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	<title>Baripedia - Contributions [fr]</title>
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		<id>https://baripedia.org/index.php?title=Le_r%C3%A9gime_d%C3%A9mographique_d%27ancien_r%C3%A9gime_:_l%27hom%C3%A9ostasie&amp;diff=28499</id>
		<title>Le régime démographique d'ancien régime : l'homéostasie</title>
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		<updated>2015-11-16T12:40:27Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Clémence : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;= Les crises de mortalité de l’ancien régime =&lt;br /&gt;
On parle des trois chevaliers de l’apocalypse, à savoir, la faim, les guerres et les épidémies.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== La faim ==&lt;br /&gt;
On a cru jusqu’aux années 1960 que le principal facteur de mortalité au Moyen-âge était la faim. Or, il faut faire une distinction entre disette et famine : la disette est très fréquente à l’époque. Par exemple à Florence, entre 1375 et 1791, la ville connaît en moyenne une disette tous les quatre ans. Une période de disette est très commune au Moyen-âge ayant lieu lorsque la récolte d'une année a été consommée mais qu’il faut garder des grains pour les ressemer l’année prochaine. Ainsi, une partie des récoltes doit être conservée pour les replanter l’année suivante. Il y a disette quand la production est insuffisante mais qu'il est obligé de mettre de côté une certaine quantité pour pouvoir ressemer la saison suivante.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On parle de famine quand les gens meurent réellement de faim. Elles sont dues à de très mauvaises récoltes elles même due a des accidents climatiques majeurs. Par exemple, vers 1696, un volcan islandais{{Lequel}}&amp;lt;ref&amp;gt;https://books.google.co.uk/books?id=xBzt3XNBlakC&amp;amp;lpg=PA247&amp;amp;ots=XaXyb7hwJJ&amp;amp;dq=volcano%20iceland%20%221696%22&amp;amp;hl=fr&amp;amp;pg=PP1#v=onepage&amp;amp;q=volcano%20iceland%20%221696%22&amp;amp;f=false&amp;lt;/ref&amp;gt;&amp;lt;ref&amp;gt;Il nous faudrait savoir de quel volcan parle t-on... une piste ici --&amp;gt; http://www.ultimatehistoryproject.com/the-eruption-of-laki.html&amp;lt;/ref&amp;gt; entre en éruption et reproduit un mini âge glacier sur l’Europe durant quelques années. De ce fait, les productions sont considérablement amoindries et causent des famines sur tout le continent. En Finlande, 30% de la population meurt à cause de ce des mauvaises récoltes. Pour revenir à Florence, il y a eu une famine tous les 40 ans, alors que souffrir de la faim arrive tous les 4 ans. Donc, la faim est présente en permanence mais mourir de faim massivement est relativement rare par rapport aux dires des historiens des années 1960. La famine n’est donc pas la raison principale de la mortalité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les guerres ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Les actions de guerres en europe 1320 - 1750.png|vignette|300px]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À cette époque, la guerre est une constante. Il y a toutefois une évolution. Vers les années 1300, ce sont principalement des petits conflits entre seigneurs mais avec le temps et l’apparition des État-Nations, les conflits sont de plus en plus importants. Le gros problème n’est pas la mortalité dû aux combats mais le fait que les armées n’ont aucune intendance. Les armées, pour se nourrir, pillent les campagnes alentours et occasionnent énormément de pertes civiles, les paysans n’ayant plus de quoi s’alimenter après les pillages.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par ailleurs, les armées sont des vecteurs d’épidémies car en traversant des régions elles diffusent des maladies. Par exemple, les mongols firent siège de Gênes. Or, ces mongols étaient touchés par la peste et quand ils levèrent le siège, ils avaient contaminé les populations génoises. Gênes étant une plaque tournante de l’économie mondiale, la peste va se répandre dans toute l’Europe.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les épidémies ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Nombre de lieux touchés par la peste dans le nord-ouest de l'Europe 1347 - 1800.png|vignette|300px]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les organismes sont fragilisés par la faim et sont peu aptes à résister aux infections. La mort est tellement présente que l’on ne documente que les épidémies les plus terribles, comme la peste au XVIème siècle et XVIIème siècle. Elle est présente durant tout le Moyen-âge jusqu’au XVIIIème siècle. La peste est transmise par les rats, qui étaient très présents à l’époque mais elle est aussi transmise par les armées et les marchands qui sont infectés et qui se déplacent beaucoup.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La peste noire a tué le 1/3 des Européens en 10 ans (1348-1351). Peste : maladie de la peau transportée par les rats. Les conditions d’hygiène, déplorables, facilitent la propagation. Peste bubonique : apparition de bubons, mort lente et douloureuse. Taux de contagion élevé ce qui mène a la terreur (ainsi que l’apparence, les cris de douleurs des malades…). La peste disparait, tous les gens fragiles sont morts (principe darwinien un peu macabre), tandis que les plus résistants ont développé des anticorps ce qui fait que la maladie disparaît mais réapparaît une fois que la génération qui a développé une immunité soit morte. Elle fait un retour en force au XVIIe siècle. L’Europe n’est pas le seul continent atteint. Le virus mute en une version plus meurtrière.&lt;br /&gt;
Démographie De l’ancien régime : XVIIe siècle en France = 44 millions de décès donc 7 à 8% dus à la peste (« que » 3 millions). La peste a donc cause une « surmortalité ». Les baptêmes étaient à peine plus nombreux que les sépultures, 90% de l’excédent de naissances sur les décès est englouti par la peste. La population reste stable et stagnante,&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La peste tue plus les gens mobiles et les gens qui ont du contact, donc une maladie de jeunes adultes. Ces jeunes adultes n’ayant pas fait de gosses, ils sont considères comme étant « naissances perdues » (enfants que les gens qui sont morts n’ont pas eu). On retrouve le même phénomène sur la pyramide des âges en France après 14-18 : il y a une génération sacrifiée (morte durant la guerre), puis une génération de « naissances perdues », soit les enfants que les morts au front en 14-18 n’ont pas eus.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une fois que les « faibles » sont morts, reste les « forts », la mortalité diminue donc puisqu’ils sont plus résistants. Mais ceux-ci deviennent fragiles à leur tour, et la mortalité augmente à nouveau. La courbe de la mortalité est donc hachurée : elle monte puis descend.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La peste a donc effacée l’excédant des naissances sur les décès. La population de la France ne peut donc pas s’accroitre et il y a un blocage démographique, les naissances en plus par rapport au décès étant effacées par la maladie. Aujourd’hui, on sait que les épidémies étaient le premier facteur de mortalité au Moyen-âge.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;gallery mode=&amp;quot;packed&amp;quot; widths=200px heights=200px&amp;gt;&lt;br /&gt;
Fichier:Évolution démographique europe ancien régime.png&lt;br /&gt;
Fichier:schéma des interactions dans une crise démographique.png&lt;br /&gt;
&amp;lt;/gallery&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= L’homéostasie grâce au contrôle de la croissance démographique =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Le concept d’homéostasie ==&lt;br /&gt;
L’homéostasie (du grec ὅμοιος, hómoios, « similaire », et στάσις (ἡ), stásis, « stabilité, action de se tenir debout ») désigne un équilibre dynamique entre population et environnement. Cela signifie que malgré les crises on revient toujours à un équilibre.  Les gens de l’ancien régime ont peu de possibilités de changer leur environnement, mais les paysans ont vite compris le principe d’homéostasie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il y a action sur la démographie Malgré le fait qu’il n’y ait aucune connaissance de médecine moderne. L’équilibre de l’homéostasie se fait entre population (bouches à nourrir) et ressources (nourriture). La notion de dynamisme implique que le système homéostatique peut bouger mais revient à l’équilibre, encaisse les chocs puis se stabilise. Elle correspond aux écosystèmes qui sont en situation d’homéostasie (ex. incendie qui détruit une forêt puis la forêt se régénère. L’assolement biennal et triennal est un ex. de savoir homéostatique qu’avaient les paysans du Moyen-âge). Par contre, on ne savait pas jouer sur les ressources avant la révolution industrielle (on ne peut pas récolter plus). On doit donc jouer sur la population.  La population stagne à la manière des animaux. La mort sélectionne la population, les faibles disparaissent et ne reste que les résistants. Les années passent et ceux qui étaient résistants deviennent faibles et disparaissent tandis que ne reste que les nouveaux résistants.&lt;br /&gt;
S’est donc mis en place le système européen de mariage tardif et de célibat définitif.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Micro et macro-stabilité de long terme ==&lt;br /&gt;
Jusqu’à la fin de la Deuxième guerre mondiale, il n’y a pas la sécurité d’existence. Les gens du Moyen-âge n’avaient aucun moyen de savoir pourquoi ils subissaient la mort, ils n’y pouvaient rien. Les gens se sentent impuissants. D’ailleurs on a longtemps cru que les petites gens n’avaient pas d’autres options que de prier Dieu et de totalement subir la mort. Or on a découvert que les paysans tentaient de diminuer le caractère meurtrier des crises de mortalité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Les régulations sociales : le système européen du mariage tardif et du célibat définitif =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== La mise en place : XVIème siècle – XVIIIème siècle ==&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Les paysans régulaient la croissance démographique en régulant l’accès au mariage. C’est ce qu’on appelle le système européen du mariage tardif et du célibat définitif. Au XVIème siècle, entre 10% et 15% des femmes ne se marient pas. De plus du XVIe au XVIIIe, les femmes se marient de plus en plus tard. On voit que les femmes se mariaient au XVIème entre 19 et 20 ans et au XVIIIème siècle vers 25 et 26 ans. On pense que les paysans, quand ils sont devenus libres, ont cherchés à avoir peu d’enfants pour ne pas diviser leurs terres entre trop d’héritiers et finir par les perdre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== La ligne Saint Petersburg – Trieste ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Ligne saint petersburg trieste.png|200px|vignette|droite]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce système se développe à l’Ouest, et suit une ligne de Saint Petersburg à Trieste. À l’Est, on reste sur un système universel de mariage, car les paysans de l’Est sont dans un système de servage et n’ont rien à transmettre à leurs enfants.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les effets démographiques ==&lt;br /&gt;
