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	<title>Baripedia - Contributions [fr]</title>
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	<updated>2026-06-25T02:15:38Z</updated>
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		<id>https://baripedia.org/index.php?title=Aux_origines_de_la_chute_de_la_R%C3%A9publique_de_Weimar&amp;diff=1711</id>
		<title>Aux origines de la chute de la République de Weimar</title>
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		<updated>2013-01-19T22:53:04Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Emily : /* Système électoral */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;L’expérience de démocratie qui a duré un peu plus de 10 ans est caractérisée par des tensions sociales fortes et des instabilités politiques. Ce qui nous intéresse est de comprendre cette prise de pouvoir des nazis de manière pacifique ainsi quel’avènement du régime du IIIème Reich puisque Hitler va rapidement suspendre les libertés individuelles et politiques qui vont amener à l’extermination des juifs tout comme à la seconde guerre mondiale.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
C’est un moment charnières qui dans son incapacité à former des gouvernementsstables a contribué à la légitimité de Hitler, à son programme et à sa folie.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Nous allons étudier ce thème sous la forme d’une grande question etsous une forme causale.  Les institutionnalistess’interrogent sur des « big questions », quant à la théorie du choix rationnelle elle choisit son objet en fonction de démarchesméthodologiques rigoureuses.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Il y a différents courant qui estiment qu’on ne peut distinguer derelations de causes à effets en science-sociale comme les constructivistes qui pensent qu’on ne peut rendrecompte des conflictualités des rapports sociaux. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Dans la perspective marxiste on se refuse à identifier les relationscausales puisque dans cette méthodologie appréhende le monde par unedialectique historique ou tout facteur peut influencerun résultat qui affecte dans le même  tempsla variable première&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
La question traitée est : quels sont les facteurs qui peuventexpliquer la chute de la république parlementaire de Weimer et l’arrivée aupouvoir de Hitler ?&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Quels sont les facteurs qui expliquent ce phénomène ? La responsabilitéindividuelle ? Lesfacteurs économiques qui vont augmenter drastiquementle chômage ? Les institutions politiques dysfonctionnelles ? L’appelle du leader charismatique qu’est Adolph Hitler ?&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
C’est une période intrinsèquement intéressante située dans une période de révolution comme en Russie avec des enjeux de guerre mais aussi de enjeux liés à l’industrialisation, à l’unification de l’Italie et à l’unification de l’Allemagne.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
L’entre-deux-guerres est crucial en Allemagne avec en toile de fond ladeuxième guerre mondiale qui s’en suit de près.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Concernant la théorie de la démocratie ;l’Allemagne va introduire une première expérience après la première guerre mondiale. On y rencontre un nombre important de concepts comme ceux des systèmes électoraux, du rôle des institutions, des partis, des idéologies. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Décrire la République de Weimar=&lt;br /&gt;
==Qu’est-ce que la République de Weimar ?==&lt;br /&gt;
==Comment et quels sont les facteurs qui ont amené Hitler au pouvoir ?==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D’une part le transfert de pouvoir se fait de manière non-violente et démocratique,d’autre part on va démontrer que la consolidation du pouvoir par les nazis est extrêmement rapide à partirde 1933 ; donc la chute de la République de Weimar et l’ascension de Hitler coïncide avec janvier 1933 etles quelques semaines qui vont s’en suivre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Transfert et consolidation du pouvoir===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
La « coalition de Weimar » qui vagouverner pendant la République de Weimar se fait entre le parti Social-Démocrate et les classes moyennes. Elle reposait sur undouble pacte : entre le gouvernement et les militaires puis entrel’industrie et la classe ouvrière qui consistait à ménagerl’économie à travers un partenariat sociale plutôt qu’une lutte de classes. Cela va mener à une luttede pouvoir entre les conservateurs et les progressistes.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Un processus va naitre de la progression de l’ordre démocratique. Il y a un début de cette fragilisation suite à la fin d’un accordentre les capitalistes et les travailleurs en juin 1933, puis il y aura des offensives des employeurs pour supprimer cette législation sociale durant la période de la « Grande Dépression » à partir de 1929. De plus les militaires vont se sentir de plus en plus aliénés estmarginalisés.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
On constate un affaiblissement général des partenaires de la « coalition de Weimar » avec un retour des conservateurs. Ainsi ces pactes initiaux se défont au fur et à mesure.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
La dissolution elle-même de la République de Weimar procède en étapes et s’initie au début desannées 1930 avec la nomination de Brüning par décret présidentielles. Cette manièrede nommer le chancelier va être de nouveau appliqué avecla nomination de Franz Von Papen et Herman Göring. Ce sont des mesures d’urgences prises par le président pour mettre en placeun gouvernement.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
En 1932, il est considéré qu’il n’y a pas d’alternative à Hitler comme homme fort à un nouveau régime.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Concernant le transfert du pouvoir, le présidentHindenburg qui penchait en faveur du campautoritaire tout en n’étant pas prêt à suspendrela constitution va nommer Hitler en pensant qu’il allait maintenirsa promesse de continuer à gouverner avec la majorité parlementaire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cependant ce fut une erreur de jugement profonde et fatale de la part duprésident Hindenburg. Ainsi Hitler et le parti Nazi ont pris le pouvoir à l’intérieur du cadre institutionnelle.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
La consolidation du pouvoir et la dérive totalitaire se produit rapidement.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
À partir du 4 février 1933 une censure apparaît avec l’interdiction desjournaux socialistes et communistes. Le 28 et 29 février a lieu l’incendie du Reichstag officiellement par un « chômeurcommuniste néerlandais ». Le lendemainsont introduites des limites aux libertés individuelles notamment vis-à-vis de laliberté d’opinion approuvée par le président Hindenburg qui va avoir pour conséquence l’arrestation demilitant communiste.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Le 5 mars à lieu des élections nationales qui seront les dernières élections de cettenouvelle ère dans un climat de terreur envers la gauche et d’insécurité publique généralise. Le parti nazi obtient 44% du suffrage avec les forces conservatrices qui obtiennent 8% est leur permet de former unemajorité. Comme les communistes sont arrêtés et interdits, lesnazis obtiennent une majorité de 51%.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Le 23 mars une loi visant la suppression de la misère du peuple et duReich suspend la constitution pour unedurée de 4 ans et va concentrer le pouvoir entre les mains de Hitler. Seuls les socialistes s’opposent à cette nouvelle loi.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Dans un intervalle de 7 semaines Hitler accède au pouvoir par voie légaleet orchestre la dérive autoritaire  du régime  politique.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
La confiscation du pouvoir se poursuit durant les étés 1933 et 1934. En 1934 le parti nazi devient l’unique parti autoriséet en juillet 1934 lors de la mort de Hindenburg, Hitler s’octroie les pouvoirs de chancelier et de président devenant le « führer ».&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Toute  la société est dès lorsmise au pas, le régime politique change foncièrement ; ce n’estplus la démocratie mais le régime du IIIème Reich qui sera caractérisé par lasuite comme régime totalitariste.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Potentiel démocratique de la République de Weimar===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Expliquer la chute de la République de Weimar=&lt;br /&gt;
==Système de partis==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
caractérisé par la fragmentation, 4 groupes majeurs&lt;br /&gt;
(répartition spatiale des différents partis avec 2 axes )&lt;br /&gt;
/ 1er	bloc:	formation des partis conservateurs: 2 courants, libérx de gauche et libéraux de droite.	&lt;br /&gt;
/ 2eme	bloc:	Deutsche volkspartei.&lt;br /&gt;
/ 3eme	bloc:	parti du centre (ouest et sud du pays) .&lt;br /&gt;
/ 4eme	bloc:	social-démocratie.&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
La formation de cette structure partisanne a lieu en 1870-90 et reflète des clivages sociaux multipes et anciens. (clivage entre monde rural et monde urbain + clivages régionnaux).&lt;br /&gt;
avec l'industrialisation rapide de l'allemagne, nouveau clivage(séparation)  de classe (socialiste - capitaliste) 	&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
Pas d'émergence claire de deux blocs politiques: beaucoup plus morcelé et ainsi beaucoup plus compliqué de faire des alliances. &lt;br /&gt;
deux fragments tout de même plus ou moins émergents: &lt;br /&gt;
	1.coalition démocratique, centre &amp;amp; libéraux de gauche (SD,	centre, DDP)&lt;br /&gt;
	2.coalition bourgeoise (majeure)	(centre, DDP, DVD, DNVP)	&lt;br /&gt;
ces deux coalitions ont régné respectivement sur 5 et 2 années (sur les 14 ans du Weimar). Des cabinets minoritaires se sont passé le pouvoir durant les 7 dernières années. &lt;br /&gt;
Au total, 20 cabinets différents entre 1919 et 1933.&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
Cette fragmentation est génératrice d'instabilité politique.Protestations durant les dernières années. &lt;br /&gt;
La crise est étroitement associée a cette structure du système de partis caractérisée par cette fragmentation très forte.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Système électoral==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
	-  Vise une représentation directement	proportionnelle a suffrage obtenu par un parti.&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
- But Avoir	un parlement qui reflète la société dans son ensemble.	Favoriser les petits partis et les minorités. 	&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
- Question générale: combien de votes sont nécéssaires pour obtenir un	siège au parlement? Chaque système éléctoral proportionnel doit	régler/définir la question. &lt;br /&gt;
Le système électoral 	proportionnel se distingue sur ce point car le seuil de	représentation est très faible.	C'est un système	électoral plutot pur car	un faible nombre de voix permet d'obtenir un siège au parlement. 	&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
- Conséquence:	les petits partis sont quasi assurés 'obtenir un siège -&amp;gt;	clivage de partis -&amp;gt; fragmentation, éclatement. &lt;br /&gt;
ainsi il est	difficile de trouver des ententes parmi les partis en présence.&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
 	&lt;br /&gt;
'''Elections parlementaires au reichstag en 1928:'''&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
80représentants sur 491 (16%) sont élus sur la liste de partis ayantobtenu plus de 4.8% aux suffrages.&lt;br /&gt;
21% de l'ensemble parlementaireont obtenu moins de 5% aux suffrages. Le nombre très élevé de cespetits partis vont rendre difficile l'obtention d'une majorité parla coalition des partis.&lt;br /&gt;
Effritement politique&lt;br /&gt;
Si tous lessièges des petits partis de moins de 5% étaient redistribués,l'Etat serait moins frgmenté et plus stable.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Cadre constitutionnel==&lt;br /&gt;
==Stratégies et politiques partisanes==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous allons nous concentrer sur les partis de gauches à savoir le parti communiste et le parti de la social-démocratie : &lt;br /&gt;
*'''Communiste''' : entre 1924 et 1928 il entre dans une phase de&lt;br /&gt;
radicalisation ou l’on purge les structures internes ; de plus il y a un renforcement de l’idéologie prônant une vision de la social-démocratie comme un ennemie et un concurrent afin de mobiliser et toucher la classe ouvrière. Cette radicalisation va créer une cohérence interne forte ainsi qu’une capacité intégrative forte. Cela va permettre de gagner, en partie,le vote protestataire des ouvriers suite à la crise économique de 1929. Son soutien populaire augmente durant cette période. &lt;br /&gt;
*'''Social-démocratie''' : elle va se montrer loyale&lt;br /&gt;
envers le projet original de la République de Weimar avec des difficultés à s’ouvrir à de nouveaux électeurs ne s’amendant pas pour courtiser des électeurs notamment ceux de la classe ouvrière. À partir de 1928 elle va renforcer ses liens avec les syndicats afin se rapprocher de la classe ouvrière tout en contrant la menace communiste.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Rétrospectivement on peut affirmer que ces stratégies de renforcement et de repli ont été de graves erreurs stratégiques peut être rationnels sur le court-terme comme pour les communistes afin d’engranger des petites victoires électorales, cependant cela sous entendait qu’on allait basculer sous un régime socialiste. Les apports de forces faisaient que cela était utopiste avec en réalité une probabilité d’un renversement sur la droite beaucoup plus forte.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La gauche a été la grande perdante de l’avènement du IIIème Reich. Ainsi leur stratégie de court-terme aurait été préférable si elle nese serait portée que sur l’ouverture.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Nous pouvons nous interroger sur les raisons du repli de la social-démocratie et pourquoi elle ne parvient pasà renforcer la base sociale pro-démocratique de la République de Weimar ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Idéologie==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous allons discuter de la dimension idéologique du parti  social-démocrate  dont un pan de son idéologie l’empêchait des’ouvrir notamment en direction de la paysannerie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans The SocialDemocratic Moment: Ideas and Politics in the Making of interwar Europe (1998), Berman propose une étude se focalisant sur les casallemand et suédois. Elle avance que les partissociaux-démocrates font face à des problèmes trèssimilaires :&lt;br /&gt;
*quelle relation la social-démocratie doit entretenir avec la démocratie-bourgeoise ?&lt;br /&gt;
*sous quelles conditions envisager des alliances avec des partis au-delà de la tradition sociale ?&lt;br /&gt;
*faut-il se définir comme un parti de travailleurs avec une base sociale clairement définie (ouvriers, travailleurs salariés, etc.) ou s’ouvrir et devenir un parti du peuple qui irait recruter des électeurs dans toutes les couches sociales ?&lt;br /&gt;
*quelles sont spécifiquement les réponses de politique économique à apporter dans  les crises du système capitaliste ?&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Selon Berman l’idéologie de ces partis ainsique l’héritage traditionnel qui forme l’identité des partis va montrer qu’elles ne sont pas similairesexpliquant ainsi les trajectoires différentes de la social-démocratie allemande et suédoise. Elle explique l’incapacitéen Allemagne de la social-démocratie à démocratiserle pays, au contraire dans le cas suédois elle va démocratiser le régime politique.Notamment en Suède, l’après deuxième guerre mondiale sera caractérisée par une hégémonie de lasocial-démocratie. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Elle ajoute que ces caractéristiques se cristallisent dans lesstructures déjà avant la première guerre mondiale quenous pouvons distinguer :&lt;br /&gt;
*vision orthodoxe et inflexible du marxisme : d’après cette visionle socialisme est le résultat de lois économiques inéluctable ; plus les forces de production vont se développer et plus les conflits vonts’intensifier jusqu’à mener au communisme. On constate un déterminismeéconomique à l’œuvre. Cependant, elle négligele socialisme comme le résultat de l’action individuelle ou de classes sociales; c’estun déni du rôle des acteurs dans la trame historique&lt;br /&gt;
*rejet du réformisme : bien que la social-démocratie allemande pratiqua le réformisme elle nele connu jamais comme le but de la transformation en profondeur de la société.Elle a contribuée à réformer la législation sociale mais cela n’amenait que difficilementla libération individuelle des travailleurs. La social-démocratie suédoise adhérera au réformisme social. &lt;br /&gt;
*Conception aigue de la lutte des classes : en allemande la social-démocratie reste attachée à l’idée que legroupe prolétaire est une simple masse réactionnaire. Donccette posture rend la formation de coalition avec des autres « groupes non-sociaux »comme la paysannerie difficile voire impossible. En Suède ou la social-démocratie était habituée à une vision plus douce de la lutte des classes, elle a forgée une alliance avec les paysans. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Exemple 1''': &lt;br /&gt;
Déjà avant la première guerre mondiale la social-démocratie est incapable de formuler un programme de réformes agraires de par son adhésion à une vision rigide de la lutte des classes. Il ne lui a pas été possible d’altérer le court des évènements vers la fin de la République de Weimar lorsque l’insatiabilité politique augmente, elle n’a pas été capable de former des coalisations avec les paysans. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
'''Exemple 2''':&lt;br /&gt;
Dans les années 1930 – 1933 la social-démocratie n’arrive pas à développer un programme réformiste comme des reformes de type keynésiennes proposées en 1932. La social-démocratie est divisée en interne, à savoirs’il faut appuyer ou non ce projet qui avait émanée des syndicats en janvier 1932. Ce programme visait à créer 1 millions d’emplois par le financement de constructions publiques en allant à l’encontre du cycle vicieux. Faceaux propositions de syndicats la social-démocratie n’est pas convaincue quec’est la voie à suivre en favorisant ce type de politique.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
