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	<title>Baripedia - Contributions [fr]</title>
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	<updated>2026-06-10T04:56:52Z</updated>
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		<id>https://baripedia.org/index.php?title=Introduction_au_cours_d%27histoire_%C3%A9conomique_internationale&amp;diff=32351</id>
		<title>Introduction au cours d'histoire économique internationale</title>
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		<updated>2016-09-03T16:49:08Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Apollinefoe : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;[[Fichier:CantinoPlanisphere.png|thumb|350px|Le planisphère de Cantino réalisé en 1502 est la plus ancienne représentation des voyages de Christophe Colomb dans les Caraïbes, de Gaspar Corte-Real à Terre-neuve, de Pedro Álvares Cabral au Brésil et de Vasco de Gama en Inde. Le méridien du traité de Tordesillas est représenté.]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’ère des grandes découvertes est un changement important et une ouverture du monde. Le XIXème siècle peut être perçu comme un siècle charnier dans l’histoire économique du monde. C’est un siècle qui conduit à un décloisonnement sans précèdent de l’économie du monde (davantage encore que la suite des grandes découvertes). Ce décloisonnement se déroule dans le cadre d’un développement économique important.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pendant le XIXème siècle, de 1815 (fin des guerres napoléoniennes) à 1914 (début de la Première Guerre Mondiale), vont se réaliser quelques développements économiques importants.&lt;br /&gt;
:&lt;br /&gt;
*déroulement de l’industrialisation ;&lt;br /&gt;
*révolution en transport et communication ;&lt;br /&gt;
*hiérarchisation de l’économie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Déroulement de l’industrialisation =&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
[[Image:Niveau de l'industrialisation par pays industrialisation per capita, Royaume-Uni en 1900 = 100.png|thumb|300px|Niveau de l'industrialisation par pays industrialisation per capita, Royaume-Uni en 1900 = 100.]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au début du long XIXème siècle, la révolution industrielle n’avait touché qu’une faible frange de l’Europe et une frange encore plus faible concernant le reste du monde. Cet ensemble de pays industrialisés ne représente même pas 4% de la population mondiale de l’époque, on parle d’une toute petite minorité du monde.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Vers 1860 – 1870, les pays industrialisés s'industrialisent davantage encore. De plus, de nouveaux pays les rejoignent, comme l’Allemagne et la Suède. Les pays industrialisés avaient une population qui représente à peu près 36% de celle de l’ensemble du monde. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La diffusion spatiale de l’industrialisation se combine avec une intensification du processus d’industrialisation pour pousser une industrialisation massive.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Image:Production de fonte (et de fer brut direct) en milliers de tonnes.png|thumb|center|400px|Production de fonte (et de fer brut direct) en milliers de tonnes.]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C’est un indicateur possible de la production industrielle et l’on voit que la production de fer augmente. En 1870, il s’agit de presque 13 millions de tonnes soit 20 fois le niveau d’avant la Révolution industrielle, en 1910, c’est 100 fois la production d’avant la Révolution industrielle. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Image:Main d’oeuvre par secteur en % de la main d'oeuvre du pays.png|thumb|center|400px|Main-d’oeuvre par secteur en % de la main-d'oeuvre du pays.]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans le cas du Royaume-Uni, on voit déjà en 1870 qu’il y a un secteur industriel important et dominant pour le Royaume-Uni et son économie. C’est un cas atypique parce que c’est la première puissance mondiale, dans le cas de l’Allemagne il y a une augmentation de ce secteur pendant cette période. Si on regarde les États-Unis qui ne figurent pas dans ce tableau, le secteur agricole reste important pour son économie représentant jusqu’à 1/3 de son économie. En Allemagne se passe la même chose, le secteur agricole n’est pas négligeable. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La complexité de ces économies va influencer les politiques économiques. On voit l’importance de ce secteur industriel, mais il ne faut pas minimiser l’importance du secteur agricole. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il y a aussi des changements qualitatifs, vers les années 1870 on assiste à une diversification des produits industriels avec l’émergence de nouveaux secteurs. Certains historiens parlent d’une seconde révolution industrielle à partir de 1860 – 1870. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La chimie et l’électricité sont en croissance représentant de nouvelles industries. C’est surtout la sidérurgique qui est concernée, mais on voit qu’il y a une transformation des processus de production dans le secteur ferroviaire. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les innovations techniques permettent une diminution du prix de l’acier avec des gains très importants pas seulement pour l’utilisation de l’acier, mais qui ouvre un très vaste gain de possibilités pour l’application de l’acier à la construction des bâtiments et des ponts. Mais l’utilisation la plus importante est pour les chemins de fer. Le secteur sidérurgique permet d’avoir un matériel plus durable et moins cher.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le textile est aussi concerné avec des transformations importantes dans leur processus de production. Les conséquences de cette intensification sont importantes en soi. Ces changements impliquent des conséquences importantes pour l’économie. On voit qu’il y a des retombées économiques pour le reste de l’économie. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les technologies développées dans le secteur industriel ont des effets partout dans l’économie. L’agriculture est le meilleur exemple avec des innovations comme les moissonneuses et les engrais chimiques qui transforment le fonctionnement du secteur agricole conduisant à une diminution importante des coûts de production faisant déclencher une concurrence entre les secteurs agricoles du monde.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Révolution en transports et communications =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Transports ==&lt;br /&gt;
C’est une révolution pour les moyens de transport qui sont relativement traditionnels comme le cheval. L’animal n’a pas beaucoup changé, mais c’est surtout le fait que le cheval est équipé de meilleurs sabots, tire de meilleures voitures créant des possibilités, des avancements, des diminutions des coûts de transports. Le réseau routier est aussi amélioré avec l’invention du macadam qui permet de recouvrir les routes d’un matériel durable. On peut parler aussi des canaux. On voit aussi qu’il y a des bouleversements dans l’économie des transports liés directement à la révolution industrielle commençant vers 1825 avec l’implication de la machine à vapeur dans les transports. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On parle des chemins de fer qui est l’image de la modernité. Le grand bouleversement est en 1814 quand Stevenson invente la première machine à vapeur. Pour l’application commerciale de cette invention, cela prend du temps, c’est pourquoi la première ligne est ouverte en Angleterre en 1825. C’est en 1830 qu’est ouverte la ligne allant de Liverpool à Manchester.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Vers le milieu du siècle, Londres est reliée à presque toutes les autres grandes villes par le chemin de fer. Le continent a suivi lentement au début et plus rapidement par la suite. En France, les premières grandes lignes ont relié Paris aux grandes villes vers le milieu du XIXème siècle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Image:Longueur des lignes des chemins de fer exploitées en milliers de kilomètres.png|thumb|center|400px|Longueur des lignes des chemins de fer exploitées en milliers de kilomètres.]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si on regarde les pays industrialisés, on voit une construction importante des réseaux de chemin de fer. Pour un pays comme les États-Unis cela continu un peu plus tard. Ce qui est le plus intéressant est le fait que les chemins de fer dans les pays du futur tiers monde permettent de mettre en exergue qu’eux aussi participent au développement des réseaux de chemin de fer. On voit que la croissance du réseau mondial est extrêmement rapide pendant la période de 1840 à 1913. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le chemin de fer ne suscite pas l‘industrialisation en soi, mais il l’accompagne. Afin de rendre le chemin de fer possible il faut la machine à vapeur, mais aussi diminuer le prix du fer pour construire des raille. Le développement du chemin de fer s’appuie sur le développement et l’innovation dans le secteur sidérurgique. Les entreprises du secteur sidérurgique comme aux États-Unis dépendent des commandes des chemins de fer afin de faire augmenter la vente. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Image:The launch of the steamship ''The great Britain'' in the presence of H.R.H. Prince Albert.png|thumb|Largeurpx|The launch of the steamship ''The great Britain'' in the presence of H.R.H. Prince Albert.]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dès le XIXème siècle, des steamers à roue apparaissent libérant la navigation des caprices du vent. Les steamers vont relier le lac et les fleuves, mais cela reste limité pour des raisons techniques, car il faut ravitailler ces bateaux à vapeur ce qui est difficile à faire en haute-mer. Néanmoins il y a des avancées technologiques qui deviennent possibles à travers l’océan Atlantique dès les années 1830.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les services réguliers sont assurés vers les années 1850 s’accompagnant dans un important effort pour construire des ports et des installations charbonnières. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il faut construire les infrastructures pour permettre aux navires à vapeur de traverser les océans du monde. Au départ, ces bateaux à vapeur transportent des objets de haute valeur ainsi les vagues des produits sont assez restreintes. Avec le progrès technique, la gamme de produits transportée devient beaucoup plus large et on voit aussi qu’il y a une chute des coûts de transport permettant le transport interocéanique des produits fragiles comme des fruits tropicaux. Il y a une transformation des possibilités pour le commerce international. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il y a une concurrence entre les clippers qui sont les voiliers avec les navires à vapeur. Pendant la période de 1850 à 1880 cette concurrence assez brutale se déroule. Vers 1870 la flotte à vapeur représente 50% de l’ensemble de la flotte et des capacités de transport. En 1910 le tonnage des navires à vapeur dépasse largement celui des clippers. &lt;br /&gt;
La régularité des liaisons et une rapidité est assurée par les navires à vapeur. Les routes maritimes paraissent raccourci d’autant plus que les canaux interocéaniques abrègent certains parcours particulièrement difficiles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[image:inauguration canal de suez.jpg|thumb|]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le canal de Suez supplante partiellement les routes du Cap. La possibilité de naviguer dans le canal a pour résultat des gains importants de temps de trajet. Par exemple entre le Royaume-Uni est l’Inde, ce gain est de 41% pour un trajet de Liverpool à Bombay. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le canal de Panamá est aussi construit pour lier l’Atlantique et le Pacifique, mais le projet est abandonné en 1889, toutefois le projet va être repris après. Un canal à écluses est construit par les américains et est ouvert en 1914. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Jules Vernes écrit son ouvrage ''Le tour du monde en 80 jours'' dans le cadre de la révolution des transports qui a fait diminuer les prix du fret qui court du XIXème siècle. Cette chute du coût des transports rend rentables des cultures de plaines comme en Argentine et en Australie qui vont exporter leurs récoltes vers l’Europe. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Image:ratio prix du blé.png|thumb|center|400px|Prix du blé.]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1850, le prix du blé à Londres et 2 fois le prix à Chicago, mais en 1913 le prix est presque similaire. On peut mettre cette convergence sur la diminution des coûts de transports. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Image:Coût réel du transport océanique (1910 = 100).png|thumb|300px|Coût réel du transport océanique (1910 = 100).]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On voit qu’il y a une diminution de l’ordre de 65% entre ces deux périodes. Pour le trajet Londres – New York. Quelque chose aussi frappant est la diminution impressionnante entre Chicago est New York.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Communication ==&lt;br /&gt;
Lorsqu’on parle de l’extension des réseaux de communications, on parle surtout des télégraphes soit à l’intérieur d’un pays ou entre pays. Concernant le réseau télégraphique aux États-Unis, il faut attendre 1839 pour ouvrir la première ligne télégraphique destinée à une ligne de chemin de fer. Le développement du morse à partir des années 1840 permet de voir l’application de ce système. Après 1845, on voit une explosion du télégraphe surtout en Grande-Bretagne et aux États-Unis. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Image:Le réseau télégraphique aux États-Unis.png|thumb|center|400px|Le réseau télégraphique aux États-Unis.]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le réseau de câbles transatlantique est un défi technique. Cette carte montre le premier câble transatlantique entre Terre Neuve et l’Irlande. Toutefois, c’est un échec. Un nouveau câble va être mis en place dans les années 1860 puis des liaisons vont être mises en place entre tous les continents.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Image:Atlantic cable Map.jpg|thumb|upright=2|Carte du câble télégraphique transatlantique de 1858.]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le téléphone va détrôner le télégraphe. Les effets d’une concurrence commencent à s’installer au début du XXème siècle. L’extension du réseau téléphonique date de 1831 avec l’ouverture de la ligne Paris – Nantes. Déjà vers 1913, le développement du réseau téléphonique est plus important s’intensifiant dans les années 1920.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Hiérarchisation de l’économie mondiale =&lt;br /&gt;
Les grandes tendances précédentes entrainent des changements importants dans la domination de l’économie mondiale. D’une part, il s’agit de la relation entre pays industrialisés, d’autre part, de la relation entre les États-Unis et le reste du monde.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Durant la première moitié du XIXème siècle, la prédominance de l‘économie britannique continue de s’accroitre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;gallery mode=packed heights=200px&amp;gt;&lt;br /&gt;