La fertilité s’étend entre 15 et 49 ans. Avec des mariages qui sont passés de 20 à 25 ans, cela enlève cinq des années les plus fertiles chez une femme, ce qui équivaut à 2/3 enfants par femme, ce qui réduit la pression démographique. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
== Mariage tardif et célibat définitif ==&lt;br /&gt;
Quand on compte les femmes qui ne sont pas encore mariées, les veuves et les célibataires, 50% des femmes n’étaient pas mariées et ne pouvaient donc pas avoir d’enfants. Cela réduit le nombre d’enfants par femme d’une manière très forte (réduction de 30% de la fécondité). Pour un équilibre entre population et environnement, sans pouvoir trop agir sur l’environnement, on agit sur les naissances. On explique le fait que les femmes n’aient pas d’enfants quand elles ne sont pas mariées par les règles que valorise la religion catholique, qui défend la chasteté et donc encourage le mariage tardif et défend les relations extraconjugales. On ne compte que 2% à 3% de naissances illégitimes.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
À l’époque, on a aussi l’idée que mariage égal ménage. Donc, il faut une niche, c’est-à-dire un endroit ou vivre, le plus souvent les ferme, une fois qu’un couple s’est marié. À l’époque, on ne construit pas de nouvelles fermes, et donc un couple doit attendre qu’une ferme se libère avant de pouvoir se marier et s’y installer, ce qui encourage le mariage tardif.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il y a aussi le facteur parents. Les parents veulent que les enfants restent à la maison pour s’occuper d’eux. Le célibat définitif est souvent le résultat du sacrifice d’un enfant d’une fratrie, toujours une fille, qui accepte de rester au cotées de leurs parents pour s’en occuper.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On revient toujours à une stabilité avec l’homéostasie. S’il y a une crise de mortalité, les niches se libèrent plus tôt, et donc une génération se marie plus jeune, et ont donc une fécondité plus grande, il y a plus d’enfants pour combler la perte démographique liée a la crise de mortalité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Nuances dans le système européen : les trois suisses ==&lt;br /&gt;
Pour prendre l’exemple de la Suisse, il y a plusieurs lois en vigueur selon les régions :&lt;br /&gt;
*au centre, les règles sur le mariage sont très strictes, et les pauvres ne peuvent se marier. La transmission de la terre se fait uniquement à un fils (l’ainé, transmission inégalitaire). Il y a donc une émigration des autres enfants qui n’ont hérité de rien.&lt;br /&gt;
*dans le Valais, il n’y a pas de loi sur le mariage, et il y a une succession égalitaire, s’il y a 3 fils et 1 fille, les 3 fils héritent et dédommagent la sœur qui n’a pas le droit d’être propriétaire. Souvent, les frères se mettent d’accord pour laisser la terre a un seul des enfants, les autre émigrent.&lt;br /&gt;
*en Suisse italienne, il y a une mobilité masculine massive, les hommes sont absents durant plusieurs mois voir années, ce qui déséquilibre le marché matrimonial, et donc limite les naissances (les femmes ne peuvent se permettre d’être infidèles car tout le monde se rend compte si elles tombent enceinte     quand le mari n’est pas là).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Un retour sur la mort omniprésente ==&lt;br /&gt;
Une famille complète est une famille où le couple reste ensemble du mariage jusqu'à la fin de la fécondité de la femme aux alentours de 50ans. À ce moment, il y a en théorie sept enfants par femme mais beaucoup de familles sont affectées par la mort notamment par la mort du mari ou de la femme avant ses 50 ans. Avec ces ruptures, on arrive à 4/5 enfants par famille. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De plus, entre 20% et 30% des enfants meurent avant qu’ils aient un ans, et seulement la moitié des enfants qui sont mis au monde survivent plus que 15 ans. Ainsi, le couple de 2 est remplacé par 2 à 2,5 naissances, le couple arrive donc à peine à se remplacer lui même, il y a une stagnation de la population. Avec l'idée d’insécurité d'existence, il y a d’un côté des sociétés qui trouvent des solutions pour stabiliser les populations (homéostasie) et en même temps il y a l’habitude de la mort. Le terme caveau vient du fait que l’on enterrait les membres de la famille dans la cave, dû au manque de place. Au XVIIIème siècle, quand on a voulu vider Paris de ses cimetières intramuros, on a déterré plus de 1,6 millions de morts. Les gens de l’époque acceptaient la mort.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On trouve d’ailleurs des manuels sur comment bien mourir, mourir en bon chrétien, pour être prêt a mourir a tout moment. On consolait d’ailleurs les condamnés à mort en leur disant qu’ils avaient la chance de savoir quand ils allaient mourir et pouvaient donc se préparer.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Annexes =&lt;br /&gt;
*Carbonnier-Burkard Marianne. Les manuels réformés de préparation à la mort. In: Revue de l'histoire des religions, tome 217 n°3, 2000. La prière dans le christianisme moderne. pp. 363-380. url :/web/revues/home/prescript/article/rhr_0035-1423_2000_num_217_3_103&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Références =&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Category:Michel Oris]]&lt;br /&gt;
[[Category:histoire]]&lt;br /&gt;
[[Category:histoire économique]]&lt;br /&gt;
[[Category:2011]] &lt;br /&gt;
[[Category:2012]]  &lt;br /&gt;
[[Category:2013]] &lt;br /&gt;
[[Category:2014]]&lt;br /&gt;
[[Category:2015]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Clémence</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://baripedia.org/index.php?title=Le_r%C3%A9gime_d%C3%A9mographique_d%27ancien_r%C3%A9gime_:_l%27hom%C3%A9ostasie&amp;diff=28498</id>
		<title>Le régime démographique d'ancien régime : l'homéostasie</title>
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		<updated>2015-11-16T12:35:49Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Clémence : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;= Les crises de mortalité de l’ancien régime =&lt;br /&gt;
On parle des trois chevaliers de l’apocalypse, à savoir, la faim, les guerres et les épidémies.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== La faim ==&lt;br /&gt;
On a cru jusqu’aux années 1960 que le principal facteur de mortalité au Moyen-âge était la faim. Or, il faut faire une distinction entre disette et famine : la disette est très fréquente à l’époque. Par exemple à Florence, entre 1375 et 1791, la ville connaît en moyenne une disette tous les quatre ans. Une période de disette est très commune au Moyen-âge ayant lieu lorsque la récolte d'une année a été consommée mais qu’il faut garder des grains pour les ressemer l’année prochaine. Ainsi, une partie des récoltes doit être conservée pour les replanter l’année suivante. Il y a disette quand la production est insuffisante mais qu'il est obligé de mettre de côté une certaine quantité pour pouvoir ressemer la saison suivante.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On parle de famine quand les gens meurent réellement de faim. Elles sont dû à de très mauvaises récoltes elles même due a des accidents climatiques majeurs. Par exemple, vers 1696, un volcan islandais{{Lequel}}&amp;lt;ref&amp;gt;https://books.google.co.uk/books?id=xBzt3XNBlakC&amp;amp;lpg=PA247&amp;amp;ots=XaXyb7hwJJ&amp;amp;dq=volcano%20iceland%20%221696%22&amp;amp;hl=fr&amp;amp;pg=PP1#v=onepage&amp;amp;q=volcano%20iceland%20%221696%22&amp;amp;f=false&amp;lt;/ref&amp;gt;&amp;lt;ref&amp;gt;Il nous faudrait savoir de quel volcan parle t-on... une piste ici --&amp;gt; http://www.ultimatehistoryproject.com/the-eruption-of-laki.html&amp;lt;/ref&amp;gt; entre en éruption et reproduit un mini âge glacier sur l’Europe durant quelques années. De ce fait, les productions sont considérablement amoindries et causent des famines sur tout le continent. En Finlande, 30% de la population meurt à cause de ce des mauvaises récoltes. Pour revenir à Florence, il y a eu une famine tous les 40 ans, alors que souffrir de la faim arrive tous les 4 ans. Donc, la faim est présente en permanence mais mourir de faim massivement est relativement rare par rapport aux dires des historiens des années 1960. La famine n’est donc pas la raison principale de la mortalité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les guerres ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Les actions de guerres en europe 1320 - 1750.png|vignette|300px]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À cette époque, la guerre est une constante. Il y a toutefois une évolution. Vers les années 1300, ce sont principalement des petits conflits entre seigneurs mais avec le temps et l’apparition des État-Nations, les conflits sont de plus en plus importants. Le gros problème n’est pas la mortalité dû aux combats mais le fait que les armées n’ont aucune intendance. Les armées, pour se nourrir, pillent les campagnes alentours et occasionnent énormément de pertes civiles, les paysans n’ayant plus de quoi s’alimenter après les pillages.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par ailleurs, les armées sont des vecteurs d’épidémies car en traversant des régions elles diffusent des maladies. Par exemple, les mongols firent siège de Gênes. Or, ces mongols étaient touchés par la peste et quand ils levèrent le siège, ils avaient contaminé les populations génoises. Gênes étant une plaque tournante de l’économie mondiale, la peste va se répandre dans toute l’Europe.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les épidémies ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Nombre de lieux touchés par la peste dans le nord-ouest de l'Europe 1347 - 1800.png|vignette|300px]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les organismes sont fragilisés par la faim et sont peu aptes à résister aux infections. La mort est tellement présente que l’on ne documente que les épidémies les plus terribles, comme la peste au XVIème siècle et XVIIème siècle. Elle est présente durant tout le Moyen-âge jusqu’au XVIIIème siècle. La peste est transmise par les rats, qui étaient très présents à l’époque mais elle est aussi transmise par les armées et les marchands qui sont infectés et qui se déplacent beaucoup.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La peste noire a tué le 1/3 des Européens en 10 ans (1348-1351). Peste : maladie de la peau transportée par les rats. Les conditions d’hygiène, déplorables, facilitent la propagation. Peste bubonique : apparition de bubons, mort lente et douloureuse. Taux de contagion élevé ce qui mène a la terreur (ainsi que l’apparence, les cris de douleurs des malades…). La peste disparait, tous les gens fragiles sont morts (principe darwinien un peu macabre), tandis que les plus résistants ont développé des anticorps ce qui fait que la maladie disparaît mais réapparaît une fois que la génération qui a développé une immunité soit morte. Elle fait un retour en force au XVIIe siècle. L’Europe n’est pas le seul continent atteint. Le virus mute en une version plus meurtrière.&lt;br /&gt;