L’identité de la social-démocratie, à savoir son idéologie et sa vision telle que pensée, a limitée la démocratisation du régime politique dans l’entre-deux-guerres et a contribuée à l’émergenced’un terrain fertile pour un pouvoir autocratique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Culture politique==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il convient d’effecteur un détour par Alexis de Tocqueville qui est le précurseur de la théoriede la société civile et du rôle de la vie associative dans le fonctionnement et lesdysfonctionnements de la démocratie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De Tocqueville est un homme politique français qui est partie aux États-Unis afin d’effectuer un rapport sur les établissementspénitenciers américains. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans son ouvrage De la Démocratie en Amérique (1850) il dit :&lt;br /&gt;
*« Les Américains de tous âges, de toutes les conditions, de tous les esprits, s’unissent sans cesse. Non seulement ils ont des associations commerciales et industrielles auxquelles tous prennent part ;mais ils en ont encore de mille autres espèces : de religieuses, de morales, de graves, de futiles, de fort générales et de très particulières, d’immenses et de fort petites. […] Il n’y a rien, suivant moi, qui mérite plus d’attirer nos regards que les associations intellectuelles et morales de l’Amérique. » (De la Démocratie en Amérique, Vol. II, Livre 2, ch. 5) &lt;br /&gt;
*« Pour que les hommes restent civilisés ou le deviennent, il faut que parmi eux l’art de s’associer se développe et se perfectionne dans le même rapport quel’égalité des conditions s’accroît »&lt;br /&gt;
L’idée est qu’une société civile foisonnante est une vertu, plus particulièrement un associationnisme vibrant serait une condition et un indicateur du bon fonctionnement de la démocratie. En d’autres termes il y a un renforcement mutuel entre associations démocratiques et une société civile vigoureuse.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Cette thèse va à l’ encontre de celle de Arendt (1906 – 1975). Pourelle, l’échec de la démocratie et la montée des totalitarismes sont principalement dus à la désintégrationdes associations intermédiaires dans les pays européens de l’entre-deux-guerres. De plus elle insiste sur le rôle du progrès technique très intense et de la société demasse qui engendre une aliénation etun déracinement des individus. Letissu social est en transformation ce qui va constituerun vivier pour le recrutement pour les partis extrémistes. Donc laRépublique de Weimar est un archétype de la société de masse où réside une anomie liée au progrès industrielle ettechnique ; lasociété civile est absente, inerte. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Berman montre dans Civil Society and the Collapse ofthe Weimar Republic, World Politics (1997) que l’Allemagne est caractérisé par une société civile est un taux d’associationnisme vigoureux.        &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
« More voluntary associationsattracted more members and did so in a more active fashion than ever before.Just as retailers, bakers, and commercial employees had organized into economicinterest groups, so also did gymnasts, folklorists, singers and churchgoersgather into clubs, rally new members, schedule meetings, and plan a fullassortment of conferences and tournaments” &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Berman propose la thèse qu’une société civile vigoureuse a contribuée à s’aborder l’expérience démocratique au lieu de la renforcer comme Tocqueville le prônait. L’associationnisme élevé a contribué à affaiblir l’expérience démocratique&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
En l’absence d’un gouvernement national et d’institutions politiques  réceptives aux griefs de la société, l’associationnismea amené à une fragmentation de lacohésion sociale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans l’entre-deux-guerres les allemands rentrent danstoutes sortes de club pour exprimer leur frustration envers les échecs politiques. C’estun moyen de tourner le dos au monde politique en rentrant dans des organisations issues dela société civile. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
De plus il faut souligner que les nazis vont profiter del’associationnisme élevé. Une vie associative élevée permet un apprentissage de compétences comme celle de leadership au sein de la société civile. D’autre part les associations vont servir de base de recrutement pour les nazis ; ils vont pratiquer unepolitique d’infiltration des associations puis les purger afin d’en prendrele contrôle et de les tourner en sympathisants nazi. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Durant l’entre-deux-guerres les paysans participaient à des associations diverses. Ils tendaient initialement à voter pour les libéraux et les conservateurs. Dans les années 1920 ils se retirent du monde politique et n’ont plus de représentant.Les nazis s’aperçoivent de ce manque et vont recruter parmi les paysans. Cela se fait par la prise de contrôle des associations paysannes comme le Reichslandbund avec 6,5 millions de membres. Ils vont conquérir poste par poste en commençant par la hiérarchie inférieure. Dès 1931 les nazis arrivent à placer l’un des leurs parmi les dirigeants ; en 1932 le Reichslandbund apporte officiellement sont soutient au parti nazi. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
En ces termes les associations de la société civile permirent de faciliterl’accession de Hitler au pouvoir.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
On peut rejeter la théorie de Hannah Arendt ; au contraire une société civile plus faible n’aurait probablement peut-êtrepas facilité la capture des associations par les partisans nazis. Les arguments de Berman prônent un renforcement desinstitutions politiques, en leur absente cela contribue à affaiblir le régime politique en place. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
L’associationnisme fort est quelque chose qui est transmis dansla sphère familiale relevant d’une certaine culture démocratique et politique qui induit une certaineparticipation et un intérêt pour le politique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Économie==&lt;br /&gt;
==Culture antisémite==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’antisémite est aussi un argument de culture politique. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Goldhagen dans Hitler’s WillingExecutioners prône la thèse que l’existence d’un sentiment antisémite de type éliminationiste était rependu avant laguerre. Cette thèse antisémitisme aurait motivée les bourreaux durant leurpassage à l’acte.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
C’est un livre de culture politique car il amène à penser ce que l’éducation apporte dans les manières de concevoir lemonde.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les bourreaux croyaient qu’il était « juste » d’exterminer les juifs car une grande majorité des allemands étaientpersuadé que les juifs étaient nocifs et qu’il fallait les retirer ducorps social. Les bourreaux n’avaient pas àfaire face aux scrupules car la morale disait qu’il était « juste »d’exterminer les juifs. Le rôle des Nazis n’aurait été que d’encourager ce sentiment. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Que ce soit durant l’Empire ou avant,aucun acteur n’a tenté de contrer l’antisémitisme dominant. Tous les partis ont un rôle dans la stigmatisationdes juifs, cependant seule la social-démocratie acceptait de recruter des cadres de confessionjuive. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Le lien avec la chute de laRépublique de Weimar réside dans la prise de pouvoir des Nazis. En janvier 1933 les Nazis avaient déjà thématisé l’antisémitisme dans leur discours. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Ces schémas culturels se mettent en place durant de nombreuses décennies.Ce modèle reposait sur 3 idées :&lt;br /&gt;
*les juifs étaient différents des allemands&lt;br /&gt;
*les juifs s’opposaient point par point aux allemands&lt;br /&gt;
*ces différences n’étaient pas bénignes, les juifs étaient « maléfiques », on les qualifiait de « force mal veillante ». &lt;br /&gt;
L’idée fini par prévaloir que les juifs étaient liés aux déboires de l’Allemagne. Cette vision prévalait dans toute l’Allemagne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Responsabilités individuelles==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Des facteurs structurels on peut être été nécessaire mais ne sont pas nonplus suffisant. Ils peuvent contribuer à expliquer pourquoi le IIIème Reich fut une possibilité mais pas entièrement saconception en tant que réalité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La nomination de Hitler a été prise par des individus au sommet del’État allemand de l’époque. En janvier 1933 les intentions belliqueuses et autoritaristes étaient connues. Le manifesteMeinKampf prônait déjà des solutions autoritairespour résorber les problèmes de la société allemande dont l’issue inéluctableétait la guerre. Les nazis montraient déjà leur mépris de la loi et leur exacerbation mais aussi la velléité dictatoriale ainsi que leur antisémitisme.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Il convient d’abord de noter qu’il y a une responsabilité collective dans l’ignorance de la nature du nazisme. Ilaurait été attendu qu’ils portent une plus grande attention envers la nature dunazisme et de ses dirigeants. Desindications historiques apportent que ces personnages n’ont pas commandité derapports d’experts afin de saisir pleinement la nature du phénomène nazi.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
*'''Von Hindenburg''' : il a la responsabilité suprême car il était de sa prérogative de nommer un chancelier en janvier 1933. Contrairement à l’image publique d’homme d’État fort et sage il s’est montré faible durant l’épisode de 1933. Ayant d’abord intronisé Von Schleicher il l’a révoqué en raison d’une aversion aiguisée par la machination mise sur pied de Von Papen contre Von Schleicher. Il a fait partir unefausse rumeur comme quoi un putsch militaire était imminent convaincant Hindenburg contrela personne de Von Schleicher. Hindenburg créa ainsi une crise dont il n’avaitpas la solution. Il s’en remit aux conseils de Von Papen qui se retira enfaveur de Hitler. Il ne fit pas confiance en sa méfiance envers Hitler et céda à VonPapen et à son fils Oskar Hindenburg.L’entourage a donc influencé le choix de Hitler en tant que chancelier. Entrejanvier 1933 et juin 1934, les actions prises par Hindenburg tendirent à légitimer la tyrannie nazie plutôt que de s’y opposer. &lt;br /&gt;
*'''Von Papen''' : son comportement était fortement dictépar son désir de vengeance envers Von Schleicher et sa volonté de retourner au pouvoir. Il fut insouciant quant au danger nazi, jamais ilne le rejoindra mais il le soutenu en tant que vice-chancelier puis comme ambassadeur en Autriche puis en Turquie.&lt;br /&gt;
*'''Von Schleicher''' : en tant que militaire il cherchait le réarmement des militaires et espérait enrôler les sympathisants SA (Sturmabteilung ; « Sectiond’assaut ») c’est-à-dire les sympathisants nazis dans l’appareil militaire. Sa responsabilité historique tient au fait d’avoir dans les années 1920 d’avoir fait sortir Von Papen de l’ombre. Son conflit personnel avec Von Papen a facilité l’arrivé de Hitler au pouvoir. De décembre 1932 à janvier 1933 en tant que chancelier il a montré une clémence envers les nazis. Son influence sur le président Von Hindenburg était faible voire nulle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Trois individus ont une responsabilité moindre :&lt;br /&gt;
*'''Oskar Von Hindenburg''' : il a fini par convaincre son père de favoriserHitler &lt;br /&gt;
*'''Meissner''' : il partage une responsabilité moindre, il était le secrétaire particulier de Hindenburg. Il était opportuniste et par calcule politique sentant la fin de Schleicher a déplacé sa loyauté envers l’homme fort en devenir qu’était Hitler.&lt;br /&gt;
*'''Hünenberg''' : il était le chef du parti conservateur entre 1928 et 1933. Il devient ministre de l’agriculture et de l’économie à partir de janvier 1933. Il peut être décrit comme un opportuniste agissant de façon intéressée car sa carrière politique était marquée par la frustration et l’échec.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Les jugements et les décisions des hommes politiques peuvent faire une différence majeure. Dehautes responsabilités politiques et morales reposent sur un petit nombre d’individu quiconcentrent le pouvoir dans les États modernes. Ce type d’argument est unargument qui prône une lecture de l’histoire des sociétés par le rôle des grands hommes politiques ; l’histoire est écrite àtravers le prisme des grands hommes politiques et de leurs décisions.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Classifier les explications=&lt;br /&gt;
==Explications==&lt;br /&gt;
==Divers autres facteurs==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Category:science-politique]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Emily</name></author>
	</entry>
	<entry>
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		<title>Aux origines de la chute de la République de Weimar</title>
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		<updated>2013-01-19T22:50:50Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Emily : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;L’expérience de démocratie qui a duré un peu plus de 10 ans est caractérisée par des tensions sociales fortes et des instabilités politiques. Ce qui nous intéresse est de comprendre cette prise de pouvoir des nazis de manière pacifique ainsi quel’avènement du régime du IIIème Reich puisque Hitler va rapidement suspendre les libertés individuelles et politiques qui vont amener à l’extermination des juifs tout comme à la seconde guerre mondiale.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
C’est un moment charnières qui dans son incapacité à former des gouvernementsstables a contribué à la légitimité de Hitler, à son programme et à sa folie.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Nous allons étudier ce thème sous la forme d’une grande question etsous une forme causale.  Les institutionnalistess’interrogent sur des « big questions », quant à la théorie du choix rationnelle elle choisit son objet en fonction de démarchesméthodologiques rigoureuses.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Il y a différents courant qui estiment qu’on ne peut distinguer derelations de causes à effets en science-sociale comme les constructivistes qui pensent qu’on ne peut rendrecompte des conflictualités des rapports sociaux. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Dans la perspective marxiste on se refuse à identifier les relationscausales puisque dans cette méthodologie appréhende le monde par unedialectique historique ou tout facteur peut influencerun résultat qui affecte dans le même  tempsla variable première&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
La question traitée est : quels sont les facteurs qui peuventexpliquer la chute de la république parlementaire de Weimer et l’arrivée aupouvoir de Hitler ?&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Quels sont les facteurs qui expliquent ce phénomène ? La responsabilitéindividuelle ? Lesfacteurs économiques qui vont augmenter drastiquementle chômage ? Les institutions politiques dysfonctionnelles ? L’appelle du leader charismatique qu’est Adolph Hitler ?&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
C’est une période intrinsèquement intéressante située dans une période de révolution comme en Russie avec des enjeux de guerre mais aussi de enjeux liés à l’industrialisation, à l’unification de l’Italie et à l’unification de l’Allemagne.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
L’entre-deux-guerres est crucial en Allemagne avec en toile de fond ladeuxième guerre mondiale qui s’en suit de près.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Concernant la théorie de la démocratie ;l’Allemagne va introduire une première expérience après la première guerre mondiale. On y rencontre un nombre important de concepts comme ceux des systèmes électoraux, du rôle des institutions, des partis, des idéologies. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Décrire la République de Weimar=&lt;br /&gt;
==Qu’est-ce que la République de Weimar ?==&lt;br /&gt;
==Comment et quels sont les facteurs qui ont amené Hitler au pouvoir ?==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D’une part le transfert de pouvoir se fait de manière non-violente et démocratique,d’autre part on va démontrer que la consolidation du pouvoir par les nazis est extrêmement rapide à partirde 1933 ; donc la chute de la République de Weimar et l’ascension de Hitler coïncide avec janvier 1933 etles quelques semaines qui vont s’en suivre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Transfert et consolidation du pouvoir===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
La « coalition de Weimar » qui vagouverner pendant la République de Weimar se fait entre le parti Social-Démocrate et les classes moyennes. Elle reposait sur undouble pacte : entre le gouvernement et les militaires puis entrel’industrie et la classe ouvrière qui consistait à ménagerl’économie à travers un partenariat sociale plutôt qu’une lutte de classes. Cela va mener à une luttede pouvoir entre les conservateurs et les progressistes.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Un processus va naitre de la progression de l’ordre démocratique. Il y a un début de cette fragilisation suite à la fin d’un accordentre les capitalistes et les travailleurs en juin 1933, puis il y aura des offensives des employeurs pour supprimer cette législation sociale durant la période de la « Grande Dépression » à partir de 1929. De plus les militaires vont se sentir de plus en plus aliénés estmarginalisés.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
On constate un affaiblissement général des partenaires de la « coalition de Weimar » avec un retour des conservateurs. Ainsi ces pactes initiaux se défont au fur et à mesure.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
La dissolution elle-même de la République de Weimar procède en étapes et s’initie au début desannées 1930 avec la nomination de Brüning par décret présidentielles. Cette manièrede nommer le chancelier va être de nouveau appliqué avecla nomination de Franz Von Papen et Herman Göring. Ce sont des mesures d’urgences prises par le président pour mettre en placeun gouvernement.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
En 1932, il est considéré qu’il n’y a pas d’alternative à Hitler comme homme fort à un nouveau régime.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Concernant le transfert du pouvoir, le présidentHindenburg qui penchait en faveur du campautoritaire tout en n’étant pas prêt à suspendrela constitution va nommer Hitler en pensant qu’il allait maintenirsa promesse de continuer à gouverner avec la majorité parlementaire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cependant ce fut une erreur de jugement profonde et fatale de la part duprésident Hindenburg. Ainsi Hitler et le parti Nazi ont pris le pouvoir à l’intérieur du cadre institutionnelle.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
La consolidation du pouvoir et la dérive totalitaire se produit rapidement.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
