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	<title>Baripedia - Contributions [fr]</title>
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	<updated>2026-05-05T16:30:50Z</updated>
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		<id>https://baripedia.org/index.php?title=Echecs_et_blocages_dans_les_Tiers-Mondes&amp;diff=16665</id>
		<title>Echecs et blocages dans les Tiers-Mondes</title>
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		<updated>2014-11-11T12:07:13Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Cholloa0 : /* L’abolition de la traite et de l’esclavage */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Nous allons voir comment un certain nombre de pays ont essayé d’échapper au pacte colonial afin de garder leur souveraineté économique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=  Les économies latino-américaines=&lt;br /&gt;
{{Article détaillé|Les Amériques à la veille des indépendances (A. Helg)}}&lt;br /&gt;
L'Amérique latine représente un faible poids démographique. Sa population a été massacrée et cette partie du monde représente une petite portion des tiers-mondes mais aussi la plus fortement marquée par la mondialisation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On distingue rrois régions distinctes. L’Amérique latine n’est pas une région homogène avec notamment des aires linguistiques et politiques :&lt;br /&gt;
*hispanophone ;&lt;br /&gt;
*lusophone ;&lt;br /&gt;
*les caraïbes : importance considérable à différents moments de la trajectoire économique de l’Amérique latine. ce fut une zone dynamique pour le commerce d’exportation et l’esclavage.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il faut également distinguer deux phases historiques :&lt;br /&gt;
*du XVIème siècle à l’indépendance : période coloniale ;&lt;br /&gt;
*le XIXème siècle : période postcoloniale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Première phase : du XVIème siècle à l’indépendance – période coloniale==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'évolution se fait en trois temps :&lt;br /&gt;
#le pillage des métaux précieux ;&lt;br /&gt;
#l' exploitation minière à avoir l'or et argent ;&lt;br /&gt;
#le système des plantations (production de produits tropicaux : sucre, café, coton) qui est la mise en place d’un système de colonie de production vers les métropoles et cela concerne principalement le sucre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C'est une économie extravertie vers les métropoles et dépendante vis-à-vis de la métropole. Il faut noter que l’économie de l’Amérique latine est à cette époque deux fois plus extravertie que l’économie européenne&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En Amérique latine va se mettre en place d’une [[Les Amériques à la veille des indépendances (A. Helg)|société multiétniques]]. Les &amp;quot;blancs&amp;quot; représentent 20% de la population totale, les &amp;quot;noirs&amp;quot; environ 20%, les &amp;quot;métis&amp;quot; environ 25% et les Indiens 35% sur une population totale de 24 millions d'individus. Aucun groupe racial n’est dominant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Deuxième phase : le XIXème siècle – période postcoloniale==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===La pénétration commerciale anglaise===&lt;br /&gt;
[[Image:Carte-perou-amerique-du-sud1.png|thumb|Largeurpx| ]]&lt;br /&gt;
Le soutien est intéressé de la part de la Grande-Bretagne aux indépendances des pays d'Amérique latine. La Grande-Bretagne va apporter son aide afin de bouleverser l’hégémonie espagnole. Les nations d’Amérique latine nouvellement indépendantes veulent briser le pacte colonial. Ils vont ouvrir les marchés aux Anglais et instaurer un commerce de libre-échange. Cependant, c’est un jeu politique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il y a deux conséquences :&lt;br /&gt;
#premier effet : une désindustrialisation (Brésil, Colombie, Mexique) – certains pays avaient commencé à s’industrialiser à travers le tissage (Mexique) et la sidérurgie (Brésil). Les premières usines n’étaient pas concurrentielles avec l’Angleterre. Les petites industries récentes n’ont pas pu résister à l’arrivée de la concurrence anglaise, créant une désindustrialisation.&lt;br /&gt;
#second effet : une spécialisation dans l’exportation des produits tropicaux : avec la désindustrialisation il ne reste plus que la possibilité d’exporter des produits tropicaux, ce qui est très dangereux parce qu'il n’y a plus qu’un seul cœur de l’économie : économie mono-sectorielle&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
!  !! &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 1800 - 1914 || café, de 40’000 à 1’100’000 t.&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 1800 - 1914 || de 3’000 à 150’000 t.&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===La concurrence du sucre de betterave===&lt;br /&gt;
À la fin XVIIIème siècle, l’Amérique Latine est « LE » producteur et exportateur de sucre, représentant 99% de la production mondiale. La production sucrière est principalement basée sur la canne à sucre. Au début XIXème siècle, l’alternative de la betterave sucrière permet d’étendre la production à de nouveaux territoires permettant l'émergence de nouveaux concurrents tel que l'Île Maurice ou encore La Réunion. Il va se produire une  détérioration des termes de l’échange.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les termes de l'échange est un rapport qui existe entre les prix moyens des exportations et ceux des importations. En d’autre termes, c’est la valeur de différence entre les produit importés et exportés. On peut aussi parler de balance commerciale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’Amérique latine arrive de moins en moins à conserver sa position dominante dans le domaine du sucre, parce que ces parts de marché se réduisent à financer ses importations. La balance commerciale de l’Amérique latine va être déficitaire ce qui à pour conséquence d'engendrer un processus d’appauvrissement de cette région des tiers-mondes menant, entre autre, à la désindustrialisation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Part du sucre de canne dans la production mondiale de sucre :&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot; &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! 1840 !! 96 % &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 1900 || 39 %&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 1990 || 78 %&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===L’abolition de l’esclavage===&lt;br /&gt;
[[File:Cafe plantacao.jpg|thumb|Des immigrants italiens travaillant dans une plantation de café brésilien au début du XXème siècle.]]&lt;br /&gt;
Il faut dissocier l’interdiction de la traite négrière et l’abolition de l’esclavage :&lt;br /&gt;
*interdiction de la traite négrière : en 1815, les Britanniques battent l’empire napoléonien se terminant par le traité de Vienne qui comprendra notamment l’abolition de la traite négrière. La flotte britannique va participer à contrôler et endiguer la contrebande.&lt;br /&gt;
*abolition de l’esclavage (Brésil, 1888).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'abolition de l'esclavage va avoir une double conséquence :  l’augmentation des coûts de production avec l'émergence d’une main d’œuvre salariée bon marché qui va augmenter les coûts de production, mais aussi la poussée de l’immigration européenne qui est un phénomène de compensation. L’immigration va composer un nouvelle main d’œuvre salariée qui va travailler dans les plantations.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Peuplement et développement des régions tempérées===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les pays qui composent la « pointe » de l'Amérique latine sont l'Argentine, le Chili et l'Uruguay. Ces pays vont arriver à s’industrialiser alors que les pays de l’intérieur plus proches des tropiques, spécialisés dans l’agriculture de plantation, ont très nettement subi la désindustrialisation et la crise des plantations. Il est possible de constater l'évolution de leur poids entre 1900 et 1913.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
!  !! 1800 !! 1913&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Population || 5% || 14%&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Exportations || 14% || 41%&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À la fin du XIXème siècle l’Argentine est l’un des plus riches du monde. Ces pays ont développé une autre économie que l'on peut résumer par trois explications :&lt;br /&gt;
*une agriculture prospère : les espaces sont aménagés pour l’agriculture commerciale, tournée vers l’exportation&lt;br /&gt;
*l’afflux de capitaux européens : pour développer leur économies, les Argentins comptent sur les investissements, notamment européens.&lt;br /&gt;
*une forte immigration.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’évolution des transports avec notamment les bateaux frigorifiques permet d’exporter les productions agricoles et bovines ainsi l’Argentine se tourne vers une agriculture spéculative et devient dépendante de la Grande-Bretagne. Cette situation de dépendance est positive pour les pays qui se sont spécialisés tandis qu’elle reste négative pour les pays qui n’ont pas su se diversifier avec la montée de la concurrence.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C'est un développement profondément marqué par l’héritage du système des plantations. Tant les Espagnols que les Portugais ont imposé le pacte colonial, c’est-à-dire une économie de l’Amérique latine tournée vers les besoins des pays colonisateurs. Cependant, les pays d’Amérique latine ont conquis leur indépendance et auraient théoriquement pu connaitre la destinée des États-Unis d’Amérique en développant une politique protectionniste pour protéger leur industrie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les pays d’Amérique latine ont été les victimes de l’impérialisme britannique. Les Britanniques n’ont pas nécessairement besoin de coloniser les terres, ils ont laissés ces pays sous forme d’État indépendant mais ils ont dû accepter les conditions britanniques. Ces conditions ont été le non-protectionnisme et le libre-échange au profit des produits britanniques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il en a résulté la désindustrialisation, la concentration des économies sur des matières premières et un système commercial au profit des Britanniques. Ces pays restent sous l’influence du pacte colonial, ce qui prouve encore une fois qu’il est une cause du sous-développement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=L’Inde et la Chine face au défi occidental=&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==L’Inde de 1760 à 1914==&lt;br /&gt;
{{Article détaillé|L’Inde à l’épreuve de la domination britannique}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Concernant l'Inde, il faut avant tout faire la distinction entre deux étapes :&lt;br /&gt;
*1760 – 1858 : l’avancée de la Compagnie des Indes anglaises domine toute les Indes anglaise. C’est un compagnie privée qui, en 1858, laisse place à l’Empire des Indes britanniques ;&lt;br /&gt;
*1858 – 1947 : une colonie britannique jusqu’à l’indépendance en 1947.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'Inde et la Chine représentent 65% de la population mondiale. L’Inde est le parangon de l’application du pacte colonial.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===La composition du commerce extérieur===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les composantes du commerce extérieur de l'Inde vont se transformer.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au XVIIIème siècle, l'Inde exporte des épices et des cotonnades tandis que Angleterre protège son marché intérieur. Tout le commerce est contrôlé par la Compagnie des Indes Orientales, les flux et les prix sont contrôlés. En l’occurrence, la Compagnie des Indes Orientale ne vend pas les produits importés mais les réexporte sur le continent européen.  En 1700, une loi est votée interdisant la vente de tissus indiens en Angleterre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:LambertScott1732.jpg|vignette|Navire de la BEIC à Bombay.]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Entre 1770 et 1813, va se produire une basculement qui va mener à la désindustrialisation de l’Inde. La Compagnie des Indes Orientales contrôle le commerce avec l’Inde et l’Angleterre ne permet pas aux cotonnades indiennes de concurrencer ses propres produits.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La mécanisation de la filature du coton en Angleterre va générer d’incroyable gains de productivité, ils peuvent produire plus et a bien meilleur marché que les indiens grâce à la révolution industrielle mais cela nécessite d’importer du coton ainsi qu'un marché pour écouler les produits au risque d’avoir une crise de surproduction.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au XIXème siècle, l'Inde va connaître un essor des cultures d’exportation. En 1813, le gouvernement britannique abolit le monopole de la Compagnie des Indes Orientales. De nouvelles compagnies commerçantes vont apparaitre. Le coton va être exporté vers les industries anglaises. Une fois transformés, ils vont être revendus en Inde. Celle-ci ne peut soutenir la concurrence, menant à sa désindustrialisation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'Inde désindustrialisée va se tourner vers des cultures agricoles commerciales, à savoir le coton et l’opium. L’Inde va dès lors commercer avec l’Europe et la Chine sur de grandes distances et être un acteur important de l’exportation agricole.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Entre 1875 et 1900, l'Inde est traversée par 18 famines causant 26 millions de morts. Les cultures d’exportation prennent la place des agricultures de subsistance (riz, blé, etc.) Dans les cultures d’ancien régime, la relation entre population et nourriture est très tendue. La culture d’exportation limite le nombre de terres cultivables engendrant des famines. La population est fragilisée, le moindre accident climatique crée des famines. Celles-ci sont le produit de l'application du pacte colonial. De plus, l'espérance de vie se situe entre 23 et 25 ans ce qui est trop peu pour renouveler la population. Une population qui a une espérance de vie inférieure à 21 ans disparait, car elle n’a pas le temps de se reproduire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ainsi, entre 1860 et 1910, le revenu par habitant subit une perte de l’ordre 20 %.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Une réindustrialisation (trop) modeste===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À partir des années 1860 et 1870, l’Inde va lever la tête en développant à nouveau son industrie de filature de coton selon les procédés occidentaux. À la fin du XIXème siècle, cette industrialisation va également toucher la sidérurgie. Le secteur de filature de coton et celui de la sidérurgie vont mener à la renaissance d’une industrie textile et de la sidérurgie moderne, à partir du moment où l’Angleterre retire son monopole de la compagnie des Indes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C'est un développement endogène en termes de capitaux, de compétences et entrepreneurs qui sont venus d’Inde. C’est un développement endogène, les indiens vont d’ailleurs mobiliser des capitaux indiens.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais en 1913, l'Inde ne représente que 5 % des broches à filer et 18% de la population du monde ainsi que 0,1 % de la production mondiale d’acier. Cependant, l'Inde reste sous-industrialisée, même avec 18% de la population mondiale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il y a une absence d’effet entraînant du chemin de fer car le faible développement des chemins de fers ne stimule pas la production sidérurgique. En fait, ce sont les usines anglaises qui produisent les fers pour produire les chemins des fers indiens. Il faut également s'intéresser à la structure des réseaux ferroviaires en Inde et dans le Tiers-Monde car il n’y  a pas de réseau de type &amp;quot;toile araignée&amp;quot;. C’est une structure en &amp;quot;entonnoir&amp;quot; dit aussi &amp;quot;chandelier&amp;quot; afin de drainer les ressources du pays vers les ports. C'est une expression caricaturale du pacte colonial.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On retrouve dans le cas indien le concept de sous-développement économique dans le cadre de son association coloniale, à savoir :&lt;br /&gt;
*désindustrialisation ;&lt;br /&gt;
*essor des cultures d’exportation au détriment des cultures de subsistance : concentration de l’économie sur les exportations au profits des colonisateurs ;&lt;br /&gt;
*dégradation du niveau de vie qui engendre une paupérisation qui amène une vulnérabilisation de la population. On peut citer le pacte colonial comme une conséquence des famines.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==La Chine : une civilisation assiégée==&lt;br /&gt;
Entre 1650 et 1800, la Chine connait de la croissance ainsi qu'unité tandis que ses relations avec l'Occident sont limitées.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les occidentaux sont d'obligés d'accoster dans certains ports et pas dans d’autres pour éviter qu’ils prennent trop de pouvoir. L’opium britannique est le principal produit échangé avec la Chine contre de la soie, les épices et la porcelaine. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À la fin XVIIIème siècle, la pression monte car l'opium est une drogue et la Chine refuse ce marché. En 1839 va avoir lieu la première guerre de l’opium menant à une défaite chinoise et des concessions faites aux britanniques. En 1842 avec le traité de Nankin quatre clauses sont imposées, à savoir 5 ports supplémentaires ouverts aux britanniques, pas de taxe d’importation supérieures à 5% ayant pour conséquence d'empêcher le protectionnisme chinois. Désormais, les anglais ont la liberté de commercer sur le territoire chinois (drogue comprise) et de s’installer sur le sol chinois en faisant de certaines villes des territoires anglais.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:signature du traité de Nakin.jpg|thumb|center|330px|Signature du traité de Nankin.]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1858 a lieu la deuxième guerre de l’opium avec la Grande-Bretagne au côtés des français et des américains face à la Chine ayant d'importantes conséquences. Cette guerre traduit la volonté d’afficher la puissance occidentale. La victoire des occidentaux amène un autre traité qui permet l’ouverture de ports supplémentaires et l’autorisation de s’installer à l’intérieur des terres et plus seulement sur les littoraux. C'est la politique de la canonnière, c'est-à-dire que les occidentaux montrent aux populations locales leur puissance en voguant par exemple sur les fleuves chinois avec des attributs européens visibles comme des drapeaux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À partir des années 1860 et 1870, la Chine est une semi-colonie car elle n’a plus de puissance militaire et de politique autonome, les occidentaux dominent le commerce maritime et les interfaces donc la Chine est limitée dans sa mondialisation, néanmoins l’intérieur du pays et certaines régions restent sous la domination chinoise puisque les occidentaux restent aux abords des fleuves.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=L’Egypte : une tentative avortée d’industrialisation=&lt;br /&gt;
L’Égypte était sous domination turque-ottomane qui avait leur capitale à Istanbul. Cette domination a été brisée par les troupes française qui occupent l’Égypte afin de contrôler une route indienne dans l'optique de gêner les britanniques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Suite au retrait de Napoléon, le général Méhémet Ali va mettre en place une politique extrêmement ambitieuse . Il va gouverner de 1805 à 1848.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==La politique de développement de Méhémet Ali==&lt;br /&gt;
[[Fichier:ModernEgypt, Muhammad Ali by Auguste Couder, BAP 17996.jpg|vignette|Portrait de Méhémet Ali par Louis-Charles-Auguste Couder (1840).]]&lt;br /&gt;
L'Égype de Méhémet Ali est n cas original de résistance au sous-développement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La politique de développement de Méhémet Ali (au pouvoir de 1805 à 1848) : les troupes françaises occupaient cette région pour se rapprocher de l’Inde et devancé les anglais. L’État et le gouvernement de Méhémet Ali a pris de nombreuses mesures dans le but d’orienter l’Égypte vers un retour à des valeurs plus anciennes :&lt;br /&gt;
*les réformes agricoles : on passe d’une taxe progressive à une taxe fixe qui fait accroître la productivité des agriculteurs et le rendement des terres. Il va permettre un monopole, l’agriculteur vend à l’État égyptien qui achète à un bon prix et revend en Syrie ou ailleurs. Ainsi, il dégage du bénéfice qu'il distribue aux villes égyptiennes. L’État donne des revenus corrects à ses habitants et garantit la paix social dans le pays.&lt;br /&gt;
*le programme industriel : l'État veut stimuler le marché intérieur. La population est poussée à acheter tout ce qui est possible à l’intérieur du pays (produits égyptiens). L’État va même faire de la publicité pour les produits égyptiens. L’armée qui dépend de l’État va être le premier client des produits locaux. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Toutes ces politiques mènent l’Egypte à être plus développée que la Russie ou encore l’Espagne notamment, mais cette supériorité à certains pays européens ne va pas durer.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’échec s'amorce à partir de 1840. L’Égypte doit faire face à des crises. D'autre part, les turcs ottomans et les britanniques vont signer en 1839  un traité de commerce qui permet l’importation de produits britanniques plus facilement dans les pays arabes. Malgré l’acquisition d’une certaine indépendance, l’Egypte va s’opposer et combattre face aux britanniques mais cela va se conclure par une défaite. La marine et l’armée égyptienne vont être démantelée ce qui va faire perdre de la puissance au pays, de plus ils doivent faire face à la dure concurrence des produits britanniques. Va se produire une désindustrialisation beaucoup plus prononcée que pour les autres cas.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il va y avoir un changement de politique. C’est la fin du gouvernement de Méhémet Ali. En conséquence, c'est la fin du monopole de l’État sur la production du pays.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==L’intégration de l‘économie égyptienne dans l’économie mondiale==&lt;br /&gt;
[[Fichier:Inauguration of the Suez Canal 1869.jpg|200px|vignette|Inauguration du canal de Suez en 1869.]]&lt;br /&gt;
L'accélération de l'économie égyptienne se produit à partir de trois leviers. Se sont trois accélérateurs de l’intégration dans le système économique mondial : &lt;br /&gt;
* la [[La Guerre de Sécession et la Reconstruction aux États-Unis : 1861 - 1877|Guerre de Sécession ]] aux États-Unis qui va durer de 1861 à 1865 ; &lt;br /&gt;
* l’ouverture du canal de Suez en 1869 : pour permettre l’accès plus facile des métropoles aux colonies orientales, cela implique le passage de nombreux bateaux en Egypte. Malgré les revenus du aux droits de passage, l’État n’arrive pas à rembourser les intérêts de la dette. Cette dette est l’une des justifications de l’occupation par les troupes britanniques en Egypte ;&lt;br /&gt;
* l’occupation britannique à partir de 1882 : l’autre justification et que la Grande-Bretagne voulait sécuriser la route vers le joyau de la Grande-Bretagne à savoir l’Inde.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=L’Afrique noire=&lt;br /&gt;
{{Article détaillé|L’Afrique subsaharienne malade de la colonisation ?}}&lt;br /&gt;
==La traite (transatlantique) des noirs==&lt;br /&gt;
{{Article détaillé|Coûts de la première expansion européenne (XVIe-XVIIIe siècles)}}&lt;br /&gt;
La traite transatlantique est de forte ampleur. Entre le début du XVIème siècle et le milieu du XIXème siècle se sont entre 10 à 12 millions d’africains qui sont embarqués. La traite se concentre principalement sur le XVIIIème siècle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La traite suit un parcours définit. Les départs s'effectuent de l'Afrique occidentale à savoir le Nigéria, le Ghana, la Sierra Leone ou encore la Sénégambie représentant entre 60% et 65% de la traite. L'Afrique occidentale centrale à savoir l'Angola, le Gabon et le Congo représentent plus ou moins 35% des départs. Les destinations sont liées au système des plantations. Le Brésil reçoit environ 40% des esclaves, les caraïbes de  40% à 45 %, au contraire de l'Amérique du Nord qui reçoit une proportion plus faible évaluée à 5%.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==L’abolition de la traite et de l’esclavage==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’abolition de la traite vise à interdire le commerce d'esclaves. En 1792 le Danemark abolit la traite et le commerce, en 1807 c'est l'Angleterre et l'interdiction est finalement signée dans le traité de Vienne de 1815. Quant à l’abolition de l’esclavage, elle a lieu en Angleterre en 1833, en France en 1848, aux Pays-Bas en 1863, aux États-Unis en 1865, Brésil et Cuba dans les années 1880.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’abolitionnisme était dans l’intérêt des commerçants britanniques car ils ont besoin du libre-échange (au contraire du protectionnisme) pour aller chercher et vendre des matières premières ou des produits. C'est aussi parce que les Britanniques sont les plus concurrentiels qu'ils vont promouvoir les idées de liberté servant leurs intérêts économiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==L’impact de la traite négrière==&lt;br /&gt;
Il est impossible de mesurer l'impact de la traire négrière. Ce qu'il est possible d'affirmer est que la traite fut une terrible sélection. Les survivants ont été sélectionnés à leur résistance. Tous les faibles sont morts en route. On peut dire que l’Afrique a été privée de ses forces.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Le caractère tardif de la colonisation européenne en Afrique==&lt;br /&gt;
Ce qui est certain est que l’Afrique était clairement affaiblie quand les européens se sont décidés à la coloniser, c'est-à-dire instaurer une domination politique et militaire en mettant ces territoires sous leur contrôle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si la colonisation intervient tardivement, c'est parce que pendant la période précédente, les européens étaient occupés par la colonisation d’autres continents.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une autre explication est liée à la géographie et au climat.La géographie du terrain est difficile à maitriser et les conditions arides favorise certaines maladies jusqu’alors non-connues des européens qui n’avaient pas non plus été immuniser. C’est une nouvelle étape de l’unification microbienne. Être envoyé en Afrique était comme une condamnation à mort.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Concernant l'aspect économique, les colonisations avaient comme motivation la mise en place de colonies d’exploitation. Cependant, le seul produit que l’Afrique exportée été l’huile de palme qui avait des utilisations extrêmement limitées. C’est pourquoi c’est un territoire peu productif. Les terre sont non-cultivées à cause de l'exploitation de l'huile de palme. L’Afrique ne sera mise en exploitation que durant le XXème siècle qui ne justifie pas l’investissement de capitaux. La découverte des minerais précieux va se produire plus tardivement. Des mines de diamants et d’or vont être découvertes durant la seconde moitié du XIXème siècle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La colonisation de l’Afrique relève avant tout d’une course à la gloire et de l’affirmation des puissances relevant de conflits géostratégiques. C’est un esprit de nationalisme concurrentiel en pleine époque d’affirmation des nationalismes. L’Afrique est devenue un champ de bataille intermédiaire ou la Première guerre mondiale se préparait.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La colonisation de l’Afrique n’a pas été une logique d’exploitation mais un affrontement géostratégique de dominations et d’influences dans le jeu des relations internationales. La colonisation est une partie brève de l’histoire des pays colonisés. Tous les paix colonisateurs ont mis en œuvre des pactes coloniaux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C’est une grille très évidente de la création des tiers-mondes qui ont été crée par des rapports de force politiques et le pacte colonial est la clef de lecture.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Notes=&lt;br /&gt;
=Référence=&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;vote type=1 /&amp;gt; &lt;br /&gt;
[[Category:histoire]][[Category:histoire économique]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Cholloa0</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://baripedia.org/index.php?title=Echecs_et_blocages_dans_les_Tiers-Mondes&amp;diff=16664</id>
