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	<title>Baripedia - Contributions [fr]</title>
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		<id>https://baripedia.org/index.php?title=La_question_du_nationalisme_dans_les_d%C3%A9mocraties_occidentales_de_l%27entre_deux_guerres:_Grandes-Bretagne_et_France&amp;diff=599</id>
		<title>La question du nationalisme dans les démocraties occidentales de l'entre deux guerres: Grandes-Bretagne et France</title>
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		<updated>2012-11-22T15:03:52Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Swenney : /* LA STABILITENATIONALE A L’INTERIEUR */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;C'est un cours qui va porter sur la période del'entre-deux-guerres toujours a travers le prisme de la question national. &lt;br /&gt;
On va traiter cette question du national a traversdeux démocraties qui restent des démocraties en tout cas jusqu'à l'entrée dansla 2 GMc.à.d. la France de Vichy n'est pas une démocratie, mais la  Grande-Bretagne est une démocratie jusqu'àaujourd'hui. &lt;br /&gt;
Pour cette période elle veut voir qu'elles sont lesformes qui peuvent prendre la question du nationalisme dans des pays de démocraties.&lt;br /&gt;
Dans tous les pays de l'Europe occidentale,l'entre-deux-guerres est une période de grande instabilité sociale, avec duchômage, des grèves, etc. &lt;br /&gt;
Et c'est aussi une période de radicalisation de la viepolitique. Tout ça s'articule à des réactions xénophobes et nationalistes quitouchent aussi les pays démocratiques. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Dans la plupart des pays, comme le montre la carte, laplus grande partie de l’Europe bascule dans la dictature parce que les seulespays qui restent des démocraties (avec un exécutif et un législatif) sont leRoyaume Uni (avec l'Irlande), la France et les pays du Nord (qui sont desmonarchies: la Norvège, la Suède et la Finlande), la Suisse et laTchécoslovaquie. &lt;br /&gt;
Partout ailleurs on a des régimes plus ou moinsautoritaires avec deux régimes fascistes qui sont l'Allemagne et l'Italie. &lt;br /&gt;
On voit donc que la démocratie dans les années, c'estplutôt l'exception en Europe que la règle. Et même ces régimes démocratiquesest un régime torturé par la question national et par la question du nationalismequi va prendre des formes différentes suivant que l’on s’intéresse au casBritannique ou au cas Français.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
En Grande-Bretagne, le nationalisme anglais (que l’on appelle britishness)reste un phénomène minoritaire, parce que le rêve impérial, l’identitéimpériale (de l’empire, y compris coloniale) l'emporte sur la questionnationale anglaise. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Alors qu’en France, on a un cas presque inversel'identité coloniale française joue un rôle beaucoup moins important pour ladéfinition de l'identité national. Le nationalisme français, pendantl'entre-deux-guerres, est un nationalisme qui est structuré autour duterritoire hexagonale avec en particulier la question de la définition de&amp;quot;nous (=les citoyens français) et les autres (=les étrangers)&amp;quot;. &lt;br /&gt;
La crispation nationale en France dansl'entre-deux-guerres est une crispation essentiellement &amp;quot;étranger --citoyen français&amp;quot;. &lt;br /&gt;
On a donc deux manières de conjuguer le nationalismedans la période de l'entre-deux-guerres pour ces deux pays et elle va contrasterces deux cas. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Dans un premier tempson va regarder la manière dont s'exprime cette espèce de nationalismespécifique impériale en Angleterre (&amp;quot;britishness&amp;quot;) et la manière donccette « britishness » s'articule sur l'identité impérialebritannique.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
=LA « BRITISHNESS » ANGLAISE=&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
==LA STABILITE NATIONALE A L’INTERIEUR==&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
===Des années20 aux années 30 : la stabilisation sociale=== &lt;br /&gt;
*Les années 20 sont marquées par des mouvements sociaux trèsdurs liés à crise &lt;br /&gt;
*Dans le courant de 1921 le nombre des chômeurs passe de 1 à2,5 millions&lt;br /&gt;
*Multitude de grèves de 1919 jusqu’à la grève générale de1926&lt;br /&gt;
*Trade union congress (TUC) peuvent être vus comme unélément d’identité nationale britannique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La GB a également était touché par des périodes d'instabilité sociale importante avec des taux de chômage très élevé (surtout dans les années 20 elle  est touchée par la crise post-guerre) et de vagues très importantes (grande grève en 1926 qui est une grève générale  et qui touche particulièrement les mines de charbon).  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On a des syndicats très puissantset que ses guerres ouvrières sont extrêmement bien organisées et qui respectentcomplètement les règles de la démocratie britannique avec en particulier lefait que les syndicats, après avoir négocié, sont retournées au travail. Il y aeu que quelques grèves sauvages mais en nombre faible faibles.  &lt;br /&gt;
Donc y compris (à la différence dela France) dans les moments de protestation, la société anglaise reste trèsorganisée et qui respecte les règles de la démocratie. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Néanmoins la sociétéanglaise est traversée/travaillée par des mouvements d'extrême droite et ilexistait un fascisme anglais (parti de Oswald Mosley) mais qui étaittrès minoritaire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Un mouvementnationaliste minoritaire : l’union fasciste anglaise de Oswald Mosley===&lt;br /&gt;
*En 1931 Oswald Mosley fonde le new party qu’il transforme en 1932 en British Union of fascistes (Union fasciste anglaise).&lt;br /&gt;
*40 000 membre en 1934&lt;br /&gt;
*Le 22 Mai 1940 le gouvernement britannique proclame l’édit de défense 18B qui permet de mettreen prison quiconque porte atteinte à la sécurité de l’Etat &lt;br /&gt;
*Oswald Mosley est arrêté et le 30 mai 1940&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Oswald Mosley a fondé ce parti en 1931 qu'il a transformé en 1932 sous l'influence  de Mussolini en l'union fasciste anglaise et il publie à ce moment-là un manifeste pour un Etat fasciste en 1932. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce mouvement fasciste est très violent qui n'hésite pas à utiliser la violencephysique. Il existe donc dans les années vingt et trente une espèce de manièrede se comporter des partis fascistes (ils avaient des modèles de comportement, desmodèles d'uniforme) qui sont les mêmes dans les différentes pays de l'Europe. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Ladifférence de la GB avec les autres pays, c'est que ce parti est resté trèsminoritaire en nombre et il n'a jamais siégé au parlement (à la différence despartis d’extrême droite français qui ont eu des élus au parlement. &lt;br /&gt;
EnGB il y a eu une organisation de la résistance qui a arrêté ce parti de Mosley.&lt;br /&gt;
è le 4 octobre 1936 les fascistes ont du reculer devant la résistance de lapopulation sur place. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
D'une certaine manière il y a une force de ladémocratie anglaise qui parvient a résister au développement donc de cetteextrême droite. Finalement ce parti c'est affaibli en 1938 (puisque il sescinde en 2) et le 22 mai 1940 il est interdit et Oswald Mosley est arrêté le30 mai 1940. Donc le parti cesse d'exister à ce moment la. Au même moment enFrance le parlement français vote le plein pouvoir à Pétain et c'est la fin de ladémocratie française. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Un des éléments decompréhension de cette puissance de la société britannique à résister aunationalisme extrême on peut le voir dans le fait qu’il y a une soupape, c'estla soupape de l'Empire, c.à.d. le rôle de l'Empire dans la préservation(contre) d'un nationalisme extrême à l'intérieur même sur le territoire anglais.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==L’EMPIRE BRITANNIQUE==&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
===La constitution de l’Empire=== &lt;br /&gt;
Il faut bien comprendre que la  Grande-Bretagne et Royaume uni se constitueelle-même comme un pays impérial des le départ. C'est-à-dire que laconstruction nationale anglaise se fait autour de la notion d'Empire. &lt;br /&gt;
Ce qui se passe, c’est que par conquête de type impérialese constitue le Royaume-Uni c.à.d. c'est une série de conquêtes successives de typeimpériale raison pour laquelle on peut parler d'une conquête impériale:on a des chevaliers anglais qui vont conquérir des espaces sur lesquelles ilss'y installent et vont exploiter. On a vraiment une conquête de type impériale,de type coloniale des espaces qui sont les espaces autour de l'Angleterre. &lt;br /&gt;
Et les unions politiques qui suivent lephénomène de conquêtes sellent un processus d'anglicisation de ces territoires.On a donc vraiment l'imposition de la culture anglaise sur ces territoires quisont des territoires conquis. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
On peut donc dire que le royaume uni est déjà lerésultat d'une construction de type impériale ou de type coloniale.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
===L’Empire britannique en 1920===&lt;br /&gt;
*Vers 1914, le Royaume-Uni compte 45 millionsd’habitants regroupés sur ses 310 000 kilomètres carrés &lt;br /&gt;
*Il conserve des droits dans cinq dominions (Le Canada, l'Australie, la Nouvelle-Zélande,l'Union sud-africaine,Terre-Neuve (1919). 24 millions d’hommes (généralement blancs) sur19 millions de kilomètres carrés. &lt;br /&gt;
*Il gouverne directement soixante colonies dépendantesdispersées sur plus de 8 millions de kilomètres carrés dont Inde peupléede 322 millions d’habitants et vaste de ses 5 millions de kilomètrescarrés, &lt;br /&gt;
*Après la PGM, mandat à la Grande-Bretagne, en Afriquecentrale, et surtout au Proche- et au Moyen-Orient. &lt;br /&gt;
*La Palestine , la Transjordanie constituent des mandats,c’est-à-dire des colonies de fait, mais sous réserve d’un contrôle par laS.D.N.&lt;br /&gt;
*Egypte reste dans situation subordonnée.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Ce qui est intéressant, c’est que en réalité jusqu'àla fin du 19 siècle, en réalité (à l'exception de l'Irlande) il n'y a pas derevendications nationales ni Ecossaise ni galloise. &lt;br /&gt;
Donc, on a en fait une intégration relativement bienréussie. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
En plus de cette intégration progressive on a après,dans le courant du 19 et 20ème siècle la colonisation desterritoires qui sont des territoires plus éloignés et en 1930 l'Empire britanniqueest véritablement un Empire mondial avec un accroissement important des possessions dans la deuxième moitiédu 19 siècle. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
A ce moment la, en 1930 l'Empire britanniques'étend vers l'ensemble du monde, mais on a déjà une construction politiquedifférencié suivant les possessions. &lt;br /&gt;
Les derniers territoires dominés par le Royaume Unisont les territoires sous mandat de la société des nations c.à.d. l'Irak et laPalestine. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Ce territoire est immense, mais il a vraimentstructuré la manière dont les anglais se sont pensés mondialement (dont ils ontconstruit leur rapport du monde). &lt;br /&gt;
*Avec le développement d'une flotte extrêmement puissant et extrêmement efficace&lt;br /&gt;
*avecla mise en place de câbles télégraphiques (dès 1860) qui leur permettait derelier l'ensemble des grandes villes de l'Empire à Londres, &lt;br /&gt;
è    on a une projection dans l'espacemonde qui se fait de manière très efficace dans le courant du 19 siècle et liéa ça, un savoir-faire diplomatique extrêmement fort (qui s'est construit atravers les colonies). &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Du coup le nationalismen'est pas rétréci sur le territoire national (comme en France) mais c'est unnationalisme qui se projette mondialement.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Donc un empire, et à ladifférence de l’empire Français, ce qui est intéressant ici, c’est que cetempire est très présent.&lt;br /&gt;
En fait, les anglaisont des rapports très étroits avec leur espace impérial.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===La questionde l’identité impériale===&lt;br /&gt;
-         Charles Dilke (1843-1911) invente en 1868 l’expression de« Greater Britain »&lt;br /&gt;
-         Rudyard Kipling (1865-1936) qui popularisa l’espritimpérial par ses célèbres écrits : le Livre de la Jungle (1894-5) et Kim (1901). En 1899, il est l’inventeur d’une expression passéedans le langage courant, le « fardeau de l’homme blanc ».&lt;br /&gt;
-         David Livingston (1813- 1873), Cecil Rhodes (1853-1902) ouCharles Gordon (1833-1885) galvanisèrent un culte pour des hommes considéréscomme admirables et dont la vie était une source d’enseignement. &lt;br /&gt;
-         Expositions industrielles et universelles, l’empire remplitune part croissante : 1851 à Londres, en 1862, 31 colonies sontreprésentées. En 1900 à Paris sur esplanade Trocadéro pavillon colonialessentiel.  1906 Marseille expocoloniale. British Empire exhibition 1924-25. En 1931 l’Exposition colonialeinternationale apogée. &lt;br /&gt;
En fait, les anglais ont des rapports très étroitsavec leur espace impérial. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
D'abord la présence de l'Empire dans le quotidien estextrêmement importante parce que les gens ont voyagé à l'intérieur de l'Empire.Tout anglais est donc relié d'une manière ou d'une autre à un territoireimpérial. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Les produits tropicaux arrivent à jet continue dansles villes anglaises et qui constituent des éléments de la vie quotidienne(thé, riz). &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Par ailleurs, on a une présence important des sujetsde l'empire et tout ça se marque par le fait qu'il y a une littératureimpériale très important (Rudyard Kipling, etc. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Donc, les anglais ont cette présence de l'empire quiest extrêmement forte. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
D'ailleurs ça se marque aussi par les expositionscoloniales qui sont des grands moments de mise en scène de la nation coloniale.&lt;br /&gt;
Dans l'imaginaire desgens de l'époque le héro par excellence c'est le héro colonial: celui qui adécouvert des colonies, celui qui a combattu. &lt;br /&gt;
On a donc un certainnombre de ces héros comme David Livingston, Cecil Rhodes, etc.auquel les jeunes garçons s’identifient. &lt;br /&gt;
Il y a un mondeculturel lié au colonialisme (danse, musique) et à la veille de la 1 GM le royaume uni estl'archétype de ce qu'on appelle la nation empire c'est-à-dire  une nation qui se pense à travers l'Empire.Mais ce n’est pas le seul pays comme ça en Europe à l'époque; le Portugal.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==LE COMMONWEALTH==&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
===L’organisationdu Commonwealth===&lt;br /&gt;
*La conférence impériale de 1926 a adopté les grandsprincipes définis par un «rapport Balfour»&lt;br /&gt;
*En 1931, le statut de Westminster dote l’empire britanniqued’une sorte de constitution nouvelle. &lt;br /&gt;
*Il définit un Commonwealth «britannique» des nations quiréunit, «dans une commune allégeance à la Couronne»&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Les anglais ont organisé cette Empire au mieux deleurs intérêts économiques et c'est donc la question du&amp;quot;Commonwealth&amp;quot;. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
A l'intérieur du &amp;quot;Commonwealth&amp;quot; on a deuxstatuts différents:&lt;br /&gt;
#les colonies administrées directement et &lt;br /&gt;
#les dominions : c'est-à-dire des territoires qui ont négocié leur indépendanceadministrative à l'issue de la première guerre mondiale surtout parce qu'ilsont participé à la guerre, et qui ont donc acquis une forme d’indépendance,mais qui reste liés à la  Grande-Bretagne ; on parle en généraleanglais dans ces pays, et on pratique des modes de vie qui sont en généralesemblable au mode de vie britannique.  Exemple le Canada où la reine figure sur les billets donc alliance celaest la grande force de la GB et il y a toujours des pratiques comme le criquetet thé noir etc).&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Avec le statut deWestminster de 1931, l'Empirebritannique se dote d'une nouvelle Constitution qui définit ce qu’est leCommonwealth britannique des nations qui se réunit dans une allégeance communebritannique et -pour les dominions- sans lien de subordination mais avec desliens économique extrêmement étroit notamment sur la parité de la monnaie, lapréférence économique, la préférence en terme d'immigration etc. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Et puis, indépendammentde ces dominions (en gris), on a (en noir) des territoires qui sont administrésdirectement par l'Angleterre. Mais là aussi, avec des choses qui sont parfoistrès étonnante. L'Inde par exemple, qui est pourtant une colonie administréedirectement par l'Angleterre a un siège avec un statut autonome (comme un paysindépendant) à la SDN et à l'organisation internationale de travail en 1918. Enfait, la raison pour laquelle l'Angleterre permet cela, c’est parce que elle pensaitque cela leur permettra d'avoir une voix supplémentaire mais cela ne c'est paspassé comme ça car la SDN a été en fait un moyen extraordinaire pour lesindiens de définir le nationalisme indien. &lt;br /&gt;
C'est aussi une chose àlaquelle la SDN a servie pendant la période de l'entre-deux-guerres (donc passeulement un échec) la SDN était une sorte d'endroit de constructionnationalisme, en particulier du nationalisme indien. &lt;br /&gt;
Les indiens qui étaientprésent ont développé des savoir-faire politique et administratifextraordinaire. C’est la raison pour laquelle, jusque aujourd’hui, lesorganisations internationales jouent toujours un rôle très important pourl'Inde car c'est à travers elles qu'il s'est beaucoup construit. &lt;br /&gt;
On a toujours notrevision européenne des organisations internationales du types : elles neservaient pas à grand chose, mais pour certain pays c'était un lieu essentielledans la construction de l'identité nationale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Des intérêtscommuns ?===&lt;br /&gt;
*La Grande-Bretagne des années vingt fait venir le quart de ses importations de l’Empire et y envoie plus de 40 p. 100 de ses exportation &lt;br /&gt;
*Les dominions dirigent entre 35 et 80 p. 100 de leurs exportations vers la métropole).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Commonwealth c'est d'abord une organisationéconomique (c'est la raison pour laquelle la GB a toujours une relationcompliquée avec l'Europe car on ne sait pas si leur marché économique estl’Europe ou leur ancien Empire). &lt;br /&gt;
Les dominions dirigent entre 35-80%  de leur exportation vers la métropole selonles pays et ils servent aussi à exporter des produits qui sont fabriqués enAngleterre. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Autre chose: les dominions et l'ensemble des colonies(les territoires directement administrés) sont des réservoirs de main-d’œuvre pour les îles britannique, c.-à-d. qu'ils exportent le surplus de la population, ça fait un réservoir d'immigration extrêmement important pour l'Angleterre dans l'entre-deux-guerres. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les principaux immigrés sont des Irlandais (donc du même royaume) mais aussi l'arrivé des asiatique et africains de l’empire (ils sont eu assez rapidement l'accès à la nationalité donc une politique d'immigration assez généreuse à l'époque par rapport à la France). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cela ne veut pas dire que ces sujets d'empire (qui même acquerrait la nationalité anglaise en parvenant sur le territoire) étaient bien traité, ils étaient également victimes d'émeutes xénophobes comme les immigrés en France (en particulier dans la profession des dockers qui était une profession fermée et protectionniste, les étrangers ouvriers avaient du mal à y entrer et étaient victimes de violence). &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Cette solidarité économique et sociale dont on voittout de même les limites trouve quand même ses limites politiques dans lapériode de l'entre-deux-guerres : exemple del'Inde qui est considéré être comme le grand allié à l'intérieur des organisationinternationale mais qui développe sa propre politique et qui construit al'intérieur de l'organisation internationale d'une certaine manière sonidentité nationale, mais c'est vrai aussi avec l'Irlande qui restera neutre carl'Angleterre ne réussi pas à les convaincre d'entrer à la 2e guerre mondiale. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Cette solidarité économique, ce commonwealth, nefonctionne pas parfaitement bien, le raté essentiel est la question del'Irlande après la partition de 1920.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==LA« QUESTION » D’IRLANDE APRES LA « PARTITION DE 1920 »==&lt;br /&gt;
*Partition, trouve son origine juridique dans le Government of Ireland Act voté par leparlement de Westminster le 23 décembre 1920. &lt;br /&gt;
*Irlande du Sud, constituée par les vingt-six comtés del’Irlande méridionale et nord-orientale (proclame son indépendance en 1937)&lt;br /&gt;
*Irlande du Nord, issue d’un morcellement de la provincehistorique d’Ulster, comprenant les six comtés de colonisation d’Antrim,Armagh, Down, Fermanagh, Londonderry et Tyrone. &lt;br /&gt;
*Entériné par l’accord frontalier du 3 décembre 1925. &lt;br /&gt;