À partir du 4 février 1933 une censure apparaît avec l’interdiction desjournaux socialistes et communistes. Le 28 et 29 février a lieu l’incendie du Reichstag officiellement par un « chômeurcommuniste néerlandais ». Le lendemainsont introduites des limites aux libertés individuelles notamment vis-à-vis de laliberté d’opinion approuvée par le président Hindenburg qui va avoir pour conséquence l’arrestation demilitant communiste.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Le 5 mars à lieu des élections nationales qui seront les dernières élections de cettenouvelle ère dans un climat de terreur envers la gauche et d’insécurité publique généralise. Le parti nazi obtient 44% du suffrage avec les forces conservatrices qui obtiennent 8% est leur permet de former unemajorité. Comme les communistes sont arrêtés et interdits, lesnazis obtiennent une majorité de 51%.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Le 23 mars une loi visant la suppression de la misère du peuple et duReich suspend la constitution pour unedurée de 4 ans et va concentrer le pouvoir entre les mains de Hitler. Seuls les socialistes s’opposent à cette nouvelle loi.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Dans un intervalle de 7 semaines Hitler accède au pouvoir par voie légaleet orchestre la dérive autoritaire  du régime  politique.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
La confiscation du pouvoir se poursuit durant les étés 1933 et 1934. En 1934 le parti nazi devient l’unique parti autoriséet en juillet 1934 lors de la mort de Hindenburg, Hitler s’octroie les pouvoirs de chancelier et de président devenant le « führer ».&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Toute  la société est dès lorsmise au pas, le régime politique change foncièrement ; ce n’estplus la démocratie mais le régime du IIIème Reich qui sera caractérisé par lasuite comme régime totalitariste.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Potentiel démocratique de la République de Weimar===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Expliquer la chute de la République de Weimar=&lt;br /&gt;
==Système de partis==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
caractérisé par la fragmentation, 4 groupes majeurs&lt;br /&gt;
(répartition spatiale des différents partis avec 2 axes )&lt;br /&gt;
/ 1er	bloc:	formation des partis conservateurs: 2 courants, libérx de gauche et libéraux de droite.	&lt;br /&gt;
/ 2eme	bloc:	Deutsche volkspartei.&lt;br /&gt;
/ 3eme	bloc:	parti du centre (ouest et sud du pays) .&lt;br /&gt;
/ 4eme	bloc:	social-démocratie.&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
La formation de cette structure partisanne a lieu en 1870-90 et reflète des clivages sociaux multipes et anciens. (clivage entre monde rural et monde urbain + clivages régionnaux).&lt;br /&gt;
avec l'industrialisation rapide de l'allemagne, nouveau clivage(séparation)  de classe (socialiste - capitaliste) 	&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
Pas d'émergence claire de deux blocs politiques: beaucoup plus morcelé et ainsi beaucoup plus compliqué de faire des alliances. &lt;br /&gt;
deux fragments tout de même plus ou moins émergents: &lt;br /&gt;
	1.coalition démocratique, centre &amp;amp; libéraux de gauche (SD,	centre, DDP)&lt;br /&gt;
	2.coalition bourgeoise (majeure)	(centre, DDP, DVD, DNVP)	&lt;br /&gt;
ces deux coalitions ont régné respectivement sur 5 et 2 années (sur les 14 ans du Weimar). Des cabinets minoritaires se sont passé le pouvoir durant les 7 dernières années. &lt;br /&gt;
Au total, 20 cabinets différents entre 1919 et 1933.&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
Cette fragmentation est génératrice d'instabilité politique.Protestations durant les dernières années. &lt;br /&gt;
La crise est étroitement associée a cette structure du système de partis caractérisée par cette fragmentation très forte.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Système électoral==&lt;br /&gt;
==Cadre constitutionnel==&lt;br /&gt;
==Stratégies et politiques partisanes==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous allons nous concentrer sur les partis de gauches à savoir le parti communiste et le parti de la social-démocratie : &lt;br /&gt;
*'''Communiste''' : entre 1924 et 1928 il entre dans une phase de&lt;br /&gt;
radicalisation ou l’on purge les structures internes ; de plus il y a un renforcement de l’idéologie prônant une vision de la social-démocratie comme un ennemie et un concurrent afin de mobiliser et toucher la classe ouvrière. Cette radicalisation va créer une cohérence interne forte ainsi qu’une capacité intégrative forte. Cela va permettre de gagner, en partie,le vote protestataire des ouvriers suite à la crise économique de 1929. Son soutien populaire augmente durant cette période. &lt;br /&gt;
*'''Social-démocratie''' : elle va se montrer loyale&lt;br /&gt;
envers le projet original de la République de Weimar avec des difficultés à s’ouvrir à de nouveaux électeurs ne s’amendant pas pour courtiser des électeurs notamment ceux de la classe ouvrière. À partir de 1928 elle va renforcer ses liens avec les syndicats afin se rapprocher de la classe ouvrière tout en contrant la menace communiste.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Rétrospectivement on peut affirmer que ces stratégies de renforcement et de repli ont été de graves erreurs stratégiques peut être rationnels sur le court-terme comme pour les communistes afin d’engranger des petites victoires électorales, cependant cela sous entendait qu’on allait basculer sous un régime socialiste. Les apports de forces faisaient que cela était utopiste avec en réalité une probabilité d’un renversement sur la droite beaucoup plus forte.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La gauche a été la grande perdante de l’avènement du IIIème Reich. Ainsi leur stratégie de court-terme aurait été préférable si elle nese serait portée que sur l’ouverture.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Nous pouvons nous interroger sur les raisons du repli de la social-démocratie et pourquoi elle ne parvient pasà renforcer la base sociale pro-démocratique de la République de Weimar ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Idéologie==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous allons discuter de la dimension idéologique du parti  social-démocrate  dont un pan de son idéologie l’empêchait des’ouvrir notamment en direction de la paysannerie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans The SocialDemocratic Moment: Ideas and Politics in the Making of interwar Europe (1998), Berman propose une étude se focalisant sur les casallemand et suédois. Elle avance que les partissociaux-démocrates font face à des problèmes trèssimilaires :&lt;br /&gt;
*quelle relation la social-démocratie doit entretenir avec la démocratie-bourgeoise ?&lt;br /&gt;
*sous quelles conditions envisager des alliances avec des partis au-delà de la tradition sociale ?&lt;br /&gt;
*faut-il se définir comme un parti de travailleurs avec une base sociale clairement définie (ouvriers, travailleurs salariés, etc.) ou s’ouvrir et devenir un parti du peuple qui irait recruter des électeurs dans toutes les couches sociales ?&lt;br /&gt;
*quelles sont spécifiquement les réponses de politique économique à apporter dans  les crises du système capitaliste ?&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Selon Berman l’idéologie de ces partis ainsique l’héritage traditionnel qui forme l’identité des partis va montrer qu’elles ne sont pas similairesexpliquant ainsi les trajectoires différentes de la social-démocratie allemande et suédoise. Elle explique l’incapacitéen Allemagne de la social-démocratie à démocratiserle pays, au contraire dans le cas suédois elle va démocratiser le régime politique.Notamment en Suède, l’après deuxième guerre mondiale sera caractérisée par une hégémonie de lasocial-démocratie. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Elle ajoute que ces caractéristiques se cristallisent dans lesstructures déjà avant la première guerre mondiale quenous pouvons distinguer :&lt;br /&gt;
*vision orthodoxe et inflexible du marxisme : d’après cette visionle socialisme est le résultat de lois économiques inéluctable ; plus les forces de production vont se développer et plus les conflits vonts’intensifier jusqu’à mener au communisme. On constate un déterminismeéconomique à l’œuvre. Cependant, elle négligele socialisme comme le résultat de l’action individuelle ou de classes sociales; c’estun déni du rôle des acteurs dans la trame historique&lt;br /&gt;
*rejet du réformisme : bien que la social-démocratie allemande pratiqua le réformisme elle nele connu jamais comme le but de la transformation en profondeur de la société.Elle a contribuée à réformer la législation sociale mais cela n’amenait que difficilementla libération individuelle des travailleurs. La social-démocratie suédoise adhérera au réformisme social. &lt;br /&gt;
*Conception aigue de la lutte des classes : en allemande la social-démocratie reste attachée à l’idée que legroupe prolétaire est une simple masse réactionnaire. Donccette posture rend la formation de coalition avec des autres « groupes non-sociaux »comme la paysannerie difficile voire impossible. En Suède ou la social-démocratie était habituée à une vision plus douce de la lutte des classes, elle a forgée une alliance avec les paysans. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Exemple 1''': &lt;br /&gt;
Déjà avant la première guerre mondiale la social-démocratie est incapable de formuler un programme de réformes agraires de par son adhésion à une vision rigide de la lutte des classes. Il ne lui a pas été possible d’altérer le court des évènements vers la fin de la République de Weimar lorsque l’insatiabilité politique augmente, elle n’a pas été capable de former des coalisations avec les paysans. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
'''Exemple 2''':&lt;br /&gt;
Dans les années 1930 – 1933 la social-démocratie n’arrive pas à développer un programme réformiste comme des reformes de type keynésiennes proposées en 1932. La social-démocratie est divisée en interne, à savoirs’il faut appuyer ou non ce projet qui avait émanée des syndicats en janvier 1932. Ce programme visait à créer 1 millions d’emplois par le financement de constructions publiques en allant à l’encontre du cycle vicieux. Faceaux propositions de syndicats la social-démocratie n’est pas convaincue quec’est la voie à suivre en favorisant ce type de politique.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
L’identité de la social-démocratie, à savoir son idéologie et sa vision telle que pensée, a limitée la démocratisation du régime politique dans l’entre-deux-guerres et a contribuée à l’émergenced’un terrain fertile pour un pouvoir autocratique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Culture politique==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il convient d’effecteur un détour par Alexis de Tocqueville qui est le précurseur de la théoriede la société civile et du rôle de la vie associative dans le fonctionnement et lesdysfonctionnements de la démocratie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De Tocqueville est un homme politique français qui est partie aux États-Unis afin d’effectuer un rapport sur les établissementspénitenciers américains. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans son ouvrage De la Démocratie en Amérique (1850) il dit :&lt;br /&gt;
*« Les Américains de tous âges, de toutes les conditions, de tous les esprits, s’unissent sans cesse. Non seulement ils ont des associations commerciales et industrielles auxquelles tous prennent part ;mais ils en ont encore de mille autres espèces : de religieuses, de morales, de graves, de futiles, de fort générales et de très particulières, d’immenses et de fort petites. […] Il n’y a rien, suivant moi, qui mérite plus d’attirer nos regards que les associations intellectuelles et morales de l’Amérique. » (De la Démocratie en Amérique, Vol. II, Livre 2, ch. 5) &lt;br /&gt;
*« Pour que les hommes restent civilisés ou le deviennent, il faut que parmi eux l’art de s’associer se développe et se perfectionne dans le même rapport quel’égalité des conditions s’accroît »&lt;br /&gt;
L’idée est qu’une société civile foisonnante est une vertu, plus particulièrement un associationnisme vibrant serait une condition et un indicateur du bon fonctionnement de la démocratie. En d’autres termes il y a un renforcement mutuel entre associations démocratiques et une société civile vigoureuse.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Cette thèse va à l’ encontre de celle de Arendt (1906 – 1975). Pourelle, l’échec de la démocratie et la montée des totalitarismes sont principalement dus à la désintégrationdes associations intermédiaires dans les pays européens de l’entre-deux-guerres. De plus elle insiste sur le rôle du progrès technique très intense et de la société demasse qui engendre une aliénation etun déracinement des individus. Letissu social est en transformation ce qui va constituerun vivier pour le recrutement pour les partis extrémistes. Donc laRépublique de Weimar est un archétype de la société de masse où réside une anomie liée au progrès industrielle ettechnique ; lasociété civile est absente, inerte. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Berman montre dans Civil Society and the Collapse ofthe Weimar Republic, World Politics (1997) que l’Allemagne est caractérisé par une société civile est un taux d’associationnisme vigoureux.        &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
« More voluntary associationsattracted more members and did so in a more active fashion than ever before.Just as retailers, bakers, and commercial employees had organized into economicinterest groups, so also did gymnasts, folklorists, singers and churchgoersgather into clubs, rally new members, schedule meetings, and plan a fullassortment of conferences and tournaments” &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Berman propose la thèse qu’une société civile vigoureuse a contribuée à s’aborder l’expérience démocratique au lieu de la renforcer comme Tocqueville le prônait. L’associationnisme élevé a contribué à affaiblir l’expérience démocratique&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
En l’absence d’un gouvernement national et d’institutions politiques  réceptives aux griefs de la société, l’associationnismea amené à une fragmentation de lacohésion sociale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans l’entre-deux-guerres les allemands rentrent danstoutes sortes de club pour exprimer leur frustration envers les échecs politiques. C’estun moyen de tourner le dos au monde politique en rentrant dans des organisations issues dela société civile. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
De plus il faut souligner que les nazis vont profiter del’associationnisme élevé. Une vie associative élevée permet un apprentissage de compétences comme celle de leadership au sein de la société civile. D’autre part les associations vont servir de base de recrutement pour les nazis ; ils vont pratiquer unepolitique d’infiltration des associations puis les purger afin d’en prendrele contrôle et de les tourner en sympathisants nazi. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Durant l’entre-deux-guerres les paysans participaient à des associations diverses. Ils tendaient initialement à voter pour les libéraux et les conservateurs. Dans les années 1920 ils se retirent du monde politique et n’ont plus de représentant.Les nazis s’aperçoivent de ce manque et vont recruter parmi les paysans. Cela se fait par la prise de contrôle des associations paysannes comme le Reichslandbund avec 6,5 millions de membres. Ils vont conquérir poste par poste en commençant par la hiérarchie inférieure. Dès 1931 les nazis arrivent à placer l’un des leurs parmi les dirigeants ; en 1932 le Reichslandbund apporte officiellement sont soutient au parti nazi. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
En ces termes les associations de la société civile permirent de faciliterl’accession de Hitler au pouvoir.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
On peut rejeter la théorie de Hannah Arendt ; au contraire une société civile plus faible n’aurait probablement peut-êtrepas facilité la capture des associations par les partisans nazis. Les arguments de Berman prônent un renforcement desinstitutions politiques, en leur absente cela contribue à affaiblir le régime politique en place. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
L’associationnisme fort est quelque chose qui est transmis dansla sphère familiale relevant d’une certaine culture démocratique et politique qui induit une certaineparticipation et un intérêt pour le politique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Économie==&lt;br /&gt;
==Culture antisémite==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’antisémite est aussi un argument de culture politique. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Goldhagen dans Hitler’s WillingExecutioners prône la thèse que l’existence d’un sentiment antisémite de type éliminationiste était rependu avant laguerre. Cette thèse antisémitisme aurait motivée les bourreaux durant leurpassage à l’acte.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
C’est un livre de culture politique car il amène à penser ce que l’éducation apporte dans les manières de concevoir lemonde.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les bourreaux croyaient qu’il était « juste » d’exterminer les juifs car une grande majorité des allemands étaientpersuadé que les juifs étaient nocifs et qu’il fallait les retirer ducorps social. Les bourreaux n’avaient pas àfaire face aux scrupules car la morale disait qu’il était « juste »d’exterminer les juifs. Le rôle des Nazis n’aurait été que d’encourager ce sentiment. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Que ce soit durant l’Empire ou avant,aucun acteur n’a tenté de contrer l’antisémitisme dominant. Tous les partis ont un rôle dans la stigmatisationdes juifs, cependant seule la social-démocratie acceptait de recruter des cadres de confessionjuive. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Le lien avec la chute de laRépublique de Weimar réside dans la prise de pouvoir des Nazis. En janvier 1933 les Nazis avaient déjà thématisé l’antisémitisme dans leur discours. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Ces schémas culturels se mettent en place durant de nombreuses décennies.Ce modèle reposait sur 3 idées :&lt;br /&gt;
*les juifs étaient différents des allemands&lt;br /&gt;
*les juifs s’opposaient point par point aux allemands&lt;br /&gt;
*ces différences n’étaient pas bénignes, les juifs étaient « maléfiques », on les qualifiait de « force mal veillante ». &lt;br /&gt;