Fichier:Part du Royaume-Uni dans le total mondial (en %).png|Part du Royaume-Uni dans le total mondial (en %).&lt;br /&gt;
Fichier:Parts des différents pays dans la production industrielle mondiale.png|Parts des différents pays dans la production industrielle mondiale.&lt;br /&gt;
&amp;lt;/gallery&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À la veille de la Première guerre mondiale, on voit un changement du rôle économique de la Grande-Bretagne, il y a un déclin relatif. Par rapport aux autres pays surtout vis-à-vis de États-Unis et de l’Allemagne, la Grande-Bretagne perd instaurant une concurrence mondiale. En 1913, on commence à avoir le déplacement de l’hégémon vers les États-Unis.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1914, il y a trois grandes puissances, le Royaume-Uni, les États-Unis, l’Allemagne, mai dans une moindre mesure de la France, de l’Autriche-Hongrie et du Japon.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un des faits marquants du XIXème siècle est la diffusion de l’industrialisation à un vaste ensemble de pays. Pourtant, en dépit de cette augmentation importante du niveau de l’industrialisation mondiale, cela ne veut pas dire que tous les pays sont industrialisés. Aucun pays non occidental n’a lancé un véritable processus de modernisation à l’exception du Japon en 1868. Le XIXème siècle marque l’ouverture d’une grande divergence entre l’ouverture entre pays développés d’avec les autres.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette divergence créée un faussé entre pays développés et sous-développés en ce qui concerne l’industrialisons, mais aussi l’industrie. Ce fossé est lié à une autre grande tendance. On voit que les pays sous-développés sont localisés dans des zones aux climats différents permettant de varier les productions. Les pays sous-développés se spécialisent dans la production de produits bruts. On assiste à une division du travail mondial très marquée depuis la fin du XVIIIème siècle et va prendre des décennies à changer.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le XIXème siècle est un siècle clef d’un développement sans précédent des économies du monde qui engendre des ruptures surtout vis-à-vis des relations commerciales. Cela va aussi changer le système financier et la distribution des investissements dans le monde entier. Certains auteurs parlent de cette période comme une période de première mondialisation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Annexes =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Références =&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Category:Mary O'Sullivan]]&lt;br /&gt;
[[Category:histoire]]&lt;br /&gt;
[[Category:histoire économique]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Économie internationale]]&lt;br /&gt;
[[Category:2012]]  &lt;br /&gt;
[[Category:2013]] &lt;br /&gt;
[[Category:2014]]&lt;br /&gt;
[[Category:2015]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Apollinefoe</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://baripedia.org/index.php?title=Les_co%C3%BBts_de_production&amp;diff=29144</id>
		<title>Les coûts de production</title>
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		<updated>2015-12-12T10:53:34Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Apollinefoe : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;C’est la partie de la micro-économie appelée Organisation Industrielle&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
L’analyse des coûts est une étape analytique essentielle car l’objectif de tout agent économique, et notamment pour les entreprises, est de maximiser ses bénéfices.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Son objectif est de comprendre le comportement des entreprises dans diverses conditions de marché (concurrence parfaite et différentes formes de concurrence imparfaite).&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Les coûts sont les déterminants clefs qui influent les décisions de production et les prix pratiqués. En d’autres termes, le programme de l’entreprise dépend du choix de facteurs de productions.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
L’objectif ultime des entreprises est de maximiser leurs profits. Les coûts de production, qui influencent la fonction d’offre, sont des déterminants importants des profits. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
*Le '''profit des entreprises''' est donné par:&lt;br /&gt;
:Profit = (Recette Totale) – (Coût Total)&lt;br /&gt;
:&amp;lt;math&amp;gt;π = RT – CT&amp;lt;/math&amp;gt;&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
*La '''recette totale''' (RT) est donnée par:&lt;br /&gt;
:Recette Totale = Prix * (Quantité Vendue)&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Le reste de ce chapitre est dédié à l'analyse des coûts de production. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Cette théorie est derrière la fonction d’offre de marché, le fonction d’offre est une fonction croissante. Cependant nous n’avons pas justifié quel est le comportement des entreprises. L’idée est de justifier le comportement de la fonction d’offre. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Avec la théorie de la consommation nous allons analyser tout ce qui est derrière la fonction de demande.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Une entreprise simplifiée 1.png|400px|vignette|centré|Une entreprise simplifiée.]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Fonction de production et coûts totaux =&lt;br /&gt;
