bewegungen enthauptet.


Ce système est au bénéfice des dictatures qui leur permet d’être maintenues en place et de fonctionner. Dans le cadre de l’opération vont être utilisés l’assassinat politique et la disparition des citoyens. La multiplication des tentatives d’assassinat contre des personnalistes politiques progressistes entraine une vague de terreur qui décapite progressivement les mouvements marxistes et révolutionnaires.
Das Condor-Programm verschwand in den 1980er Jahren, als die Vereinigten Staaten erkannten, dass diese Operationen ihr Markenimage kosten könnten. Condors Ende ist der Erfolg der Operation. Die revolutionären marxistischen Bewegungen werden durch die Wirksamkeit dieses Geräts enthauptet. Das Verschwinden von Condor war Anfang der 80er Jahre wirksam, weil es weniger Risiko, eine Rückkehr zu parlamentarischen Regimes und die Angst vor der Offenlegung dieser Verfahren gab.
Le programme Condor disparait au cours des années 1980, car les États-Unis ont pris conscience que ces opérations pouvaient couter à leur image de marque. La fin de Condor est le succès de l’opération. Les mouvements marxistes révolutionnaires vont être décapités par l’efficacité de ce dispositif. La disparition de Condor est effective au début des années 1980 parce qu’il y a moins de risques, un retour des régimes plutôt parlementaires et la peur de la divulgation de ces procédés.


== Démocratisation et lutte antidrogue : un tournant dans la politique des États-Unis en Amérique latine autour des années 1980 ==
== Démocratisation et lutte antidrogue : un tournant dans la politique des États-Unis en Amérique latine autour des années 1980 ==

Version du 18 février 2018 à 17:45


Wir werden uns mit dem Thema Terrorismus und Terrorismusbekämpfung in Lateinamerika in den 1960er und 1970er Jahren befassen. Es ist ein Kontinent, der nach dem Zweiten Weltkrieg von großer politischer Gewalt heimgesucht wird. Dieser Terrorismus selbst hat sich über einen Zeitraum von etwa zwanzig Jahren entwickelt, so dass wir über einen ersten Kampf gegen den Terrorismus nachdenken können, über die politische Gewalt in Lateinamerika, an der die Vereinigten Staaten beteiligt sein werden. In Lateinamerika sind die Anfänge des weltweiten Kampfes gegen den Terrorismus ab 2001 zu sehen.

In einem ersten Teil werden wir auf die theoretischen Fragen der revolutionären Kriegsführung zurückkommen und die langwierigen Volkskriege sind die kastrum-marxistischen Kriege und ihr Scheitern, die zu einem zweiten Modell der Guerillakriegführung führen, im zweiten Teil werden wir sehen, wie Lateinamerika eine "bewachte Jagd" und ein Interventionsfeld der amerikanischen Macht bleibt, die genau die Frage der Organisation des Kampfes gegen den Terrorismus aufwirft.

Warum Lateinamerika von den 1960er Jahren bis heute in Frage stellen? Dafür gibt es drei Gründe:

  1. eine moderne Geschichte der politischen Gewalt: Sie ist die Grundlage einer modernen politischen Gewalt, die als modern verstanden wird, dass sie militärische Anstrengungen, moderne Mittel und einen revolutionären Willen zur Transformation der Länder beinhaltet. Es kommt zu neuer politischer Gewalt aus ganz bestimmten ideologischen Gründen.
  2. Der Übergang zu gewalttätigem Handeln als politischer Anspruch: Es ist die Tatsache, dass die Dinge durch gewalttätiges Handeln verändert werden, was für diese Gruppen legitim ist. Wenn wir mit demokratischen Mitteln, was im Rahmen der Diktatur umso schwieriger ist, nichts ändern können, dann müssen wir zu den Waffen greifen. Es wird behauptet, dass gewalttätiges Handeln ein grundlegendes Element des Kampfes ist.
  3. Lateinamerika - Matrix aus "Terrorismus" und "Terrorismusbekämpfung"? Lateinamerika ist ein interessantes Feld, um den so genannten "modernen Terrorismus" zu beschreiben. Im Grunde genommen war Lateinamerika vielleicht ein Ort, an dem der moderne Terrorismus und das Modell der Terrorismusbekämpfung organisiert wurden. September, als die Vereinigten Staaten versuchten, den weltweiten Kampf gegen den Terrorismus zu organisieren, befanden wir uns in einem Modell, das an Lateinamerika erinnert. Erscheint eine Konzeptualisierung der Terrorismusbekämpfung in den 1950er und 1960er Jahren. Diese lateinamerikanische Frage ist interessant zu verstehen als eine potentielle Matrix.

Lateinamerika: Vom Revolutionskrieg zum langwierigen Volkskrieg

Der lateinamerikanische Kontext 1950

Die Entkolonialisierung erfolgte im frühen 19. Jahrhundert zwischen 1810 und 1835. Ab den 1950er Jahren trat Lateinamerika in eine Periode der Instabilität ein, die mit komplexen Regimes verbunden war, insbesondere mit paramilitärischen Regimes, die politische Regimes waren, die auf militärischen Kräften basierten, die von zivil-militärischen Kräften unterstützt wurden, die sich auf einen Übergang zur Demokratie hielten, weil sie autoritäre Regimes waren, die sich auf die Armee verließen, um die Macht vor dem Volk zu behalten. Sie nehmen aggressive Positionen gegenüber ihrem Volk ein, die Demokratie nimmt sie nicht wahr. Das politische Leben nach 1945 scheint geprägt zu sein von großer Instabilität, von einer schwierigen Ausprägung der Demokratie und von der Allgegenwart der Armee in zivilen Angelegenheiten.