*Le Parlement d’Irlande du Nord fut inauguré officiellementpar le roi George V le 22 juin 1921. &lt;br /&gt;
*Conformément aux dispositions du Government of Ireland Actde 1920, le pouvoir législatif était conjointement exercé par Westminster et leparlement de Stormont à Belfast. &lt;br /&gt;
*Special PowersActvoté en 1922 et rendu permanent en 1933&lt;br /&gt;
On reviendra dans un autre cours sur le mouvement indépendantisteirlandais, car il y avait un mouvement nationaliste depuis le 19e siècle, ilfaut regarder la question irlandais comme une question coloniale, c'est-à-direque l’on a eu laconquête de l'Irlande des grands féodaux anglais et écossais, d'abord lesanglais ont colonisé les écossais puis les écossais ont colonisé ailleurs,chacun a trouvé son compte à la fin, sauf les derniers, c'est-à-dire lesirlandais eux-mêmes ; &lt;br /&gt;
On a l’habituded’entendre dire que l’opposition entre Irlandais et Anglais était en fait uneopposition catholique/protestante mais, c’est n’est pas cela à l'origine ;c'est la manière dont c’est organiser le cadre politique de la revendicationnationale Irlandaise, mais à l’origine, ce phénomène de libération communaleest du même type de ce qui c'est passé dans les Etats américains de la côteEst, lorsqu'ils se sont libéré de la tutelle anglaise. &lt;br /&gt;
Les colons protestantsont d'abord fait une demande pour avoir plus d'autonomie pour leur territoiredans les années 1820 mais cette négociation est un échec en  conséquence de quoi cette revendication passe parl'église catholique car elle est le cadre d'organisation- dans les campagnes- cesont les seules élites intellectuelles (comme pour les pays orthodoxes)l'église est la seul organisation politique grâce à sa structure. C'est laseule structure qui peut organiser les populations.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Donc ce n'est pas à l’origine une oppositionprotestant/catholique mais c'est la forme politique que va prendre cetterevendication de libération de la domination coloniale.&lt;br /&gt;
La dimension culturelle du nationalisme irlandais(avec les revendications de la celtitude) vient beaucoup plus tard, à la fin du19e siècle, elle se greffe sur un mouvement de libération économique et socialde l'espace colonial.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Après la 1 Guerre-Mondiale, il y a une guerre civileen Irlande cela va donner la guerre d'indépendance de 1918-1919. &lt;br /&gt;
À l'issue de cette guerre d'indépendance est négociéle « Governement of Irland Act »(1920): l'Irlande est coupée en deux, l'Irlande indépendante au Sud etl’Irlande du Nord est un l'Etat qui a une autonomie relative mais dont lesdécisions politiques sont étroitement liées à la couronne britannique. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Ce qu’il faut savoir, c’est que cette coupée del’Irlande en deux n'est pas une négociation avec les populations irlandaises, c'est-à-direque la raison de cette coupure est que les Anglais ont fait une pression énormepour pouvoir conserver la partie nord du territoire où il y avait une population importante d'origine écossaise,mais biens sur, comme ce territoire ou ils étaient majoritaire (les écossais) n'étaitpas suffisamment important pour être viable économiquement, ils ont annexé desterritoire qui étaient très majoritairement peuplés d'irlandais de souche (quiparlaient irlandais) et qui étaient des populations catholiques. &lt;br /&gt;
Donc ce découpage arbitraire a été effectué à huitclos et sans tenir compte des aspirations de la population, et ce découpageavait surtout pour but d’assurer la domination de ces populations « colonialeancienne » sur cette partie du territoire.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Le régime qui s'installe en Irlande du Nord, est unrégime qu'on appelle subordonné, c'est-à-dire dans lequel il y a un parlement àBelfast mais il est subordonné à celui de Westminster, en Angleterre. &lt;br /&gt;
Le parlement de Belfast était dominé pendant lapériode de l'entre-deux guerre - pendant 50ans -par le partie unioniste (leparti favorable à l'union avec l'Angleterre) et a développé une politique derépression des populations irlandaise catholique avec des mesurességrégationnistes (par l'emploi, moins de droits,..): construire un étranger del'intérieur, transformer une population qui a normalement des droits civiquesen étrangers de l'intérieur (ce qui est arrivé aux populations irlandaise auNord pendant cette période).&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Donc la vision positivede l'Angleterre par rapport à la xénophobie doit être nuancé par rapport à cequi s'est passé en Irlande, car en Irlande du nord la politique est proche des régimesdictatoriale de type Europe centrale à l’égard d’une population constitué enpopulation minoritaire car elle n’a pas les même droits qui est la populationIrlandaise.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=LA FRANCE ENTRE NATIONALISME ET XENOPHOBIE=&lt;br /&gt;
En France, le nationalisme prend deux formes, il y ad'abord le développement de l'extrême droite puis de la xénophobie à l'égarddes populations étrangères. &lt;br /&gt;
L'identité nationale tourne moins autours de laquestion de l'Empire (colonial) qu'en Angleterre, mais l'empire colonialefrançais est le deuxième plus grand après l'Angleterre, en particulier enAfrique et les territoires sous mandant comme en particulier le Liban ou laSyrie.&lt;br /&gt;
L'identité nationalefrançaise est construite à l'intérieur du territoire français, autour de laquestion du territoire et des racines du territoire. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
==L’EXTRÊMEDROITE UN PHÉNOMÈNE EUROPÉEN==&lt;br /&gt;
Même si pour l'extrême droite, la question de lanation, du nationalisme est au centre de l'argumentaire, c'est un phénomèneeuropéen et sera très puissant comme phénomène européen dans la période del'entre-deux-guerres. &lt;br /&gt;
Et même si dans les démocraties l'extrême droite nedevient jamais majoritaire, il joue un rôle assez important pour réorienter uncertain nombre de thématiques autours de la question de l'immigration (déjà àl’époque).&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
===Développementde l’extrême droite depuis la fin du 19ème siècle===&lt;br /&gt;
-         Action Française (une revue fondée en 1898) et qui connaîtune audience à partir de 1905 , &lt;br /&gt;
-         Belgique:  rexisme deLéon Degrelle (1906-1994) &lt;br /&gt;
-         A Lausanne, l'avocat Marcel Regamey fonde le mouvementOrdre et tradition ou Ligue vaudoise et publie dès 1926 les Cahiers de laRenaissance vaudoise &lt;br /&gt;
-         Mouvement des croix de feu fondé en 1931 qui devient à partir de 1935 le Mouvement social français(60 000 membres) 20 députés en 1935&lt;br /&gt;
-         Le parti populaire français de Doriot (fondé le 28 juin1936)&lt;br /&gt;
-         6 février 1934, émeute devant la chambre des députés&lt;br /&gt;
-         Ligue d’Action française dispose d'une sorte de milice: lescamelots du Roy&lt;br /&gt;
-         La Ligue des patriotes dispose des phalanges universitaireset affrontements avec les communistes (4 morts en 1925) &lt;br /&gt;
-         La Cagoule groupe terroriste lié au fascisme qui sedéveloppe au début des années 1930&lt;br /&gt;
Les origines de l'extrême droite datent de la fin du19e siècle, la France - pays républicain - a joué un rôle important dans le développementde l'extrême droite. Elle se développe en particulier autours de mouvements,« les ligues ». La ligue d'action française est la plus importante connaitune forte audience à partir de 1905 et elle se structure autours d'une revue en1898.&lt;br /&gt;
Cette  ligued'action française (qui existe toujours) exerce une influence considérable àl'extérieur de la France, en particulier en Belgique où le mouvement «le Rexisme »avec Leon Degrelle ou en Suisse avec le mouvement des ligues vaudoises.&lt;br /&gt;
Tout cette extrême droite, ces mouvements joue unepartie parlementaire et essayent de rentrer dans les parlements même s'ilscontinuent l'usage de la violence politique et physique dans les années 1930(différence par rapport aujourd'hui). &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Par exemple, la ligue d'action française avait ungroupe armée (armée de cannes ferrées), qui s'appellent les camelots du roi(qui portent d'autres chapeaux que les ouvriers de grève sur la photo, donc onvoit qu'ils ne sont pas issus du même groupe social). &lt;br /&gt;
Néanmoins dans les années 30, il a eu la volonté deparlementariser ces mouvements de l'extrême droite avec la création de véritablespartis politiques, dont le parti populaire français. Il y a plusieurs type degroupes paramilitaires (les phalanges universitaires, les cagoules, …), mais enmême temps on a des partis politiques qui entrent dans le parlement.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
===Les thèmescommuns du nationalisme d’extrême droite (en France et dans les démocratieoccidentales)===&lt;br /&gt;
#En France et dans les démocraties occidentales, l'unité national est la chose qui structure absolument leurargumentaire c'est-à-dire la nation comme lieu réconcilié. C'est donc unevariante de la définition organiciste de la nation avec l'idée que l'on nechoisit pas d'entrer dans la nation (déf. de Renan « plébiscite de tousles jours ») mais la nation s'impose à nous ; on est membre d'unecommunauté organique et elle s'impose à nous parce que nous partageons avec lesautres membres un certain nombre de valeurs, culturelle etc… qui fait que nousappartenions à cette nation.&lt;br /&gt;
L'unité essentielle de la nation ; ce sont desgens qui ne pense pas la nation comme un espace de conflit ou un espace de  division mais comme un espace unifié. Et leprincipe unificateur est uniquement le national (l'appartenance, l'amour de lapatrie, le fait d'appartenir à la même nation). &lt;br /&gt;
Evidemment, cette conception est absolument contraire àla théorie du contrat, car on ne choisit pas contractuellement d'être membremais on obéit à un ordre naturel qui nous place comme le sujet d'un Etat-nationauquel on ne peut pas se soustraire. Et donc cela veut dire qu'il y a des gensqui ne peuvent pas le devenir, par ce même ordre naturel.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
#Du coup, le nationalisme est vu comme la défense des valeurs communespropre à cette nation qui sont définies (on y viendra avec le nationalisme detype fasciste ou nazi) et on doit défendre ces valeurs contre des ennemiesintérieurs et extérieurs.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
#On doit défendre la nation contre toutferment de division. Qu'est ce qui divise le corps de la nation ? &lt;br /&gt;
*D'abord le parlementarisme car le parlement est le lieu des divisions politiques et cesdivisions politiques menace l'union (c'est pour cela que les extrême droites sont anti-parlementaires même si elle ne l'affirme pas de cette manière).&lt;br /&gt;
*Ce quidivise aussi la nation, ce sont toutes les idéologies politiques qui mettent enavant les oppositions sociales (le faite qu'il y a des divisions socialesimportantes à l'intérieur de la nation). &lt;br /&gt;
Pour un nationaliste d'extrêmedroite, les divisions sociales sont totalement secondaires, on est réconciliésocialement à l’intérieure de la nation. Donc on a un ordre corporatiste, danslequel les différentes classes sociales sont réconciliées autour d'un idéal quiest l'idéal nationale : Il n’y a pas une lutte de classe dans la conceptionnationaliste d’extrême droite ou alors c’est un ferment de division qu’il fautabsolument combattre. Pour eux, la lutte des classes est seulement un instrumentpolitique des partis d’extrême gauche qui veulent dissoudre la nation.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Tout ceci donne lieu à des manifestationsantiparlementaires, qui ont pour fonction de prendre le parlement parce quec’est le lieu de la division nationale. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
*Les derniersennemis à l’unité nationale pour les nationalistes d’extrême droite sont tousceux qui sont désigné comme des étrangers. &lt;br /&gt;
Un étranger dans une nation est quelqu’un qui n’a pasla citoyenneté. Mais le nationalisme d’extrême droite se définit aussi par lefait qu’il désigne des personnes comme étrangers même si ils ont la citoyenneté(par exemples les Juifs). En réalité les juifs sont des citoyens de la France,mais définies comme des étrangers. &lt;br /&gt;
Ce qui est caractéristique de ce nationalisme, c’estqu’il définit lui même les gens qui sont étrangers en corps de la nation(indépendamment du statut réelle des gens). On redessine donc le corpsnational. &lt;br /&gt;
Le front populaire en 1936 est le premier gouvernementgauche en France avec Léon Blum (Juif d’ailleurs) et Maurice Thorez (communiste).Léon Blum devenu président de conseil, donc le premier socialiste à diriger larépublique française. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Le deuxième point surlequel va porter essentiellement - dans les années trente-le nationalismed'extrême droite c'est la xénophobie. Et pour comprendre cette xénophobie ilfaut repartir sur la place de l’immigration de la France dans la période del'entre deux guerres.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==L’IMMIGRATION EN FRANCE==&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
===Son importance numérique===&lt;br /&gt;
*1921 : 1,550 Métrangers (3,9% de la pop totale)&lt;br /&gt;
*1931: 2,891 Métrangers (7% de la pop totale)&lt;br /&gt;
*Majoritairementdes pays d’Europe (90%) et surtout limitrophe avant PGM 79% mais 55% en 1939&lt;br /&gt;
*Plus grande communauté les Italiens environ 30% des étrangers en France vers 1930&lt;br /&gt;
Il faut rappeler une chose, c’est que la France est ungrand pays d’immigration depuis le 19ème siècle. C’est avec lesEtats-Unis le plus grand pays d’immigration. Et dans cette période entre lesdeux guerres c’est le premier pays d’immigration au monde (è Actuellement il y a beaucoup français, dont lesancêtres ne sont pas gaulois).&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Raison:depuis la fin de 19ème siècle en France le taux de natalité estextrêmement faible. La croissance démographique est donc très faible et pours’industrialiser en France, il faut un flux massif des travailleurs immigrés. &lt;br /&gt;
Et donc ces ouvriers viennentessentiellement des pays limitrophe de la France à l’époque : Suisse,l’Allemagne, Pays-Bas, Belgique et les gens d’Alsace. &lt;br /&gt;
En 1931 : 2,891 Métrangers (7% de la pop totale est étrangère (c’est même plus important car àl’époque, c’était très facile d’obtenir la citoyenneté française. Ca veut direqu'il y a beaucoup de gens qui sont français (donc qui ne sont comptabilisés ladedans) mais qui en réalité sont arrivé de manière relativement récent en France,la raison pour laquelle en Suisse les taux de population étrangère restentextrêmement élevés, c’est parce que c’est très difficile d’obtenir lanationalité. On reste des étrangers et ne devient pas simplement suisse. &lt;br /&gt;
Mais 7 % c’est déjà des taux important.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Globalementles immigrations restent localisées en fonction des proximités géographique. &lt;br /&gt;
Contrairementà ce qu’on pourrait penser, il ne faut pas croire que parce que les gensparlent la même langue et sont très proche culturellement qu’ils s’entendentmieux. &lt;br /&gt;
AuNord de la France, il y a eu des mouvements de protestation contre lestravailleurs belges (qui parlaient français) extrêmement violent et en Sud dela France contre les italiens (région Montpellier). &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Donc la différence culturelle ne produit pas la xénophobie (contrairement à ce quel’on a tendance à dire maintenant), mais la xénophobie  s’alimente d’autre type de choses qui ne sontpas liée à l’éloignement culturel.&lt;br /&gt;
La xénophobie est surtout liée à la concurrence sur le marché de travail. Donc les poussées xénophobe se développe toujours dans les moments de crises économiques où la concurrence devient très importante.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Lespolitiques d’immigration===&lt;br /&gt;
-     1,3 millions de morts souvent des hommes jeunes.&lt;br /&gt;
-     1924constitution par les organisations patronales d’une société généraled’immigration&lt;br /&gt;
-     Laloi du 10 août 1927 permet la naturalisation des étrangers ayant résidéseulement 3 ans sur le territoire. Nombre des naturalisations double dèsl’année suivante.&lt;br /&gt;
-     ¾ desimmigrés sont actifs  et 2/3 des Français&lt;br /&gt;
-     37%des immigrés dans les industries du bâtiment&lt;br /&gt;
-     48%des travailleurs des industries extractives sont des étrangers (souventPolonais en provenance de l’Allemagne)&lt;br /&gt;
-     70%dans les Mines de fer&lt;br /&gt;
           &lt;br /&gt;
Al’époque, s’il y a tellement d’immigration en France, c’est parce que il y ades gens qui font venir des immigrants, ils en ont besoin (ils n’ont donc pasles même intérêt que ceux qui se sentent en situation de concurrence), c’estessentiellement les organisations patronales qui mettent en place des filièred’immigrations et ce qui est nouveau dans la période d’entre-guerre, c’est lerôle du gouvernement qui crée un véritable office de l’immigration et quipermet de faire venir massivement des immigrés.&lt;br /&gt;
Il y a des immigrés de manière marginale qui viennentdes colonies (à la différence qui se passe au Royaume Unies). Pour essentiell’immigration vient de l’intérieure de l’Europe. &lt;br /&gt;
Cettepolitique d’immigration donne lieu à une révision du code de la nationalitéavec la loi du 10 août 1927 qui permet la naturalisation rapide des étrangersayant résidé seulement 3 ans sur le territoire (cela veut dire que après 3 ansles émigrés peuvent demander la citoyenneté). C’est très généreux maisc’est parce que il y a aussi un besoin d’intégrer une population étranger parcequ’il y a un déficit de population. &lt;br /&gt;
Caexplique pourquoi -dans la période de l’entre-deux-guerres -on a une populationimmigré important et cette dernière a l’avantage de constitué une main d’œuvre tout de suite disponible et quicoût relativement peu chère  (car pasbesoin de les éduquer parce qu'ils arrivent déjà adulte). &lt;br /&gt;
L’intérêtque l’on a tirer d’une population d’immigré, c’est que ¾ des immigrés sontactifs et dans le cas des française c'est seulement 2/3. Et surtout lesimmigrés travaillent dans les métiers durs, dans lesquels il était difficile detrouver des travailleurs français (70% dans les Mines de fer sont destravailleurs immigrés).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==LA FRANCE XÉNOPHOBE==&lt;br /&gt;
Face à cette immigration, à partir du moment où on a des crises économiques des réactions xénophobes (surtout dans les années 30).&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
===Les thèmesde la Xénophobie===&lt;br /&gt;
-         « gang des polonais en 1924.&lt;br /&gt;
-         Loi Naquet  de 1884(Alfred Naquet 1834-1916)&lt;br /&gt;
-         Léon Blum (1872-1950) sur le mariage (1907)&lt;br /&gt;
-         Xavier Vallat (1891-1972)&lt;br /&gt;
-         Le statut juif du 18 octobre  1940&lt;br /&gt;
-         La xénophobie sanitaire: l’idée que les étrangers sontplus malades que les français. Et que surtout, ils représentent un risqued’épidémiques particulièrement important. Cela se focalise sur deuxmaladies : la syphilis et la tuberculose. &lt;br /&gt;
Il y avait des enquêtes del’académie de médecine qui essayait de montrer comment les ces populations étrangèresreprésentaient un risque sanitaire important et comment les cantonner dans uncertain nombre de lieu etc&lt;br /&gt;
En revanche il n’y a aucune interrogation sur lesmaladies professionnelle spécifique qui résulte du travail dangereux desimmigrés. L’idée qu’en fait cette populationest surreprésentée pour certaines maladies (maladies pulmonaire typiquement) dufait qu’ils effectuent des travaux dans les mines, ca c’est une chose qui n’estpas thématisé à l’époque. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
-     L’opinion,partagée par l’extrême droite, sur le caractère particulièrement criminel desétrangers. Si on regarde les chiffres on peut dire que les immigrés sontlégèrement surreprésentent parmi les populations qui ont affaire à la policemais c’est lié à la composition de cette population (qui est essentiellement masculineet adulte adulte). &lt;br /&gt;
Tout ceci donne lieu à un certain nombre de fantasmesur le gang polonais en 1924, donc des gens qui seraient naturellement plusdangereux que d’autres. &lt;br /&gt;
Ce qui est intéressant, c’est que d’abord, on a une miseen place de discours dans certain milieu d’extrême droite, mais ensuite ca serepend dans l’ensemble de la population avec des croyances partagées. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
-     Lesthèmes de l’antisémitisme àl’époque, les grands thèmes sont que les juifs constituent une espèceinternationale qui participe souterrain à la destruction des états nationaux,donc l’idée de « juif cosmopolite ». C’est un thème classique dunationalisme. Avec d’autres reproches ; celui d’être favorables à desmœurs qui seraient contradictoire avec celles des sociétés chrétiennes celas’appui sur le fait que Léon Blum a écrit en 1907 un livre sur le mariage où ilprône l’union libre. Pour les nationalistes c’était un juif dépravé.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Ce qui est assezintéressant, c’est que au moment où le gouvernement Vichy édicte le statue desJuif de 18 Octobre 1940, qui se base sur l'argumentation que les juifs sonthostiles et décomposant pour l’identité nationale pour la nation.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
===Les crises Xénophobes===&lt;br /&gt;
-     Jean Giraudoux (1882-1944) avec Les pleins pouvoirs  en 1939&lt;br /&gt;
-     1933 Seuls les Français peuvent exercer lamédecine&lt;br /&gt;
-     1934 les avocats font voter une loiécartant les naturalisés de leur profession (durant 10 ans)&lt;br /&gt;