		<title>Echecs et blocages dans les Tiers-Mondes</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://baripedia.org/index.php?title=Echecs_et_blocages_dans_les_Tiers-Mondes&amp;diff=16664"/>
		<updated>2014-11-11T11:05:29Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Cholloa0 : /* La composition du commerce extérieur */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Nous allons voir comment un certain nombre de pays ont essayé d’échapper au pacte colonial afin de garder leur souveraineté économique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=  Les économies latino-américaines=&lt;br /&gt;
{{Article détaillé|Les Amériques à la veille des indépendances (A. Helg)}}&lt;br /&gt;
L'Amérique latine représente un faible poids démographique. Sa population a été massacrée et cette partie du monde représente une petite portion des tiers-mondes mais aussi la plus fortement marquée par la mondialisation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On distingue rrois régions distinctes. L’Amérique latine n’est pas une région homogène avec notamment des aires linguistiques et politiques :&lt;br /&gt;
*hispanophone ;&lt;br /&gt;
*lusophone ;&lt;br /&gt;
*les caraïbes : importance considérable à différents moments de la trajectoire économique de l’Amérique latine. ce fut une zone dynamique pour le commerce d’exportation et l’esclavage.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il faut également distinguer deux phases historiques :&lt;br /&gt;
*du XVIème siècle à l’indépendance : période coloniale ;&lt;br /&gt;
*le XIXème siècle : période postcoloniale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Première phase : du XVIème siècle à l’indépendance – période coloniale==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'évolution se fait en trois temps :&lt;br /&gt;
#le pillage des métaux précieux ;&lt;br /&gt;
#l' exploitation minière à avoir l'or et argent ;&lt;br /&gt;
#le système des plantations (production de produits tropicaux : sucre, café, coton) qui est la mise en place d’un système de colonie de production vers les métropoles et cela concerne principalement le sucre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C'est une économie extravertie vers les métropoles et dépendante vis-à-vis de la métropole. Il faut noter que l’économie de l’Amérique latine est à cette époque deux fois plus extravertie que l’économie européenne&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En Amérique latine va se mettre en place d’une [[Les Amériques à la veille des indépendances (A. Helg)|société multiétniques]]. Les &amp;quot;blancs&amp;quot; représentent 20% de la population totale, les &amp;quot;noirs&amp;quot; environ 20%, les &amp;quot;métis&amp;quot; environ 25% et les Indiens 35% sur une population totale de 24 millions d'individus. Aucun groupe racial n’est dominant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Deuxième phase : le XIXème siècle – période postcoloniale==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===La pénétration commerciale anglaise===&lt;br /&gt;
[[Image:Carte-perou-amerique-du-sud1.png|thumb|Largeurpx| ]]&lt;br /&gt;
Le soutien est intéressé de la part de la Grande-Bretagne aux indépendances des pays d'Amérique latine. La Grande-Bretagne va apporter son aide afin de bouleverser l’hégémonie espagnole. Les nations d’Amérique latine nouvellement indépendantes veulent briser le pacte colonial. Ils vont ouvrir les marchés aux Anglais et instaurer un commerce de libre-échange. Cependant, c’est un jeu politique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il y a deux conséquences :&lt;br /&gt;
#premier effet : une désindustrialisation (Brésil, Colombie, Mexique) – certains pays avaient commencé à s’industrialiser à travers le tissage (Mexique) et la sidérurgie (Brésil). Les premières usines n’étaient pas concurrentielles avec l’Angleterre. Les petites industries récentes n’ont pas pu résister à l’arrivée de la concurrence anglaise, créant une désindustrialisation.&lt;br /&gt;
#second effet : une spécialisation dans l’exportation des produits tropicaux : avec la désindustrialisation il ne reste plus que la possibilité d’exporter des produits tropicaux, ce qui est très dangereux parce qu'il n’y a plus qu’un seul cœur de l’économie : économie mono-sectorielle&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
!  !! &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 1800 - 1914 || café, de 40’000 à 1’100’000 t.&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 1800 - 1914 || de 3’000 à 150’000 t.&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===La concurrence du sucre de betterave===&lt;br /&gt;
À la fin XVIIIème siècle, l’Amérique Latine est « LE » producteur et exportateur de sucre, représentant 99% de la production mondiale. La production sucrière est principalement basée sur la canne à sucre. Au début XIXème siècle, l’alternative de la betterave sucrière permet d’étendre la production à de nouveaux territoires permettant l'émergence de nouveaux concurrents tel que l'Île Maurice ou encore La Réunion. Il va se produire une  détérioration des termes de l’échange.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les termes de l'échange est un rapport qui existe entre les prix moyens des exportations et ceux des importations. En d’autre termes, c’est la valeur de différence entre les produit importés et exportés. On peut aussi parler de balance commerciale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’Amérique latine arrive de moins en moins à conserver sa position dominante dans le domaine du sucre, parce que ces parts de marché se réduisent à financer ses importations. La balance commerciale de l’Amérique latine va être déficitaire ce qui à pour conséquence d'engendrer un processus d’appauvrissement de cette région des tiers-mondes menant, entre autre, à la désindustrialisation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Part du sucre de canne dans la production mondiale de sucre :&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot; &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! 1840 !! 96 % &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 1900 || 39 %&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 1990 || 78 %&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===L’abolition de l’esclavage===&lt;br /&gt;
[[File:Cafe plantacao.jpg|thumb|Des immigrants italiens travaillant dans une plantation de café brésilien au début du XXème siècle.]]&lt;br /&gt;
Il faut dissocier l’interdiction de la traite négrière et l’abolition de l’esclavage :&lt;br /&gt;
*interdiction de la traite négrière : en 1815, les Britanniques battent l’empire napoléonien se terminant par le traité de Vienne qui comprendra notamment l’abolition de la traite négrière. La flotte britannique va participer à contrôler et endiguer la contrebande.&lt;br /&gt;
*abolition de l’esclavage (Brésil, 1888).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'abolition de l'esclavage va avoir une double conséquence :  l’augmentation des coûts de production avec l'émergence d’une main d’œuvre salariée bon marché qui va augmenter les coûts de production, mais aussi la poussée de l’immigration européenne qui est un phénomène de compensation. L’immigration va composer un nouvelle main d’œuvre salariée qui va travailler dans les plantations.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Peuplement et développement des régions tempérées===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les pays qui composent la « pointe » de l'Amérique latine sont l'Argentine, le Chili et l'Uruguay. Ces pays vont arriver à s’industrialiser alors que les pays de l’intérieur plus proches des tropiques, spécialisés dans l’agriculture de plantation, ont très nettement subi la désindustrialisation et la crise des plantations. Il est possible de constater l'évolution de leur poids entre 1900 et 1913.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
!  !! 1800 !! 1913&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Population || 5% || 14%&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Exportations || 14% || 41%&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À la fin du XIXème siècle l’Argentine est l’un des plus riches du monde. Ces pays ont développé une autre économie que l'on peut résumer par trois explications :&lt;br /&gt;
*une agriculture prospère : les espaces sont aménagés pour l’agriculture commerciale, tournée vers l’exportation&lt;br /&gt;
*l’afflux de capitaux européens : pour développer leur économies, les Argentins comptent sur les investissements, notamment européens.&lt;br /&gt;
*une forte immigration.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’évolution des transports avec notamment les bateaux frigorifiques permet d’exporter les productions agricoles et bovines ainsi l’Argentine se tourne vers une agriculture spéculative et devient dépendante de la Grande-Bretagne. Cette situation de dépendance est positive pour les pays qui se sont spécialisés tandis qu’elle reste négative pour les pays qui n’ont pas su se diversifier avec la montée de la concurrence.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C'est un développement profondément marqué par l’héritage du système des plantations. Tant les Espagnols que les Portugais ont imposé le pacte colonial, c’est-à-dire une économie de l’Amérique latine tournée vers les besoins des pays colonisateurs. Cependant, les pays d’Amérique latine ont conquis leur indépendance et auraient théoriquement pu connaitre la destinée des États-Unis d’Amérique en développant une politique protectionniste pour protéger leur industrie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les pays d’Amérique latine ont été les victimes de l’impérialisme britannique. Les Britanniques n’ont pas nécessairement besoin de coloniser les terres, ils ont laissés ces pays sous forme d’État indépendant mais ils ont dû accepter les conditions britanniques. Ces conditions ont été le non-protectionnisme et le libre-échange au profit des produits britanniques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il en a résulté la désindustrialisation, la concentration des économies sur des matières premières et un système commercial au profit des Britanniques. Ces pays restent sous l’influence du pacte colonial, ce qui prouve encore une fois qu’il est une cause du sous-développement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=L’Inde et la Chine face au défi occidental=&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==L’Inde de 1760 à 1914==&lt;br /&gt;
{{Article détaillé|L’Inde à l’épreuve de la domination britannique}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Concernant l'Inde, il faut avant tout faire la distinction entre deux étapes :&lt;br /&gt;
*1760 – 1858 : l’avancée de la Compagnie des Indes anglaises domine toute les Indes anglaise. C’est un compagnie privée qui, en 1858, laisse place à l’Empire des Indes britanniques ;&lt;br /&gt;
*1858 – 1947 : une colonie britannique jusqu’à l’indépendance en 1947.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'Inde et la Chine représentent 65% de la population mondiale. L’Inde est le parangon de l’application du pacte colonial.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===La composition du commerce extérieur===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les composantes du commerce extérieur de l'Inde vont se transformer.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au XVIIIème siècle, l'Inde exporte des épices et des cotonnades tandis que Angleterre protège son marché intérieur. Tout le commerce est contrôlé par la Compagnie des Indes Orientales, les flux et les prix sont contrôlés. En l’occurrence, la Compagnie des Indes Orientale ne vend pas les produits importés mais les réexporte sur le continent européen.  En 1700, une loi est votée interdisant la vente de tissus indiens en Angleterre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:LambertScott1732.jpg|vignette|Navire de la BEIC à Bombay.]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Entre 1770 et 1813, va se produire une basculement qui va mener à la désindustrialisation de l’Inde. La Compagnie des Indes Orientales contrôle le commerce avec l’Inde et l’Angleterre ne permet pas aux cotonnades indiennes de concurrencer ses propres produits.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La mécanisation de la filature du coton en Angleterre va générer d’incroyable gains de productivité, ils peuvent produire plus et a bien meilleur marché que les indiens grâce à la révolution industrielle mais cela nécessite d’importer du coton ainsi qu'un marché pour écouler les produits au risque d’avoir une crise de surproduction.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au XIXème siècle, l'Inde va connaître un essor des cultures d’exportation. En 1813, le gouvernement britannique abolit le monopole de la Compagnie des Indes Orientales. De nouvelles compagnies commerçantes vont apparaitre. Le coton va être exporté vers les industries anglaises. Une fois transformés, ils vont être revendus en Inde. Celle-ci ne peut soutenir la concurrence, menant à sa désindustrialisation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'Inde désindustrialisée va se tourner vers des cultures agricoles commerciales, à savoir le coton et l’opium. L’Inde va dès lors commercer avec l’Europe et la Chine sur de grandes distances et être un acteur important de l’exportation agricole.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Entre 1875 et 1900, l'Inde est traversée par 18 famines causant 26 millions de morts. Les cultures d’exportation prennent la place des agricultures de subsistance (riz, blé, etc.) Dans les cultures d’ancien régime, la relation entre population et nourriture est très tendue. La culture d’exportation limite le nombre de terres cultivables engendrant des famines. La population est fragilisée, le moindre accident climatique crée des famines. Celles-ci sont le produit de l'application du pacte colonial. De plus, l'espérance de vie se situe entre 23 et 25 ans ce qui est trop peu pour renouveler la population. Une population qui a une espérance de vie inférieure à 21 ans disparait, car elle n’a pas le temps de se reproduire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ainsi, entre 1860 et 1910, le revenu par habitant subit une perte de l’ordre 20 %.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Une réindustrialisation (trop) modeste===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À partir des années 1860 et 1870, l’Inde va lever la tête en développant à nouveau son industrie de filature de coton selon les procédés occidentaux. À la fin du XIXème siècle, cette industrialisation va également toucher la sidérurgie. Le secteur de filature de coton et celui de la sidérurgie vont mener à la renaissance d’une industrie textile et de la sidérurgie moderne, à partir du moment où l’Angleterre retire son monopole de la compagnie des Indes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C'est un développement endogène en termes de capitaux, de compétences et entrepreneurs qui sont venus d’Inde. C’est un développement endogène, les indiens vont d’ailleurs mobiliser des capitaux indiens.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais en 1913, l'Inde ne représente que 5 % des broches à filer et 18% de la population du monde ainsi que 0,1 % de la production mondiale d’acier. Cependant, l'Inde reste sous-industrialisée, même avec 18% de la population mondiale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il y a une absence d’effet entraînant du chemin de fer car le faible développement des chemins de fers ne stimule pas la production sidérurgique. En fait, ce sont les usines anglaises qui produisent les fers pour produire les chemins des fers indiens. Il faut également s'intéresser à la structure des réseaux ferroviaires en Inde et dans le Tiers-Monde car il n’y  a pas de réseau de type &amp;quot;toile araignée&amp;quot;. C’est une structure en &amp;quot;entonnoir&amp;quot; dit aussi &amp;quot;chandelier&amp;quot; afin de drainer les ressources du pays vers les ports. C'est une expression caricaturale du pacte colonial.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On retrouve dans le cas indien le concept de sous-développement économique dans le cadre de son association coloniale, à savoir :&lt;br /&gt;
*désindustrialisation ;&lt;br /&gt;
*essor des cultures d’exportation au détriment des cultures de subsistance : concentration de l’économie sur les exportations au profits des colonisateurs ;&lt;br /&gt;
*dégradation du niveau de vie qui engendre une paupérisation qui amène une vulnérabilisation de la population. On peut citer le pacte colonial comme une conséquence des famines.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==La Chine : une civilisation assiégée==&lt;br /&gt;
Entre 1650 et 1800, la Chine connait de la croissance ainsi qu'unité tandis que ses relations avec l'Occident sont limitées.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les occidentaux sont d'obligés d'accoster dans certains ports et pas dans d’autres pour éviter qu’ils prennent trop de pouvoir. L’opium britannique est le principal produit échangé avec la Chine contre de la soie, les épices et la porcelaine. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À la fin XVIIIème siècle, la pression monte car l'opium est une drogue et la Chine refuse ce marché. En 1839 va avoir lieu la première guerre de l’opium menant à une défaite chinoise et des concessions faites aux britanniques. En 1842 avec le traité de Nankin quatre clauses sont imposées, à savoir 5 ports supplémentaires ouverts aux britanniques, pas de taxe d’importation supérieures à 5% ayant pour conséquence d'empêcher le protectionnisme chinois. Désormais, les anglais ont la liberté de commercer sur le territoire chinois (drogue comprise) et de s’installer sur le sol chinois en faisant de certaines villes des territoires anglais.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:signature du traité de Nakin.jpg|thumb|center|330px|Signature du traité de Nankin.]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1858 a lieu la deuxième guerre de l’opium avec la Grande-Bretagne au côtés des français et des américains face à la Chine ayant d'importantes conséquences. Cette guerre traduit la volonté d’afficher la puissance occidentale. La victoire des occidentaux amène un autre traité qui permet l’ouverture de ports supplémentaires et l’autorisation de s’installer à l’intérieur des terres et plus seulement sur les littoraux. C'est la politique de la canonnière, c'est-à-dire que les occidentaux montrent aux populations locales leur puissance en voguant par exemple sur les fleuves chinois avec des attributs européens visibles comme des drapeaux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À partir des années 1860 et 1870, la Chine est une semi-colonie car elle n’a plus de puissance militaire et de politique autonome, les occidentaux dominent le commerce maritime et les interfaces donc la Chine est limitée dans sa mondialisation, néanmoins l’intérieur du pays et certaines régions restent sous la domination chinoise puisque les occidentaux restent aux abords des fleuves.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=L’Egypte : une tentative avortée d’industrialisation=&lt;br /&gt;
L’Égypte était sous domination turque-ottomane qui avait leur capitale à Istanbul. Cette domination a été brisée par les troupes française qui occupent l’Égypte afin de contrôler une route indienne dans l'optique de gêner les britanniques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Suite au retrait de Napoléon, le général Méhémet Ali va mettre en place une politique extrêmement ambitieuse . Il va gouverner de 1805 à 1848.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==La politique de développement de Méhémet Ali==&lt;br /&gt;
[[Fichier:ModernEgypt, Muhammad Ali by Auguste Couder, BAP 17996.jpg|vignette|Portrait de Méhémet Ali par Louis-Charles-Auguste Couder (1840).]]&lt;br /&gt;
L'Égype de Méhémet Ali est n cas original de résistance au sous-développement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La politique de développement de Méhémet Ali (au pouvoir de 1805 à 1848) : les troupes françaises occupaient cette région pour se rapprocher de l’Inde et devancé les anglais. L’État et le gouvernement de Méhémet Ali a pris de nombreuses mesures dans le but d’orienter l’Égypte vers un retour à des valeurs plus anciennes :&lt;br /&gt;
*les réformes agricoles : on passe d’une taxe progressive à une taxe fixe qui fait accroître la productivité des agriculteurs et le rendement des terres. Il va permettre un monopole, l’agriculteur vend à l’État égyptien qui achète à un bon prix et revend en Syrie ou ailleurs. Ainsi, il dégage du bénéfice qu'il distribue aux villes égyptiennes. L’État donne des revenus corrects à ses habitants et garantit la paix social dans le pays.&lt;br /&gt;
*le programme industriel : l'État veut stimuler le marché intérieur. La population est poussée à acheter tout ce qui est possible à l’intérieur du pays (produits égyptiens). L’État va même faire de la publicité pour les produits égyptiens. L’armée qui dépend de l’État va être le premier client des produits locaux. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Toutes ces politiques mènent l’Egypte à être plus développée que la Russie ou encore l’Espagne notamment, mais cette supériorité à certains pays européens ne va pas durer.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’échec s'amorce à partir de 1840. L’Égypte doit faire face à des crises. D'autre part, les turcs ottomans et les britanniques vont signer en 1839  un traité de commerce qui permet l’importation de produits britanniques plus facilement dans les pays arabes. Malgré l’acquisition d’une certaine indépendance, l’Egypte va s’opposer et combattre face aux britanniques mais cela va se conclure par une défaite. La marine et l’armée égyptienne vont être démantelée ce qui va faire perdre de la puissance au pays, de plus ils doivent faire face à la dure concurrence des produits britanniques. Va se produire une désindustrialisation beaucoup plus prononcée que pour les autres cas.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il va y avoir un changement de politique. C’est la fin du gouvernement de Méhémet Ali. En conséquence, c'est la fin du monopole de l’État sur la production du pays.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==L’intégration de l‘économie égyptienne dans l’économie mondiale==&lt;br /&gt;
[[Fichier:Inauguration of the Suez Canal 1869.jpg|200px|vignette|Inauguration du canal de Suez en 1869.]]&lt;br /&gt;
L'accélération de l'économie égyptienne se produit à partir de trois leviers. Se sont trois accélérateurs de l’intégration dans le système économique mondial : &lt;br /&gt;
* la [[La Guerre de Sécession et la Reconstruction aux États-Unis : 1861 - 1877|Guerre de Sécession ]] aux États-Unis qui va durer de 1861 à 1865 ; &lt;br /&gt;
* l’ouverture du canal de Suez en 1869 : pour permettre l’accès plus facile des métropoles aux colonies orientales, cela implique le passage de nombreux bateaux en Egypte. Malgré les revenus du aux droits de passage, l’État n’arrive pas à rembourser les intérêts de la dette. Cette dette est l’une des justifications de l’occupation par les troupes britanniques en Egypte ;&lt;br /&gt;
* l’occupation britannique à partir de 1882 : l’autre justification et que la Grande-Bretagne voulait sécuriser la route vers le joyau de la Grande-Bretagne à savoir l’Inde.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=L’Afrique noire=&lt;br /&gt;
{{Article détaillé|L’Afrique subsaharienne malade de la colonisation ?}}&lt;br /&gt;
==La traite (transatlantique) des noirs==&lt;br /&gt;
{{Article détaillé|Coûts de la première expansion européenne (XVIe-XVIIIe siècles)}}&lt;br /&gt;
La traite transatlantique est de forte ampleur. Entre le début du XVIème siècle et le milieu du XIXème siècle se sont entre 10 à 12 millions d’africains qui sont embarqués. La traite se concentre principalement sur le XVIIIème siècle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La traite suit un parcours définit. Les départs s'effectuent de l'Afrique occidentale à savoir le Nigéria, le Ghana, la Sierra Leone ou encore la Sénégambie représentant entre 60% et 65% de la traite. L'Afrique occidentale centrale à savoir l'Angola, le Gabon et le Congo représentent plus ou moins 35% des départs. Les destinations sont liées au système des plantations. Le Brésil reçoit environ 40% des esclaves, les caraïbes de  40% à 45 %, au contraire de l'Amérique du Nord qui reçoit une proportion plus faible évaluée à 5%.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==L’abolition de la traite et de l’esclavage==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’abolition de la traite vise à interdir le commerce d'esclaves. En 1792 le Danemark abolie la traite et le commerce, en 1807 c'est Angleterre et enfin le traité de Vienne de 1815. Quant à l’abolition de l’esclavage, elle a lieu en Angleterre en 1833, en France en 1848, aux Pays-Bas en 1863, aux États-Unis en 1865, Brésil et Cuba dans les années 1880.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’abolitionnisme était dans l’intérêt des commerçants britanniques car ils ont besoin du libre-échange (au contraire du protectionnisme) pour aller chercher et vendre des matières premières ou des produits. C'est aussi parce que les  britanniques sont les plus concurrentiels qu'ils vont promouvoir les idées liberté sevant leurs intérêts.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==L’impact de la traite négrière==&lt;br /&gt;
Il est impossible de mesurer l'impact de la traire négrière. Ce qu'il est possible d'affirmer est que la traite fut une terrible sélection. Les survivants ont été sélectionnés à leur résistance. Tous les faibles sont morts en route. On peut dire que l’Afrique a été privée de ses forces.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Le caractère tardif de la colonisation européenne en Afrique==&lt;br /&gt;
Ce qui est certain est que l’Afrique était clairement affaiblie quand les européens se sont décidés à la coloniser, c'est-à-dire instaurer une domination politique et militaire en mettant ces territoires sous leur contrôle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si la colonisation intervient tardivement, c'est parce que pendant la période précédente, les européens étaient occupés par la colonisation d’autres continents.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une autre explication est liée à la géographie et au climat.La géographie du terrain est difficile à maitriser et les conditions arides favorise certaines maladies jusqu’alors non-connues des européens qui n’avaient pas non plus été immuniser. C’est une nouvelle étape de l’unification microbienne. Être envoyé en Afrique était comme une condamnation à mort.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Concernant l'aspect économique, les colonisations avaient comme motivation la mise en place de colonies d’exploitation. Cependant, le seul produit que l’Afrique exportée été l’huile de palme qui avait des utilisations extrêmement limitées. C’est pourquoi c’est un territoire peu productif. Les terre sont non-cultivées à cause de l'exploitation de l'huile de palme. L’Afrique ne sera mise en exploitation que durant le XXème siècle qui ne justifie pas l’investissement de capitaux. La découverte des minerais précieux va se produire plus tardivement. Des mines de diamants et d’or vont être découvertes durant la seconde moitié du XIXème siècle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La colonisation de l’Afrique relève avant tout d’une course à la gloire et de l’affirmation des puissances relevant de conflits géostratégiques. C’est un esprit de nationalisme concurrentiel en pleine époque d’affirmation des nationalismes. L’Afrique est devenue un champ de bataille intermédiaire ou la Première guerre mondiale se préparait.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La colonisation de l’Afrique n’a pas été une logique d’exploitation mais un affrontement géostratégique de dominations et d’influences dans le jeu des relations internationales. La colonisation est une partie brève de l’histoire des pays colonisés. Tous les paix colonisateurs ont mis en œuvre des pactes coloniaux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C’est une grille très évidente de la création des tiers-mondes qui ont été crée par des rapports de force politiques et le pacte colonial est la clef de lecture.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Notes=&lt;br /&gt;
=Référence=&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;vote type=1 /&amp;gt; &lt;br /&gt;
[[Category:histoire]][[Category:histoire économique]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Cholloa0</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://baripedia.org/index.php?title=Echecs_et_blocages_dans_les_Tiers-Mondes&amp;diff=16541</id>
		<title>Echecs et blocages dans les Tiers-Mondes</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://baripedia.org/index.php?title=Echecs_et_blocages_dans_les_Tiers-Mondes&amp;diff=16541"/>
