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Version du 27 mars 2020 à 21:06
| Professeur(s) | |
|---|---|
| Cours | Introduction to Macroeconomics |
Lectures
- Introductory aspects of macroeconomics
- Gross Domestic Product (GDP)
- Consumer Price Index (CPI)
- Production and economic growth
- Unemployment
- Financial Market
- The monetary system
- Monetary growth and inflation
- Open Macroeconomics: Basic Concepts
- Open Macroeconomics: the Exchange Rate
- Equilibrium in an open economy
- The Keynesian approach and the IS-LM model
- Aggregate demand and supply
- The impact of monetary and fiscal policies
- Trade-off between inflation and unemployment
- Response to the 2008 Financial Crisis and International Cooperation
As we saw in the previous chapter, income and employment may in the short term deviate from their level of full employment. Since the long term is made up of a 'succession of short terms', it is important to understand how the government can try to address these deviations in order to stabilize the economy around its level of full employment. We will analyse the mechanisms through which monetary and/or fiscal policies can help to avoid excessive fluctuations in income levels, and thus stabilise the economy.
Monetary and fiscal policy and the AD
Monetary policy
In chapter 7 we saw that in most countries monetary policy is controlled by the Central Bank through :
- open market operations (open market operations);
- Setting the level of reserve requirements;
- the refinancing rate at which commercial banks can borrow from the Central Bank (the key or discount rate, the repo rate in England and the discount rate in the United States).
Of these three instruments, the variation in the policy rate is the most commonly used in normal times.
From Chapters 8 and 11 we also know that one of the most important determinants of money demand is the interest rate. In particular, the interest rate represents the opportunity cost of holding money: if the interest rate on other less liquid assets rises, households demand less money => the demand for money is a decreasing function of .
At a given price level (short-term view = prices are rigid), the interest rate adjusts to equalize the demand for and supply of money. Any change in the general price level moves the money demand curve in parallel.
Monetary policy and the AD
The Central Bank can cause a shift in the AD curve through monetary policy: expansive monetary policy = money supply ↑, the interest rate ↓, I↑ , the AD moves to the right.
In the event of a restrictive monetary policy, the money supply ↓, the interest rate ↑, the AD moves to the left.
Fiscal policy
Fiscal policy is controlled by the government:
- By changing government spending (), the government affects the AD directly (not indirectly as when the Central Bank increases the money supply);
- By changing taxes it affects consumption and/or investment decisions, two components of aggregate demand.
NB: By we mean expenditure on infrastructure (roads, schools, etc.), supplies (machinery, computers, paper, etc.) and the remuneration of public employees (civil servants, police officers, etc.). On the other hand, represents taxes less all social transfers.
The DA moves outwards when increases or decreases . BUT, by how much? → two opposite effects: the Keynesian multiplier and the crowding out.
We talk about the multiplier effect of fiscal policy, because for every franc spent by the government, the AD increases by more than one franc. More precisely, as we saw in chapter 11, the Keynesian multiplier tells us that . (See ch.11 for more details on the Keynesian multiplier.)
Fiscal policy and crowding out
Fiscal policy may not affect the economy as strongly as Keynes' multiplier predicts: an expansive fiscal policy leads to an increase in the DA, which will cause an increase in GDP in the short term and consequently in the demand for money for transaction purposes. The demand for money shifts to the right and the interest rate increases (cf. the liquidity preference theory of the previous chapter) => investment decreases and therefore the DA decreases.
This is called the crowding out effect, because government spending shifts (crowds out) private investment.
NB: this crowding out effect does not correspond to the reduction in loanable funds from public savings that we studied in chapter 6.
The crowding out effect is added to the Keynesian multiplier. The final impact on will be greater than the initial increase of if the effect of the Keynesian multiplier is greater than the crowding out effect, and vice versa.
Multiplier + crowding out
Remarques
D’une certaine manière le multiplicateur Keynésien est aussi en action lorsqu’on utilise la politique monétaire: la hausse de l’offre de monnaie affecte le taux d’intérêt et donc l’investissement et la consommation des individus. Ce premier effet, se « multipliera » ensuite (I↑ → Y↑ → C↑ → Y↑ → C↑ → etc.).