-     1927- Vote d'une loi permettant l'extraditiondes étrangers.&lt;br /&gt;
-     1931- La crise économique internationale frappela France, des dispositions sont prises pour ralentir l'entrée des travailleursétrangers.&lt;br /&gt;
-     10 août 1932- Une nouvelle loi accorde priorité dutravail à l'ouvrier français dans l'industrie en instaurant des quotasd'ouvriers étrangers dans les entreprises..&lt;br /&gt;
-     1933 Seuls les Français peuvent exercer lamédecine&lt;br /&gt;
Cela donne lieu a des ces crises xénophobes qui sonttoujours lié à des moments de crise économiques. &lt;br /&gt;
Exemple : la crise de 1924 avec le développementdu chômage et dans ce moment on a des incidents qui opposent les ouvriersfrançais et les ouvriers étrangers qui apparaît dans la région parisienne. &lt;br /&gt;
C'est au moment de la grande crise d’économique de1930 qu’on assiste au paradoxisme de xénophobie à l’égard des étrangers. Ceparadoxisme de xénophobie à l’égard des étrangers est thématisé par l’extrêmedroite mais reprise par un certain lobby professionnel. &lt;br /&gt;
Accuser les étrangers d’être responsable pour lacrise, c’est une manière de penser les problèmes économiques qui sont trèscaractéristique de l’extrême droit de penser l’ennemi à l’intérieure dupays : mais d’un autre c’est une façon simple de trouver des responsablesà la crise, c’est donc facilement repris, cela marche dans tout les paysdémocratiques à toutes les époques. C’est un argument qui il est reprisrelativement facilement comme un argument générale. C’est normalement l’extrêmedroit qui thématise ces thèmes et cette articulation « crise-étrangers ». &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Dans les années 30 on a une reprise de ces thématiquespar toute sorte de lobby professionnelle (ces lobby professionnelle sontgénéralement les médecins et les avocats) y compris les milieux cultivés. &lt;br /&gt;
A cet égard il y a toujours deux professions qui sonthyper protectionniste : &lt;br /&gt;
- Les médecins et &lt;br /&gt;
- les avocats. &lt;br /&gt;
Ce sont des professions que vous ne suspectez pas àpriori. Ce sont des gens qui s’occupent des autres. Or ils étaient hyperprotectionniste dans les années 30 en France et d’ailleurs aussi(allemand : presque 99% pourcent des médecins était membres du partinazi). &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Tout ça a donné lieu à un certains nombre de lois àpartir de 1930. &lt;br /&gt;
-     Dès1932 on a une loi qui accorde la priorité du travail à l'ouvrier français (dansl'industrie) en instaurant des quotas d'ouvriers étrangers dans lesentreprises. &lt;br /&gt;
-     Maisaussi des lois qui -comme en 1933- font que seuls les Français peuvent exercerla médecine. &lt;br /&gt;
-     Eten 1934, les avocats vont voter une loi qui écarte les naturalisés, il nes'agit même pas d’étrangers. Il s'agit des naturalisés, donc des françaises,mais des françaises qui avaient récemment naturalisé (dans les derniers 10 ans)qui ne peuvent pas exercer  la professionavocat. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Donc on voit qu'il y a des réactions protectionnistesextrêmement fortes dans les périodes de crises économiques avec accusations queles étrangers soient responsables pour la crise économique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=CONSLUSION=&lt;br /&gt;
Pour conclure, on peutdire qu’au fond, c’est vrai que les grand pays démocratique (GB, France)résistent en fait à la pression d'un nationalisme d’extrême droite, ellesarrivent à trouver d’une certaine manière dans la tradition démocratique etaussi dans la mobilisation de certaine catégorie de la population, des formesde résistance à un nationalisme extrême. &lt;br /&gt;
Néanmoins, ce qui estclair, c’est que la xénophobie est un phénomène extrêmement important dans lesdémocraties en fin des années 30. Il ne faut pas croire que parce que ces paysrestent des démocraties ils ne sont pas travaillés par les nationalismes detype exclusif, de nationalisme de type organsiciste.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Swenney</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://baripedia.org/index.php?title=La_question_du_nationalisme_dans_les_d%C3%A9mocraties_occidentales_de_l%27entre_deux_guerres:_Grandes-Bretagne_et_France&amp;diff=598</id>
		<title>La question du nationalisme dans les démocraties occidentales de l'entre deux guerres: Grandes-Bretagne et France</title>
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		<updated>2012-11-22T15:02:36Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Swenney : /* LA « BRITISHNESS »EQUILIBRE ET IMPERIALE ANGLAISE */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;C'est un cours qui va porter sur la période del'entre-deux-guerres toujours a travers le prisme de la question national. &lt;br /&gt;
On va traiter cette question du national a traversdeux démocraties qui restent des démocraties en tout cas jusqu'à l'entrée dansla 2 GMc.à.d. la France de Vichy n'est pas une démocratie, mais la  Grande-Bretagne est une démocratie jusqu'àaujourd'hui. &lt;br /&gt;
Pour cette période elle veut voir qu'elles sont lesformes qui peuvent prendre la question du nationalisme dans des pays de démocraties.&lt;br /&gt;
Dans tous les pays de l'Europe occidentale,l'entre-deux-guerres est une période de grande instabilité sociale, avec duchômage, des grèves, etc. &lt;br /&gt;
Et c'est aussi une période de radicalisation de la viepolitique. Tout ça s'articule à des réactions xénophobes et nationalistes quitouchent aussi les pays démocratiques. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Dans la plupart des pays, comme le montre la carte, laplus grande partie de l’Europe bascule dans la dictature parce que les seulespays qui restent des démocraties (avec un exécutif et un législatif) sont leRoyaume Uni (avec l'Irlande), la France et les pays du Nord (qui sont desmonarchies: la Norvège, la Suède et la Finlande), la Suisse et laTchécoslovaquie. &lt;br /&gt;
Partout ailleurs on a des régimes plus ou moinsautoritaires avec deux régimes fascistes qui sont l'Allemagne et l'Italie. &lt;br /&gt;
On voit donc que la démocratie dans les années, c'estplutôt l'exception en Europe que la règle. Et même ces régimes démocratiquesest un régime torturé par la question national et par la question du nationalismequi va prendre des formes différentes suivant que l’on s’intéresse au casBritannique ou au cas Français.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
En Grande-Bretagne, le nationalisme anglais (que l’on appelle britishness)reste un phénomène minoritaire, parce que le rêve impérial, l’identitéimpériale (de l’empire, y compris coloniale) l'emporte sur la questionnationale anglaise. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Alors qu’en France, on a un cas presque inversel'identité coloniale française joue un rôle beaucoup moins important pour ladéfinition de l'identité national. Le nationalisme français, pendantl'entre-deux-guerres, est un nationalisme qui est structuré autour duterritoire hexagonale avec en particulier la question de la définition de&amp;quot;nous (=les citoyens français) et les autres (=les étrangers)&amp;quot;. &lt;br /&gt;
La crispation nationale en France dansl'entre-deux-guerres est une crispation essentiellement &amp;quot;étranger --citoyen français&amp;quot;. &lt;br /&gt;
On a donc deux manières de conjuguer le nationalismedans la période de l'entre-deux-guerres pour ces deux pays et elle va contrasterces deux cas. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Dans un premier tempson va regarder la manière dont s'exprime cette espèce de nationalismespécifique impériale en Angleterre (&amp;quot;britishness&amp;quot;) et la manière donccette « britishness » s'articule sur l'identité impérialebritannique.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
=LA « BRITISHNESS » ANGLAISE=&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
==LA STABILITENATIONALE A L’INTERIEUR==&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
===Des années20 aux années 30 : la stabilisation sociale=== &lt;br /&gt;
*Les années 20 sont marquées par des mouvements sociaux trèsdurs liés à crise &lt;br /&gt;
*Dans le courant de 1921 le nombre des chômeurs passe de 1 à2,5 millions&lt;br /&gt;
*Multitude de grèves de 1919 jusqu’à la grève générale de1926&lt;br /&gt;
*Trade union congress (TUC) peuvent être vus comme unélément d’identité nationale britannique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
LaGB a également était touché par des périodes d'instabilité sociale importanteavec des taux de chômage très élevé (surtout dans les années 20 elle esttouchée par la crise post-guerre) et de vagues très importantes (grande grèveen 1926 qui est une grève générale  etqui touche particulièrement les mines de charbon). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On a des syndicats très puissantset que ses guerres ouvrières sont extrêmement bien organisées et qui respectentcomplètement les règles de la démocratie britannique avec en particulier lefait que les syndicats, après avoir négocié, sont retournées au travail. Il y aeu que quelques grèves sauvages mais en nombre faible faibles.  &lt;br /&gt;
Donc y compris (à la différence dela France) dans les moments de protestation, la société anglaise reste trèsorganisée et qui respecte les règles de la démocratie. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Néanmoins la sociétéanglaise est traversée/travaillée par des mouvements d'extrême droite et ilexistait un fascisme anglais (parti de Oswald Mosley) mais qui étaittrès minoritaire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Un mouvementnationaliste minoritaire : l’union fasciste anglaise de Oswald Mosley===&lt;br /&gt;
*En 1931 Oswald Mosley fonde le new party qu’il transforme en 1932 en British Union of fascistes (Union fasciste anglaise).&lt;br /&gt;
*40 000 membre en 1934&lt;br /&gt;
*Le 22 Mai 1940 le gouvernement britannique proclame l’édit de défense 18B qui permet de mettreen prison quiconque porte atteinte à la sécurité de l’Etat &lt;br /&gt;
*Oswald Mosley est arrêté et le 30 mai 1940&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
OswaldMosley a fondé ce parti en 1931 qu'il a transformé en 1932 sous l'influence deMussolini en l'union fasciste anglaise et il publie à ce moment-là un manifeste pour un Etat fasciste en 1932. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce mouvement fasciste est très violent qui n'hésite pas à utiliser la violencephysique. Il existe donc dans les années vingt et trente une espèce de manièrede se comporter des partis fascistes (ils avaient des modèles de comportement, desmodèles d'uniforme) qui sont les mêmes dans les différentes pays de l'Europe. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Ladifférence de la GB avec les autres pays, c'est que ce parti est resté trèsminoritaire en nombre et il n'a jamais siégé au parlement (à la différence despartis d’extrême droite français qui ont eu des élus au parlement. &lt;br /&gt;
EnGB il y a eu une organisation de la résistance qui a arrêté ce parti de Mosley.&lt;br /&gt;
è le 4 octobre 1936 les fascistes ont du reculer devant la résistance de lapopulation sur place. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
D'une certaine manière il y a une force de ladémocratie anglaise qui parvient a résister au développement donc de cetteextrême droite. Finalement ce parti c'est affaibli en 1938 (puisque il sescinde en 2) et le 22 mai 1940 il est interdit et Oswald Mosley est arrêté le30 mai 1940. Donc le parti cesse d'exister à ce moment la. Au même moment enFrance le parlement français vote le plein pouvoir à Pétain et c'est la fin de ladémocratie française. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Un des éléments decompréhension de cette puissance de la société britannique à résister aunationalisme extrême on peut le voir dans le fait qu’il y a une soupape, c'estla soupape de l'Empire, c.à.d. le rôle de l'Empire dans la préservation(contre) d'un nationalisme extrême à l'intérieur même sur le territoire anglais.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==L’EMPIRE BRITANNIQUE==&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
===La constitution de l’Empire=== &lt;br /&gt;
Il faut bien comprendre que la  Grande-Bretagne et Royaume uni se constitueelle-même comme un pays impérial des le départ. C'est-à-dire que laconstruction nationale anglaise se fait autour de la notion d'Empire. &lt;br /&gt;
Ce qui se passe, c’est que par conquête de type impérialese constitue le Royaume-Uni c.à.d. c'est une série de conquêtes successives de typeimpériale raison pour laquelle on peut parler d'une conquête impériale:on a des chevaliers anglais qui vont conquérir des espaces sur lesquelles ilss'y installent et vont exploiter. On a vraiment une conquête de type impériale,de type coloniale des espaces qui sont les espaces autour de l'Angleterre. &lt;br /&gt;
Et les unions politiques qui suivent lephénomène de conquêtes sellent un processus d'anglicisation de ces territoires.On a donc vraiment l'imposition de la culture anglaise sur ces territoires quisont des territoires conquis. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
On peut donc dire que le royaume uni est déjà lerésultat d'une construction de type impériale ou de type coloniale.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
===L’Empire britannique en 1920===&lt;br /&gt;
*Vers 1914, le Royaume-Uni compte 45 millionsd’habitants regroupés sur ses 310 000 kilomètres carrés &lt;br /&gt;
*Il conserve des droits dans cinq dominions (Le Canada, l'Australie, la Nouvelle-Zélande,l'Union sud-africaine,Terre-Neuve (1919). 24 millions d’hommes (généralement blancs) sur19 millions de kilomètres carrés. &lt;br /&gt;
*Il gouverne directement soixante colonies dépendantesdispersées sur plus de 8 millions de kilomètres carrés dont Inde peupléede 322 millions d’habitants et vaste de ses 5 millions de kilomètrescarrés, &lt;br /&gt;
*Après la PGM, mandat à la Grande-Bretagne, en Afriquecentrale, et surtout au Proche- et au Moyen-Orient. &lt;br /&gt;
*La Palestine , la Transjordanie constituent des mandats,c’est-à-dire des colonies de fait, mais sous réserve d’un contrôle par laS.D.N.&lt;br /&gt;
*Egypte reste dans situation subordonnée.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Ce qui est intéressant, c’est que en réalité jusqu'àla fin du 19 siècle, en réalité (à l'exception de l'Irlande) il n'y a pas derevendications nationales ni Ecossaise ni galloise. &lt;br /&gt;
Donc, on a en fait une intégration relativement bienréussie. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
En plus de cette intégration progressive on a après,dans le courant du 19 et 20ème siècle la colonisation desterritoires qui sont des territoires plus éloignés et en 1930 l'Empire britanniqueest véritablement un Empire mondial avec un accroissement important des possessions dans la deuxième moitiédu 19 siècle. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
A ce moment la, en 1930 l'Empire britanniques'étend vers l'ensemble du monde, mais on a déjà une construction politiquedifférencié suivant les possessions. &lt;br /&gt;
Les derniers territoires dominés par le Royaume Unisont les territoires sous mandat de la société des nations c.à.d. l'Irak et laPalestine. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Ce territoire est immense, mais il a vraimentstructuré la manière dont les anglais se sont pensés mondialement (dont ils ontconstruit leur rapport du monde). &lt;br /&gt;
*Avec le développement d'une flotte extrêmement puissant et extrêmement efficace&lt;br /&gt;
*avecla mise en place de câbles télégraphiques (dès 1860) qui leur permettait derelier l'ensemble des grandes villes de l'Empire à Londres, &lt;br /&gt;
è    on a une projection dans l'espacemonde qui se fait de manière très efficace dans le courant du 19 siècle et liéa ça, un savoir-faire diplomatique extrêmement fort (qui s'est construit atravers les colonies). &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Du coup le nationalismen'est pas rétréci sur le territoire national (comme en France) mais c'est unnationalisme qui se projette mondialement.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Donc un empire, et à ladifférence de l’empire Français, ce qui est intéressant ici, c’est que cetempire est très présent.&lt;br /&gt;
En fait, les anglaisont des rapports très étroits avec leur espace impérial.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===La questionde l’identité impériale===&lt;br /&gt;
-         Charles Dilke (1843-1911) invente en 1868 l’expression de« Greater Britain »&lt;br /&gt;
-         Rudyard Kipling (1865-1936) qui popularisa l’espritimpérial par ses célèbres écrits : le Livre de la Jungle (1894-5) et Kim (1901). En 1899, il est l’inventeur d’une expression passéedans le langage courant, le « fardeau de l’homme blanc ».&lt;br /&gt;
-         David Livingston (1813- 1873), Cecil Rhodes (1853-1902) ouCharles Gordon (1833-1885) galvanisèrent un culte pour des hommes considéréscomme admirables et dont la vie était une source d’enseignement. &lt;br /&gt;
-         Expositions industrielles et universelles, l’empire remplitune part croissante : 1851 à Londres, en 1862, 31 colonies sontreprésentées. En 1900 à Paris sur esplanade Trocadéro pavillon colonialessentiel.  1906 Marseille expocoloniale. British Empire exhibition 1924-25. En 1931 l’Exposition colonialeinternationale apogée. &lt;br /&gt;
En fait, les anglais ont des rapports très étroitsavec leur espace impérial. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
D'abord la présence de l'Empire dans le quotidien estextrêmement importante parce que les gens ont voyagé à l'intérieur de l'Empire.Tout anglais est donc relié d'une manière ou d'une autre à un territoireimpérial. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Les produits tropicaux arrivent à jet continue dansles villes anglaises et qui constituent des éléments de la vie quotidienne(thé, riz). &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Par ailleurs, on a une présence important des sujetsde l'empire et tout ça se marque par le fait qu'il y a une littératureimpériale très important (Rudyard Kipling, etc. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Donc, les anglais ont cette présence de l'empire quiest extrêmement forte. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
D'ailleurs ça se marque aussi par les expositionscoloniales qui sont des grands moments de mise en scène de la nation coloniale.&lt;br /&gt;
Dans l'imaginaire desgens de l'époque le héro par excellence c'est le héro colonial: celui qui adécouvert des colonies, celui qui a combattu. &lt;br /&gt;
On a donc un certainnombre de ces héros comme David Livingston, Cecil Rhodes, etc.auquel les jeunes garçons s’identifient. &lt;br /&gt;
Il y a un mondeculturel lié au colonialisme (danse, musique) et à la veille de la 1 GM le royaume uni estl'archétype de ce qu'on appelle la nation empire c'est-à-dire  une nation qui se pense à travers l'Empire.Mais ce n’est pas le seul pays comme ça en Europe à l'époque; le Portugal.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==LE COMMONWEALTH==&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
===L’organisationdu Commonwealth===&lt;br /&gt;
*La conférence impériale de 1926 a adopté les grandsprincipes définis par un «rapport Balfour»&lt;br /&gt;
*En 1931, le statut de Westminster dote l’empire britanniqued’une sorte de constitution nouvelle. &lt;br /&gt;
*Il définit un Commonwealth «britannique» des nations quiréunit, «dans une commune allégeance à la Couronne»&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Les anglais ont organisé cette Empire au mieux deleurs intérêts économiques et c'est donc la question du&amp;quot;Commonwealth&amp;quot;. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
A l'intérieur du &amp;quot;Commonwealth&amp;quot; on a deuxstatuts différents:&lt;br /&gt;
#les colonies administrées directement et &lt;br /&gt;
#les dominions : c'est-à-dire des territoires qui ont négocié leur indépendanceadministrative à l'issue de la première guerre mondiale surtout parce qu'ilsont participé à la guerre, et qui ont donc acquis une forme d’indépendance,mais qui reste liés à la  Grande-Bretagne ; on parle en généraleanglais dans ces pays, et on pratique des modes de vie qui sont en généralesemblable au mode de vie britannique.  Exemple le Canada où la reine figure sur les billets donc alliance celaest la grande force de la GB et il y a toujours des pratiques comme le criquetet thé noir etc).&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Avec le statut deWestminster de 1931, l'Empirebritannique se dote d'une nouvelle Constitution qui définit ce qu’est leCommonwealth britannique des nations qui se réunit dans une allégeance communebritannique et -pour les dominions- sans lien de subordination mais avec desliens économique extrêmement étroit notamment sur la parité de la monnaie, lapréférence économique, la préférence en terme d'immigration etc. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Et puis, indépendammentde ces dominions (en gris), on a (en noir) des territoires qui sont administrésdirectement par l'Angleterre. Mais là aussi, avec des choses qui sont parfoistrès étonnante. L'Inde par exemple, qui est pourtant une colonie administréedirectement par l'Angleterre a un siège avec un statut autonome (comme un paysindépendant) à la SDN et à l'organisation internationale de travail en 1918. Enfait, la raison pour laquelle l'Angleterre permet cela, c’est parce que elle pensaitque cela leur permettra d'avoir une voix supplémentaire mais cela ne c'est paspassé comme ça car la SDN a été en fait un moyen extraordinaire pour lesindiens de définir le nationalisme indien. &lt;br /&gt;
C'est aussi une chose àlaquelle la SDN a servie pendant la période de l'entre-deux-guerres (donc passeulement un échec) la SDN était une sorte d'endroit de constructionnationalisme, en particulier du nationalisme indien. &lt;br /&gt;
