<?xml version="1.0"?>
<feed xmlns="http://www.w3.org/2005/Atom" xml:lang="fr">
	<id>https://baripedia.org/api.php?action=feedcontributions&amp;feedformat=atom&amp;user=Bottenm1</id>
	<title>Baripedia - Contributions [fr]</title>
	<link rel="self" type="application/atom+xml" href="https://baripedia.org/api.php?action=feedcontributions&amp;feedformat=atom&amp;user=Bottenm1"/>
	<link rel="alternate" type="text/html" href="https://baripedia.org/wiki/Sp%C3%A9cial:Contributions/Bottenm1"/>
	<updated>2026-06-23T07:13:30Z</updated>
	<subtitle>Contributions</subtitle>
	<generator>MediaWiki 1.38.6</generator>
	<entry>
		<id>https://baripedia.org/index.php?title=Analyse_Historique_des_Phases_Conjoncturelles_de_la_Premi%C3%A8re_Mondialisation&amp;diff=18517</id>
		<title>Analyse Historique des Phases Conjoncturelles de la Première Mondialisation</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://baripedia.org/index.php?title=Analyse_Historique_des_Phases_Conjoncturelles_de_la_Premi%C3%A8re_Mondialisation&amp;diff=18517"/>
		<updated>2015-01-13T19:57:22Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Bottenm1 : /* Notes */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&lt;br /&gt;
On peut définir cette mondialisation comme un élément progressif, un effacement lent et progressif des frontières qu'il est possible de caractériser par trois phases :&lt;br /&gt;
#1850 – 1872 : basculement du monde ancien au monde nouveau : c’est une période extraordinaire de croissance économique et de progrès social;&lt;br /&gt;
#1873 – 1890 : dépression dans l’agriculture et dans l’industrie : c’est un moment d’arrêt parce qu’il  y a une dépression industrielle en même temps qu’une longue dépression dans l’agriculture européen ;&lt;br /&gt;
#1890-95 – 1914 : des tensions internationales montent jusqu’à l’éclatement de la première guerre mondiale :on a un retour de la croissance économique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Introduction : une première mondialisation=&lt;br /&gt;
Effacement progressif et partiel des frontières (à nuancer toutefois, car c'est aussi une période de nationalisation dans les Empires).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Causes==&lt;br /&gt;
*'''recul du protectionnisme''' : le protectionnisme protégeait les producteurs nationaux par les taxes douanières ;&lt;br /&gt;
*'''développement des transports''' : amélioration des moyens de transport et intensification des échanges qui vont faire chuter les coûts de transport ;&lt;br /&gt;
*''' complexification et complémentarités''' : on assiste à la mise en place d’une économie mondiale complexe avec des jeux de complémentarité entre différents pays, et à une complexification par multiplication des applications de la loi de Ricardo (loi des avantages comparatifs), réussie au Danemark et ratée au Portugal. Cela va créer une économie inter-reliée ;&lt;br /&gt;
*'''flux humains ''': mondialisation des flux migratoires ;&lt;br /&gt;
*''' flux financiers''' : mondialisation financière et des grands capitaux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== L’Europe est dominante en termes politique, économique, culturel ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’Europe est au centre de toute les dynamiques, elle est clairement l’élément dominant de toute cette mondialisation. C’est à ce moment-là que l’Europe atteint son point historique le plus élevé. Cependant, l’Europe n’est pas unie, et les Etats-nations qui la composent finiront par s’entretuer durant la Première guerre mondiale, c’est une terre de confrontation et de tensions. D’autre part, les États-Unis prennent de plus en plus d’assurance et commencent leur ascension.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Notes=&lt;br /&gt;
La révolution des transports&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Elle a déjà débuté au 18ème siècle, car on a lancé dans plusieurs régions d’Europe la construction de grands canaux navigables afin de relier les bassins fluviaux. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Les chemins de fer''' : 1850 en Grande-Bretagne et Belgique, 1860 en France, 1870 des transports ferroviaires européens et continentaux sont mis en place. Les trains ont l'avantage d'être rapides, fiables (il y a très peu d’accidents), et puissants (on peu transporter de grandes quantité de charbon, des centaines d’humains, etc.). En 1914, apparition des trams dans les grandes villes. Le réseau ferroviaire européen est à son apogée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''L’ouverture de l’espace''' : l’isochrone d’une heure = le bassin de population que l’on peut atteindre en utilisant les transports à disposition. Si on est un commerçant c’est ce qu’on l’appelle un bassin de chalandise. Si on veut quitter notre entreprise car l’on estime que notre salaire est très bas on peut faire jouer la concurrence sur toutes les entreprises du bassin de 400 000 habitants. Les gens prennent massivement le train pour aller travailler ce qui est une grande première dès les années 1850/1870 -&amp;gt; véritable de révolution des rapports humains.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Les bateaux à vapeur''' : &lt;br /&gt;
• La traversée de l’Atlantique en 15 plutôt que 30 jours&lt;br /&gt;
• Des roues à l’hélice&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce qui va changer c’est une sécurisation des voyages, qui seront plus rapides (traversée atlantique plus régulière et plus rapide). A l’époque de la marine à voile, si il y avait une tempête il fallait une deux semaines de plus pour arriver à destination. Avec la navigation à vapeur, il n’y a pas cette marge d’erreur due à la météo. Ceci aura des implications sur les immigrations ainsi que sur le commerce et grâce aux navires à vapeur on assiste à une mondialisation très concrète. Tout d’un coup, des produits très banals (comme le riz) vont se retrouver sur les terres européennes à des prix tout à fait raisonnables.&lt;br /&gt;
L’impact se fera donc aussi sur les coûts des transports qui vont s’effondrer.&lt;br /&gt;
En 1859, de très grands bateaux vont poser des câbles télégraphiques au fur et à mesure de leur avancée dans le fond de l’Atlantique. Cela va bouleverser la vie financière. A partir du moment où on a ces câbles entre Paris, Londres et NY, on peut vendre des actions dans la bourse de Wallstreet et dans les secondes qui suivent on sera au courant en Europe -&amp;gt; des paniques boursières ont donc lieu.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Références=&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;vote type=1 /&amp;gt; &lt;br /&gt;
[[Category:histoire]][[Category:histoire économique]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Bottenm1</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://baripedia.org/index.php?title=Analyse_Historique_des_Phases_Conjoncturelles_de_la_Premi%C3%A8re_Mondialisation&amp;diff=18516</id>
		<title>Analyse Historique des Phases Conjoncturelles de la Première Mondialisation</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://baripedia.org/index.php?title=Analyse_Historique_des_Phases_Conjoncturelles_de_la_Premi%C3%A8re_Mondialisation&amp;diff=18516"/>
		<updated>2015-01-13T19:45:05Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Bottenm1 : /* Causes */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&lt;br /&gt;
On peut définir cette mondialisation comme un élément progressif, un effacement lent et progressif des frontières qu'il est possible de caractériser par trois phases :&lt;br /&gt;
#1850 – 1872 : basculement du monde ancien au monde nouveau : c’est une période extraordinaire de croissance économique et de progrès social;&lt;br /&gt;
#1873 – 1890 : dépression dans l’agriculture et dans l’industrie : c’est un moment d’arrêt parce qu’il  y a une dépression industrielle en même temps qu’une longue dépression dans l’agriculture européen ;&lt;br /&gt;
#1890-95 – 1914 : des tensions internationales montent jusqu’à l’éclatement de la première guerre mondiale :on a un retour de la croissance économique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Introduction : une première mondialisation=&lt;br /&gt;
Effacement progressif et partiel des frontières (à nuancer toutefois, car c'est aussi une période de nationalisation dans les Empires).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Causes==&lt;br /&gt;
*'''recul du protectionnisme''' : le protectionnisme protégeait les producteurs nationaux par les taxes douanières ;&lt;br /&gt;
*'''développement des transports''' : amélioration des moyens de transport et intensification des échanges qui vont faire chuter les coûts de transport ;&lt;br /&gt;
*''' complexification et complémentarités''' : on assiste à la mise en place d’une économie mondiale complexe avec des jeux de complémentarité entre différents pays, et à une complexification par multiplication des applications de la loi de Ricardo (loi des avantages comparatifs), réussie au Danemark et ratée au Portugal. Cela va créer une économie inter-reliée ;&lt;br /&gt;
*'''flux humains ''': mondialisation des flux migratoires ;&lt;br /&gt;
*''' flux financiers''' : mondialisation financière et des grands capitaux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== L’Europe est dominante en termes politique, économique, culturel ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’Europe est au centre de toute les dynamiques, elle est clairement l’élément dominant de toute cette mondialisation. C’est à ce moment-là que l’Europe atteint son point historique le plus élevé. Cependant, l’Europe n’est pas unie, et les Etats-nations qui la composent finiront par s’entretuer durant la Première guerre mondiale, c’est une terre de confrontation et de tensions. D’autre part, les États-Unis prennent de plus en plus d’assurance et commencent leur ascension.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Notes=&lt;br /&gt;
=Références=&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;vote type=1 /&amp;gt; &lt;br /&gt;
[[Category:histoire]][[Category:histoire économique]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Bottenm1</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://baripedia.org/index.php?title=Analyse_Historique_des_Phases_Conjoncturelles_de_la_Premi%C3%A8re_Mondialisation&amp;diff=18515</id>
		<title>Analyse Historique des Phases Conjoncturelles de la Première Mondialisation</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://baripedia.org/index.php?title=Analyse_Historique_des_Phases_Conjoncturelles_de_la_Premi%C3%A8re_Mondialisation&amp;diff=18515"/>
		<updated>2015-01-13T19:40:03Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Bottenm1 : /* Causes */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&lt;br /&gt;
On peut définir cette mondialisation comme un élément progressif, un effacement lent et progressif des frontières qu'il est possible de caractériser par trois phases :&lt;br /&gt;
#1850 – 1872 : basculement du monde ancien au monde nouveau : c’est une période extraordinaire de croissance économique et de progrès social;&lt;br /&gt;
#1873 – 1890 : dépression dans l’agriculture et dans l’industrie : c’est un moment d’arrêt parce qu’il  y a une dépression industrielle en même temps qu’une longue dépression dans l’agriculture européen ;&lt;br /&gt;
#1890-95 – 1914 : des tensions internationales montent jusqu’à l’éclatement de la première guerre mondiale :on a un retour de la croissance économique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Introduction : une première mondialisation=&lt;br /&gt;
Effacement progressif et partiel des frontières (à nuancer toutefois, car c'est aussi une période de nationalisation dans les Empires).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Causes==&lt;br /&gt;