Démographie De l’ancien régime : XVIIe siècle en France = 44 millions de décès donc 7 à 8% dus à la peste (« que » 3 millions). La peste a donc cause une « surmortalité ». Les baptêmes étaient à peine plus nombreux que les sépultures, 90% de l’excédent de naissances sur les décès est englouti par la peste. La population reste stable et stagnante,&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La peste tue plus les gens mobiles et les gens qui ont du contact, donc une maladie de jeunes adultes. Ces jeunes adultes n’ayant pas fait de gosses, ils sont considères comme étant « naissances perdues » (enfants que les gens qui sont morts n’ont pas eu). On retrouve le même phénomène sur la pyramide des âges en France après 14-18 : il y a une génération sacrifiée (morte durant la guerre), puis une génération de « naissances perdues », soit les enfants que les morts au front en 14-18 n’ont pas eus.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une fois que les « faibles » sont morts, reste les « forts », la mortalité diminue donc puisqu’ils sont plus résistants. Mais ceux-ci deviennent fragiles à leur tour, et la mortalité augmente à nouveau. La courbe de la mortalité est donc hachurée : elle monte puis descend.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La peste a donc effacée l’excédant des naissances sur les décès. La population de la France ne peut donc pas s’accroitre et il y a un blocage démographique, les naissances en plus par rapport au décès étant effacées par la maladie. Aujourd’hui, on sait que les épidémies étaient le premier facteur de mortalité au Moyen-âge.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;gallery mode=&amp;quot;packed&amp;quot; widths=200px heights=200px&amp;gt;&lt;br /&gt;
Fichier:Évolution démographique europe ancien régime.png&lt;br /&gt;
Fichier:schéma des interactions dans une crise démographique.png&lt;br /&gt;
&amp;lt;/gallery&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= L’homéostasie grâce au contrôle de la croissance démographique =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Le concept d’homéostasie ==&lt;br /&gt;
L’homéostasie (du grec ὅμοιος, hómoios, « similaire », et στάσις (ἡ), stásis, « stabilité, action de se tenir debout ») désigne un équilibre dynamique entre population et environnement. Cela signifie que malgré les crises on revient toujours à un équilibre.  Les gens de l’ancien régime ont peu de possibilités de changer leur environnement, mais les paysans ont vite compris le principe d’homéostasie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il y a action sur la démographie Malgré le fait qu’il n’y ait aucune connaissance de médecine moderne. L’équilibre de l’homéostasie se fait entre population (bouches à nourrir) et ressources (nourriture). La notion de dynamisme implique que le système homéostatique peut bouger mais revient à l’équilibre, encaisse les chocs puis se stabilise. Elle correspond aux écosystèmes qui sont en situation d’homéostasie (ex. incendie qui détruit une forêt puis la forêt se régénère. L’assolement biennal et triennal est un ex. de savoir homéostatique qu’avaient les paysans du Moyen-âge). Par contre, on ne savait pas jouer sur les ressources avant la révolution industrielle (on ne peut pas récolter plus). On doit donc jouer sur la population.  La population stagne à la manière des animaux. La mort sélectionne la population, les faibles disparaissent et ne reste que les résistants. Les années passent et ceux qui étaient résistants deviennent faibles et disparaissent tandis que ne reste que les nouveaux résistants.&lt;br /&gt;
S’est donc mis en place le système européen de mariage tardif et de célibat définitif.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Micro et macro-stabilité de long terme ==&lt;br /&gt;
Jusqu’à la fin de la Deuxième guerre mondiale, il n’y a pas la sécurité d’existence. Les gens du Moyen-âge n’avaient aucun moyen de savoir pourquoi ils subissaient la mort, ils n’y pouvaient rien. Les gens se sentent impuissants. D’ailleurs on a longtemps cru que les petites gens n’avaient pas d’autres options que de prier Dieu et de totalement subir la mort. Or on a découvert que les paysans tentaient de diminuer le caractère meurtrier des crises de mortalité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Les régulations sociales : le système européen du mariage tardif et du célibat définitif =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== La mise en place : XVIème siècle – XVIIIème siècle ==&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Les paysans régulaient la croissance démographique en régulant l’accès au mariage. C’est ce qu’on appelle le système européen du mariage tardif et du célibat définitif. Au XVIème siècle, entre 10% et 15% des femmes ne se marient pas. De plus du XVIe au XVIIIe, les femmes se marient de plus en plus tard. On voit que les femmes se mariaient au XVIème entre 19 et 20 ans et au XVIIIème siècle vers 25 et 26 ans. On pense que les paysans, quand ils sont devenus libres, ont cherchés à avoir peu d’enfants pour ne pas diviser leurs terres entre trop d’héritiers et finir par les perdre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== La ligne Saint Petersburg – Trieste ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Ligne saint petersburg trieste.png|200px|vignette|droite]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce système se développe à l’Ouest, et suit une ligne de Saint Petersburg à Trieste. À l’Est, on reste sur un système universel de mariage, car les paysans de l’Est sont dans un système de servage et n’ont rien à transmettre à leurs enfants.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les effets démographiques ==&lt;br /&gt;
La fertilité s’étend entre 15 et 49 ans. Avec des mariages qui sont passés de 20 à 25 ans, cela enlève cinq des années les plus fertiles chez une femme, ce qui équivaut à 2/3 enfants par femme, ce qui réduit la pression démographique. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
== Mariage tardif et célibat définitif ==&lt;br /&gt;
Quand on compte les femmes qui ne sont pas encore mariées, les veuves et les célibataires, 50% des femmes n’étaient pas mariées et ne pouvaient donc pas avoir d’enfants. Cela réduit le nombre d’enfants par femme d’une manière très forte (réduction de 30% de la fécondité). Pour un équilibre entre population et environnement, sans pouvoir trop agir sur l’environnement, on agit sur les naissances. On explique le fait que les femmes n’aient pas d’enfants quand elles ne sont pas mariées par les règles que valorise la religion catholique, qui défend la chasteté et donc encourage le mariage tardif et défend les relations extraconjugales. On ne compte que 2% à 3% de naissances illégitimes.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
À l’époque, on a aussi l’idée que mariage égal ménage. Donc, il faut une niche, c’est-à-dire un endroit ou vivre, le plus souvent les ferme, une fois qu’un couple s’est marié. À l’époque, on ne construit pas de nouvelles fermes, et donc un couple doit attendre qu’une ferme se libère avant de pouvoir se marier et s’y installer, ce qui encourage le mariage tardif.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il y a aussi le facteur parents. Les parents veulent que les enfants restent à la maison pour s’occuper d’eux. Le célibat définitif est souvent le résultat du sacrifice d’un enfant d’une fratrie, toujours une fille, qui accepte de rester au cotées de leurs parents pour s’en occuper.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On revient toujours à une stabilité avec l’homéostasie. S’il y a une crise de mortalité, les niches se libèrent plus tôt, et donc une génération se marie plus jeune, et ont donc une fécondité plus grande, il y a plus d’enfants pour combler la perte démographique liée a la crise de mortalité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Nuances dans le système européen : les trois suisses ==&lt;br /&gt;
Pour prendre l’exemple de la Suisse, il y a plusieurs lois en vigueur selon les régions :&lt;br /&gt;
*au centre, les règles sur le mariage sont très strictes, et les pauvres ne peuvent se marier. La transmission de la terre se fait uniquement à un fils (l’ainé, transmission inégalitaire). Il y a donc une émigration des autres enfants qui n’ont hérité de rien.&lt;br /&gt;
*dans le Valais, il n’y a pas de loi sur le mariage, et il y a une succession égalitaire, s’il y a 3 fils et 1 fille, les 3 fils héritent et dédommagent la sœur qui n’a pas le droit d’être propriétaire. Souvent, les frères se mettent d’accord pour laisser la terre a un seul des enfants, les autre émigrent.&lt;br /&gt;
*en Suisse italienne, il y a une mobilité masculine massive, les hommes sont absents durant plusieurs mois voir années, ce qui déséquilibre le marché matrimonial, et donc limite les naissances (les femmes ne peuvent se permettre d’être infidèles car tout le monde se rend compte si elles tombent enceinte     quand le mari n’est pas là).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Un retour sur la mort omniprésente ==&lt;br /&gt;