Les indiens qui étaientprésent ont développé des savoir-faire politique et administratifextraordinaire. C’est la raison pour laquelle, jusque aujourd’hui, lesorganisations internationales jouent toujours un rôle très important pourl'Inde car c'est à travers elles qu'il s'est beaucoup construit. &lt;br /&gt;
On a toujours notrevision européenne des organisations internationales du types : elles neservaient pas à grand chose, mais pour certain pays c'était un lieu essentielledans la construction de l'identité nationale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Des intérêtscommuns ?===&lt;br /&gt;
*La Grande-Bretagne des années vingt fait venir le quart de ses importations de l’Empire et y envoie plus de 40 p. 100 de ses exportation &lt;br /&gt;
*Les dominions dirigent entre 35 et 80 p. 100 de leurs exportations vers la métropole).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Commonwealth c'est d'abord une organisationéconomique (c'est la raison pour laquelle la GB a toujours une relationcompliquée avec l'Europe car on ne sait pas si leur marché économique estl’Europe ou leur ancien Empire). &lt;br /&gt;
Les dominions dirigent entre 35-80%  de leur exportation vers la métropole selonles pays et ils servent aussi à exporter des produits qui sont fabriqués enAngleterre. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Autre chose: les dominions et l'ensemble des colonies(les territoires directement administrés) sont des réservoirs de main-d’œuvre pour les îles britannique, c.-à-d. qu'ils exportent le surplus de la population, ça fait un réservoir d'immigration extrêmement important pour l'Angleterre dans l'entre-deux-guerres. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les principaux immigrés sont des Irlandais (donc du même royaume) mais aussi l'arrivé des asiatique et africains de l’empire (ils sont eu assez rapidement l'accès à la nationalité donc une politique d'immigration assez généreuse à l'époque par rapport à la France). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cela ne veut pas dire que ces sujets d'empire (qui même acquerrait la nationalité anglaise en parvenant sur le territoire) étaient bien traité, ils étaient également victimes d'émeutes xénophobes comme les immigrés en France (en particulier dans la profession des dockers qui était une profession fermée et protectionniste, les étrangers ouvriers avaient du mal à y entrer et étaient victimes de violence). &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Cette solidarité économique et sociale dont on voittout de même les limites trouve quand même ses limites politiques dans lapériode de l'entre-deux-guerres : exemple del'Inde qui est considéré être comme le grand allié à l'intérieur des organisationinternationale mais qui développe sa propre politique et qui construit al'intérieur de l'organisation internationale d'une certaine manière sonidentité nationale, mais c'est vrai aussi avec l'Irlande qui restera neutre carl'Angleterre ne réussi pas à les convaincre d'entrer à la 2e guerre mondiale. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Cette solidarité économique, ce commonwealth, nefonctionne pas parfaitement bien, le raté essentiel est la question del'Irlande après la partition de 1920.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==LA« QUESTION » D’IRLANDE APRES LA « PARTITION DE 1920 »==&lt;br /&gt;
*Partition, trouve son origine juridique dans le Government of Ireland Act voté par leparlement de Westminster le 23 décembre 1920. &lt;br /&gt;
*Irlande du Sud, constituée par les vingt-six comtés del’Irlande méridionale et nord-orientale (proclame son indépendance en 1937)&lt;br /&gt;
*Irlande du Nord, issue d’un morcellement de la provincehistorique d’Ulster, comprenant les six comtés de colonisation d’Antrim,Armagh, Down, Fermanagh, Londonderry et Tyrone. &lt;br /&gt;
*Entériné par l’accord frontalier du 3 décembre 1925. &lt;br /&gt;
*Le Parlement d’Irlande du Nord fut inauguré officiellementpar le roi George V le 22 juin 1921. &lt;br /&gt;
*Conformément aux dispositions du Government of Ireland Actde 1920, le pouvoir législatif était conjointement exercé par Westminster et leparlement de Stormont à Belfast. &lt;br /&gt;
*Special PowersActvoté en 1922 et rendu permanent en 1933&lt;br /&gt;
On reviendra dans un autre cours sur le mouvement indépendantisteirlandais, car il y avait un mouvement nationaliste depuis le 19e siècle, ilfaut regarder la question irlandais comme une question coloniale, c'est-à-direque l’on a eu laconquête de l'Irlande des grands féodaux anglais et écossais, d'abord lesanglais ont colonisé les écossais puis les écossais ont colonisé ailleurs,chacun a trouvé son compte à la fin, sauf les derniers, c'est-à-dire lesirlandais eux-mêmes ; &lt;br /&gt;
On a l’habituded’entendre dire que l’opposition entre Irlandais et Anglais était en fait uneopposition catholique/protestante mais, c’est n’est pas cela à l'origine ;c'est la manière dont c’est organiser le cadre politique de la revendicationnationale Irlandaise, mais à l’origine, ce phénomène de libération communaleest du même type de ce qui c'est passé dans les Etats américains de la côteEst, lorsqu'ils se sont libéré de la tutelle anglaise. &lt;br /&gt;
Les colons protestantsont d'abord fait une demande pour avoir plus d'autonomie pour leur territoiredans les années 1820 mais cette négociation est un échec en  conséquence de quoi cette revendication passe parl'église catholique car elle est le cadre d'organisation- dans les campagnes- cesont les seules élites intellectuelles (comme pour les pays orthodoxes)l'église est la seul organisation politique grâce à sa structure. C'est laseule structure qui peut organiser les populations.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Donc ce n'est pas à l’origine une oppositionprotestant/catholique mais c'est la forme politique que va prendre cetterevendication de libération de la domination coloniale.&lt;br /&gt;
La dimension culturelle du nationalisme irlandais(avec les revendications de la celtitude) vient beaucoup plus tard, à la fin du19e siècle, elle se greffe sur un mouvement de libération économique et socialde l'espace colonial.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Après la 1 Guerre-Mondiale, il y a une guerre civileen Irlande cela va donner la guerre d'indépendance de 1918-1919. &lt;br /&gt;
À l'issue de cette guerre d'indépendance est négociéle « Governement of Irland Act »(1920): l'Irlande est coupée en deux, l'Irlande indépendante au Sud etl’Irlande du Nord est un l'Etat qui a une autonomie relative mais dont lesdécisions politiques sont étroitement liées à la couronne britannique. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Ce qu’il faut savoir, c’est que cette coupée del’Irlande en deux n'est pas une négociation avec les populations irlandaises, c'est-à-direque la raison de cette coupure est que les Anglais ont fait une pression énormepour pouvoir conserver la partie nord du territoire où il y avait une population importante d'origine écossaise,mais biens sur, comme ce territoire ou ils étaient majoritaire (les écossais) n'étaitpas suffisamment important pour être viable économiquement, ils ont annexé desterritoire qui étaient très majoritairement peuplés d'irlandais de souche (quiparlaient irlandais) et qui étaient des populations catholiques. &lt;br /&gt;
Donc ce découpage arbitraire a été effectué à huitclos et sans tenir compte des aspirations de la population, et ce découpageavait surtout pour but d’assurer la domination de ces populations « colonialeancienne » sur cette partie du territoire.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Le régime qui s'installe en Irlande du Nord, est unrégime qu'on appelle subordonné, c'est-à-dire dans lequel il y a un parlement àBelfast mais il est subordonné à celui de Westminster, en Angleterre. &lt;br /&gt;
Le parlement de Belfast était dominé pendant lapériode de l'entre-deux guerre - pendant 50ans -par le partie unioniste (leparti favorable à l'union avec l'Angleterre) et a développé une politique derépression des populations irlandaise catholique avec des mesurességrégationnistes (par l'emploi, moins de droits,..): construire un étranger del'intérieur, transformer une population qui a normalement des droits civiquesen étrangers de l'intérieur (ce qui est arrivé aux populations irlandaise auNord pendant cette période).&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Donc la vision positivede l'Angleterre par rapport à la xénophobie doit être nuancé par rapport à cequi s'est passé en Irlande, car en Irlande du nord la politique est proche des régimesdictatoriale de type Europe centrale à l’égard d’une population constitué enpopulation minoritaire car elle n’a pas les même droits qui est la populationIrlandaise.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=LA FRANCE ENTRE NATIONALISME ET XENOPHOBIE=&lt;br /&gt;
En France, le nationalisme prend deux formes, il y ad'abord le développement de l'extrême droite puis de la xénophobie à l'égarddes populations étrangères. &lt;br /&gt;
L'identité nationale tourne moins autours de laquestion de l'Empire (colonial) qu'en Angleterre, mais l'empire colonialefrançais est le deuxième plus grand après l'Angleterre, en particulier enAfrique et les territoires sous mandant comme en particulier le Liban ou laSyrie.&lt;br /&gt;
L'identité nationalefrançaise est construite à l'intérieur du territoire français, autour de laquestion du territoire et des racines du territoire. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
==L’EXTRÊMEDROITE UN PHÉNOMÈNE EUROPÉEN==&lt;br /&gt;
Même si pour l'extrême droite, la question de lanation, du nationalisme est au centre de l'argumentaire, c'est un phénomèneeuropéen et sera très puissant comme phénomène européen dans la période del'entre-deux-guerres. &lt;br /&gt;
Et même si dans les démocraties l'extrême droite nedevient jamais majoritaire, il joue un rôle assez important pour réorienter uncertain nombre de thématiques autours de la question de l'immigration (déjà àl’époque).&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
===Développementde l’extrême droite depuis la fin du 19ème siècle===&lt;br /&gt;
-         Action Française (une revue fondée en 1898) et qui connaîtune audience à partir de 1905 , &lt;br /&gt;
-         Belgique:  rexisme deLéon Degrelle (1906-1994) &lt;br /&gt;
-         A Lausanne, l'avocat Marcel Regamey fonde le mouvementOrdre et tradition ou Ligue vaudoise et publie dès 1926 les Cahiers de laRenaissance vaudoise &lt;br /&gt;
-         Mouvement des croix de feu fondé en 1931 qui devient à partir de 1935 le Mouvement social français(60 000 membres) 20 députés en 1935&lt;br /&gt;
-         Le parti populaire français de Doriot (fondé le 28 juin1936)&lt;br /&gt;
-         6 février 1934, émeute devant la chambre des députés&lt;br /&gt;
-         Ligue d’Action française dispose d'une sorte de milice: lescamelots du Roy&lt;br /&gt;
-         La Ligue des patriotes dispose des phalanges universitaireset affrontements avec les communistes (4 morts en 1925) &lt;br /&gt;
-         La Cagoule groupe terroriste lié au fascisme qui sedéveloppe au début des années 1930&lt;br /&gt;
Les origines de l'extrême droite datent de la fin du19e siècle, la France - pays républicain - a joué un rôle important dans le développementde l'extrême droite. Elle se développe en particulier autours de mouvements,« les ligues ». La ligue d'action française est la plus importante connaitune forte audience à partir de 1905 et elle se structure autours d'une revue en1898.&lt;br /&gt;
Cette  ligued'action française (qui existe toujours) exerce une influence considérable àl'extérieur de la France, en particulier en Belgique où le mouvement «le Rexisme »avec Leon Degrelle ou en Suisse avec le mouvement des ligues vaudoises.&lt;br /&gt;
Tout cette extrême droite, ces mouvements joue unepartie parlementaire et essayent de rentrer dans les parlements même s'ilscontinuent l'usage de la violence politique et physique dans les années 1930(différence par rapport aujourd'hui). &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Par exemple, la ligue d'action française avait ungroupe armée (armée de cannes ferrées), qui s'appellent les camelots du roi(qui portent d'autres chapeaux que les ouvriers de grève sur la photo, donc onvoit qu'ils ne sont pas issus du même groupe social). &lt;br /&gt;
Néanmoins dans les années 30, il a eu la volonté deparlementariser ces mouvements de l'extrême droite avec la création de véritablespartis politiques, dont le parti populaire français. Il y a plusieurs type degroupes paramilitaires (les phalanges universitaires, les cagoules, …), mais enmême temps on a des partis politiques qui entrent dans le parlement.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
===Les thèmescommuns du nationalisme d’extrême droite (en France et dans les démocratieoccidentales)===&lt;br /&gt;
#En France et dans les démocraties occidentales, l'unité national est la chose qui structure absolument leurargumentaire c'est-à-dire la nation comme lieu réconcilié. C'est donc unevariante de la définition organiciste de la nation avec l'idée que l'on nechoisit pas d'entrer dans la nation (déf. de Renan « plébiscite de tousles jours ») mais la nation s'impose à nous ; on est membre d'unecommunauté organique et elle s'impose à nous parce que nous partageons avec lesautres membres un certain nombre de valeurs, culturelle etc… qui fait que nousappartenions à cette nation.&lt;br /&gt;
L'unité essentielle de la nation ; ce sont desgens qui ne pense pas la nation comme un espace de conflit ou un espace de  division mais comme un espace unifié. Et leprincipe unificateur est uniquement le national (l'appartenance, l'amour de lapatrie, le fait d'appartenir à la même nation). &lt;br /&gt;
Evidemment, cette conception est absolument contraire àla théorie du contrat, car on ne choisit pas contractuellement d'être membremais on obéit à un ordre naturel qui nous place comme le sujet d'un Etat-nationauquel on ne peut pas se soustraire. Et donc cela veut dire qu'il y a des gensqui ne peuvent pas le devenir, par ce même ordre naturel.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
#Du coup, le nationalisme est vu comme la défense des valeurs communespropre à cette nation qui sont définies (on y viendra avec le nationalisme detype fasciste ou nazi) et on doit défendre ces valeurs contre des ennemiesintérieurs et extérieurs.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
#On doit défendre la nation contre toutferment de division. Qu'est ce qui divise le corps de la nation ? &lt;br /&gt;
*D'abord le parlementarisme car le parlement est le lieu des divisions politiques et cesdivisions politiques menace l'union (c'est pour cela que les extrême droites sont anti-parlementaires même si elle ne l'affirme pas de cette manière).&lt;br /&gt;
*Ce quidivise aussi la nation, ce sont toutes les idéologies politiques qui mettent enavant les oppositions sociales (le faite qu'il y a des divisions socialesimportantes à l'intérieur de la nation). &lt;br /&gt;
Pour un nationaliste d'extrêmedroite, les divisions sociales sont totalement secondaires, on est réconciliésocialement à l’intérieure de la nation. Donc on a un ordre corporatiste, danslequel les différentes classes sociales sont réconciliées autour d'un idéal quiest l'idéal nationale : Il n’y a pas une lutte de classe dans la conceptionnationaliste d’extrême droite ou alors c’est un ferment de division qu’il fautabsolument combattre. Pour eux, la lutte des classes est seulement un instrumentpolitique des partis d’extrême gauche qui veulent dissoudre la nation.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Tout ceci donne lieu à des manifestationsantiparlementaires, qui ont pour fonction de prendre le parlement parce quec’est le lieu de la division nationale. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
*Les derniersennemis à l’unité nationale pour les nationalistes d’extrême droite sont tousceux qui sont désigné comme des étrangers. &lt;br /&gt;
Un étranger dans une nation est quelqu’un qui n’a pasla citoyenneté. Mais le nationalisme d’extrême droite se définit aussi par lefait qu’il désigne des personnes comme étrangers même si ils ont la citoyenneté(par exemples les Juifs). En réalité les juifs sont des citoyens de la France,mais définies comme des étrangers. &lt;br /&gt;
Ce qui est caractéristique de ce nationalisme, c’estqu’il définit lui même les gens qui sont étrangers en corps de la nation(indépendamment du statut réelle des gens). On redessine donc le corpsnational. &lt;br /&gt;
Le front populaire en 1936 est le premier gouvernementgauche en France avec Léon Blum (Juif d’ailleurs) et Maurice Thorez (communiste).Léon Blum devenu président de conseil, donc le premier socialiste à diriger larépublique française. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Le deuxième point surlequel va porter essentiellement - dans les années trente-le nationalismed'extrême droite c'est la xénophobie. Et pour comprendre cette xénophobie ilfaut repartir sur la place de l’immigration de la France dans la période del'entre deux guerres.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==L’IMMIGRATION EN FRANCE==&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
===Son importance numérique===&lt;br /&gt;
*1921 : 1,550 Métrangers (3,9% de la pop totale)&lt;br /&gt;
*1931: 2,891 Métrangers (7% de la pop totale)&lt;br /&gt;
*Majoritairementdes pays d’Europe (90%) et surtout limitrophe avant PGM 79% mais 55% en 1939&lt;br /&gt;
*Plus grande communauté les Italiens environ 30% des étrangers en France vers 1930&lt;br /&gt;
Il faut rappeler une chose, c’est que la France est ungrand pays d’immigration depuis le 19ème siècle. C’est avec lesEtats-Unis le plus grand pays d’immigration. Et dans cette période entre lesdeux guerres c’est le premier pays d’immigration au monde (è Actuellement il y a beaucoup français, dont lesancêtres ne sont pas gaulois).&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Raison:depuis la fin de 19ème siècle en France le taux de natalité estextrêmement faible. La croissance démographique est donc très faible et pours’industrialiser en France, il faut un flux massif des travailleurs immigrés. &lt;br /&gt;
Et donc ces ouvriers viennentessentiellement des pays limitrophe de la France à l’époque : Suisse,l’Allemagne, Pays-Bas, Belgique et les gens d’Alsace. &lt;br /&gt;
En 1931 : 2,891 Métrangers (7% de la pop totale est étrangère (c’est même plus important car àl’époque, c’était très facile d’obtenir la citoyenneté française. Ca veut direqu'il y a beaucoup de gens qui sont français (donc qui ne sont comptabilisés ladedans) mais qui en réalité sont arrivé de manière relativement récent en France,la raison pour laquelle en Suisse les taux de population étrangère restentextrêmement élevés, c’est parce que c’est très difficile d’obtenir lanationalité. On reste des étrangers et ne devient pas simplement suisse. &lt;br /&gt;
Mais 7 % c’est déjà des taux important.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Globalementles immigrations restent localisées en fonction des proximités géographique. &lt;br /&gt;
Contrairementà ce qu’on pourrait penser, il ne faut pas croire que parce que les gensparlent la même langue et sont très proche culturellement qu’ils s’entendentmieux. &lt;br /&gt;
AuNord de la France, il y a eu des mouvements de protestation contre lestravailleurs belges (qui parlaient français) extrêmement violent et en Sud dela France contre les italiens (région Montpellier). &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Donc la différence culturelle ne produit pas la xénophobie (contrairement à ce quel’on a tendance à dire maintenant), mais la xénophobie  s’alimente d’autre type de choses qui ne sontpas liée à l’éloignement culturel.&lt;br /&gt;
La xénophobie est surtout liée à la concurrence sur le marché de travail. Donc les poussées xénophobe se développe toujours dans les moments de crises économiques où la concurrence devient très importante.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Lespolitiques d’immigration===&lt;br /&gt;
-     1,3 millions de morts souvent des hommes jeunes.&lt;br /&gt;
-     1924constitution par les organisations patronales d’une société généraled’immigration&lt;br /&gt;
-     Laloi du 10 août 1927 permet la naturalisation des étrangers ayant résidéseulement 3 ans sur le territoire. Nombre des naturalisations double dèsl’année suivante.&lt;br /&gt;
-     ¾ desimmigrés sont actifs  et 2/3 des Français&lt;br /&gt;
-     37%des immigrés dans les industries du bâtiment&lt;br /&gt;
-     48%des travailleurs des industries extractives sont des étrangers (souventPolonais en provenance de l’Allemagne)&lt;br /&gt;
-     70%dans les Mines de fer&lt;br /&gt;
           &lt;br /&gt;
Al’époque, s’il y a tellement d’immigration en France, c’est parce que il y ades gens qui font venir des immigrants, ils en ont besoin (ils n’ont donc pasles même intérêt que ceux qui se sentent en situation de concurrence), c’estessentiellement les organisations patronales qui mettent en place des filièred’immigrations et ce qui est nouveau dans la période d’entre-guerre, c’est lerôle du gouvernement qui crée un véritable office de l’immigration et quipermet de faire venir massivement des immigrés.&lt;br /&gt;
Il y a des immigrés de manière marginale qui viennentdes colonies (à la différence qui se passe au Royaume Unies). Pour essentiell’immigration vient de l’intérieure de l’Europe. &lt;br /&gt;
Cettepolitique d’immigration donne lieu à une révision du code de la nationalitéavec la loi du 10 août 1927 qui permet la naturalisation rapide des étrangersayant résidé seulement 3 ans sur le territoire (cela veut dire que après 3 ansles émigrés peuvent demander la citoyenneté). C’est très généreux maisc’est parce que il y a aussi un besoin d’intégrer une population étranger parcequ’il y a un déficit de population. &lt;br /&gt;