*'''recul du protectionnisme''' : le protectionnisme protégeait les producteurs nationaux par les taxes douanières ;&lt;br /&gt;
*'''développement des transports''' : amélioration des moyens de transport et intensification des échanges qui vont faire chuter les coûts de transport ;&lt;br /&gt;
*''' complexification et complémentarités''' : les structures économiques vont se spécialiser selon une logique spatiale, elles vont devenir plus complexe amenant à une spécialisation des productions. Cela va créer une économie inter-reliée ;&lt;br /&gt;
*'''flux humains ''': mondialisation des flux migratoires ;&lt;br /&gt;
*''' flux financiers''' : mondialisation financière et des grands capitaux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== L’Europe est dominante en termes politique, économique, culturel ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’Europe est au centre de toute les dynamiques, elle est clairement l’élément dominant de toute cette mondialisation. C’est à ce moment-là que l’Europe atteint son point historique le plus élevé. Cependant, l’Europe n’est pas unie, et les Etats-nations qui la composent finiront par s’entretuer durant la Première guerre mondiale, c’est une terre de confrontation et de tensions. D’autre part, les États-Unis prennent de plus en plus d’assurance et commencent leur ascension.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Notes=&lt;br /&gt;
=Références=&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;vote type=1 /&amp;gt; &lt;br /&gt;
[[Category:histoire]][[Category:histoire économique]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Bottenm1</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://baripedia.org/index.php?title=Analyse_Historique_des_Phases_Conjoncturelles_de_la_Premi%C3%A8re_Mondialisation&amp;diff=18514</id>
		<title>Analyse Historique des Phases Conjoncturelles de la Première Mondialisation</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://baripedia.org/index.php?title=Analyse_Historique_des_Phases_Conjoncturelles_de_la_Premi%C3%A8re_Mondialisation&amp;diff=18514"/>
		<updated>2015-01-13T19:37:43Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Bottenm1 : /* Introduction : une première mondialisation */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&lt;br /&gt;
On peut définir cette mondialisation comme un élément progressif, un effacement lent et progressif des frontières qu'il est possible de caractériser par trois phases :&lt;br /&gt;
#1850 – 1872 : basculement du monde ancien au monde nouveau : c’est une période extraordinaire de croissance économique et de progrès social;&lt;br /&gt;
#1873 – 1890 : dépression dans l’agriculture et dans l’industrie : c’est un moment d’arrêt parce qu’il  y a une dépression industrielle en même temps qu’une longue dépression dans l’agriculture européen ;&lt;br /&gt;
#1890-95 – 1914 : des tensions internationales montent jusqu’à l’éclatement de la première guerre mondiale :on a un retour de la croissance économique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Introduction : une première mondialisation=&lt;br /&gt;
Effacement progressif et partiel des frontières (à nuancer toutefois, car c'est aussi une période de nationalisation dans les Empires).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Causes==&lt;br /&gt;
*'' recul du protectionnisme''' : le protectionnisme protégeait les producteurs nationaux par les taxes douanières ;&lt;br /&gt;
*'''développement des transports''' : amélioration des moyens de transport et intensification des échanges qui vont faire chuter les coûts de transport ;&lt;br /&gt;
*''' complexification et complémentarités''' : les structures économiques vont se spécialiser selon une logique spatiale, elles vont devenir plus complexe amenant à une spécialisation des productions. Cela va créer une économie inter-reliée ;&lt;br /&gt;
*'''flux humains ''': mondialisation des flux migratoires ;&lt;br /&gt;
*''' flux financiers''' : mondialisation financière et des grands capitaux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== L’Europe est dominante en termes politique, économique, culturel ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’Europe est au centre de toute les dynamiques, elle est clairement l’élément dominant de toute cette mondialisation. C’est à ce moment-là que l’Europe atteint son point historique le plus élevé. Cependant, l’Europe n’est pas unie, et les Etats-nations qui la composent finiront par s’entretuer durant la Première guerre mondiale, c’est une terre de confrontation et de tensions. D’autre part, les États-Unis prennent de plus en plus d’assurance et commencent leur ascension.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Notes=&lt;br /&gt;
=Références=&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;vote type=1 /&amp;gt; &lt;br /&gt;
[[Category:histoire]][[Category:histoire économique]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Bottenm1</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://baripedia.org/index.php?title=Le_Temps_des_Ruptures:_D%C3%A9fis_et_Opportunit%C3%A9s_dans_l%27%C3%89conomie_Internationale&amp;diff=18432</id>
		<title>Le Temps des Ruptures: Défis et Opportunités dans l'Économie Internationale</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://baripedia.org/index.php?title=Le_Temps_des_Ruptures:_D%C3%A9fis_et_Opportunit%C3%A9s_dans_l%27%C3%89conomie_Internationale&amp;diff=18432"/>
		<updated>2015-01-03T15:50:17Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Bottenm1 : /* Les bénéficiaires */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;=La pensée critique sur le développement=&lt;br /&gt;
==Au-delà du duo population-économie, l’intégration des dimensions culturelles== &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une vision démo-économique est une vision simple qui n’intègre ni la sociologie, ni le psychologie. C’est une façon de sortir de l’occidentalo-centrisme et de lire le monde selon des lunettes occidentales. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’explosion démographique ne s’est pas arrêtée, les politiques de contraception n’ont pas fonctionnées. Cependant, on ne comprend pas pourquoi les programmes de développement sont perçus différemment. Avec la décolonisation, plus personne n’a étudié les cultures des populations du Sud car l’ethnologie a été fondée dans les universités occidentales pour faire contraster la « civilisation » avec les populations « primitives ». Ainsi, les ethnologues ont été écartés des champs d’études après la décolonisation. Le projet de Princeton avait pour ambition de mener une étude comparative sur le déclin de la fécondité en Europe et les solutions à mettre en œuvre pour répondre aux enjeux démographiques des pays du Sud. Le déclin de la fécondité est dû à des pratiques cultures et non à des dynamiques économiques. Il y a des filtres culturels.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Esther Boserup==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[image:Ester_Boserup.jpg|thumb|right|150px|Ester Boserup.]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette manière de penser le développement a été renforcée par la résonance qu’ont trouvés les travaux de Ester Boserup. Ester Boserup était une universitaire danoise économiste de formation et fut la pionnière des études de terrain. Elle n’a pas une vision macro de l’approche du développement. Au contraire, elle prône une approche beaucoup plus humaniste se faisant par le bas. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À partir de ses études de terrain, Ester Boserup pose une observation de base. Dans diverses sociétés agraires préindustrielles, la croissance de la population stimule souvent la modernisation de l’agriculture. Elle procède à un renversement de la vision car pour elle la croissance peut être positive. Selon ce procédé, il faut commencer par nourrir les gens et éviter les famines ce qui nécessite la modernisation de l’agriculture. Il faut insister sur le fait que Boserup ne s’inscrit pas dans une logique déterministe. Elle propose un modèle et explique la relativité de son modèle : il y a une difficulté créatrice.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La difficulté créatrice est le moment où on va être pousser à changer les traditions et adopter des comportements nouveaux. Pour cela, il faut une pression démographique qui soit modérée. Pour moderniser l’agriculture et stimuler l’innovation, il faut faire naitre une prise de conscience à l’égard de leur propre condition. Dans une société de culture alimentaire, il est difficile de mettre en place des changement culturels. D'autre part, l’exode rural permet de réorganiser la production agricole et favorise la modernisation des exploitations autant technique qu’économique. Ce sont des « Rome sans empire ». Comme une partie de la population des campagnes par vers les villes, la pression démographique à la campagne peut être moindre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il faut avoir une structure économique diversifiée qui donne une capacité endogène. La diversification des secteurs économiques permet de créer une dynamique interne permettant de stimuler l’émergence d’autres nouveaux secteurs. Dans l’économie monosectorielle, il est presque impossible d’amener l’innovation qui est un nouveau secteur. De plus, il doit y avoir un succès raisonnable qui nécessite un tissu d’innovation qui soit transmis. Ce qui fait qu'un changement devient une innovation et se diffuse dans une société et une économie est un processus social et psychologique. Boserup montre que celui qui innove transmet son savoir. Des sociétés traditionnelles ont des moyens différents de répandre l'innovation non pas dans une logique économique mais de prestige.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les critique de l'approche de Ester Boserup mettent l'emphase sur le fait que son approche met en place d’un maternalisme et un succès relativement raisonnable. C’est une vision du monde et du développement complètement différente de celles qui prévalaient auparavant. Ce ne sont plus les occidentaux qui ont les clefs du développement, l’innovation vient d’en bas et du développement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Le paradigme de la santé reproductive==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce paradigme est discuté lors des conférences mondiales sur la population et le développement. Bucarest en 1974 est la première conférence mondiale sur la population et le développement où tous les pays de la planète se réunissent sous l’égide des Nations Unies pour traiter des enjeux de croissance démographique et de développement. Bien que la conférence ait lieu dans une capitale communiste, elle souligne l’aspect universel des enjeux et des préoccupations. Suivent la conférence de Mexico en 1984 et la conférence du Caire en 1994.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Avec le paradigme de la santé reproductive, c’est surtout à partir des années 1980 qu’il y a une évolution fondamentale, une transition entre l’accent mis sur les grands nombres, sur les populations croissantes et un accent qui est mis désormais sur les choix reproductifs de la femme et comment ils sont affectés par la survie des enfants et l’autonomie de la femme elle-même. Cela replace l’être humain au centre des préoccupations avec l'intégration des centres de planning familiaux dans les systèmes de santé et l’accent qui est mis sur les choix reproductif de la femme &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette pensée se réalise à travers les révolutions vertes que connaît de nombreux pays. Depuis les années 1980, le rythme de l’explosion démographique diminu.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=La crise=&lt;br /&gt;