Die Vereinigten Staaten haben Lateinamerika, den südamerikanischen Kontinent und Mittelamerika immer als ihr "Jagdgebiet" betrachtet, als ihr eigenes Territorium, das das Funktionieren der amerikanischen Demokratie garantiert. Lateinamerika gilt als eine ausschließliche Zone amerikanischer Interessen, es ist notwendig, die dortigen Geschehnisse zu beobachten und, wenn möglich, einzugreifen. Diese unglückliche Tradition hat bis vor kurzem gedauert. Die Nähe und Einmischung der Vereinigten Staaten ist vorherrschend. Die Monroe-Doktrin, die immer noch angewandt wird, verkündete 1823, dass ganz Lateinamerika eine ausschließliche Zone amerikanischer Interessen sei.

Im Kontext der Nachkriegszeit beginnt der Kontext des Kalten Krieges, und Lateinamerika kann nicht umhin zu wissen, welches politische Modell es zu fördern gilt. Das alternative Modell zum kapitalistischen - imperialistischen Modell ist das marxistische Modell. Grundsätzlich gibt es keine Wahl, sich von der Unterdrückung der Diktatoren zu befreien, die einzige Alternative besteht darin, den Marxismus zu suchen, der eine revolutionäre Doktrin ist, die theoretische Argumente für den Kampf liefert. Revolutionäre Kämpfe werden hergestellt und die Eingliederung der marxistischen Doktrin des revolutionären Kampfes in Lateinamerika. Ab den 1950er Jahren wurden auf dem ganzen Kontinent"revolutionäre Kämpfe" geführt.

Es gibt zwei Perioden für zwei aufeinanderfolgende Strategien:

  • 1960-1975 - Die Castro-Guevaristischen Guerillaguerillas: Es ist notwendig, die Revolution am Modell "Castro" durchzuführen, denn das große Modell, das ab den 1960er Jahren auftaucht, ist Castros erfolgreiche Revolution. Kuba wird ein Vorbild sein. Dieses Modell wird ganz Lateinamerika leiten, es ist ein ländliches Modell, das auf Verhandlungen über Abkommen mit Landwirten basiert. Diese Periode endete um 1975 mit einem Misserfolg.
  • 1975-1990 - Die zweite Welle der Guerilla: Es ist die Hypothese eines langwierigen Volkskrieges. Der Kastrismus ist in Kuba nicht gescheitert, aber er ist als subversive Kraft für den gesamten amerikanischen Kontinent gescheitert. Wir bewegen uns von einem ländlichen Modell zu einer städtischen Guerilla. Im heutigen Terrorismus dominiert die urbane Dimension.

Castro-Guévarist Guerilla, 1960-1975

Guérillas castro-guévaristes1.png

Castro-Guevarist Guerillakrieg ist der wichtigste Guerillakrieg, der um 1959 stattfinden wird. Batista, das von den Amerikanern gegründet wurde, operiert auf der Armee und auf einem kleinen Teil der Bevölkerung, siedelt sich allmählich in den Bergen der revolutionären Häuser an, die von Fidel Castro und Che Guevara beseelt wurden, und postuliert, dass es notwendig ist, eine Revolution zu machen, und zwar in den Tiefen, die weitgehend von marxistischer Inspiration inspiriert sind. Nach und nach wird ein subversiver Rahmen geschaffen, um ein Regime durch die Organisation von Streitkräften in den Bergen zu stürzen. Es ist ein ländlicher Guerillakrieg, und während dieser Zeit geschieht auf Batista's Seite nichts.

Guérillas castro-guévaristes2.png

Das Modell, das erscheinen wird, ist ein aufständisches marxistisches Modell. Die Grundlage des Diskurses ist es, ein Gebiet zu schaffen, das von der Armee nicht kontrolliert werden kann, indem man sich im Berg ausrüstet, und wenn die Guerilla ausreichend organisiert ist, wird die Eroberung der Macht eingeleitet. Das ist die Strategie des Foco: Es ist notwendig, aufständische Häuser zu schaffen, die die Revolution in Gang setzen. Für Castro müssen wir Vietnams erschaffen.

Die Referenz ist der kommunistische Kampf in Vietnam gegen das pro-amerikanische Regime. Es gibt eine revolutionäre marxistische Organisation. Die Idee ist, Vietnams in einer antiimperialistischen Logik zu erschaffen, denn die Vereinigten Staaten sind der "große Satan" und die Ausbeuter der Dritten Welt. Es bedarf eines bewaffneten Kampfes, der gegen die Gewalt des Staates durch eine weitere Gewalt kämpft, deren Ziel es ist, sich auf dem gesamten amerikanischen Kontinent durch die im Juli 1962 gegründete Lateinamerikanische Solidaritätsorganisation (OLAS) zu entwickeln, die über die Koordinierung der guévaristischen Revolution auf kontinentaler Ebene entscheiden wird. Eine kontinentale Revolution revolutionärer Bewegungen ist notwendig, um eine soziale, politische und wirtschaftliche Revolution in Lateinamerika herbeizuführen.