		<updated>2014-11-07T12:04:53Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Cholloa0 : /* Une réindustrialisation (trop) modeste */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Nous allons voir comment un certain nombre de pays ont essayé d’échapper au pacte colonial afin de garder leur souveraineté économique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=  Les économies latino-américaines=&lt;br /&gt;
{{Article détaillé|Les Amériques à la veille des indépendances (A. Helg)}}&lt;br /&gt;
L'Amérique latine représente un faible poids démographique. Sa population a été massacrée et cette partie du monde représente une petite portion des tiers-mondes mais aussi la plus fortement marquée par la mondialisation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On distingue rrois régions distinctes. L’Amérique latine n’est pas une région homogène avec notamment des aires linguistiques et politiques :&lt;br /&gt;
*hispanophone ;&lt;br /&gt;
*lusophone ;&lt;br /&gt;
*les caraïbes : importance considérable à différents moments de la trajectoire économique de l’Amérique latine. ce fut une zone dynamique pour le commerce d’exportation et l’esclavage.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il faut également distinguer deux phases historiques :&lt;br /&gt;
*du XVIème siècle à l’indépendance : période coloniale ;&lt;br /&gt;
*le XIXème siècle : période postcoloniale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Première phase : du XVIème siècle à l’indépendance – période coloniale==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'évolution se fait en trois temps :&lt;br /&gt;
#le pillage des métaux précieux ;&lt;br /&gt;
#l' exploitation minière à avoir l'or et argent ;&lt;br /&gt;
#le système des plantations (production de produits tropicaux : sucre, café, coton) qui est la mise en place d’un système de colonie de production vers les métropoles et cela concerne principalement le sucre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C'est une économie extravertie vers les métropoles et dépendante vis-à-vis de la métropole. Il faut noter que l’économie de l’Amérique latine est à cette époque deux fois plus extravertie que l’économie européenne&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En Amérique latine va se mettre en place d’une [[Les Amériques à la veille des indépendances (A. Helg)|société multiétniques]]. Les &amp;quot;blancs&amp;quot; représentent 20% de la population totale, les &amp;quot;noirs&amp;quot; environ 20%, les &amp;quot;métis&amp;quot; environ 25% et les Indiens 35% sur une population totale de 24 millions d'individus. Aucun groupe racial n’est dominant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Deuxième phase : le XIXème siècle – période postcoloniale==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===La pénétration commerciale anglaise===&lt;br /&gt;
[[Image:Carte-perou-amerique-du-sud1.png|thumb|Largeurpx| ]]&lt;br /&gt;
Le soutien est intéressé de la part de la Grande-Bretagne aux indépendances des pays d'Amérique latine. La Grande-Bretagne va apporter son aide afin de bouleverser l’hégémonie espagnole. Les nations d’Amérique latine nouvellement indépendantes veulent briser le pacte colonial. Ils vont ouvrir les marchés aux Anglais et instaurer un commerce de libre-échange. Cependant, c’est un jeu politique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il y a deux conséquences :&lt;br /&gt;
#premier effet : une désindustrialisation (Brésil, Colombie, Mexique) – certains pays avaient commencé à s’industrialiser à travers le tissage (Mexique) et la sidérurgie (Brésil). Les premières usines n’étaient pas concurrentielles avec l’Angleterre. Les petites industries récentes n’ont pas pu résister à l’arrivée de la concurrence anglaise, créant une désindustrialisation.&lt;br /&gt;
#second effet : une spécialisation dans l’exportation des produits tropicaux : avec la désindustrialisation il ne reste plus que la possibilité d’exporter des produits tropicaux, ce qui est très dangereux parce qu'il n’y a plus qu’un seul cœur de l’économie : économie mono-sectorielle&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
!  !! &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 1800 - 1914 || café, de 40’000 à 1’100’000 t.&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 1800 - 1914 || de 3’000 à 150’000 t.&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===La concurrence du sucre de betterave===&lt;br /&gt;
À la fin XVIIIème siècle, l’Amérique Latine est « LE » producteur et exportateur de sucre, représentant 99% de la production mondiale. La production sucrière est principalement basée sur la canne à sucre. Au début XIXème siècle, l’alternative de la betterave sucrière permet d’étendre la production à de nouveaux territoires permettant l'émergence de nouveaux concurrents tel que l'Île Maurice ou encore La Réunion. Il va se produire une  détérioration des termes de l’échange.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les termes de l'échange est un rapport qui existe entre les prix moyens des exportations et ceux des importations. En d’autre termes, c’est la valeur de différence entre les produit importés et exportés. On peut aussi parler de balance commerciale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’Amérique latine arrive de moins en moins à conserver sa position dominante dans le domaine du sucre, parce que ces parts de marché se réduisent à financer ses importations. La balance commerciale de l’Amérique latine va être déficitaire ce qui à pour conséquence d'engendrer un processus d’appauvrissement de cette région des tiers-mondes menant, entre autre, à la désindustrialisation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Part du sucre de canne dans la production mondiale de sucre :&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot; &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! 1840 !! 96 % &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 1900 || 39 %&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 1990 || 78 %&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===L’abolition de l’esclavage===&lt;br /&gt;
[[File:Cafe plantacao.jpg|thumb|Des immigrants italiens travaillant dans une plantation de café brésilien au début du XXème siècle.]]&lt;br /&gt;
Il faut dissocier l’interdiction de la traite négrière et l’abolition de l’esclavage :&lt;br /&gt;
*interdiction de la traite négrière : en 1815, les Britanniques battent l’empire napoléonien se terminant par le traité de Vienne qui comprendra notamment l’abolition de la traite négrière. La flotte britannique va participer à contrôler et endiguer la contrebande.&lt;br /&gt;
*abolition de l’esclavage (Brésil, 1888).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'abolition de l'esclavage va avoir une double conséquence :  l’augmentation des coûts de production avec l'émergence d’une main d’œuvre salariée bon marché qui va augmenter les coûts de production, mais aussi la poussée de l’immigration européenne qui est un phénomène de compensation. L’immigration va composer un nouvelle main d’œuvre salariée qui va travailler dans les plantations.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Peuplement et développement des régions tempérées===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les pays qui composent la « pointe » de l'Amérique latine sont l'Argentine, le Chili et l'Uruguay. Ces pays vont arriver à s’industrialiser alors que les pays de l’intérieur plus proches des tropiques, spécialisés dans l’agriculture de plantation, ont très nettement subi la désindustrialisation et la crise des plantations. Il est possible de constater l'évolution de leur poids entre 1900 et 1913.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
!  !! 1800 !! 1913&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Population || 5% || 14%&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Exportations || 14% || 41%&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À la fin du XIXème siècle l’Argentine est l’un des plus riches du monde. Ces pays ont développé une autre économie que l'on peut résumer par trois explications :&lt;br /&gt;
*une agriculture prospère : les espaces sont aménagés pour l’agriculture commerciale, tournée vers l’exportation&lt;br /&gt;
*l’afflux de capitaux européens : pour développer leur économies, les Argentins comptent sur les investissements, notamment européens.&lt;br /&gt;
*une forte immigration.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’évolution des transports avec notamment les bateaux frigorifiques permet d’exporter les productions agricoles et bovines ainsi l’Argentine se tourne vers une agriculture spéculative et devient dépendante de la Grande-Bretagne. Cette situation de dépendance est positive pour les pays qui se sont spécialisés tandis qu’elle reste négative pour les pays qui n’ont pas su se diversifier avec la montée de la concurrence.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C'est un développement profondément marqué par l’héritage du système des plantations. Tant les Espagnols que les Portugais ont imposé le pacte colonial, c’est-à-dire une économie de l’Amérique latine tournée vers les besoins des pays colonisateurs. Cependant, les pays d’Amérique latine ont conquis leur indépendance et auraient théoriquement pu connaitre la destinée des États-Unis d’Amérique en développant une politique protectionniste pour protéger leur industrie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les pays d’Amérique latine ont été les victimes de l’impérialisme britannique. Les Britanniques n’ont pas nécessairement besoin de coloniser les terres, ils ont laissés ces pays sous forme d’État indépendant mais ils ont dû accepter les conditions britanniques. Ces conditions ont été le non-protectionnisme et le libre-échange au profit des produits britanniques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il en a résulté la désindustrialisation, la concentration des économies sur des matières premières et un système commercial au profit des Britanniques. Ces pays restent sous l’influence du pacte colonial, ce qui prouve encore une fois qu’il est une cause du sous-développement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=L’Inde et la Chine face au défi occidental=&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==L’Inde de 1760 à 1914==&lt;br /&gt;
{{Article détaillé|L’Inde à l’épreuve de la domination britannique}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Concernant l'Inde, il faut avant tout faire la distinction entre deux étapes :&lt;br /&gt;
*1760 – 1858 : l’avancée de la Compagnie des Indes anglaises domine toute les Indes anglaise. C’est un compagnie privée qui, en 1858, laisse place à l’Empire des Indes britanniques ;&lt;br /&gt;
*1858 – 1947 : une colonie britannique jusqu’à l’indépendance en 1947.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'Inde et la Chine représentent 65% de la population mondiale. L’Inde est le parangon de l’application du pacte colonial.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===La composition du commerce extérieur===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les composantes du commerce extérieur de l'Inde va se transformer.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au XVIIIème siècle, l'Inde exporte des épices et de cotonnades tandis  que Angleterre se protège et notamment son marché intérieur. Tout le commerce est contrôlé par la compagnie de Indes orientales, les flux sont contrôlés ainsi que les prix. En l’occurrence, la Compagnie des Indes Orientale ne vend pas les produits importés mais les réexportes sur le continent européen.  En 1700, une loi est votée interdisant la vente de tissus asiatiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Entre 1770 et 1813 va se produire une basculement qui va mener à la désindustrialisation de l’Inde. La Compagnie des Indes Orientales contrôle le commerce avec l’Inde et l’Angleterre ne permet pas aux cotonnades indiennes de concurrencer ses propres produits.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La mécanisation de la filature du coton en Angleterre va générer d’incroyable gains de productivité, ils peuvent produire plus et a bien meilleur marché que les indiens grâce à la révolution industrielle mais cela nécessite d’importer du coton ainsi qu'un marché pour écouler les produits au risque d’avoir une crise de surproduction.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au XIXème siècle, l'Inde va connaître un essor des cultures d’exportation. En 1813, le gouvernement britannique aboli le monopole de la Compagnie des Indes Orientales. De nouvelles compagnies commerçantes vont apparaitre. Le coton va être exporté vers les industries anglaises. Une fois transformé, ils vont être revendu en Inde qui ne peut soutenir la concurrence menant à la désindustrialisation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'Inde désindustrialisé va se tourner vers des cultures d’exportation et spéculatives pour compenser à sa voir le coton et l’opium. L’Inde va dès lors commercer avec l’Europe et la Chine sur de grandes distances et être un acteur important de l’exportation agricole.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Entre 1875 et 1900, l'Inde est traversée par 18 famines causant 26 millions de morts. Les cultures d’exportation prennent la place des agricultures de subsistance. Dans les culture d’ancien régime, la relation entre population et nourriture est très tendu. La culture d’exportation limite le nombre de terres cultivables engendrant des famines. La population est fragilisée, le moindre accident climatique crée des famines qui sont le produit du système colonial par la mise en culture du système d’exportation. De plus, l'espérance de vie se situe entre 23 et 25 ans ce qui est trop peu pour renouveler la population. Une population qui a une espérance de vie inférieure à 21 ans disparait car elle n’a pas le temps de se reproduire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ainsi, entre 1860 et 1910 le revenu par habitant subi une perte de l’ordre 20 %.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Une réindustrialisation (trop) modeste===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À partir de 1860-1870, l’Inde va lever la tête en développant à nouveau son industrie de filature de coton selon les procédés occidentaux. À la fin du XIXème siècle, cette industrialisation va également toucher la sidérurgie. Le secteur de filature de coton et celui de la sidérurgie vont mener à la renaissance d’une industrie textile et de la sidérurgie moderne, à partir du moment où l’Angleterre retire son monopole de la compagnie des Indes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C'est un développement endogène en termes de capitaux, de compétences et entrepreneurs qui sont venus d’Inde. C’est un développement endogène, les indiens vont d’ailleurs mobiliser des capitaux indiens.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais en 1913, l'Inde ne représente que 5 % des broches à filer et 18% de la population du monde ainsi que 0,1 % de la production mondiale d’acier. Cependant, l'Inde reste sous-industrialisée, même avec 18% de la population mondiale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il y a une absence d’effet entraînant du chemin de fer car le faible développement des chemins de fers ne stimule pas la production sidérurgique. En fait, ce sont les usines anglaises qui produisent les fers pour produire les chemins des fers indiens. Il faut également s'intéresser à la structure des réseaux ferroviaires en Inde et dans le Tiers-Monde car il n’y  a pas de réseau de type &amp;quot;toile araignée&amp;quot;. C’est une structure en &amp;quot;entonnoir&amp;quot; dit aussi &amp;quot;chandelier&amp;quot; afin de drainer les ressources du pays vers les ports. C'est une expression caricaturale du pacte colonial.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On retrouve dans le cas indien le concept de sous-développement économique dans le cadre de son association coloniale, à savoir :&lt;br /&gt;
*désindustrialisation ;&lt;br /&gt;
*essor des cultures d’exportation au détriment des cultures de subsistance : concentration de l’économie sur les exportations au profits des colonisateurs ;&lt;br /&gt;
*dégradation du niveau de vie qui engendre une paupérisation qui amène une vulnérabilisation de la population. On peut citer le pacte colonial comme une conséquence des famines.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==La Chine : une civilisation assiégée==&lt;br /&gt;
Entre 1650 et 1800, la Chine connait de la croissance ainsi qu'unité tandis que ses relations avec l'Occident sont limitées.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les occidentaux sont d'obligés d'accoster dans certains ports et pas dans d’autres pour éviter qu’ils prennent trop de pouvoir. L’opium britannique est le principal produit échangé avec la Chine contre de la soie, les épices et la porcelaine. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À la fin XVIIIème siècle, la pression monte car l'opium est une drogue et la Chine refuse ce marché. En 1839 va avoir lieu la première guerre de l’opium menant à une défaite chinoise et des concessions faites aux britanniques. En 1842 avec le traité de Nankin quatre clauses sont imposées, à savoir 5 ports supplémentaires ouverts aux britanniques, pas de taxe d’importation supérieures à 5% ayant pour conséquence d'empêcher le protectionnisme chinois. Désormais, les anglais ont la liberté de commercer sur le territoire chinois (drogue comprise) et de s’installer sur le sol chinois en faisant de certaines villes des territoires anglais.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:signature du traité de Nakin.jpg|thumb|center|330px|Signature du traité de Nakin.]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1858 a lieu la deuxième guerre de l’opium avec la Grande-Bretagne au côtés des français et des américains face à la Chine ayant d'importantes conséquences. Cette guerre traduit la volonté d’afficher la puissance occidentale. La victoire des occidentaux amène un autre traité qui permet l’ouverture de ports supplémentaires et l’autorisation de s’installer à l’intérieur des terres et plus seulement sur les littoraux. C'est lapolitique de la canonnière, c'est-à-dire que les occidentaux montrent aux populations locales leur puissance en voguant par exemple sur les fleuves chinois avec des attributs européens visibles comme des drapeaux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À partir des années  1860 et 1870, la Chine est une semi-colonie car elle n’a plus de puissance militaire et de politique autonome, les occidentaux dominent le commerce maritime et les interfaces donc la Chine est limitée dans sa mondialisation, néanmoins l’intérieur du pays et certaines régions restent sous la domination chinoise puisque les occidentaux restent aux abords des fleuves.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=L’Egypte : une tentative avortée d’industrialisation=&lt;br /&gt;
L’Égypte était sous domination turque-ottomane qui avait leur capitale à Istanbul. Cette domination a été brisée par les troupes française qui occupent l’Égypte afin de contrôler une route indienne dans l'optique de gêner les britanniques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Suite au retrait de Napoléon, le général Méhémet Ali va mettre en place une politique extrêmement ambitieuse . Il va gouverner de 1805 à 1848.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==La politique de développement de Méhémet Ali==&lt;br /&gt;
[[Fichier:ModernEgypt, Muhammad Ali by Auguste Couder, BAP 17996.jpg|vignette|Portrait de Méhémet Ali par Louis-Charles-Auguste Couder (1840).]]&lt;br /&gt;
L'Égype de Méhémet Ali est n cas original de résistance au sous-développement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La politique de développement de Méhémet Ali (au pouvoir de 1805 à 1848) : les troupes françaises occupaient cette région pour se rapprocher de l’Inde et devancé les anglais. L’État et le gouvernement de Méhémet Ali a pris de nombreuses mesures dans le but d’orienter l’Égypte vers un retour à des valeurs plus anciennes :&lt;br /&gt;
*les réformes agricoles : on passe d’une taxe progressive à une taxe fixe qui fait accroître la productivité des agriculteurs et le rendement des terres. Il va permettre un monopole, l’agriculteur vend à l’État égyptien qui achète à un bon prix et revend en Syrie ou ailleurs. Ainsi, il dégage du bénéfice qu'il distribue aux villes égyptiennes. L’État donne des revenus corrects à ses habitants et garantit la paix social dans le pays.&lt;br /&gt;
*le programme industriel : l'État veut stimuler le marché intérieur. La population est poussée à acheter tout ce qui est possible à l’intérieur du pays (produits égyptiens). L’État va même faire de la publicité pour les produits égyptiens. L’armée qui dépend de l’État va être le premier client des produits locaux. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Toutes ces politiques mènent l’Egypte à être plus développée que la Russie ou encore l’Espagne notamment, mais cette supériorité à certains pays européens ne va pas durer.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’échec s'amorce à partir de 1840. L’Égypte doit faire face à des crises. D'autre part, les turcs ottomans et les britanniques vont signer en 1839  un traité de commerce qui permet l’importation de produits britanniques plus facilement dans les pays arabes. Malgré l’acquisition d’une certaine indépendance, l’Egypte va s’opposer et combattre face aux britanniques mais cela va se conclure par une défaite. La marine et l’armée égyptienne vont être démantelée ce qui va faire perdre de la puissance au pays, de plus ils doivent faire face à la dure concurrence des produits britanniques. Va se produire une désindustrialisation beaucoup plus prononcée que pour les autres cas.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il va y avoir un changement de politique. C’est la fin du gouvernement de Méhémet Ali. En conséquence, c'est la fin du monopole de l’État sur la production du pays.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==L’intégration de l‘économie égyptienne dans l’économie mondiale==&lt;br /&gt;
L'accélération de l'économie égyptienne se produit à partir de trois leviers. Se sont trois accélérateurs de l’intégration dans le système économique mondial : &lt;br /&gt;
* la [[La Guerre de Sécession et la Reconstruction aux États-Unis : 1861 - 1877|Guerre de Sécession ]] aux États-Unis qui va durer de 1861 à 1865 ; &lt;br /&gt;
* l’ouverture du canal de Suez en 1869 : pour permettre l’accès plus facile des métropoles aux colonies orientales, cela implique le passage de nombreux bateaux en Egypte. Malgré les revenus du aux droits de passage, l’État n’arrive pas à rembourser les intérêts de la dette. Cette dette est l’une des justifications de l’occupation par les troupes britanniques en Egypte ;&lt;br /&gt;
* l’occupation britannique à partir de 1882 : l’autre justification et que la Grande-Bretagne voulait sécuriser la route vers le joyau de la Grande-Bretagne à savoir l’Inde.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=L’Afrique noire=&lt;br /&gt;
{{Article détaillé|L’Afrique subsaharienne malade de la colonisation ?}}&lt;br /&gt;
==La traite (transatlantique) des noirs==&lt;br /&gt;
{{Article détaillé|Coûts de la première expansion européenne (XVIe-XVIIIe siècles)}}&lt;br /&gt;
La traite transatlantique est de forte ampleur. Entre le début du XVIème siècle et le milieu du XIXème siècle se sont entre 10 à 12 millions d’africains qui sont embarqués. La traite se concentre principalement sur le XVIIIème siècle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La traite suit un parcours définit. Les départs s'effectuent de l'Afrique occidentale à savoir le Nigéria, le Ghana, la Sierra Leone ou encore la Sénégambie représentant entre 60% et 65% de la traite. L'Afrique occidentale centrale à savoir l'Angola, le Gabon et le Congo représentent plus ou moins 35% des départs. Les destinations sont liées au système des plantations. Le Brésil reçoit environ 40% des esclaves, les caraïbes de  40% à 45 %, au contraire de l'Amérique du Nord qui reçoit une proportion plus faible évaluée à 5%.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==L’abolition de la traite et de l’esclavage==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’abolition de la traite vise à interdir le commerce d'esclaves. En 1792 le Danemark abolie la traite et le commerce, en 1807 c'est Angleterre et enfin le traité de Vienne de 1815. Quant à l’abolition de l’esclavage, elle a lieu en Angleterre en 1833, en France en 1848, aux Pays-Bas en 1863, aux États-Unis en 1865, Brésil et Cuba dans les années 1880.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’abolitionnisme était dans l’intérêt des commerçants britanniques car ils ont besoin du libre-échange (au contraire du protectionnisme) pour aller chercher et vendre des matières premières ou des produits. C'est aussi parce que les  britanniques sont les plus concurrentiels qu'ils vont promouvoir les idées liberté sevant leurs intérêts.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==L’impact de la traite négrière==&lt;br /&gt;
Il est impossible de mesurer l'impact de la traire négrière. Ce qu'il est possible d'affirmer est que la traite fut une terrible sélection. Les survivants ont été sélectionnés à leur résistance. Tous les faibles sont morts en route. On peut dire que l’Afrique a été privée de ses forces.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Le caractère tardif de la colonisation européenne en Afrique==&lt;br /&gt;
Ce qui est certain est que l’Afrique était clairement affaiblie quand les européens se sont décidés à la coloniser, c'est-à-dire instaurer une domination politique et militaire en mettant ces territoires sous leur contrôle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si la colonisation intervient tardivement, c'est parce que pendant la période précédente, les européens étaient occupés par la colonisation d’autres continents.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une autre explication est liée à la géographie et au climat.La géographie du terrain est difficile à maitriser et les conditions arides favorise certaines maladies jusqu’alors non-connues des européens qui n’avaient pas non plus été immuniser. C’est une nouvelle étape de l’unification microbienne. Être envoyé en Afrique était comme une condamnation à mort.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Concernant l'aspect économique, les colonisations avaient comme motivation la mise en place de colonies d’exploitation. Cependant, le seul produit que l’Afrique exportée été l’huile de palme qui avait des utilisations extrêmement limitées. C’est pourquoi c’est un territoire peu productif. Les terre sont non-cultivées à cause de l'exploitation de l'huile de palme. L’Afrique ne sera mise en exploitation que durant le XXème siècle qui ne justifie pas l’investissement de capitaux. La découverte des minerais précieux va se produire plus tardivement. Des mines de diamants et d’or vont être découvertes durant la seconde moitié du XIXème siècle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La colonisation de l’Afrique relève avant tout d’une course à la gloire et de l’affirmation des puissances relevant de conflits géostratégiques. C’est un esprit de nationalisme concurrentiel en pleine époque d’affirmation des nationalismes. L’Afrique est devenue un champ de bataille intermédiaire ou la Première guerre mondiale se préparait.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La colonisation de l’Afrique n’a pas été une logique d’exploitation mais un affrontement géostratégique de dominations et d’influences dans le jeu des relations internationales. La colonisation est une partie brève de l’histoire des pays colonisés. Tous les paix colonisateurs ont mis en œuvre des pactes coloniaux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C’est une grille très évidente de la création des tiers-mondes qui ont été crée par des rapports de force politiques et le pacte colonial est la clef de lecture.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Notes=&lt;br /&gt;
=Référence=&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;vote type=1 /&amp;gt; &lt;br /&gt;
[[Category:histoire]][[Category:histoire économique]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Cholloa0</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://baripedia.org/index.php?title=Echecs_et_blocages_dans_les_Tiers-Mondes&amp;diff=16540</id>
		<title>Echecs et blocages dans les Tiers-Mondes</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://baripedia.org/index.php?title=Echecs_et_blocages_dans_les_Tiers-Mondes&amp;diff=16540"/>
		<updated>2014-11-07T12:04:00Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Cholloa0 : /* Une réindustrialisasion (trop) modeste */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Nous allons voir comment un certain nombre de pays ont essayé d’échapper au pacte colonial afin de garder leur souveraineté économique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=  Les économies latino-américaines=&lt;br /&gt;
{{Article détaillé|Les Amériques à la veille des indépendances (A. Helg)}}&lt;br /&gt;