==L’agriculture==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il y a deux secteurs. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Concernant les produits tropicaux dans la continuité du pacte colonial destiné aux occidentaux, à partir des années 1970, l’expansion des produits tropicaux ralentit car les consommateurs occidentaux font face à une période économique de stagflation, ainsi ils se tournent vers des produits locaux. La demande de consommation s’est ainsi resserrée et le déficit céréalier s’aggrave. L'aggravation du déficit céréalier connait une grande disparité géographique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Entre 1993 et 1997, le déficit céréalier en % de la production s'élève à -13% pour l'Afrique noire, à -77% pour le Maghreb, en Amérique latine il est de -30% et en Asie de -10% tandis qu'au Moyen-Orient il est de -39%. Les pays exportateur vendent à des pays riches afin de faire entrer des devises fortes dans le pays ce qui a pour effet de dévaluer la valeur de la monnaie nationale et d’accroitre le déficit. Ainsi, ils vendent mais accroissent leur déficit céréalier. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour nourrir leur population, les produits du tiers-monde doivent être achetés aux autres. C’est une situation de perte de souveraineté alimentaire. Des régions du monde se mettent en situation de dépendance alimentaire, les consommateurs dépendent des achats faits à l’extérieur tandis qu'il y a une fluctuation des prix des denrées. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il existe un rapport tendu entre le nombre de bouche à nourrir et la production de nourriture qui montre les limites de la théorie de Ricardo des avantages. Cela renvoi a une situation de monosectorialité. Les gouvernements poussent les paysans à cultiver plus de produits tropicaux plutôt que des céréales faisant que les produits tropicaux sont exportés, les céréales doivent être importés menant certains pays à ne plus avoir de souveraineté alimentaire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Industrie==&lt;br /&gt;
De 1973 à 1985, l'industrie est en nette dépression. Il est possible de distinguer quatre faiblesses de l’industrie manufacturière des tiers-mondes dans les années 1970 et 1980 :&lt;br /&gt;
*'''spécialisation dans des branches traditionnelles''' (textile, alimentaire, etc.) :  c’était une industrialisation de substitution aux importations occidentales qui se fait sur de vieux secteurs. &lt;br /&gt;
*'''multinationalisation plus accentuée''' : il y avait une dépendance aux capitaux issus des pays riches. L’industrialisation est deux à trois fois supérieure à celle des pays occidentaux. Il y a peu de marge de manœuvre pour une politique économique nationale car la production dépend des firmes étrangères en fonction des intérêts à s’installer dans un pays plutôt qu’un autre.&lt;br /&gt;
*'''sous-utilisation des capacités de production''' : liée à des erreurs de planification découlant d’un cadre économique mauvais.&lt;br /&gt;
*'''trop forte concentration géographique'''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C'est dans cette période que vont émerger les quatre Dragons que sont Taiwan, la Corée du Sud, Hong Kong etSingapour. En même temps emergent deux puissances d’Amérique latine avec le Brésil et le Mexique. Ces pays ont essayés de se réindustrialiser dès la fin du XIXème. Dans les années 1970 et 1980, ils sont arrivés à un niveau de développement correct. Ces six pays représentent de 55% à 70% de l’industrie des tiers-mondes. Néansmoins, les pays du tiers-monde restent 20 fois moins industrialisé.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Commerce extérieur==&lt;br /&gt;
Le début de la dépression corrèle avec la crise pétrolière de 1973. Les chocs pétroliers engendrent des distortions entre les pays producteurs de pétrole qui profitent d’une manne financière et ceux qui ne produisent pas touchés profondément par les crises. Dans les tiers-mondes il y a des pays qui sont les bénéficiaires de la crise. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les dépression se passe en deux temps, à savoir le creux de 1974 à 1985 et la reprise de 1985 à 1995. Le taux d'extraversion est le taux d’exportation exprimé en fonction du PNB gagné sur les marché extérieurs. Vers 1913, le taux d’extraversion de pour l’Europe était de 14%. C'est en 1972 et 1973 qu'il retrouve ce niveau de 14%. Dans les pays du tiers monde, le taux d'extraversion est de 27%. Les pays du tiers-monde dépendent des pays occidentaux. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette hypothèse est confirmée par la structure géographique des échanges. Concernant les tiers-mondes, 75% des échanges se font avec les pays développés tandis que les pays développés échange à 80% entre eux. Ce sont les pays occidentaux qui détiennent les clefs de l’économie mondiale, de plus, la dépendance des pays occidentaux est moindre entre eux. La crise des années 1970 et 1980 a creusée l’héritage du pacte colonial à savoir la dépendance aux occidentaux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Aide au développement, emprunts, pétrole et spirale de la dette=&lt;br /&gt;
==Définition de l’aide==&lt;br /&gt;
Il existe quatre types d’aides au développement :&lt;br /&gt;
*'''dons''' : dons monétaires, souvent des dons en nature ;&lt;br /&gt;
*'''prêts préférentiels''' : obligations émises par un gouvernement à taux bas et sur long terme. On accorde une longue période avec des taux d’intérêt bas, ce n’est pas une logique spéculative ;&lt;br /&gt;
*'''prêts du secteur privé''' : prêt avec l’optique de faire des bénéfices ;&lt;br /&gt;
*'''crédits à l’exportation''' : c’est une manière de doper les logiques du pacte colonial. C’est un financement des échanges sud – nord sur les produits tropicaux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’aide réelle pure représente un tiers de l'aide au développement . L’aide « liée » implique des achats en général 20% plus cher que le prix du marché. Une partie de l’aide au développement est perdue par ce biais. L’idée était d’aider le tiers-monde et de doper les économies européennes. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lorsque la crise frappe, les occidentaux vont continuer à soutenir l'aide au développement. Ce n’est qu’à partir des années 1990 que les occidentaux diminuent l’aide. Ce qui a surtout diminué est l’aide du secteur privé. D’autre part, les banques avaient peur de ne plus pouvoir être remboursés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Les donateurs==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Surtout les pays occidentaux, parfois un peu les pays soviétiques, et ceux de l'OPEP.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Les bénéficiaires==&lt;br /&gt;
Les bénéficiaires de l'aide au développement sont les anciennes colonies dans une optique de gestion des risques politiques. Tous les ans, des sommes importantes sont versées aux pays à risque et fragiles politiquement afin d’éviter qu’ils ne tombent dans le radicalisme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Le multinationalisme : lorsque l'URSS s'écroule, des pays comme le Kirghizistan, l'Ouzbékistan ou l'Azerbaïdjan deviennent indépendants. La Suisse et la Belgique entre autres, leur viennent rapidement en aide. Pas pour des raisons philanthropiques, mais parce que grâce aux votes des ces pays la Suisse put acquérir un siège dans le conseil de direction de la Banque mondiale .&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==La dette==&lt;br /&gt;
De 1973 à 1980 les pays du tiers-monde se sont endettés auprès des pays riches pour financer la construction d’infrastructures. La solution keynésienne est prônée pour financer et développer les infrastructures pour construire le cadre de la croissance économique. Cependant, pour rembourser les dettes, de nombreux pays vont s’endetter pour ne pas être dans une situation de banqueroute. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1979 a lieu le deuxième choc pétrolier. Le dollar reste la monnaie internationale mais il n’y a plus assez de dollar car la production a diminué afin de faire relever la valeur du dollar. À partir de 1980, les pays du sud doivent emprunter pour rembourser les intérêts de la dette, c’est la spirale de l’endettement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La pensée keynésienne est discréditée par la pensée libérale néoclassique qui donne une importance vitale à l’orthodoxie budgétaire. Les dettes à rembourser étaient supérieures à l’aide au développement. Des pays ont l’impression de perdre leur indépendance. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les plans d’ajustement structurel furent un désastre  dans les années 1980 avec notamment des coupes faites dans la santé et l’éducation. Les premières victimes sont les pauvres et les miséreux car la libéralisation de ces services élargie les inégalités. Cette politique et une politique néolibérale qui remplace le keynésianisme. Un État ne doit en aucun cas dépenser plus qu’il n’a de recettes. Les plans d’ajustement structurelles ont été négociés entre des États au bord de la faillite et les organisations internationales se traduisant par des coupes budgétaires drastiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les coupures sont fait dans les ministères stratégique comme l’éducation et la santé qui sont le cœur du développement. Les coûts sociaux, humains et économique sont important. C’est la dernière fois que les pays occidentaux se sont permis de donner des leçons aux pays du sud. Plus personne ne croit qu’il y a une solution pour le développement mis en place dans les bureaux des organisations internationales. Il y avait une vision occidentalo-centrée qui s’est désormais délitée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=La recomposition politique et économique du monde=&lt;br /&gt;
Le tiers-monde s’interroge sur les coûts, les difficultés et les limites. Cependant ce monde connait des changement extraordinaire qui crée le cadre politique, social et économique international qui était inimaginable précédemment. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Les grandes ruptures== &lt;br /&gt;
En '''1978''' a lieu le mouvement des Quatre modernisations qui mouvement initié après la mort du Mao quand Deng Xiaoping a mis en place des reformes pour se diriger vers une économie libérale. Dans l’économie de marché, certains industries stratégique restent sous le contrôle de l’État comme l’armée mais cela a permis un engagement des produits chinois dans la mondialisation économique. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En '''1986'''  a lieu le Doi Moi au Vietnam qui est l'instauration d’une économie de marché par les communistes orthodoxes,. C’est une économie socialiste de marché qui signifie l’engagement dans la mondialisation économique. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'année '''1989''' marque la fin du monde bipolaire qui est un rupture. Pour la première fois depuis longtemps, la planète est régie par un système économique unique qui est celui de l’économie de marché.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''1989''' est aussi l'année des événements de Tien-An-Men qui fut une manifestation réprimée dans le sang. La Chine est restée une dictature théoriquement communiste mais, tout comme le Vietnam, est engagé dans l’économie de marché et le libéralisme. Excepté pour Cuba, le système d’économie de marché est devenu universel.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Les écarts de développement==&lt;br /&gt;