Une famille complète est une famille où le couple reste ensemble du mariage jusqu'à la fin de la fécondité de la femme aux alentours de 50ans. À ce moment, il y a en théorie sept enfants par femme mais beaucoup de familles sont affectées par la mort notamment par la mort du mari ou de la femme avant ses 50 ans. Avec ces ruptures, on arrive à 4/5 enfants par famille. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De plus, entre 20% et 30% des enfants meurent avant qu’ils aient un ans, et seulement la moitié des enfants qui sont mis au monde survivent plus que 15 ans. Ainsi, le couple de 2 est remplacé par 2 à 2,5 naissances, le couple arrive donc à peine à se remplacer lui même, il y a une stagnation de la population. Avec l'idée d’insécurité d'existence, il y a d’un côté des sociétés qui trouvent des solutions pour stabiliser les populations (homéostasie) et en même temps il y a l’habitude de la mort. Le terme caveau vient du fait que l’on enterrait les membres de la famille dans la cave, dû au manque de place. Au XVIIIème siècle, quand on a voulu vider Paris de ses cimetières intramuros, on a déterré plus de 1,6 millions de morts. Les gens de l’époque acceptaient la mort.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On trouve d’ailleurs des manuels sur comment bien mourir, mourir en bon chrétien, pour être prêt a mourir a tout moment. On consolait d’ailleurs les condamnés à mort en leur disant qu’ils avaient la chance de savoir quand ils allaient mourir et pouvaient donc se préparer.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Annexes =&lt;br /&gt;
*Carbonnier-Burkard Marianne. Les manuels réformés de préparation à la mort. In: Revue de l'histoire des religions, tome 217 n°3, 2000. La prière dans le christianisme moderne. pp. 363-380. url :/web/revues/home/prescript/article/rhr_0035-1423_2000_num_217_3_103&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Références =&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Category:Michel Oris]]&lt;br /&gt;
[[Category:histoire]]&lt;br /&gt;
[[Category:histoire économique]]&lt;br /&gt;
[[Category:2011]] &lt;br /&gt;
[[Category:2012]]  &lt;br /&gt;
[[Category:2013]] &lt;br /&gt;
[[Category:2014]]&lt;br /&gt;
[[Category:2015]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Clémence</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://baripedia.org/index.php?title=Le_r%C3%A9gime_d%C3%A9mographique_d%27ancien_r%C3%A9gime_:_l%27hom%C3%A9ostasie&amp;diff=28497</id>
		<title>Le régime démographique d'ancien régime : l'homéostasie</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://baripedia.org/index.php?title=Le_r%C3%A9gime_d%C3%A9mographique_d%27ancien_r%C3%A9gime_:_l%27hom%C3%A9ostasie&amp;diff=28497"/>
		<updated>2015-11-16T12:33:59Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Clémence : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;= Les crises de mortalité de l’ancien régime =&lt;br /&gt;
On parle des trois chevaliers de l’apocalypse, à savoir, la faim, les guerres et les épidémies.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== La faim ==&lt;br /&gt;
On a cru jusqu’aux années 1960 que le principal facteur de mortalité au Moyen-âge était la faim. Or, il faut faire une distinction entre disette et famine : la disette est très fréquente à l’époque. Par exemple à Florence, entre 1375 et 1791, la ville connaît en moyenne une disette tous les quatre ans. Une période de disette est très commune au Moyen-âge ayant lieu lorsque la récolte d'une année a été consommée mais qu’il faut garder des grains pour les ressemer l’année prochaine. Ainsi, une partie des récoltes doit être conservée pour les replanter l’année suivante. Il y a disette quand la production est insuffisante mais qu'il est obligé de mettre de côté une certaine quantité pour pouvoir ressemer la saison suivante.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On parle de famine quand les gens meurent réellement de faim. Elles sont dû à de très mauvaises récoltes elles même due a des accidents climatiques majeurs. Par exemple, vers 1696, un volcan islandais{{Lequel}}&amp;lt;ref&amp;gt;https://books.google.co.uk/books?id=xBzt3XNBlakC&amp;amp;lpg=PA247&amp;amp;ots=XaXyb7hwJJ&amp;amp;dq=volcano%20iceland%20%221696%22&amp;amp;hl=fr&amp;amp;pg=PP1#v=onepage&amp;amp;q=volcano%20iceland%20%221696%22&amp;amp;f=false&amp;lt;/ref&amp;gt;&amp;lt;ref&amp;gt;Il nous faudrait savoir de quel volcan parle t-on... une piste ici --&amp;gt; http://www.ultimatehistoryproject.com/the-eruption-of-laki.html&amp;lt;/ref&amp;gt; entre en éruption et reproduit un mini âge glacier sur l’Europe durant quelques années. De ce fait, les productions sont considérablement amoindries et causent des famines sur tout le continent. En Finlande, 30% de la population meurt à cause de ce des mauvaises récoltes. Pour revenir à Florence, il y a eu une famine tous les 40 ans, alors que souffrir de la faim arrive tous les 4 ans. Donc, la faim est présente en permanence mais mourir de faim massivement est relativement rare par rapport aux dires des historiens des années 1960. La famine n’est donc pas la raison principale de la mortalité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les guerres ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Les actions de guerres en europe 1320 - 1750.png|vignette|300px]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À cette époque, la guerre est une constante. Il y a toutefois une évolution. Vers les années 1300, ce sont principalement des petits conflits entre seigneurs mais avec le temps et l’apparition des État-Nations, les conflits sont de plus en plus importants. Le gros problème n’est pas la mortalité dû aux combats mais le fait que les armées n’ont aucune intendance. Les armées, pour se nourrir, pillent les campagnes alentours et occasionnent énormément de pertes civiles, les paysans n’ayant plus de quoi s’alimenter après les pillages.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par ailleurs, les armées sont des vecteurs d’épidémies car en traversant des régions elles diffusent des maladies. Par exemple, les mongols firent siège de Gênes. Or, ces mongols étaient touchés par la peste et quand ils levèrent le siège, ils avaient contaminé les populations génoises. Gênes étant une plaque tournante de l’économie mondiale, la peste va se répandre dans toute l’Europe.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les épidémies ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Nombre de lieux touchés par la peste dans le nord-ouest de l'Europe 1347 - 1800.png|vignette|300px]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les organismes sont fragilisés par la faim et sont peu aptes à résister aux infections. La mort est tellement présente que l’on ne documente que les épidémies les plus terribles, comme la peste au XVIème siècle et XVIIème siècle. Elle est présente durant tout le Moyen-âge jusqu’au XVIIIème siècle. La peste est transmise par les rats, qui étaient très présents à l’époque mais elle est aussi transmise par les armées et les marchands qui sont infectés et qui se déplacent beaucoup.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La peste noire a tué le 1/3 des Européens en 10 ans (1348-1351). Peste : maladie de la peau transportée par les rats. Les conditions d’hygiène, déplorables, facilitent la propagation. Peste bubonique : apparition de bubons, mort lente et douloureuse. Taux de contagion élevé ce qui mène a la terreur (ainsi que l’apparence, les cris de douleurs des malades…). La peste disparait, tous les gens fragiles sont morts (principe darwinien un peu macabre), tandis que les plus résistants ont développé des anticorps ce qui fait que la maladie disparaît mais réapparaît une fois que la génération qui a développé une immunité soit morte. Elle fait un retour en force au XVIIe siècle. L’Europe n’est pas le seul continent atteint. Le virus mute en une version plus meurtrière.&lt;br /&gt;
Démographie De l’ancien régime : XVIIe siècle en France = 44 millions de décès donc 7 à 8% dus à la peste (« que » 3 millions). La peste a donc cause une « surmortalité ». Les baptêmes étaient à peine plus nombreux que les sépultures, 90% de l’excédent de naissances sur les décès est englouti par la peste. La population reste stable et stagnante,&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La peste tue plus les gens mobiles et les gens qui ont du contact, donc une maladie de jeunes adultes. Ces jeunes adultes n’ayant pas fait de gosses, ils sont considères comme étant « naissances perdues » (enfants que les gens qui sont morts n’ont pas eu). On retrouve le même phénomène sur la pyramide des âges en France après 14-18 : il y a une génération sacrifiée (morte durant la guerre), puis une génération de « naissances perdues », soit les enfants que les morts au front en 14-18 n’ont pas eus.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une fois que les « faibles » sont morts, reste les « forts », la mortalité diminue donc puisqu’ils sont plus résistants. Mais ceux-ci deviennent fragiles à leur tour, et la mortalité augmente à nouveau. La courbe de la mortalité est donc hachurée : elle monte puis descend.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La peste a donc effacée l’excédant des naissances sur les décès. La population de la France ne peut donc pas s’accroitre et il y a un blocage démographique, les naissances en plus par rapport au décès étant effacées par la maladie. Aujourd’hui, on sait que les épidémies étaient le premier facteur de mortalité au Moyen-âge.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;gallery mode=&amp;quot;packed&amp;quot; widths=200px heights=200px&amp;gt;&lt;br /&gt;
Fichier:Évolution démographique europe ancien régime.png&lt;br /&gt;
Fichier:schéma des interactions dans une crise démographique.png&lt;br /&gt;
&amp;lt;/gallery&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= L’homéostasie grâce au contrôle de la croissance démographique =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Le concept d’homéostasie ==&lt;br /&gt;