== Qu’est-ce que le coût de production ? ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le deuxième principe économique qui a été énoncé dans la première session nous dit que le coût de quelque chose n’est pas seulement égal au paiement monétaire mais aussi à la valeur de ce à quoi on doit renoncer pour l’acquérir.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
On appelle ceci le coût d’opportunité. La notion de coût en termes économiques&lt;br /&gt;
est liée au concept de coût d'opportunité.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Lorsqu’une entreprise produit un bien, elle fait face à des :&lt;br /&gt;
*coûts explicites qui sont donnés par les paiements monétaires, ce sont des flux sortants (approche comptable).&lt;br /&gt;
*coûts implicites qui sont donnés par la valeur de ce à quoi elle a dû renoncer ; ce sont des coûts qui n’ont pas de contrepartie monétaire immédiate (approche économique).&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Exemples de coûts implicites:&lt;br /&gt;
*le coût du capital propre (ou fonds propres) investi dans l’entreprise (et qui aurait pu être investi ailleurs);&lt;br /&gt;
*le salaire que l’entrepreneur recevrait comme employé dans une autre activité.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Le comptable ne tient pas compte des coûts implicites quand il évalue les coûts de production et le profit comptable de l’entreprise. L’économiste, quant à lui, tient compte des coûts explicites et des coûts implicites.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Profit économique et profit comptable ==&lt;br /&gt;
Le profit économique ne peut jamais être plus grand que le profit comptable et un profit comptable positif est compatible avec une entreprise qui fait des profits économiques nuls.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Profit économique et profit comptable 1.png|400px|vignette|centré]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== La fonction de production et les coûts totaux ==&lt;br /&gt;
La fonction de production montre la relation technique entre la quantité produite (q) et la quantité d’inputs utilisée pour produire cette quantité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La fonction de coût total montre la relation entre la quantité produite (q) et ses coûts de production.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les deux fonctions sont intimement liées : les coûts totaux sont déterminés par les contraintes techniques de la fonction de production.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Fonction de production et les coûts totaux 1.png|400px|vignette|centré]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Produit marginal et moyen du travail ==&lt;br /&gt;
Le produit marginal du travail, ou productivité marginale du travail, est la quantité d’output supplémentaire que l’on peut produire avec une unité supplémentaire de cet input:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:::PmL = accroissement de production/travail additionnel = &amp;lt;math&amp;gt;\frac {\Delta q}{\Delta L}&amp;lt;/math&amp;gt; ou, pour des toutes petites variations, &amp;lt;math&amp;gt;PmL = \frac {\partial q}{\partial L}&amp;lt;/math&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est donc donné par la pente de la fonction de production.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La fonction de production précédente montre un PmL décroissant: la pente devient de plus en plus petite au fur et à mesure qu’on augmente les quantités produites → une unité de travail supplémentaire permet d’augmenter la production, oui, mais d’un montant de plus en plus petit.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 Le produit moyen du travail, ou productivité moyenne du travail, mesure la quantité que chaque travailleur produit en moyenne:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:::PML = production totale/# de travailleurs = &amp;lt;math&amp;gt;\frac {q}{L}&amp;lt;/math&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est donc donné par la pente du rayon sortant de l'origine.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les rendements décroissants ==&lt;br /&gt;
On parle dans ce cas de LOI DES RENDEMENTS MARGINAUX DECROISSANTS = étant donnés les autres inputs, la productivité du travail décroît avec la quantité de travail.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Intuition : quand les autres facteurs de production sont fixes, rajouter des travailleurs additionnels ne peut pas accroître la production proportionnellement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Exemple : dans un bureau, les travailleurs commencent à se gêner et à se relayer sur un ordinateur ou une photocopieuse avec des attentes et des problèmes de coordination.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ceci se traduit par une fonction de production avec une pente de plus en plus petite et par une fonction de coût total avec une pente de plus en plus grande lorsque les quantités produites augmentent.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Intuition : s’il faut de plus en plus de travailleurs pour produire une unité supplémentaire, les coûts de production de cette unité supplémentaire vont devoir augmenter =&amp;gt; le coût augmente à un taux croissant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Exemple : fonction de production et coût total ==&lt;br /&gt;