La période des Trente glorieuses marque un contraste entre les pays du tiers-monde et les pays du nord, les écarts se creusent. L’expérience des années 1970 et 1980 va faire éclater le tiers-monde. La chute de l’Union soviétique va mettre de côté l’Afrique qui n'est plus perçu comme un enjeu idéologique et stratégique. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Aujourd’hui la bipolarisation du monde s’effondre, le tiers monde n’avait jamais réussi à émerger. Maintenant, il y a une reconfiguration permettant aux tiers-mondes d'émerger. Néanmoins un paradoxe reste persistant. Aujourd’hui, un habitant du Nord est 10 fois plus riche qu’un habitant des tiers-mondes. Les tiers-monde sont 8 à 10 fois plus pauvre que les pays du nord, de plus à l’intérieur des pays du tiers-monde, il y a de fortes disparités. Au contraire des autres tiers-monde, l’Afrique s’est complètement paupérisé. Il y eu un principe de sélection au sein des tiers-mondes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On émerge avec un système économique unique avec des grandes inégalités qui s’affirment. La logique bipolaire s’est effondré, d’un côté on a un système économique unique mais un monde beaucoup plus éclaté. Malgré cette reconfiguration, les États-Unis restent toujours dominants.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Les tiers-mondes==&lt;br /&gt;
Dans ce nouveau monde la situation des tiers-monde reste délicat. Entre 1913 et 1990, dans les pays du tiers-monde, l’espérance de vie est passé de 30 à 59 ans, le taux d’analphabétisme est passé de 80% à 37% montrant que les inégalités ont d’une certaine manière diminuées.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Notes=&lt;br /&gt;
=Références=&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;vote type=1 /&amp;gt;&lt;br /&gt;
[[Category:histoire]][[Category:histoire économique]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Bottenm1</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://baripedia.org/index.php?title=Le_Temps_des_Ruptures:_D%C3%A9fis_et_Opportunit%C3%A9s_dans_l%27%C3%89conomie_Internationale&amp;diff=18431</id>
		<title>Le Temps des Ruptures: Défis et Opportunités dans l'Économie Internationale</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://baripedia.org/index.php?title=Le_Temps_des_Ruptures:_D%C3%A9fis_et_Opportunit%C3%A9s_dans_l%27%C3%89conomie_Internationale&amp;diff=18431"/>
		<updated>2015-01-03T15:43:29Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Bottenm1 : /* Les donateurs */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;=La pensée critique sur le développement=&lt;br /&gt;
==Au-delà du duo population-économie, l’intégration des dimensions culturelles== &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une vision démo-économique est une vision simple qui n’intègre ni la sociologie, ni le psychologie. C’est une façon de sortir de l’occidentalo-centrisme et de lire le monde selon des lunettes occidentales. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’explosion démographique ne s’est pas arrêtée, les politiques de contraception n’ont pas fonctionnées. Cependant, on ne comprend pas pourquoi les programmes de développement sont perçus différemment. Avec la décolonisation, plus personne n’a étudié les cultures des populations du Sud car l’ethnologie a été fondée dans les universités occidentales pour faire contraster la « civilisation » avec les populations « primitives ». Ainsi, les ethnologues ont été écartés des champs d’études après la décolonisation. Le projet de Princeton avait pour ambition de mener une étude comparative sur le déclin de la fécondité en Europe et les solutions à mettre en œuvre pour répondre aux enjeux démographiques des pays du Sud. Le déclin de la fécondité est dû à des pratiques cultures et non à des dynamiques économiques. Il y a des filtres culturels.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Esther Boserup==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[image:Ester_Boserup.jpg|thumb|right|150px|Ester Boserup.]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette manière de penser le développement a été renforcée par la résonance qu’ont trouvés les travaux de Ester Boserup. Ester Boserup était une universitaire danoise économiste de formation et fut la pionnière des études de terrain. Elle n’a pas une vision macro de l’approche du développement. Au contraire, elle prône une approche beaucoup plus humaniste se faisant par le bas. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À partir de ses études de terrain, Ester Boserup pose une observation de base. Dans diverses sociétés agraires préindustrielles, la croissance de la population stimule souvent la modernisation de l’agriculture. Elle procède à un renversement de la vision car pour elle la croissance peut être positive. Selon ce procédé, il faut commencer par nourrir les gens et éviter les famines ce qui nécessite la modernisation de l’agriculture. Il faut insister sur le fait que Boserup ne s’inscrit pas dans une logique déterministe. Elle propose un modèle et explique la relativité de son modèle : il y a une difficulté créatrice.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La difficulté créatrice est le moment où on va être pousser à changer les traditions et adopter des comportements nouveaux. Pour cela, il faut une pression démographique qui soit modérée. Pour moderniser l’agriculture et stimuler l’innovation, il faut faire naitre une prise de conscience à l’égard de leur propre condition. Dans une société de culture alimentaire, il est difficile de mettre en place des changement culturels. D'autre part, l’exode rural permet de réorganiser la production agricole et favorise la modernisation des exploitations autant technique qu’économique. Ce sont des « Rome sans empire ». Comme une partie de la population des campagnes par vers les villes, la pression démographique à la campagne peut être moindre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il faut avoir une structure économique diversifiée qui donne une capacité endogène. La diversification des secteurs économiques permet de créer une dynamique interne permettant de stimuler l’émergence d’autres nouveaux secteurs. Dans l’économie monosectorielle, il est presque impossible d’amener l’innovation qui est un nouveau secteur. De plus, il doit y avoir un succès raisonnable qui nécessite un tissu d’innovation qui soit transmis. Ce qui fait qu'un changement devient une innovation et se diffuse dans une société et une économie est un processus social et psychologique. Boserup montre que celui qui innove transmet son savoir. Des sociétés traditionnelles ont des moyens différents de répandre l'innovation non pas dans une logique économique mais de prestige.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les critique de l'approche de Ester Boserup mettent l'emphase sur le fait que son approche met en place d’un maternalisme et un succès relativement raisonnable. C’est une vision du monde et du développement complètement différente de celles qui prévalaient auparavant. Ce ne sont plus les occidentaux qui ont les clefs du développement, l’innovation vient d’en bas et du développement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Le paradigme de la santé reproductive==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce paradigme est discuté lors des conférences mondiales sur la population et le développement. Bucarest en 1974 est la première conférence mondiale sur la population et le développement où tous les pays de la planète se réunissent sous l’égide des Nations Unies pour traiter des enjeux de croissance démographique et de développement. Bien que la conférence ait lieu dans une capitale communiste, elle souligne l’aspect universel des enjeux et des préoccupations. Suivent la conférence de Mexico en 1984 et la conférence du Caire en 1994.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Avec le paradigme de la santé reproductive, c’est surtout à partir des années 1980 qu’il y a une évolution fondamentale, une transition entre l’accent mis sur les grands nombres, sur les populations croissantes et un accent qui est mis désormais sur les choix reproductifs de la femme et comment ils sont affectés par la survie des enfants et l’autonomie de la femme elle-même. Cela replace l’être humain au centre des préoccupations avec l'intégration des centres de planning familiaux dans les systèmes de santé et l’accent qui est mis sur les choix reproductif de la femme &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette pensée se réalise à travers les révolutions vertes que connaît de nombreux pays. Depuis les années 1980, le rythme de l’explosion démographique diminu.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=La crise=&lt;br /&gt;
==L’agriculture==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il y a deux secteurs. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Concernant les produits tropicaux dans la continuité du pacte colonial destiné aux occidentaux, à partir des années 1970, l’expansion des produits tropicaux ralentit car les consommateurs occidentaux font face à une période économique de stagflation, ainsi ils se tournent vers des produits locaux. La demande de consommation s’est ainsi resserrée et le déficit céréalier s’aggrave. L'aggravation du déficit céréalier connait une grande disparité géographique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Entre 1993 et 1997, le déficit céréalier en % de la production s'élève à -13% pour l'Afrique noire, à -77% pour le Maghreb, en Amérique latine il est de -30% et en Asie de -10% tandis qu'au Moyen-Orient il est de -39%. Les pays exportateur vendent à des pays riches afin de faire entrer des devises fortes dans le pays ce qui a pour effet de dévaluer la valeur de la monnaie nationale et d’accroitre le déficit. Ainsi, ils vendent mais accroissent leur déficit céréalier. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour nourrir leur population, les produits du tiers-monde doivent être achetés aux autres. C’est une situation de perte de souveraineté alimentaire. Des régions du monde se mettent en situation de dépendance alimentaire, les consommateurs dépendent des achats faits à l’extérieur tandis qu'il y a une fluctuation des prix des denrées. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il existe un rapport tendu entre le nombre de bouche à nourrir et la production de nourriture qui montre les limites de la théorie de Ricardo des avantages. Cela renvoi a une situation de monosectorialité. Les gouvernements poussent les paysans à cultiver plus de produits tropicaux plutôt que des céréales faisant que les produits tropicaux sont exportés, les céréales doivent être importés menant certains pays à ne plus avoir de souveraineté alimentaire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Industrie==&lt;br /&gt;
De 1973 à 1985, l'industrie est en nette dépression. Il est possible de distinguer quatre faiblesses de l’industrie manufacturière des tiers-mondes dans les années 1970 et 1980 :&lt;br /&gt;
*'''spécialisation dans des branches traditionnelles''' (textile, alimentaire, etc.) :  c’était une industrialisation de substitution aux importations occidentales qui se fait sur de vieux secteurs. &lt;br /&gt;
*'''multinationalisation plus accentuée''' : il y avait une dépendance aux capitaux issus des pays riches. L’industrialisation est deux à trois fois supérieure à celle des pays occidentaux. Il y a peu de marge de manœuvre pour une politique économique nationale car la production dépend des firmes étrangères en fonction des intérêts à s’installer dans un pays plutôt qu’un autre.&lt;br /&gt;