L’homéostasie (du grec ὅμοιος, hómoios, « similaire », et στάσις (ἡ), stásis, « stabilité, action de se tenir debout ») désigne un équilibre dynamique entre population et environnement. Cela signifie que malgré les crises on revient toujours à un équilibre.  Les gens de l’ancien régime ont peu de possibilités de changer leur environnement, mais les paysans ont vite compris le principe d’homéostasie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il y a action sur la démographie Malgré le fait qu’il n’y ait aucune connaissance de médecine moderne. L’équilibre de l’homéostasie se fait entre population (bouches à nourrir) et ressources (nourriture). La notion de dynamisme implique que le système homéostatique peut bouger mais revient à l’équilibre, encaisse les chocs puis se stabilise. Elle correspond aux écosystèmes qui sont en situation d’homéostasie (ex. incendie qui détruit une forêt puis la forêt se régénère. L’assolement biennal et triennal est un ex. de savoir homéostatique qu’avaient les paysans du Moyen-âge). Par contre, on ne savait pas jouer sur les ressources avant la révolution industrielle (on ne peut pas récolter plus). On doit donc jouer sur la population.  La population stagne à la manière des animaux. La mort sélectionne la population, les faibles disparaissent et ne reste que les résistants. Les années passent et ceux qui étaient résistants deviennent faibles et disparaissent tandis que ne reste que les nouveaux résistants.&lt;br /&gt;
S’est donc mis en place le système européen de mariage tardif et de célibat définitif.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Micro et macro-stabilité de long terme ==&lt;br /&gt;
Jusqu’à la fin de la Deuxième guerre mondiale, il n’y a pas la sécurité d’existence. Les gens du Moyen-âge n’avaient aucun moyen de savoir pourquoi ils subissaient la mort, ils n’y pouvaient rien. Les gens se sentent impuissants. D’ailleurs on a longtemps cru que les petites gens n’avaient pas d’autres options que de prier Dieu et de totalement subir la mort. Or on a découvert que les paysans tentaient de diminuer le caractère meurtrier des crises de mortalité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Les régulations sociales : le système européen du mariage tardif et du célibat définitif =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== La mise en place : XVIème siècle – XVIIIème siècle ==&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Les paysans régulaient la croissance démographique en régulant l’accès au mariage. C’est ce qu’on appelle le système européen du mariage tardif et du célibat définitif. Au XVIème siècle, entre 10% et 15% des femmes ne se marient pas. De plus du XVIe au XVIIIe, les femmes se marient de plus en plus tard. On voit que les femmes se mariaient au XVIème entre 19 et 20 ans et au XVIIIème siècle vers 25 et 26 ans. On pense que les paysans, quand ils sont devenus libres, ont cherchés à avoir peu d’enfants pour ne pas diviser leurs terres entre trop d’héritiers et finir par les perdre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== La ligne Saint Petersburg – Trieste ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Ligne saint petersburg trieste.png|200px|vignette|droite]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce système se développe à l’Ouest, et suit une ligne de Saint Petersburg à Trieste. À l’Est, on reste sur un système universel de mariage, car les paysans de l’Est sont dans un système de servage et n’ont rien à transmettre à leurs enfants.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les effets démographiques ==&lt;br /&gt;
La fertilité s’étend entre 15 et 49 ans. Avec des mariages qui sont passés de 20 à 25 ans, cela enlève cinq des années les plus fertiles chez une femme, ce qui équivaut à 2/3 enfants par femme, ce qui réduit la pression démographique. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
== Mariage tardif et célibat définitif ==&lt;br /&gt;
Quand on compte les femme qui ne sont pas encore marié, les veuves et les célibataires, 50% des femmes n’étaient pas mariées et ne pouvaient donc pas avoir d’enfants. Cela réduit le nombre d’enfants par femme d’une manière très forte (réduction de 30% de la fécondité). Pour un équilibre entre population et environnement, sans pouvoir trop agir sur l’environnement, on agit sur les naissances. On explique le fait que les femmes n’aient pas d’enfants quand elles ne sont pas mariées par les règles que valorise la religion catholique, qui défend la chasteté et donc encourage le mariage tardif et défend les relations extraconjugales. On ne compte que 2% à 3% de naissances illégitimes.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
À l’époque, on a aussi l’idée que mariage égal ménage. Donc, il faut une niche, c’est-à-dire un endroit ou vivre, le plus souvent les ferme, une fois qu’un couple s’est marié. À l’époque, on ne construit pas de nouvelles fermes, et donc un couple doit attendre qu’une ferme se libère avant de pouvoir se marier et s’y installer, ce qui encourage le mariage tardif.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il y a aussi le facteur parents. Les parents veulent que les enfants restent à la maison pour s’occuper d’eux. Le célibat définitif est souvent le résultat du sacrifice d’un enfant d’une fratrie, toujours une fille, qui accepte de rester au cotées de leurs parents pour s’en occuper.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On revient toujours à une stabilité avec l’homéostasie. S’il y a une crise de mortalité, les niches se libèrent plus tôt, et donc une génération se marie plus jeune, et ont donc une fécondité plus grande, il y a plus d’enfants pour combler la perte démographique liée a la crise de mortalité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Nuances dans le système européen : les trois suisses ==&lt;br /&gt;
Pour prendre l’exemple de la Suisse, il y a plusieurs lois en vigueur selon les régions :&lt;br /&gt;
*au centre, les règles sur le mariage sont très strictes, et les pauvres ne peuvent se marier. La transmission de la terre se fait uniquement à un fils (l’ainé, transmission inégalitaire). Il y a donc une émigration des autres enfants qui n’ont hérité de rien.&lt;br /&gt;
*dans le Valais, il n’y a pas de loi sur le mariage, et il y a une succession égalitaire, s’il y a 3 fils et 1 fille, les 3 fils héritent et dédommagent la sœur qui n’a pas le droit d’être propriétaire. Souvent, les frères se mettent d’accord pour laisser la terre a un seul des enfants, les autre émigrent.&lt;br /&gt;
*en Suisse italienne, il y a une mobilité masculine massive, les hommes sont absents durant plusieurs mois voir années, ce qui déséquilibre le marché matrimonial, et donc limite les naissances (les femmes ne peuvent se permettre d’être infidèles car tout le monde se rend compte si elles tombent enceinte     quand le mari n’est pas là).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Un retour sur la mort omniprésente ==&lt;br /&gt;
Une famille complète est une famille où le couple reste ensemble du mariage jusqu'à la fin de la fécondité de la femme aux alentours de 50ans. À ce moment, il y a en théorie sept enfants par femme mais beaucoup de familles sont affectées par la mort notamment par la mort du mari ou de la femme avant ses 50 ans. Avec ces ruptures, on arrive à 4/5 enfants par famille. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De plus, entre 20% et 30% des enfants meurent avant qu’ils aient un ans, et seulement la moitié des enfants qui sont mis au monde survivent plus que 15 ans. Ainsi, le couple de 2 est remplacé par 2 à 2,5 naissances, le couple arrive donc à peine à se remplacer lui même, il y a une stagnation de la population. Avec l'idée d’insécurité d'existence, il y a d’un côté des sociétés qui trouvent des solutions pour stabiliser les populations (homéostasie) et en même temps il y a l’habitude de la mort. Le terme caveau vient du fait que l’on enterrait les membres de la famille dans la cave, dû au manque de place. Au XVIIIème siècle, quand on a voulu vider Paris de ses cimetières intramuros, on a déterré plus de 1,6 millions de morts. Les gens de l’époque acceptaient la mort.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On trouve d’ailleurs des manuels sur comment bien mourir, mourir en bon chrétien, pour être prêt a mourir a tout moment. On consolait d’ailleurs les condamnés à mort en leur disant qu’ils avaient la chance de savoir quand ils allaient mourir et pouvaient donc se préparer.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Annexes =&lt;br /&gt;
*Carbonnier-Burkard Marianne. Les manuels réformés de préparation à la mort. In: Revue de l'histoire des religions, tome 217 n°3, 2000. La prière dans le christianisme moderne. pp. 363-380. url :/web/revues/home/prescript/article/rhr_0035-1423_2000_num_217_3_103&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Références =&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Category:Michel Oris]]&lt;br /&gt;
[[Category:histoire]]&lt;br /&gt;
[[Category:histoire économique]]&lt;br /&gt;
[[Category:2011]] &lt;br /&gt;
[[Category:2012]]  &lt;br /&gt;
[[Category:2013]] &lt;br /&gt;
[[Category:2014]]&lt;br /&gt;
[[Category:2015]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Clémence</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://baripedia.org/index.php?title=Structures_Agraires_et_Soci%C3%A9t%C3%A9_Rurale:_Analyse_de_la_Paysannerie_Europ%C3%A9enne_Pr%C3%A9industrielle&amp;diff=28451</id>
		<title>Structures Agraires et Société Rurale: Analyse de la Paysannerie Européenne Préindustrielle</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://baripedia.org/index.php?title=Structures_Agraires_et_Soci%C3%A9t%C3%A9_Rurale:_Analyse_de_la_Paysannerie_Europ%C3%A9enne_Pr%C3%A9industrielle&amp;diff=28451"/>
		<updated>2015-11-14T01:39:24Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Clémence : /* La prédominance de l'agriculture : XVème siècle - XVIIème siècle */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;[[Fichier:Paysans au Moyen-Âge 1.jpg|200px|vignette]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= La prédominance de l'agriculture : XVème siècle - XVIIème siècle =&lt;br /&gt;
L’agriculture domine par le nombre de personnes qu’elle emploie. Les travailleurs sont repartis en trois secteurs, à savoir l'agriculture [1], l'industrie [2] et les services [3]. Au XVIème siècle, les agriculteurs  représentent 80% de la population, soit quatre individus sur cinq qui sont paysan. En d'autres termes, la population active au XVIème siècle est une population qui travaille à 80% dans le secteur primaire. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Prédominance de l'agriculture XVème siècle XVIIème siècle 1.png|300px|vignette|centré|Répartition par grands secteurs de la population active des pays développés à économie de marché, Japon non compris (en pourcentages de la population active totale)]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour arriver au chiffre de 80%, on s'est aperçu que la valeur monétaire de la production agricole était supérieure aux autres productions. La richesse est fondée sur l'agriculture, sa production domine l’économie de manière écrasante. Cela impact également les revenus. La distribution de la richesse provient de l'agriculture dans les sociétés d'ancien régime. Le paysan vit de l’agriculture (littéralement), il se nourrit de sa récolte, et les paysans utilisent très peu de cash (on emploie le troc) sauf pour payer les impôts.&lt;br /&gt;