Revolutionäre Kriegskonzepte nach Che Guevara: 1928 - 1967

Es gibt sehr wichtige Texte, die den Sozialismus durch die Aktion und Gewalt definieren, die sich im Guerillakrieg, dem Kampf einer Minderheit gegen eine Mehrheit, herauskristallisiert.

Guérillas castro-guévaristes che + castro.png

Guevara ist Medizinstudent, marxistischer Revolutionär, Rechtshänder von Fidel Castro, Staatsanwalt des Revolutionsgerichts in Havanna, Minister von Castro, zuständig für den Export der kubanischen Revolution. Mit Guevara finden wir die Definition archaischer und gewaltbasierter Grundlagen eines revolutionären Diskurses. Die Guerilla-Kriegsführung seit dem 17. Jahrhundert ist auch in der Schweiz theoretisiert, es ist notwendig, Überraschungen zu spielen, um gewinnen zu können, ohne dem Gegner direkt gegenüberstehen zu müssen. Sie müssen den Stich verwenden, um zu gewinnen, indem Sie versuchen, den Gegner zu erschöpfen.

Dieses Konzept wurde von Castro in den 1960er Jahren aufgegriffen. Es muss ein neuer Krieg geführt werden, und dafür müssen wir überall revolutionäre Häuser auftanken, die Bewegungen bewaffnen, und wenn der große Tag kommt, geraten diese revolutionären Kräfte in direkten Konflikt mit der Armee. Damit dies aber geschehen kann, muss das Volk dem folgen, was unter anderem der Hauptgrund für das Scheitern des Che in Bolivien sein wird. In diesen Fällen gibt es kein Detail, die Repression wird sehr gewalttätig.

Diese Bewegung war ein Erfolg, der die Einrichtung eines sozial-marxistischen Regimes mit Fidel Castro ermöglichte. Guevara ist für den Export der kubanischen Revolution verantwortlich. Das effektive Modell der kubanischen Revolution muss auf andere Länder übertragen werden.

In seinem 1960 erschienenen Buch The War of the Guerillas (Der Krieg der Guerillas) legt Guevara einige der Prinzipien der revolutionären Kriegsführung dar:

  • "traf die Achillesferse des Imperialismus".
  • "Entwicklung von aufständischen Häusern, um die Gesellschaft tiefgreifend zu verändern."
  • "Arbeiten unter Bauern. Die Guerilla als bewaffnete Avantgarde des Volkes ": Die Guerilla muss die Avantgarde des Volkes sein. Die Menschen, die es sich nicht leisten können, die Guerillas zu rebellieren, sind die Speerspitzen der Bewegung.
  • "Die Volksarmee als Kern der Partei, nicht umgekehrt."

Von der Theorie zur Praxis: Ländliche Guerillas

Seconde Guerre des Boers soldats ruraux.png

Alle diese Bewegungen erscheinen ungefähr zur gleichen Zeit. Die Einflüsse sind jedoch komplex bei reinen Marxisten, aber es gibt auch Trotzkisten, Procasteristen, die die Revolution in Kuba und eine ganze Reihe anderer Modelle neu interpretiert haben. Bewegungen, die auf der Strategie der Subversion basieren, treten in Guatemala, Venezuela und Bolivien auf.

In der Idee der revolutionären Doktrin ist Gewalt eine obligatorische Passage, und je mehr Gewalt es gibt und je besser sie ist, desto mehr glauben wir, dass Gewalt das Einfühlungsvermögen der bäuerlichen Bevölkerung anziehen wird.

Das große Projekt ist das von Bolivien, denn in Castros marxistischer Analyse muss die kubanische Revolution umgestürzt werden, die es geschafft hat, die amerikanische Macht zu erschüttern, indem sie den Kontinent betrat, indem sie das Modell exportierte. Da es sich um ein marxistisches und antiimperialistisches Problem handelt, müssen wir ein Lager aufbauen. Marxisten als "Freiheitskämpfer" müssen sich an andere wenden. Aus historischen und politischen Gründen ist Bolivien das erste interessante Land, weil es eine Diktatur ist, aber seine Geographie ist steil mit Bergen. In der kastristischen Imagination gibt es die Idee, Focos zu gründen. Castro wird Che schicken, um diese Revolution zu organisieren. Bolivien musste zum harten Kern des Widerstandes gegen die Ausbreitung auf dem südamerikanischen Kontinent werden. Um diese Strategie aufzubauen, finden wir die Strategie des Foco, indem wir Männer in das Herz des bolivianischen Waldes schicken, die mit ihrer marxistischen Strategie beginnen.

Bolivien wird ein großer Misserfolg werden, weil der Diktator an der Macht schon lange in der Lage war, indische Gemeinden und Bäuerinnen zu bestechen. Im bolivianischen Fall scheint es ein Missverhältnis zwischen politischen Plänen und den Mitteln des Kampfes zu geben. Diese Diskrepanz zeigt sich, weil die Situation auf Castros Seite sehr schlecht analysiert wurde. Schließlich gibt es keine Unterstützung durch die Bauernbevölkerung, die sich zurückzieht, statt eines Aufstands finden die Guerillas keine Unterstützung in der Bevölkerung. Die Guerillas werden vom Militär gejagt und verfolgt und müssen sich verstecken, bis sie 1967 umzingelt, verhaftet und erschossen werden. Diese Zeugenaussage ist in Che's Memoiren zu finden.