L’idée fini par prévaloir que les juifs étaient liés aux déboires de l’Allemagne. Cette vision prévalait dans toute l’Allemagne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Responsabilités individuelles==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Des facteurs structurels on peut être été nécessaire mais ne sont pas nonplus suffisant. Ils peuvent contribuer à expliquer pourquoi le IIIème Reich fut une possibilité mais pas entièrement saconception en tant que réalité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La nomination de Hitler a été prise par des individus au sommet del’État allemand de l’époque. En janvier 1933 les intentions belliqueuses et autoritaristes étaient connues. Le manifesteMeinKampf prônait déjà des solutions autoritairespour résorber les problèmes de la société allemande dont l’issue inéluctableétait la guerre. Les nazis montraient déjà leur mépris de la loi et leur exacerbation mais aussi la velléité dictatoriale ainsi que leur antisémitisme.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Il convient d’abord de noter qu’il y a une responsabilité collective dans l’ignorance de la nature du nazisme. Ilaurait été attendu qu’ils portent une plus grande attention envers la nature dunazisme et de ses dirigeants. Desindications historiques apportent que ces personnages n’ont pas commandité derapports d’experts afin de saisir pleinement la nature du phénomène nazi.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
*'''Von Hindenburg''' : il a la responsabilité suprême car il était de sa prérogative de nommer un chancelier en janvier 1933. Contrairement à l’image publique d’homme d’État fort et sage il s’est montré faible durant l’épisode de 1933. Ayant d’abord intronisé Von Schleicher il l’a révoqué en raison d’une aversion aiguisée par la machination mise sur pied de Von Papen contre Von Schleicher. Il a fait partir unefausse rumeur comme quoi un putsch militaire était imminent convaincant Hindenburg contrela personne de Von Schleicher. Hindenburg créa ainsi une crise dont il n’avaitpas la solution. Il s’en remit aux conseils de Von Papen qui se retira enfaveur de Hitler. Il ne fit pas confiance en sa méfiance envers Hitler et céda à VonPapen et à son fils Oskar Hindenburg.L’entourage a donc influencé le choix de Hitler en tant que chancelier. Entrejanvier 1933 et juin 1934, les actions prises par Hindenburg tendirent à légitimer la tyrannie nazie plutôt que de s’y opposer. &lt;br /&gt;
*'''Von Papen''' : son comportement était fortement dictépar son désir de vengeance envers Von Schleicher et sa volonté de retourner au pouvoir. Il fut insouciant quant au danger nazi, jamais ilne le rejoindra mais il le soutenu en tant que vice-chancelier puis comme ambassadeur en Autriche puis en Turquie.&lt;br /&gt;
*'''Von Schleicher''' : en tant que militaire il cherchait le réarmement des militaires et espérait enrôler les sympathisants SA (Sturmabteilung ; « Sectiond’assaut ») c’est-à-dire les sympathisants nazis dans l’appareil militaire. Sa responsabilité historique tient au fait d’avoir dans les années 1920 d’avoir fait sortir Von Papen de l’ombre. Son conflit personnel avec Von Papen a facilité l’arrivé de Hitler au pouvoir. De décembre 1932 à janvier 1933 en tant que chancelier il a montré une clémence envers les nazis. Son influence sur le président Von Hindenburg était faible voire nulle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Trois individus ont une responsabilité moindre :&lt;br /&gt;
*'''Oskar Von Hindenburg''' : il a fini par convaincre son père de favoriserHitler &lt;br /&gt;
*'''Meissner''' : il partage une responsabilité moindre, il était le secrétaire particulier de Hindenburg. Il était opportuniste et par calcule politique sentant la fin de Schleicher a déplacé sa loyauté envers l’homme fort en devenir qu’était Hitler.&lt;br /&gt;
*'''Hünenberg''' : il était le chef du parti conservateur entre 1928 et 1933. Il devient ministre de l’agriculture et de l’économie à partir de janvier 1933. Il peut être décrit comme un opportuniste agissant de façon intéressée car sa carrière politique était marquée par la frustration et l’échec.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Les jugements et les décisions des hommes politiques peuvent faire une différence majeure. Dehautes responsabilités politiques et morales reposent sur un petit nombre d’individu quiconcentrent le pouvoir dans les États modernes. Ce type d’argument est unargument qui prône une lecture de l’histoire des sociétés par le rôle des grands hommes politiques ; l’histoire est écrite àtravers le prisme des grands hommes politiques et de leurs décisions.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Classifier les explications=&lt;br /&gt;
==Explications==&lt;br /&gt;
==Divers autres facteurs==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Category:science-politique]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Emily</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://baripedia.org/index.php?title=Aux_origines_de_la_chute_de_la_R%C3%A9publique_de_Weimar&amp;diff=1709</id>
		<title>Aux origines de la chute de la République de Weimar</title>
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		<updated>2013-01-19T22:35:25Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Emily : /* Système électoral */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;L’expérience de démocratie qui a duré un peu plus de 10 ans est caractérisée par des tensions sociales fortes et des instabilités politiques. Ce qui nous intéresse est de comprendre cette prise de pouvoir des nazis de manière pacifique ainsi quel’avènement du régime du IIIème Reich puisque Hitler va rapidement suspendre les libertés individuelles et politiques qui vont amener à l’extermination des juifs tout comme à la seconde guerre mondiale.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
C’est un moment charnières qui dans son incapacité à former des gouvernementsstables a contribué à la légitimité de Hitler, à son programme et à sa folie.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Nous allons étudier ce thème sous la forme d’une grande question etsous une forme causale.  Les institutionnalistess’interrogent sur des « big questions », quant à la théorie du choix rationnelle elle choisit son objet en fonction de démarchesméthodologiques rigoureuses.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Il y a différents courant qui estiment qu’on ne peut distinguer derelations de causes à effets en science-sociale comme les constructivistes qui pensent qu’on ne peut rendrecompte des conflictualités des rapports sociaux. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Dans la perspective marxiste on se refuse à identifier les relationscausales puisque dans cette méthodologie appréhende le monde par unedialectique historique ou tout facteur peut influencerun résultat qui affecte dans le même  tempsla variable première&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
La question traitée est : quels sont les facteurs qui peuventexpliquer la chute de la république parlementaire de Weimer et l’arrivée aupouvoir de Hitler ?&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Quels sont les facteurs qui expliquent ce phénomène ? La responsabilitéindividuelle ? Lesfacteurs économiques qui vont augmenter drastiquementle chômage ? Les institutions politiques dysfonctionnelles ? L’appelle du leader charismatique qu’est Adolph Hitler ?&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
C’est une période intrinsèquement intéressante située dans une période de révolution comme en Russie avec des enjeux de guerre mais aussi de enjeux liés à l’industrialisation, à l’unification de l’Italie et à l’unification de l’Allemagne.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
L’entre-deux-guerres est crucial en Allemagne avec en toile de fond ladeuxième guerre mondiale qui s’en suit de près.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Concernant la théorie de la démocratie ;l’Allemagne va introduire une première expérience après la première guerre mondiale. On y rencontre un nombre important de concepts comme ceux des systèmes électoraux, du rôle des institutions, des partis, des idéologies. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Décrire la République de Weimar=&lt;br /&gt;
==Qu’est-ce que la République de Weimar ?==&lt;br /&gt;
==Comment et quels sont les facteurs qui ont amené Hitler au pouvoir ?==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D’une part le transfert de pouvoir se fait de manière non-violente et démocratique,d’autre part on va démontrer que la consolidation du pouvoir par les nazis est extrêmement rapide à partirde 1933 ; donc la chute de la République de Weimar et l’ascension de Hitler coïncide avec janvier 1933 etles quelques semaines qui vont s’en suivre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Transfert et consolidation du pouvoir===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
La « coalition de Weimar » qui vagouverner pendant la République de Weimar se fait entre le parti Social-Démocrate et les classes moyennes. Elle reposait sur undouble pacte : entre le gouvernement et les militaires puis entrel’industrie et la classe ouvrière qui consistait à ménagerl’économie à travers un partenariat sociale plutôt qu’une lutte de classes. Cela va mener à une luttede pouvoir entre les conservateurs et les progressistes.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Un processus va naitre de la progression de l’ordre démocratique. Il y a un début de cette fragilisation suite à la fin d’un accordentre les capitalistes et les travailleurs en juin 1933, puis il y aura des offensives des employeurs pour supprimer cette législation sociale durant la période de la « Grande Dépression » à partir de 1929. De plus les militaires vont se sentir de plus en plus aliénés estmarginalisés.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
On constate un affaiblissement général des partenaires de la « coalition de Weimar » avec un retour des conservateurs. Ainsi ces pactes initiaux se défont au fur et à mesure.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
La dissolution elle-même de la République de Weimar procède en étapes et s’initie au début desannées 1930 avec la nomination de Brüning par décret présidentielles. Cette manièrede nommer le chancelier va être de nouveau appliqué avecla nomination de Franz Von Papen et Herman Göring. Ce sont des mesures d’urgences prises par le président pour mettre en placeun gouvernement.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
En 1932, il est considéré qu’il n’y a pas d’alternative à Hitler comme homme fort à un nouveau régime.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Concernant le transfert du pouvoir, le présidentHindenburg qui penchait en faveur du campautoritaire tout en n’étant pas prêt à suspendrela constitution va nommer Hitler en pensant qu’il allait maintenirsa promesse de continuer à gouverner avec la majorité parlementaire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cependant ce fut une erreur de jugement profonde et fatale de la part duprésident Hindenburg. Ainsi Hitler et le parti Nazi ont pris le pouvoir à l’intérieur du cadre institutionnelle.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
La consolidation du pouvoir et la dérive totalitaire se produit rapidement.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
À partir du 4 février 1933 une censure apparaît avec l’interdiction desjournaux socialistes et communistes. Le 28 et 29 février a lieu l’incendie du Reichstag officiellement par un « chômeurcommuniste néerlandais ». Le lendemainsont introduites des limites aux libertés individuelles notamment vis-à-vis de laliberté d’opinion approuvée par le président Hindenburg qui va avoir pour conséquence l’arrestation demilitant communiste.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Le 5 mars à lieu des élections nationales qui seront les dernières élections de cettenouvelle ère dans un climat de terreur envers la gauche et d’insécurité publique généralise. Le parti nazi obtient 44% du suffrage avec les forces conservatrices qui obtiennent 8% est leur permet de former unemajorité. Comme les communistes sont arrêtés et interdits, lesnazis obtiennent une majorité de 51%.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Le 23 mars une loi visant la suppression de la misère du peuple et duReich suspend la constitution pour unedurée de 4 ans et va concentrer le pouvoir entre les mains de Hitler. Seuls les socialistes s’opposent à cette nouvelle loi.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Dans un intervalle de 7 semaines Hitler accède au pouvoir par voie légaleet orchestre la dérive autoritaire  du régime  politique.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
La confiscation du pouvoir se poursuit durant les étés 1933 et 1934. En 1934 le parti nazi devient l’unique parti autoriséet en juillet 1934 lors de la mort de Hindenburg, Hitler s’octroie les pouvoirs de chancelier et de président devenant le « führer ».&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Toute  la société est dès lorsmise au pas, le régime politique change foncièrement ; ce n’estplus la démocratie mais le régime du IIIème Reich qui sera caractérisé par lasuite comme régime totalitariste.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Potentiel démocratique de la République de Weimar===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Expliquer la chute de la République de Weimar=&lt;br /&gt;
==Système de partis==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
caractérisé par la fragmentation, 4 groupes majeurs&lt;br /&gt;
(répartition spatiale des différents partis avec 2 axes )&lt;br /&gt;
/ 1er	bloc:	formation des partis conservateurs: 2 courants, libérx de gauche et libéraux de droite.	&lt;br /&gt;
/ 2eme	bloc:	Deutsche volkspartei.&lt;br /&gt;
/ 3eme	bloc:	parti du centre (ouest et sud du pays) .&lt;br /&gt;
/ 4eme	bloc:	social-démocratie.&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
La formation de cette structure partisanne a lieu en 1870-90 et reflète des clivages sociaux multipes et anciens. (clivage entre monde rural et monde urbain + clivages régionnaux).&lt;br /&gt;
avec l'industrialisation rapide de l'allemagne, nouveau clivage(séparation)  de classe (socialiste - capitaliste) 	&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
Pas d'émergence claire de deux blocs politiques: beaucoup plus morcelé et ainsi beaucoup plus compliqué de faire des alliances. &lt;br /&gt;
deux fragments tout de même plus ou moins émergents: &lt;br /&gt;
	1.coalition démocratique, centre &amp;amp; libéraux de gauche (SD,	centre, DDP)&lt;br /&gt;
	2.coalition bourgeoise (majeure)	(centre, DDP, DVD, DNVP)	&lt;br /&gt;
ces deux coalitions ont régné respectivement sur 5 et 2 années (sur les 14 ans du Weimar). Des cabinets minoritaires se sont passé le pouvoir durant les 7 dernières années. &lt;br /&gt;
Au total, 20 cabinets différents entre 1919 et 1933.&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
Cette fragmentation est génératrice d'instabilité politique.Protestations durant les dernières années. &lt;br /&gt;
La crise est étroitement associée a cette structure du système de partis caractérisée par cette fragmentation très forte.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	- Vise une représentation directement&lt;br /&gt;
	proportionnelle a suffrage obtenu par un parti.&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
- But: Avoir	un parlement qui reflète la société dans son ensemble.	Favoriser les petits partis et les minorités. 	&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
- Question	générale: combien de votes sont nécéssaires pour obtenir un	siège au parlement? Chaque système éléctoral proportionnel doit	régler/définir la question. &lt;br /&gt;
Le système électoral 	proportionnel se distingue sur ce point car le seuil de	représentation est très faible.	C'est un système	électoral plutot pur car	un faible nombre de voix permet d'obtenir un siège au parlement. 	&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
- Conséquence:	les petits partis sont quasi assurés d'obtenir un siège -&amp;gt;	clivage de partis -&amp;gt; fragmentation, éclatement. &lt;br /&gt;
Ainsi il est	difficile de trouver des ententes parmi les partis en présence. 	&lt;br /&gt;
'''Elections parlementaires au reichstag en 1928:'''&lt;br /&gt;
80 représentants sur 491 (16%) sont élus sur la liste de partis ayant obtenu plus de 4.8% aux suffrages.&lt;br /&gt;
21% de l'ensemble parlementaire ont obtenu moins de 5% aux suffrages. Le nombre très élevé de ces petits partis vont rendre difficile l'obtention d'une majorité parla coalition des partis.&lt;br /&gt;
Effritement politique&lt;br /&gt;
Si tous les sièges des petits partis de moins de 5% étaient redistribués,l'Etat serait moins fragmenté et plus stable.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Cadre constitutionnel==&lt;br /&gt;
==Stratégies et politiques partisanes==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous allons nous concentrer sur les partis de gauches à savoir le parti communiste et le parti de la social-démocratie : &lt;br /&gt;
*'''Communiste''' : entre 1924 et 1928 il entre dans une phase de&lt;br /&gt;
radicalisation ou l’on purge les structures internes ; de plus il y a un renforcement de l’idéologie prônant une vision de la social-démocratie comme un ennemie et un concurrent afin de mobiliser et toucher la classe ouvrière. Cette radicalisation va créer une cohérence interne forte ainsi qu’une capacité intégrative forte. Cela va permettre de gagner, en partie,le vote protestataire des ouvriers suite à la crise économique de 1929. Son soutien populaire augmente durant cette période. &lt;br /&gt;
*'''Social-démocratie''' : elle va se montrer loyale&lt;br /&gt;
envers le projet original de la République de Weimar avec des difficultés à s’ouvrir à de nouveaux électeurs ne s’amendant pas pour courtiser des électeurs notamment ceux de la classe ouvrière. À partir de 1928 elle va renforcer ses liens avec les syndicats afin se rapprocher de la classe ouvrière tout en contrant la menace communiste.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Rétrospectivement on peut affirmer que ces stratégies de renforcement et de repli ont été de graves erreurs stratégiques peut être rationnels sur le court-terme comme pour les communistes afin d’engranger des petites victoires électorales, cependant cela sous entendait qu’on allait basculer sous un régime socialiste. Les apports de forces faisaient que cela était utopiste avec en réalité une probabilité d’un renversement sur la droite beaucoup plus forte.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La gauche a été la grande perdante de l’avènement du IIIème Reich. Ainsi leur stratégie de court-terme aurait été préférable si elle nese serait portée que sur l’ouverture.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Nous pouvons nous interroger sur les raisons du repli de la social-démocratie et pourquoi elle ne parvient pasà renforcer la base sociale pro-démocratique de la République de Weimar ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Idéologie==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous allons discuter de la dimension idéologique du parti  social-démocrate  dont un pan de son idéologie l’empêchait des’ouvrir notamment en direction de la paysannerie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans The SocialDemocratic Moment: Ideas and Politics in the Making of interwar Europe (1998), Berman propose une étude se focalisant sur les casallemand et suédois. Elle avance que les partissociaux-démocrates font face à des problèmes trèssimilaires :&lt;br /&gt;
*quelle relation la social-démocratie doit entretenir avec la démocratie-bourgeoise ?&lt;br /&gt;
*sous quelles conditions envisager des alliances avec des partis au-delà de la tradition sociale ?&lt;br /&gt;