                  &lt;br /&gt;
Le revenu de la noblesse et du clergé proviennent du tiers État. Les élites tirent leur richesse de leurs impôts sur les terres qu’ils prêtent aux paysans. Comme la noblesse ainsi que le clergé ne payaient pas d'impôts, c'était la masse qui devait payer des impôts. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'épargne est la principale source de l'investissement. C'est avec l'épargne que l'on peut investir dans un domaine économique et en l'occurrence on investit dans la terre en achetant des forêts, des espaces d'exploitation. Les bourgeois de Genève investissent dans la vigne, ce qui rapporte bien plus que l’artisanat ou les services, et les paysans exploitent les terres pour eux . Même certains marchands urbains, à condition qu'ils soient riches, achètent des terres à la campagne. Toute l'économie tourne autour de l'agriculture. Le secteur agricole domine toute l'économie ancienne, mais ce secteur n'est pas homogène&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= La diversité des systèmes agraires =&lt;br /&gt;
Vont apparaître des disparités spatiales qui se sont créées entre l’Est et l’Ouest ainsi qu’entre le Nord et le Sud. Lorsqu’on sort du Moyen-Âge, l’immense majorité des paysans sont &amp;quot;libres&amp;quot;. En d'autres termes, apparait une géographique dichotomique avec une frontière entre est et ouest (cette frontière étant la ligne St.Petersbourg-Triestre&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Système domanial &lt;br /&gt;
Au XVIIe, des paysans de l’est de l’Europe sont remis en servage par les « barons baltes », seigneurs de guerre (Ukraine, Pologne, Roumanie, Balkans… Ces pays constituent le grenier à blés du continent européen.).Le système est domanial : Les seigneurs constituent de grands domaines dans les plaines et possèdent de nombreux serfs qui travaillent leurs terres. Ce système a perdure jusqu’à la fin du XIXe en Russie tsariste. On appelait ces paysans les « âmes ». Les paysans en servages sont miséreux, ils n’ont pas intérêt à produire de bonnes récoltes puisque tout va au maitre.  Ce sont de grandes exploitations presque capitaliste qui exportent beaucoup de blés vers Allemagne et France notamment. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cause: &amp;quot;Deuxième servage&amp;quot; perte de liberté, masse de ces populations des paysans bascule vers =&amp;gt; paupérisation de la paysannerie&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Système seigneurial &lt;br /&gt;
Ce système se réfère à un système qui permet l'émancipation des paysans à l’Ouest. Ainsi, à l'Ouest; les serfs deviennent et demeureront libres. Les historiens ignorent comment cela s'est produit car il n'existait pas de structure institutionnelle urbaine, d'autant plus que les nobles se sont appropriés les terres fertiles et gardent la propriété des meilleures terres qui produisent des rendements conséquents. Les structures sociales sont compliquées car les paysans ont réussi à devenir locataire. Par exemple dans les plateaux du Valais et des Pyrénées, des communautés paysannes de montagne  possédaient souvent des alpages. Ils étaient astreints à des corvées, travaillaient pour les seigneurs mais étaient libres.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il y a une autre distinction au sein même de l’Europe d’ouest, entre le Nord et le Sud, sur des questions de pratiques des sols. Dans le Sud (Italie, Grèce, Espagne, Portugal), l’assolement est biennal (on sème en hiver, et on la laisse se reposer. Elle est donc en repos la moitié du temps, et l’agriculture, qui domine l’économie, est en pause la moitié du temps). Dans le Nord, l’assolement est triennal (automne-hiver, printemps, puis jachère. On ne perd que 33 pour cent du temps, au lieu de 50 pour cent).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On trouve donc une frontière socio-économique entre l’Est et l’Ouest qui n’est donc pas si récente que cela comme on aurait tendance à le croire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Une agriculture de subsistance =&lt;br /&gt;
Au Moyen-Âge, tous les paysans d’Europe sont en servitude de la noblesse. Au XVIIIème siècle, hormis quelques exceptions, tous sont devenus libres mais on ne sait pas comment. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’agriculture est une agriculture de survie, elle permet de rester en vie et elle est avant tout céréalière se concentrant à savoir sur le blé et l'orge.  Les paysans produisent leur nourriture et de celle de leurs familles. Les ¾ de la nourriture proviennent des céréales. On parle de &amp;quot;tyrannie des blés&amp;quot; car les paysans sont dépendants de cette culture dominante. Il faut noter qu'à l’époque, la consommation moyenne d’un individu par jour en céréales était de 800gr à 1kg, alors qu’aujourd’hui elle est de 150gr à 200gr. Ainsi, la consommation de céréales était la principale source de calories dans les sociétés préindustrielles.  Ce choix de production est notamment dû au fait que la culture de céréales est 10 fois plus productive que l'élevage du bétail. On est tout de même dans des sociétés de pauvreté de masse, qui vivent juste au-dessus du fil du rasoir, le rendement n’étant pas très efficace (rapport entre la quantité semée et celle récoltée. Au Moyen-Âge, on semait 1 grain et on en récoltait de 5 à 6. Il faut prendre en compte qu’il faut semer à nouveau une partie de ce que l’on récolte, c’est la soudure, à cause de laquelle les gens mourraient : on mourrait de faim bien qu’il y ait tout de même des réserves que l’on gardait pour être semées). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette faiblesse des rendements céréaliers est due aux techniques agricoles qui sont limitées. Les conséquences de la faiblesse de la production de fer était que les socs des charrues étaient en bois, et donc fragiles et peu efficaces. La pauvreté est un piège pour les paysans, qui, après avoir échangé leur récolte contre de la farine et payé leurs imports, n’avaient plus rien pour, par ex., demander à un artisan forgeron de leur faire un bon soc en fer. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le fait d’avoir à maintenir le sol en état était un autre problème. Les déjections animales et humaines servaient d’engrais. Il est par exemple possible de citer le cas de l’Île-de-France qui devait sa fertilité à Paris, où la population produisait l’engrais. Les vaches, bonnes productrices de déjections, n’étaient pas, géographiquement, au même endroit que les plantations, à cause de la tyrannie des céréales : les élevages se trouvaient dans les montagnes, terres pauvres (Pyrénées, alpes, massif central), et le cout du transport était très élevé. Et donc l’engrais n’est pas là où il devrait être.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= La faiblesse des rendements céréaliers =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les rendements restent faibles ==&lt;br /&gt;
Un rendement est un ratio entre quantité récoltée et quantité semée. En cas de mauvaises récoltes, c'est la loi du plus fort qui s'applique, à savoir que les plus faibles vont mourir en vertu de la famine.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À cette époque, la quantité récoltée sur la quantité semée était de 5-6 grains pour 1 semé en moyenne, alors qu’à cette même époque, à Genève, elle est de 4 grains pour 1. Cela dépend donc des régions. Mais en général, les rendements sont très faibles comparés à ceux que l’on obtient aujourd’hui. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Raisons des faiblesses de rendement ==&lt;br /&gt;
Les quantités sont faibles car elles sont piégées par la « tyrannie des céréales » lié à différent facteur comme les problèmes d’engrais, le coût des transports ou encore médiocrité des techniques agricoles parmi d'autres.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
*faiblesse des investissements&lt;br /&gt;
Il y a une absence des ressources afin d'investir qualitativement. Il subsiste trop de risques en cas de transformation du secteur. Ces paysans n'ont as d’argent parce qu’ils paient des impôts.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
*paysan conservateur (&amp;quot;stéréotype&amp;quot;)&lt;br /&gt;
En contexte de pauvreté des préindustrielles, le changement d'une pratique agricole est  dangereuse car elle doit obéir à un principe de subsistance et  de survie. Les paysans sont très dépendant de la qualité de la  première récolte. L'agriculture pratiquée est une agriculture de subsistance et il est donc impossible de jouer avec les conditions de survie.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
*Le fait d’avoir à maintenir le sol en état était un autre problème. Les déjections animales et humaines servaient d’engrais (donc l’Île-de-France était fertile grâce à paris, ou la population produisait l’engrais). Les vaches, bonnes productrices de déjections, n’étaient pas, géographiquement, au même endroit que les plantations, à cause de la tyrannie des céréales : les élevages se trouvaient dans les montagnes, terres pauvres (Pyrénées, alpes, massif central), et le cout du transport était très élevé. So l’engrais n’est pas là où il devrait être. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Situation du blocage &lt;br /&gt;
Ces sociétés sont bloquées : les rendements sont faibles et l’innovation technologique est pratiquement inexistante.  Sur cette paysannerie pèse un autre parasite : la paysannerie produit la nourriture pour la survie des gens, et les parasites sont les habitants des villes. → Les citadins sont vus comme ceux qui prennent le peu des excédents agricoles aux paysans.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= La loi des 15% de Paul Bairoch =&lt;br /&gt;