[[Fichier:Exemple fonction de production et coût total 1.png|400px|vignette|centré|Fonction de production et de coût total d'un producteur de pizzas.]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;gallery&amp;gt;&lt;br /&gt;
Exemple fonction de production et coût total 2.png|Fonction de production.&lt;br /&gt;
Exemple fonction de production et coût total 3.png|Courbe de coût total.&lt;br /&gt;
&amp;lt;/gallery&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Différentes mesures de coût =&lt;br /&gt;
== Différentes mesures de coût ==&lt;br /&gt;
Coûts fixes (CF) sont les coûts qui ne varient pas avec la quantité produite (liés aux investissements en capital physique).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Coûts variables (CV) sont les coûts qui varient avec la quantité produite (liés à la rémunération des travailleurs au d'autres inputs variables).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Coût total (CT) est la somme du coût fixe et coût variable :&lt;br /&gt;
:&amp;lt;math&amp;gt;CT = CF + CV&amp;lt;/math&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Coût moyen (CM) est le coût total par unité produite et donc :&lt;br /&gt;
:&amp;lt;math&amp;gt;CM = \frac{CT}{q} = \frac {CF}{q} + \frac {CV}{q}&amp;lt;/math&amp;gt;&lt;br /&gt;
=coût moyen = coût fixe moyen + coût variable moyen&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Coût marginal (Cm) est l’augmentation dans le coût total associée à la production d’une unité additionnelle du bien final (= pente de la fonction de coût total) &lt;br /&gt;
:Cm = (variation dans le coût total)/(variation des quantités)&lt;br /&gt;
:&amp;lt;math&amp;gt;Cm = \frac {\Delta CT}{\Delta q}&amp;lt;/math&amp;gt; (ou = &amp;lt;math&amp;gt;\frac {\partial CT}{\partial q}&amp;lt;/math&amp;gt; pour des variations infinitésimales).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Exemple ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Exemple mesures de couts 1.png|400px|vignette|centré|Coûts de production d’un producteur de limonade ]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Exemple : coût total ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Exemple cout total 1.png|400px|vignette|centré]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Exemple : coût marginal ==&lt;br /&gt;
Le coût marginal généralement augmente avec la quantité produite à cause de la productivité décroissante qui rend la production d’une unité supplémentaire de plus en plus coûteuse. Le CF ne variant pas, par définition, avec la quantité produite, le Cm indique nécessairement la variation du CV. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Exemple de cout marginal 1.png|400px|vignette|centré]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Exemple : Coût moyen ==&lt;br /&gt;
Le coût moyen a généralement une forme en U, c’est-à- dire il diminue avec les quantités produites lorsqu’on commence à produire le bien (le CF est réparti sur un petit nombre d'unités seulement), mais pour des quantités plus grandes de production il augmente avec les quantités produites (à cause de l'incidence grandissante du CVM).&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
[[Fichier:Exemple de cout moyen 1.png|400px|vignette|centré]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Coût marginal et coût moyen ==&lt;br /&gt;
Lorsque le coût marginal est supérieur au coût moyen, le coût moyen est croissant, alors qu’il est décroissant si le coût marginal lui est inférieur =&amp;gt; Le coût marginal rencontre le coût moyen au minimum du coût moyen (EME).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Coût marginal et coût moyen 1.png|400px|vignette|centré]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Coût moyens (fixe et variable) ==&lt;br /&gt;
[[Fichier:Coût moyens (fixe et variable).png|400px|vignette|centré]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Plus en général ==&lt;br /&gt;
La productivité marginale est initialement croissante (spécialisation des travailleurs dans leurs tâches) et décroissante ensuite (car les facteurs fixes doivent être partagés par un nombre croissant de travailleurs)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Couts moyen (fixe et variable)2.png|400px|vignette|centré]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Propriétés ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Trois propriétés importantes des fonctions de coûts :&lt;br /&gt;
#Le coût marginal va, tôt ou tard, finir par augmenter avec la quantité produite.&lt;br /&gt;
#Le coût moyen a donc une forme en U (si le coût marginal était toujours décroissant on aurait des coûts moyens toujours décroissant également).&lt;br /&gt;