*faut-il se définir comme un parti de travailleurs avec une base sociale clairement définie (ouvriers, travailleurs salariés, etc.) ou s’ouvrir et devenir un parti du peuple qui irait recruter des électeurs dans toutes les couches sociales ?&lt;br /&gt;
*quelles sont spécifiquement les réponses de politique économique à apporter dans  les crises du système capitaliste ?&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Selon Berman l’idéologie de ces partis ainsique l’héritage traditionnel qui forme l’identité des partis va montrer qu’elles ne sont pas similairesexpliquant ainsi les trajectoires différentes de la social-démocratie allemande et suédoise. Elle explique l’incapacitéen Allemagne de la social-démocratie à démocratiserle pays, au contraire dans le cas suédois elle va démocratiser le régime politique.Notamment en Suède, l’après deuxième guerre mondiale sera caractérisée par une hégémonie de lasocial-démocratie. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Elle ajoute que ces caractéristiques se cristallisent dans lesstructures déjà avant la première guerre mondiale quenous pouvons distinguer :&lt;br /&gt;
*vision orthodoxe et inflexible du marxisme : d’après cette visionle socialisme est le résultat de lois économiques inéluctable ; plus les forces de production vont se développer et plus les conflits vonts’intensifier jusqu’à mener au communisme. On constate un déterminismeéconomique à l’œuvre. Cependant, elle négligele socialisme comme le résultat de l’action individuelle ou de classes sociales; c’estun déni du rôle des acteurs dans la trame historique&lt;br /&gt;
*rejet du réformisme : bien que la social-démocratie allemande pratiqua le réformisme elle nele connu jamais comme le but de la transformation en profondeur de la société.Elle a contribuée à réformer la législation sociale mais cela n’amenait que difficilementla libération individuelle des travailleurs. La social-démocratie suédoise adhérera au réformisme social. &lt;br /&gt;
*Conception aigue de la lutte des classes : en allemande la social-démocratie reste attachée à l’idée que legroupe prolétaire est une simple masse réactionnaire. Donccette posture rend la formation de coalition avec des autres « groupes non-sociaux »comme la paysannerie difficile voire impossible. En Suède ou la social-démocratie était habituée à une vision plus douce de la lutte des classes, elle a forgée une alliance avec les paysans. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Exemple 1''': &lt;br /&gt;
Déjà avant la première guerre mondiale la social-démocratie est incapable de formuler un programme de réformes agraires de par son adhésion à une vision rigide de la lutte des classes. Il ne lui a pas été possible d’altérer le court des évènements vers la fin de la République de Weimar lorsque l’insatiabilité politique augmente, elle n’a pas été capable de former des coalisations avec les paysans. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
'''Exemple 2''':&lt;br /&gt;
Dans les années 1930 – 1933 la social-démocratie n’arrive pas à développer un programme réformiste comme des reformes de type keynésiennes proposées en 1932. La social-démocratie est divisée en interne, à savoirs’il faut appuyer ou non ce projet qui avait émanée des syndicats en janvier 1932. Ce programme visait à créer 1 millions d’emplois par le financement de constructions publiques en allant à l’encontre du cycle vicieux. Faceaux propositions de syndicats la social-démocratie n’est pas convaincue quec’est la voie à suivre en favorisant ce type de politique.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
L’identité de la social-démocratie, à savoir son idéologie et sa vision telle que pensée, a limitée la démocratisation du régime politique dans l’entre-deux-guerres et a contribuée à l’émergenced’un terrain fertile pour un pouvoir autocratique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Culture politique==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il convient d’effecteur un détour par Alexis de Tocqueville qui est le précurseur de la théoriede la société civile et du rôle de la vie associative dans le fonctionnement et lesdysfonctionnements de la démocratie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De Tocqueville est un homme politique français qui est partie aux États-Unis afin d’effectuer un rapport sur les établissementspénitenciers américains. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans son ouvrage De la Démocratie en Amérique (1850) il dit :&lt;br /&gt;
*« Les Américains de tous âges, de toutes les conditions, de tous les esprits, s’unissent sans cesse. Non seulement ils ont des associations commerciales et industrielles auxquelles tous prennent part ;mais ils en ont encore de mille autres espèces : de religieuses, de morales, de graves, de futiles, de fort générales et de très particulières, d’immenses et de fort petites. […] Il n’y a rien, suivant moi, qui mérite plus d’attirer nos regards que les associations intellectuelles et morales de l’Amérique. » (De la Démocratie en Amérique, Vol. II, Livre 2, ch. 5) &lt;br /&gt;
*« Pour que les hommes restent civilisés ou le deviennent, il faut que parmi eux l’art de s’associer se développe et se perfectionne dans le même rapport quel’égalité des conditions s’accroît »&lt;br /&gt;
L’idée est qu’une société civile foisonnante est une vertu, plus particulièrement un associationnisme vibrant serait une condition et un indicateur du bon fonctionnement de la démocratie. En d’autres termes il y a un renforcement mutuel entre associations démocratiques et une société civile vigoureuse.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Cette thèse va à l’ encontre de celle de Arendt (1906 – 1975). Pourelle, l’échec de la démocratie et la montée des totalitarismes sont principalement dus à la désintégrationdes associations intermédiaires dans les pays européens de l’entre-deux-guerres. De plus elle insiste sur le rôle du progrès technique très intense et de la société demasse qui engendre une aliénation etun déracinement des individus. Letissu social est en transformation ce qui va constituerun vivier pour le recrutement pour les partis extrémistes. Donc laRépublique de Weimar est un archétype de la société de masse où réside une anomie liée au progrès industrielle ettechnique ; lasociété civile est absente, inerte. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Berman montre dans Civil Society and the Collapse ofthe Weimar Republic, World Politics (1997) que l’Allemagne est caractérisé par une société civile est un taux d’associationnisme vigoureux.        &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
« More voluntary associationsattracted more members and did so in a more active fashion than ever before.Just as retailers, bakers, and commercial employees had organized into economicinterest groups, so also did gymnasts, folklorists, singers and churchgoersgather into clubs, rally new members, schedule meetings, and plan a fullassortment of conferences and tournaments” &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Berman propose la thèse qu’une société civile vigoureuse a contribuée à s’aborder l’expérience démocratique au lieu de la renforcer comme Tocqueville le prônait. L’associationnisme élevé a contribué à affaiblir l’expérience démocratique&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
En l’absence d’un gouvernement national et d’institutions politiques  réceptives aux griefs de la société, l’associationnismea amené à une fragmentation de lacohésion sociale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans l’entre-deux-guerres les allemands rentrent danstoutes sortes de club pour exprimer leur frustration envers les échecs politiques. C’estun moyen de tourner le dos au monde politique en rentrant dans des organisations issues dela société civile. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
De plus il faut souligner que les nazis vont profiter del’associationnisme élevé. Une vie associative élevée permet un apprentissage de compétences comme celle de leadership au sein de la société civile. D’autre part les associations vont servir de base de recrutement pour les nazis ; ils vont pratiquer unepolitique d’infiltration des associations puis les purger afin d’en prendrele contrôle et de les tourner en sympathisants nazi. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Durant l’entre-deux-guerres les paysans participaient à des associations diverses. Ils tendaient initialement à voter pour les libéraux et les conservateurs. Dans les années 1920 ils se retirent du monde politique et n’ont plus de représentant.Les nazis s’aperçoivent de ce manque et vont recruter parmi les paysans. Cela se fait par la prise de contrôle des associations paysannes comme le Reichslandbund avec 6,5 millions de membres. Ils vont conquérir poste par poste en commençant par la hiérarchie inférieure. Dès 1931 les nazis arrivent à placer l’un des leurs parmi les dirigeants ; en 1932 le Reichslandbund apporte officiellement sont soutient au parti nazi. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
En ces termes les associations de la société civile permirent de faciliterl’accession de Hitler au pouvoir.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
On peut rejeter la théorie de Hannah Arendt ; au contraire une société civile plus faible n’aurait probablement peut-êtrepas facilité la capture des associations par les partisans nazis. Les arguments de Berman prônent un renforcement desinstitutions politiques, en leur absente cela contribue à affaiblir le régime politique en place. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
L’associationnisme fort est quelque chose qui est transmis dansla sphère familiale relevant d’une certaine culture démocratique et politique qui induit une certaineparticipation et un intérêt pour le politique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Économie==&lt;br /&gt;
==Culture antisémite==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’antisémite est aussi un argument de culture politique. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Goldhagen dans Hitler’s WillingExecutioners prône la thèse que l’existence d’un sentiment antisémite de type éliminationiste était rependu avant laguerre. Cette thèse antisémitisme aurait motivée les bourreaux durant leurpassage à l’acte.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
C’est un livre de culture politique car il amène à penser ce que l’éducation apporte dans les manières de concevoir lemonde.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les bourreaux croyaient qu’il était « juste » d’exterminer les juifs car une grande majorité des allemands étaientpersuadé que les juifs étaient nocifs et qu’il fallait les retirer ducorps social. Les bourreaux n’avaient pas àfaire face aux scrupules car la morale disait qu’il était « juste »d’exterminer les juifs. Le rôle des Nazis n’aurait été que d’encourager ce sentiment. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Que ce soit durant l’Empire ou avant,aucun acteur n’a tenté de contrer l’antisémitisme dominant. Tous les partis ont un rôle dans la stigmatisationdes juifs, cependant seule la social-démocratie acceptait de recruter des cadres de confessionjuive. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Le lien avec la chute de laRépublique de Weimar réside dans la prise de pouvoir des Nazis. En janvier 1933 les Nazis avaient déjà thématisé l’antisémitisme dans leur discours. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Ces schémas culturels se mettent en place durant de nombreuses décennies.Ce modèle reposait sur 3 idées :&lt;br /&gt;
*les juifs étaient différents des allemands&lt;br /&gt;
*les juifs s’opposaient point par point aux allemands&lt;br /&gt;
*ces différences n’étaient pas bénignes, les juifs étaient « maléfiques », on les qualifiait de « force mal veillante ». &lt;br /&gt;
L’idée fini par prévaloir que les juifs étaient liés aux déboires de l’Allemagne. Cette vision prévalait dans toute l’Allemagne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Responsabilités individuelles==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Des facteurs structurels on peut être été nécessaire mais ne sont pas nonplus suffisant. Ils peuvent contribuer à expliquer pourquoi le IIIème Reich fut une possibilité mais pas entièrement saconception en tant que réalité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La nomination de Hitler a été prise par des individus au sommet del’État allemand de l’époque. En janvier 1933 les intentions belliqueuses et autoritaristes étaient connues. Le manifesteMeinKampf prônait déjà des solutions autoritairespour résorber les problèmes de la société allemande dont l’issue inéluctableétait la guerre. Les nazis montraient déjà leur mépris de la loi et leur exacerbation mais aussi la velléité dictatoriale ainsi que leur antisémitisme.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Il convient d’abord de noter qu’il y a une responsabilité collective dans l’ignorance de la nature du nazisme. Ilaurait été attendu qu’ils portent une plus grande attention envers la nature dunazisme et de ses dirigeants. Desindications historiques apportent que ces personnages n’ont pas commandité derapports d’experts afin de saisir pleinement la nature du phénomène nazi.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
*'''Von Hindenburg''' : il a la responsabilité suprême car il était de sa prérogative de nommer un chancelier en janvier 1933. Contrairement à l’image publique d’homme d’État fort et sage il s’est montré faible durant l’épisode de 1933. Ayant d’abord intronisé Von Schleicher il l’a révoqué en raison d’une aversion aiguisée par la machination mise sur pied de Von Papen contre Von Schleicher. Il a fait partir unefausse rumeur comme quoi un putsch militaire était imminent convaincant Hindenburg contrela personne de Von Schleicher. Hindenburg créa ainsi une crise dont il n’avaitpas la solution. Il s’en remit aux conseils de Von Papen qui se retira enfaveur de Hitler. Il ne fit pas confiance en sa méfiance envers Hitler et céda à VonPapen et à son fils Oskar Hindenburg.L’entourage a donc influencé le choix de Hitler en tant que chancelier. Entrejanvier 1933 et juin 1934, les actions prises par Hindenburg tendirent à légitimer la tyrannie nazie plutôt que de s’y opposer. &lt;br /&gt;
*'''Von Papen''' : son comportement était fortement dictépar son désir de vengeance envers Von Schleicher et sa volonté de retourner au pouvoir. Il fut insouciant quant au danger nazi, jamais ilne le rejoindra mais il le soutenu en tant que vice-chancelier puis comme ambassadeur en Autriche puis en Turquie.&lt;br /&gt;
*'''Von Schleicher''' : en tant que militaire il cherchait le réarmement des militaires et espérait enrôler les sympathisants SA (Sturmabteilung ; « Sectiond’assaut ») c’est-à-dire les sympathisants nazis dans l’appareil militaire. Sa responsabilité historique tient au fait d’avoir dans les années 1920 d’avoir fait sortir Von Papen de l’ombre. Son conflit personnel avec Von Papen a facilité l’arrivé de Hitler au pouvoir. De décembre 1932 à janvier 1933 en tant que chancelier il a montré une clémence envers les nazis. Son influence sur le président Von Hindenburg était faible voire nulle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Trois individus ont une responsabilité moindre :&lt;br /&gt;
*'''Oskar Von Hindenburg''' : il a fini par convaincre son père de favoriserHitler &lt;br /&gt;
*'''Meissner''' : il partage une responsabilité moindre, il était le secrétaire particulier de Hindenburg. Il était opportuniste et par calcule politique sentant la fin de Schleicher a déplacé sa loyauté envers l’homme fort en devenir qu’était Hitler.&lt;br /&gt;
*'''Hünenberg''' : il était le chef du parti conservateur entre 1928 et 1933. Il devient ministre de l’agriculture et de l’économie à partir de janvier 1933. Il peut être décrit comme un opportuniste agissant de façon intéressée car sa carrière politique était marquée par la frustration et l’échec.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Les jugements et les décisions des hommes politiques peuvent faire une différence majeure. Dehautes responsabilités politiques et morales reposent sur un petit nombre d’individu quiconcentrent le pouvoir dans les États modernes. Ce type d’argument est unargument qui prône une lecture de l’histoire des sociétés par le rôle des grands hommes politiques ; l’histoire est écrite àtravers le prisme des grands hommes politiques et de leurs décisions.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Classifier les explications=&lt;br /&gt;
==Explications==&lt;br /&gt;
==Divers autres facteurs==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Category:science-politique]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Emily</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://baripedia.org/index.php?title=Aux_origines_de_la_chute_de_la_R%C3%A9publique_de_Weimar&amp;diff=1708</id>
		<title>Aux origines de la chute de la République de Weimar</title>
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		<updated>2013-01-19T22:22:40Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Emily : /* Système de partis */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;L’expérience de démocratie qui a duré un peu plus de 10 ans est caractérisée par des tensions sociales fortes et des instabilités politiques. Ce qui nous intéresse est de comprendre cette prise de pouvoir des nazis de manière pacifique ainsi quel’avènement du régime du IIIème Reich puisque Hitler va rapidement suspendre les libertés individuelles et politiques qui vont amener à l’extermination des juifs tout comme à la seconde guerre mondiale.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
C’est un moment charnières qui dans son incapacité à former des gouvernementsstables a contribué à la légitimité de Hitler, à son programme et à sa folie.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Nous allons étudier ce thème sous la forme d’une grande question etsous une forme causale.  Les institutionnalistess’interrogent sur des « big questions », quant à la théorie du choix rationnelle elle choisit son objet en fonction de démarchesméthodologiques rigoureuses.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Il y a différents courant qui estiment qu’on ne peut distinguer derelations de causes à effets en science-sociale comme les constructivistes qui pensent qu’on ne peut rendrecompte des conflictualités des rapports sociaux. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Dans la perspective marxiste on se refuse à identifier les relationscausales puisque dans cette méthodologie appréhende le monde par unedialectique historique ou tout facteur peut influencerun résultat qui affecte dans le même  tempsla variable première&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
La question traitée est : quels sont les facteurs qui peuventexpliquer la chute de la république parlementaire de Weimer et l’arrivée aupouvoir de Hitler ?&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Quels sont les facteurs qui expliquent ce phénomène ? La responsabilitéindividuelle ? Lesfacteurs économiques qui vont augmenter drastiquementle chômage ? Les institutions politiques dysfonctionnelles ? L’appelle du leader charismatique qu’est Adolph Hitler ?&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