*'''sous-utilisation des capacités de production''' : liée à des erreurs de planification découlant d’un cadre économique mauvais.&lt;br /&gt;
*'''trop forte concentration géographique'''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C'est dans cette période que vont émerger les quatre Dragons que sont Taiwan, la Corée du Sud, Hong Kong etSingapour. En même temps emergent deux puissances d’Amérique latine avec le Brésil et le Mexique. Ces pays ont essayés de se réindustrialiser dès la fin du XIXème. Dans les années 1970 et 1980, ils sont arrivés à un niveau de développement correct. Ces six pays représentent de 55% à 70% de l’industrie des tiers-mondes. Néansmoins, les pays du tiers-monde restent 20 fois moins industrialisé.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Commerce extérieur==&lt;br /&gt;
Le début de la dépression corrèle avec la crise pétrolière de 1973. Les chocs pétroliers engendrent des distortions entre les pays producteurs de pétrole qui profitent d’une manne financière et ceux qui ne produisent pas touchés profondément par les crises. Dans les tiers-mondes il y a des pays qui sont les bénéficiaires de la crise. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les dépression se passe en deux temps, à savoir le creux de 1974 à 1985 et la reprise de 1985 à 1995. Le taux d'extraversion est le taux d’exportation exprimé en fonction du PNB gagné sur les marché extérieurs. Vers 1913, le taux d’extraversion de pour l’Europe était de 14%. C'est en 1972 et 1973 qu'il retrouve ce niveau de 14%. Dans les pays du tiers monde, le taux d'extraversion est de 27%. Les pays du tiers-monde dépendent des pays occidentaux. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette hypothèse est confirmée par la structure géographique des échanges. Concernant les tiers-mondes, 75% des échanges se font avec les pays développés tandis que les pays développés échange à 80% entre eux. Ce sont les pays occidentaux qui détiennent les clefs de l’économie mondiale, de plus, la dépendance des pays occidentaux est moindre entre eux. La crise des années 1970 et 1980 a creusée l’héritage du pacte colonial à savoir la dépendance aux occidentaux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Aide au développement, emprunts, pétrole et spirale de la dette=&lt;br /&gt;
==Définition de l’aide==&lt;br /&gt;
Il existe quatre types d’aides au développement :&lt;br /&gt;
*'''dons''' : dons monétaires, souvent des dons en nature ;&lt;br /&gt;
*'''prêts préférentiels''' : obligations émises par un gouvernement à taux bas et sur long terme. On accorde une longue période avec des taux d’intérêt bas, ce n’est pas une logique spéculative ;&lt;br /&gt;
*'''prêts du secteur privé''' : prêt avec l’optique de faire des bénéfices ;&lt;br /&gt;
*'''crédits à l’exportation''' : c’est une manière de doper les logiques du pacte colonial. C’est un financement des échanges sud – nord sur les produits tropicaux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’aide réelle pure représente un tiers de l'aide au développement . L’aide « liée » implique des achats en général 20% plus cher que le prix du marché. Une partie de l’aide au développement est perdue par ce biais. L’idée était d’aider le tiers-monde et de doper les économies européennes. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lorsque la crise frappe, les occidentaux vont continuer à soutenir l'aide au développement. Ce n’est qu’à partir des années 1990 que les occidentaux diminuent l’aide. Ce qui a surtout diminué est l’aide du secteur privé. D’autre part, les banques avaient peur de ne plus pouvoir être remboursés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Les donateurs==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Surtout les pays occidentaux, parfois un peu les pays soviétiques, et ceux de l'OPEP.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Les bénéficiaires==&lt;br /&gt;
Les bénéficiaires de l'aide au développement sont les anciennes colonies dans une optique de gestion des risques politiques. Tous les ans, des sommes importantes sont versées aux pays à risque afin d’éviter qu’ils ne tombent dans le radicalisme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*le multinationalisme&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==La dette==&lt;br /&gt;
De 1973 à 1980 les pays du tiers-monde se sont endettés auprès des pays riches pour financer la construction d’infrastructures. La solution keynésienne est prônée pour financer et développer les infrastructures pour construire le cadre de la croissance économique. Cependant, pour rembourser les dettes, de nombreux pays vont s’endetter pour ne pas être dans une situation de banqueroute. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1979 a lieu le deuxième choc pétrolier. Le dollar reste la monnaie internationale mais il n’y a plus assez de dollar car la production a diminué afin de faire relever la valeur du dollar. À partir de 1980, les pays du sud doivent emprunter pour rembourser les intérêts de la dette, c’est la spirale de l’endettement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La pensée keynésienne est discréditée par la pensée libérale néoclassique qui donne une importance vitale à l’orthodoxie budgétaire. Les dettes à rembourser étaient supérieures à l’aide au développement. Des pays ont l’impression de perdre leur indépendance. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les plans d’ajustement structurel furent un désastre  dans les années 1980 avec notamment des coupes faites dans la santé et l’éducation. Les premières victimes sont les pauvres et les miséreux car la libéralisation de ces services élargie les inégalités. Cette politique et une politique néolibérale qui remplace le keynésianisme. Un État ne doit en aucun cas dépenser plus qu’il n’a de recettes. Les plans d’ajustement structurelles ont été négociés entre des États au bord de la faillite et les organisations internationales se traduisant par des coupes budgétaires drastiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les coupures sont fait dans les ministères stratégique comme l’éducation et la santé qui sont le cœur du développement. Les coûts sociaux, humains et économique sont important. C’est la dernière fois que les pays occidentaux se sont permis de donner des leçons aux pays du sud. Plus personne ne croit qu’il y a une solution pour le développement mis en place dans les bureaux des organisations internationales. Il y avait une vision occidentalo-centrée qui s’est désormais délitée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=La recomposition politique et économique du monde=&lt;br /&gt;
Le tiers-monde s’interroge sur les coûts, les difficultés et les limites. Cependant ce monde connait des changement extraordinaire qui crée le cadre politique, social et économique international qui était inimaginable précédemment. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Les grandes ruptures== &lt;br /&gt;
En '''1978''' a lieu le mouvement des Quatre modernisations qui mouvement initié après la mort du Mao quand Deng Xiaoping a mis en place des reformes pour se diriger vers une économie libérale. Dans l’économie de marché, certains industries stratégique restent sous le contrôle de l’État comme l’armée mais cela a permis un engagement des produits chinois dans la mondialisation économique. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En '''1986'''  a lieu le Doi Moi au Vietnam qui est l'instauration d’une économie de marché par les communistes orthodoxes,. C’est une économie socialiste de marché qui signifie l’engagement dans la mondialisation économique. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'année '''1989''' marque la fin du monde bipolaire qui est un rupture. Pour la première fois depuis longtemps, la planète est régie par un système économique unique qui est celui de l’économie de marché.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''1989''' est aussi l'année des événements de Tien-An-Men qui fut une manifestation réprimée dans le sang. La Chine est restée une dictature théoriquement communiste mais, tout comme le Vietnam, est engagé dans l’économie de marché et le libéralisme. Excepté pour Cuba, le système d’économie de marché est devenu universel.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Les écarts de développement==&lt;br /&gt;
La période des Trente glorieuses marque un contraste entre les pays du tiers-monde et les pays du nord, les écarts se creusent. L’expérience des années 1970 et 1980 va faire éclater le tiers-monde. La chute de l’Union soviétique va mettre de côté l’Afrique qui n'est plus perçu comme un enjeu idéologique et stratégique. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Aujourd’hui la bipolarisation du monde s’effondre, le tiers monde n’avait jamais réussi à émerger. Maintenant, il y a une reconfiguration permettant aux tiers-mondes d'émerger. Néanmoins un paradoxe reste persistant. Aujourd’hui, un habitant du Nord est 10 fois plus riche qu’un habitant des tiers-mondes. Les tiers-monde sont 8 à 10 fois plus pauvre que les pays du nord, de plus à l’intérieur des pays du tiers-monde, il y a de fortes disparités. Au contraire des autres tiers-monde, l’Afrique s’est complètement paupérisé. Il y eu un principe de sélection au sein des tiers-mondes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On émerge avec un système économique unique avec des grandes inégalités qui s’affirment. La logique bipolaire s’est effondré, d’un côté on a un système économique unique mais un monde beaucoup plus éclaté. Malgré cette reconfiguration, les États-Unis restent toujours dominants.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Les tiers-mondes==&lt;br /&gt;
Dans ce nouveau monde la situation des tiers-monde reste délicat. Entre 1913 et 1990, dans les pays du tiers-monde, l’espérance de vie est passé de 30 à 59 ans, le taux d’analphabétisme est passé de 80% à 37% montrant que les inégalités ont d’une certaine manière diminuées.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Notes=&lt;br /&gt;
=Références=&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;vote type=1 /&amp;gt;&lt;br /&gt;
[[Category:histoire]][[Category:histoire économique]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Bottenm1</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://baripedia.org/index.php?title=La_pens%C3%A9e_sociale_d%27%C3%89mile_Durkheim_et_Pierre_Bourdieu&amp;diff=16226</id>
		<title>La pensée sociale d'Émile Durkheim et Pierre Bourdieu</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://baripedia.org/index.php?title=La_pens%C3%A9e_sociale_d%27%C3%89mile_Durkheim_et_Pierre_Bourdieu&amp;diff=16226"/>
		<updated>2014-10-12T13:51:36Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Bottenm1 : source : cours du Professeur Baudoui. Apports sur l'affaire Dreyfus et sur les 3 oeuvres majeures de Durkheim&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&lt;br /&gt;
= La vie d’Émile Durkheim [1858 - 1917] =&lt;br /&gt;
{{Infobox Philosophe|&lt;br /&gt;
| nom = Emile Durkheim &lt;br /&gt;
| région = &lt;br /&gt;
| époque = &lt;br /&gt;
| image = &lt;br /&gt;
| légende = &lt;br /&gt;
| naissance = 15 avril 1858 &lt;br /&gt;
| lieu de naissance = {{France}}&lt;br /&gt;
| décès = 17 novembre 1917&lt;br /&gt;
| lieu de décès = Paris&lt;br /&gt;
| nationalité = Français&lt;br /&gt;
| tradition philosophique = Structuralisme, Positivisme,Rationalisme, Sociologie&lt;br /&gt;
| principaux intérêts = fait social, anomie, conscience collective, représentations collectives&lt;br /&gt;