L'Amérique latine représente un faible poids démographique. Sa population a été massacrée et cette partie du monde représente une petite portion des tiers-mondes mais aussi la plus fortement marquée par la mondialisation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On distingue rrois régions distinctes. L’Amérique latine n’est pas une région homogène avec notamment des aires linguistiques et politiques :&lt;br /&gt;
*hispanophone ;&lt;br /&gt;
*lusophone ;&lt;br /&gt;
*les caraïbes : importance considérable à différents moments de la trajectoire économique de l’Amérique latine. ce fut une zone dynamique pour le commerce d’exportation et l’esclavage.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il faut également distinguer deux phases historiques :&lt;br /&gt;
*du XVIème siècle à l’indépendance : période coloniale ;&lt;br /&gt;
*le XIXème siècle : période postcoloniale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Première phase : du XVIème siècle à l’indépendance – période coloniale==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'évolution se fait en trois temps :&lt;br /&gt;
#le pillage des métaux précieux ;&lt;br /&gt;
#l' exploitation minière à avoir l'or et argent ;&lt;br /&gt;
#le système des plantations (production de produits tropicaux : sucre, café, coton) qui est la mise en place d’un système de colonie de production vers les métropoles et cela concerne principalement le sucre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C'est une économie extravertie vers les métropoles et dépendante vis-à-vis de la métropole. Il faut noter que l’économie de l’Amérique latine est à cette époque deux fois plus extravertie que l’économie européenne&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En Amérique latine va se mettre en place d’une [[Les Amériques à la veille des indépendances (A. Helg)|société multiétniques]]. Les &amp;quot;blancs&amp;quot; représentent 20% de la population totale, les &amp;quot;noirs&amp;quot; environ 20%, les &amp;quot;métis&amp;quot; environ 25% et les Indiens 35% sur une population totale de 24 millions d'individus. Aucun groupe racial n’est dominant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Deuxième phase : le XIXème siècle – période postcoloniale==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===La pénétration commerciale anglaise===&lt;br /&gt;
[[Image:Carte-perou-amerique-du-sud1.png|thumb|Largeurpx| ]]&lt;br /&gt;
Le soutien est intéressé de la part de la Grande-Bretagne aux indépendances des pays d'Amérique latine. La Grande-Bretagne va apporter son aide afin de bouleverser l’hégémonie espagnole. Les nations d’Amérique latine nouvellement indépendantes veulent briser le pacte colonial. Ils vont ouvrir les marchés aux Anglais et instaurer un commerce de libre-échange. Cependant, c’est un jeu politique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il y a deux conséquences :&lt;br /&gt;
#premier effet : une désindustrialisation (Brésil, Colombie, Mexique) – certains pays avaient commencé à s’industrialiser à travers le tissage (Mexique) et la sidérurgie (Brésil). Les premières usines n’étaient pas concurrentielles avec l’Angleterre. Les petites industries récentes n’ont pas pu résister à l’arrivée de la concurrence anglaise, créant une désindustrialisation.&lt;br /&gt;
#second effet : une spécialisation dans l’exportation des produits tropicaux : avec la désindustrialisation il ne reste plus que la possibilité d’exporter des produits tropicaux, ce qui est très dangereux parce qu'il n’y a plus qu’un seul cœur de l’économie : économie mono-sectorielle&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
!  !! &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 1800 - 1914 || café, de 40’000 à 1’100’000 t.&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 1800 - 1914 || de 3’000 à 150’000 t.&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===La concurrence du sucre de betterave===&lt;br /&gt;
À la fin XVIIIème siècle, l’Amérique Latine est « LE » producteur et exportateur de sucre, représentant 99% de la production mondiale. La production sucrière est principalement basée sur la canne à sucre. Au début XIXème siècle, l’alternative de la betterave sucrière permet d’étendre la production à de nouveaux territoires permettant l'émergence de nouveaux concurrents tel que l'Île Maurice ou encore La Réunion. Il va se produire une  détérioration des termes de l’échange.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les termes de l'échange est un rapport qui existe entre les prix moyens des exportations et ceux des importations. En d’autre termes, c’est la valeur de différence entre les produit importés et exportés. On peut aussi parler de balance commerciale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’Amérique latine arrive de moins en moins à conserver sa position dominante dans le domaine du sucre, parce que ces parts de marché se réduisent à financer ses importations. La balance commerciale de l’Amérique latine va être déficitaire ce qui à pour conséquence d'engendrer un processus d’appauvrissement de cette région des tiers-mondes menant, entre autre, à la désindustrialisation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Part du sucre de canne dans la production mondiale de sucre :&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot; &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! 1840 !! 96 % &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 1900 || 39 %&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 1990 || 78 %&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===L’abolition de l’esclavage===&lt;br /&gt;
[[File:Cafe plantacao.jpg|thumb|Des immigrants italiens travaillant dans une plantation de café brésilien au début du XXème siècle.]]&lt;br /&gt;
Il faut dissocier l’interdiction de la traite négrière et l’abolition de l’esclavage :&lt;br /&gt;
*interdiction de la traite négrière : en 1815, les Britanniques battent l’empire napoléonien se terminant par le traité de Vienne qui comprendra notamment l’abolition de la traite négrière. La flotte britannique va participer à contrôler et endiguer la contrebande.&lt;br /&gt;
*abolition de l’esclavage (Brésil, 1888).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'abolition de l'esclavage va avoir une double conséquence :  l’augmentation des coûts de production avec l'émergence d’une main d’œuvre salariée bon marché qui va augmenter les coûts de production, mais aussi la poussée de l’immigration européenne qui est un phénomène de compensation. L’immigration va composer un nouvelle main d’œuvre salariée qui va travailler dans les plantations.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Peuplement et développement des régions tempérées===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les pays qui composent la « pointe » de l'Amérique latine sont l'Argentine, le Chili et l'Uruguay. Ces pays vont arriver à s’industrialiser alors que les pays de l’intérieur plus proches des tropiques, spécialisés dans l’agriculture de plantation, ont très nettement subi la désindustrialisation et la crise des plantations. Il est possible de constater l'évolution de leur poids entre 1900 et 1913.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
!  !! 1800 !! 1913&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Population || 5% || 14%&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Exportations || 14% || 41%&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À la fin du XIXème siècle l’Argentine est l’un des plus riches du monde. Ces pays ont développé une autre économie que l'on peut résumer par trois explications :&lt;br /&gt;
*une agriculture prospère : les espaces sont aménagés pour l’agriculture commerciale, tournée vers l’exportation&lt;br /&gt;
*l’afflux de capitaux européens : pour développer leur économies, les Argentins comptent sur les investissements, notamment européens.&lt;br /&gt;
*une forte immigration.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’évolution des transports avec notamment les bateaux frigorifiques permet d’exporter les productions agricoles et bovines ainsi l’Argentine se tourne vers une agriculture spéculative et devient dépendante de la Grande-Bretagne. Cette situation de dépendance est positive pour les pays qui se sont spécialisés tandis qu’elle reste négative pour les pays qui n’ont pas su se diversifier avec la montée de la concurrence.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C'est un développement profondément marqué par l’héritage du système des plantations. Tant les Espagnols que les Portugais ont imposé le pacte colonial, c’est-à-dire une économie de l’Amérique latine tournée vers les besoins des pays colonisateurs. Cependant, les pays d’Amérique latine ont conquis leur indépendance et auraient théoriquement pu connaitre la destinée des États-Unis d’Amérique en développant une politique protectionniste pour protéger leur industrie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les pays d’Amérique latine ont été les victimes de l’impérialisme britannique. Les Britanniques n’ont pas nécessairement besoin de coloniser les terres, ils ont laissés ces pays sous forme d’État indépendant mais ils ont dû accepter les conditions britanniques. Ces conditions ont été le non-protectionnisme et le libre-échange au profit des produits britanniques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il en a résulté la désindustrialisation, la concentration des économies sur des matières premières et un système commercial au profit des Britanniques. Ces pays restent sous l’influence du pacte colonial, ce qui prouve encore une fois qu’il est une cause du sous-développement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=L’Inde et la Chine face au défi occidental=&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==L’Inde de 1760 à 1914==&lt;br /&gt;
{{Article détaillé|L’Inde à l’épreuve de la domination britannique}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Concernant l'Inde, il faut avant tout faire la distinction entre deux étapes :&lt;br /&gt;
*1760 – 1858 : l’avancée de la Compagnie des Indes anglaises domine toute les Indes anglaise. C’est un compagnie privée qui, en 1858, laisse place à l’Empire des Indes britanniques ;&lt;br /&gt;
*1858 – 1947 : une colonie britannique jusqu’à l’indépendance en 1947.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'Inde et la Chine représentent 65% de la population mondiale. L’Inde est le parangon de l’application du pacte colonial.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===La composition du commerce extérieur===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les composantes du commerce extérieur de l'Inde va se transformer.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au XVIIIème siècle, l'Inde exporte des épices et de cotonnades tandis  que Angleterre se protège et notamment son marché intérieur. Tout le commerce est contrôlé par la compagnie de Indes orientales, les flux sont contrôlés ainsi que les prix. En l’occurrence, la Compagnie des Indes Orientale ne vend pas les produits importés mais les réexportes sur le continent européen.  En 1700, une loi est votée interdisant la vente de tissus asiatiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Entre 1770 et 1813 va se produire une basculement qui va mener à la désindustrialisation de l’Inde. La Compagnie des Indes Orientales contrôle le commerce avec l’Inde et l’Angleterre ne permet pas aux cotonnades indiennes de concurrencer ses propres produits.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La mécanisation de la filature du coton en Angleterre va générer d’incroyable gains de productivité, ils peuvent produire plus et a bien meilleur marché que les indiens grâce à la révolution industrielle mais cela nécessite d’importer du coton ainsi qu'un marché pour écouler les produits au risque d’avoir une crise de surproduction.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au XIXème siècle, l'Inde va connaître un essor des cultures d’exportation. En 1813, le gouvernement britannique aboli le monopole de la Compagnie des Indes Orientales. De nouvelles compagnies commerçantes vont apparaitre. Le coton va être exporté vers les industries anglaises. Une fois transformé, ils vont être revendu en Inde qui ne peut soutenir la concurrence menant à la désindustrialisation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'Inde désindustrialisé va se tourner vers des cultures d’exportation et spéculatives pour compenser à sa voir le coton et l’opium. L’Inde va dès lors commercer avec l’Europe et la Chine sur de grandes distances et être un acteur important de l’exportation agricole.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Entre 1875 et 1900, l'Inde est traversée par 18 famines causant 26 millions de morts. Les cultures d’exportation prennent la place des agricultures de subsistance. Dans les culture d’ancien régime, la relation entre population et nourriture est très tendu. La culture d’exportation limite le nombre de terres cultivables engendrant des famines. La population est fragilisée, le moindre accident climatique crée des famines qui sont le produit du système colonial par la mise en culture du système d’exportation. De plus, l'espérance de vie se situe entre 23 et 25 ans ce qui est trop peu pour renouveler la population. Une population qui a une espérance de vie inférieure à 21 ans disparait car elle n’a pas le temps de se reproduire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ainsi, entre 1860 et 1910 le revenu par habitant subi une perte de l’ordre 20 %.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Une réindustrialisasion (trop) modeste===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À partir de 1860-1870, l’Inde va lever la tête en développant à nouveau son industrie de filature de coton selon les procédés occidentaux. À la fin du XIXème siècle, cette industrialisation va également toucher la sidérurgie. Le secteur de filature de coton et celui de la sidérurgie vont mener à la renaissance d’une industrie textile et de la sidérurgie moderne, à partir du moment où l’Angleterre retire son monopole de la compagnie des Indes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C'est un développement endogène en termes de capitaux, de compétences et entrepreneurs qui sont venus d’Inde. C’est un développement endogène, les indiens vont d’ailleurs mobiliser des capitaux indiens.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais en 1913, l'Inde ne représente que 5 % des broches à filer et 18% de la population du monde ainsi que 0,1 % de la production mondiale d’acier. Cependant, l'Inde reste sous-industrialisée, même avec 18% de la population mondiale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il y a une absence d’effet entraînant du chemin de fer car le faible développement des chemins de fers ne stimule pas la production sidérurgique. En fait, ce sont les usines anglaises qui produisent les fers pour produire les chemins des fers indiens. Il faut également s'intéresser à la structure des réseaux ferroviaires en Inde et dans le Tiers-Monde car il n’y  a pas de réseau de type &amp;quot;toile araignée&amp;quot;. C’est une structure en &amp;quot;entonnoir&amp;quot; dit aussi &amp;quot;chandelier&amp;quot; afin de drainer les ressources du pays vers les ports. C'est une expression caricaturale du pacte colonial.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On retrouve dans le cas indien le concept de sous-développement économique dans le cadre de son association coloniale, à savoir :&lt;br /&gt;
*désindustrialisation ;&lt;br /&gt;
*essor des cultures d’exportation au détriment des cultures de subsistance : concentration de l’économie sur les exportations au profits des colonisateurs ;&lt;br /&gt;
*dégradation du niveau de vie qui engendre une paupérisation qui amène une vulnérabilisation de la population. On peut citer le pacte colonial comme une conséquence des famines.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==La Chine : une civilisation assiégée==&lt;br /&gt;
Entre 1650 et 1800, la Chine connait de la croissance ainsi qu'unité tandis que ses relations avec l'Occident sont limitées.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les occidentaux sont d'obligés d'accoster dans certains ports et pas dans d’autres pour éviter qu’ils prennent trop de pouvoir. L’opium britannique est le principal produit échangé avec la Chine contre de la soie, les épices et la porcelaine. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À la fin XVIIIème siècle, la pression monte car l'opium est une drogue et la Chine refuse ce marché. En 1839 va avoir lieu la première guerre de l’opium menant à une défaite chinoise et des concessions faites aux britanniques. En 1842 avec le traité de Nankin quatre clauses sont imposées, à savoir 5 ports supplémentaires ouverts aux britanniques, pas de taxe d’importation supérieures à 5% ayant pour conséquence d'empêcher le protectionnisme chinois. Désormais, les anglais ont la liberté de commercer sur le territoire chinois (drogue comprise) et de s’installer sur le sol chinois en faisant de certaines villes des territoires anglais.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:signature du traité de Nakin.jpg|thumb|center|330px|Signature du traité de Nakin.]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1858 a lieu la deuxième guerre de l’opium avec la Grande-Bretagne au côtés des français et des américains face à la Chine ayant d'importantes conséquences. Cette guerre traduit la volonté d’afficher la puissance occidentale. La victoire des occidentaux amène un autre traité qui permet l’ouverture de ports supplémentaires et l’autorisation de s’installer à l’intérieur des terres et plus seulement sur les littoraux. C'est lapolitique de la canonnière, c'est-à-dire que les occidentaux montrent aux populations locales leur puissance en voguant par exemple sur les fleuves chinois avec des attributs européens visibles comme des drapeaux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À partir des années  1860 et 1870, la Chine est une semi-colonie car elle n’a plus de puissance militaire et de politique autonome, les occidentaux dominent le commerce maritime et les interfaces donc la Chine est limitée dans sa mondialisation, néanmoins l’intérieur du pays et certaines régions restent sous la domination chinoise puisque les occidentaux restent aux abords des fleuves.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=L’Egypte : une tentative avortée d’industrialisation=&lt;br /&gt;
L’Égypte était sous domination turque-ottomane qui avait leur capitale à Istanbul. Cette domination a été brisée par les troupes française qui occupent l’Égypte afin de contrôler une route indienne dans l'optique de gêner les britanniques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Suite au retrait de Napoléon, le général Méhémet Ali va mettre en place une politique extrêmement ambitieuse . Il va gouverner de 1805 à 1848.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==La politique de développement de Méhémet Ali==&lt;br /&gt;
[[Fichier:ModernEgypt, Muhammad Ali by Auguste Couder, BAP 17996.jpg|vignette|Portrait de Méhémet Ali par Louis-Charles-Auguste Couder (1840).]]&lt;br /&gt;
L'Égype de Méhémet Ali est n cas original de résistance au sous-développement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La politique de développement de Méhémet Ali (au pouvoir de 1805 à 1848) : les troupes françaises occupaient cette région pour se rapprocher de l’Inde et devancé les anglais. L’État et le gouvernement de Méhémet Ali a pris de nombreuses mesures dans le but d’orienter l’Égypte vers un retour à des valeurs plus anciennes :&lt;br /&gt;
*les réformes agricoles : on passe d’une taxe progressive à une taxe fixe qui fait accroître la productivité des agriculteurs et le rendement des terres. Il va permettre un monopole, l’agriculteur vend à l’État égyptien qui achète à un bon prix et revend en Syrie ou ailleurs. Ainsi, il dégage du bénéfice qu'il distribue aux villes égyptiennes. L’État donne des revenus corrects à ses habitants et garantit la paix social dans le pays.&lt;br /&gt;
*le programme industriel : l'État veut stimuler le marché intérieur. La population est poussée à acheter tout ce qui est possible à l’intérieur du pays (produits égyptiens). L’État va même faire de la publicité pour les produits égyptiens. L’armée qui dépend de l’État va être le premier client des produits locaux. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Toutes ces politiques mènent l’Egypte à être plus développée que la Russie ou encore l’Espagne notamment, mais cette supériorité à certains pays européens ne va pas durer.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’échec s'amorce à partir de 1840. L’Égypte doit faire face à des crises. D'autre part, les turcs ottomans et les britanniques vont signer en 1839  un traité de commerce qui permet l’importation de produits britanniques plus facilement dans les pays arabes. Malgré l’acquisition d’une certaine indépendance, l’Egypte va s’opposer et combattre face aux britanniques mais cela va se conclure par une défaite. La marine et l’armée égyptienne vont être démantelée ce qui va faire perdre de la puissance au pays, de plus ils doivent faire face à la dure concurrence des produits britanniques. Va se produire une désindustrialisation beaucoup plus prononcée que pour les autres cas.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il va y avoir un changement de politique. C’est la fin du gouvernement de Méhémet Ali. En conséquence, c'est la fin du monopole de l’État sur la production du pays.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==L’intégration de l‘économie égyptienne dans l’économie mondiale==&lt;br /&gt;
L'accélération de l'économie égyptienne se produit à partir de trois leviers. Se sont trois accélérateurs de l’intégration dans le système économique mondial : &lt;br /&gt;
* la [[La Guerre de Sécession et la Reconstruction aux États-Unis : 1861 - 1877|Guerre de Sécession ]] aux États-Unis qui va durer de 1861 à 1865 ; &lt;br /&gt;
* l’ouverture du canal de Suez en 1869 : pour permettre l’accès plus facile des métropoles aux colonies orientales, cela implique le passage de nombreux bateaux en Egypte. Malgré les revenus du aux droits de passage, l’État n’arrive pas à rembourser les intérêts de la dette. Cette dette est l’une des justifications de l’occupation par les troupes britanniques en Egypte ;&lt;br /&gt;
* l’occupation britannique à partir de 1882 : l’autre justification et que la Grande-Bretagne voulait sécuriser la route vers le joyau de la Grande-Bretagne à savoir l’Inde.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=L’Afrique noire=&lt;br /&gt;
{{Article détaillé|L’Afrique subsaharienne malade de la colonisation ?}}&lt;br /&gt;
==La traite (transatlantique) des noirs==&lt;br /&gt;
{{Article détaillé|Coûts de la première expansion européenne (XVIe-XVIIIe siècles)}}&lt;br /&gt;
La traite transatlantique est de forte ampleur. Entre le début du XVIème siècle et le milieu du XIXème siècle se sont entre 10 à 12 millions d’africains qui sont embarqués. La traite se concentre principalement sur le XVIIIème siècle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La traite suit un parcours définit. Les départs s'effectuent de l'Afrique occidentale à savoir le Nigéria, le Ghana, la Sierra Leone ou encore la Sénégambie représentant entre 60% et 65% de la traite. L'Afrique occidentale centrale à savoir l'Angola, le Gabon et le Congo représentent plus ou moins 35% des départs. Les destinations sont liées au système des plantations. Le Brésil reçoit environ 40% des esclaves, les caraïbes de  40% à 45 %, au contraire de l'Amérique du Nord qui reçoit une proportion plus faible évaluée à 5%.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==L’abolition de la traite et de l’esclavage==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’abolition de la traite vise à interdir le commerce d'esclaves. En 1792 le Danemark abolie la traite et le commerce, en 1807 c'est Angleterre et enfin le traité de Vienne de 1815. Quant à l’abolition de l’esclavage, elle a lieu en Angleterre en 1833, en France en 1848, aux Pays-Bas en 1863, aux États-Unis en 1865, Brésil et Cuba dans les années 1880.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’abolitionnisme était dans l’intérêt des commerçants britanniques car ils ont besoin du libre-échange (au contraire du protectionnisme) pour aller chercher et vendre des matières premières ou des produits. C'est aussi parce que les  britanniques sont les plus concurrentiels qu'ils vont promouvoir les idées liberté sevant leurs intérêts.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==L’impact de la traite négrière==&lt;br /&gt;
Il est impossible de mesurer l'impact de la traire négrière. Ce qu'il est possible d'affirmer est que la traite fut une terrible sélection. Les survivants ont été sélectionnés à leur résistance. Tous les faibles sont morts en route. On peut dire que l’Afrique a été privée de ses forces.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Le caractère tardif de la colonisation européenne en Afrique==&lt;br /&gt;
Ce qui est certain est que l’Afrique était clairement affaiblie quand les européens se sont décidés à la coloniser, c'est-à-dire instaurer une domination politique et militaire en mettant ces territoires sous leur contrôle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si la colonisation intervient tardivement, c'est parce que pendant la période précédente, les européens étaient occupés par la colonisation d’autres continents.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une autre explication est liée à la géographie et au climat.La géographie du terrain est difficile à maitriser et les conditions arides favorise certaines maladies jusqu’alors non-connues des européens qui n’avaient pas non plus été immuniser. C’est une nouvelle étape de l’unification microbienne. Être envoyé en Afrique était comme une condamnation à mort.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Concernant l'aspect économique, les colonisations avaient comme motivation la mise en place de colonies d’exploitation. Cependant, le seul produit que l’Afrique exportée été l’huile de palme qui avait des utilisations extrêmement limitées. C’est pourquoi c’est un territoire peu productif. Les terre sont non-cultivées à cause de l'exploitation de l'huile de palme. L’Afrique ne sera mise en exploitation que durant le XXème siècle qui ne justifie pas l’investissement de capitaux. La découverte des minerais précieux va se produire plus tardivement. Des mines de diamants et d’or vont être découvertes durant la seconde moitié du XIXème siècle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La colonisation de l’Afrique relève avant tout d’une course à la gloire et de l’affirmation des puissances relevant de conflits géostratégiques. C’est un esprit de nationalisme concurrentiel en pleine époque d’affirmation des nationalismes. L’Afrique est devenue un champ de bataille intermédiaire ou la Première guerre mondiale se préparait.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La colonisation de l’Afrique n’a pas été une logique d’exploitation mais un affrontement géostratégique de dominations et d’influences dans le jeu des relations internationales. La colonisation est une partie brève de l’histoire des pays colonisés. Tous les paix colonisateurs ont mis en œuvre des pactes coloniaux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C’est une grille très évidente de la création des tiers-mondes qui ont été crée par des rapports de force politiques et le pacte colonial est la clef de lecture.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Notes=&lt;br /&gt;
=Référence=&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;vote type=1 /&amp;gt; &lt;br /&gt;
[[Category:histoire]][[Category:histoire économique]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Cholloa0</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://baripedia.org/index.php?title=Echecs_et_blocages_dans_les_Tiers-Mondes&amp;diff=16539</id>
		<title>Echecs et blocages dans les Tiers-Mondes</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://baripedia.org/index.php?title=Echecs_et_blocages_dans_les_Tiers-Mondes&amp;diff=16539"/>
		<updated>2014-11-07T11:59:36Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Cholloa0 : /* Deuxième phase : le XIXème siècle – période postcoloniale */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Nous allons voir comment un certain nombre de pays ont essayé d’échapper au pacte colonial afin de garder leur souveraineté économique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=  Les économies latino-américaines=&lt;br /&gt;
{{Article détaillé|Les Amériques à la veille des indépendances (A. Helg)}}&lt;br /&gt;
L'Amérique latine représente un faible poids démographique. Sa population a été massacrée et cette partie du monde représente une petite portion des tiers-mondes mais aussi la plus fortement marquée par la mondialisation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On distingue rrois régions distinctes. L’Amérique latine n’est pas une région homogène avec notamment des aires linguistiques et politiques :&lt;br /&gt;
*hispanophone ;&lt;br /&gt;
*lusophone ;&lt;br /&gt;