C’est une période intrinsèquement intéressante située dans une période de révolution comme en Russie avec des enjeux de guerre mais aussi de enjeux liés à l’industrialisation, à l’unification de l’Italie et à l’unification de l’Allemagne.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
L’entre-deux-guerres est crucial en Allemagne avec en toile de fond ladeuxième guerre mondiale qui s’en suit de près.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Concernant la théorie de la démocratie ;l’Allemagne va introduire une première expérience après la première guerre mondiale. On y rencontre un nombre important de concepts comme ceux des systèmes électoraux, du rôle des institutions, des partis, des idéologies. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Décrire la République de Weimar=&lt;br /&gt;
==Qu’est-ce que la République de Weimar ?==&lt;br /&gt;
==Comment et quels sont les facteurs qui ont amené Hitler au pouvoir ?==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D’une part le transfert de pouvoir se fait de manière non-violente et démocratique,d’autre part on va démontrer que la consolidation du pouvoir par les nazis est extrêmement rapide à partirde 1933 ; donc la chute de la République de Weimar et l’ascension de Hitler coïncide avec janvier 1933 etles quelques semaines qui vont s’en suivre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Transfert et consolidation du pouvoir===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
La « coalition de Weimar » qui vagouverner pendant la République de Weimar se fait entre le parti Social-Démocrate et les classes moyennes. Elle reposait sur undouble pacte : entre le gouvernement et les militaires puis entrel’industrie et la classe ouvrière qui consistait à ménagerl’économie à travers un partenariat sociale plutôt qu’une lutte de classes. Cela va mener à une luttede pouvoir entre les conservateurs et les progressistes.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Un processus va naitre de la progression de l’ordre démocratique. Il y a un début de cette fragilisation suite à la fin d’un accordentre les capitalistes et les travailleurs en juin 1933, puis il y aura des offensives des employeurs pour supprimer cette législation sociale durant la période de la « Grande Dépression » à partir de 1929. De plus les militaires vont se sentir de plus en plus aliénés estmarginalisés.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
On constate un affaiblissement général des partenaires de la « coalition de Weimar » avec un retour des conservateurs. Ainsi ces pactes initiaux se défont au fur et à mesure.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
La dissolution elle-même de la République de Weimar procède en étapes et s’initie au début desannées 1930 avec la nomination de Brüning par décret présidentielles. Cette manièrede nommer le chancelier va être de nouveau appliqué avecla nomination de Franz Von Papen et Herman Göring. Ce sont des mesures d’urgences prises par le président pour mettre en placeun gouvernement.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
En 1932, il est considéré qu’il n’y a pas d’alternative à Hitler comme homme fort à un nouveau régime.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Concernant le transfert du pouvoir, le présidentHindenburg qui penchait en faveur du campautoritaire tout en n’étant pas prêt à suspendrela constitution va nommer Hitler en pensant qu’il allait maintenirsa promesse de continuer à gouverner avec la majorité parlementaire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cependant ce fut une erreur de jugement profonde et fatale de la part duprésident Hindenburg. Ainsi Hitler et le parti Nazi ont pris le pouvoir à l’intérieur du cadre institutionnelle.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
La consolidation du pouvoir et la dérive totalitaire se produit rapidement.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
À partir du 4 février 1933 une censure apparaît avec l’interdiction desjournaux socialistes et communistes. Le 28 et 29 février a lieu l’incendie du Reichstag officiellement par un « chômeurcommuniste néerlandais ». Le lendemainsont introduites des limites aux libertés individuelles notamment vis-à-vis de laliberté d’opinion approuvée par le président Hindenburg qui va avoir pour conséquence l’arrestation demilitant communiste.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Le 5 mars à lieu des élections nationales qui seront les dernières élections de cettenouvelle ère dans un climat de terreur envers la gauche et d’insécurité publique généralise. Le parti nazi obtient 44% du suffrage avec les forces conservatrices qui obtiennent 8% est leur permet de former unemajorité. Comme les communistes sont arrêtés et interdits, lesnazis obtiennent une majorité de 51%.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Le 23 mars une loi visant la suppression de la misère du peuple et duReich suspend la constitution pour unedurée de 4 ans et va concentrer le pouvoir entre les mains de Hitler. Seuls les socialistes s’opposent à cette nouvelle loi.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Dans un intervalle de 7 semaines Hitler accède au pouvoir par voie légaleet orchestre la dérive autoritaire  du régime  politique.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
La confiscation du pouvoir se poursuit durant les étés 1933 et 1934. En 1934 le parti nazi devient l’unique parti autoriséet en juillet 1934 lors de la mort de Hindenburg, Hitler s’octroie les pouvoirs de chancelier et de président devenant le « führer ».&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Toute  la société est dès lorsmise au pas, le régime politique change foncièrement ; ce n’estplus la démocratie mais le régime du IIIème Reich qui sera caractérisé par lasuite comme régime totalitariste.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Potentiel démocratique de la République de Weimar===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Expliquer la chute de la République de Weimar=&lt;br /&gt;
==Système de partis==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
caractérisé par la fragmentation, 4 groupes majeurs&lt;br /&gt;
(répartition spatiale des différents partis avec 2 axes )&lt;br /&gt;
/ 1er	bloc:	formation des partis conservateurs: 2 courants, libérx de gauche et libéraux de droite.	&lt;br /&gt;
/ 2eme	bloc:	Deutsche volkspartei.&lt;br /&gt;
/ 3eme	bloc:	parti du centre (ouest et sud du pays) .&lt;br /&gt;
/ 4eme	bloc:	social-démocratie.&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
La formation de cette structure partisanne a lieu en 1870-90 et reflète des clivages sociaux multipes et anciens. (clivage entre monde rural et monde urbain + clivages régionnaux).&lt;br /&gt;
avec l'industrialisation rapide de l'allemagne, nouveau clivage(séparation)  de classe (socialiste - capitaliste) 	&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
Pas d'émergence claire de deux blocs politiques: beaucoup plus morcelé et ainsi beaucoup plus compliqué de faire des alliances. &lt;br /&gt;
deux fragments tout de même plus ou moins émergents: &lt;br /&gt;
	1.coalition démocratique, centre &amp;amp; libéraux de gauche (SD,	centre, DDP)&lt;br /&gt;
	2.coalition bourgeoise (majeure)	(centre, DDP, DVD, DNVP)	&lt;br /&gt;
ces deux coalitions ont régné respectivement sur 5 et 2 années (sur les 14 ans du Weimar). Des cabinets minoritaires se sont passé le pouvoir durant les 7 dernières années. &lt;br /&gt;
Au total, 20 cabinets différents entre 1919 et 1933.&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
Cette fragmentation est génératrice d'instabilité politique.Protestations durant les dernières années. &lt;br /&gt;
La crise est étroitement associée a cette structure du système de partis caractérisée par cette fragmentation très forte.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Système électoral==&lt;br /&gt;
==Cadre constitutionnel==&lt;br /&gt;
==Stratégies et politiques partisanes==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous allons nous concentrer sur les partis de gauches à savoir le parti communiste et le parti de la social-démocratie : &lt;br /&gt;
*'''Communiste''' : entre 1924 et 1928 il entre dans une phase de&lt;br /&gt;
radicalisation ou l’on purge les structures internes ; de plus il y a un renforcement de l’idéologie prônant une vision de la social-démocratie comme un ennemie et un concurrent afin de mobiliser et toucher la classe ouvrière. Cette radicalisation va créer une cohérence interne forte ainsi qu’une capacité intégrative forte. Cela va permettre de gagner, en partie,le vote protestataire des ouvriers suite à la crise économique de 1929. Son soutien populaire augmente durant cette période. &lt;br /&gt;
*'''Social-démocratie''' : elle va se montrer loyale&lt;br /&gt;
envers le projet original de la République de Weimar avec des difficultés à s’ouvrir à de nouveaux électeurs ne s’amendant pas pour courtiser des électeurs notamment ceux de la classe ouvrière. À partir de 1928 elle va renforcer ses liens avec les syndicats afin se rapprocher de la classe ouvrière tout en contrant la menace communiste.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Rétrospectivement on peut affirmer que ces stratégies de renforcement et de repli ont été de graves erreurs stratégiques peut être rationnels sur le court-terme comme pour les communistes afin d’engranger des petites victoires électorales, cependant cela sous entendait qu’on allait basculer sous un régime socialiste. Les apports de forces faisaient que cela était utopiste avec en réalité une probabilité d’un renversement sur la droite beaucoup plus forte.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La gauche a été la grande perdante de l’avènement du IIIème Reich. Ainsi leur stratégie de court-terme aurait été préférable si elle nese serait portée que sur l’ouverture.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Nous pouvons nous interroger sur les raisons du repli de la social-démocratie et pourquoi elle ne parvient pasà renforcer la base sociale pro-démocratique de la République de Weimar ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Idéologie==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous allons discuter de la dimension idéologique du parti  social-démocrate  dont un pan de son idéologie l’empêchait des’ouvrir notamment en direction de la paysannerie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans The SocialDemocratic Moment: Ideas and Politics in the Making of interwar Europe (1998), Berman propose une étude se focalisant sur les casallemand et suédois. Elle avance que les partissociaux-démocrates font face à des problèmes trèssimilaires :&lt;br /&gt;
*quelle relation la social-démocratie doit entretenir avec la démocratie-bourgeoise ?&lt;br /&gt;
*sous quelles conditions envisager des alliances avec des partis au-delà de la tradition sociale ?&lt;br /&gt;
*faut-il se définir comme un parti de travailleurs avec une base sociale clairement définie (ouvriers, travailleurs salariés, etc.) ou s’ouvrir et devenir un parti du peuple qui irait recruter des électeurs dans toutes les couches sociales ?&lt;br /&gt;
*quelles sont spécifiquement les réponses de politique économique à apporter dans  les crises du système capitaliste ?&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Selon Berman l’idéologie de ces partis ainsique l’héritage traditionnel qui forme l’identité des partis va montrer qu’elles ne sont pas similairesexpliquant ainsi les trajectoires différentes de la social-démocratie allemande et suédoise. Elle explique l’incapacitéen Allemagne de la social-démocratie à démocratiserle pays, au contraire dans le cas suédois elle va démocratiser le régime politique.Notamment en Suède, l’après deuxième guerre mondiale sera caractérisée par une hégémonie de lasocial-démocratie. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Elle ajoute que ces caractéristiques se cristallisent dans lesstructures déjà avant la première guerre mondiale quenous pouvons distinguer :&lt;br /&gt;
*vision orthodoxe et inflexible du marxisme : d’après cette visionle socialisme est le résultat de lois économiques inéluctable ; plus les forces de production vont se développer et plus les conflits vonts’intensifier jusqu’à mener au communisme. On constate un déterminismeéconomique à l’œuvre. Cependant, elle négligele socialisme comme le résultat de l’action individuelle ou de classes sociales; c’estun déni du rôle des acteurs dans la trame historique&lt;br /&gt;
*rejet du réformisme : bien que la social-démocratie allemande pratiqua le réformisme elle nele connu jamais comme le but de la transformation en profondeur de la société.Elle a contribuée à réformer la législation sociale mais cela n’amenait que difficilementla libération individuelle des travailleurs. La social-démocratie suédoise adhérera au réformisme social. &lt;br /&gt;
*Conception aigue de la lutte des classes : en allemande la social-démocratie reste attachée à l’idée que legroupe prolétaire est une simple masse réactionnaire. Donccette posture rend la formation de coalition avec des autres « groupes non-sociaux »comme la paysannerie difficile voire impossible. En Suède ou la social-démocratie était habituée à une vision plus douce de la lutte des classes, elle a forgée une alliance avec les paysans. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Exemple 1''': &lt;br /&gt;
Déjà avant la première guerre mondiale la social-démocratie est incapable de formuler un programme de réformes agraires de par son adhésion à une vision rigide de la lutte des classes. Il ne lui a pas été possible d’altérer le court des évènements vers la fin de la République de Weimar lorsque l’insatiabilité politique augmente, elle n’a pas été capable de former des coalisations avec les paysans. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
'''Exemple 2''':&lt;br /&gt;
Dans les années 1930 – 1933 la social-démocratie n’arrive pas à développer un programme réformiste comme des reformes de type keynésiennes proposées en 1932. La social-démocratie est divisée en interne, à savoirs’il faut appuyer ou non ce projet qui avait émanée des syndicats en janvier 1932. Ce programme visait à créer 1 millions d’emplois par le financement de constructions publiques en allant à l’encontre du cycle vicieux. Faceaux propositions de syndicats la social-démocratie n’est pas convaincue quec’est la voie à suivre en favorisant ce type de politique.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
L’identité de la social-démocratie, à savoir son idéologie et sa vision telle que pensée, a limitée la démocratisation du régime politique dans l’entre-deux-guerres et a contribuée à l’émergenced’un terrain fertile pour un pouvoir autocratique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Culture politique==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il convient d’effecteur un détour par Alexis de Tocqueville qui est le précurseur de la théoriede la société civile et du rôle de la vie associative dans le fonctionnement et lesdysfonctionnements de la démocratie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De Tocqueville est un homme politique français qui est partie aux États-Unis afin d’effectuer un rapport sur les établissementspénitenciers américains. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans son ouvrage De la Démocratie en Amérique (1850) il dit :&lt;br /&gt;
*« Les Américains de tous âges, de toutes les conditions, de tous les esprits, s’unissent sans cesse. Non seulement ils ont des associations commerciales et industrielles auxquelles tous prennent part ;mais ils en ont encore de mille autres espèces : de religieuses, de morales, de graves, de futiles, de fort générales et de très particulières, d’immenses et de fort petites. […] Il n’y a rien, suivant moi, qui mérite plus d’attirer nos regards que les associations intellectuelles et morales de l’Amérique. » (De la Démocratie en Amérique, Vol. II, Livre 2, ch. 5) &lt;br /&gt;
*« Pour que les hommes restent civilisés ou le deviennent, il faut que parmi eux l’art de s’associer se développe et se perfectionne dans le même rapport quel’égalité des conditions s’accroît »&lt;br /&gt;
L’idée est qu’une société civile foisonnante est une vertu, plus particulièrement un associationnisme vibrant serait une condition et un indicateur du bon fonctionnement de la démocratie. En d’autres termes il y a un renforcement mutuel entre associations démocratiques et une société civile vigoureuse.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Cette thèse va à l’ encontre de celle de Arendt (1906 – 1975). Pourelle, l’échec de la démocratie et la montée des totalitarismes sont principalement dus à la désintégrationdes associations intermédiaires dans les pays européens de l’entre-deux-guerres. De plus elle insiste sur le rôle du progrès technique très intense et de la société demasse qui engendre une aliénation etun déracinement des individus. Letissu social est en transformation ce qui va constituerun vivier pour le recrutement pour les partis extrémistes. Donc laRépublique de Weimar est un archétype de la société de masse où réside une anomie liée au progrès industrielle ettechnique ; lasociété civile est absente, inerte. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Berman montre dans Civil Society and the Collapse ofthe Weimar Republic, World Politics (1997) que l’Allemagne est caractérisé par une société civile est un taux d’associationnisme vigoureux.        &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
« More voluntary associationsattracted more members and did so in a more active fashion than ever before.Just as retailers, bakers, and commercial employees had organized into economicinterest groups, so also did gymnasts, folklorists, singers and churchgoersgather into clubs, rally new members, schedule meetings, and plan a fullassortment of conferences and tournaments” &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Berman propose la thèse qu’une société civile vigoureuse a contribuée à s’aborder l’expérience démocratique au lieu de la renforcer comme Tocqueville le prônait. L’associationnisme élevé a contribué à affaiblir l’expérience démocratique&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
En l’absence d’un gouvernement national et d’institutions politiques  réceptives aux griefs de la société, l’associationnismea amené à une fragmentation de lacohésion sociale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans l’entre-deux-guerres les allemands rentrent danstoutes sortes de club pour exprimer leur frustration envers les échecs politiques. C’estun moyen de tourner le dos au monde politique en rentrant dans des organisations issues dela société civile. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