| œuvres principales = Les Formes élémentaires de la vie religieuse (1912), Le Suicide(1897), Les Règles de la méthode sociologique (1895), De la division du travail social (1893), L'éducation morale (1902), Pragmatisme et sociologie (1913-1914), Sociologie et philosophie (1924), Le Socialisme. Sa définition - Ses débuts - La doctrine saint-simonnienne (1928)&lt;br /&gt;
| influencé par = &lt;br /&gt;
| a influencé = &lt;br /&gt;
| idées remarquables = &lt;br /&gt;
| célèbre pour = &lt;br /&gt;
| citation = &lt;br /&gt;
| adjectifs dérivés = &lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
David Émile Durkheim est l'un des fondateurs de la sociologie moderne. Il est né à un moment charnière du XIXème siècle. Il est issu d’une famille aisée et judaïque. Le contexte dans lequel il émerge est celui de la mise en place de la république française à partir des années 1870 avec une crise importante qui est la commune de Paris : c’est un conflit subversif ou les communards sont massacrés par ce qui reste de la royauté.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les premières questions qu’il se pose sont :&lt;br /&gt;
*Comment se fait-il qu’une partie de la société ait acceptée de s’armer pour massacrer les plus pauvres ?&lt;br /&gt;
*Qu’est-ce qui fait qu’il n’y ait plus société ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bien évidemment, les concepts politiques après Napoléon III sont les concepts de république, de fraternité, solidarité, de liberté.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce n’est qu’à partir de ce moment-là qu’il va travailler sur la question de la société en mettant l’accent sur la question sociale et le socialisme. La grande idéologique qui va bousculer les régimes est le socialisme : c’est à dire que les individus vivent en société et le social doit émerger.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour qu’une société puisse fonctionner il doit y avoir des liens, des passages entre les groupes qui permettent de faire société, donc du lien social&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’idée de Durkheim est d’expliquer les faits sociaux de façon scientifique. Il est dans le débat des sciences-sociales.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En tant qu’universitaire il va s’interroger sur le concept de solidarité sociale : il rebondit sur ce qui fait société. : C’est le principe de solidarité. Une société se contrôle et produit un sens collectif par une solidarité entre les individus.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le débat est toujours d’actualité car on se pose maintenant la question de savoir ce qu’est la solidarité. La solidarité insinue que l’on a un destin commun.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Fin du XIX siècle : questionnement sur la société&lt;br /&gt;
*la société bascule : passage d’une société rurale à une société urbaine&lt;br /&gt;
*qu’est-ce que la société ? : elle se caractérise par le fait social&lt;br /&gt;
*comment interpréter un événement ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces travaux permettent de comprendre le monde d’aujourd’hui :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ecrits majeurs :&lt;br /&gt;
*De la division du travail social (1893) : comment l’évolution du travail à t-elle modifié les rapports sociaux. Le travail n’est pas neutre. Le travail moderne est un travail de spécialisation qui change les rapports sociaux. Durkheim explique comment les sociétés modernes sont arrivées à développer la division du travail et comment cette division produit de la segmentarité, càd comment les individus sont segmentés dans des fonctions et des missions très différentes les unes des autres, ce qui va créer, d’une certaine façon de l’inégalité. &lt;br /&gt;
*Les règles de la méthode sociologiques (1895) : ce sont les premières réflexions sur les outils les mieux à même pour analyser la société. C’est un travail de passage de construction de l’objet scientifique mais aussi un passage vers la sociologie. Durkheim pose les fondements scientifiques de la sociologie, càd comment peut-on fabriquer une science, qui soit une science de la société, et ne plus considérer la société seulement d’un point de vue idéologique, mais comme une réalité que l’on peut regarder de façon objective, sans passion. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Le suicide (1897) :  cet ouvrage a une importance dans la sociologie car le suicide est considéré comme un fait scientifique, càd un fait observable (en dehors des émotions) que l’on peut expliquer scientifiquement. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Durkheim n’est pas un penseur, il est immergé dans la société depuis laquelle il analyse les objets de contradictions.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’affaire Dreyfus est un moment important car il scinde la société, c’est un conflit politique qui va traverser toute la société. La société va imploser et affecter les relations à l’intérieur même des familles. L'affaire Dreyfus amène Durkheim à repenser à la question de la morale, de l’éthique dans les relations sociales et la fonction du politique (un politique ne peut pas condamner un individu sans preuve de sa culpabilité). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il s’interroge aussi sur la place de la religion dans la société. En tant que Républicain, la laïcité est un élément structurant de la question sociale. Ce n’est pas seulement à la charité de répondre au problème de la société mais aussi l’État.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce sont des thèmes où il présuppose que l’on peut reconstruire de la solidarité sociétale. Pour lui le socialisme est que dès lors que les individus ont pris conscience de la nécessité de la solidarité ils agissent en son sens.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1873 il devient le premier docteur à la chair de sociologie. Il travaillera sur les questions morales puis sur la crise que provoque la première guerre mondiale : c’est la rupture de la société. Le fait que son fils décède en 1915 dans les Balkans le fait s’impliquer plus sur la question.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Le fait social==&lt;br /&gt;
Pour Durkheim, comme relaté dans son ouvrage ''Règles de la méthode sociologique'', l’enjeu de la sociologie est d’étudier les faits sociaux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il qualifie les '''faits sociaux''' comme des manières d’agir de faire et de penser dans un espace social Ce n’est pas quelque chose de subjectif, il est objectif car on peut analyser les comportements des individus en tant que telle&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*ils consistent en toute manière d'agir, de penser, de sentir, fixée ou non, susceptible d'exercer sur l'individu une contrainte extérieure; et, qui est générale dans l'étendue d'une société donnée tout en ayant une existence propre, indépendante de ses diverses manifestations au niveau individuel&lt;br /&gt;
*le fait social dans une société est un phénomène suffisamment fréquent et suffisamment étendu pour être qualifié de collectif&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les modalités d’agir sont conditionnées :&lt;br /&gt;
*'''Individuellement''' : la façon dont on perçoit l’environnement, c’est à dire l’expérience sensible individuelle&lt;br /&gt;
*'''Collectivement ''': des déterminants collectifs qui impliquent des « réactions-type »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On distingue deux caractéristiques qui permettent de reconnaître le fait social:&lt;br /&gt;
*l’extériorité : la société existe en dehors des individus qui la composent.&lt;br /&gt;
*le fait social est extérieur aux individus ; il ne se situe pas dans la sphère individuelle mais dans la sphère collective :la sphère sociale. C'est-à-dire qu'il n'est pas né avec l'individu et ne mourra pas avec lui ; il transcende l'individu.&lt;br /&gt;
*Pour qu’il y ait rassemblement des individus il faut qu’il y ait société. Au fond ce phénomène a une temporalité plus longue que la vie elle-même, elle est une structure. Si on ne remplit pas son rôle la société peut engager la répression.&lt;br /&gt;
*Ces rites fonctionnent de façon régulée et permanente. La société existe en dehors des individus, ils ne font que passer vivant dans un système sociétal qui existe au-delà d’eux-mêmes&lt;br /&gt;
*La contrainte : c‘est le fait que la société se caractérise par un ensemble de contraintes de plusieurs ordres :&lt;br /&gt;
*lorsque dans une assemblée un sentiment s’impose à tous ou lorsqu’une réaction collective se communique à tous&lt;br /&gt;
*processus collectifs de socialisation : on accepte des processus dictés par la société elle-même. Le fait social s'impose aux individus, il ne résulte pas d'un choix individuel mais il est le fruit d'une combinaison de différents facteurs sociaux, économiques, historiques, géographiques, politiques... Cette combinaison impose des contraintes à l'individu&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces contraintes répondent différèrent selon le refus de la contrainte que l’on assume :&lt;br /&gt;
*obligation à des comportements régulés/adaptés ;&lt;br /&gt;
*les normes sont à l’origine du « processus de socialisation ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les faits sociaux se caractérisent par l’intensité de la contrainte ainsi que leur capacité coercitive.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comment étudier les faits sociaux ? : il faut {{citation|traiter les faits sociaux comme des choses}}&amp;lt;ref&amp;gt;E. Durkheim, Les règles de la méthode sociologique, Paris, Flammarion, 1988, p.95.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour arriver à traiter la société, il faut s’obliger à traiter les faits sociaux comme des choses, c‘est à dire comme un objet. C’est ensemble des réactions que l’on peut étudier.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C’est un objet à distance que l’on peut qualifier parce qu’il a des caractéristiques que l’on peut designer et que l’on peut inventorier. La distance permet d’introduire des méthodes d’analyse scientifique pour passer à l’analyse en elle-même. On traite les phénomènes en qualité de donnée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dès lors, qu’est-ce qui fait société ? Les faits sociaux sont le résultat de la vie en société, et en particulier de représentations.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il faut opposer deux niveaux :&lt;br /&gt;
*représentations individuelles (ou « prénotions ») :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C’est le contraire de la réalité, c’est l’interprétation au niveau subjectif de notre environnement. Il faut aller au-delà des représentations personnelles pour analyser les représentations collectives&lt;br /&gt;
***On désigne par ce terme les représentations que l’individu se construit par l’interaction avec son environnement. Elles constituent un tout cohérent et personnel et lui servent à organiser son action.&lt;br /&gt;
**elles sont {{citation|propres à chaque individu, sont variables et emportées dans un flot ininterrompu. […] (Elles)ont pour substrat la conscience de chacun…&amp;lt;ref&amp;gt;Moscovici, Des représentations collectives aux représentations sociales, p. 63, in Jodelet D., Les représentations sociales, coll. Sociologie d’aujourd’hui, P.U.F. 1989.&amp;lt;/ref&amp;gt;}}.&lt;br /&gt;
**Cependant elles ne permettent pas une évaluation objective des faits sociaux.&lt;br /&gt;
*représentations collectives :&lt;br /&gt;