Les sociétés d'ancien régime ne pouvaient supporter plus de 15% de citadins&amp;lt;ref&amp;gt;Utenda. &amp;quot;La Loi Des 15%.&amp;quot; Flashcards. Quizlet, 1 Aug. 2014. Web. 03 Oct. 2014. &amp;lt;http://quizlet.com/45990358/heg-flash-cards/&amp;gt;.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Les citadins peuvent être qualifiés de parasites qui se nourrissent sur le dos des paysans qui produisent déjà peu de marges donc qui peinent à se nourrir eux-mêmes. Entre 75% et 80% de la population active doit cultiver. Les paysans, en hiver, restent au coin du feu, tandis que l'artisan continue à travailler. Entre 70% et 75% de la masse de travail est dans l’agriculture. Les autres commerçants, artisans continuent de travailler en hiver d'où entre 25% et30% de non-agriculteurs (100*-70%) qui sont des forgerons, charpentiers ou encore  le clergé, des notaires, des instituteurs. Ils représentent 15% de la population en tant que citadins qui représente un maximum.{{Mal dit}} &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
La loi des 15% doit se comprendre en ces termes : quel poids maximal de citadins non-producteurs de leur propre nourriture, une société fondamentalement agricole peut-elle se permettre de supporter ? L’historien Paul Bairoch apporte une réponse indirecte à travers le calcul suivant :&lt;br /&gt;
#sous l’ancien régime, 75 à 80 % de la population active (= les travailleurs) est engagée dans l’agriculture.&lt;br /&gt;
#comme les paysans ne travaillent pas à la morte saison (hiver) alors que les artisans des villes peuvent être actifs toute l’année, il est plus juste de parler de 70 à 75 % de la force de travail engagée dans l’agriculture.&lt;br /&gt;
#il reste donc 100 – 70 à 75, donc 25% à 30 % de la force de travail qui pourrait travailler ailleurs que dans l’agriculture et être nourris par les paysans.&lt;br /&gt;
#mais il y a à la campagne des personnes qui ne travaillent pas dans l’agriculture (forgerons, menuisiers, curés, etc.) alors qu’il n’y a pratiquement pas d’agriculteurs qui vit en ville. C’est ce qui amène Bairoch à situer à 15 % de la population totale la proportion maximale d’habitants des villes qu’une société traditionnelle pouvait supporter.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
C’est une estimation, bien sûr. Le passage de 3 à 4 peut-être jugé comme contestable et fait par l’auteur un peu « au feeling ». Mais les taux d’urbanisation (pourcentage d’habitants d’un pays ou continent vivant en ville) ont effectivement été inférieurs à 15 % jusqu’à la Révolution industrielle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Ref : De Jéricho à Mexico - Paul Bairoch&lt;br /&gt;
**Taux d'urbanisation (pourcentage d'habitants qui vit en ville) (entre 10-13%) vérifié dans l'EU d'ancien régime, en Chine (pas plus de 15% non plus)... Vérification de la loi des 15%&lt;br /&gt;
**Blocage : Espace d'innovation vient de la ville&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est possible de conclure qu'il y a un développement d’innovation qui est bloqué.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Des sociétés de pauvreté de masse =&lt;br /&gt;
[[Fichier:Évolution de la population urbaine et du taux d'urbanisation de l'Europe 1300 - 1750.png|vignette]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le monde agricole avec des agriculteurs sous-employés, mal nourris et en mauvaise santé connait une forte mortalité infantile et une forte mortalité qui se traduit par une espérance de vie très basse aux alentours de 25 et 30 ans faisant de quelqu'un de 40 ans un vieillard. Les corps étaient usés littéralement de manière précoce par la dureté des conditions d'existence.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les paysans sont mal nourris d’où une affectation fréquente de leur système immunitaire qui pour une simple grippe pouvait les conduire à la mort, comme leur organisme était constamment fragilisé par cette nourriture médiocre. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1588, la Gazette romaine titre &amp;quot;À Rome rien de neuf sinon que l'on meurt de faim&amp;quot; tandis que le Pape donnait un banquet {{Référence à confirmer}}. Ce sont des sociétés de pauvreté de masse traduit par une situation précaire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Annexes =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Références =&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Category:Michel Oris]]&lt;br /&gt;
[[Category:histoire]]&lt;br /&gt;
[[Category:histoire économique]]&lt;br /&gt;
[[Category:2011]] &lt;br /&gt;
[[Category:2012]]  &lt;br /&gt;
[[Category:2013]] &lt;br /&gt;
[[Category:2014]]&lt;br /&gt;
[[Category:2015]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Clémence</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://baripedia.org/index.php?title=Structures_Agraires_et_Soci%C3%A9t%C3%A9_Rurale:_Analyse_de_la_Paysannerie_Europ%C3%A9enne_Pr%C3%A9industrielle&amp;diff=28450</id>
		<title>Structures Agraires et Société Rurale: Analyse de la Paysannerie Européenne Préindustrielle</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://baripedia.org/index.php?title=Structures_Agraires_et_Soci%C3%A9t%C3%A9_Rurale:_Analyse_de_la_Paysannerie_Europ%C3%A9enne_Pr%C3%A9industrielle&amp;diff=28450"/>
		<updated>2015-11-14T01:33:51Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Clémence : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;[[Fichier:Paysans au Moyen-Âge 1.jpg|200px|vignette]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= La prédominance de l'agriculture : XVème siècle - XVIIème siècle =&lt;br /&gt;
L’agriculture domine par le nombre de personnes qu’elle emploie. Les travailleurs sont repartis en trois secteurs, à savoir l'agriculture [1], l'industrie [2] et les services [3]. Au XVIème siècle, les agriculteurs  représentent 80% de la population, soit quatre individus sur cinq qui sont paysan. En d'autres termes, la population active au XVIème siècle est une population qui travaille à 80% dans le secteur primaire. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Prédominance de l'agriculture XVème siècle XVIIème siècle 1.png|300px|vignette|centré|Répartition par grands secteurs de la population active des pays développés à économie de marché, Japon non compris (en pourcentages de la population active totale)]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour arriver au chiffre de 80%, on s'est aperçu que la valeur monétaire de la production agricole était supérieure aux autres productions. La richesse est fondée sur l'agriculture, sa production domine l’économie de manière écrasante. Cela impact également les revenus. La distribution de la richesse provient de l'agriculture dans les sociétés d'ancien régime. Le paysan vit de l’agriculture (littéralement), il se nourrit de sa récolte, et les paysans utilisent très peu de cash (on emploie le troc) sauf pour payer les impôts.&lt;br /&gt;
                  &lt;br /&gt;
Le revenu de la noblesse et du clergé proviennent du tiers État. Les élites tirent leur richesse de leurs impôts sur les terres qu’ils prêtent aux paysans. Comme la noblesse ainsi que le clergé ne payaient pas d'impôts, c'était la masse qui devait payer des impôts. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'épargne est la principale source de l'investissement. C'est avec l'épargne que l'on peut investir dans un domaine économique et en l'occurrence on investit dans la terre en achetant des forêts, des espaces d'exploitation. Les bourgeois de Genève investissent dans la vigne, ce qui rapporte bien plus que l’artisanat ou les services, et les paysans exploitent les terres pour eux . Même certains marchands urbains, à condition qu'ils soient riches, achètent des terres à la campagne. Toute l'économie tourne autour de l'agriculture. Le secteur agricole domine toute l'économie ancienne, mais ce secteur n'est pas homogène&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= La diversité des systèmes agraires =&lt;br /&gt;
Vont apparaître des disparités spatiales qui se sont créées entre l’Est et l’Ouest ainsi qu’entre le Nord et le Sud. Lorsqu’on sort du Moyen-Âge, l’immense majorité des paysans sont &amp;quot;libres&amp;quot;. En d'autres termes, apparait une géographique dichotomique avec une frontière entre est et ouest (cette frontière étant la ligne St.Petersbourg-Triestre&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Système domanial &lt;br /&gt;
Au XVIIe, des paysans de l’est de l’Europe sont remis en servage par les « barons baltes », seigneurs de guerre (Ukraine, Pologne, Roumanie, Balkans… Ces pays constituent le grenier à blés du continent européen.).Le système est domanial : Les seigneurs constituent de grands domaines dans les plaines et possèdent de nombreux serfs qui travaillent leurs terres. Ce système a perdure jusqu’à la fin du XIXe en Russie tsariste. On appelait ces paysans les « âmes ». Les paysans en servages sont miséreux, ils n’ont pas intérêt à produire de bonnes récoltes puisque tout va au maitre.  Ce sont de grandes exploitations presque capitaliste qui exportent beaucoup de blés vers Allemagne et France notamment. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cause: &amp;quot;Deuxième servage&amp;quot; perte de liberté, masse de ces populations des paysans bascule vers =&amp;gt; paupérisation de la paysannerie&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Système seigneurial &lt;br /&gt;
Ce système se réfère à un système qui permet l'émancipation des paysans à l’Ouest. Ainsi, à l'Ouest; les serfs deviennent et demeureront libres. Les historiens ignorent comment cela s'est produit car il n'existait pas de structure institutionnelle urbaine, d'autant plus que les nobles se sont appropriés les terres fertiles et gardent la propriété des meilleures terres qui produisent des rendements conséquents. Les structures sociales sont compliquées car les paysans ont réussi à devenir locataire. Par exemple dans les plateaux du Valais et des Pyrénées, des communautés paysannes de montagne  possédaient souvent des alpages. Ils étaient astreints à des corvées, travaillaient pour les seigneurs mais étaient libres.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il y a une autre distinction au sein même de l’Europe d’ouest, entre le Nord et le Sud, sur des questions de pratiques des sols. Dans le Sud (Italie, Grèce, Espagne, Portugal), l’assolement est biennal (on sème en hiver, et on la laisse se reposer. Elle est donc en repos la moitié du temps, et l’agriculture, qui domine l’économie, est en pause la moitié du temps). Dans le Nord, l’assolement est triennal (automne-hiver, printemps, puis jachère. On ne perd que 33 pour cent du temps, au lieu de 50 pour cent).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On trouve donc une frontière socio-économique entre l’Est et l’Ouest qui n’est donc pas si récente que cela comme on aurait tendance à le croire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Une agriculture de subsistance =&lt;br /&gt;