*les caraïbes : importance considérable à différents moments de la trajectoire économique de l’Amérique latine. ce fut une zone dynamique pour le commerce d’exportation et l’esclavage.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il faut également distinguer deux phases historiques :&lt;br /&gt;
*du XVIème siècle à l’indépendance : période coloniale ;&lt;br /&gt;
*le XIXème siècle : période postcoloniale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Première phase : du XVIème siècle à l’indépendance – période coloniale==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'évolution se fait en trois temps :&lt;br /&gt;
#le pillage des métaux précieux ;&lt;br /&gt;
#l' exploitation minière à avoir l'or et argent ;&lt;br /&gt;
#le système des plantations (production de produits tropicaux : sucre, café, coton) qui est la mise en place d’un système de colonie de production vers les métropoles et cela concerne principalement le sucre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C'est une économie extravertie vers les métropoles et dépendante vis-à-vis de la métropole. Il faut noter que l’économie de l’Amérique latine est à cette époque deux fois plus extravertie que l’économie européenne&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En Amérique latine va se mettre en place d’une [[Les Amériques à la veille des indépendances (A. Helg)|société multiétniques]]. Les &amp;quot;blancs&amp;quot; représentent 20% de la population totale, les &amp;quot;noirs&amp;quot; environ 20%, les &amp;quot;métis&amp;quot; environ 25% et les Indiens 35% sur une population totale de 24 millions d'individus. Aucun groupe racial n’est dominant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Deuxième phase : le XIXème siècle – période postcoloniale==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===La pénétration commerciale anglaise===&lt;br /&gt;
[[Image:Carte-perou-amerique-du-sud1.png|thumb|Largeurpx| ]]&lt;br /&gt;
Le soutien est intéressé de la part de la Grande-Bretagne aux indépendances des pays d'Amérique latine. La Grande-Bretagne va apporter son aide afin de bouleverser l’hégémonie espagnole. Les nations d’Amérique latine nouvellement indépendantes veulent briser le pacte colonial. Ils vont ouvrir les marchés aux Anglais et instaurer un commerce de libre-échange. Cependant, c’est un jeu politique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il y a deux conséquences :&lt;br /&gt;
#premier effet : une désindustrialisation (Brésil, Colombie, Mexique) – certains pays avaient commencé à s’industrialiser à travers le tissage (Mexique) et la sidérurgie (Brésil). Les premières usines n’étaient pas concurrentielles avec l’Angleterre. Les petites industries récentes n’ont pas pu résister à l’arrivée de la concurrence anglaise, créant une désindustrialisation.&lt;br /&gt;
#second effet : une spécialisation dans l’exportation des produits tropicaux : avec la désindustrialisation il ne reste plus que la possibilité d’exporter des produits tropicaux, ce qui est très dangereux parce qu'il n’y a plus qu’un seul cœur de l’économie : économie mono-sectorielle&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
!  !! &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 1800 - 1914 || café, de 40’000 à 1’100’000 t.&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 1800 - 1914 || de 3’000 à 150’000 t.&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===La concurrence du sucre de betterave===&lt;br /&gt;
À la fin XVIIIème siècle, l’Amérique Latine est « LE » producteur et exportateur de sucre, représentant 99% de la production mondiale. La production sucrière est principalement basée sur la canne à sucre. Au début XIXème siècle, l’alternative de la betterave sucrière permet d’étendre la production à de nouveaux territoires permettant l'émergence de nouveaux concurrents tel que l'Île Maurice ou encore La Réunion. Il va se produire une  détérioration des termes de l’échange.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les termes de l'échange est un rapport qui existe entre les prix moyens des exportations et ceux des importations. En d’autre termes, c’est la valeur de différence entre les produit importés et exportés. On peut aussi parler de balance commerciale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’Amérique latine arrive de moins en moins à conserver sa position dominante dans le domaine du sucre, parce que ces parts de marché se réduisent à financer ses importations. La balance commerciale de l’Amérique latine va être déficitaire ce qui à pour conséquence d'engendrer un processus d’appauvrissement de cette région des tiers-mondes menant, entre autre, à la désindustrialisation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Part du sucre de canne dans la production mondiale de sucre :&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot; &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! 1840 !! 96 % &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 1900 || 39 %&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 1990 || 78 %&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===L’abolition de l’esclavage===&lt;br /&gt;
[[File:Cafe plantacao.jpg|thumb|Des immigrants italiens travaillant dans une plantation de café brésilien au début du XXème siècle.]]&lt;br /&gt;
Il faut dissocier l’interdiction de la traite négrière et l’abolition de l’esclavage :&lt;br /&gt;
*interdiction de la traite négrière : en 1815, les Britanniques battent l’empire napoléonien se terminant par le traité de Vienne qui comprendra notamment l’abolition de la traite négrière. La flotte britannique va participer à contrôler et endiguer la contrebande.&lt;br /&gt;
*abolition de l’esclavage (Brésil, 1888).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'abolition de l'esclavage va avoir une double conséquence :  l’augmentation des coûts de production avec l'émergence d’une main d’œuvre salariée bon marché qui va augmenter les coûts de production, mais aussi la poussée de l’immigration européenne qui est un phénomène de compensation. L’immigration va composer un nouvelle main d’œuvre salariée qui va travailler dans les plantations.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Peuplement et développement des régions tempérées===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les pays qui composent la « pointe » de l'Amérique latine sont l'Argentine, le Chili et l'Uruguay. Ces pays vont arriver à s’industrialiser alors que les pays de l’intérieur plus proches des tropiques, spécialisés dans l’agriculture de plantation, ont très nettement subi la désindustrialisation et la crise des plantations. Il est possible de constater l'évolution de leur poids entre 1900 et 1913.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
!  !! 1800 !! 1913&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Population || 5% || 14%&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Exportations || 14% || 41%&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À la fin du XIXème siècle l’Argentine est l’un des plus riches du monde. Ces pays ont développé une autre économie que l'on peut résumer par trois explications :&lt;br /&gt;
*une agriculture prospère : les espaces sont aménagés pour l’agriculture commerciale, tournée vers l’exportation&lt;br /&gt;
*l’afflux de capitaux européens : pour développer leur économies, les Argentins comptent sur les investissements, notamment européens.&lt;br /&gt;
*une forte immigration.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’évolution des transports avec notamment les bateaux frigorifiques permet d’exporter les productions agricoles et bovines ainsi l’Argentine se tourne vers une agriculture spéculative et devient dépendante de la Grande-Bretagne. Cette situation de dépendance est positive pour les pays qui se sont spécialisés tandis qu’elle reste négative pour les pays qui n’ont pas su se diversifier avec la montée de la concurrence.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C'est un développement profondément marqué par l’héritage du système des plantations. Tant les Espagnols que les Portugais ont imposé le pacte colonial, c’est-à-dire une économie de l’Amérique latine tournée vers les besoins des pays colonisateurs. Cependant, les pays d’Amérique latine ont conquis leur indépendance et auraient théoriquement pu connaitre la destinée des États-Unis d’Amérique en développant une politique protectionniste pour protéger leur industrie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les pays d’Amérique latine ont été les victimes de l’impérialisme britannique. Les Britanniques n’ont pas nécessairement besoin de coloniser les terres, ils ont laissés ces pays sous forme d’État indépendant mais ils ont dû accepter les conditions britanniques. Ces conditions ont été le non-protectionnisme et le libre-échange au profit des produits britanniques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il en a résulté la désindustrialisation, la concentration des économies sur des matières premières et un système commercial au profit des Britanniques. Ces pays restent sous l’influence du pacte colonial, ce qui prouve encore une fois qu’il est une cause du sous-développement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=L’Inde et la Chine face au défi occidental=&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==L’Inde de 1760 à 1914==&lt;br /&gt;
{{Article détaillé|L’Inde à l’épreuve de la domination britannique}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Concernant l'Inde, il faut avant tout faire la distinction entre deux étapes :&lt;br /&gt;
*1760 – 1858 : l’avancée de la Compagnie des Indes anglaises domine toute les Indes anglaise. C’est un compagnie privée qui, en 1858, laisse place à l’Empire des Indes britanniques ;&lt;br /&gt;
*1858 – 1947 : une colonie britannique jusqu’à l’indépendance en 1947.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'Inde et la Chine représentent 65% de la population mondiale. L’Inde est le parangon de l’application du pacte colonial.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===La composition du commerce extérieur===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les composantes du commerce extérieur de l'Inde va se transformer.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au XVIIIème siècle, l'Inde exporte des épices et de cotonnades tandis  que Angleterre se protège et notamment son marché intérieur. Tout le commerce est contrôlé par la compagnie de Indes orientales, les flux sont contrôlés ainsi que les prix. En l’occurrence, la Compagnie des Indes Orientale ne vend pas les produits importés mais les réexportes sur le continent européen.  En 1700, une loi est votée interdisant la vente de tissus asiatiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Entre 1770 et 1813 va se produire une basculement qui va mener à la désindustrialisation de l’Inde. La Compagnie des Indes Orientales contrôle le commerce avec l’Inde et l’Angleterre ne permet pas aux cotonnades indiennes de concurrencer ses propres produits.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La mécanisation de la filature du coton en Angleterre va générer d’incroyable gains de productivité, ils peuvent produire plus et a bien meilleur marché que les indiens grâce à la révolution industrielle mais cela nécessite d’importer du coton ainsi qu'un marché pour écouler les produits au risque d’avoir une crise de surproduction.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au XIXème siècle, l'Inde va connaître un essor des cultures d’exportation. En 1813, le gouvernement britannique aboli le monopole de la Compagnie des Indes Orientales. De nouvelles compagnies commerçantes vont apparaitre. Le coton va être exporté vers les industries anglaises. Une fois transformé, ils vont être revendu en Inde qui ne peut soutenir la concurrence menant à la désindustrialisation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'Inde désindustrialisé va se tourner vers des cultures d’exportation et spéculatives pour compenser à sa voir le coton et l’opium. L’Inde va dès lors commercer avec l’Europe et la Chine sur de grandes distances et être un acteur important de l’exportation agricole.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Entre 1875 et 1900, l'Inde est traversée par 18 famines causant 26 millions de morts. Les cultures d’exportation prennent la place des agricultures de subsistance. Dans les culture d’ancien régime, la relation entre population et nourriture est très tendu. La culture d’exportation limite le nombre de terres cultivables engendrant des famines. La population est fragilisée, le moindre accident climatique crée des famines qui sont le produit du système colonial par la mise en culture du système d’exportation. De plus, l'espérance de vie se situe entre 23 et 25 ans ce qui est trop peu pour renouveler la population. Une population qui a une espérance de vie inférieure à 21 ans disparait car elle n’a pas le temps de se reproduire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ainsi, entre 1860 et 1910 le revenu par habitant subi une perte de l’ordre 20 %.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Une réindustrialisassions (trop)modeste===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À partir de 1860-1870, l’Inde va lever la tête en développant à nouveau son industrie de filature de coton selon les procédés occidentaux. À la fin du XIXème siècle, cette industrialisation va également toucher la sidérurgie. Le secteur de filature de coton et celui de la sidérurgie vont mener à la renaissance d’une industrie textile et de la sidérurgie moderne à partir du moment où l’Angleterre retire le monopole de la compagnie des Indes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C'est un développement endogène en termes de capitaux, de compétences et entrepreneurs qui sont venus d’Inde. C’est une développement endogène, les indiens vont d’ailleurs mobiliser des capitaux indiens.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais en 1913, l'Inde ne représente que 5 % des broches à filer et 18% de la population du monde ainsi que 0,1 % de la production mondiale d’acier. Cependant, l'Inde reste sous-industrialisé même avec 18% de la population mondiale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il y a une absence d’effet entraînant du chemin de fer car le faible développement des chemins de fers ne stimule pas la production sidérurgique. En fait, ce sont les usines anglaises qui produisent les fers pour produire les chemins des fers indiens. Il faut également s'intéresser à la structure des réseaux ferroviaires en Inde et dans le Tiers-Monde car il n’y  a pas de réseau de type &amp;quot;toile araignée&amp;quot;. C’est une structure en &amp;quot;entonnoir&amp;quot; dit aussi &amp;quot;chandelier&amp;quot; afin de drainer les ressources du pays vers les ports. C'est une expression caricaturale du pacte colonial.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On retrouve dans le cas indien le concept de sous-développement économique dans le cadre de son association coloniale, à savoir :&lt;br /&gt;
*désindustrialisation ;&lt;br /&gt;
*essor des cultures d’exportation au détriment des cultures de subsistance : concentration de l’économie sur les exportations au profits des colonisateurs ;&lt;br /&gt;
*dégradation du niveau de vie qui engendre une paupérisation qui amène une vulnérabilisation de la population. On peut citer le pacte colonial comme une conséquence des famines.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==La Chine : une civilisation assiégée==&lt;br /&gt;
Entre 1650 et 1800, la Chine connait de la croissance ainsi qu'unité tandis que ses relations avec l'Occident sont limitées.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les occidentaux sont d'obligés d'accoster dans certains ports et pas dans d’autres pour éviter qu’ils prennent trop de pouvoir. L’opium britannique est le principal produit échangé avec la Chine contre de la soie, les épices et la porcelaine. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À la fin XVIIIème siècle, la pression monte car l'opium est une drogue et la Chine refuse ce marché. En 1839 va avoir lieu la première guerre de l’opium menant à une défaite chinoise et des concessions faites aux britanniques. En 1842 avec le traité de Nankin quatre clauses sont imposées, à savoir 5 ports supplémentaires ouverts aux britanniques, pas de taxe d’importation supérieures à 5% ayant pour conséquence d'empêcher le protectionnisme chinois. Désormais, les anglais ont la liberté de commercer sur le territoire chinois (drogue comprise) et de s’installer sur le sol chinois en faisant de certaines villes des territoires anglais.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:signature du traité de Nakin.jpg|thumb|center|330px|Signature du traité de Nakin.]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1858 a lieu la deuxième guerre de l’opium avec la Grande-Bretagne au côtés des français et des américains face à la Chine ayant d'importantes conséquences. Cette guerre traduit la volonté d’afficher la puissance occidentale. La victoire des occidentaux amène un autre traité qui permet l’ouverture de ports supplémentaires et l’autorisation de s’installer à l’intérieur des terres et plus seulement sur les littoraux. C'est lapolitique de la canonnière, c'est-à-dire que les occidentaux montrent aux populations locales leur puissance en voguant par exemple sur les fleuves chinois avec des attributs européens visibles comme des drapeaux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À partir des années  1860 et 1870, la Chine est une semi-colonie car elle n’a plus de puissance militaire et de politique autonome, les occidentaux dominent le commerce maritime et les interfaces donc la Chine est limitée dans sa mondialisation, néanmoins l’intérieur du pays et certaines régions restent sous la domination chinoise puisque les occidentaux restent aux abords des fleuves.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=L’Egypte : une tentative avortée d’industrialisation=&lt;br /&gt;
L’Égypte était sous domination turque-ottomane qui avait leur capitale à Istanbul. Cette domination a été brisée par les troupes française qui occupent l’Égypte afin de contrôler une route indienne dans l'optique de gêner les britanniques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Suite au retrait de Napoléon, le général Méhémet Ali va mettre en place une politique extrêmement ambitieuse . Il va gouverner de 1805 à 1848.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==La politique de développement de Méhémet Ali==&lt;br /&gt;
[[Fichier:ModernEgypt, Muhammad Ali by Auguste Couder, BAP 17996.jpg|vignette|Portrait de Méhémet Ali par Louis-Charles-Auguste Couder (1840).]]&lt;br /&gt;
L'Égype de Méhémet Ali est n cas original de résistance au sous-développement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La politique de développement de Méhémet Ali (au pouvoir de 1805 à 1848) : les troupes françaises occupaient cette région pour se rapprocher de l’Inde et devancé les anglais. L’État et le gouvernement de Méhémet Ali a pris de nombreuses mesures dans le but d’orienter l’Égypte vers un retour à des valeurs plus anciennes :&lt;br /&gt;
*les réformes agricoles : on passe d’une taxe progressive à une taxe fixe qui fait accroître la productivité des agriculteurs et le rendement des terres. Il va permettre un monopole, l’agriculteur vend à l’État égyptien qui achète à un bon prix et revend en Syrie ou ailleurs. Ainsi, il dégage du bénéfice qu'il distribue aux villes égyptiennes. L’État donne des revenus corrects à ses habitants et garantit la paix social dans le pays.&lt;br /&gt;
*le programme industriel : l'État veut stimuler le marché intérieur. La population est poussée à acheter tout ce qui est possible à l’intérieur du pays (produits égyptiens). L’État va même faire de la publicité pour les produits égyptiens. L’armée qui dépend de l’État va être le premier client des produits locaux. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Toutes ces politiques mènent l’Egypte à être plus développée que la Russie ou encore l’Espagne notamment, mais cette supériorité à certains pays européens ne va pas durer.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’échec s'amorce à partir de 1840. L’Égypte doit faire face à des crises. D'autre part, les turcs ottomans et les britanniques vont signer en 1839  un traité de commerce qui permet l’importation de produits britanniques plus facilement dans les pays arabes. Malgré l’acquisition d’une certaine indépendance, l’Egypte va s’opposer et combattre face aux britanniques mais cela va se conclure par une défaite. La marine et l’armée égyptienne vont être démantelée ce qui va faire perdre de la puissance au pays, de plus ils doivent faire face à la dure concurrence des produits britanniques. Va se produire une désindustrialisation beaucoup plus prononcée que pour les autres cas.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il va y avoir un changement de politique. C’est la fin du gouvernement de Méhémet Ali. En conséquence, c'est la fin du monopole de l’État sur la production du pays.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==L’intégration de l‘économie égyptienne dans l’économie mondiale==&lt;br /&gt;
L'accélération de l'économie égyptienne se produit à partir de trois leviers. Se sont trois accélérateurs de l’intégration dans le système économique mondial : &lt;br /&gt;
* la [[La Guerre de Sécession et la Reconstruction aux États-Unis : 1861 - 1877|Guerre de Sécession ]] aux États-Unis qui va durer de 1861 à 1865 ; &lt;br /&gt;
* l’ouverture du canal de Suez en 1869 : pour permettre l’accès plus facile des métropoles aux colonies orientales, cela implique le passage de nombreux bateaux en Egypte. Malgré les revenus du aux droits de passage, l’État n’arrive pas à rembourser les intérêts de la dette. Cette dette est l’une des justifications de l’occupation par les troupes britanniques en Egypte ;&lt;br /&gt;
* l’occupation britannique à partir de 1882 : l’autre justification et que la Grande-Bretagne voulait sécuriser la route vers le joyau de la Grande-Bretagne à savoir l’Inde.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=L’Afrique noire=&lt;br /&gt;
{{Article détaillé|L’Afrique subsaharienne malade de la colonisation ?}}&lt;br /&gt;
==La traite (transatlantique) des noirs==&lt;br /&gt;
{{Article détaillé|Coûts de la première expansion européenne (XVIe-XVIIIe siècles)}}&lt;br /&gt;
La traite transatlantique est de forte ampleur. Entre le début du XVIème siècle et le milieu du XIXème siècle se sont entre 10 à 12 millions d’africains qui sont embarqués. La traite se concentre principalement sur le XVIIIème siècle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La traite suit un parcours définit. Les départs s'effectuent de l'Afrique occidentale à savoir le Nigéria, le Ghana, la Sierra Leone ou encore la Sénégambie représentant entre 60% et 65% de la traite. L'Afrique occidentale centrale à savoir l'Angola, le Gabon et le Congo représentent plus ou moins 35% des départs. Les destinations sont liées au système des plantations. Le Brésil reçoit environ 40% des esclaves, les caraïbes de  40% à 45 %, au contraire de l'Amérique du Nord qui reçoit une proportion plus faible évaluée à 5%.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==L’abolition de la traite et de l’esclavage==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’abolition de la traite vise à interdir le commerce d'esclaves. En 1792 le Danemark abolie la traite et le commerce, en 1807 c'est Angleterre et enfin le traité de Vienne de 1815. Quant à l’abolition de l’esclavage, elle a lieu en Angleterre en 1833, en France en 1848, aux Pays-Bas en 1863, aux États-Unis en 1865, Brésil et Cuba dans les années 1880.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’abolitionnisme était dans l’intérêt des commerçants britanniques car ils ont besoin du libre-échange (au contraire du protectionnisme) pour aller chercher et vendre des matières premières ou des produits. C'est aussi parce que les  britanniques sont les plus concurrentiels qu'ils vont promouvoir les idées liberté sevant leurs intérêts.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==L’impact de la traite négrière==&lt;br /&gt;
Il est impossible de mesurer l'impact de la traire négrière. Ce qu'il est possible d'affirmer est que la traite fut une terrible sélection. Les survivants ont été sélectionnés à leur résistance. Tous les faibles sont morts en route. On peut dire que l’Afrique a été privée de ses forces.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Le caractère tardif de la colonisation européenne en Afrique==&lt;br /&gt;
Ce qui est certain est que l’Afrique était clairement affaiblie quand les européens se sont décidés à la coloniser, c'est-à-dire instaurer une domination politique et militaire en mettant ces territoires sous leur contrôle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si la colonisation intervient tardivement, c'est parce que pendant la période précédente, les européens étaient occupés par la colonisation d’autres continents.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une autre explication est liée à la géographie et au climat.La géographie du terrain est difficile à maitriser et les conditions arides favorise certaines maladies jusqu’alors non-connues des européens qui n’avaient pas non plus été immuniser. C’est une nouvelle étape de l’unification microbienne. Être envoyé en Afrique était comme une condamnation à mort.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Concernant l'aspect économique, les colonisations avaient comme motivation la mise en place de colonies d’exploitation. Cependant, le seul produit que l’Afrique exportée été l’huile de palme qui avait des utilisations extrêmement limitées. C’est pourquoi c’est un territoire peu productif. Les terre sont non-cultivées à cause de l'exploitation de l'huile de palme. L’Afrique ne sera mise en exploitation que durant le XXème siècle qui ne justifie pas l’investissement de capitaux. La découverte des minerais précieux va se produire plus tardivement. Des mines de diamants et d’or vont être découvertes durant la seconde moitié du XIXème siècle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La colonisation de l’Afrique relève avant tout d’une course à la gloire et de l’affirmation des puissances relevant de conflits géostratégiques. C’est un esprit de nationalisme concurrentiel en pleine époque d’affirmation des nationalismes. L’Afrique est devenue un champ de bataille intermédiaire ou la Première guerre mondiale se préparait.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La colonisation de l’Afrique n’a pas été une logique d’exploitation mais un affrontement géostratégique de dominations et d’influences dans le jeu des relations internationales. La colonisation est une partie brève de l’histoire des pays colonisés. Tous les paix colonisateurs ont mis en œuvre des pactes coloniaux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C’est une grille très évidente de la création des tiers-mondes qui ont été crée par des rapports de force politiques et le pacte colonial est la clef de lecture.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Notes=&lt;br /&gt;
=Référence=&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;vote type=1 /&amp;gt; &lt;br /&gt;
[[Category:histoire]][[Category:histoire économique]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Cholloa0</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://baripedia.org/index.php?title=Echecs_et_blocages_dans_les_Tiers-Mondes&amp;diff=16528</id>
		<title>Echecs et blocages dans les Tiers-Mondes</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://baripedia.org/index.php?title=Echecs_et_blocages_dans_les_Tiers-Mondes&amp;diff=16528"/>
		<updated>2014-11-07T09:41:56Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Cholloa0 : /* Première phase : du XVIème siècle à l’indépendance – période coloniale */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Nous allons voir comment un certain nombre de pays ont essayé d’échapper au pacte colonial afin de garder leur souveraineté économique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=  Les économies latino-américaines=&lt;br /&gt;
{{Article détaillé|Les Amériques à la veille des indépendances (A. Helg)}}&lt;br /&gt;
L'Amérique latine représente un faible poids démographique. Sa population a été massacrée et cette partie du monde représente une petite portion des tiers-mondes mais aussi la plus fortement marquée par la mondialisation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On distingue rrois régions distinctes. L’Amérique latine n’est pas une région homogène avec notamment des aires linguistiques et politiques :&lt;br /&gt;
*hispanophone ;&lt;br /&gt;
*lusophone ;&lt;br /&gt;
*les caraïbes : importance considérable à différents moments de la trajectoire économique de l’Amérique latine. ce fut une zone dynamique pour le commerce d’exportation et l’esclavage.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il faut également distinguer deux phases historiques :&lt;br /&gt;
*du XVIème siècle à l’indépendance : période coloniale ;&lt;br /&gt;