Es gibt das Scheitern einer ersten Form der Guerillakriegsführung und das kastristische Kampfmodell hat nicht funktioniert. Es gab revolutionäre Kräfte mit Trotzkisten, Leninisten, Maoisten, aber das erschwert die Bewegung ohne Einheit.

1960 in Guatemala scheiterten die ersten Aufstände. Sie führen jedoch zur Bildung der M13, einer trotzkistischen revolutionären Bewegung, die am 13. Dezember gegründet wurde, aber auch zur Bildung der Revolutionären Streitkräfte[FAR], einer prokastristischen Bewegung. Diese beiden Bewegungen geraten in Konflikt, so dass eine Revolution unwahrscheinlich ist. Ebenfalls 1960 wurde in Venezuela die Revolutionäre Linke Bewegung (MIR) in der Nähe des Kastrismus geboren, dann 1963 die Forces Armées de Libération Nationale (FALN) für die "Befreiung des venezolanischen Volkes". Die Unterdrückung ist blutig und führt zum Scheitern der revolutionären Versuche von 1969. 1970 wurde in Mexiko die Revolutionary National Civic Action[ANCR] gegründet, die sich für eine chinesische Ideologie von Bankangriffen, Gebäudezerstörung und Entführungen einsetzte. Durch die Aufstandsbekämpfung werden sie jedoch eliminiert. Schließlich hatte Kolumbien 1978 sechs revolutionäre Häuser, darunter 1966 die Gründung der Revolutionären Streitkräfte Kolumbiens[FARC] in der Nähe der Kommunistischen Partei, die immer noch in den Nachrichten waren. Andere Fronten haben eine sehr kurze Existenz, aber Konflikte zwischen Gruppen werden zum Scheitern revolutionärer Versuche führen.

Der Guerillakrieg hat Schwächen gezeigt. Es ist schwierig, einen Krieg gegen eine revolutionäre Armee zu gewinnen. Es besteht das Bewusstsein, dass die Bauern nicht die erwartete marxistisch-leninistische Kraft sind, die hinterfragt, ob die Bauern wirklich eine revolutionäre Kraft sind. Andererseits wurde die amerikanische Spionageabwehr unterschätzt, weil die lateinamerikanischen Streitkräfte von den Vereinigten Staaten unterstützt werden, was auch dazu beitragen wird, die Ausbildung von Paramilitärs mit Hilfe von Europa und anderen zu unterstützen. Vielleicht ist der Mangel an sozialer Bindung auch darauf zurückzuführen, dass es Intellektuelle sind, die die Waffen tragen, und dass es schwierig ist, die indigene Bevölkerung zu kontrollieren. Es gibt ein Problem der globalen Kohärenz, das dazu führt, dass dieses ländliche marxistische Modell verschwindet.

Von der Theorie zur Praxis: Stadtguerilla

In den siebziger Jahren kam die zweite Welle des Guerillakrieges auf, die städtisch war, sich in der Natur änderte und vorschlug, dass Gewalt bewacht werden sollte, aber auch auf Städte ausgedehnt wurde, weil wir uns auf städtische Gesellschaften zubewegen, die sozioökonomische Veränderungen durchlaufen, die politische Macht und mehr städtische als ländliche Macht ausmachen. Diktatoren brauchen Städte, weil sie Orte sind, an denen sich die Macht konzentriert. Dieser zweite Guerillakrieg wird den Übergang von der ländlichen zur städtischen Guerilla sicherstellen, und deshalb ist es notwendig, den Kampf in der Stadt zu fördern. Hier findet sich auch die symbolische Repräsentation von Macht und Militär.

Manifestation tupamaros.png

Das ist das Konzept eines Großstadtdschungels, denn letztendlich kann die Stadt das geeignetste Territorium sein, um Macht zu verstecken und zu bekämpfen.  Diese städtischen Guerillas tauchten zu dieser Zeit auf, die an die Guerilla-Taktiken in der Stadt denken würden.

In Brasilien wurde 1964 die Nationale Befreiungsallianz (ALN) von Carlos Marighella gegründet, der die städtische Kriegsführung theoretisierte. Der revolutionäre, revolutionäre Transformationskrieg muss, weil er in die Stadt hineingehen muss, bestimmte spezifische Eigenschaften erwerben und insbesondere Waffenlager, Orte oder Verstecke einrichten, um die gewalttätige Situation in der Stadt zu unterstützen. In Argentinien existierte in den 1970er Jahren in Argentinien ein komplexes Gefüge komplexer Bewegungen, darunter trotzkistische, maoistische, maoistische, Castro-Guévaristische, anarchistische, peronistische[Montoneros]-Bewegungen, die gewalttätige Aktionen durchführen würden, sich aber oft selbst verloren, weil sie in Konflikt miteinander standen und ihre Widerstandsfähigkeit schwächten. Die vollständige Demontage der Montaneros erfolgte 1975. In Uruguay sind die Tupamaros von der kubanischen Revolution geprägt. Ab 1971 richtete die Regierung die "Todesstaffeln" ein und startete eine Kampagne gegen Aufstände, um sie wirksam zu bekämpfen. All diese Bewegungen erscheinen als Reaktion auf das Scheitern von Che in Bolivien.