Caexplique pourquoi -dans la période de l’entre-deux-guerres -on a une populationimmigré important et cette dernière a l’avantage de constitué une main d’œuvre tout de suite disponible et quicoût relativement peu chère  (car pasbesoin de les éduquer parce qu'ils arrivent déjà adulte). &lt;br /&gt;
L’intérêtque l’on a tirer d’une population d’immigré, c’est que ¾ des immigrés sontactifs et dans le cas des française c'est seulement 2/3. Et surtout lesimmigrés travaillent dans les métiers durs, dans lesquels il était difficile detrouver des travailleurs français (70% dans les Mines de fer sont destravailleurs immigrés).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==LA FRANCE XÉNOPHOBE==&lt;br /&gt;
Face à cette immigration, à partir du moment où on a des crises économiques des réactions xénophobes (surtout dans les années 30).&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
===Les thèmesde la Xénophobie===&lt;br /&gt;
-         « gang des polonais en 1924.&lt;br /&gt;
-         Loi Naquet  de 1884(Alfred Naquet 1834-1916)&lt;br /&gt;
-         Léon Blum (1872-1950) sur le mariage (1907)&lt;br /&gt;
-         Xavier Vallat (1891-1972)&lt;br /&gt;
-         Le statut juif du 18 octobre  1940&lt;br /&gt;
-         La xénophobie sanitaire: l’idée que les étrangers sontplus malades que les français. Et que surtout, ils représentent un risqued’épidémiques particulièrement important. Cela se focalise sur deuxmaladies : la syphilis et la tuberculose. &lt;br /&gt;
Il y avait des enquêtes del’académie de médecine qui essayait de montrer comment les ces populations étrangèresreprésentaient un risque sanitaire important et comment les cantonner dans uncertain nombre de lieu etc&lt;br /&gt;
En revanche il n’y a aucune interrogation sur lesmaladies professionnelle spécifique qui résulte du travail dangereux desimmigrés. L’idée qu’en fait cette populationest surreprésentée pour certaines maladies (maladies pulmonaire typiquement) dufait qu’ils effectuent des travaux dans les mines, ca c’est une chose qui n’estpas thématisé à l’époque. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
-     L’opinion,partagée par l’extrême droite, sur le caractère particulièrement criminel desétrangers. Si on regarde les chiffres on peut dire que les immigrés sontlégèrement surreprésentent parmi les populations qui ont affaire à la policemais c’est lié à la composition de cette population (qui est essentiellement masculineet adulte adulte). &lt;br /&gt;
Tout ceci donne lieu à un certain nombre de fantasmesur le gang polonais en 1924, donc des gens qui seraient naturellement plusdangereux que d’autres. &lt;br /&gt;
Ce qui est intéressant, c’est que d’abord, on a une miseen place de discours dans certain milieu d’extrême droite, mais ensuite ca serepend dans l’ensemble de la population avec des croyances partagées. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
-     Lesthèmes de l’antisémitisme àl’époque, les grands thèmes sont que les juifs constituent une espèceinternationale qui participe souterrain à la destruction des états nationaux,donc l’idée de « juif cosmopolite ». C’est un thème classique dunationalisme. Avec d’autres reproches ; celui d’être favorables à desmœurs qui seraient contradictoire avec celles des sociétés chrétiennes celas’appui sur le fait que Léon Blum a écrit en 1907 un livre sur le mariage où ilprône l’union libre. Pour les nationalistes c’était un juif dépravé.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Ce qui est assezintéressant, c’est que au moment où le gouvernement Vichy édicte le statue desJuif de 18 Octobre 1940, qui se base sur l'argumentation que les juifs sonthostiles et décomposant pour l’identité nationale pour la nation.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
===Les crises Xénophobes===&lt;br /&gt;
-     Jean Giraudoux (1882-1944) avec Les pleins pouvoirs  en 1939&lt;br /&gt;
-     1933 Seuls les Français peuvent exercer lamédecine&lt;br /&gt;
-     1934 les avocats font voter une loiécartant les naturalisés de leur profession (durant 10 ans)&lt;br /&gt;
-     1927- Vote d'une loi permettant l'extraditiondes étrangers.&lt;br /&gt;
-     1931- La crise économique internationale frappela France, des dispositions sont prises pour ralentir l'entrée des travailleursétrangers.&lt;br /&gt;
-     10 août 1932- Une nouvelle loi accorde priorité dutravail à l'ouvrier français dans l'industrie en instaurant des quotasd'ouvriers étrangers dans les entreprises..&lt;br /&gt;
-     1933 Seuls les Français peuvent exercer lamédecine&lt;br /&gt;
Cela donne lieu a des ces crises xénophobes qui sonttoujours lié à des moments de crise économiques. &lt;br /&gt;
Exemple : la crise de 1924 avec le développementdu chômage et dans ce moment on a des incidents qui opposent les ouvriersfrançais et les ouvriers étrangers qui apparaît dans la région parisienne. &lt;br /&gt;
C'est au moment de la grande crise d’économique de1930 qu’on assiste au paradoxisme de xénophobie à l’égard des étrangers. Ceparadoxisme de xénophobie à l’égard des étrangers est thématisé par l’extrêmedroite mais reprise par un certain lobby professionnel. &lt;br /&gt;
Accuser les étrangers d’être responsable pour lacrise, c’est une manière de penser les problèmes économiques qui sont trèscaractéristique de l’extrême droit de penser l’ennemi à l’intérieure dupays : mais d’un autre c’est une façon simple de trouver des responsablesà la crise, c’est donc facilement repris, cela marche dans tout les paysdémocratiques à toutes les époques. C’est un argument qui il est reprisrelativement facilement comme un argument générale. C’est normalement l’extrêmedroit qui thématise ces thèmes et cette articulation « crise-étrangers ». &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Dans les années 30 on a une reprise de ces thématiquespar toute sorte de lobby professionnelle (ces lobby professionnelle sontgénéralement les médecins et les avocats) y compris les milieux cultivés. &lt;br /&gt;
A cet égard il y a toujours deux professions qui sonthyper protectionniste : &lt;br /&gt;
- Les médecins et &lt;br /&gt;
- les avocats. &lt;br /&gt;
Ce sont des professions que vous ne suspectez pas àpriori. Ce sont des gens qui s’occupent des autres. Or ils étaient hyperprotectionniste dans les années 30 en France et d’ailleurs aussi(allemand : presque 99% pourcent des médecins était membres du partinazi). &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Tout ça a donné lieu à un certains nombre de lois àpartir de 1930. &lt;br /&gt;
-     Dès1932 on a une loi qui accorde la priorité du travail à l'ouvrier français (dansl'industrie) en instaurant des quotas d'ouvriers étrangers dans lesentreprises. &lt;br /&gt;
-     Maisaussi des lois qui -comme en 1933- font que seuls les Français peuvent exercerla médecine. &lt;br /&gt;
-     Eten 1934, les avocats vont voter une loi qui écarte les naturalisés, il nes'agit même pas d’étrangers. Il s'agit des naturalisés, donc des françaises,mais des françaises qui avaient récemment naturalisé (dans les derniers 10 ans)qui ne peuvent pas exercer  la professionavocat. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Donc on voit qu'il y a des réactions protectionnistesextrêmement fortes dans les périodes de crises économiques avec accusations queles étrangers soient responsables pour la crise économique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=CONSLUSION=&lt;br /&gt;
Pour conclure, on peutdire qu’au fond, c’est vrai que les grand pays démocratique (GB, France)résistent en fait à la pression d'un nationalisme d’extrême droite, ellesarrivent à trouver d’une certaine manière dans la tradition démocratique etaussi dans la mobilisation de certaine catégorie de la population, des formesde résistance à un nationalisme extrême. &lt;br /&gt;
Néanmoins, ce qui estclair, c’est que la xénophobie est un phénomène extrêmement important dans lesdémocraties en fin des années 30. Il ne faut pas croire que parce que ces paysrestent des démocraties ils ne sont pas travaillés par les nationalismes detype exclusif, de nationalisme de type organsiciste.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Swenney</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://baripedia.org/index.php?title=La_question_du_nationalisme_dans_les_d%C3%A9mocraties_occidentales_de_l%27entre_deux_guerres:_Grandes-Bretagne_et_France&amp;diff=580</id>
		<title>La question du nationalisme dans les démocraties occidentales de l'entre deux guerres: Grandes-Bretagne et France</title>
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		<updated>2012-11-22T13:31:15Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Swenney : Page créée avec « C'est un cours qui va porter sur la période del'entre-deux-guerres toujours a travers le prisme de la question national.  On va traiter cette question du national a trave... »&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;C'est un cours qui va porter sur la période del'entre-deux-guerres toujours a travers le prisme de la question national. &lt;br /&gt;
On va traiter cette question du national a traversdeux démocraties qui restent des démocraties en tout cas jusqu'à l'entrée dansla 2 GMc.à.d. la France de Vichy n'est pas une démocratie, mais la  Grande-Bretagne est une démocratie jusqu'àaujourd'hui. &lt;br /&gt;
Pour cette période elle veut voir qu'elles sont lesformes qui peuvent prendre la question du nationalisme dans des pays de démocraties.&lt;br /&gt;
Dans tous les pays de l'Europe occidentale,l'entre-deux-guerres est une période de grande instabilité sociale, avec duchômage, des grèves, etc. &lt;br /&gt;
Et c'est aussi une période de radicalisation de la viepolitique. Tout ça s'articule à des réactions xénophobes et nationalistes quitouchent aussi les pays démocratiques. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Dans la plupart des pays, comme le montre la carte, laplus grande partie de l’Europe bascule dans la dictature parce que les seulespays qui restent des démocraties (avec un exécutif et un législatif) sont leRoyaume Uni (avec l'Irlande), la France et les pays du Nord (qui sont desmonarchies: la Norvège, la Suède et la Finlande), la Suisse et laTchécoslovaquie. &lt;br /&gt;
Partout ailleurs on a des régimes plus ou moinsautoritaires avec deux régimes fascistes qui sont l'Allemagne et l'Italie. &lt;br /&gt;
On voit donc que la démocratie dans les années, c'estplutôt l'exception en Europe que la règle. Et même ces régimes démocratiquesest un régime torturé par la question national et par la question du nationalismequi va prendre des formes différentes suivant que l’on s’intéresse au casBritannique ou au cas Français.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
En Grande-Bretagne, le nationalisme anglais (que l’on appelle britishness)reste un phénomène minoritaire, parce que le rêve impérial, l’identitéimpériale (de l’empire, y compris coloniale) l'emporte sur la questionnationale anglaise. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Alors qu’en France, on a un cas presque inversel'identité coloniale française joue un rôle beaucoup moins important pour ladéfinition de l'identité national. Le nationalisme français, pendantl'entre-deux-guerres, est un nationalisme qui est structuré autour duterritoire hexagonale avec en particulier la question de la définition de&amp;quot;nous (=les citoyens français) et les autres (=les étrangers)&amp;quot;. &lt;br /&gt;
La crispation nationale en France dansl'entre-deux-guerres est une crispation essentiellement &amp;quot;étranger --citoyen français&amp;quot;. &lt;br /&gt;
On a donc deux manières de conjuguer le nationalismedans la période de l'entre-deux-guerres pour ces deux pays et elle va contrasterces deux cas. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Dans un premier tempson va regarder la manière dont s'exprime cette espèce de nationalismespécifique impériale en Angleterre (&amp;quot;britishness&amp;quot;) et la manière donccette « britishness » s'articule sur l'identité impérialebritannique.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
1)             LA « BRITISHNESS »EQUILIBRE ET IMPERIALE ANGLAISE&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
1.1)           LA STABILITENATIONALE A L’INTERIEUR&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
1.1.1       Des années20 aux années 30 : la stabilisation sociale &lt;br /&gt;
-         Les années 20 sont marquées par des mouvements sociaux trèsdurs liés à crise &lt;br /&gt;
-         Dans le courant de 1921 le nombre des chômeurs passe de 1 à2,5 millions&lt;br /&gt;
-         Multitude de grèves de 1919 jusqu’à la grève générale de1926&lt;br /&gt;
-         Trade union congress (TUC) peuvent être vus comme unélément d’identité nationale britannique.&lt;br /&gt;
LaGB a également était touché par des périodes d'instabilité sociale importanteavec des taux de chômage très élevé (surtout dans les années 20 elle esttouchée par la crise post-guerre) et de vagues très importantes (grande grèveen 1926 qui est une grève générale  etqui touche particulièrement les mines de charbon). &lt;br /&gt;
On a des syndicats très puissantset que ses guerres ouvrières sont extrêmement bien organisées et qui respectentcomplètement les règles de la démocratie britannique avec en particulier lefait que les syndicats, après avoir négocié, sont retournées au travail. Il y aeu que quelques grèves sauvages mais en nombre faible faibles.  &lt;br /&gt;
Donc y compris (à la différence dela France) dans les moments de protestation, la société anglaise reste trèsorganisée et qui respecte les règles de la démocratie. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Néanmoins la sociétéanglaise est traversée/travaillée par des mouvements d'extrême droite et ilexistait un fascisme anglais (parti de Oswald Mosley) mais qui étaittrès minoritaire.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
1.1.2       Un mouvementnationaliste minoritaire : l’union fasciste anglaise de Oswald Mosley&lt;br /&gt;
-     En 1931 Oswald Mosleyfonde le new party qu’il transforme en 1932 en British Union of fascistes (Union fasciste anglaise).&lt;br /&gt;
-     40 000 membre en1934&lt;br /&gt;
-     Le 22 Mai 1940le gouvernement britannique proclame l’édit de défense 18B qui permet de mettreen prison quiconque porte atteinte à la sécurité de l’Etat &lt;br /&gt;
-     Oswald Mosley est arrêté et le 30 mai 1940&lt;br /&gt;
OswaldMosley a fondé ce parti en 1931 qu'il a transformé en 1932 sous l'influence deMussolini en l'union fasciste anglaise et il publie à ce moment-là un manifestepour un Etat fasciste en 1932. &lt;br /&gt;
Cemouvement fasciste est très violent qui n'hésite pas à utiliser la violencephysique. Il existe donc dans les années vingt et trente une espèce de manièrede se comporter des partis fascistes (ils avaient des modèles de comportement, desmodèles d'uniforme) qui sont les mêmes dans les différentes pays de l'Europe. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Ladifférence de la GB avec les autres pays, c'est que ce parti est resté trèsminoritaire en nombre et il n'a jamais siégé au parlement (à la différence despartis d’extrême droite français qui ont eu des élus au parlement. &lt;br /&gt;
EnGB il y a eu une organisation de la résistance qui a arrêté ce parti de Mosley.&lt;br /&gt;
è le4 octobre 1936 les fascistes ont du reculer devant la résistance de lapopulation sur place. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
D'une certaine manière il y a une force de ladémocratie anglaise qui parvient a résister au développement donc de cetteextrême droite. Finalement ce parti c'est affaibli en 1938 (puisque il sescinde en 2) et le 22 mai 1940 il est interdit et Oswald Mosley est arrêté le30 mai 1940. Donc le parti cesse d'exister à ce moment la. Au même moment enFrance le parlement français vote le plein pouvoir à Pétain et c'est la fin de ladémocratie française. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Un des éléments decompréhension de cette puissance de la société britannique à résister aunationalisme extrême on peut le voir dans le fait qu’il y a une soupape, c'estla soupape de l'Empire, c.à.d. le rôle de l'Empire dans la préservation(contre) d'un nationalisme extrême à l'intérieur même sur le territoireanglais.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
1.2)           L’EMPIREBRITANNIQUE&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
1.2.1       Laconstitution de l’Empire &lt;br /&gt;
Il faut bien comprendre que la  Grande-Bretagne et Royaume uni se constitueelle-même comme un pays impérial des le départ. C'est-à-dire que laconstruction nationale anglaise se fait autour de la notion d'Empire. &lt;br /&gt;
Ce qui se passe, c’est que par conquête de type impérialese constitue le Royaume-Uni c.à.d. c'est une série de conquêtes successives de typeimpériale raison pour laquelle on peut parler d'une conquête impériale:on a des chevaliers anglais qui vont conquérir des espaces sur lesquelles ilss'y installent et vont exploiter. On a vraiment une conquête de type impériale,de type coloniale des espaces qui sont les espaces autour de l'Angleterre. &lt;br /&gt;
Et les unions politiques qui suivent lephénomène de conquêtes sellent un processus d'anglicisation de ces territoires.On a donc vraiment l'imposition de la culture anglaise sur ces territoires quisont des territoires conquis. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
On peut donc dire que le royaume uni est déjà lerésultat d'une construction de type impériale ou de type coloniale.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
1.2.2       L’Empirebritannique en 1920&lt;br /&gt;
-         Vers 1914, le Royaume-Uni compte 45 millionsd’habitants regroupés sur ses 310 000 kilomètres carrés &lt;br /&gt;
-         Il conserve des droits dans cinq dominions (Le Canada, l'Australie, la Nouvelle-Zélande,l'Union sud-africaine,Terre-Neuve (1919). 24 millions d’hommes (généralement blancs) sur19 millions de kilomètres carrés. &lt;br /&gt;
-         Il gouverne directement soixante colonies dépendantesdispersées sur plus de 8 millions de kilomètres carrés dont Inde peupléede 322 millions d’habitants et vaste de ses 5 millions de kilomètrescarrés, &lt;br /&gt;
-         Après la PGM, mandat à la Grande-Bretagne, en Afriquecentrale, et surtout au Proche- et au Moyen-Orient. &lt;br /&gt;
-         La Palestine , la Transjordanie constituent des mandats,c’est-à-dire des colonies de fait, mais sous réserve d’un contrôle par laS.D.N.&lt;br /&gt;
-         Egypte reste dans situation subordonnée.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Ce qui est intéressant, c’est que en réalité jusqu'àla fin du 19 siècle, en réalité (à l'exception de l'Irlande) il n'y a pas derevendications nationales ni Ecossaise ni galloise. &lt;br /&gt;
Donc, on a en fait une intégration relativement bienréussie. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
En plus de cette intégration progressive on a après,dans le courant du 19 et 20ème siècle la colonisation desterritoires qui sont des territoires plus éloignés et en 1930 l'Empire britanniqueest véritablement un Empire mondial avec un accroissement important des possessions dans la deuxième moitiédu 19 siècle. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
A ce moment la, en 1930 l'Empire britanniques'étend vers l'ensemble du monde, mais on a déjà une construction politiquedifférencié suivant les possessions. &lt;br /&gt;
Les derniers territoires dominés par le Royaume Unisont les territoires sous mandat de la société des nations c.à.d. l'Irak et laPalestine. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Ce territoire est immense, mais il a vraimentstructuré la manière dont les anglais se sont pensés mondialement (dont ils ontconstruit leur rapport du monde). &lt;br /&gt;
-         Avecle développement d'une flotte extrêmement puissant et extrêmement efficace&lt;br /&gt;
-         avecla mise en place de câbles télégraphiques (dès 1860) qui leur permettait derelier l'ensemble des grandes villes de l'Empire à Londres, &lt;br /&gt;
è    on a une projection dans l'espacemonde qui se fait de manière très efficace dans le courant du 19 siècle et liéa ça, un savoir-faire diplomatique extrêmement fort (qui s'est construit atravers les colonies). &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Du coup le nationalismen'est pas rétréci sur le territoire national (comme en France) mais c'est unnationalisme qui se projette mondialement.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Donc un empire, et à ladifférence de l’empire Français, ce qui est intéressant ici, c’est que cetempire est très présent.&lt;br /&gt;
En fait, les anglaisont des rapports très étroits avec leur espace impérial.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
1.2.3       La questionde l’identité impériale&lt;br /&gt;
-         Charles Dilke (1843-1911) invente en 1868 l’expression de« Greater Britain »&lt;br /&gt;
-         Rudyard Kipling (1865-1936) qui popularisa l’espritimpérial par ses célèbres écrits : le Livre de la Jungle (1894-5) et Kim (1901). En 1899, il est l’inventeur d’une expression passéedans le langage courant, le « fardeau de l’homme blanc ».&lt;br /&gt;
-         David Livingston (1813- 1873), Cecil Rhodes (1853-1902) ouCharles Gordon (1833-1885) galvanisèrent un culte pour des hommes considéréscomme admirables et dont la vie était une source d’enseignement. &lt;br /&gt;
-         Expositions industrielles et universelles, l’empire remplitune part croissante : 1851 à Londres, en 1862, 31 colonies sontreprésentées. En 1900 à Paris sur esplanade Trocadéro pavillon colonialessentiel.  1906 Marseille expocoloniale. British Empire exhibition 1924-25. En 1931 l’Exposition colonialeinternationale apogée. &lt;br /&gt;
En fait, les anglais ont des rapports très étroitsavec leur espace impérial. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