*le XIXème siècle : période postcoloniale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Première phase : du XVIème siècle à l’indépendance – période coloniale==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'évolution se fait en trois temps :&lt;br /&gt;
#le pillage des métaux précieux ;&lt;br /&gt;
#l' exploitation minière à avoir l'or et argent ;&lt;br /&gt;
#le système des plantations (production de produits tropicaux : sucre, café, coton) qui est la mise en place d’un système de colonie de production vers les métropoles et cela concerne principalement le sucre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C'est une économie extravertie vers les métropoles et dépendante vis-à-vis de la métropole. Il faut noter que l’économie de l’Amérique latine est à cette époque deux fois plus extravertie que l’économie européenne&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En Amérique latine va se mettre en place d’une [[Les Amériques à la veille des indépendances (A. Helg)|société multiétniques]]. Les &amp;quot;blancs&amp;quot; représentent 20% de la population totale, les &amp;quot;noirs&amp;quot; environ 20%, les &amp;quot;métis&amp;quot; environ 25% et les Indiens 35% sur une population totale de 24 millions d'individus. Aucun groupe racial n’est dominant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Deuxième phase : le XIXème siècle – période postcoloniale==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===La pénétration commerciale anglaise===&lt;br /&gt;
[[Image:Carte-perou-amerique-du-sud1.png|thumb|Largeurpx| ]]&lt;br /&gt;
Le soutien est intéressé de la part Grande-Bretagne aux indépendances. La Grande-Bretagne va apporter soutient afin de bouleverser l’hégémonie napoléonienne. Les nations d’Amérique latine nouvellement indépendantes veulent briser le pacte colonial. Ils vont ouvrir les marchés aux anglais et instaurer un commerce de libre-échange. Cependant, c’est un jeu politique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il y a deux conséquences :&lt;br /&gt;
#premier effet : une désindustrialisation (Brésil, Colombie, Mexique) – certain pays avaient commencé à s’industrialiser à travers le tissage et la sidérurgie. Les premières usines n’étaient pas concurrentiel avec l’Angleterre. Les petites industries récentes n’ont pas pu résister à l’arrivée de la concurrence anglaise créant une désindustrialisation.&lt;br /&gt;
#second effet : une spécialisation dans l’exportation des produits tropicaux : avec la désindustrialisation il ne reste plus que la possibilité d’exporter des produits tropicaux, ce qui est très dangereux parce qu'il n’y a plus qu’un seul cœur de l’économie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
!  !! &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 1800 - 1914 || café, de 40’000 à 1’100’000 t.&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 1800 - 1914 || de 3’000 à 150’000 t.&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===La concurrence du sucre de betterave===&lt;br /&gt;
À la fin XVIIIème siècle, l’Amérique Latine est « LE » producteur et exportateur de sucre représentant 99% de la production mondiale. La production sucrière est principalement basée sur la canne à sucre. Au début XIXème siècle, l’alternative de la betterave sucrière permet d’étendre la production à de nouveaux territoires permettant l'émergence de nouveaux concurrents tel que l'Île Maurice ou encore La Réunion. Il va se produire une  détérioration des termes de l’échange.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les termes de l'échange est un rapport qui existe entre les prix moyens des exportations et ceux des importations. En d’autre termes, c’est la valeur entre les produit importé et exporté. On peut même sous-entendre, lorsqu’on parle de terme de l’échange, de balance commerciale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’Amérique latine avec sa vente de sucre arrive de moins en moins parce que ces parts de marché se réduisent à financer ses importations. La balance commerciale de l’Amérique latine va être déficitaire ce qui à pour conséquence d'engendrer un processus d’appauvrissement de cette région des tiers-mondes menant, entre autre, à la désindustrialisation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Part du sucre de canne dans la production mondiale de sucre :&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot; &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! 1840 !! 96 % &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 1900 || 39 %&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 1990 || 78 %&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===L’abolition de l’esclavage===&lt;br /&gt;
[[File:Cafe plantacao.jpg|thumb|Des immigrants italiens travaillant dans une plantation de café brésilien au début du XXème siècle.]]&lt;br /&gt;
Il faut dissocier l’interdiction de la traite négrière et l’abolition de l’esclavage :&lt;br /&gt;
*interdiction de la traite négrière : en 1815, les britanniques battent l’empire napoléonien se terminant par le traité de Vienne qui comprendra notamment l’abolition de la traite négrière. La flotte britannique va participer à contrôler et endiguer la contrebande.&lt;br /&gt;
*abolition de l’esclavage (Brésil, 1888).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'abolition de l'esclavage va avoir une double conséquence à savoir l’augmentation des coûts de production avec  l'émergence d’une main d’œuvre salarié bon marché qui va augmenter les coûts de production mais aussi la poussée de l’immigration européenne qui est un phénomène compensation. L’immigration va composer un nouvelle main d’œuvre salariée qui va travailler dans les plantations.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Peuplement et développement des régions tempérées===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les pays qui compose la « pointe » de l'Amérique latine sont l'Argentine, le Chili et l'Uruguay. Ces pays vont arriver à s’industrialiser alors que les pays de l’intérieur plus proche des tropiques spécialisés dans l’agriculture de plantation ont très nettement subis la désindustrialisation et la crise des plantations.Il est possible de constater l'évolution de leur poids entre 1900 et 1913.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
!  !! 1800 !! 1913&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Population || 5% || 14%&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Exportations || 14% || 41%&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À la fin du XIXème siècle l’Argentine est l’un des plus riches du monde. Ces pays ont développé une autre économie que l'on peut résumer par trois explications :&lt;br /&gt;
*une agriculture prospère : les espaces sont aménagés pour l’agriculture commerciale, tournée vers l’exportation&lt;br /&gt;
*l’afflux de capitaux européens : pour développer leur économies, les argentins comptent sur les  investissements notamment européens.&lt;br /&gt;
*une forte immigration.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’évolution des transports avec notamment les bateaux frigorifiques permet d’exporter les productions agricoles et bovines ainsi l’argentine c’est tournée vers une agriculture spéculative et se met dans la dépendance de la Grande-Bretagne. Cette situation de dépendance est positive pour les pays qui se sont spécialisés tandis qu’elle fut négative pour les pays qui n’ont pas su se diversifier avec la montée de la concurrence.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C'est un développement profondément marqué par l’héritage du système des plantations. Tant les espagnols que les portugais ont imposé le pacte colonial, c’est-à-dire une économie de l’Amérique latine tournés vers les besoins des pays colonisateurs. Cependant, les pays d’Amérique latine ont conquis leur indépendance et théoriquement ils auraient pu connaitre la destinée des États-Unis d’Amérique en développant une politique protectionniste pour protéger leur industries.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les pays d’Amérique latine ont été les victimes de l’impérialisme britannique. Les britanniques n’ont pas nécessairement besoin de coloniser les terres, ils ont laissés ces pays sous forme d’État indépendant mais ils ont dû accepter les conditions britanniques. Ces conditions ont été le non-protectionnisme et le libre-échange au profit des produits britanniques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il en a résulté la désindustrialisation, la concentration des économies sur des matières premières et il en a résulté un système commercial au profit des britanniques. Ces pays restent sous l’influence du pacte colonial qui prouve encore une fois qu’il est une cause du sous-développement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=L’Inde et la Chine face au défi occidental=&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==L’Inde de 1760 à 1914==&lt;br /&gt;
{{Article détaillé|L’Inde à l’épreuve de la domination britannique}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Concernant l'Inde, il faut avant tout faire la distinction entre deux étapes :&lt;br /&gt;
*1760 – 1858 : l’avancée de la Compagnie des Indes anglaises domine toute les Indes anglaise. C’est un compagnie privée qui, en 1858, laisse place à l’Empire des Indes britanniques ;&lt;br /&gt;
*1858 – 1947 : une colonie britannique jusqu’à l’indépendance en 1947.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'Inde et la Chine représentent 65% de la population mondiale. L’Inde est le parangon de l’application du pacte colonial.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===La composition du commerce extérieur===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les composantes du commerce extérieur de l'Inde va se transformer.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au XVIIIème siècle, l'Inde exporte des épices et de cotonnades tandis  que Angleterre se protège et notamment son marché intérieur. Tout le commerce est contrôlé par la compagnie de Indes orientales, les flux sont contrôlés ainsi que les prix. En l’occurrence, la Compagnie des Indes Orientale ne vend pas les produits importés mais les réexportes sur le continent européen.  En 1700, une loi est votée interdisant la vente de tissus asiatiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Entre 1770 et 1813 va se produire une basculement qui va mener à la désindustrialisation de l’Inde. La Compagnie des Indes Orientales contrôle le commerce avec l’Inde et l’Angleterre ne permet pas aux cotonnades indiennes de concurrencer ses propres produits.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La mécanisation de la filature du coton en Angleterre va générer d’incroyable gains de productivité, ils peuvent produire plus et a bien meilleur marché que les indiens grâce à la révolution industrielle mais cela nécessite d’importer du coton ainsi qu'un marché pour écouler les produits au risque d’avoir une crise de surproduction.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au XIXème siècle, l'Inde va connaître un essor des cultures d’exportation. En 1813, le gouvernement britannique aboli le monopole de la Compagnie des Indes Orientales. De nouvelles compagnies commerçantes vont apparaitre. Le coton va être exporté vers les industries anglaises. Une fois transformé, ils vont être revendu en Inde qui ne peut soutenir la concurrence menant à la désindustrialisation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'Inde désindustrialisé va se tourner vers des cultures d’exportation et spéculatives pour compenser à sa voir le coton et l’opium. L’Inde va dès lors commercer avec l’Europe et la Chine sur de grandes distances et être un acteur important de l’exportation agricole.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Entre 1875 et 1900, l'Inde est traversée par 18 famines causant 26 millions de morts. Les cultures d’exportation prennent la place des agricultures de subsistance. Dans les culture d’ancien régime, la relation entre population et nourriture est très tendu. La culture d’exportation limite le nombre de terres cultivables engendrant des famines. La population est fragilisée, le moindre accident climatique crée des famines qui sont le produit du système colonial par la mise en culture du système d’exportation. De plus, l'espérance de vie se situe entre 23 et 25 ans ce qui est trop peu pour renouveler la population. Une population qui a une espérance de vie inférieure à 21 ans disparait car elle n’a pas le temps de se reproduire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ainsi, entre 1860 et 1910 le revenu par habitant subi une perte de l’ordre 20 %.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Une réindustrialisassions (trop)modeste===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À partir de 1860-1870, l’Inde va lever la tête en développant à nouveau son industrie de filature de coton selon les procédés occidentaux. À la fin du XIXème siècle, cette industrialisation va également toucher la sidérurgie. Le secteur de filature de coton et celui de la sidérurgie vont mener à la renaissance d’une industrie textile et de la sidérurgie moderne à partir du moment où l’Angleterre retire le monopole de la compagnie des Indes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C'est un développement endogène en termes de capitaux, de compétences et entrepreneurs qui sont venus d’Inde. C’est une développement endogène, les indiens vont d’ailleurs mobiliser des capitaux indiens.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais en 1913, l'Inde ne représente que 5 % des broches à filer et 18% de la population du monde ainsi que 0,1 % de la production mondiale d’acier. Cependant, l'Inde reste sous-industrialisé même avec 18% de la population mondiale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il y a une absence d’effet entraînant du chemin de fer car le faible développement des chemins de fers ne stimule pas la production sidérurgique. En fait, ce sont les usines anglaises qui produisent les fers pour produire les chemins des fers indiens. Il faut également s'intéresser à la structure des  réseaux ferroviaires en Inde et dans le Tiers-Monde car il n’y  a pas de réseau de type &amp;quot;toile araignée&amp;quot;. C’est une structure en &amp;quot;entonnoir&amp;quot; dit aussi &amp;quot;chandelier&amp;quot; afin de drainer les ressources du pays vers les ports.  C'est une expression caricaturale du pacte colonial.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On retrouve dans le cas indien le concept de sous-développement économique dans le cadre de son association coloniale, à savoir :&lt;br /&gt;
*désindustrialisation ;&lt;br /&gt;
*essor des cultures d’exportation au détriment des cultures de subsistance : concentration de l’économie sur les exportations au profits des colonisateurs ;&lt;br /&gt;
*dégradation du niveau de vie qui engendre une paupérisation qui amène une vulnérabilisation de la population. On peut citer le pacte colonial comme une conséquence des famines.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==La Chine : une civilisation assiégée==&lt;br /&gt;
Entre 1650 et 1800, la Chine connait de la croissance ainsi qu'unité tandis que ses relations avec l'Occident sont limitées.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les occidentaux sont d'obligés d'accoster dans certains ports et pas dans d’autres pour éviter qu’ils prennent trop de pouvoir. L’opium britannique est le principal produit échangé avec la Chine contre de la soie, les épices et la porcelaine. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À la fin XVIIIème siècle, la pression monte car l'opium est une drogue et la Chine refuse ce marché. En 1839 va avoir lieu la première guerre de l’opium menant à une défaite chinoise et des concessions faites aux britanniques. En 1842 avec le traité de Nankin quatre clauses sont imposées, à savoir 5 ports supplémentaires ouverts aux britanniques, pas de taxe d’importation supérieures à 5% ayant pour conséquence d'empêcher le protectionnisme chinois. Désormais, les anglais ont la liberté de commercer sur le territoire chinois (drogue comprise) et de s’installer sur le sol chinois en faisant de certaines villes des territoires anglais.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:signature du traité de Nakin.jpg|thumb|center|330px|Signature du traité de Nakin.]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1858 a lieu la deuxième guerre de l’opium avec la Grande-Bretagne au côtés des français et des américains face à la Chine ayant d'importantes conséquences. Cette guerre traduit la volonté d’afficher la puissance occidentale. La victoire des occidentaux amène un autre traité qui permet l’ouverture de ports supplémentaires et l’autorisation de s’installer à l’intérieur des terres et plus seulement sur les littoraux. C'est lapolitique de la canonnière, c'est-à-dire que les occidentaux montrent aux populations locales leur puissance en voguant par exemple sur les fleuves chinois avec des attributs européens visibles comme des drapeaux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À partir des années  1860 et 1870, la Chine est une semi-colonie car elle n’a plus de puissance militaire et de politique autonome, les occidentaux dominent le commerce maritime et les interfaces donc la Chine est limitée dans sa mondialisation, néanmoins l’intérieur du pays et certaines régions restent sous la domination chinoise puisque les occidentaux restent aux abords des fleuves.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=L’Egypte : une tentative avortée d’industrialisation=&lt;br /&gt;
L’Égypte était sous domination turque-ottomane qui avait leur capitale à Istanbul. Cette domination a été brisée par les troupes française qui occupent l’Égypte afin de contrôler une route indienne dans l'optique de gêner les britanniques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Suite au retrait de Napoléon, le général Méhémet Ali va mettre en place une politique extrêmement ambitieuse . Il va gouverner de 1805 à 1848.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==La politique de développement de Méhémet Ali==&lt;br /&gt;
[[Fichier:ModernEgypt, Muhammad Ali by Auguste Couder, BAP 17996.jpg|vignette|Portrait de Méhémet Ali par Louis-Charles-Auguste Couder (1840).]]&lt;br /&gt;
L'Égype de Méhémet Ali est n cas original de résistance au sous-développement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La politique de développement de Méhémet Ali (au pouvoir de 1805 à 1848) : les troupes françaises occupaient cette région pour se rapprocher de l’Inde et devancé les anglais. L’État et le gouvernement de Méhémet Ali a pris de nombreuses mesures dans le but d’orienter l’Égypte vers un retour à des valeurs plus anciennes :&lt;br /&gt;
*les réformes agricoles : on passe d’une taxe progressive à une taxe fixe qui fait accroître la productivité des agriculteurs et le rendement des terres. Il va permettre un monopole, l’agriculteur vend à l’État égyptien qui achète à un bon prix et revend en Syrie ou ailleurs. Ainsi, il dégage du bénéfice qu'il distribue aux villes égyptiennes. L’État donne des revenus corrects à ses habitants et garantit la paix social dans le pays.&lt;br /&gt;
*le programme industriel : l'État veut stimuler le marché intérieur. La population est poussée à acheter tout ce qui est possible à l’intérieur du pays (produits égyptiens). L’État va même faire de la publicité pour les produits égyptiens. L’armée qui dépend de l’État va être le premier client des produits locaux. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Toutes ces politiques mènent l’Egypte à être plus développée que la Russie ou encore l’Espagne notamment, mais cette supériorité à certains pays européens ne va pas durer.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’échec s'amorce à partir de 1840. L’Égypte doit faire face à des crises. D'autre part, les turcs ottomans et les britanniques vont signer en 1839  un traité de commerce qui permet l’importation de produits britanniques plus facilement dans les pays arabes. Malgré l’acquisition d’une certaine indépendance, l’Egypte va s’opposer et combattre face aux britanniques mais cela va se conclure par une défaite. La marine et l’armée égyptienne vont être démantelée ce qui va faire perdre de la puissance au pays, de plus ils doivent faire face à la dure concurrence des produits britanniques. Va se produire une désindustrialisation beaucoup plus prononcée que pour les autres cas.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il va y avoir un changement de politique. C’est la fin du gouvernement de Méhémet Ali. En conséquence, c'est la fin du monopole de l’État sur la production du pays.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==L’intégration de l‘économie égyptienne dans l’économie mondiale==&lt;br /&gt;
L'accélération de l'économie égyptienne se produit à partir de trois leviers. Se sont trois accélérateurs de l’intégration dans le système économique mondial : &lt;br /&gt;
* la [[La Guerre de Sécession et la Reconstruction aux États-Unis : 1861 - 1877|Guerre de Sécession ]] aux États-Unis qui va durer de 1861 à 1865 ; &lt;br /&gt;
* l’ouverture du canal de Suez en 1869 : pour permettre l’accès plus facile des métropoles aux colonies orientales, cela implique le passage de nombreux bateaux en Egypte. Malgré les revenus du aux droits de passage, l’État n’arrive pas à rembourser les intérêts de la dette. Cette dette est l’une des justifications de l’occupation par les troupes britanniques en Egypte ;&lt;br /&gt;
* l’occupation britannique à partir de 1882 : l’autre justification et que la Grande-Bretagne voulait sécuriser la route vers le joyau de la Grande-Bretagne à savoir l’Inde.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=L’Afrique noire=&lt;br /&gt;
{{Article détaillé|L’Afrique subsaharienne malade de la colonisation ?}}&lt;br /&gt;
==La traite (transatlantique) des noirs==&lt;br /&gt;
{{Article détaillé|Coûts de la première expansion européenne (XVIe-XVIIIe siècles)}}&lt;br /&gt;
La traite transatlantique est de forte ampleur. Entre le début du XVIème siècle et le milieu du XIXème siècle se sont entre 10 à 12 millions d’africains qui sont embarqués. La traite se concentre principalement sur le XVIIIème siècle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La traite suit un parcours définit. Les départs s'effectuent de l'Afrique occidentale à savoir le Nigéria, le Ghana, la Sierra Leone ou encore la Sénégambie représentant entre 60% et 65% de la traite. L'Afrique occidentale centrale à savoir l'Angola, le Gabon et le Congo représentent plus ou moins 35% des départs. Les destinations sont liées au système des plantations. Le Brésil reçoit environ 40% des esclaves, les caraïbes de  40% à 45 %, au contraire de l'Amérique du Nord qui reçoit une proportion plus faible évaluée à 5%.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==L’abolition de la traite et de l’esclavage==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’abolition de la traite vise à interdir le commerce d'esclaves. En 1792 le Danemark abolie la traite et le commerce, en 1807 c'est Angleterre et enfin le traité de Vienne de 1815. Quant à l’abolition de l’esclavage, elle a lieu en Angleterre en 1833, en France en 1848, aux Pays-Bas en 1863, aux États-Unis en 1865, Brésil et Cuba dans les années 1880.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’abolitionnisme était dans l’intérêt des commerçants britanniques car ils ont besoin du libre-échange (au contraire du protectionnisme) pour aller chercher et vendre des matières premières ou des produits. C'est aussi parce que les  britanniques sont les plus concurrentiels qu'ils vont promouvoir les idées liberté sevant leurs intérêts.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==L’impact de la traite négrière==&lt;br /&gt;
Il est impossible de mesurer l'impact de la traire négrière. Ce qu'il est possible d'affirmer est que la traite fut une terrible sélection. Les survivants ont été sélectionnés à leur résistance. Tous les faibles sont morts en route. On peut dire que l’Afrique a été privée de ses forces.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Le caractère tardif de la colonisation européenne en Afrique==&lt;br /&gt;
Ce qui est certain est que l’Afrique était clairement affaiblie quand les européens se sont décidés à la coloniser, c'est-à-dire instaurer une domination politique et militaire en mettant ces territoires sous leur contrôle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si la colonisation intervient tardivement, c'est parce que pendant la période précédente, les européens étaient occupés par la colonisation d’autres continents.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une autre explication est liée à la géographie et au climat.La géographie du terrain est difficile à maitriser et les conditions arides favorise certaines maladies jusqu’alors non-connues des européens qui n’avaient pas non plus été immuniser. C’est une nouvelle étape de l’unification microbienne. Être envoyé en Afrique était comme une condamnation à mort.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Concernant l'aspect économique, les colonisations avaient comme motivation la mise en place de colonies d’exploitation. Cependant, le seul produit que l’Afrique exportée été l’huile de palme qui avait des utilisations extrêmement limitées. C’est pourquoi c’est un territoire peu productif. Les terre sont non-cultivées à cause de l'exploitation de l'huile de palme. L’Afrique ne sera mise en exploitation que durant le XXème siècle qui ne justifie pas l’investissement de capitaux. La découverte des minerais précieux va se produire plus tardivement. Des mines de diamants et d’or vont être découvertes durant la seconde moitié du XIXème siècle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La colonisation de l’Afrique relève avant tout d’une course à la gloire et de l’affirmation des puissances relevant de conflits géostratégiques. C’est un esprit de nationalisme concurrentiel en pleine époque d’affirmation des nationalismes. L’Afrique est devenue un champ de bataille intermédiaire ou la Première guerre mondiale se préparait.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La colonisation de l’Afrique n’a pas été une logique d’exploitation mais un affrontement géostratégique de dominations et d’influences dans le jeu des relations internationales. La colonisation est une partie brève de l’histoire des pays colonisés. Tous les paix colonisateurs ont mis en œuvre des pactes coloniaux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C’est une grille très évidente de la création des tiers-mondes qui ont été crée par des rapports de force politiques et le pacte colonial est la clef de lecture.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Notes=&lt;br /&gt;
=Référence=&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;vote type=1 /&amp;gt; &lt;br /&gt;
[[Category:histoire]][[Category:histoire économique]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Cholloa0</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://baripedia.org/index.php?title=L%E2%80%99%C3%A9volution_de_la_Suisse_des_origines_au_XX%C3%A8me_si%C3%A8cle&amp;diff=16438</id>
		<title>L’évolution de la Suisse des origines au XXème siècle</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://baripedia.org/index.php?title=L%E2%80%99%C3%A9volution_de_la_Suisse_des_origines_au_XX%C3%A8me_si%C3%A8cle&amp;diff=16438"/>
		<updated>2014-10-30T18:49:44Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Cholloa0 : /* L’État unitaire centralisé : la République helvétique de 1798 à 1803 */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&lt;br /&gt;
=La confédération d’État du  XIIIe siècle à 1798=&lt;br /&gt;
[[Image:Struktur Eidgenossenschaft.png|upright=2|vignette|La Confédération des {{XIII}} cantons et ses alliés au {{XVIIIe siècle}}]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La Suisse d’avant [[Has date::1798]] est composée des Treize États souverains et est entourée des nombreux territoires alliés (Genève, Neuchâtel,le Valais, Prince Abbé de Saint-Gall). Les cantons alliés et souverains ont des régimes différenst comme en Obwald, Appenzell où le peuple prend lui-même les décisions importantes. Il y a aussi des régimes oligarchiques comme à Bâle et Fribourg mais aussi des régimes monarchiques comme à Neuchâtel ou encore des régimes monarchiques ecclésiastiques comme à Bâle. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
À côté de ces territoires souverains, il y a des territoires sujets, c’est-à-dire non-souverains, à l'exemple de Genève qui est une ville souveraine mais dont la campagne est sujette : territoires soumis à un ou plusieurs cantons  (ex- pays de Vaud soumis au canton de Berne, le Tessin soumis à plusieurs canton, Argovie, Thurgovie)&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Pour régler les affaires intercantonales, il y a une conférence annuelle que l’on appelle la [http://fr.wikipedia.org/wiki/Di%C3%A8te_f%C3%A9d%C3%A9rale Diète confédérale] où chaque canton et ses alliés sont réunis. Les décisions sont prises à l’unanimité, sont représentés les Treize cantons et un certain nombre d’alliés. Cet ensemble forme le corps helvétique et chaque canton jouit d’une indépendance les uns par rapport aux autres.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Malgré les conflits de nature sociale et religieuse, pendant V siècles ces différents États souverains sont restés réunis autour de 4 dénominateurs communs :&lt;br /&gt;