L’impact sur le revenu d’une réduction des taxes forfaitaires d’un montant x sera plus petit que l’impact d’une augmentation des dépenses publiques d’un même montant . En effet, quand T baisse de x, une partie du revenu additionnel disponible () est épargnée et seulement une partie est dépensée pour la consommation => le déplacement initial de la DA est inférieur à . A conséquence budgétaire égale (), l’effet des dépenses publiques sur le revenu est plus grand que l’effet des impôts: et , en faisant abstraction de la . Ceci veut aussi dire qu’une politique budgétaire financée par des impôts qui laisse le déficit public constant () a quand même un effet sur .
Politiques de stabilisation
Politiques de stabilisation
Les fluctuations exogènes de la DA font que l’économie peut se trouver pendant des périodes prolongées bien en dessous de son niveau de plein emploi. Ceci est inefficient et peut avoir des conséquences sociales négatives importantes.
À partir de la fin de la deuxième guerre mondiale, la stabilisation économique a été un objectif explicit de tous les gouvernements des pays développés.
L’idée d’une politique de stabilisation active est que le gouvernement devrait intervenir dans l’économie privée (en employant sa politique monétaire ou budgétaire) pour stabiliser la demande agrégée.
Les économistes ont des avis partagés sur l’opportunité de ces interventions (cf. The Economist, 14.02.2008).
Politiques de stabilisation : pour et contre
Pour : Selon les économistes favorables à l’intervention de l’État (Keynes et les économistes de son école), souvent les crises sont provoquées par des sentiments de pessimisme qui deviennent autoréalisateurs (« self-fulfilling »). Une politique budgétaire crédible peut casser ces cercles vicieux et éviter de graves conséquences pour la société (notamment de longues récessions).
Contre : Des besoins d’informations trop importants et la lenteur du système politique font que les gouvernements réagissent souvent trop tard avec la politique budgétaire, déstabilisant ainsi encore plus l’économie (l’intervention expansive déploie ses effets quand l’économie est déjà en reprise).
Retards dus aux :
- Délais de perception ;
- Délais de décision ;
- Délais administratifs ;
- Délais d’efficacité.
Stabilisateurs automatiques
Selon les économistes contraires à l’intervention de l’État (monétaristes et économistes du real business cycle), les gouvernements devraient plutôt se confier aux stabilisateurs automatiques:
- Lorsque dépend de , diminue quand baisse, ce qui agit de la même manière qu’une politique budgétaire expansive active.
- Les transferts du gouvernement augmentent en cas de récession (aides au chômage, par exemple), et ceci augmente le revenu disponible en période de crise.
Les stabilisateurs automatiques vont permettre au système économique de résorber spontanément les chocs et de revenir au niveau de plein emploi.
Effets d’une politique budgétaire
Rappel: l’effet multiplicateur (actif dans les deux cas) est freiné par l’effet d’éviction.
Financement de la dette publique
Le gouvernement peut financer sa dépense par le prélèvement d’impôts, par l’émission d’obligations, par la création de monnaie (dans ce dernier cas, risque d’enclenchement d'une spirale négative qui amène à des phénomènes d’hyperinflation).
La dette publique, comme toute autre dette, perd de la valeur en terme réel en présence d’inflation (une grande partie de la dette que les pays européens avaient contractée après la deuxième guerre mondiale a « fondu » grâce à une inflation soutenue).
L’équivalence ricardienne: une baisse des impôts financée par une augmentation de la dette ne pousse pas forcement les consommateurs à consommer plus → inefficacité de la politique budgétaire expansive. Selon le principe de l’équivalence ricardienne les consommateurs vont plutôt épargner en prévision d’une hausse d’impôts future.
Effets d’une politique monétaire
Rappel : dans le long terme une augmentation de l’offre de monnaie provoque une hausse proportionnelle des prix.