Schwächen der ersten Welle des Guerillakrieges

Die Guerilla-Kriegsführung ist mit geringen Zahlen und strategischen Schwächen unerfahren, während Konflikte und die Zersplitterung der ländlichen und städtischen Guerillas in Kapellen zu einer kontraproduktiven Zersplitterung führen. Andererseits unterschätzten die Guerillas die Rolle der Armee im antisubversiven Kampf und unterschätzten die amerikanische Hilfe bei der Koordinierung des antisubversiven Kampfes. Hinzu kommt ein Missverständnis über die Rolle der Bauernschaft in einem Dilemma zwischen der Unterstützung der Guerillas oder der Unterdrückung von Diktaturen, was zum Teil erklärt, warum es schwierig ist, die Bauernschaft zu mobilisieren.

Die zweite Welle der Guerillas: 1975 - 1990

Révolution sandiniste nicaragua.png

1979 war die Wiederbelebung des Guerillakrieges auf den Sieg der Sandinisten in Nicaragua zurückzuführen, indem sie die Revolución Popular Sandinista auslöste. Es ist eine Zeit, in der die Vereinigten Staaten die Einmischung der Sowjetunion in die Angelegenheiten Nicaraguas verurteilen werden. Die Vereinigten Staaten sind beunruhigt über die marxistisch-leninistischen Revolutionen während des Kalten Krieges. All diese Bewegungen, die Lateinamerika destabilisieren, stehen unter dem Einfluss der Sowjetunion. Die Verurteilung der Einmischung der Sowjetunion in die Angelegenheiten Nicaraguas hat die amerikanischen Bemühungen zur Bekämpfung des Terrorismus in Lateinamerika verstärkt. Der Diskurs ist der eines destabilisierenden Unternehmens Lateinamerikas in einer Exklusivzone.

Damals wurde Terrorismus definiert als "Einzelpersonen oder Gruppen, die drohen, Gewalt für politische Zwecke zu benutzen oder auf Gewalt zurückzugreifen, die sich direkt gegen Regierungsbehörden richten, und zwar so, dass die ergriffenen Maßnahmen, Schocks, Schläge und Einschüchterungen darauf abzielen, eine breitere Gruppe als die Opfer allein zu erreichen". In dieser Definition des Terrorismus durch das US-Außenministerium gibt es die Idee der Subversion, der Veränderung politischer Regime. Sobald die vitalen Interessen der Vereinigten Staaten auf dem Spiel stehen, wird es eine Reaktion geben. Von den 80er Jahren bis in die 90er Jahre hinein werden Aufstandsbekämpfungskriege geführt, indem lokale Operationen durchgeführt werden, um den Kampf gegen den Terrorismus zu strukturieren.

Im März 1982 fand in Guatemala ein Aufstandsbekämpfungskrieg statt, der es dem Militär ermöglichte, die Macht zurückzugewinnen. Die militärische Strategie bestand darin, die Guerillas physisch an der mexikanischen Grenze zu isolieren und sie sozial von den Bauern abzuschneiden. Zwischen 1979 und 1990 in El Salvador lehnte der Militärstaat die FMLN[Front Farabundo Marti of National Liberation] ab, indem er rebellische Angriffe gegen die Aufstandsbekämpfung durchführte. Von 1980 bis 1982 erlebte Kolumbien eine Episode des Guerillakrieges in den Bergen und besetzte Bogota mit M13. Aber die Angriffe der FARC werden blockiert, da sie einen Übergang zu proteanischer Gewalt einleiten.

Am Mittwoch, dem 6. November 1985, um 11:40 Uhr morgens, brach ein Kommando der Gruppe Gurrillero M-19 gewaltsam in den Justizpalast in Kolumbien ein. Dies ist der Beginn eines der grausamsten und gewalttätigsten Ehepartner in der Geschichte Kolumbiens, der 28 Stunden später mit mehr als 100 Toten unter Zivilisten, Militärs und Guerillas gipfelte, 12 verschwanden und die fast vollständige Zerstörung des Hauptquartiers der Justiz in Kolumbien.

Peru konfrontierte zwischen 1970 und 1990 die Guerillas des Luminous Path, einer marxistisch-leninistischen kommunistischen Bewegung. Die Kriege begannen 1981 und ab 1987 wurde der Leuchtende Pfad durch den Koka-Handel bereichert. Das nennt man Narko-Terrorismus. Einige Gruppen brauchen einen langen Krieg, um eine Kriegswirtschaft aufzubauen. Diese Formen gewalttätiger Aktionen zur Aufrechterhaltung der Macht sind verpflichtet, Territorien wirtschaftlich zu organisieren, um Einkommen zu generieren, insbesondere durch den Handel mit Kokain und Heroin, aber auch durch die Veredelung dieser Produkte.

Narco-Terrorismus ist interessant zu analysieren, weil wir eine revolutionäre Drift in Richtung einer mafiösen Drift sehen. Narco-Terrorismus ist eine Mischung aus Gewalt zwischen sogenannten "ideologischen" Gewaltaktionen und einem gewalttätigen Akt der Marktwerterzeugung.