* se protéger contre l’extérieur &lt;br /&gt;
* maintenir la paix et l’ordre public entre eux&lt;br /&gt;
* défendre ses droits et ses libertés &lt;br /&gt;
* promouvoir la prospérité (alliance à intérêt pécuniaire) &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
C’est la règle du consensus qui s’applique, les décisions sont prises à l’unanimité parce que tout le monde y trouve son avantage.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Jusqu’au XVIème siècle, on ne dénombre que 4 conflits et 3 guerres.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Qu’est-ce qui maintenait les Suisses entre eux ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il n’y a pas de constitution, mais un fort réseau d’alliances lie les cantons.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=L’État unitaire centralisé : la République helvétique de 1798 à 1803=&lt;br /&gt;
[[Fichier:Karte Helvetik 3.png|400px|thumb|right|Les 19 cantons de la République helvétique avant février 1802]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La révolution française, dans le sillage de la révolution américaine, induit des idées de liberté et d’égalité pour les individus, va avoir un certain écho en Suisse.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Ainsi les principes de liberté et d’égalité, qui étaient exclus des droits politiques avant 1798, vont devenir un principe inaliénable.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[File:Flag_of_the_Helvetic_Republic_(French).svg|left|thumb|Drapeau de la République helvétique (version française, au verso)]]&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
La République française va soutenir la révolution Suisse et envahir le territoire faisant de la Suisse une RépubliqueHelvétique créée sur le modèle de la République française. Cependant elle a un intérêt économique, la conquête de la Suisse pour y remédier. D’autre part la France, qui a conquis l’Italie du nord, est très intéressée par la position stratégique qu’offre le territoire suisse. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
En 1798 est promulguée la première constitution. La république helvétique est un État centralisé. Le système de souveraineté cantonale est aboli. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Désormais l'Etat central est souverain.. Les anciens territoires sous sujétion sont désormais sur pied d’égalité. L’individu est également émancipé, chaque individu majeur se voit reconnaitre l’exercice de ses droits politiques et un système politique sur le suffrage universel est fondé. Cependant cette République helvétique dépend de la France.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
La République helvétique est traversée par de nombreuses tension entre ceux qui veulent maintenir ce nouvel ordre et les conservateurs qui désirent revenir à l’ancien modèle.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
En 1802 une guerre civile embrase la Suisse pour un retour à la souveraineté des cantons.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=La confédération d’États de 1803 à 1848=&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La guerre civile est interrompue par l’intervention de Bonaparte qui a pour conséquence de revenir à un État confédéral. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Napoléon fait venir à Paris une assemblée constituante de tous les Cantons, et élabore l’Acte de Médiation de 1803 qui restaure la souveraineté des cantons.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Cependant on conserve les acquis de la révolution en affirmant les principes d’égalité et de liberté. On ne revient pas à ce qui était établi avant 1798.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Les cantons qui étaient souverains deviennent souverain. Certain États alliés redeviennent des États souverain et deviennent des cantons à part entière. Cette structure d’État confédérale offre à tous les citoyens le droit de suffrage et d’éligibilité qui reste cependant du domaine cantonal.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Image:Bild Bundesvertrag 1815.jpg|thumb|right|Le Pacte fédéral de 1815.]] &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Le réseau complexe d’alliance est remplacé par l’Acte Fédéral  en 1803 qui renforce le domaine militaire, il faut que la Suisse puisse se défendre notamment contre les autrichiens. La diète est restaurée qui conférence diplomatique formée de deux représentants par canton.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À la suite de la chute de Napoléon, l’acte est remplacé par le [http://fr.wikipedia.org/wiki/Conf%C3%A9d%C3%A9ration_des_XXII_cantons#Le_pacte_f.C3.A9d.C3.A9ral_de_1815_et_l.27organisation_politique_de_la_Conf.C3.A9d.C3.A9ration Pacte Fédéral] de 1815 qui a pour but d’organiser la confédération ressemble à l’Acte fédéral de 1803.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
À partir de 1830 on assiste à un développement politique et économique de la Suisse. La souveraineté des cantons bloque le développement économique et politique.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Les progressistes veulent un État centralisé voulant la suppression des cantons tandis que les conservateurs veulent le maintien de la structure d’État Confédérale. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Durant la [http://fr.wikipedia.org/wiki/Guerre_du_Sonderbund guerre du Sonderbund] le clan conservateur est vaincu. Menant à la [http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89tat_f%C3%A9d%C3%A9ral_de_1848 Constitution fédérale] de 1848. La structure d’État fédéral perdure jusqu’à aujourd’hui, basée sur le Pacte Fédéral de 1815.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=L’État fédéral de 1848 à nos jours=&lt;br /&gt;
[[Image:James Fazy (Harper's Illustration).png|thumb|Portrait de James Fazy]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*1848 : première constitution&lt;br /&gt;
*1874 : révision totale de la Constitution&lt;br /&gt;
*1999 : nouvelle révision totale &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La structure d’État fédéral est un compromis. Les progressistes voulaient un modèle d’État unitaire s’inspirant de la France avec comme corollaire l’abolition de la souveraineté des cantons. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Le modèle Fédéral a été avancé par un genevois, [http://fr.wikipedia.org/wiki/James_Fazy James Fasy], qui évoqua la valeur de la constitution américaine de 1787. Il va promouvoir le fédéralisme et le bicamérisme américain (représentant du peuple américain - chambre des représentants - et représentant des États : Sénat)&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Les conservateurs sont satisfait du maintien de la souveraineté des cantons : Article 3 de la constitution.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Notes=&lt;br /&gt;
[[Image:Gedenkblatt 1874.jpg|thumb]]&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
*[http://www.parlament.ch/f/wissen/li-bundesverfassung/Pages/default.aspx La Constitution fédérale suisse], parlement.ch&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Dispositions importantes de la constitution fédérale suisse ==&lt;br /&gt;
* Art. 1 : Définit la notion de Confédération suisse, les noms des 26 cantons.&lt;br /&gt;
* Art. 2 : Indique les buts poursuivis par le pays.&lt;br /&gt;
* Art. 3 : Explique que les cantons sont souverains dans les domaines qui ne sont pas attribués à la Confédération.&lt;br /&gt;
* Art. 5 : Garantit que les activités de l'État ont pour base et limite le Droit.&lt;br /&gt;
* Art. 7 : La dignité humaine est respectée et protégée en tant que principe de base des droits fondamentaux. Ce droit ne peut en aucun cas être limité par l'État, même sous conditions exceptionnelles.&lt;br /&gt;
* Art. 10 : Interdit la peine de mort, au nom du droit à la vie de chacun, et la torture.&lt;br /&gt;
* Art. 38 : Garantie du maintien du droit du sang pour l'obtention de la nationalité suisse.&lt;br /&gt;
* Art. 41 : Définit les buts sociaux de l'État et garantit notamment l'accès aux soins, à la protection sociale (chômage, invalidité, maladie, vieillesse), au logement, à l'éducation.&lt;br /&gt;
* Art. 48 : L'alliance et les traités entre cantons contraires au droit et aux intérêt de la Confédération et des cantons sont interdits. En revanche, les cantons ont le droit de conclure entre eux des conventions (sur la législation, la justice et l'administration). La Confédération doit être informée de ces conventions : l'Assemblée fédérale doit approuver ces conventions (art 172.2).&lt;br /&gt;
* Art. 49 : Primauté du droit fédéral.&lt;br /&gt;
* Art. 54 : Les affaires étrangères sont compétence de la Confédération.&lt;br /&gt;
** Art. 184 : Le Conseil fédéral représente la Suisse à l'étranger. Il signe et ratifie les traités internationaux sous réserve des droits de particiation de l'Assemblée fédérale (art. 166.2).&lt;br /&gt;
** Art. 140.1 let. b et Art. 141.1 let. d : Certains traités internationaux et l'adhésion à des organisations internationales sont soumis au référendum.&lt;br /&gt;
* Art. 59 : Obligation de servir.&lt;br /&gt;
* Art. 72 : Précise que les rapports entre l'Église et l'État sont du ressort des cantons.&lt;br /&gt;
* Art. 136 : Droits politiques des citoyens suisses.&lt;br /&gt;
* Art. 138-142 : Définition et fonctionnement des droits populaires, tels que l'initiative populaire et le référendum.&lt;br /&gt;
* Art. 173.1 let. a et Art. 185. 1 : La Confédération prend des mesures préservant la sécurité, l'indépendance et la neutralité du pays.&lt;br /&gt;
** Art. 173.1 let. d et Art 185.4 : Le Conseil fédéral et l'Assemblée nationale disposent de l'armée, le Conseil fédéral n'est cependant dans ce domaine que subsidiaire.&lt;br /&gt;
** Art 173. 2 : (Par extension) Seule l'Assemblée fédérale peut décider sur la Guerre et la Paix.&lt;br /&gt;
* Art. 177 : Principe de la collégialité au sein du Conseil fédéral.&lt;br /&gt;
* Art. 191c : Garantie d'indépendance de la Justice.&lt;br /&gt;
=Références=&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;vote type=1 /&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Category:droit]][[Category:Suisse]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Cholloa0</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://baripedia.org/index.php?title=L%E2%80%99%C3%A9volution_de_la_Suisse_des_origines_au_XX%C3%A8me_si%C3%A8cle&amp;diff=16437</id>
		<title>L’évolution de la Suisse des origines au XXème siècle</title>
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		<updated>2014-10-30T18:43:09Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Cholloa0 : /* La confédération d’État du  XIIIe siècle au 1798 */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&lt;br /&gt;
=La confédération d’État du  XIIIe siècle à 1798=&lt;br /&gt;
[[Image:Struktur Eidgenossenschaft.png|upright=2|vignette|La Confédération des {{XIII}} cantons et ses alliés au {{XVIIIe siècle}}]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La Suisse d’avant [[Has date::1798]] est composée des Treize États souverains et est entourée des nombreux territoires alliés (Genève, Neuchâtel,le Valais, Prince Abbé de Saint-Gall). Les cantons alliés et souverains ont des régimes différenst comme en Obwald, Appenzell où le peuple prend lui-même les décisions importantes. Il y a aussi des régimes oligarchiques comme à Bâle et Fribourg mais aussi des régimes monarchiques comme à Neuchâtel ou encore des régimes monarchiques ecclésiastiques comme à Bâle. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
À côté de ces territoires souverains, il y a des territoires sujets, c’est-à-dire non-souverains, à l'exemple de Genève qui est une ville souveraine mais dont la campagne est sujette : territoires soumis à un ou plusieurs cantons  (ex- pays de Vaud soumis au canton de Berne, le Tessin soumis à plusieurs canton, Argovie, Thurgovie)&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Pour régler les affaires intercantonales, il y a une conférence annuelle que l’on appelle la [http://fr.wikipedia.org/wiki/Di%C3%A8te_f%C3%A9d%C3%A9rale Diète confédérale] où chaque canton et ses alliés sont réunis. Les décisions sont prises à l’unanimité, sont représentés les Treize cantons et un certain nombre d’alliés. Cet ensemble forme le corps helvétique et chaque canton jouit d’une indépendance les uns par rapport aux autres.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Malgré les conflits de nature sociale et religieuse, pendant V siècles ces différents États souverains sont restés réunis autour de 4 dénominateurs communs :&lt;br /&gt;
* se protéger contre l’extérieur &lt;br /&gt;
* maintenir la paix et l’ordre public entre eux&lt;br /&gt;
* défendre ses droits et ses libertés &lt;br /&gt;
* promouvoir la prospérité (alliance à intérêt pécuniaire) &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
C’est la règle du consensus qui s’applique, les décisions sont prises à l’unanimité parce que tout le monde y trouve son avantage.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Jusqu’au XVIème siècle, on ne dénombre que 4 conflits et 3 guerres.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Qu’est-ce qui maintenait les Suisses entre eux ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il n’y a pas de constitution, mais un fort réseau d’alliances lie les cantons.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=L’État unitaire centralisé : la République helvétique de 1798 à 1803=&lt;br /&gt;
[[Fichier:Karte Helvetik 3.png|400px|thumb|right|Les 19 cantons de la République helvétique avant février 1802]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La révolution française, dans le sillage de la révolution américain, induit des idées de liberté et d’égalité pour les individus, va avoir un certain écho en Suisse.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Ainsi les principes de liberté et d’égalité, qui étaient exclus des droits politiques avant 1798, vont devenir un principe inaliénable.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[File:Flag_of_the_Helvetic_Republic_(French).svg|left|thumb|Drapeau de la République helvétique (version française, au verso)]]&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
La République française va soutenir la révolution Suisse et envahir le territoire faisant de la Suisse une RépubliqueHelvétique créée sur le modèle de la République française. Cependant elle a un intérêt économique, la conquête de la Suisse pour y remédier. D’autre part laFrance qui a conquis l’Italie du nord est très intéressé par la position stratégique qu’offre le territoire Suisse. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
En 1798 est promulgué la première  constitution. La république helvétique est un État centralisé. Le système de souveraineté cantonale est aboli. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Désormais la souveraineté est l’État centrale. Les anciens territoires sous sujétion sont désormais sur pied d’égalité. L’individu est également émancipé, chaque individu majeur se voie reconnaitre l’exercice de ses droits politiques et un système politique sur le suffrage universel est fondé. Cependant cette République helvétique dépend de la France.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
La République helvétique est traversé par de nombreuses tension entre ceux qui veulent maintenir ce nouvel ordre et les conservateurs qui désirent revenir à l’ancien modèle.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
En 1802 une guerre civile embrase la Suisse pour un retour à la souveraineté des Cantons.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=La confédération d’États de 1803 à 1848=&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La guerre civile est interrompue par l’intervention de Bonaparte qui a pour conséquence de revenir à un État confédéral. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Napoléon fait venir à Paris une assemblée constituante de tous les Cantons, et élabore l’Acte de Médiation de 1803 qui restaure la souveraineté des cantons.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Cependant on conserve les acquis de la révolution en affirmant les principes d’égalité et de liberté. On ne revient pas à ce qui était établi avant 1798.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Les cantons qui étaient souverains deviennent souverain. Certain États alliés redeviennent des États souverain et deviennent des cantons à part entière. Cette structure d’État confédérale offre à tous les citoyens le droit de suffrage et d’éligibilité qui reste cependant du domaine cantonal.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Image:Bild Bundesvertrag 1815.jpg|thumb|right|Le Pacte fédéral de 1815.]] &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Le réseau complexe d’alliance est remplacé par l’Acte Fédéral  en 1803 qui renforce le domaine militaire, il faut que la Suisse puisse se défendre notamment contre les autrichiens. La diète est restaurée qui conférence diplomatique formée de deux représentants par canton.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À la suite de la chute de Napoléon, l’acte est remplacé par le [http://fr.wikipedia.org/wiki/Conf%C3%A9d%C3%A9ration_des_XXII_cantons#Le_pacte_f.C3.A9d.C3.A9ral_de_1815_et_l.27organisation_politique_de_la_Conf.C3.A9d.C3.A9ration Pacte Fédéral] de 1815 qui a pour but d’organiser la confédération ressemble à l’Acte fédéral de 1803.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
À partir de 1830 on assiste à un développement politique et économique de la Suisse. La souveraineté des cantons bloque le développement économique et politique.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Les progressistes veulent un État centralisé voulant la suppression des cantons tandis que les conservateurs veulent le maintien de la structure d’État Confédérale. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Durant la [http://fr.wikipedia.org/wiki/Guerre_du_Sonderbund guerre du Sonderbund] le clan conservateur est vaincu. Menant à la [http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89tat_f%C3%A9d%C3%A9ral_de_1848 Constitution fédérale] de 1848. La structure d’État fédéral perdure jusqu’à aujourd’hui, basée sur le Pacte Fédéral de 1815.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=L’État fédéral de 1848 à nos jours=&lt;br /&gt;
[[Image:James Fazy (Harper's Illustration).png|thumb|Portrait de James Fazy]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*1848 : première constitution&lt;br /&gt;
*1874 : révision totale de la Constitution&lt;br /&gt;
*1999 : nouvelle révision totale &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La structure d’État fédéral est un compromis. Les progressistes voulaient un modèle d’État unitaire s’inspirant de la France avec comme corollaire l’abolition de la souveraineté des cantons. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Le modèle Fédéral a été avancé par un genevois, [http://fr.wikipedia.org/wiki/James_Fazy James Fasy], qui évoqua la valeur de la constitution américaine de 1787. Il va promouvoir le fédéralisme et le bicamérisme américain (représentant du peuple américain - chambre des représentants - et représentant des États : Sénat)&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Les conservateurs sont satisfait du maintien de la souveraineté des cantons : Article 3 de la constitution.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Notes=&lt;br /&gt;
[[Image:Gedenkblatt 1874.jpg|thumb]]&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
*[http://www.parlament.ch/f/wissen/li-bundesverfassung/Pages/default.aspx La Constitution fédérale suisse], parlement.ch&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Dispositions importantes de la constitution fédérale suisse ==&lt;br /&gt;
* Art. 1 : Définit la notion de Confédération suisse, les noms des 26 cantons.&lt;br /&gt;
* Art. 2 : Indique les buts poursuivis par le pays.&lt;br /&gt;
* Art. 3 : Explique que les cantons sont souverains dans les domaines qui ne sont pas attribués à la Confédération.&lt;br /&gt;
* Art. 5 : Garantit que les activités de l'État ont pour base et limite le Droit.&lt;br /&gt;
* Art. 7 : La dignité humaine est respectée et protégée en tant que principe de base des droits fondamentaux. Ce droit ne peut en aucun cas être limité par l'État, même sous conditions exceptionnelles.&lt;br /&gt;
* Art. 10 : Interdit la peine de mort, au nom du droit à la vie de chacun, et la torture.&lt;br /&gt;
* Art. 38 : Garantie du maintien du droit du sang pour l'obtention de la nationalité suisse.&lt;br /&gt;
* Art. 41 : Définit les buts sociaux de l'État et garantit notamment l'accès aux soins, à la protection sociale (chômage, invalidité, maladie, vieillesse), au logement, à l'éducation.&lt;br /&gt;
* Art. 48 : L'alliance et les traités entre cantons contraires au droit et aux intérêt de la Confédération et des cantons sont interdits. En revanche, les cantons ont le droit de conclure entre eux des conventions (sur la législation, la justice et l'administration). La Confédération doit être informée de ces conventions : l'Assemblée fédérale doit approuver ces conventions (art 172.2).&lt;br /&gt;
* Art. 49 : Primauté du droit fédéral.&lt;br /&gt;
* Art. 54 : Les affaires étrangères sont compétence de la Confédération.&lt;br /&gt;
** Art. 184 : Le Conseil fédéral représente la Suisse à l'étranger. Il signe et ratifie les traités internationaux sous réserve des droits de particiation de l'Assemblée fédérale (art. 166.2).&lt;br /&gt;
** Art. 140.1 let. b et Art. 141.1 let. d : Certains traités internationaux et l'adhésion à des organisations internationales sont soumis au référendum.&lt;br /&gt;
* Art. 59 : Obligation de servir.&lt;br /&gt;
* Art. 72 : Précise que les rapports entre l'Église et l'État sont du ressort des cantons.&lt;br /&gt;
* Art. 136 : Droits politiques des citoyens suisses.&lt;br /&gt;
* Art. 138-142 : Définition et fonctionnement des droits populaires, tels que l'initiative populaire et le référendum.&lt;br /&gt;
* Art. 173.1 let. a et Art. 185. 1 : La Confédération prend des mesures préservant la sécurité, l'indépendance et la neutralité du pays.&lt;br /&gt;
** Art. 173.1 let. d et Art 185.4 : Le Conseil fédéral et l'Assemblée nationale disposent de l'armée, le Conseil fédéral n'est cependant dans ce domaine que subsidiaire.&lt;br /&gt;
** Art 173. 2 : (Par extension) Seule l'Assemblée fédérale peut décider sur la Guerre et la Paix.&lt;br /&gt;
* Art. 177 : Principe de la collégialité au sein du Conseil fédéral.&lt;br /&gt;
* Art. 191c : Garantie d'indépendance de la Justice.&lt;br /&gt;
=Références=&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;vote type=1 /&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Category:droit]][[Category:Suisse]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Cholloa0</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://baripedia.org/index.php?title=La_mise_en_%C5%93uvre_d%E2%80%99une_loi&amp;diff=16436</id>
		<title>La mise en œuvre d’une loi</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://baripedia.org/index.php?title=La_mise_en_%C5%93uvre_d%E2%80%99une_loi&amp;diff=16436"/>
		<updated>2014-10-30T18:31:43Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Cholloa0 : /* Le système des peines et la médiation */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;=L’action de la juridiction=&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*'''Action'''&lt;br /&gt;
Le domaine de la mise en œuvre du droit se définit comme la voie de droit destinée à assurer la sanction du droit avec l'aide des juridictions.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Le droit existe que si le titulaire d’un droit à la possibilité de le faire respecter avec l’aide de l’État ou d’autres autorités.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
*'''Juridiction'''&lt;br /&gt;
C’est l’activité de l’État qui dit le droit étendu aux organes institués pour exercer la mission de juger, de rendre la justice, par application du droit.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Ces services sont confiés au pouvoir judiciaire afin de permettre de régler les conflits. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Ainsi le système juridique permet un droit général d’action ; tout droit subjectif permet de mener une action auprès de organes de l’État pour le faire appliquer ou en constater l’existence.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Les modes alternatifs des règles de conflit=&lt;br /&gt;
Il y a la possibilité de s’adresser à la juridiction mais il existe aussi d’autres juridictions que celles de l’État.Cependant cela ne porte pas atteinte au juge de l’État. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
On ne peut y recourir que sur autorisation de l’État, il touche le droit privé, le droit public et le droit international.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Négociations et « pour-parler »==&lt;br /&gt;
C’est un mode utilisé dans le domaine du droit international public. Les deux parties en conflits discutent en vue de résorber les divergences qui les opposent.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Au cours de négociations il peut y avoir l’intervention d’un tiers qui se met à disposition des parties (bons-offices). Il ne participe pas directement mais part les moyens qu’il met à disposition des parties il favorise les discutions.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Les « bons-offices » permettent à un pays tiers de jouer un rôle d’intermédiaire qui permettent aux parties de négocier dans des conditions optimales ; les parties sont libres de négocier.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
La Suisse a jouée dans certaine crise le rôle de « bons-offices » notamment avec Cuba.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Médiation==&lt;br /&gt;
S’en remettre à un médiateur choisi en fonction du prestige qu’il exerce. Il propose un solution mais n’impose pas une solution aux parties en conflits qui l’acceptent ou la refusent.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Généralement la médiation touche autant le droit privé (conflit du travail, litige familiaux) que le droit international.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==La conciliation==&lt;br /&gt;
Consiste à rapprocher les parties en conflit pour trouver une solution amiable. Le terme amiable vient du mot latin « amicabilis » qui n’appartient qu’au vocabulaire juridique.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
La conciliation désigne une solution négociée qui ne peut s’en tenir strictement au droit, le juge ne tranche pas mais cherche à s’entendre&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
C’est souvent la première mesure que prend le juge saisie d’un litige peut ou doit tenter (ex- droit de la famille). Cependant, l’acceptation relève toujours de la volonté des parties.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==L’arbitrage==&lt;br /&gt;
Soumission d’un litige à un ou plusieurs arbitres choisis par les partis  qui aboutit à une décision obligatoire. À la différence de la juridiction on peut choisir son juge.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
L’arbitrage peut être convenue avant la reconnaissance d’un litige d’après la clause compromissoire que si il y a un litige, on prévoit que le conflit sera tranché par l’arbitrage.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
L’arbitrage peut être conduit ad-hoc c’est-à-dire qu’on l’applique à un cas spécial après qu’un litige soit survenu, alors les parties se mettent d’accord pour régler leur conflit par le mode alternatif de l’arbitrage.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Le compromis arbitral est un compromis au moment du conflit, tranché par voie d’arbitrage.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
De nos jours l’arbitrage est un moyen très utilisé en droit international. D’autre par l’arbitrage a trouvé un terrain de prédilection dans la vie des grandes entreprises (procédure plus simple, efficace, rapide, discrète). Dans le domaine des affaires commerciales 80% des contrats commerciaux internationaux prévoient une clause compromissoire. Ce sont lesChambres de commerces européennes qui ont organisés des juridictions arbitrales. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
À la différence des juges, les arbitres ont une grande expérience pratique notamment dans les affaires commerciales.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Les parties choisissent les arbitres compétents dans les domaines où il y a des conflit.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Arbitrage de l’Alabama :&lt;br /&gt;
15 septembre 1872 la Grande-Bretagne est condamné à verser aux États-Unis une très lourde indemnité pour avoir manqué à ses obligations de stricte neutralité dans la guerre de Sécession  &lt;br /&gt;
è Coupable de négligence en tolérant la livraison aux sudistes d’une vingtaine de bateau. &lt;br /&gt;
è Va contribuer à l’assise internationale de Genève&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Les partis au procès=&lt;br /&gt;