Conduite de la politique monétaire
Comme nous avons vu dans le chapitre sur la monnaie et le système bancaire, le problème principal lié à l’utilisation de la politique monétaire expansive est que, dans le long terme, celle-ci se traduit dans une augmentation proportionnelle du niveau général des prix et crée de l’inflation, le niveau de production étant fixé à son niveau de plein emploi (cf. aussi le chapitre 14).
Au début de ce chapitre nous avons vu que, quand la politique monétaire est utilisée pour stabiliser le système économique (optique de court terme), l’augmentation de l’offre de monnaie déploie ses effets sur l’économie réelle par la baisse du taux d’intérêt (, ou , ↓, ↑ et ↑). Il y a des situations dans lesquelles le taux d’intérêt nominal est déjà égal à zéro (ou presque) et la politique monétaire perd toute son efficacité : toute augmentation supplémentaire de l’offre de monnaie n’a aucun impact sur le taux d’intérêt et donc sur la demande agrégée. Quand ce phénomène se vérifie on parle de trappe à liquidité (cf. aussi le chapitre 14).
Trappe à liquidité
Comme il l'avait déjà été remarqué par Keynes dans les années 30s, pour un taux d'intérêt en dessous d'une certaine valeur critique, il est possible que la préférence des agents économiques pour la liquidité soit "virtuellement absolue", dans le sens que presque tout le monde préfère détenir du cash. Dans ce cas, la politique monétaire perd toute son efficacité.
Dans des situations d'incertitude ou de pessimisme généralisé, les individus détiennent de la liquidité et une injection de monnaie dans le système bancaire ne pourra pas réduire le taux d'intérêt et donc relancer l'activité économique.
Intuition: quand le taux d'intérêt est très faible, les individus s'attendent à qu'il ne puisse qu'augmenter et personne ne veut détenir de titres (personne ne veut se retrouver avec des actifs dont le prix baisse une fois le taux d'intérêt de marché enfin augmenté).
Exemple: Japon de la deuxième moitié des années 90s.
Résumé
Comme la politique monétaire et la politique budgétaire peuvent affecter la DA, le gouvernement les utilise pour essayer de stabiliser l’économie.
Les économistes sont en désaccord sur le niveau désirable d’intervention du gouvernement.
La Banque Centrale peut affecter la DA avec sa politique monétaire: une augmentation (réduction) de la masse monétaire résulte dans un déplacement de la DA vers l’extérieur (intérieur).
Le gouvernement peut affecter la DA avec sa politique budgétaire: une augmentation des dépenses publiques ou une diminution des taxes provoquera un déplacement de la DA vers l’extérieur (une diminution des dépenses publiques ou une augmentation des taxes provoquera un déplacement de la DA vers l’intérieur). Quand le gouvernement change le niveau des dépenses publiques ou de la taxation, le déplacement final de la DA peut être plus petit ou plus grand que le changement initial du niveau des dépenses publiques ou de la taxation: l’effet du multiplicateur Keynésien amplifie l’effet initial; l’effet de crowding-out réduit l’effet initial.
La politique budgétaire expansive réalisée par une baisse d'impôts pourrait, dans certains cas, se relever inefficace: équivalence ricardienne.
La politique monétaire expansive pourrait, dans certains cas, se relever inefficace: trappe à liquidité.
Annexes
- A stimulating notion, The Economist, 14.02.2008
- Paul Krugman: Extrait du livre Pourquoi les Crises reviennent toujours? Pages 25-30, l’exemple de la crise de la coopérative de baby-sitting de Capitol Hill.
Références
- ↑ Page personnelle de Federica Sbergami sur le site de l'Université de Genève
- ↑ Page personnelle de Federica Sbergami sur le site de l'Université de Neuchâtel
- ↑ Page personnelle de Federica Sbergami sur Research Gate
- ↑ Researchgate.net - Nicolas Maystre
- ↑ Google Scholar - Nicolas Maystre
- ↑ VOX, CEPR Policy Portal - Nicolas Maystre
- ↑ Nicolas Maystre's webpage
- ↑ Cairn.ingo - Nicolas Maystre
- ↑ Linkedin - Nicolas Maystre
- ↑ Academia.edu - Nicolas Maystre