Lateinamerika: eine reservierte Interventionsdomäne für das amerikanische Imperium

Es ist wichtig zu verstehen, wie wichtig es ist, diesen Kampf zu betrachten, um die Mittel zur Bekämpfung des Terrorismus zu untersuchen.

Die Ursprünge: der Platz Lateinamerikas im imperialen Modell: 1870 - 1920

Es ist notwendig, auf dem Platz Amerikas im amerikanischen imperialen Modell zu bestehen, das auf der Monroe-Doktrin des Namens des amerikanischen Präsidenten der damaligen Zeit basiert, der die amerikanische Politik auf der Grundlage definiert, dass die Vereinigten Staaten eine Demokratie sind, sie müssen sich vor jeder Einmischung in ihr Territorium des alten Europas und seiner monarchischen Regime schützen. Das wird ein Paradoxon. Auf der einen Seite interessiert uns Europa nicht, auf der anderen Seite führt diese Monroe-Doktrin zu einem anderen Phänomen, nämlich dass es für Europa in gewisser Weise unmöglich ist, sich in lateinamerikanische Angelegenheiten einzumischen. Lateinamerika fällt somit unter die Autorität der Vereinigten Staaten.

Mit anderen Worten, die Monroe-Doktrin schlägt vor, die amerikanische Demokratie vor allen europäischen autokratischen Regimen zu schützen. Sie setzt die Ausdehnung des amerikanischen Demokratiemodells auf seinen Kontinent voraus. Und damit die Kontrolle über die Angelegenheiten des amerikanischen Kontinents. Es ist eine Logik der Intervention in ihrem Einflussbereich.

Präsident Theodore Roosevelt im Jahre 1904.

Die Monroe-Doktrin wird langfristig die Eindämmungspolitik der Eindämmung des Kommunismus in den 1950er Jahren einleiten. Die lateinamerikanischen Angelegenheiten liegen in den Händen der Vereinigten Staaten, und niemand hat das Recht, sich einzumischen. Nach dem Prinzip des "amerikanischen Messianismus" müssen wir das Geschehen in Lateinamerika aufmerksam verfolgen.

Es ist interessant, die Konstitution der Theorie des amerikanischen Imperialismus zu studieren, die es ermöglicht zu betonen, dass die Sicherheit des amerikanischen Kontinents in ihrer eigenen Verantwortung liegt. Bereits im 19. Jahrhundert griffen die Amerikaner mit der Annexion Hawaiis 1898, 1908 - 1909 mit der Übernahme Panamas aus Kolumbien und der Idee eines sehr aktiven Interventionismus auf Lateinamerika ein.

« Die chronische Ungerechtigkeit oder Ohnmacht, die aus einer allgemeinen Lockerung der Regeln einer zivilisierten Gesellschaft resultiert, kann letztendlich erfordern, in Amerika oder anderswo - die Intervention einer zivilisierten Nation - und in der westlichen Hemisphäre kann die Einhaltung der Monroe-Doktrin durch die USA die Vereinigten Staaten zwingen, wenn auch widerstrebend, in eklatanten Fällen von Ungerechtigkeit oder Ohnmacht, eine Macht auszuüben. »

— Rede von Theodore Roosevelt, 1904

Dann wird eine starke interventionistische Politik umgesetzt. Republikaner und Demokraten schützen die Nation und ihre Interessen durch Interventionismus. Es ist ein realistisches Management, das politische und wirtschaftliche Interventionen durch die Verwaltung amerikanischer Interessen auf dem amerikanischen Kontinent sein kann. 1914 intervenierten die Vereinigten Staaten gegen die mexikanische Diktatur, um amerikanische Firmen zu schützen. 1915 war das Jahr, in dem die Vereinigten Staaten mit der militärischen Besetzung Haitis begannen, dann 1916 die Besetzung Nicaraguas durch die Marine und 1917 die Intervention in Costa Rica. 1919 landeten Truppen in Honduras, 1920 schließlich intervenierten sie in Guatemala. Es gibt eine Mischung von Geschlechtern, die das Prinzip des aktiven Interventionismus erklärt.

Die amerikanische Konterrevolution: 1945 bis 1990

So ist es möglich, die amerikanischen Interventionen zur Unterstützung von Diktatoren in den 1950er und 1960er Jahren als Kontinuität zu verstehen. 1947 zeichnet sich der Kalte Krieg ab. Bereits im Februar 1945, auf der Panamerikanischen Konferenz von Chapultepec im Februar 1945, erinnerten die Vereinigten Staaten die lateinamerikanischen Regime daran, dass der Kampf gegen den Kommunismus geführt werden muss. Dies wird die Entwicklung dieser militärischen Interdependenz ermöglichen.

Zwischen 1948 und 1956 sollte die US-Hilfe für die paraguayische Diktatur von General Stroessner eingerichtet werden, 1951 die militärische Hilfe für Panama, während die Diktatur von Batista in Kuba finanzielle und wirtschaftliche Hilfe erhalten sollte, die scheitern würde. Nach der Machtübernahme von Fidel Castro werden die Amerikaner beginnen, Kuba zu blockieren. 1965 fand die amerikanische Intervention in Santo Domingo statt. Es ist ein Kontinent, auf dem es nicht darum geht, etwas zuzulassen, was den amerikanischen Interessen schaden könnte.