Le procès peut opposer  deux partis c’est notamment le cas du procès civil :&lt;br /&gt;
*'''DEMANDEUR''' (demanderesse) est celui ou celle qui a pris l'initiative d'un procès&lt;br /&gt;
*'''DEFENDEUR''' (défenderesse) est celui ou celle contre lequel une demande en justice est formée&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
La mission de réprimer est révolue à l’État. L’action pénal est un peu différente car elle a pour mission de réparer, c’est l’État qui s’en charge. Cette action est déclenchée d’office sur son initiative ou de la part d’un agent de l’État par le ministère public.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Le ministère public désigne l'ensemble des magistrats chargés de représenter la loi et les intérêts de l'État devant les tribunaux.&lt;br /&gt;
*Dans les cantons : le ministère public est dirigé par un procureur général  élu par le peuple chargé des poursuites pénales.&lt;br /&gt;
*Dans la confédération : le ministère public est dirigé par le procureur général de la Confédération qui est élu par l’Assemblée Fédérale.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
L’action est déclenchée d’office, le ministère public n’a pas besoin d’être préalablement demandé pour être mise en œuvre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=La procédure pénale=&lt;br /&gt;
Les règles de droit déclenchent par la procédure pénal sont totalement impératives, ce sont des règles de droit qui ont une forme stricte. Cela permet de garantir la sécurité du droit à l’inculpé. Par exemple, une perquisition doit respecter des règles strictes afin de défendre les intérêts de l’accusé.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==La procédure accusatoire et la procédure inquisitoire==&lt;br /&gt;
La procédure pénale et aussi appelée instruction pénal est la recherche et l’administration des preuves relatives à un crime ou à un délit.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
[[Fichier:Code pénal suisse - article 10.png|vignette|center|700px|[http://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/19370083/ Code pénal suisse] - [http://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/19370083/index.html#a10 article 10]]]&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
===Accusatoire===&lt;br /&gt;
C’est la procédure la plus ancienne, il tire son nom du fait que la procédure pénale est déclenchée par une accusation,elle se déroule sous forme d’un combat organisé selon des formes solennelles entre le demandeur et le défendeur qui est arbitré par un juge afin de mettre fin à ce combat simulé en donnant raison à l’une ou l’autre partie. Elle est l’expression des régimes politiques à forte participation des citoyens. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
La poursuite est lancée mise en accusation,le juge est un arbitre. Il veille à ce que le combat entre les deux parties se passe bien il doit statuer sur les preuves qu’on lui produit.  &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Cette procédure est :&lt;br /&gt;
*orale ;&lt;br /&gt;
*publique ;&lt;br /&gt;
*contradictoire.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Elle prend en considération les deux partis sans pour autant ne prendre aucune initiative. Etant donné que la procédure est publique le citoyen peut vérifier son bon déroulement.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
La poursuite et la recherche des infractions sont laissées à l‘initiative des privés car les moyens de l’accusation est insuffisant. L’administration des preuves est lacunaire parce que le juge ne peut pas intervenir directement. En raison les intérêts de l’accusé son quelque peu lésé.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
D’autre part, il y a une absence d’instruction : Instruction, phase du procès pénal au cours de laquelle le magistrat instructeur  procède aux recherches tendant à identifier l’auteur de l’infraction, à éclairer sa personnalité, à établir les circonstances et les conséquences de cette infraction, afin de décider de la suite à donner à l’action publique. Cette procédure existe principalement aux États-Unis.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Le droit de procédure a trait au règlement des conflits et des délits qui portent préjudice à une communauté (Criminalité). Dans son ''Germania'', Tacite parle de l'existence de tribunaux pour régler les différents; les principes, élus, étaient tenus de s'adjoindre des gens du peuple. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Selon le code des Francs saliens (vers 500), le juge dirigeait l'ensemble de la procédure, de la citation jusqu'à l'exécution, alors que la proposition de sentence appartenait aux « rachimbourgs »,soit sept hommes choisis comme juges au sein de la communauté lésée, et devait être approuvée par le Thing, soit l'ensemble des hommes en droit de porter les armes (Lois barbares). D'après la loi des Alamans ([http://de.wikipedia.org/wiki/Lex_Alamannorum lex Alamannorum], vers 720),le juge devait être désigné par le duc et agréé par le peuple. La réforme judiciaire carolingienne (vers 770) déféra la capacité de prononcer le jugement à des échevins, juges permanents, et la sentence n'avait plus à être approuvée par le Thing. La subdivision procédurale en basse justice (causae minores) et haute justice ou justice criminelle (causae majores) est à l'origine de la distinction entre procédure civile et procédure pénale (Droit pénal).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Inquisitoire=== &lt;br /&gt;
Cette procédure prend naissance dans les juridictions ecclésiastique et le droit canonique. Elle se généralise dès le XIIIème siècle pour se répandre ensuite dans la plupart des juridictions laïques.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Ce système répond aux besoins d’un régime autoritaire qui place les intérêts de la société au-dessus de l’individu. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Cette procédure tire son nom d’une formalité initiale qui désigne le déroulement ultérieur d’une procédure d’un procès et pèse sur l’enquête, c’est l’inquistio. L’enquête détermine le déroulement du procès. C’est le magistrat qui procède a cette enquête et elle débute d’office c’est-à-dire à l’initiative du magistrat ou d’un agent de l’État. D’autre part le magistrat dirige les débats.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Le pouvoir d’investigation du magistrat n’est pas limité aux conclusions des partis et détient un caractère secret, écrit, non contradictoire.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Avec l’enquête confiée à des juges, peu de coupables échappent à la sanction. En revanche, les inconvénients sont au fond que sans défense de l’accusé amène à condamner des innocents. Du point de vue technique la procédure inquisitoire est trop longue, son caractère écrit aboutie a une complète  déshumanisation du procès pénal &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Avec cette instruction l’accusé a peu de chance de s’en sortir et l’audience du jugement n’est que pure finalité car l’instruction occupe l’essentiel du temps. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
L’audience de jugement n’est plus qu’une pure formalité car l’instruction occupe l’essentiel &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
La plupart des pays européens au cours du deuxième millénaire sont passé d’un système à un autre. Avec le siècle des lumières et les résolutions il y a eu un certain bouleversement. À partir du XIXème siècle on assiste à un changement e système : on va prendre les meilleurs éléments des deux procédures afin de créer un procédure pénal qui reprend ces deux aspects.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Deux grandes procédures pénales : &lt;br /&gt;
*'''Phase préliminaire''' : type inquisitoire (secrète, écrite et non contradictoire), elle comporte l’enquête de police et l’instruction&lt;br /&gt;
*'''Phase décisoire''' : de type accusatoire, procès puis jugement&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
À partir du siècle des lumières on trouve un système mixte qui prend les avantages du type inquisitoire et accusatoire pour la phase décisoire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Les étapes de la procédure devant le juge==&lt;br /&gt;
Les règles de fond et de la procédure pénale sont soumises au principe de la légalité &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
===Principe de la légalité===&lt;br /&gt;
Le principe de la légalité exige que l'administration n'agisse que dans le cadre fixé par la loi. D'une part,l'administration doit respecter, dans toutes ses activités, l'ensemble des prescriptions légales qui la régissent, ainsi que la hiérarchie de ces prescriptions: c'est le  principe de la primauté – ou, selon une terminologie plus traditionnelle, de la suprématie – de la loi. D'autre part, l'administration ne peut agir que si la loi le lui permet; en d'autres termes, toute action de l'administration doit avoir un fondement dans une loi: c'est le principe de l'exigence de la base légale&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
[[Fichier:Code pénal suisse - article 1.png|vignette|center|700px|[http://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/19370083/ Code pénal suisse] - [http://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/19370083/index.html#a1 article 1]]]&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
La loi est la seule source du code pénal, elle-seule défini les infractions et les peines qui lui sont applicables. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Ce principe de la légalité implique trois conséquences : &lt;br /&gt;
*''nullum crimen sine lege'' : pas de crime sans loi &lt;br /&gt;
*''nulla poena sine lege'' : pas de peine sans loi &lt;br /&gt;
*''nulla poena sine crimine'' :pas de peine sans crime &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Ces conséquences impliquent que les règles de procédure doivent trouver leur sources dans la loi et elles doivent être conforme au droit.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
La règle de la légalité est un principe constitutionnel :&lt;br /&gt;
*principe de suprématie de la loi qui doit être appliqué par tous ;&lt;br /&gt;
*exigence de la base légale :tout activité de l’État doit être fondée et reposée sur la loi ;&lt;br /&gt;
*les règles de procédure doivent être appliquées selon le principe de a bonne foi.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
La procédure ne doit pas devenir une fin en soi car elle risque de supplanter la justice. Dès lors il ne faut pas que les agent qui applique la procédure aile à l’encontre du principe de la bonne foi.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
===Principe de la bonne foi===&lt;br /&gt;
Le principe de la bonne foi (bonne foi au sens objectif) est le principe qui oblige l’État et les particuliers à se comporter de manière honnête et loyale dans leurs relations juridiques (voir art. 5 al. 3 Cst. ; art. 2 al. 1 CC). La bonne foi au sens objectif doit être distinguée de la bonne foi au sens subjectif (art. 3 CC) qui désigne le fait qu’une personne ignore un vice juridique affectant un état de faits spécifique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Constitution fédérale de la Confédération suisse du 18 avril 1999 - article 5.png|vignette|center|400px|[http://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/19995395/index.html Constitution fédérale de la Confédération suisse du 18 avril 1999] - [http://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/19995395/index.html#a5 article 5]]]&lt;br /&gt;
[[Fichier:Code civil suisse - article 2.png|vignette|center|400px|[http://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/19070042/201307010000/210.pdf Code civil suisse] - [http://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/19070042/index.html#a2 article 2]]]&lt;br /&gt;
[[Fichier:Code civil suisse - article 3.png|vignette|center|400px|[http://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/19070042/201307010000/210.pdf Code civil suisse] - [http://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/19070042/index.html#a3 article 3]]]  &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
La loi doit conjuguer harmonieusement l’intérêt des individus et les intérêts de la société. Il importe donc que des dispositions de procédures ne soient ni trop sévère pour l’inculpé ni exagérément formaliste. Il faut que la défense s’exprime librement et c’est la procédure pénale qui l’indique ans toutefois qu’elle mette ne péril la tâche de l’État et la tâche de la répression. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
D’autre part, la procédure pénale est mue et déterminée par un ensemble de principe qui imposent aux autorités pénales certains devoir fondamentaux.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Ces principes découlent généralement de la constitution fédérale mais également des traités internationaux comme par exemple la convention des droits de l’Homme ou les pactes de l’ONU concernant ce sujet.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Les étapes de la procédure pénale==&lt;br /&gt;
Le premier janvier 2011, la procédure pénale est passé dans les mains de l’État fédéral. C’est évènement est marqué par l’entrée en vigueur des codes de procédures civiles et codes de procédures pénales.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
C’est le peuple et les cantons qui ont modifiés la constitution en mars 2000 en faisant passer les compétences pénales dans le domaine de la confédération. L’État fédéral l'a exercé en mettant en place une loi de procédure civile et une loi de procédure pénale. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
La procédure civile se caractérise par deux phases : &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
'''PHASE 1 : Préliminaire''' &lt;br /&gt;
*Investigation (enquête de police)&lt;br /&gt;
*Instruction &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Le ministère public cantonal dirige les investigations, l’instruction et dresse l’acte d’accusation devant le tribunal.  Ainsi la mise en accusation,l’instruction net l’accusation ne relève que du ministère public. Cet organe va conférer une grande efficacité à la poursuite pénale&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Le ministère public désigne l'ensemble des magistrats chargé de représenter la loi et les intérêts de l'État devant les tribunaux.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Instruction, phase du procès pénal au cours de laquelle le magistrat instructeur procède aux recherches tendant à identifier l’auteur de l’infraction, à éclairer sa personnalité, à établir les circonstances et les conséquences de cette infraction, afin de décider de la suite à donner à l’action publique.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Investigation&lt;br /&gt;
à la suite d’une dénonciation les autorités vont procéder a une investigation. Sur la base des investigations le ministère public va déterminer s’il y a lieu d’ouvrir une instruction : il y a ouverture d’une instruction lorsqu’il y a des soupçons suffisant laissant présupposer qu’une infraction a bien été commise &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Ouverture de l’instruction &lt;br /&gt;
À la vue de élément le ministère publique va prendre la décision de mettre le prévenu en accusation. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
'''PHASE 2 : Décisoire''' &lt;br /&gt;
La transmission de l’acte d’accusation déclenche la phase décisoire. Le ministère public devient une simple partie de l’accusation :accusateur public. Le président du tribunal est celui qui assure la direction de la procédure&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Première étape : l’examen de l’accusation (principe inquisitoire)&lt;br /&gt;
*le ministère public fait passer au tribunal l’acte d’accusation &lt;br /&gt;
*le tribunal vérifie si l’acte d’accusation a été élaboré régulièrement &lt;br /&gt;
*si le comportement dénoncé dans un acte d’accusation est punissable, s’il existe des soupçons suffisant permettant d’étayer un acte d’accusation alors le juge va initier le procès &lt;br /&gt;
*le président prépare les débats,met les dossier en circulation, fixe la date du procès et convoques les personnes dans le cadre de l’affaire&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Deuxième étape : le débat devant le tribunal (principe accusatoire) &lt;br /&gt;
La procédure est accusatoire publique, orale . Le juge est l’acteur de cette phase mais il est aussi arbitre&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Les débats suivent une procédure précise :&lt;br /&gt;
*début : acte d’accusation&lt;br /&gt;
*procédure probatoire &lt;br /&gt;
*auditions des témoins, prévenus,experts&lt;br /&gt;
*examen des preuves &lt;br /&gt;
*plaidoiries : le ministère public commence suivit par la partie plaignante, un second tour de plaidoirie peut être demandée&lt;br /&gt;
*le dernier mot revient toujours au prévenu &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Troisième étape : jugement &lt;br /&gt;
Le tribunal se retire à huit-clos afin d’établir le jugement &lt;br /&gt;
*La délibération est d’abord orale puis écrite&lt;br /&gt;
*comporte plusieurs questions : &lt;br /&gt;
#le prévenu est-il coupable ou non ? (art. 351 Code procédure pénale) : le tribunal doit trancher en faveur de l’accusé (in dubio proreo : le doute profite à l’accusé)&lt;br /&gt;
#la sanction : fixation de la peine dans les limites légales en fonction des faits dont le prévenu a été déclaré coupable&lt;br /&gt;
#les intérêts civils : lorsque le lésé réclame des dommages et intérêts,le tribunal doit se prononcer sur les dommages et intérêts &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Procédure pénale.jpg|center|thumb|600px]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=La justice des mineurs=&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Les modèles régissant la justice des mineurs==&lt;br /&gt;
On distingue trois grands modèles : &lt;br /&gt;
*le modèle punitif (dans les pays anglo-saxons)&lt;br /&gt;
*le modèle protecteur (Brésil, Portugal,Espagne) &lt;br /&gt;
*le modèle intermédiaire (Suisse)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le '''modèle punitif''' ne fait pas de grandes différences avec la justice adulte. Dans ce système répressif, le mineur est frappé de lourdes sanctions et est placé dans des institutions fermés. Le juge ne s’occupe pas de protéger le délinquant mineur. L’objectif est de privilégier la protection de la société, sans se soucier de la protection du mineur. → 80% de récidive&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans le '''modèle protecteur''', le juge va chercher à comprendre pourquoi le délinquant mineur a dérapé. Ce délinquant mineur est considéré comme une victime et a donc besoin d’être soigné et encadré. Le juge dispose d’une très grande marge d’appréciation. Ce modèle protecteur se désintéresse de la victime du délinquant mineur et privilégie la réinsertion de ce dernier.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le '''modèle intermédiaire''' se situe entre les deux modèles précédents. Bien que se souciant de la protection de la société, ce modèle garde comme objectif premier l’éducation du délinquant mineur. Ainsi, le juge n’a pas à répondre par une seule et unique sanction à un délit commis par un mineur, mais il dispose de tout un éventail de mesures. → 35% à 45% de récidive&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Le modèle du procureur des mineurs et le modèle du juge des mineurs==&lt;br /&gt;
Le modèle du procureur des mineurs, qu’on retrouve dans la majorité des cantons alémaniques, prévoit qu’un magistrat mène l’enquête, tranche les cas les moins importants par une ordonnance pénale qui classe l’affaire (art. 32 de la procédure pénale pour les mineurs) et dans les autres cas, rédige lui-même l’acte d’accusation avant de le transmettre au tribunal des mineurs. Ce magistrat ne siège pas lui-même au sein du tribunal, il ne fait que soutenir l’accusation (partie accusatoire), mais il s’occupe aussi de l’après jugement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le modèle du juge des mineurs, qu’on retrouve dans les cantons latins, prévoit que c’est le même juge qui mène et l’enquête, tranche les cas les moins importants par une ordonnance pénale qui classe l’affaire(art. 32 de la procédure pénale pour les mineurs) et grande différence avec le modèle du procureur des mineurs, siège au sein du tribunal et donc participe pleinement au jugement du mineur. Ce modèle est à l’avantage du délinquant mineur car le juge le connait personnellement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Le système des peines et la médiation==&lt;br /&gt;
Lorsqu’il retient que des infractions ont été commises,le tribunal pénal des mineurs peut prendre les décisions suivantes : ordonner des mesures de protection, exempter le mineur de peine ou alors prononcer une peine.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Les mesures de protection (surveillance, assistance personnelle…) sont prévues à l’article 10 de la loi fédérale régissant la condition pénale des mineurs et ont pour but de protéger le délinquant mineur,qu’il soit coupable ou non. &lt;br /&gt;
*Selon l’article 21 de la loi fédérale régissant la condition pénale des mineurs, le tribunal peut renoncer à prononcer une peine si cette peine risque de compromettre l’objectif visé par une mesure de protection déjà ordonnée. &lt;br /&gt;
*La peine prononcée par le tribunal pénal des mineurs peut s’échelonner de la réprimande, à la prestation personnelle, ou à l’amende et dans les cas extrêmes à la privation de liberté. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans ce cadre-là et selon l’article 16 de la loi de procédure pénale pour les mineurs, l’autorité d’instruction et le tribunal des mineurs peuvent tenter d’aboutir à une conciliation entre le lésé et le prévenu mineur lorsque la procédure porte sur une infraction poursuivie sur plainte (par exemple les dommages à la propriété, tels des graffitis). Si cette conciliation aboutit alors la procédure est classée. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’article 17 prévoit lui la médiation : l’autorité d’instruction et les tribunaux peuvent en tout temps suspendre la procédure et charger une personne compétente dans le domaine de la médiation d’engager une procédure de médiation. Le médiateur ou la médiatrice est une personne indépendante de la justice. Si, grâce à la médiation, un accord intervient entre le prévenu mineur et le lésé, on renonce à toute poursuite pénale et la procédure est classée (article 5). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La médiation permet de montrer au mineur que son acte est une infraction qui viole la loi. Celui-ci va donc pouvoir se rendre compte du tort qu’il a causé et de ce qu’il doit faire pour se racheter de l’acte qu’il a commis. La médiation, dans le cadre de la justice pénale des mineurs, a avant tout une dimension sociale et a l’avantage d’intégrer toutes les parties concernées par le conflit. Cette médiation n’est toutefois pas obligatoire et n’est offerte qu’avec le consentement des deux parties. Elle peut être envisagée à tous les stades de la procédure et même pendant l’exécution des mesures, soit après le jugement. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À travers la médiation, les personnes abordent les suites à donner à la procédure pénale en cours et envisagent leurs propres solutions afin d’aboutir à un accord, qui peut comprendre ou non le retrait de la plainte. Le contenu de la médiation (ce qui s’y est dit) est confidentiel à l’égard des autorités judiciaires, ces dernières n’étant informées que de l’éventuel accord trouvé lors la médiation. A la différence de la conciliation, ce sont les parties qui dans la médiation trouvent elles-mêmes les solutions. Ces solutions doivent ensuite être acceptées tant par la victime que par le mineur délinquant. Le médiateur n’impose donc pas de solutions aux parties. La médiation est en règle générale (70%) très appréciée par les personnes qui y ont eu recours.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Les voies de recours=&lt;br /&gt;
'''Le recours''' désigne une demande dirigée contre une décision ou un acte quelconque.'' Le recours désigne également le document écrit porteur du recours. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les voies de recours se répartissent en deux catégories : les voies de recours ordinaires et les voies de recours&lt;br /&gt;
extraordinaires. En principe, le tribunal qui rend un jugement donne toutes les garanties de justice et de rectitude. Mais pour apporter une garantie supplémentaire, on a prévu les voies de recours qui fonctionnent selon la règle du double degré de juridiction ou de double instance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon cette procédure, un litige peut être traité en fait et en droit successivement par deux instances hiérarchisées : &lt;br /&gt;
*Une première fois par un tribunal de premier degré ou de première instance, qui rend un jugement. &lt;br /&gt;
*Une deuxième fois par une cour d’appel ou un tribunal de second degré, qui rend un arrêt exécutoire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si les parties ne sont toujours pas satisfaites de ce second jugement, elles peuvent recourir à un moyen extraordinaire appelé le pourvoi en cassation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==L’appel==&lt;br /&gt;
L’appel est la voie de recours ordinaire afin d’obtenir la réformation du procès de première instance. La possibilité de faire appel est la même dans tous les ordres juridiques. Il se peut toutefois qu’une décision de première instance soit rendue sans possibilité d’appel, notamment si l’enjeu social ou économique est négligeable. La justice est un service coûteux et sa mise en œuvre nécessite le respect de la proportionnalité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’appel a deux effets : un effet suspensif qui suspend le jugement de première instance, et un effet dévolutif qui impose au juge de première instance de transmettre au juge d’appel la connaissance de toute l’affaire. L’affaire sera au besoin rejugée de manière nouvelle. Dans ce cas, le juge va revoir et les faits et le droit, c’est-à-dire la forme et le fond. Une cour d’appel rend un arrêt exécutoire qui va se substituer au jugement de première instance. Cet arrêt ne pourra pas faire l’objet d’un nouveau recours ordinaire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Le pourvoi en cassation==&lt;br /&gt;
Le pourvoi en cassation est un recours extraordinaire, par lequel une partie demande à une cour supérieure d’annuler un jugement parce qu’elle considère qu’il y a eu violation du droit. C’est pourquoi le recours n’est pas dévolutif et l’affaire n’est jugée qu’en droit, les faits étant considérés comme acquis. Le pourvoi en cassation n’a généralement pas d’effet suspensif, sauf dans le cas où le juge de cassation le déciderait. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En principe, le juge de cassation ne rend pas des arrêts exécutoires par les parties au procès. S’il estime que la décision déférée est correcte, il la confirme et dans ce cas c’est la décision de l’instance inférieure qui sera exécuté. Si, en revanche, il estime que la décision n’est pas conforme au droit, alors il la casse et renvoi l’affaire à la cours d’appel qui a prononcé le jugement en question. Le pouvoir de cassation est subsidiaire par rapport à l’appel et la loi énumère limitativement les moyens que le recourant peut invoquer en cassation. Il s’agit généralement de vices graves du droit.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour résumer, le pourvoi est un moyen de recours extraordinaire par lequel une partie demande à une cours suprême d’annuler le jugement en cas de violation grave du droit. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==La révision==&lt;br /&gt;
C’est une voie de recours extraordinaire par laquelle une partie demande la reprise complète d’un procès étant déjà entré en force et ayant donc déjà été exécuté. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour faire réviser un procès, il faut pouvoir prouver que de nouveaux faits importants, qui n’ont pas pu être invoqués lors du procès précèdent, ont été découverts. Dans ce cas, la loi admet que lorsqu'un jugement est entaché d’un vice grave, il peut être révisé.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Notes=&lt;br /&gt;
*Kolb, Robert. [http://rbdi.bruylant.be/public/modele/rbdi/content/files/RBDI%201998/RBDI%201998-2/Etudes/RBDI%201998.2%20-%20pp.%20661%20%C3%A0%20732%20-%20Robert%20Kolb.pdf La Bonne Foi En Droit International Public: Contribution À L'étude Des Principes Généraux De Droit]. Genève: Institut Universitaire De Hautes Études Internationales, 1999.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Références=&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;vote type=1 /&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Category:droit]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Cholloa0</name></author>
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