**elles constituent les faits sociaux. Si la société se représente cela permet de se définir en tant qu’un ensemble. Cela permet de mettre en avant les faits sociaux.&lt;br /&gt;
**Ces représentations sociales intègrent des aspects collectifs et individuels.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le crime, selon Durkheim, a une fonction dans la société, il est par conséquent normal Bien qu'il soit non-conforme aux normes sociales, il est présent dans toutes les sociétés, ce qui fait de lui un phénomène normal. De plus, {{citation|le tort qu'il fait à la société est annulé par la peine, si elle fonctionne régulièrement}}. Il est donc possible de juger le bon fonctionnement d'une société selon la répression exercée sur les crimes :&lt;br /&gt;
*rationnel d’un point de vue individuel ;&lt;br /&gt;
*exprime une fonction sociétale ;&lt;br /&gt;
*l’individu fait partie d’un collectif.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Les formes de la solidarité sociale==&lt;br /&gt;
Ce qui est fondamental est de travailler sur l’organisation de la collective.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Qu’est-ce qui se joue dans nos sociétés modernes ? À la fois l’individu réclame une indépendance dans son espace social même en faisant parti d’une société, mais paradoxalement il dépend encore plus de la société.&lt;br /&gt;
*une société peut fonctionner sur l’anomie :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans toute société, il y a à des moments donnés, des conjonctures de l’ordre de l’effondrement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C’est une phase catastrophique des sociétés, entrainées par un devenir qu’elles ont elles-mêmes suscitées par le déterminisme du progrès et de la production industrielle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C’est une concept très intéressent car il y a des moments ou nous ne sommes plus dans des mouvements de développement linéaire, il y a des moments obscures ou l’on peut penser le passé sans pouvoir y retourner. Il réinterroge la question de la temporalité liée à la structuration sociale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Deux types de solidarités sociales :&lt;br /&gt;
*'''solidarité mécanique''' :&lt;br /&gt;
**une société ou les individus sont semblables en cela qu’ils partagent tous, d’une même manière et suivant une même intensité, les éléments constituant la conscience commune.&lt;br /&gt;
**En d’autres termes c’est une société traditionnelle ou tous les individus sont semblables et partagent une conscience commune.&lt;br /&gt;
*'''solidarité organique''' :&lt;br /&gt;
**repose la différenciation des tâches et des individus qui les accomplissent ; sur l’existence de sous-groupes spécialisés.&lt;br /&gt;
**À l’intérieur du groupe social on donne libre champ à l’existence de l’individu entendu comme source autonome de pensée et d’action&lt;br /&gt;
**La société moderne est une société qui va se construire sur la différenciation des tâches. C’est le contraire de la société mécanique. Nous ne sommes pas solidaire sur les mêmes fonctions même sur les tâches différentes qui engagent une question de l’échange.&lt;br /&gt;
**Il peut exister des sous-groupes qui offrent des temporalités différentes et des champs de connaissances différentes. On trouve des groupes sociaux différents qui peuvent donner libres champs à l’individu lui donnant une autonomie qui lui donne un droit d’existence.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==La place du fait religieux==&lt;br /&gt;
Durkheim marque l’importance cruciale des phénomènes religieux dans la sociologie. Il va dire que les faits religieux ont toujours été importants. De plus nous sommes dans un monde qui se sécularise&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La religion sert dans la création de liens sociaux. Non seulement elle assure que tout le monde ait les mêmes croyances, mais elle assure aussi que tout le monde a la même moralité et que les pensées des individus restent assez uniformes. Dans ce sens-là, la religion assure l'intégration des individus dans un groupe.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Même s’il y a perte de la religiosité, il faut faire attention au fait que le religieux peut subsister toutefois. Le fait religieux permet toujours d’expliquer le fait social.&lt;br /&gt;
*sécularisation du monde social :&lt;br /&gt;
**le religieux subsiste au-delà même de la perte de la religion&lt;br /&gt;
**le fait religieux ne disparaît pas même si nous sommes dans une société laïque&lt;br /&gt;
**les comportements restent guidé par des morales d’essence religieuse&lt;br /&gt;
**la religion est un fait structurant moral&lt;br /&gt;
*la « criminalité religieuse » :&lt;br /&gt;
**c’est le crime contre les choses collectives,(l’autorité publique, les mœurs, les traditions, la religion)&lt;br /&gt;
**le crime religieux est la première forme de crime dans une société en développement. C'est une atteinte au sacré.&lt;br /&gt;
**on ne s’échappe pas des valeurs morales qui proviennent du religieux&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==La théorie de la socialisation==&lt;br /&gt;
Durkheim l’élabore avec deux processus :&lt;br /&gt;
*l’intégration sociale : conscience, croyance et pratiques commune (société religieuse),,interaction avec les autres (société domestique), buts commun (société politique). Cela fabrique de la cohésion sociale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour faire société il faut définir des valeurs communes liées à un processus d’intégration social. Le processus d’intégration relativise la liberté de l’individu par rapport aux valeurs qu’il a intégré. De plus cela créé de la cohésion sociale.&lt;br /&gt;
*la régulation sociale : il faut pourvoir la collectivité de règles, cela fait référence au rôle modérateur joué par la société, c’est à dire à l’autorité morale qu’elle exerce sur les individus. Les interactions entre les membres du groupe s’organisent autour d’une hiérarchie sociale et de règles convenues et adoptées.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En d’autres termes c’est l’intégration des normes de société qui permet de gérer ses passions de façon modérées. Ainsi au niveau des structures, des façons de faire et des représentations peut se construire l’action.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Durkheim décrits les caractéristiques qui permettent de reconnaître une société modernes :&lt;br /&gt;
*des buts communs ;&lt;br /&gt;
*des principes de justice ;&lt;br /&gt;
*de la symbolique ;&lt;br /&gt;
*de la solidarité entre les individus (solidarité organique).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tous ces éléments permettent la création d’une théorie de la société et du changement social.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le suicide : il faut s’interroger sur le suicide Durkheim défend l'idée selon laquelle le suicide est un fait social à part entière – il exerce sur les individus un pouvoir coercitif et extérieur. À partir de là il cherche à le caractériser.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est déterminé par des raisons relevant de l'intime, du psychologique. Il est également éclairé par des causes sociales, des déterminants sociaux :&lt;br /&gt;
*il faut sortir de l’analyse personnelle du suicide&lt;br /&gt;
*il faut l’étudier comme un fait social&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il y a plusieurs raisons au suicide :&lt;br /&gt;
*'''suicide altruiste''' : l’individu se considère dans l’impossibilité de remplir ses devoirs&lt;br /&gt;
*'''suicide égoïste''' : refus d’exister par rapport à des normes sociales&lt;br /&gt;
*'''suicide anomique''' : impossibilité d’arriver à exister dans un système très complexe ou il est doté de responsabilité qu’il ne peut pas assumer : renvoi à la manière dont la société exacerbe les contradiction&lt;br /&gt;
*'''suicide fataliste''' : intervient dans les cas d'excès de régulation : la vie sociale est extrêmement réglée, les marges de manœuvre individuelles sont réduites. Le contrôle social ainsi que les normes sont trop importantes à supporter&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Conclusion :&lt;br /&gt;
*le suicide est bien un fait social qui se produit par un défaut de socialisation&lt;br /&gt;
*la société a du mal à produire de la socialisation&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Pierre Bourdieu : pour une théorie politique du monde social=&lt;br /&gt;
==Pierre Bourdieu [1930 - 2002]==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Infobox Philosophe|&lt;br /&gt;
| nom                     = Pierre Bourdieu &lt;br /&gt;
| région                  =  &lt;br /&gt;
| époque                  =  &lt;br /&gt;
| image                   =  &lt;br /&gt;
| légende                 =  &lt;br /&gt;
| naissance               = 1er août 1930&lt;br /&gt;
| lieu de naissance       = Denguin, France {{France}}&lt;br /&gt;
| décès                   = 23 janvier 2002&lt;br /&gt;
| lieu de décès           = Paris, France&lt;br /&gt;
| nationalité             = Français&lt;br /&gt;
| tradition philosophique = &lt;br /&gt;
| principaux intérêts     = théorie des capitaux, violence symbolique, théorie de l'action, habitus, domination&lt;br /&gt;
| œuvres principales      =  Le déracinement (1964), La distinction, critique sociale du jugement (1979), Le sens pratique (1980), La misère du monde (1993), La domination masculine (1998) &lt;br /&gt;
| influencé par           =  &lt;br /&gt;
| a influencé             =  &lt;br /&gt;
| idées remarquables      =  &lt;br /&gt;
| célèbre pour            =  &lt;br /&gt;
| citation                =  &lt;br /&gt;
| adjectifs dérivés       = &lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il a effectué son service militaire en Algérie en 1958. Il va se passionner pour l’Algérie est pointer quelque chose de fondamentale à savoir l’écart entre le discours et la réalités. Au fond, le champ des sciences-sociales et un domaine où il faut porter une attention toute particulière à la relation entre le discours et la réalité.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Pour analyser les relations entre la parole et les faits, Bourdieu s’est engagé dans la sociologie. Sa pensée a exercé une influence considérable dans les sciences humaines et sociales. Son œuvre sociologique est dominée par une analyse des mécanismes de reproduction des hiérarchies sociales.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
*L’Algérie et la société kabyle traditionnelle : le passage à la sociologie&lt;br /&gt;
*Étudie les groupes sociaux en élaborant une théorie politique &lt;br /&gt;
*Prend des positions altermondialiste &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Ecrits majeurs :&lt;br /&gt;
*Le déracinement (1964) : il étudie sur l’effet du déracinement sur la population algérienne et montre les effets déstructurant de ce processus.&lt;br /&gt;
*La distinction, critique sociale du jugement (1979)&lt;br /&gt;
*Le sens pratique (1980)&lt;br /&gt;
*La misère du monde (1993)&lt;br /&gt;
*La domination masculine (1998) &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Il va construire une théorie qui s’articule sur la sociologie, la philosophie et la politique. En 1980, il est titulaire de la chaire de sociologie au Collège de France. Dès lors, il critique la mondialisation et se rapproche des mouvements altermondialistes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Le concept d’habitus==&lt;br /&gt;
L'habitus est le fait de se socialiser dans un peuple traditionnel, définition qui est  résumée comme un &amp;quot;système de dispositions réglées&amp;quot;. Il permet à un individu de se mouvoir dans le monde social et de l'interpréter d'une manière qui d'une part lui est propre, qui d'autre part est commune aux membres des catégories sociales auxquelles il appartient.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