Au Moyen-Âge, tous les paysans d’Europe sont en servitude de la noblesse. Au XVIIIème siècle, hormis quelques exceptions, tous sont devenus libres mais on ne sait pas comment. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’agriculture est une agriculture de survie, elle permet de rester en vie et elle est avant tout céréalière se concentrant à savoir sur le blé et l'orge.  Les paysans produisent leur nourriture et de celle de leurs familles. Les ¾ de la nourriture proviennent des céréales. On parle de &amp;quot;tyrannie des blés&amp;quot; car les paysans sont dépendant de cette culture dominante. Il faut noter qu'à l’époque, la consommation moyenne d’un individu par jour en céréales était de 800gr à 1kg, alors qu’aujourd’hui elle est de 150gr à 200gr. Ainsi, la consommation de céréales était la principale source de calories dans les sociétés préindustrielles.  Ce choix de production est notamment dû au fait que la culture de céréales est 10 fois plus productive que l'élevage du bétail. On est tout de même dans des sociétés de pauvreté de masse, qui vivent juste au-dessus du fil du rasoir, le rendement n’étant pas très efficace (rapport entre la quantité semée et celle récoltée. Au Moyen-Âge, on semait 1 grain et on en récoltait de 5 à 6. Il faut prendre en compte qu’il faut semer à nouveau une partie de ce que l’on récolte, c’est la soudure, à cause de laquelle les gens mourraient : on mourrait de faim bien qu’il y ait tout de même des réserves que l’on gardait pour être semées). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette faiblesse des rendements céréaliers est due aux techniques agricoles qui sont limitées. Les conséquences de la faiblesse de la production de fer était que les socs des charrues étaient en bois, et donc fragiles et peu efficaces. La pauvreté est un piège pour les paysans, qui, après avoir échangé leur récolte contre de la farine et payé leurs imports, n’avaient plus rien pour, par ex., demander à un artisan forgeron de leur faire un bon soc en fer. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le fait d’avoir à maintenir le sol en état était un autre problème. Les déjections animales et humaines servaient d’engrais. Il est par exemple possible de citer le cas de l’Île-de-France qui devait sa fertilité à Paris, où la population produisait l’engrais. Les vaches, bonnes productrices de déjections, n’étaient pas, géographiquement, au même endroit que les plantations, à cause de la tyrannie des céréales : les élevages se trouvaient dans les montagnes, terres pauvres (Pyrénées, alpes, massif central), et le cout du transport était très élevé. Et donc l’engrais n’est pas là où il devrait être.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= La faiblesse des rendements céréaliers =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les rendements restent faibles ==&lt;br /&gt;
Un rendement est un ratio entre quantité récoltée et quantité semée. En cas de mauvaises récoltes, c'est la loi du plus fort qui s'applique, à savoir que les plus faibles vont mourir en vertu de la famine.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À cette époque, la quantité récoltée sur la quantité semée était de 5-6 grains pour 1 semé en moyenne, alors qu’à cette même époque, à Genève, elle est de 4 grains pour 1. Cela dépend donc des régions. Mais en général, les rendements sont très faibles comparés à ceux que l’on obtient aujourd’hui. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Raisons des faiblesses de rendement ==&lt;br /&gt;
Les quantités sont faibles car elles sont piégées par la « tyrannie des céréales » lié à différent facteur comme les problèmes d’engrais, le coûts de transports ou encore médiocrité des techniques agricoles parmi d'autres.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
*faiblesse des investissements&lt;br /&gt;
Il y a une absence des ressources afin d'investir qualitativement. Il subsiste trop de risques en cas de transformation du secteur. Ces paysons n'ont as d’argent parce qu’ils paient des impôts.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
*paysan conservateur (&amp;quot;stéréotype&amp;quot;)&lt;br /&gt;
En contexte de pauvreté des préindustrielles, le changement d'une pratique agricole est  dangereuse car elle doit obéir à un principe de subsistance et  de survie. Les paysans sont très dépendant de la qualité de la  première récolte. L'agriculture pratiquée est une agriculture de subsistance et il est donc impossible de jouer avec les conditions de survie.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
*Le fait d’avoir à maintenir le sol en état était un autre problème. Les déjections animales et humaines servaient d’engrais (donc l’Île-de-France était fertile grâce à paris, ou la population produisait l’engrais). Les vaches, bonnes productrices de déjections, n’étaient pas, géographiquement, au même endroit que les plantations, à cause de la tyrannie des céréales : les élevages se trouvaient dans les montagnes, terres pauvres (Pyrénées, alpes, massif central), et le cout du transport était très élevé. So l’engrais n’est pas là où il devrait être. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Situation du blocage &lt;br /&gt;
Ces sociétés sont bloquées : les rendements sont faibles et l’innovation technologique est pratiquement inexistante.  Sur cette paysannerie pèse un autre parasite : la paysannerie produit la nourriture pour la survie des gens, et les parasites sont les habitants des villes. → Les citadins sont vus comme ceux qui prennent le peu des excédents agricoles aux paysans.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= La loi des 15% de Paul Bairoch =&lt;br /&gt;
Les sociétés d'ancien régime ne pouvaient supporter plus de 15% de citadins&amp;lt;ref&amp;gt;Utenda. &amp;quot;La Loi Des 15%.&amp;quot; Flashcards. Quizlet, 1 Aug. 2014. Web. 03 Oct. 2014. &amp;lt;http://quizlet.com/45990358/heg-flash-cards/&amp;gt;.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Les citadins peuvent être qualifiés de parasites qui se nourrissent sur le dos des paysans qui produisent déjà peu de marges donc qui peinent à se nourrir eux-mêmes. Entre 75% et 80% de la population active doit cultiver. Les paysans, en hiver, restent au coin du feu, tandis que l'artisan continue à travailler. Entre 70% et 75% de la masse de travail est dans l’agriculture. Les autres commerçants, artisans continuent de travailler en hiver d'où entre 25% et30% de non-agriculteurs (100*-70%) qui sont des forgerons, charpentiers ou encore  le clergé, des notaires, des instituteurs. Ils représentent 15% de de la population en tant que citadins qui représente un maximum.{{Mal dit}} &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
La loi des 15% doit se comprendre en ces termes : quel poids maximal de citadins non-producteurs de leur propre nourriture, une société fondamentalement agricole peut-elle se permettre de supporter ? L’historien Paul Bairoch apporte une réponse indirecte à travers le calcul suivant :&lt;br /&gt;
#sous l’ancien régime, 75 à 80 % de la population active (= les travailleurs) est engagée dans l’agriculture.&lt;br /&gt;
#comme les paysans ne travaillent pas à la morte saison (hiver) alors que les artisans des villes peuvent être actifs toute l’année, il est plus juste de parler de 70 à 75 % de la force de travail engagée dans l’agriculture.&lt;br /&gt;
#il reste donc 100 – 70 à 75, donc 25% à 30 % de la force de travail qui pourrait travailler ailleurs que dans l’agriculture et être nourris par les paysans.&lt;br /&gt;
#mais il y a à la campagne des personnes qui ne travaillent pas dans l’agriculture (forgerons, menuisiers, curés, etc.) alors qu’il n’y a pratiquement pas d’agriculteurs qui vit en ville. C’est ce qui amène Bairoch à situer à 15 % de la population totale la proportion maximale d’habitants des villes qu’une société traditionnelle pouvait supporter.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
C’est une estimation, bien sûr. Le passage de 3 à 4 peut-être jugé comme contestable et fait par l’auteur un peu « au feeling ». Mais les taux d’urbanisation (pourcentage d’habitants d’un pays ou continent vivant en ville) ont effectivement été inférieurs à 15 % jusqu’à la Révolution industrielle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Ref : De Jéricho à Mexico - Paul Bairoch&lt;br /&gt;
**Taux d'urbanisation (pourcentage d'habitants qui vit en ville) (entre 10-13%)vérifié dans l'EU d'ancien régime, en Chine (pas plus de 15% non plus)... àVérification de la loi des 15%&lt;br /&gt;
**Blocage : Espace d'innovation vient de la ville&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est possible de conclure qu'il y a un développement d’innovation qui est bloqué.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Des sociétés de pauvreté de masse =&lt;br /&gt;
[[Fichier:Évolution de la population urbaine et du taux d'urbanisation de l'Europe 1300 - 1750.png|vignette]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le monde agricole avec des agriculteurs sous-employés, mal nourris et en mauvaise santé connait une forte mortalité infantile et une forte mortalité qui se traduit par une espérance de vie très basse aux alentours de 25 et 30 ans faisant de quelqu'un de 40 ans un vieillard. Les corps étaient usé littéralement de manière précoce par la dureté des conditions d'existence.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les paysans sont mal nourris d’où une affectation fréquente de leur système immunitaire qui pour une simple grippe pouvait les conduire à la mort, comme leur organisme était constamment fragilisé par cette nourriture médiocre. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1588, la Gazette romaine titre &amp;quot;À Rome rien de neuf sinon que l'on meurt de faim&amp;quot; tandis que le Pape donnait un banquet {{Référence à confirmer}}. Ce sont des sociétés de pauvreté de masse traduit par une situation précaire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Annexes =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Références =&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Category:Michel Oris]]&lt;br /&gt;
[[Category:histoire]]&lt;br /&gt;
[[Category:histoire économique]]&lt;br /&gt;
[[Category:2011]] &lt;br /&gt;
[[Category:2012]]  &lt;br /&gt;
[[Category:2013]] &lt;br /&gt;
[[Category:2014]]&lt;br /&gt;
[[Category:2015]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Clémence</name></author>
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