#Le coût marginal croise la fonction de coût moyen à son minimum (ou à l’échelle minimale efficiente).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Résumé graphique ==&lt;br /&gt;
[[Fichier:Propriétés_des_couts.png|400px|vignette|centré]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Exemple numérique ==&lt;br /&gt;
Une entreprise manufacturière a le coût total suivant : &lt;br /&gt;
:::&amp;lt;math&amp;gt;CT(q) = 100q – 4q^2 + 0.2q^3 + 450&amp;lt;/math&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:&amp;lt;math&amp;gt;CF = 450&amp;lt;/math&amp;gt;&lt;br /&gt;
:&amp;lt;math&amp;gt;CV(q) = 100q - 4q^2 + 0.2q^3&amp;lt;/math&amp;gt;&lt;br /&gt;
:&amp;lt;math&amp;gt;Cm(q) = \frac {\partial CT}{\partial q} = 100 - 8q + 0.6q^2&amp;lt;/math&amp;gt;&lt;br /&gt;
:&amp;lt;math&amp;gt;CFM(q) = \frac {CF}{q} = \frac {450}{q}&amp;lt;/math&amp;gt;&lt;br /&gt;
:&amp;lt;math&amp;gt;CVM(q) = \frac {CV(q)}{q} = \frac {100q - 4q^2 + 0.2q^3}{q} = 100 - 4q + 0.2q^2&amp;lt;/math&amp;gt;&lt;br /&gt;
:&amp;lt;math&amp;gt;CM(q) = \frac {CT(q)}{q} = \frac {100q - 4q^2 + 0.2q^3 +450}{q} = 100 - 4q + 0.2q^2 + \frac {450}{q} = CFM + CVM&amp;lt;/math&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Lien entre fonction de production et coûts ==&lt;br /&gt;
La fonction de coût total est une sorte de fonction de production lue &amp;quot;à l'envers&amp;quot; (fonction réciproque):&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Étant donné un certain stock de capital physique, on détermine quel est le nombre d'heures de travail nécessaires pour produire une certaine quantité q (= &amp;quot;envers&amp;quot; de la fonction de production);&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On multiple ces heures de travail par le salaire horaire et on détermine ainsi la masse salariale 𝑤 ∙ 𝐿(𝐾, 𝑞) (= CV, si L est le seul input variable);&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On rajoute à cela le coût fixe engendré par le capital physique pour obtenir le coût total.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Lien entre fonction de production et coûts 1.png|400px|vignette|centré]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Lien entre fonction de production et coûts 2.png|400px|vignette|centré]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Court versus long terme =&lt;br /&gt;
== Fonction de production de court et de long terme ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Toute l'analyse qui précède a été faite en faisant implicitement l'hypothèse qu'un seul facteur de production, le travail, pouvait être adapté par l'entreprise afin de réaliser ses décisions de production. Ceci revient à dire que nous avons fait implicitement l'hypothèse que tous les inputs sauf le travail sont fixes. Autrement dit, nous avons fait une analyse de court terme.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Hypothèse : pour produire une certaine quantité q du bien, la firme utilise deux(mais on pourrait en considérer plus) inputs de production :&lt;br /&gt;
*le capital physique, &amp;lt;math&amp;gt;K&amp;lt;/math&amp;gt;&lt;br /&gt;
*le travail, &amp;lt;math&amp;gt;L&amp;lt;/math&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’entreprise peut choisir différentes combinaisons de capital et de travail qui conduiront à différents niveau de production. La maximisation du profit sera maintenant une maximisation sur les deux quantités &amp;lt;math&amp;gt;L&amp;lt;/math&amp;gt; et &amp;lt;math&amp;gt;K&amp;lt;/math&amp;gt;.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Pour beaucoup de firmes, la répartition du coût total entre coûts fixes et coûts variables dépend de l’horizon temporel.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
*'''COURT TERME'''&lt;br /&gt;
Une entreprise qui doit décider au jour le jour quelle quantité produire considère sa capacité de production (= locaux, machines, instruments… = capital physique) comme donnée → fonction de production: &amp;lt;math&amp;gt;q = f(\bar K,L)&amp;lt;/math&amp;gt;.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
*'''LONG TERME'''&lt;br /&gt;
Quand elle planifie son activité future, l'entreprise peut décider de sa capacité de production → tous les inputs sont flexibles →fonction de production: &amp;lt;math&amp;gt;q = f(K, L)&amp;lt;/math&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Coûts de production dans le court et long terme ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les coûts fixes sont liés au long terme ; les coûts variables sont des coûts modifiables sur le court terme. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
La distinction entre coût variable et coût fixe dépend de l’horizon de temps qu’on considère:&lt;br /&gt;
*'''dans le court terme''' certains coûts sont fixes (en général, les coûts liés au capital physique). On doit utiliser un stock de capital fixe &lt;br /&gt;
*'''dans le long terme''' on peut rendre les coûts fixes variables notamment grâce aux investissements.&lt;br /&gt;