L’ensemble des traits et des propriétés résultant de l’appropriation de certains savoirs et expériences.Cela fabrique des comportements, des habitudes, des réflexes. Nous sommes régulés par une historicité qui va contracter les différentes expériences.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
*l’habitus primaire est constitué des dispositions les plus anciennement acquises et donc les plus durables &lt;br /&gt;
*l’habitus secondaire : l’habitus scolaire,l’habitus familial, l’habitus professionnel&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
L'habitus est une structure interne toujours en voie de restructuration. Elle est dynamique et détient la fonction de ressentir les choses et d’agir.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
L’individu est déterminé par des modèles de comportement intégrés pendant les différents processus de socialisation et part son expérience ; il agit par référence à des situations qui ont existé: c’est l’habitus &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Cependant on n’a pas toujours conscience de la façon dont on agit. On ne peut nécessairement savoir que tous les actes sont déterminés en nous.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Les dispositions de l’habitus sont transposables, systématiques et présentes ; elles fabriquent un système rendant nos pratiques tendancielles qui assoie une cohérence dans nos comportements. Bourdieu le compare à un programme informatique qui assure des fonctions. Par contre la machine humaine peut avoir des ratés, c’est ce qui la différencie des ordinateurs : il peut y a voir des blocages, des contradictions voir des incohérences.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Deux processus de socialisation :&lt;br /&gt;
*Primaire : c’est celle qui à lieu pendant l’enfance (famille, école) et qui renvoient aux dispositions les plus anciennes &lt;br /&gt;
Secondaire : c’est celle qui va de l’adolescence à la fin de la vie (travail,collègues professionnel, etc.). Elle se greffe sur l’habitus primaire &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’habitus est une structure interne toujours en mouvement et en voie de restructuration. Dans l’habitus il y a des dimensions collectives qui engendrent des conflits de générations relevant d’un conflit d’habitus. Les plus jeunes fonctionnent avec les modèles parentaux mais aussi ont intégrés de la souplesse qui se heurte aux valeurs des anciens.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Deux types de mouvements d’habitus :&lt;br /&gt;
*déclassé : transfert social d’habitus descendant: problème d’adaptation social&lt;br /&gt;
*parvenu : transfert d’habitus ascendant &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Cependant, la reproduction sociale met à mal les conflits d’habitus. Dans les questions d’éducation et de conditionnement de classe il y existe des habitudes de classe (comportements de classe, expérimentions).&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Bourdieu en dégage une analyse sociétale en affirmant qu’il y a des habitus de classe se référençant à des dimensions différentes.Il existerait un habitus de classe en contradiction qui engage une interprétation de la société comme une espace social de la conflictualité. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Cela donne lieu est des problèmes de conflictualité :&lt;br /&gt;
*espace social multidimensionnel&lt;br /&gt;
*espace social conflictuel&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Champ social et conflictualité : entre reproduction et distinction==&lt;br /&gt;
[[Fichier:Espace social de Bourdieu.svg.png|right|thumb|350px]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’espace social est un espace complexe du fait qu’il met enjeu des habitus collectif différents. L’espace social est multidimensionnel avec des positions conflictuelles. C’est un espace qui se construit à partir de capitaux différents. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Les fondements des groupes sociaux : « théorie des capitaux »&lt;br /&gt;
*le '''capital humain''' est l'ensemble des aptitudes, talents,qualifications, expériences accumulées par un individu et qui déterminent en partie sa capacité à travailler ou à produire pour lui-même ou pour les autres ;&lt;br /&gt;
*le '''capital économique''' : constitué par les différents facteurs de production et l’ensemble des biens économiques ;&lt;br /&gt;
*le '''capital culturel''' : correspond à l’ensemble des valeurs, des qualifications intellectuelles, soit produites par le système scolaire, soit transmises par la famille ;&lt;br /&gt;
*le '''capital social''' se définit comme l’ensemble des relations sociales dont dispose un individu ou un groupe ;&lt;br /&gt;
*le '''capital symbolique''' : correspond à l’ensemble des rituels liés à l’honneur et à la reconnaissance. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
==Bilan de la pensée bourdieusienne== &lt;br /&gt;
Sa théorie définit la société comme un lieu de conflictualité dans laquelle l’enjeu fondamental dépend de la gestion des forces. Il décrit une société conflictuelle qui ne signifie pas forcément qu’il y ait de la violence. Les groupes sociaux vont se déterminer en fonction des capitaux tandis que les capitaux peuvent s’adjoindre ou s’opposer &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Bourdieu développe une analyse post-marxisme dans laquelle la possession du capital économique prédomine les autres capitaux. Les oppositions sociales sont déterminées entre ceux qui possèdent le plus et le moins de capitaux. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Les agents sociaux se distribuent les capitaux selon une double logique :&lt;br /&gt;
*hiérarchisation des groupes sociaux selon le volume de capital dont ils disposent&lt;br /&gt;
*distinction selon la structure du capital, c’est-à-dire l’importance respectives des deux espèces de capital dans le cumule total de leur capital&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Reproduction sociale et changement social&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le monde social est un champ d’antagonismes et de processus de différenciation, c’est aussi un marché dans lequel on peut jouer. &lt;br /&gt;
Chacun joue de ses possibilités pour accroitre son capital ou empêcher les autres d’en acquérir. L’enjeu est d’accumuler&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
*les agents sociaux cherchent toujours à maintenir ou à accroitre le volume de leur capital et donc à maintenir ou à améliorer leur position sociale&lt;br /&gt;
        &lt;br /&gt;
*les mécanismes de conservation de l’ordre social prédominent en raison de l’importance des stratégies de reproductions &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Stratégies mises en œuvres par les agents sociaux pour la conservation ou l’appropriation du capital&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
La reproduction sociale désigne le phénomène sociologique d'immobilisme social intergénérationnel.&lt;br /&gt;
Ce terme décrit une pratique sociale relative à la famille, consistant à maintenir une position sociale d'une génération à l'autre par la transmission d'un patrimoine, qu'il soit matériel ou immatériel.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Stratégie d’investissement :&lt;br /&gt;
*stratégies d’investissement biologique&lt;br /&gt;
*stratégies successorales (mariage)&lt;br /&gt;
*stratégies éducatives&lt;br /&gt;
*stratégies économique&lt;br /&gt;
*stratégies symbolique&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
L’efficacité des stratégies de reproduction dépend des instruments de reproduction mis à la disposition des agents qui se modifient avec l’évolution structurelle de la société &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
La société est une contradiction entre conservateurs et ceux qui veulent la faire évoluer&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Le pouvoir==&lt;br /&gt;
Concept de « dépossession »&lt;br /&gt;
{{citation|Le champ de production politique est le lieu, inaccessible au profanes, ou se fabriquent, dans la concurrence entre professionnels qui s’y trouvent engagés, des formes de perception et d’expression politiquement agissantes et légitimes qui sont offertes aux citoyens ordinaires, réduits au statut de consommateur}}.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
La politique est un champs qui se définie comme un métier politique qui est inaccessible au profane. Au contraire il a pour objet de l’exclure pour garder le pouvoir&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
*dans les sociétés post-moderne le politique est une affaire de professionnels :inaccessible au « profane »&lt;br /&gt;
**clientélisme dans une optique de consommation électorale&lt;br /&gt;
**le consommateur est conditionné par la consommation : la politique est un marché dont il faut fidéliser les clients &lt;br /&gt;
**les plus pauvres sont dans les dénis : concentration du capital dans les mains d’une « élite politique »&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
*pour faire de la politique il faut détenir un habitus particulier &lt;br /&gt;
**concentration de capitaux spécifiques &lt;br /&gt;
**un ensemble de valeurs à partager entre politiciens : lieu de fabrication d’un savoir transmissible &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
On distingue deux caractéristiques : &lt;br /&gt;
*il y a un divorce sociétal&lt;br /&gt;
*la politique est un « jeu » : solidarité de fait entre les initiés politiques &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Deux capitaux politiques :&lt;br /&gt;
*capital personnel de« notoriété » fondé sur le fait d’être connu et reconnu dans sa personne&lt;br /&gt;
*le capital délégué d’autorité politique : produit d’un transfert limité et provisoire (le mandat politique) &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Bourdieu démontre que selon son hypothèse, la politique moderne est un marché qui subit les lois du marché avec des phénomènes de concentration de capitaux, d’exclusion, de fabrication de techniques et de discours politiques à savoir des langages autonomes que personne ne peut comprendre.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Notes=&lt;br /&gt;
*G. Desaunay. P. Bourdieu et A. Sayad : [http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/tiers_0040-7356_1966_num_7_27_2287 Le déracinement. La crise de l'agriculture traditionnelle en Algérie, Tiers-Monde], 1966, vol. 7, n° 27, pp. 650-651.&lt;br /&gt;
*Durkheim, ouvrages :&lt;br /&gt;
**[http://classiques.uqac.ca/classiques/Durkheim_emile/formes_vie_religieuse/formes_elementaires_2.pdf Les Formes élémentaires de la vie religieuse] (1912)&lt;br /&gt;
**[http://classiques.uqac.ca/classiques/Durkheim_emile/suicide/suicide.html Le Suicide] (1897)&lt;br /&gt;
**[http://www.crime-reg.com/textes/regles_durkheim.pdf Les Règles de la méthode sociologique] (1895)&lt;br /&gt;
**[http://classiques.uqac.ca/classiques/Durkheim_emile/division_du_travail/division_travail_1.pdf De la division du travail social]&lt;br /&gt;
**[[L'http://classiques.uqac.ca//classiques/Durkheim_emile/education_morale/education_morale.pdf|L'éducation morale]] (1902)&lt;br /&gt;
**[http://udccas69.net/GuideABS/documents/durkheim.pdf Pragmatisme et sociologie] (1913-1914)&lt;br /&gt;
**[http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k814468 Sociologie et philosophie] (1924)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Références=&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Category:science-politique]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Bottenm1</name></author>
	</entry>
</feed>