De plus il faut souligner que les nazis vont profiter del’associationnisme élevé. Une vie associative élevée permet un apprentissage de compétences comme celle de leadership au sein de la société civile. D’autre part les associations vont servir de base de recrutement pour les nazis ; ils vont pratiquer unepolitique d’infiltration des associations puis les purger afin d’en prendrele contrôle et de les tourner en sympathisants nazi. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Durant l’entre-deux-guerres les paysans participaient à des associations diverses. Ils tendaient initialement à voter pour les libéraux et les conservateurs. Dans les années 1920 ils se retirent du monde politique et n’ont plus de représentant.Les nazis s’aperçoivent de ce manque et vont recruter parmi les paysans. Cela se fait par la prise de contrôle des associations paysannes comme le Reichslandbund avec 6,5 millions de membres. Ils vont conquérir poste par poste en commençant par la hiérarchie inférieure. Dès 1931 les nazis arrivent à placer l’un des leurs parmi les dirigeants ; en 1932 le Reichslandbund apporte officiellement sont soutient au parti nazi. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
En ces termes les associations de la société civile permirent de faciliterl’accession de Hitler au pouvoir.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
On peut rejeter la théorie de Hannah Arendt ; au contraire une société civile plus faible n’aurait probablement peut-êtrepas facilité la capture des associations par les partisans nazis. Les arguments de Berman prônent un renforcement desinstitutions politiques, en leur absente cela contribue à affaiblir le régime politique en place. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
L’associationnisme fort est quelque chose qui est transmis dansla sphère familiale relevant d’une certaine culture démocratique et politique qui induit une certaineparticipation et un intérêt pour le politique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Économie==&lt;br /&gt;
==Culture antisémite==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’antisémite est aussi un argument de culture politique. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Goldhagen dans Hitler’s WillingExecutioners prône la thèse que l’existence d’un sentiment antisémite de type éliminationiste était rependu avant laguerre. Cette thèse antisémitisme aurait motivée les bourreaux durant leurpassage à l’acte.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
C’est un livre de culture politique car il amène à penser ce que l’éducation apporte dans les manières de concevoir lemonde.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les bourreaux croyaient qu’il était « juste » d’exterminer les juifs car une grande majorité des allemands étaientpersuadé que les juifs étaient nocifs et qu’il fallait les retirer ducorps social. Les bourreaux n’avaient pas àfaire face aux scrupules car la morale disait qu’il était « juste »d’exterminer les juifs. Le rôle des Nazis n’aurait été que d’encourager ce sentiment. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Que ce soit durant l’Empire ou avant,aucun acteur n’a tenté de contrer l’antisémitisme dominant. Tous les partis ont un rôle dans la stigmatisationdes juifs, cependant seule la social-démocratie acceptait de recruter des cadres de confessionjuive. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Le lien avec la chute de laRépublique de Weimar réside dans la prise de pouvoir des Nazis. En janvier 1933 les Nazis avaient déjà thématisé l’antisémitisme dans leur discours. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Ces schémas culturels se mettent en place durant de nombreuses décennies.Ce modèle reposait sur 3 idées :&lt;br /&gt;
*les juifs étaient différents des allemands&lt;br /&gt;
*les juifs s’opposaient point par point aux allemands&lt;br /&gt;
*ces différences n’étaient pas bénignes, les juifs étaient « maléfiques », on les qualifiait de « force mal veillante ». &lt;br /&gt;
L’idée fini par prévaloir que les juifs étaient liés aux déboires de l’Allemagne. Cette vision prévalait dans toute l’Allemagne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Responsabilités individuelles==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Des facteurs structurels on peut être été nécessaire mais ne sont pas nonplus suffisant. Ils peuvent contribuer à expliquer pourquoi le IIIème Reich fut une possibilité mais pas entièrement saconception en tant que réalité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La nomination de Hitler a été prise par des individus au sommet del’État allemand de l’époque. En janvier 1933 les intentions belliqueuses et autoritaristes étaient connues. Le manifesteMeinKampf prônait déjà des solutions autoritairespour résorber les problèmes de la société allemande dont l’issue inéluctableétait la guerre. Les nazis montraient déjà leur mépris de la loi et leur exacerbation mais aussi la velléité dictatoriale ainsi que leur antisémitisme.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Il convient d’abord de noter qu’il y a une responsabilité collective dans l’ignorance de la nature du nazisme. Ilaurait été attendu qu’ils portent une plus grande attention envers la nature dunazisme et de ses dirigeants. Desindications historiques apportent que ces personnages n’ont pas commandité derapports d’experts afin de saisir pleinement la nature du phénomène nazi.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
*'''Von Hindenburg''' : il a la responsabilité suprême car il était de sa prérogative de nommer un chancelier en janvier 1933. Contrairement à l’image publique d’homme d’État fort et sage il s’est montré faible durant l’épisode de 1933. Ayant d’abord intronisé Von Schleicher il l’a révoqué en raison d’une aversion aiguisée par la machination mise sur pied de Von Papen contre Von Schleicher. Il a fait partir unefausse rumeur comme quoi un putsch militaire était imminent convaincant Hindenburg contrela personne de Von Schleicher. Hindenburg créa ainsi une crise dont il n’avaitpas la solution. Il s’en remit aux conseils de Von Papen qui se retira enfaveur de Hitler. Il ne fit pas confiance en sa méfiance envers Hitler et céda à VonPapen et à son fils Oskar Hindenburg.L’entourage a donc influencé le choix de Hitler en tant que chancelier. Entrejanvier 1933 et juin 1934, les actions prises par Hindenburg tendirent à légitimer la tyrannie nazie plutôt que de s’y opposer. &lt;br /&gt;
*'''Von Papen''' : son comportement était fortement dictépar son désir de vengeance envers Von Schleicher et sa volonté de retourner au pouvoir. Il fut insouciant quant au danger nazi, jamais ilne le rejoindra mais il le soutenu en tant que vice-chancelier puis comme ambassadeur en Autriche puis en Turquie.&lt;br /&gt;
*'''Von Schleicher''' : en tant que militaire il cherchait le réarmement des militaires et espérait enrôler les sympathisants SA (Sturmabteilung ; « Sectiond’assaut ») c’est-à-dire les sympathisants nazis dans l’appareil militaire. Sa responsabilité historique tient au fait d’avoir dans les années 1920 d’avoir fait sortir Von Papen de l’ombre. Son conflit personnel avec Von Papen a facilité l’arrivé de Hitler au pouvoir. De décembre 1932 à janvier 1933 en tant que chancelier il a montré une clémence envers les nazis. Son influence sur le président Von Hindenburg était faible voire nulle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Trois individus ont une responsabilité moindre :&lt;br /&gt;
*'''Oskar Von Hindenburg''' : il a fini par convaincre son père de favoriserHitler &lt;br /&gt;
*'''Meissner''' : il partage une responsabilité moindre, il était le secrétaire particulier de Hindenburg. Il était opportuniste et par calcule politique sentant la fin de Schleicher a déplacé sa loyauté envers l’homme fort en devenir qu’était Hitler.&lt;br /&gt;
*'''Hünenberg''' : il était le chef du parti conservateur entre 1928 et 1933. Il devient ministre de l’agriculture et de l’économie à partir de janvier 1933. Il peut être décrit comme un opportuniste agissant de façon intéressée car sa carrière politique était marquée par la frustration et l’échec.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Les jugements et les décisions des hommes politiques peuvent faire une différence majeure. Dehautes responsabilités politiques et morales reposent sur un petit nombre d’individu quiconcentrent le pouvoir dans les États modernes. Ce type d’argument est unargument qui prône une lecture de l’histoire des sociétés par le rôle des grands hommes politiques ; l’histoire est écrite àtravers le prisme des grands hommes politiques et de leurs décisions.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Classifier les explications=&lt;br /&gt;
==Explications==&lt;br /&gt;
==Divers autres facteurs==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Category:science-politique]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Emily</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://baripedia.org/index.php?title=Aux_origines_de_la_chute_de_la_R%C3%A9publique_de_Weimar&amp;diff=1707</id>
		<title>Aux origines de la chute de la République de Weimar</title>
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		<updated>2013-01-19T22:20:54Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Emily : /* Système de partis */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;L’expérience de démocratie qui a duré un peu plus de 10 ans est caractérisée par des tensions sociales fortes et des instabilités politiques. Ce qui nous intéresse est de comprendre cette prise de pouvoir des nazis de manière pacifique ainsi quel’avènement du régime du IIIème Reich puisque Hitler va rapidement suspendre les libertés individuelles et politiques qui vont amener à l’extermination des juifs tout comme à la seconde guerre mondiale.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
C’est un moment charnières qui dans son incapacité à former des gouvernementsstables a contribué à la légitimité de Hitler, à son programme et à sa folie.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Nous allons étudier ce thème sous la forme d’une grande question etsous une forme causale.  Les institutionnalistess’interrogent sur des « big questions », quant à la théorie du choix rationnelle elle choisit son objet en fonction de démarchesméthodologiques rigoureuses.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Il y a différents courant qui estiment qu’on ne peut distinguer derelations de causes à effets en science-sociale comme les constructivistes qui pensent qu’on ne peut rendrecompte des conflictualités des rapports sociaux. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Dans la perspective marxiste on se refuse à identifier les relationscausales puisque dans cette méthodologie appréhende le monde par unedialectique historique ou tout facteur peut influencerun résultat qui affecte dans le même  tempsla variable première&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
La question traitée est : quels sont les facteurs qui peuventexpliquer la chute de la république parlementaire de Weimer et l’arrivée aupouvoir de Hitler ?&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Quels sont les facteurs qui expliquent ce phénomène ? La responsabilitéindividuelle ? Lesfacteurs économiques qui vont augmenter drastiquementle chômage ? Les institutions politiques dysfonctionnelles ? L’appelle du leader charismatique qu’est Adolph Hitler ?&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
C’est une période intrinsèquement intéressante située dans une période de révolution comme en Russie avec des enjeux de guerre mais aussi de enjeux liés à l’industrialisation, à l’unification de l’Italie et à l’unification de l’Allemagne.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
L’entre-deux-guerres est crucial en Allemagne avec en toile de fond ladeuxième guerre mondiale qui s’en suit de près.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Concernant la théorie de la démocratie ;l’Allemagne va introduire une première expérience après la première guerre mondiale. On y rencontre un nombre important de concepts comme ceux des systèmes électoraux, du rôle des institutions, des partis, des idéologies. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Décrire la République de Weimar=&lt;br /&gt;
==Qu’est-ce que la République de Weimar ?==&lt;br /&gt;
==Comment et quels sont les facteurs qui ont amené Hitler au pouvoir ?==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D’une part le transfert de pouvoir se fait de manière non-violente et démocratique,d’autre part on va démontrer que la consolidation du pouvoir par les nazis est extrêmement rapide à partirde 1933 ; donc la chute de la République de Weimar et l’ascension de Hitler coïncide avec janvier 1933 etles quelques semaines qui vont s’en suivre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Transfert et consolidation du pouvoir===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
La « coalition de Weimar » qui vagouverner pendant la République de Weimar se fait entre le parti Social-Démocrate et les classes moyennes. Elle reposait sur undouble pacte : entre le gouvernement et les militaires puis entrel’industrie et la classe ouvrière qui consistait à ménagerl’économie à travers un partenariat sociale plutôt qu’une lutte de classes. Cela va mener à une luttede pouvoir entre les conservateurs et les progressistes.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Un processus va naitre de la progression de l’ordre démocratique. Il y a un début de cette fragilisation suite à la fin d’un accordentre les capitalistes et les travailleurs en juin 1933, puis il y aura des offensives des employeurs pour supprimer cette législation sociale durant la période de la « Grande Dépression » à partir de 1929. De plus les militaires vont se sentir de plus en plus aliénés estmarginalisés.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
On constate un affaiblissement général des partenaires de la « coalition de Weimar » avec un retour des conservateurs. Ainsi ces pactes initiaux se défont au fur et à mesure.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
La dissolution elle-même de la République de Weimar procède en étapes et s’initie au début desannées 1930 avec la nomination de Brüning par décret présidentielles. Cette manièrede nommer le chancelier va être de nouveau appliqué avecla nomination de Franz Von Papen et Herman Göring. Ce sont des mesures d’urgences prises par le président pour mettre en placeun gouvernement.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
En 1932, il est considéré qu’il n’y a pas d’alternative à Hitler comme homme fort à un nouveau régime.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Concernant le transfert du pouvoir, le présidentHindenburg qui penchait en faveur du campautoritaire tout en n’étant pas prêt à suspendrela constitution va nommer Hitler en pensant qu’il allait maintenirsa promesse de continuer à gouverner avec la majorité parlementaire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cependant ce fut une erreur de jugement profonde et fatale de la part duprésident Hindenburg. Ainsi Hitler et le parti Nazi ont pris le pouvoir à l’intérieur du cadre institutionnelle.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
La consolidation du pouvoir et la dérive totalitaire se produit rapidement.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
À partir du 4 février 1933 une censure apparaît avec l’interdiction desjournaux socialistes et communistes. Le 28 et 29 février a lieu l’incendie du Reichstag officiellement par un « chômeurcommuniste néerlandais ». Le lendemainsont introduites des limites aux libertés individuelles notamment vis-à-vis de laliberté d’opinion approuvée par le président Hindenburg qui va avoir pour conséquence l’arrestation demilitant communiste.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Le 5 mars à lieu des élections nationales qui seront les dernières élections de cettenouvelle ère dans un climat de terreur envers la gauche et d’insécurité publique généralise. Le parti nazi obtient 44% du suffrage avec les forces conservatrices qui obtiennent 8% est leur permet de former unemajorité. Comme les communistes sont arrêtés et interdits, lesnazis obtiennent une majorité de 51%.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Le 23 mars une loi visant la suppression de la misère du peuple et duReich suspend la constitution pour unedurée de 4 ans et va concentrer le pouvoir entre les mains de Hitler. Seuls les socialistes s’opposent à cette nouvelle loi.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Dans un intervalle de 7 semaines Hitler accède au pouvoir par voie légaleet orchestre la dérive autoritaire  du régime  politique.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
La confiscation du pouvoir se poursuit durant les étés 1933 et 1934. En 1934 le parti nazi devient l’unique parti autoriséet en juillet 1934 lors de la mort de Hindenburg, Hitler s’octroie les pouvoirs de chancelier et de président devenant le « führer ».&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Toute  la société est dès lorsmise au pas, le régime politique change foncièrement ; ce n’estplus la démocratie mais le régime du IIIème Reich qui sera caractérisé par lasuite comme régime totalitariste.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Potentiel démocratique de la République de Weimar===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Expliquer la chute de la République de Weimar=&lt;br /&gt;
==Système de partis==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
caractérisé par la fragmentation, 4 groupes majeurs&lt;br /&gt;
répartition spatiale des différents partis avec 2 axes. 1928: nazis 26%&lt;br /&gt;
1er	bloc:	formation des partis conservateurs: 2 courants, libérx de gauche et	libéraux de droite.	&lt;br /&gt;
2eme	bloc:	Deutsche volkspartei&lt;br /&gt;
3eme	bloc:	parti du centre (ouest et sud du pays) &lt;br /&gt;
4eme	bloc:	social-démocratie&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
La formation de cette structure partisanne a lieu en 1870-90 et reflète des clivages sociaux multipes et anciens. (clivage entre monde rural et monde urbain + clivages régionnaux).&lt;br /&gt;
avec l'industrialisation rapide de l'allemagne, nouveau clivage(séparation)  de classe (socialiste - capitaliste) 	&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
Pas d'émergence claire de deux blocs politiques: beaucoup plus morcelé et ainsi beaucoup plus compliqué de faire des alliances. &lt;br /&gt;
deux fragments tout de même plus ou moins émergents: &lt;br /&gt;
	1.coalition démocratique, centre &amp;amp; libéraux de gauche (SD,	centre, DDP)&lt;br /&gt;
	2.coalition bourgeoise (majeure)	(centre, DDP, DVD, DNVP)	&lt;br /&gt;
ces deux coalitions ont régné respectivement sur 5 et 2 années (sur les 14 ans du Weimar). Des cabinets minoritaires se sont passé le pouvoir durant les 7 dernières années. &lt;br /&gt;
Au total, 20 cabinets différents entre 1919 et 1933.&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
Cette fragmentation est génératrice d'instabilité politique.Protestations durant les dernières années. &lt;br /&gt;
La crise est étroitement associée a cette structure du système de partis caractérisée par cette fragmentation très forte.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Système électoral==&lt;br /&gt;
==Cadre constitutionnel==&lt;br /&gt;
==Stratégies et politiques partisanes==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous allons nous concentrer sur les partis de gauches à savoir le parti communiste et le parti de la social-démocratie : &lt;br /&gt;
*'''Communiste''' : entre 1924 et 1928 il entre dans une phase de&lt;br /&gt;