*'''mais avec le temps''' ces mêmes coûts fixes deviennent variables car les entreprises peuvent ajuster leurs décisions sur tous les inputs (modification de la capacité physique de production).&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Comme beaucoup de décisions sont fixes dans le court terme mais variables dans le long terme les fonctions de coût des entreprises ne sont pas les mêmes dans le court terme et dans le long terme.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Parce que beaucoup de décisions sont fixes dans le court terme mais variables dans le long terme, les coûts d’une firme sur le long terme diffèrent des coûts dans le court terme.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Il sera toujours plus facile d’avoir des coûts de production plus petits dans le long terme car on peut ajuster les facteurs de production qui sont fixes dans le court terme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les coûts moyens dans le court et long terme ==&lt;br /&gt;
[[Fichier:Coûts moyens dans le court et long terme 1.png|400px|vignette|centré]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Economies d’échelle ==&lt;br /&gt;
La pente de la fonction de CM à long terme nous indique la présence ou absence d’économies d’échelle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Fonction cm Economies d’échelle.png|400px|vignette|centré]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Rendements marginaux vs rendements d'échelle ==&lt;br /&gt;
Ne pas confondre le concept de rendement marginal ou de produit marginal avec le concept de rendement d'échelle!&lt;br /&gt;
:Le rendement marginal (souvent décroissant) est un concept de court terme: il nous indique la variation de l'output pour un changement d'un seul input, tous les autres étant fixes.&lt;br /&gt;
:Le rendement d'échelle (croissant, constant, décroissant) est un concept de long terme : tous les inputs sont variables et une entreprise qui veut modifier ses décisions de production peut aussi intervenir sur sa capacité de production.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Intuition pour économies d'échelle (→ rendements d'échelle croissants) : &lt;br /&gt;
:dans une usine plus grande beaucoup de tâches peuvent être agrégées + spécialisation plus élevée de K et de L possible + possibilité d’utiliser de la main d’œuvre qualifiée ou des machines plus performantes...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Intuition pour déséconomies d'échelle (→ rendements d'échelle décroissants) : &lt;br /&gt;
:difficultés croissantes dans l’organisation et l’intégration des activités dans une usine de taille grandissante + moins d’engagement personnel des travailleurs + le management ne suit pas (sorte de « facteur fixe »)...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Résumé =&lt;br /&gt;
L’objectif de l’entreprise est de maximiser le profit = différence entre la recette totale et le coût total.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le coût total inclut les coûts explicites mais aussi les coûts implicites (= coûts d'opportunité de la production).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le coût total de l’entreprise est un reflet de sa fonction de production.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une fonction de production type montre généralement une productivité décroissante (en tout cas a partir d’une certaine quantité ou échelle de production).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le coût total de l’entreprise est divisé entre les coûts fixes (qui ne changent pas avec la quantité produite) et les coûts variables (qui dépendent des quantités produites).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le coût moyen est le coût total par unité produite.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le coût marginal nous donne l’augmentation dans le coût total nécessaire à produire une unité additionnelle. Généralement augmente avec la quantité produite (en tout cas a partir d’une certaine quantité produite).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si le coût marginal est croissant, le coût moyen doit, tôt ou tard, commencer à augmenter; il va donc d’abord diminuer et ensuite augmenter avec les quantités produites. Il aura une forme en U.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La courbe de coût marginal croise la fonction de coût moyen à son minimum (au point d’échelle minimum efficace).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La forme des fonctions de coût dépend de l’horizon de temps qu’on considère.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Beaucoup de coûts qui sont fixes dans le court terme deviennent variables dans le long terme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Annexes =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Références =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Économie]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Microéconomie]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Federica Sbergami]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Giovanni Ferro-Luzzi]]&lt;br /&gt;
[[Category:2011]] &lt;br /&gt;
[[Category:2012]]  &lt;br /&gt;
[[Category:2013]] &lt;br /&gt;
[[Category:2014]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Apollinefoe</name></author>
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