Operation Condor oder "Dictators' Interpol": Zielsetzungen

Was wird geschehen, wenn diese Bewegungen anfangen zu glauben, dass sie diese Diktaturen stürzen müssen, um ihr politisches System zu ändern und sich vom amerikanischen Imperialismus zu befreien? Die Befreiung der Völker kann nur durch die Zerstörung der imperialistischen Interessen der Großmächte in der marxistischen Theorie erreicht werden.

Die Vereinigten Staaten haben eine militärische Tradition in Lateinamerika. Grundsätzlich wird der Kampf gegen den Kommunismus den Vereinigten Staaten ein zusätzliches Argument für eine Intervention liefern. Auf jeden Fall ist klar, dass sie den Kommunisten ab den 1960er Jahren als die große Gefahr des Umkippens des amerikanischen Kontinents und für das amerikanische Territorium selbst darstellen werden, während sie sich gleichzeitig inmitten des Vietnamkrieges befinden.

Im Grunde genommen ist es angesichts der revolutionären marxistischen Revolution notwendig, die Anti-Terror-Politik zu koordinieren. Operation Condor ist sehr interessant. Vor kurzem wurden Dokumente entdeckt, die alles enthüllen, was auf dem amerikanischen Kontinent über die CIA geschehen ist.

Die Vereinigten Staaten werden ihre nationale Sicherheit garantieren, und um den Kommunismus zu bekämpfen, werden sie ab den 1970er Jahren den Kampf gegen den Terrorismus auf kontinentaler Ebene organisieren. Um die nationale Sicherheit der Vereinigten Staaten nach der kubanischen Revolution zu gewährleisten, werden sie sich die Mittel geben, den Kommunismus auf kontinentaler Ebene zu bekämpfen. Der Kampf gegen den Terrorismus wird systematisiert, indem die Verbindung des Militärs untereinander gefördert wird.

Im September 1973 fand die 10. Amerikanische Armeekonferenz[CEA] mit dem Ziel statt, "dem Informationsaustausch mehr Kraft zu verleihen, bevor der Terrorismus bekämpft und subversive Elemente in jedem Land kontrolliert werden". Die Herausforderung besteht in der Kontrolle von Informationen, weshalb wir eine kontinentale Intelligenz internationalisieren müssen. Ein erstes integriertes Informationsnetz wird von den Militärattachés eingerichtet, die sich in Botschaften befinden, die eine Funktion zur Bewertung der Machtverhältnisse haben. Wir werden einen Informationsaustausch unter der Verantwortung der CIA organisieren. Es ist die Konstruktion eines schmutzigen Krieges, in dem Nixon und Kissinger ein konterrevolutionäres Gerät entwickeln werden. Interessant ist, dass bei der Operation Condor festgestellt wurde, dass es anti-subversive Ausbildungszentren gab, an denen der französische Staat beteiligt war, weil er sich in diesem Bereich mit den Konflikten in Algerien und Indochina ein Fachwissen angeeignet hatte.

Der Anti-Subversiv-Krieg kann als schmutziger Krieg bezeichnet werden, weil er in ein legales "Niemandsland" eintritt, in dem alles erlaubt ist, einschließlich der Anwendung von Folter. Der 25. November 1975 ist der Tag, an dem die Condor-Operation in Santiago de Chile offiziell gegründet wurde. Es wird Elemente geben, die wir nach dem 11. September mit der Organisation einer Zentralisierung der Informationen über das Interpol-Modell, der Möglichkeit der Befragung von Verdächtigen des Aktivismus in einem Drittland und der länderübergreifenden Überlegung von Antiterrormaßnahmen finden.

« Eine dritte und geheimnisvollste Phase der Operation besteht in der Bildung von Spezialteams aus den Mitgliedsländern, die überall in der Welt reisen, in Drittländern (Condor), um Sanktionen bis hin zur Ermordung von Terroristen oder Unterstützern terroristischer Organisationen in den Condor-Mitgliedsländern durchzuführen. »

— FBI-Attaché in Buenos Aires, 28. September 1976

Dieses System kommt den Diktaturen zugute, die es ihnen ermöglichen, an Ort und Stelle zu bleiben und zu funktionieren. Im Rahmen der Operation wird die politische Ermordung und das Verschwinden von Bürgern genutzt werden. Die Vervielfachung der Mordversuche gegen fortschrittliche politische Personalisten hat zu einer Welle des Terrors geführt, die allmählich die marxistischen und revolutionären Bewegungen enthauptet.

Das Condor-Programm verschwand in den 1980er Jahren, als die Vereinigten Staaten erkannten, dass diese Operationen ihr Markenimage kosten könnten. Condors Ende ist der Erfolg der Operation. Die revolutionären marxistischen Bewegungen werden durch die Wirksamkeit dieses Geräts enthauptet. Das Verschwinden von Condor war Anfang der 80er Jahre wirksam, weil es weniger Risiko, eine Rückkehr zu parlamentarischen Regimes und die Angst vor der Offenlegung dieser Verfahren gab.