D'abord la présence de l'Empire dans le quotidien estextrêmement importante parce que les gens ont voyagé à l'intérieur de l'Empire.Tout anglais est donc relié d'une manière ou d'une autre à un territoireimpérial. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Les produits tropicaux arrivent à jet continue dansles villes anglaises et qui constituent des éléments de la vie quotidienne(thé, riz). &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Par ailleurs, on a une présence important des sujetsde l'empire et tout ça se marque par le fait qu'il y a une littératureimpériale très important (Rudyard Kipling, etc. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Donc, les anglais ont cette présence de l'empire quiest extrêmement forte. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
D'ailleurs ça se marque aussi par les expositionscoloniales qui sont des grands moments de mise en scène de la nation coloniale.&lt;br /&gt;
Dans l'imaginaire desgens de l'époque le héro par excellence c'est le héro colonial: celui qui adécouvert des colonies, celui qui a combattu. &lt;br /&gt;
On a donc un certainnombre de ces héros comme David Livingston, Cecil Rhodes, etc.auquel les jeunes garçons s’identifient. &lt;br /&gt;
Il y a un mondeculturel lié au colonialisme (danse, musique) et à la veille de la 1 GM le royaume uni estl'archétype de ce qu'on appelle la nation empire c'est-à-dire  une nation qui se pense à travers l'Empire.Mais ce n’est pas le seul pays comme ça en Europe à l'époque; le Portugal.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
1.3)           LECOMMONWEALTH&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
1.3.1       L’organisationdu Commonwealth&lt;br /&gt;
-         La conférence impériale de 1926 a adopté les grandsprincipes définis par un «rapport Balfour»&lt;br /&gt;
-         En 1931, le statut de Westminster dote l’empire britanniqued’une sorte de constitution nouvelle. &lt;br /&gt;
-         Il définit un Commonwealth «britannique» des nations quiréunit, «dans une commune allégeance à la Couronne»&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Les anglais ont organisé cette Empire au mieux deleurs intérêts économiques et c'est donc la question du&amp;quot;Commonwealth&amp;quot;. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
A l'intérieur du &amp;quot;Commonwealth&amp;quot; on a deuxstatuts différents:&lt;br /&gt;
1)   lescolonies administrées directement et &lt;br /&gt;
2)   lesdominions : c'est-à-dire des territoires qui ont négocié leur indépendanceadministrative à l'issue de la première guerre mondiale surtout parce qu'ilsont participé à la guerre, et qui ont donc acquis une forme d’indépendance,mais qui reste liés à la  Grande-Bretagne ; on parle en généraleanglais dans ces pays, et on pratique des modes de vie qui sont en généralesemblable au mode de vie britannique.  Exemple le Canada où la reine figure sur les billets donc alliance celaest la grande force de la GB et il y a toujours des pratiques comme le criquetet thé noir etc).&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Avec le statut deWestminster de 1931, l'Empirebritannique se dote d'une nouvelle Constitution qui définit ce qu’est leCommonwealth britannique des nations qui se réunit dans une allégeance communebritannique et -pour les dominions- sans lien de subordination mais avec desliens économique extrêmement étroit notamment sur la parité de la monnaie, lapréférence économique, la préférence en terme d'immigration etc. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Et puis, indépendammentde ces dominions (en gris), on a (en noir) des territoires qui sont administrésdirectement par l'Angleterre. Mais là aussi, avec des choses qui sont parfoistrès étonnante. L'Inde par exemple, qui est pourtant une colonie administréedirectement par l'Angleterre a un siège avec un statut autonome (comme un paysindépendant) à la SDN et à l'organisation internationale de travail en 1918. Enfait, la raison pour laquelle l'Angleterre permet cela, c’est parce que elle pensaitque cela leur permettra d'avoir une voix supplémentaire mais cela ne c'est paspassé comme ça car la SDN a été en fait un moyen extraordinaire pour lesindiens de définir le nationalisme indien. &lt;br /&gt;
C'est aussi une chose àlaquelle la SDN a servie pendant la période de l'entre-deux-guerres (donc passeulement un échec) la SDN était une sorte d'endroit de constructionnationalisme, en particulier du nationalisme indien. &lt;br /&gt;
Les indiens qui étaientprésent ont développé des savoir-faire politique et administratifextraordinaire. C’est la raison pour laquelle, jusque aujourd’hui, lesorganisations internationales jouent toujours un rôle très important pourl'Inde car c'est à travers elles qu'il s'est beaucoup construit. &lt;br /&gt;
On a toujours notrevision européenne des organisations internationales du types : elles neservaient pas à grand chose, mais pour certain pays c'était un lieu essentielledans la construction de l'identité nationale.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
1.3.2       Des intérêtscommuns ?&lt;br /&gt;
-         La Grande-Bretagne des années vingt fait venir le quart deses importations de l’Empire et y envoie plus de 40 p. 100 de sesexportation &lt;br /&gt;
-         Les dominions dirigent entre 35 et 80 p. 100 de leursexportations vers la métropole).&lt;br /&gt;
Le Commonwealth c'est d'abord une organisationéconomique (c'est la raison pour laquelle la GB a toujours une relationcompliquée avec l'Europe car on ne sait pas si leur marché économique estl’Europe ou leur ancien Empire). &lt;br /&gt;
Les dominions dirigent entre 35-80%  de leur exportation vers la métropole selonles pays et ils servent aussi à exporter des produits qui sont fabriqués enAngleterre. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Autre chose: les dominions et l'ensemble des colonies(les territoires directement administrés) sont des réservoirs de main-d’œuvrepour les îles britannique, c.-à-d. qu'ils exportent le surplus de lapopulation, ça fait un réservoir d'immigration extrêmement important pourl'Angleterre dans l'entre-deux-guerres. &lt;br /&gt;
Les principaux immigrés sont des Irlandais (donc dumême royaume) mais aussi l'arrivé des asiatique et africains de l’empire (ilsont eu assez rapidement l'accès à la nationalité donc une politique d'immigrationassez généreuse à l'époque par rapport à la France). &lt;br /&gt;
Cela ne veut pas dire que ces sujets d'empire (quimême acquerrait la nationalité anglaise en parvenant sur le territoire) étaientbien traité, ils étaient également victimes d'émeutes xénophobes comme lesimmigrés en France (en particulier dans la profession des dockers qui était une professionfermée et protectionniste, les étrangers ouvriers avaient du mal à y entrer etétaient victimes de violence). &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Cette solidarité économique et sociale dont on voittout de même les limites trouve quand même ses limites politiques dans lapériode de l'entre-deux-guerres : exemple del'Inde qui est considéré être comme le grand allié à l'intérieur des organisationinternationale mais qui développe sa propre politique et qui construit al'intérieur de l'organisation internationale d'une certaine manière sonidentité nationale, mais c'est vrai aussi avec l'Irlande qui restera neutre carl'Angleterre ne réussi pas à les convaincre d'entrer à la 2e guerre mondiale. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Cette solidarité économique, ce commonwealth, nefonctionne pas parfaitement bien, le raté essentiel est la question del'Irlande après la partition de 1920.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
1.4)           LA« QUESTION » D’IRLANDE APRES LA « PARTITION DE 1920 »&lt;br /&gt;
-         Partition, trouve son origine juridique dans le Government of Ireland Act voté par leparlement de Westminster le 23 décembre 1920. &lt;br /&gt;
-         Irlande du Sud, constituée par les vingt-six comtés del’Irlande méridionale et nord-orientale (proclame son indépendance en 1937)&lt;br /&gt;
-         Irlande du Nord, issue d’un morcellement de la provincehistorique d’Ulster, comprenant les six comtés de colonisation d’Antrim,Armagh, Down, Fermanagh, Londonderry et Tyrone. &lt;br /&gt;
-         Entériné par l’accord frontalier du 3 décembre 1925. &lt;br /&gt;
-         Le Parlement d’Irlande du Nord fut inauguré officiellementpar le roi George V le 22 juin 1921. &lt;br /&gt;
-         Conformément aux dispositions du Government of Ireland Actde 1920, le pouvoir législatif était conjointement exercé par Westminster et leparlement de Stormont à Belfast. &lt;br /&gt;
-         Special PowersActvoté en 1922 et rendu permanent en 1933&lt;br /&gt;
On reviendra dans un autre cours sur le mouvement indépendantisteirlandais, car il y avait un mouvement nationaliste depuis le 19e siècle, ilfaut regarder la question irlandais comme une question coloniale, c'est-à-direque l’on a eu laconquête de l'Irlande des grands féodaux anglais et écossais, d'abord lesanglais ont colonisé les écossais puis les écossais ont colonisé ailleurs,chacun a trouvé son compte à la fin, sauf les derniers, c'est-à-dire lesirlandais eux-mêmes ; &lt;br /&gt;
On a l’habituded’entendre dire que l’opposition entre Irlandais et Anglais était en fait uneopposition catholique/protestante mais, c’est n’est pas cela à l'origine ;c'est la manière dont c’est organiser le cadre politique de la revendicationnationale Irlandaise, mais à l’origine, ce phénomène de libération communaleest du même type de ce qui c'est passé dans les Etats américains de la côteEst, lorsqu'ils se sont libéré de la tutelle anglaise. &lt;br /&gt;
Les colons protestantsont d'abord fait une demande pour avoir plus d'autonomie pour leur territoiredans les années 1820 mais cette négociation est un échec en  conséquence de quoi cette revendication passe parl'église catholique car elle est le cadre d'organisation- dans les campagnes- cesont les seules élites intellectuelles (comme pour les pays orthodoxes)l'église est la seul organisation politique grâce à sa structure. C'est laseule structure qui peut organiser les populations.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Donc ce n'est pas à l’origine une oppositionprotestant/catholique mais c'est la forme politique que va prendre cetterevendication de libération de la domination coloniale.&lt;br /&gt;
La dimension culturelle du nationalisme irlandais(avec les revendications de la celtitude) vient beaucoup plus tard, à la fin du19e siècle, elle se greffe sur un mouvement de libération économique et socialde l'espace colonial.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Après la 1 Guerre-Mondiale, il y a une guerre civileen Irlande cela va donner la guerre d'indépendance de 1918-1919. &lt;br /&gt;
À l'issue de cette guerre d'indépendance est négociéle « Governement of Irland Act »(1920): l'Irlande est coupée en deux, l'Irlande indépendante au Sud etl’Irlande du Nord est un l'Etat qui a une autonomie relative mais dont lesdécisions politiques sont étroitement liées à la couronne britannique. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Ce qu’il faut savoir, c’est que cette coupée del’Irlande en deux n'est pas une négociation avec les populations irlandaises, c'est-à-direque la raison de cette coupure est que les Anglais ont fait une pression énormepour pouvoir conserver la partie nord du territoire où il y avait une population importante d'origine écossaise,mais biens sur, comme ce territoire ou ils étaient majoritaire (les écossais) n'étaitpas suffisamment important pour être viable économiquement, ils ont annexé desterritoire qui étaient très majoritairement peuplés d'irlandais de souche (quiparlaient irlandais) et qui étaient des populations catholiques. &lt;br /&gt;
Donc ce découpage arbitraire a été effectué à huitclos et sans tenir compte des aspirations de la population, et ce découpageavait surtout pour but d’assurer la domination de ces populations « colonialeancienne » sur cette partie du territoire.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Le régime qui s'installe en Irlande du Nord, est unrégime qu'on appelle subordonné, c'est-à-dire dans lequel il y a un parlement àBelfast mais il est subordonné à celui de Westminster, en Angleterre. &lt;br /&gt;
Le parlement de Belfast était dominé pendant lapériode de l'entre-deux guerre - pendant 50ans -par le partie unioniste (leparti favorable à l'union avec l'Angleterre) et a développé une politique derépression des populations irlandaise catholique avec des mesurességrégationnistes (par l'emploi, moins de droits,..): construire un étranger del'intérieur, transformer une population qui a normalement des droits civiquesen étrangers de l'intérieur (ce qui est arrivé aux populations irlandaise auNord pendant cette période).&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Donc la vision positivede l'Angleterre par rapport à la xénophobie doit être nuancé par rapport à cequi s'est passé en Irlande, car en Irlande du nord la politique est proche des régimesdictatoriale de type Europe centrale à l’égard d’une population constitué enpopulation minoritaire car elle n’a pas les même droits qui est la populationIrlandaise.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
2)             LA FRANCE ENTRE NATIONALISME ET XENOPHOBIE&lt;br /&gt;
En France, le nationalisme prend deux formes, il y ad'abord le développement de l'extrême droite puis de la xénophobie à l'égarddes populations étrangères. &lt;br /&gt;
L'identité nationale tourne moins autours de laquestion de l'Empire (colonial) qu'en Angleterre, mais l'empire colonialefrançais est le deuxième plus grand après l'Angleterre, en particulier enAfrique et les territoires sous mandant comme en particulier le Liban ou laSyrie.&lt;br /&gt;
L'identité nationalefrançaise est construite à l'intérieur du territoire français, autour de laquestion du territoire et des racines du territoire. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
2.1)           L’EXTRÊMEDROITE UN PHÉNOMÈNE EUROPÉEN&lt;br /&gt;
Même si pour l'extrême droite, la question de lanation, du nationalisme est au centre de l'argumentaire, c'est un phénomèneeuropéen et sera très puissant comme phénomène européen dans la période del'entre-deux-guerres. &lt;br /&gt;
Et même si dans les démocraties l'extrême droite nedevient jamais majoritaire, il joue un rôle assez important pour réorienter uncertain nombre de thématiques autours de la question de l'immigration (déjà àl’époque).&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
2.1.1       Développementde l’extrême droite depuis la fin du 19ème siècle&lt;br /&gt;
-         Action Française (une revue fondée en 1898) et qui connaîtune audience à partir de 1905 , &lt;br /&gt;
-         Belgique:  rexisme deLéon Degrelle (1906-1994) &lt;br /&gt;
-         A Lausanne, l'avocat Marcel Regamey fonde le mouvementOrdre et tradition ou Ligue vaudoise et publie dès 1926 les Cahiers de laRenaissance vaudoise &lt;br /&gt;
-         Mouvement des croix de feu fondé en 1931 qui devient à partir de 1935 le Mouvement social français(60 000 membres) 20 députés en 1935&lt;br /&gt;
-         Le parti populaire français de Doriot (fondé le 28 juin1936)&lt;br /&gt;
-         6 février 1934, émeute devant la chambre des députés&lt;br /&gt;
-         Ligue d’Action française dispose d'une sorte de milice: lescamelots du Roy&lt;br /&gt;
-         La Ligue des patriotes dispose des phalanges universitaireset affrontements avec les communistes (4 morts en 1925) &lt;br /&gt;
-         La Cagoule groupe terroriste lié au fascisme qui sedéveloppe au début des années 1930&lt;br /&gt;
Les origines de l'extrême droite datent de la fin du19e siècle, la France - pays républicain - a joué un rôle important dans le développementde l'extrême droite. Elle se développe en particulier autours de mouvements,« les ligues ». La ligue d'action française est la plus importante connaitune forte audience à partir de 1905 et elle se structure autours d'une revue en1898.&lt;br /&gt;
Cette  ligued'action française (qui existe toujours) exerce une influence considérable àl'extérieur de la France, en particulier en Belgique où le mouvement «le Rexisme »avec Leon Degrelle ou en Suisse avec le mouvement des ligues vaudoises.&lt;br /&gt;
Tout cette extrême droite, ces mouvements joue unepartie parlementaire et essayent de rentrer dans les parlements même s'ilscontinuent l'usage de la violence politique et physique dans les années 1930(différence par rapport aujourd'hui). &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Par exemple, la ligue d'action française avait ungroupe armée (armée de cannes ferrées), qui s'appellent les camelots du roi(qui portent d'autres chapeaux que les ouvriers de grève sur la photo, donc onvoit qu'ils ne sont pas issus du même groupe social). &lt;br /&gt;
Néanmoins dans les années 30, il a eu la volonté deparlementariser ces mouvements de l'extrême droite avec la création de véritablespartis politiques, dont le parti populaire français. Il y a plusieurs type degroupes paramilitaires (les phalanges universitaires, les cagoules, …), mais enmême temps on a des partis politiques qui entrent dans le parlement.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
2.1.2       Les thèmescommuns du nationalisme d’extrême droite (en France et dans les démocratieoccidentales)&lt;br /&gt;
1)   EnFrance et dans les démocraties occidentales, l'unité national est la chose qui structure absolument leurargumentaire c'est-à-dire la nation comme lieu réconcilié. C'est donc unevariante de la définition organiciste de la nation avec l'idée que l'on nechoisit pas d'entrer dans la nation (déf. de Renan « plébiscite de tousles jours ») mais la nation s'impose à nous ; on est membre d'unecommunauté organique et elle s'impose à nous parce que nous partageons avec lesautres membres un certain nombre de valeurs, culturelle etc… qui fait que nousappartenions à cette nation.&lt;br /&gt;
L'unité essentielle de la nation ; ce sont desgens qui ne pense pas la nation comme un espace de conflit ou un espace de  division mais comme un espace unifié. Et leprincipe unificateur est uniquement le national (l'appartenance, l'amour de lapatrie, le fait d'appartenir à la même nation). &lt;br /&gt;
Evidemment, cette conception est absolument contraire àla théorie du contrat, car on ne choisit pas contractuellement d'être membremais on obéit à un ordre naturel qui nous place comme le sujet d'un Etat-nationauquel on ne peut pas se soustraire. Et donc cela veut dire qu'il y a des gensqui ne peuvent pas le devenir, par ce même ordre naturel.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
2) Du coup, le nationalisme est vucomme la défense des valeurs communespropre à cette nation qui sont définies (on y viendra avec le nationalisme detype fasciste ou nazi) et on doit défendre ces valeurs contre des ennemiesintérieurs et extérieurs.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
3)   Ondoit défendre la nation contre toutferment de division. Qu'est ce qui divise le corps de la nation ? &lt;br /&gt;
-     D'abordle parlementarisme car le parlement est le lieu des divisions politiques et cesdivisions politiques menace l'union (c'est pour cela que les extrême droitessont anti-parlementaires même si elle ne l'affirme pas de cette manière).&lt;br /&gt;
-     Ce quidivise aussi la nation, ce sont toutes les idéologies politiques qui mettent enavant les oppositions sociales (le faite qu'il y a des divisions socialesimportantes à l'intérieur de la nation). &lt;br /&gt;
Pour un nationaliste d'extrêmedroite, les divisions sociales sont totalement secondaires, on est réconciliésocialement à l’intérieure de la nation. Donc on a un ordre corporatiste, danslequel les différentes classes sociales sont réconciliées autour d'un idéal quiest l'idéal nationale : Il n’y a pas une lutte de classe dans la conceptionnationaliste d’extrême droite ou alors c’est un ferment de division qu’il fautabsolument combattre. Pour eux, la lutte des classes est seulement un instrumentpolitique des partis d’extrême gauche qui veulent dissoudre la nation.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Tout ceci donne lieu à des manifestationsantiparlementaires, qui ont pour fonction de prendre le parlement parce quec’est le lieu de la division nationale. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
-     Les derniersennemis à l’unité nationale pour les nationalistes d’extrême droite sont tousceux qui sont désigné comme des étrangers. &lt;br /&gt;
Un étranger dans une nation est quelqu’un qui n’a pasla citoyenneté. Mais le nationalisme d’extrême droite se définit aussi par lefait qu’il désigne des personnes comme étrangers même si ils ont la citoyenneté(par exemples les Juifs). En réalité les juifs sont des citoyens de la France,mais définies comme des étrangers. &lt;br /&gt;
Ce qui est caractéristique de ce nationalisme, c’estqu’il définit lui même les gens qui sont étrangers en corps de la nation(indépendamment du statut réelle des gens). On redessine donc le corpsnational. &lt;br /&gt;
Le front populaire en 1936 est le premier gouvernementgauche en France avec Léon Blum (Juif d’ailleurs) et Maurice Thorez (communiste).Léon Blum devenu président de conseil, donc le premier socialiste à diriger larépublique française. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Le deuxième point surlequel va porter essentiellement - dans les années trente-le nationalismed'extrême droite c'est la xénophobie. Et pour comprendre cette xénophobie ilfaut repartir sur la place de l’immigration de la France dans la période del'entre deux guerres.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
2.2)           L’IMMIGRATION ENFRANCE&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
2.2.1       Sonimportance numérique&lt;br /&gt;
-     1921 : 1,550 Métrangers (3,9% de la pop totale)&lt;br /&gt;
-     1931: 2,891 Métrangers (7% de la pop totale)&lt;br /&gt;
-     Majoritairementdes pays d’Europe (90%) et surtout limitrophe avant PGM 79% mais 55% en 1939&lt;br /&gt;
-     Plusgrande communauté les Italiens environ 30% des étrangers en France vers 1930&lt;br /&gt;