radicalisation ou l’on purge les structures internes ; de plus il y a un renforcement de l’idéologie prônant une vision de la social-démocratie comme un ennemie et un concurrent afin de mobiliser et toucher la classe ouvrière. Cette radicalisation va créer une cohérence interne forte ainsi qu’une capacité intégrative forte. Cela va permettre de gagner, en partie,le vote protestataire des ouvriers suite à la crise économique de 1929. Son soutien populaire augmente durant cette période. &lt;br /&gt;
*'''Social-démocratie''' : elle va se montrer loyale&lt;br /&gt;
envers le projet original de la République de Weimar avec des difficultés à s’ouvrir à de nouveaux électeurs ne s’amendant pas pour courtiser des électeurs notamment ceux de la classe ouvrière. À partir de 1928 elle va renforcer ses liens avec les syndicats afin se rapprocher de la classe ouvrière tout en contrant la menace communiste.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Rétrospectivement on peut affirmer que ces stratégies de renforcement et de repli ont été de graves erreurs stratégiques peut être rationnels sur le court-terme comme pour les communistes afin d’engranger des petites victoires électorales, cependant cela sous entendait qu’on allait basculer sous un régime socialiste. Les apports de forces faisaient que cela était utopiste avec en réalité une probabilité d’un renversement sur la droite beaucoup plus forte.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La gauche a été la grande perdante de l’avènement du IIIème Reich. Ainsi leur stratégie de court-terme aurait été préférable si elle nese serait portée que sur l’ouverture.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Nous pouvons nous interroger sur les raisons du repli de la social-démocratie et pourquoi elle ne parvient pasà renforcer la base sociale pro-démocratique de la République de Weimar ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Idéologie==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous allons discuter de la dimension idéologique du parti  social-démocrate  dont un pan de son idéologie l’empêchait des’ouvrir notamment en direction de la paysannerie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans The SocialDemocratic Moment: Ideas and Politics in the Making of interwar Europe (1998), Berman propose une étude se focalisant sur les casallemand et suédois. Elle avance que les partissociaux-démocrates font face à des problèmes trèssimilaires :&lt;br /&gt;
*quelle relation la social-démocratie doit entretenir avec la démocratie-bourgeoise ?&lt;br /&gt;
*sous quelles conditions envisager des alliances avec des partis au-delà de la tradition sociale ?&lt;br /&gt;
*faut-il se définir comme un parti de travailleurs avec une base sociale clairement définie (ouvriers, travailleurs salariés, etc.) ou s’ouvrir et devenir un parti du peuple qui irait recruter des électeurs dans toutes les couches sociales ?&lt;br /&gt;
*quelles sont spécifiquement les réponses de politique économique à apporter dans  les crises du système capitaliste ?&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Selon Berman l’idéologie de ces partis ainsique l’héritage traditionnel qui forme l’identité des partis va montrer qu’elles ne sont pas similairesexpliquant ainsi les trajectoires différentes de la social-démocratie allemande et suédoise. Elle explique l’incapacitéen Allemagne de la social-démocratie à démocratiserle pays, au contraire dans le cas suédois elle va démocratiser le régime politique.Notamment en Suède, l’après deuxième guerre mondiale sera caractérisée par une hégémonie de lasocial-démocratie. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Elle ajoute que ces caractéristiques se cristallisent dans lesstructures déjà avant la première guerre mondiale quenous pouvons distinguer :&lt;br /&gt;
*vision orthodoxe et inflexible du marxisme : d’après cette visionle socialisme est le résultat de lois économiques inéluctable ; plus les forces de production vont se développer et plus les conflits vonts’intensifier jusqu’à mener au communisme. On constate un déterminismeéconomique à l’œuvre. Cependant, elle négligele socialisme comme le résultat de l’action individuelle ou de classes sociales; c’estun déni du rôle des acteurs dans la trame historique&lt;br /&gt;
*rejet du réformisme : bien que la social-démocratie allemande pratiqua le réformisme elle nele connu jamais comme le but de la transformation en profondeur de la société.Elle a contribuée à réformer la législation sociale mais cela n’amenait que difficilementla libération individuelle des travailleurs. La social-démocratie suédoise adhérera au réformisme social. &lt;br /&gt;
*Conception aigue de la lutte des classes : en allemande la social-démocratie reste attachée à l’idée que legroupe prolétaire est une simple masse réactionnaire. Donccette posture rend la formation de coalition avec des autres « groupes non-sociaux »comme la paysannerie difficile voire impossible. En Suède ou la social-démocratie était habituée à une vision plus douce de la lutte des classes, elle a forgée une alliance avec les paysans. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''Exemple 1''': &lt;br /&gt;
Déjà avant la première guerre mondiale la social-démocratie est incapable de formuler un programme de réformes agraires de par son adhésion à une vision rigide de la lutte des classes. Il ne lui a pas été possible d’altérer le court des évènements vers la fin de la République de Weimar lorsque l’insatiabilité politique augmente, elle n’a pas été capable de former des coalisations avec les paysans. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
'''Exemple 2''':&lt;br /&gt;
Dans les années 1930 – 1933 la social-démocratie n’arrive pas à développer un programme réformiste comme des reformes de type keynésiennes proposées en 1932. La social-démocratie est divisée en interne, à savoirs’il faut appuyer ou non ce projet qui avait émanée des syndicats en janvier 1932. Ce programme visait à créer 1 millions d’emplois par le financement de constructions publiques en allant à l’encontre du cycle vicieux. Faceaux propositions de syndicats la social-démocratie n’est pas convaincue quec’est la voie à suivre en favorisant ce type de politique.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
L’identité de la social-démocratie, à savoir son idéologie et sa vision telle que pensée, a limitée la démocratisation du régime politique dans l’entre-deux-guerres et a contribuée à l’émergenced’un terrain fertile pour un pouvoir autocratique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Culture politique==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il convient d’effecteur un détour par Alexis de Tocqueville qui est le précurseur de la théoriede la société civile et du rôle de la vie associative dans le fonctionnement et lesdysfonctionnements de la démocratie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De Tocqueville est un homme politique français qui est partie aux États-Unis afin d’effectuer un rapport sur les établissementspénitenciers américains. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans son ouvrage De la Démocratie en Amérique (1850) il dit :&lt;br /&gt;
*« Les Américains de tous âges, de toutes les conditions, de tous les esprits, s’unissent sans cesse. Non seulement ils ont des associations commerciales et industrielles auxquelles tous prennent part ;mais ils en ont encore de mille autres espèces : de religieuses, de morales, de graves, de futiles, de fort générales et de très particulières, d’immenses et de fort petites. […] Il n’y a rien, suivant moi, qui mérite plus d’attirer nos regards que les associations intellectuelles et morales de l’Amérique. » (De la Démocratie en Amérique, Vol. II, Livre 2, ch. 5) &lt;br /&gt;
*« Pour que les hommes restent civilisés ou le deviennent, il faut que parmi eux l’art de s’associer se développe et se perfectionne dans le même rapport quel’égalité des conditions s’accroît »&lt;br /&gt;
L’idée est qu’une société civile foisonnante est une vertu, plus particulièrement un associationnisme vibrant serait une condition et un indicateur du bon fonctionnement de la démocratie. En d’autres termes il y a un renforcement mutuel entre associations démocratiques et une société civile vigoureuse.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Cette thèse va à l’ encontre de celle de Arendt (1906 – 1975). Pourelle, l’échec de la démocratie et la montée des totalitarismes sont principalement dus à la désintégrationdes associations intermédiaires dans les pays européens de l’entre-deux-guerres. De plus elle insiste sur le rôle du progrès technique très intense et de la société demasse qui engendre une aliénation etun déracinement des individus. Letissu social est en transformation ce qui va constituerun vivier pour le recrutement pour les partis extrémistes. Donc laRépublique de Weimar est un archétype de la société de masse où réside une anomie liée au progrès industrielle ettechnique ; lasociété civile est absente, inerte. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Berman montre dans Civil Society and the Collapse ofthe Weimar Republic, World Politics (1997) que l’Allemagne est caractérisé par une société civile est un taux d’associationnisme vigoureux.        &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
« More voluntary associationsattracted more members and did so in a more active fashion than ever before.Just as retailers, bakers, and commercial employees had organized into economicinterest groups, so also did gymnasts, folklorists, singers and churchgoersgather into clubs, rally new members, schedule meetings, and plan a fullassortment of conferences and tournaments” &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Berman propose la thèse qu’une société civile vigoureuse a contribuée à s’aborder l’expérience démocratique au lieu de la renforcer comme Tocqueville le prônait. L’associationnisme élevé a contribué à affaiblir l’expérience démocratique&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
En l’absence d’un gouvernement national et d’institutions politiques  réceptives aux griefs de la société, l’associationnismea amené à une fragmentation de lacohésion sociale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans l’entre-deux-guerres les allemands rentrent danstoutes sortes de club pour exprimer leur frustration envers les échecs politiques. C’estun moyen de tourner le dos au monde politique en rentrant dans des organisations issues dela société civile. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
De plus il faut souligner que les nazis vont profiter del’associationnisme élevé. Une vie associative élevée permet un apprentissage de compétences comme celle de leadership au sein de la société civile. D’autre part les associations vont servir de base de recrutement pour les nazis ; ils vont pratiquer unepolitique d’infiltration des associations puis les purger afin d’en prendrele contrôle et de les tourner en sympathisants nazi. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Durant l’entre-deux-guerres les paysans participaient à des associations diverses. Ils tendaient initialement à voter pour les libéraux et les conservateurs. Dans les années 1920 ils se retirent du monde politique et n’ont plus de représentant.Les nazis s’aperçoivent de ce manque et vont recruter parmi les paysans. Cela se fait par la prise de contrôle des associations paysannes comme le Reichslandbund avec 6,5 millions de membres. Ils vont conquérir poste par poste en commençant par la hiérarchie inférieure. Dès 1931 les nazis arrivent à placer l’un des leurs parmi les dirigeants ; en 1932 le Reichslandbund apporte officiellement sont soutient au parti nazi. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
En ces termes les associations de la société civile permirent de faciliterl’accession de Hitler au pouvoir.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
On peut rejeter la théorie de Hannah Arendt ; au contraire une société civile plus faible n’aurait probablement peut-êtrepas facilité la capture des associations par les partisans nazis. Les arguments de Berman prônent un renforcement desinstitutions politiques, en leur absente cela contribue à affaiblir le régime politique en place. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
L’associationnisme fort est quelque chose qui est transmis dansla sphère familiale relevant d’une certaine culture démocratique et politique qui induit une certaineparticipation et un intérêt pour le politique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Économie==&lt;br /&gt;
==Culture antisémite==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’antisémite est aussi un argument de culture politique. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Goldhagen dans Hitler’s WillingExecutioners prône la thèse que l’existence d’un sentiment antisémite de type éliminationiste était rependu avant laguerre. Cette thèse antisémitisme aurait motivée les bourreaux durant leurpassage à l’acte.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
C’est un livre de culture politique car il amène à penser ce que l’éducation apporte dans les manières de concevoir lemonde.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les bourreaux croyaient qu’il était « juste » d’exterminer les juifs car une grande majorité des allemands étaientpersuadé que les juifs étaient nocifs et qu’il fallait les retirer ducorps social. Les bourreaux n’avaient pas àfaire face aux scrupules car la morale disait qu’il était « juste »d’exterminer les juifs. Le rôle des Nazis n’aurait été que d’encourager ce sentiment. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Que ce soit durant l’Empire ou avant,aucun acteur n’a tenté de contrer l’antisémitisme dominant. Tous les partis ont un rôle dans la stigmatisationdes juifs, cependant seule la social-démocratie acceptait de recruter des cadres de confessionjuive. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Le lien avec la chute de laRépublique de Weimar réside dans la prise de pouvoir des Nazis. En janvier 1933 les Nazis avaient déjà thématisé l’antisémitisme dans leur discours. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Ces schémas culturels se mettent en place durant de nombreuses décennies.Ce modèle reposait sur 3 idées :&lt;br /&gt;
*les juifs étaient différents des allemands&lt;br /&gt;
*les juifs s’opposaient point par point aux allemands&lt;br /&gt;
*ces différences n’étaient pas bénignes, les juifs étaient « maléfiques », on les qualifiait de « force mal veillante ». &lt;br /&gt;
L’idée fini par prévaloir que les juifs étaient liés aux déboires de l’Allemagne. Cette vision prévalait dans toute l’Allemagne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Responsabilités individuelles==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Des facteurs structurels on peut être été nécessaire mais ne sont pas nonplus suffisant. Ils peuvent contribuer à expliquer pourquoi le IIIème Reich fut une possibilité mais pas entièrement saconception en tant que réalité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La nomination de Hitler a été prise par des individus au sommet del’État allemand de l’époque. En janvier 1933 les intentions belliqueuses et autoritaristes étaient connues. Le manifesteMeinKampf prônait déjà des solutions autoritairespour résorber les problèmes de la société allemande dont l’issue inéluctableétait la guerre. Les nazis montraient déjà leur mépris de la loi et leur exacerbation mais aussi la velléité dictatoriale ainsi que leur antisémitisme.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Il convient d’abord de noter qu’il y a une responsabilité collective dans l’ignorance de la nature du nazisme. Ilaurait été attendu qu’ils portent une plus grande attention envers la nature dunazisme et de ses dirigeants. Desindications historiques apportent que ces personnages n’ont pas commandité derapports d’experts afin de saisir pleinement la nature du phénomène nazi.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
*'''Von Hindenburg''' : il a la responsabilité suprême car il était de sa prérogative de nommer un chancelier en janvier 1933. Contrairement à l’image publique d’homme d’État fort et sage il s’est montré faible durant l’épisode de 1933. Ayant d’abord intronisé Von Schleicher il l’a révoqué en raison d’une aversion aiguisée par la machination mise sur pied de Von Papen contre Von Schleicher. Il a fait partir unefausse rumeur comme quoi un putsch militaire était imminent convaincant Hindenburg contrela personne de Von Schleicher. Hindenburg créa ainsi une crise dont il n’avaitpas la solution. Il s’en remit aux conseils de Von Papen qui se retira enfaveur de Hitler. Il ne fit pas confiance en sa méfiance envers Hitler et céda à VonPapen et à son fils Oskar Hindenburg.L’entourage a donc influencé le choix de Hitler en tant que chancelier. Entrejanvier 1933 et juin 1934, les actions prises par Hindenburg tendirent à légitimer la tyrannie nazie plutôt que de s’y opposer. &lt;br /&gt;
*'''Von Papen''' : son comportement était fortement dictépar son désir de vengeance envers Von Schleicher et sa volonté de retourner au pouvoir. Il fut insouciant quant au danger nazi, jamais ilne le rejoindra mais il le soutenu en tant que vice-chancelier puis comme ambassadeur en Autriche puis en Turquie.&lt;br /&gt;
*'''Von Schleicher''' : en tant que militaire il cherchait le réarmement des militaires et espérait enrôler les sympathisants SA (Sturmabteilung ; « Sectiond’assaut ») c’est-à-dire les sympathisants nazis dans l’appareil militaire. Sa responsabilité historique tient au fait d’avoir dans les années 1920 d’avoir fait sortir Von Papen de l’ombre. Son conflit personnel avec Von Papen a facilité l’arrivé de Hitler au pouvoir. De décembre 1932 à janvier 1933 en tant que chancelier il a montré une clémence envers les nazis. Son influence sur le président Von Hindenburg était faible voire nulle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Trois individus ont une responsabilité moindre :&lt;br /&gt;
*'''Oskar Von Hindenburg''' : il a fini par convaincre son père de favoriserHitler &lt;br /&gt;
*'''Meissner''' : il partage une responsabilité moindre, il était le secrétaire particulier de Hindenburg. Il était opportuniste et par calcule politique sentant la fin de Schleicher a déplacé sa loyauté envers l’homme fort en devenir qu’était Hitler.&lt;br /&gt;
*'''Hünenberg''' : il était le chef du parti conservateur entre 1928 et 1933. Il devient ministre de l’agriculture et de l’économie à partir de janvier 1933. Il peut être décrit comme un opportuniste agissant de façon intéressée car sa carrière politique était marquée par la frustration et l’échec.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Les jugements et les décisions des hommes politiques peuvent faire une différence majeure. Dehautes responsabilités politiques et morales reposent sur un petit nombre d’individu quiconcentrent le pouvoir dans les États modernes. Ce type d’argument est unargument qui prône une lecture de l’histoire des sociétés par le rôle des grands hommes politiques ; l’histoire est écrite àtravers le prisme des grands hommes politiques et de leurs décisions.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Classifier les explications=&lt;br /&gt;
==Explications==&lt;br /&gt;
==Divers autres facteurs==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Category:science-politique]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Emily</name></author>
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