Démocratisation et lutte antidrogue : un tournant dans la politique des États-Unis en Amérique latine autour des années 1980

Il y a une Prise de distance des États-Unis avec le modèle Condor au nom du respect des valeurs démocratiques. Entre 1977 et 1981, le Président Jimmy Carter va jouer un rôle faveur d’une démocratisation de l’Amérique latine au nom des droits de l’homme et de la liberté politique. Au-delà de la lutte contre les sandinistes au Nicaragua, Ronald Reagan condamne les régimes politiques des dictatures pour les risques de déploiement du communisme et promeut des alternatives démocratiques qui puissent freiner la montée de régimes marxistes. Les États-Unis n’hésiteront pas à envahir le Panama en décembre 1989 pour chasser Noriega un dictateur menaçant accusé de complaisance avec le trafic de drogue.

En 1989 il y a un transfert d’opération de violence parce qu’il y a moins de soutien à l’idéologie marxiste avec un recentrement de la politique américaine sur l’Amérique latine plus pragmatique avec moins d’idéologie avec plus de respect de la légalité démocratique.

Grande évolution des États-Unis sur le plan des relations avec l’Amérique latine

Invasion panama usa patrouille.png
Marines saisi drogue.png

Sur le plan militaire, dans les années 1980, l’ennemi n’est plus le communisme, la guerre change de sens passant vers la lutte contre le trafic de drogue. C’est un contre-pouvoir qui peut épouser des pouvoirs politiques comme ce fut le cas de Pablo Escobar. Ce qui apparaît sur la scène politique est la « géopolitique de drogue ». Sur la scène internationale, le nouveau pouvoir qui se construit est un pouvoir de cartel à travers la drogue qui peut avoir des revendications politiques ou géostratégiques militaires. Le terrorisme se déplace sur la lutte antidrogue avec les grands cartels en Colombie. Les États-Unis vont engager la lutte contre la drogue et la cartellisation.

Il y a une perception que la guerre change de sens et que le nouvel ennemi n’est plus nécessairement les régimes militaires et les régimes communistes, mais d’abord les régimes qui s’appuient sur la drogue et le commerce international de la drogue. En 1990 une guerre sans précèdent est conduite contre le Cartel Medellín en Colombie. L’aide militaire des États-Unis est mise au service des pays pour lutter contre la production de la drogue et son économie dérivée.

Conclusion

L’Amérique latine est un bon exemple pour comprendre les grands paradigmes du terrorisme et du contre-terrorisme. C’est aussi une matrice à l’implantation du marxisme-léninisme, du trotskisme et du maoïsme qui ont produit de la violence politique. Pour la première fois, il y a la production d’une matière d’analyse de la pensée stratégique de la lutte armée avec des manuels modernes de la guérilla rurale et de la guérilla dans un système de logique asymétrique.

Il y a aussi la conceptualisation d’une violence politique comme acte « terroriste ». Le communisme est combattu sur un modèle antiterroriste avec tout l’arbitraire que cela engendre. La lutte antiterroriste fonctionne sur le secret et non pas sur la proclamation, ce sont des politiques publiques. Enfin, pour la première fois avec le modèle Condor, on a un modèle transnational de lutte contre le terrorisme. L’après 11 septembre qui va proposer des questions de coordination de la lutte antiterroriste, de définition du terrorisme va pouvoir s’appuyer sur l’expertise américaine en matière de lutte antiterroriste.

Annexes

Bibliographie

  • Raymond Aron, La société industrielle et la guerre, Paris, Plon, 1962 ;
  • Raymond Aron, Paix et guerre entre les nations, Paris, Calmann-Lévy, 1962 ;
  • Raymond Aron, Penser la guerre, Clausewitz, tomes 1 et 2, Paris, Gallimard, 1976 ;
  • Zbigniew Brzezinski, La révolution technétronique, Paris, Calman-Lévy, 1971 ;
  • Régis Debray, Révolution dans la révolution ? Lutte armée et lutte politique en Amérique latine, Paris, Maspero, 1967 ;
  • Régis Debray, La guérilla du Che, Paris, Le Seuil, 1974 ;
  • Ernest Che Guevara, Œuvres, du tome 1 au tome 6, Paris, Maspéro, 1961- 1972 ;
  • M.A. Kaplan, System and Process in International politics, New York, John Wiley and sons, 1957 ;
  • Samuel P. Huntington, Political Order in changing societies, Yale, Yale University, 1968 ;
  • Henry A. Kissinger, Pour une nouvelle politique étrangère américaine, Paris, 1970 ;
  • Les complots de la CIA, Pars, Stock, 1976 ;
  • Alain Labrousse, Les Tupamoros, guérilla urbaine en Uruguay, Paris, Editions du Seuil, 1971 ;
  • Roger Mucchielli, La subversion, Paris, CLC, 1976 ;
  • Nous les tupamaros, Paris, François Maspero, 1971 ;
  • Alain Rouquier, Guerre et paix en Amérique
  • Centrale, Paris, Le Seuil, 1992 ;
  • Carl Schmitt, Théorie du Partisan, 1962, Rééd.. Paris, Flammarion, 1992 ;
  • Alain Touraine, La parole et le sang, Politique et société en Amérique latine, Paris, Odile Jacob, 1989 ;
  • Pablo Torres, La contre-insurrection et la guerre révolutionnaire, Paris, L’Herne, 1971.

Références