Il faut rappeler une chose, c’est que la France est ungrand pays d’immigration depuis le 19ème siècle. C’est avec lesEtats-Unis le plus grand pays d’immigration. Et dans cette période entre lesdeux guerres c’est le premier pays d’immigration au monde (è Actuellement il y a beaucoup français, dont lesancêtres ne sont pas gaulois).&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Raison:depuis la fin de 19ème siècle en France le taux de natalité estextrêmement faible. La croissance démographique est donc très faible et pours’industrialiser en France, il faut un flux massif des travailleurs immigrés. &lt;br /&gt;
Et donc ces ouvriers viennentessentiellement des pays limitrophe de la France à l’époque : Suisse,l’Allemagne, Pays-Bas, Belgique et les gens d’Alsace. &lt;br /&gt;
En 1931 : 2,891 Métrangers (7% de la pop totale est étrangère (c’est même plus important car àl’époque, c’était très facile d’obtenir la citoyenneté française. Ca veut direqu'il y a beaucoup de gens qui sont français (donc qui ne sont comptabilisés ladedans) mais qui en réalité sont arrivé de manière relativement récent en France,la raison pour laquelle en Suisse les taux de population étrangère restentextrêmement élevés, c’est parce que c’est très difficile d’obtenir lanationalité. On reste des étrangers et ne devient pas simplement suisse. &lt;br /&gt;
Mais 7 % c’est déjà des taux important.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Globalementles immigrations restent localisées en fonction des proximités géographique. &lt;br /&gt;
Contrairementà ce qu’on pourrait penser, il ne faut pas croire que parce que les gensparlent la même langue et sont très proche culturellement qu’ils s’entendentmieux. &lt;br /&gt;
AuNord de la France, il y a eu des mouvements de protestation contre lestravailleurs belges (qui parlaient français) extrêmement violent et en Sud dela France contre les italiens (région Montpellier). &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Doncla différence culturelle ne produit pas la xénophobie (contrairement à ce quel’on a tendance à dire maintenant), mais la xénophobie  s’alimente d’autre type de choses qui ne sontpas liée à l’éloignement culturel.&lt;br /&gt;
Laxénophobie est surtout liée à la concurrence sur le marché de travail. Donc lespoussées xénophobe se développe toujours dans les moments de crises économiquesoù la concurrence devient très importante.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
2.2.2       Lespolitiques d’immigration&lt;br /&gt;
-     1,3 millions de morts souvent des hommes jeunes.&lt;br /&gt;
-     1924constitution par les organisations patronales d’une société généraled’immigration&lt;br /&gt;
-     Laloi du 10 août 1927 permet la naturalisation des étrangers ayant résidéseulement 3 ans sur le territoire. Nombre des naturalisations double dèsl’année suivante.&lt;br /&gt;
-     ¾ desimmigrés sont actifs  et 2/3 des Français&lt;br /&gt;
-     37%des immigrés dans les industries du bâtiment&lt;br /&gt;
-     48%des travailleurs des industries extractives sont des étrangers (souventPolonais en provenance de l’Allemagne)&lt;br /&gt;
-     70%dans les Mines de fer&lt;br /&gt;
           &lt;br /&gt;
Al’époque, s’il y a tellement d’immigration en France, c’est parce que il y ades gens qui font venir des immigrants, ils en ont besoin (ils n’ont donc pasles même intérêt que ceux qui se sentent en situation de concurrence), c’estessentiellement les organisations patronales qui mettent en place des filièred’immigrations et ce qui est nouveau dans la période d’entre-guerre, c’est lerôle du gouvernement qui crée un véritable office de l’immigration et quipermet de faire venir massivement des immigrés.&lt;br /&gt;
Il y a des immigrés de manière marginale qui viennentdes colonies (à la différence qui se passe au Royaume Unies). Pour essentiell’immigration vient de l’intérieure de l’Europe. &lt;br /&gt;
Cettepolitique d’immigration donne lieu à une révision du code de la nationalitéavec la loi du 10 août 1927 qui permet la naturalisation rapide des étrangersayant résidé seulement 3 ans sur le territoire (cela veut dire que après 3 ansles émigrés peuvent demander la citoyenneté). C’est très généreux maisc’est parce que il y a aussi un besoin d’intégrer une population étranger parcequ’il y a un déficit de population. &lt;br /&gt;
Caexplique pourquoi -dans la période de l’entre-deux-guerres -on a une populationimmigré important et cette dernière a l’avantage de constitué une main d’œuvre tout de suite disponible et quicoût relativement peu chère  (car pasbesoin de les éduquer parce qu'ils arrivent déjà adulte). &lt;br /&gt;
L’intérêtque l’on a tirer d’une population d’immigré, c’est que ¾ des immigrés sontactifs et dans le cas des française c'est seulement 2/3. Et surtout lesimmigrés travaillent dans les métiers durs, dans lesquels il était difficile detrouver des travailleurs français (70% dans les Mines de fer sont destravailleurs immigrés).&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
2.3)           LA FRANCEXÉNOPHOBE&lt;br /&gt;
Face à cetteimmigration, à partir du moment où on a des crises économiques des réactionsxénophobes (surtout dans les années 30).&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
2.3.1       Les thèmesde la Xénophobie&lt;br /&gt;
-         « gang des polonais en 1924.&lt;br /&gt;
-         Loi Naquet  de 1884(Alfred Naquet 1834-1916)&lt;br /&gt;
-         Léon Blum (1872-1950) sur le mariage (1907)&lt;br /&gt;
-         Xavier Vallat (1891-1972)&lt;br /&gt;
-         Le statut juif du 18 octobre  1940&lt;br /&gt;
-         La xénophobie sanitaire: l’idée que les étrangers sontplus malades que les français. Et que surtout, ils représentent un risqued’épidémiques particulièrement important. Cela se focalise sur deuxmaladies : la syphilis et la tuberculose. &lt;br /&gt;
Il y avait des enquêtes del’académie de médecine qui essayait de montrer comment les ces populations étrangèresreprésentaient un risque sanitaire important et comment les cantonner dans uncertain nombre de lieu etc&lt;br /&gt;
En revanche il n’y a aucune interrogation sur lesmaladies professionnelle spécifique qui résulte du travail dangereux desimmigrés. L’idée qu’en fait cette populationest surreprésentée pour certaines maladies (maladies pulmonaire typiquement) dufait qu’ils effectuent des travaux dans les mines, ca c’est une chose qui n’estpas thématisé à l’époque. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
-     L’opinion,partagée par l’extrême droite, sur le caractère particulièrement criminel desétrangers. Si on regarde les chiffres on peut dire que les immigrés sontlégèrement surreprésentent parmi les populations qui ont affaire à la policemais c’est lié à la composition de cette population (qui est essentiellement masculineet adulte adulte). &lt;br /&gt;
Tout ceci donne lieu à un certain nombre de fantasmesur le gang polonais en 1924, donc des gens qui seraient naturellement plusdangereux que d’autres. &lt;br /&gt;
Ce qui est intéressant, c’est que d’abord, on a une miseen place de discours dans certain milieu d’extrême droite, mais ensuite ca serepend dans l’ensemble de la population avec des croyances partagées. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
-     Lesthèmes de l’antisémitisme àl’époque, les grands thèmes sont que les juifs constituent une espèceinternationale qui participe souterrain à la destruction des états nationaux,donc l’idée de « juif cosmopolite ». C’est un thème classique dunationalisme. Avec d’autres reproches ; celui d’être favorables à desmœurs qui seraient contradictoire avec celles des sociétés chrétiennes celas’appui sur le fait que Léon Blum a écrit en 1907 un livre sur le mariage où ilprône l’union libre. Pour les nationalistes c’était un juif dépravé.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Ce qui est assezintéressant, c’est que au moment où le gouvernement Vichy édicte le statue desJuif de 18 Octobre 1940, qui se base sur l'argumentation que les juifs sonthostiles et décomposant pour l’identité nationale pour la nation.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
2.3.2       Les crisesXénophobes&lt;br /&gt;
-     Jean Giraudoux (1882-1944) avec Les pleins pouvoirs  en 1939&lt;br /&gt;
-     1933 Seuls les Français peuvent exercer lamédecine&lt;br /&gt;
-     1934 les avocats font voter une loiécartant les naturalisés de leur profession (durant 10 ans)&lt;br /&gt;
-     1927- Vote d'une loi permettant l'extraditiondes étrangers.&lt;br /&gt;
-     1931- La crise économique internationale frappela France, des dispositions sont prises pour ralentir l'entrée des travailleursétrangers.&lt;br /&gt;
-     10 août 1932- Une nouvelle loi accorde priorité dutravail à l'ouvrier français dans l'industrie en instaurant des quotasd'ouvriers étrangers dans les entreprises..&lt;br /&gt;
-     1933 Seuls les Français peuvent exercer lamédecine&lt;br /&gt;
Cela donne lieu a des ces crises xénophobes qui sonttoujours lié à des moments de crise économiques. &lt;br /&gt;
Exemple : la crise de 1924 avec le développementdu chômage et dans ce moment on a des incidents qui opposent les ouvriersfrançais et les ouvriers étrangers qui apparaît dans la région parisienne. &lt;br /&gt;
C'est au moment de la grande crise d’économique de1930 qu’on assiste au paradoxisme de xénophobie à l’égard des étrangers. Ceparadoxisme de xénophobie à l’égard des étrangers est thématisé par l’extrêmedroite mais reprise par un certain lobby professionnel. &lt;br /&gt;
Accuser les étrangers d’être responsable pour lacrise, c’est une manière de penser les problèmes économiques qui sont trèscaractéristique de l’extrême droit de penser l’ennemi à l’intérieure dupays : mais d’un autre c’est une façon simple de trouver des responsablesà la crise, c’est donc facilement repris, cela marche dans tout les paysdémocratiques à toutes les époques. C’est un argument qui il est reprisrelativement facilement comme un argument générale. C’est normalement l’extrêmedroit qui thématise ces thèmes et cette articulation « crise-étrangers ». &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Dans les années 30 on a une reprise de ces thématiquespar toute sorte de lobby professionnelle (ces lobby professionnelle sontgénéralement les médecins et les avocats) y compris les milieux cultivés. &lt;br /&gt;
A cet égard il y a toujours deux professions qui sonthyper protectionniste : &lt;br /&gt;
- Les médecins et &lt;br /&gt;
- les avocats. &lt;br /&gt;
Ce sont des professions que vous ne suspectez pas àpriori. Ce sont des gens qui s’occupent des autres. Or ils étaient hyperprotectionniste dans les années 30 en France et d’ailleurs aussi(allemand : presque 99% pourcent des médecins était membres du partinazi). &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Tout ça a donné lieu à un certains nombre de lois àpartir de 1930. &lt;br /&gt;
-     Dès1932 on a une loi qui accorde la priorité du travail à l'ouvrier français (dansl'industrie) en instaurant des quotas d'ouvriers étrangers dans lesentreprises. &lt;br /&gt;
-     Maisaussi des lois qui -comme en 1933- font que seuls les Français peuvent exercerla médecine. &lt;br /&gt;
-     Eten 1934, les avocats vont voter une loi qui écarte les naturalisés, il nes'agit même pas d’étrangers. Il s'agit des naturalisés, donc des françaises,mais des françaises qui avaient récemment naturalisé (dans les derniers 10 ans)qui ne peuvent pas exercer  la professionavocat. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Donc on voit qu'il y a des réactions protectionnistesextrêmement fortes dans les périodes de crises économiques avec accusations queles étrangers soient responsables pour la crise économique. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
3)             CONSLUSION&lt;br /&gt;
Pour conclure, on peutdire qu’au fond, c’est vrai que les grand pays démocratique (GB, France)résistent en fait à la pression d'un nationalisme d’extrême droite, ellesarrivent à trouver d’une certaine manière dans la tradition démocratique etaussi dans la mobilisation de certaine catégorie de la population, des formesde résistance à un nationalisme extrême. &lt;br /&gt;
Néanmoins, ce qui estclair, c’est que la xénophobie est un phénomène extrêmement important dans lesdémocraties en fin des années 30. Il ne faut pas croire que parce que ces paysrestent des démocraties ils ne sont pas travaillés par les nationalismes detype exclusif, de nationalisme de type organsiciste.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Swenney</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://baripedia.org/index.php?title=Histoire_de_l%27Europe_:_XIX%C3%A8me_et_XX%C3%A8me_si%C3%A8cles&amp;diff=579</id>
		<title>Histoire de l'Europe : XIXème et XXème siècles</title>
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		<updated>2012-11-22T13:30:40Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Swenney : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;[[Introduction à l'histoire de l'Europe du XIXème siècle au XXème siècle]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Les Etats-Nations au début du XXème siècle]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Les ensembles politiques multiculturels]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Les Nations dans la Première Guerre Mondiale]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Du Principe des nationalités à la« question des minorités nationales » 1913 – 1938]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Par delà les Etats nations: logiques et organisations transnationales 1914-1939]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[La question du  nationalisme dans les démocraties occidentales de l'entre deux guerres: Grandes-Bretagne et France]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Swenney</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://baripedia.org/index.php?title=Par_del%C3%A0_les_Etats_nations:_logiques_et_organisations_transnationales_1914-1939&amp;diff=578</id>
		<title>Par delà les Etats nations: logiques et organisations transnationales 1914-1939</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://baripedia.org/index.php?title=Par_del%C3%A0_les_Etats_nations:_logiques_et_organisations_transnationales_1914-1939&amp;diff=578"/>
		<updated>2012-11-22T13:29:16Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Swenney : Page créée avec « COURS N°6 : PARDELA LES ETATS-NATIONS, LOGIQUES ET ORGANISATIONS TRANSNATIONALES 1914-1939 -        S’interroger sur le rôle et la place des idéaux internationauxcomm... »&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;COURS N°6 : PARDELA LES ETATS-NATIONS, LOGIQUES ET ORGANISATIONS TRANSNATIONALES 1914-1939&lt;br /&gt;
-        S’interroger sur le rôle et la place des idéaux internationauxcomme des  logiques, réseaux,organisations dans l’Europe du XXè siècle et sur leurs effets. &lt;br /&gt;
-        Se demander s’ils constituent un contrepoids aux nations etnationalismes&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
En aucun cas les idéaux internationaux ne remettront encause les logiques nationales que l’on a vu jusque présent, en réalité, ils’agit de pacifier les règles de la vie collective et internationale sansvéritablement – sauf pour l’internationale- que ce soit une vrai remise en causedes logiques nationales.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Il va s’agir de s’interroger sur le rôle et la place deslogiques et des réseaux internationaux dans l’Europe du 20ème siècleet ce qu’elles peuvent avoir comme effet sur les équilibres entre les diversesnation. On verra que ces effets son faible. C’est intéressant de regarder ceslogiques transnationales, mais en réalité, ce qui l’emportera dans l’entre deuxguerres, c’est la logique nationale. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
1)     FORMES ET LIMITES DEL’INTERNATIONALISME AU DEBUT DU XXème &lt;br /&gt;
Depuis le 18ème, maissurtout 19ème et début du 20ème, on a un idéalinternationaliste qui est portée par tout un tas de groupes mais on ne parlerapas de tout ces deniers, mous verrons 2 groupes essentiels ;l’internationalisme ouvrier ou prolétaire avec les internationales et l’Eglisecatholique qui est la première organisation internationale et certainement laplus puissante.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
1.1)     L’IDEALIINTERNATIONAL DU MOUVEMENT OUVRIER&lt;br /&gt;
-        La première associationinternationale des travailleurs (AIT) est crée à l'initiative de socialistesfrançais et britannique en 1864. Le comité provisoire compte 21 Anglais, 10Allemands, 9 Français, 6 Italiens, 2 Polonais et 2 Suisses&lt;br /&gt;
-        La seconde internationale(ou Internationale ouvrière) s’organise entre 1889 et 1891&lt;br /&gt;
-        Le mouvement esperantistes’organise en 1908 et constitue une véritable organisation supra-nationale.&lt;br /&gt;
-        Les conférences pacifistestenues en Suisse à l’invite du parti socialiste suisse en septembre 1915 àZimmerwald en avril 1916 à Kienthal.&lt;br /&gt;
-        Les Conférences syndicalesinternationales sont tenues à Leeds 1916 et Berne 1917.&lt;br /&gt;
.&lt;br /&gt;
L’internationalisme ouvrierrepose sur une idée ancienne principale qui est une idée ancienne qui serareprise par Marx en 1848- qui est  l’idéeque les prolétaire n’ont pas de patrie. &lt;br /&gt;
Cette idée est enraciné dans despratiques ouvrière très ancienne, les pratique du Tour ; le faitque un compagnon, celui qui veut apprendre un métier, pour apprendre ce métierdoit circuler au sein d’un espace européen largement ouvert avec des points dechute (liée au fait que sa corporation, est en relations avec des corporationsdans d’autres espaces) et qu’il circule à l’intérieur de ce grand espace européenau sein du Tout. Cela veut dire que un ouvrier qui se forme sur son métier,l’apprend internationalement.&lt;br /&gt;
C’est là-dessusque se greffe la tradition du tour dans la franmaçonenrie par exemple &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Avant l’industrialisation (qui alieu au 18ème vers 1780),  leséchanges de savoir faire sont extrêmement important dans la constitution dumouvement ouvrier, au début de l’industrialisation, les ouvrier anglais, lespremiers a avoir travailler sur des machines sont importer massivement dans lespays qui s’industrialiseront pas la suite. Le milieu ouvrier est donc un milieutrès internationale y compris pendant la période d’industrialisation. Ce quiveut dire que d’une certaine façon, l’idée que le prolétaire na pas de patries’encre dans une tradition ouvrière ancienne. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Au moment ou est fondée lapremière Association internationale des travailleurs (AIT) en &lt;br /&gt;
1864 (essentiellement desouvriers qualifiés qui ont cette tradition internationale), asseznaturellement, cela s’inscrit  dans latradition et ne vient pas donc s’ajouter de manière artificielle.&lt;br /&gt;
D’autant plus que du fait de larépression de mouvement révolutionnaire de la 1ère partie du 19èmesiècle et en particulier des révolutions de 1848, en réalité l’exil de cesmilitants ouvrier est une chose courante ce qui fait que pour la plupartd’entre eux, ils sont passé dans les villes ou précisément on accueil des exilépolitiques (Paris, Londres, Bruxelles). Il y a donc un milieu  qui est donc déjà un milieu relativementinternational.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Tout cela veut dire qu’au momentmême où se construisent les Etats-nations, il y a déjà des logiquesinternationales qui sont en œuvre en particulier dans ces mouvements ouvrier.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
L’AIT de 1864 qui est uneinitiative Franco-britannique s’enracine dans cette double tradition du Tour etde l’exil politique d’autre part.&lt;br /&gt;
L’AIT se constitue envéritable parti mondiale c'est-à-dire que la constitution de l’AIT précèdela constitution des parti ouvrier nationaux ainsi, cette AIT n’est passimplement une réunion de parti nationaux.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Cette AIT se réunie chaque annéeen congrès et prend des positions sur des problèmes important, y compris surdes problèmes nationaux comme la question irlandaise ou la question polonaise. &lt;br /&gt;
Le but de cetteassociation est de donnée une organisation aux prolétaires avec l’idée que dansle processus de construction nationale, la division en Etat-nation occulte ladivision essentielle qui selon les gens de l’AIT la division entre classe. &lt;br /&gt;
C'est-à-dire pour les marxiste etles anarchise de l’AIT, la division essentielle à l’échelle du monde n’est pasla division en Etat-nation qui est en train de se constituer, mais la divisionentre les classes sociales : globalement, le fait qu’il existe une classe quiexploite (la bourgeoisie), et une classe qui est exploité (les ouvriers etles prolétaires). &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Néanmoins cette AIT ne va pasrésister aux divisions interne ; la division essentielle entre les  anarchistes (Avec Bakounine) et les marxiste(avec Marx). Par ailleurs cette AIT ne résiste pas non plus à la guerre, lalogique nationale, la logique de la guerre – la guerre Franco prussienne de1871- l’emporte sur la logique de l’internationalisme prolétarien.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
A l’issue de la dissolution decette première internationale –l’AIT- se crée une 2ème internationale(internationale ouvrière) entre 1889 et 1891.&lt;br /&gt;
Cette seconde internationale est intéressantepar rapport à la première car entre temps, se sont crée des partis ouvriers etsocialiste dans les différents Etat-nations.&lt;br /&gt;
Et cette secondeinternationale est donc une réunion de partis ouvrier nationaux. On est déjà donc dans une autre logique, unautre idéal que celle de la première internationale.&lt;br /&gt;
Cette seconde internationale estessentiellement dominé pas la sociale démocratie allemande donc, c’esteffectivement une organisation organisés sur la base de parti nationaux (c’estlà qu’on voit que l’on a déjà essoufflée véritablement l’internationalisme telqu’exprimé dans la première internationale), c’est une fédération de partis, degroupes nationaux autonome, et c’est en fait un lieu de coordination despartis nationaux. &lt;br /&gt;
C’est de l’internationalisme àl’image des organisations internationales, il y a une différence fondamentaleavec l’AIT.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Dans cette organisation ouvrière internationalese pose les mêmes questions qu’entre les différents Etats-nations : et enparticulier une question essentielle qui est la langue de communication de cemouvement ouvrier internationale.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Une langue possible aurait étél’esperanto- mouvement qui s’organise en 1905 en véritable mouvement national-c’est une langue auxiliaire, inventé par un médecin juif originaire d’Europecentrale, il venait d’une ville dans laquelle les gens se faisaient la guerreet il a considéré que pour que les gens cessent de s’entre tuer, il fallaitqu’ils aient d’abord une langue commune et c’est là que lui vient l’idée del’espéranto.&lt;br /&gt;
C’est une langue assez facile àapprendre, avec un idéal de réconciliation des peuples, de paix, mais aussi unidéal anationale : celui de transcender les oppositions nationales pour laréconciliation entre les peuples.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Assez naturellement, l’esperantoaurait pu devenir la langue du mouvement ouvrier car il repousse justementl’idée de se plier à la logique nationale. Mais cette idée a été repousséeparce que justement, le mouvement ouvrier international est dominé par un partiouvrier national – la sociale démocratie allemande- et que ces sociauxdémocrates allemands n’avaient aucunement envi d’être dépossédé d’un instrumentde pouvoir qui est la langue.&lt;br /&gt;
L’esperanto ne devient pas lalangue du mouvement ouvrier et la langue qui est parlé au sein de ce mouvementouvrier est l’allemand (langue de Marx, Engels, et du plus grand mouvementouvrier de l’Europe à l’époque qui est la sociale démocratie.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Le mouvement ouvrier dupliquederrière un langage internationaliste, les oppositions nationales. &lt;br /&gt;
Néanmoins, ce mouvement ouvrierinternationaliste est le mouvement duquel va sortir le mouvement pacifistedurant la guerre de 1914 à 1918. &lt;br /&gt;
Ce courant donne lieu àl’organisation de 2 conférences du mouvement pacifiste qui se tiennent enSuisse.&lt;br /&gt;
On aura également des mouvementspacifistes qui sortent des mouvements syndicaux. Ces derniers (mouvementsyndicaux) organisent 2 conférence internationale et ce sont celle qui vontproposer pour la première fois la création d’une organisation ouvrièreinternationale dedans, c’est la proposition de crée pour la première fois uneorganisation internationale du travail : cette proposition émane d’aborddu mouvement syndical international. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Autre internationalisme, c’est lerôle de l’Eglise catholique :&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
1.2)      LESAINT-SIEGE ET SON ROLE DURANT LA 1GM&lt;br /&gt;
-        Le Pape Benoit XV est élu en septembre 1914&lt;br /&gt;
-        Il intervient Noël 1914 pour proposer trêve mais n'est pasécouté&lt;br /&gt;
-        Dès 1914 le Vatican multiplie les contacts secrets pourétablir une paix blanche (sans annexion, ni indemnité). &lt;br /&gt;
-        L'action diplomatique est ouverte durant l’année 1917 &lt;br /&gt;
-        Le pape tente de dissuader Italie en 1915 de s’engager dans leconflit aux côtés de l'Entente&lt;br /&gt;
-        Aussi travail humanitaire : le rôle du CICR&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Il ne faut pas oublier que l’Eglise catholique est la plus grandes etplus ancienne organisation internationale, elle se vit (se voit elle-même)comme une église universelle et qui échappe aux logiques étatiques (à ladifférence du protestantisme, de l’orthodoxie et de l’Islam qui sont très liéeaux pouvoirs locaux).&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
En tant qu’Eglise internationale, quel sera laposition du Pape -en tant que représentant de cette église- vis-à-vis de laguerre, une guerre ou des Etats catholique se font la guerre les uns contre lesautres. &lt;br /&gt;
Cela a dépendu des Papes. Benoit XV a mené unevrai politique (tient des discours et met en œuvre) en faveur de la paix et enfaveur de l’adoucissement des horreurs de la guerre. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Pour ce qui est de son action en faveur de la paix, elle est définie dès1915 dans une allocution où il considère qu’il faut multiplier les initiativesdiplomatique au service de la paix ; déjà dès noël 1914, il avait offertces offices de médiateurs pour la paix et dès 1915, il avait multiplié lescontact pour établir une paix blanche (sans annexion ni indemnités) et commecette Eglise catholique est une organisation internationale car il y a desprêtres, des desservants partout dans le monde, il tente de faire agir cesdeniers pour crée les condition de la paix (il a surtout tenté en 1915 dedissuader l’Italie de rentrer dans le conflit)&lt;br /&gt;
Evidemment le Pape n’a rien pu faire, sonaction diplomatique fut quasiment nulle, néanmoins, ce que l’église athlétiqueà pu faire en tant que organisation internationale, c’est de tenter de mettreen œuvre des mesures caritative et humanitaire – parfois en accord avec le CICRpourtant totalement protestant- pour tenter d’adoucir les horreur de la guerre.&lt;br /&gt;
En particulier car justement c’est uneorganisation internationale bien connecté, l’Eglise a utilisé le réseau de cesprêtres et évêques pour faire circuler l’information, pour faire circuler lescourriers, pour rapatrier et échanger les prisonnier blessé durant la guerre.Elle a aussi fait usage d’évêques en particulier venant de pays neutre pour réunirdes informations sur les camps de prisonnier etc.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
C’est donc l’utilisation du cadreEglise=organisation internationale pour d’une certaine manière mener une actionhumanitaire sans crée une nouvelle organisation, mais en restant de le cadre del’organisation existante.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Ce qui est clair, ce que montre la 1Guerre-Mondiale en dépit des efforts pacifiste développé par les 2 organisationsinternationale que nous venons de voir, c’est que les logiques nationales sontpuissante pendant la 1 Guerre-Mondiale et que ce qui se passe c’est qu’on prendconscience du fait qu’il est nécessairede réguler ces logiques nationales étant donné –on en prend conscience- que l’on ne peut les dépasser.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
On est plus dans la phase internationalisme,mais comment réguler les excès du nationalisme, en particulier son excès ultimequi est la guerre.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
2)     LES REGLES DE LA GUERREET LA NAISSANCE D’UN DROIT HUMANITAIRE INTERNATIONAL&lt;br /&gt;
Il s’agit de reprendre le problème autrement, en partant plus des acteurspar-dessous, comme les ouvriers ou par en haut comme l’Eglise universelle, maisà travers les gouvernements, les Etats-nations. &lt;br /&gt;
L’idée n’est plus de crée de nouvelle logique, mais à partir de ce quiexistent, de réguler les excès du nationalisme. A cette égard, un certainnombre d’initiative sont mise en œuvre et ces initiative vont donner lieu à uncertain nombre de régulation (chose que l’on verra maintenant)&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Pour comprendre cela, il faut partir du fait que on a l’émergence d’unenouvelle sensibilité à la guerre et à la violence ; A partirdu 19ème, on s’est aperçut que la vision du sang, la vision de lasouffrance humaine devient de plus en plus insupportable (ce qui n’était pas lecas avant). Cela se manifeste par le fait que l’on torture de moins en moinsles gens. C’est ainsi notamment que les exécutions publiques disparaissent dansle courant du 19ème siècle.&lt;br /&gt;
Il y a un changement de sensibilité donc par rapport à la mort et à ladouleur physique, la manière dont on aborde la question de l’expérience deguerre (champs de bataille, emprisonnement etc) est liée à l’évolution de cettesensibilité, raison pour laquelle à partir d’un certain moment, les souffrancesengendrée par les guerres sont apparue comme des phénomènes scandaleux qu’ilfallait sinon guérir en tout cas prévenir.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
C’est notamment à partir de la guerre de Crimée que l’on trouve que lesguerres deviennent particulièrement meurtrières, &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
2.1)      L’EMERGENCED’UNE SENSIBILITE ET D’UN DROIT HUMANITAIRE AVANT LA 1 GUERRE-MONDIALE&lt;br /&gt;
-        La sensibilité humanitaire se développe progressivement dansles années 1860&lt;br /&gt;
-        Henry Dunant (1828-1910)&lt;br /&gt;
-        Bataille de Solférino (24 juin 1859)&lt;br /&gt;
-        1863 création du &amp;quot;Comité international et permanent desecours aux militaires blessés en temps de guerre&amp;quot;. &lt;br /&gt;
-        Il est composé du Général Dufour (1787-1875), président, du Dr. Louis Appia (1818-1898), du Dr. Théodore Maunoir (1806-1869), de Gustave Moynier(1826-1910), président de la Société genevoise d'utilité publique  et de Henry Dunant comme secrétaire&lt;br /&gt;
-        Ce Comité deviendra en 1875 le &amp;quot;Comité International de la Croix-Rouge&amp;quot;(CICR)&lt;br /&gt;
-        Convention de Genève du 22 août 1864 pour améliorer le sortdes blessés de guerre signée d'abord par quatorze nations &lt;br /&gt;
-        Ces principes sont étendus en 1899 et 1907, aux blessés deguerres navales, en 1929, aux prisonniers de guerre&lt;br /&gt;
-        Conventions  de la Hayesur les lois et coutumes de la guerre sur terre de 1899 et 1907 &lt;br /&gt;
-        En 1907 il existe un corpus de 14 conventions signées par 44Etats : pour s’occuper des victimes combattantes de la guerre  avec 3 principaux instruments conventionnelsinternationaux ratifiés par les futurs belligérants des guerres balkaniques etde la PGM &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
A partir du milieu du 19ème, le fait de laisser les blessersur les champs de bataille devient particulièrement scandaleux. Dans ce cadre, quand Henri Dunant se rend en 1854 surle Champ de bataille de Solférino, en voyant tout ces blessé à l’abandon qu’ildécide de mettre en œuvre quelque chose pour éviter ces souffrances, pourmettre un terme à cette horreur de la guerre. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Il fait 2 propositions liée l’une a l’autre; &lt;br /&gt;
-        Fonder des sociétés de secours volontaire pourvenir en aide aux soldats blesser sur les champs de bataille (pas unecondamnation de la guerre, ce n’est pas du pacifisme, c’est de l’humanitaire)&lt;br /&gt;
-        Formuler des principes conventionnelle quiseraient ratifier par les Etats et servirait de base juridique pour éviter cetype de pratique jugés scandaleuse.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Le CICR est donc fondé pour trouver des solutions à ces deuxpropositions, d’abord, &lt;br /&gt;
-        la création en 1863 du comité internationaleet permanant de secours aux militaires blessé en temps de guerre qui estcomposé de militaire qui est composée de philanthrope genevois autour de lasociété genevoise d’utilité publique. Ce comité devient en 1875 le CICR. Cecomité encourage la tenu de conférence internationale pour créer desconventions et améliorer la position des combattants, ce qui fondent la base dudroit internationale humanitaire.&lt;br /&gt;
NB, on utilise le terme  « internationale, mais la compositionn’est pas du tout internationale, les membres sont des genevois, mais pensentagir internationalement ».&lt;br /&gt;
-        Le projet est celui d’une humanisation de laguerre sur l’idée que le combattant, une fois blessé, désarmée, prisonnier oumort, n’est plus un combattant, mais une victime, et qu’ainsi, il devient unepersonne neutre à laquelle il faut porter secours. &lt;br /&gt;
Ceci donne lieu à un certain nombre de conventions ; C’est l’idéenon pas de condamner la guerre, mais d’humaniser la guerre.            &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Tout autre est la logique des conventions de la Haye, car lesconférence qui y sont tenu en 1899 et 1907 marquent au contraire la première concrétisationde projet visant à maintenir une paix universelle tel que l’avait défini Kant.&lt;br /&gt;
L’initiative revient au Tzar Nicolas II, pour qui l’idée étaitessentiellement de réduire les armements excessif, donc de maintenir la paixpour réduire les armements excessif. Un des principaux résultats de cesconférences furent le développement des règles sur terre avec l’idée qu’il fautrégler au maximum les possibilités de conflits. Par ailleurs, sous produit decela, les conventions, comme la convention (n°4) de 1907 qui abordent à l’idéed’un droit internationale humanitaire concernant les prisonnier de guerre, laconduite des hostilités, les territoires occupées etc… &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
A la fin du 19ème, il existe un corpus de 14 conventions quion pour fonction de s’occuper des victimes combattantes de la guerre avec desinstruments conventionnels internationaux qui ont d’ailleurs tous été ratifiépar les futures nations belligérante es guerres balkanique et de la 1Guerre-Mondiale.&lt;br /&gt;
è Symboliquement, c’est important qu’il y ait toutesces conventions et cela dit beaucoup de choses sur le rapport que l’opinionpublique internationale à a la guerre, mas en même temps, les effets produit enmême temps de 1912 (début de la première guerre balkanique) à 1918 (fin dela 1 Guerre-Mondiale) ont été particulièrement minime (n’ont pas empêchéd’utiliser les gaz etc…)&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
2.2)      « L’ESPRIT DE GENEVE DURANT L’ENTRE DEUX GUERRES&lt;br /&gt;
-        Rôle de Genève durant la PGM: accueille des pacifistes commeRomain Rolland&lt;br /&gt;
-        Protocole du 17 juin 1925 qui prohibe l’emploi de “gaz asphyxiant, toxiques ou similaires&lt;br /&gt;
-        Conventions de Genève du 27 juillet 1929: amélioration du sortdes blessés et malades dans les armées en campagne et Code des prisonniers.Elles sont ratifiées par une cinquantaine Etats entre 1929 et 1939&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Car la suisse est un pays neutre, qui n’a pas été attaqué, c’est unpays dans lequel se réunissent les réunions pacifiste, on l’a vu.&lt;br /&gt;
De fait Genève fut un des lieux de refuges pour les pacifiste de toutbord, essentiellement pour les pacifiste de gauche et durant l’entre deux guerrese développe à Genève ce fameux esprit de Genève qui repose en gros sur 3  bases, 3 piliers :&lt;br /&gt;
1.  Ladiplomatie préventive : l’idée de prévenir la guerre par la diplomatie&lt;br /&gt;
2. La transparence des accords internationaux :fait que cette diplomatie préventive doive reposer sur la transparence desaccords internationaux&lt;br /&gt;
3. L’idée que l’on va crée à Genève des arènes ouvont se mener des discussions internationales ouvertes entre les gouvernements,les organisations qui les représentent afin d’éviter la guerre&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Ensuite, et ceci est un second grand ensemble, on a une amélioration dela protection des victimes de la guerre par des nouvelles frappe du droits etpar de nouvelle actions humanitaire. Il y a donc une action diplomatique et uneaction humanitaire.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Pendant l’entre deux guerre, cela donne lieu à un certain nombre deprotocole ou d’accord. On voit que les Etats avaient tout intérêt à ratifierces accords ou ces conventions car cela protégeait non seulement les autres,mais aussi leurs propres armées. En fait, c’était plus facile de se mettred’accord sur des règlements internationaux qui permettait de protéger lesarmées – et donc y compris la sienne- plutôt que de se mettre d’accord sur laprotection des civiles que l’on n’a pas réussit à faire pendant toute lapériode de l’entre deux guerre, les premiers règlements internationaux à cesuet se mettent en place après la 2 Guerre-Mondiale.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
On voit bien que l’ensemble de ces conventions humanitaire de même quel’ensemble de ces efforts diplomatique prennent actes des conflits qui existententre les nations, il ne s’agit aucunement d’une forme d’internationalismecomme on l’avait vu plus haut, mais d’une prise de conscience de la réalitéinéluctable des Etats-nations et des conflits inéluctable qui existent et quidécoulent de leurs existence et de la nécessité de les encadrer donc.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
C’est particulièrement net dans le fait que dans l’ensemble de cesconventions et discussion de la période de l’entre 2 guerres, il n’a été faitmention en aucun cas du phénomène des guerres civiles, or un des conflits lesplus meurtrier de l’entre deux guerre est justement une guerre civile, c’est laguerre civile espagnoles. &lt;br /&gt;
Et donc, il n’y avait aucun instrument international pour intervenirdans la guerre civile espagnole même si on le sait, le CICR a tout de mêmetenté d’intervenir de manière humanitaire pour faire circuler les informations,soigner les prisonniers, mais son action fut limité par le fait qu’iln’existait pas de régulation internationale qui permettait d’intervenir au seind’une guerre civile.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
S’il n’y a pas de protection des civiles qui a été mise en œuvre durantl’entre 2 guerres, ce qui a pu être mise en œuvre, sur la base d’un droitinternationale, c’est le règlement de la question des réfugiés&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
2.3)   DE LAPROTECTION DES CIVILES A CELLE DES REFUGIES&lt;br /&gt;
-     Conférence de Genève de 1929 met à l’étude une conventionprotégeant civils&lt;br /&gt;
-     Projet de Conventioninternationale à Tokyo, en 1934 mais qui n’aboutit pas&lt;br /&gt;
-     Entre 34 et 39  les Etats n’ont pas réussi à organiser uneconférence diplomatique pour donner vie à ce projet malgré les demandes du CICR&lt;br /&gt;
-     Il faut attendre 1949pour que soit adoptée une convention, à Genève, sur la protection des personnesciviles en temps de guerre &lt;br /&gt;
-     Réfugiés nombreux suiteà guerres balkaniques (1912-1913) puis après PGM et surtout grand nombre deréfugiés arméniens. Leur nombre est estimé (estimations très variables) à600 000 après la PGM&lt;br /&gt;
-     Environ 1 million deRusses après la révolution.&lt;br /&gt;
-     La Société des nationscrée en 1921 une organisation internationale des réfugiés (ancêtre HCR) sous ladirection du Norvégien Fridtjof Nansen (1861-1930). On l'appelle aussi officeNansen.&lt;br /&gt;
-     Le Passeport Nansen sertd’abord aux réfugiés russes (à partir de 1922) reconnu par 54 pays en 1933&lt;br /&gt;
-     La qualité de réfugiéest reconnue en application  desArrangements du 12 mai 1926 et du 30 juin 1928 (jusqu'à aujourd'hui).&lt;br /&gt;
-     Haut Commissariat pourles réfugiés provenant d’Allemagne, créé le 26 octobre 1933, en dehors du cadreformel de la SDN&lt;br /&gt;
-     Création en 1938 duComité intergouvernemental pour les réfugiés (C.I.R.), auquel participaienttrente-deux gouvernements, dont certains n’étaient pas membres de la S.D.N. LeC.I.R. fut chargé principalement des réfugiés juifs en provenance Allemagne etAutriche que personne ne voulait accueillir&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Pourquoi la question des réfugiés devient une question importantependant l’entre 2 guerre ?&lt;br /&gt;
On a vue que le 20ème siècle n’a pas inventé les épurationsethniques, c’est un phénomène ancien, déjà depuis l’ancien testament, celabaigne dans les réfugiés. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
A partir de la fin du 19ème la question des réfugiés prendune signification particulière car avant- quand des réfugiés fuyaient des situationsintenable- ils étaient accueillit dans tel ou tel pays à partir d’une traditiond’asile ou autre, mais tout change à partir du moment ou l’Etat-nation devientle modèle normale de l’organisation politique puisque si on est pas citoyen decette Etat, on est pas censé y être ou en tout cas, il faut que cette Etat vousaccepte, on ne peut circuler librement dans le monde.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Ce qui se passe dans l’entre deux guerre, c’est qu’il y a une massetrès importante de gens- qui pour des raisons diverses et varier, mais enparticulier pour ceux qui fuient la Russie bolchévique et qui perdent leursnationalité- perdent leurs nationalité, des apatrides qui ne sont réclamées paraucun Etat-nations et qui ne sont donc protégé par aucun de ces derniers. &lt;br /&gt;
Du coup il fallait faire face à un gros problème de réfugiés accueillisnulle part durant l’entre deux-guerre, or c’est un problème important. Raisonpour laquelle la société des nations crée en 1921 un office internationale desréfugiés (l’ancêtre du HCR). Cet office est dirigé par Fridtjof Nansen. &lt;br /&gt;
Ce dernier organise le rapatriement d’un demi million de prisonnierallemand et autrichien puis c’est lui qui crée l’office internationale desréfugiés qui est d’abord venu aux secours des populations russes qui fuyaientla révolution.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Cette office Nansen à joué un rôle très important pour fixer un certainnombre de règles pour l’accueil des réfugiés.&lt;br /&gt;
D’abord il crée un certain nombre de services internationaux quiavaient pour fonction de faire face aux flux des réfugiés. Il a travaillé encollaboration avec l’organisation internationale du travail pour trouver dutravail à ces réfugiés russes et sans emploi. Et surtout, il met au point cepapier extraordinaire qui est ce passeport Nansen ; c’est uncertificat d’identité qui permet – c’est un document d’une importance capitalpour ceux qui le possédait- de donner un statut juridique aux gens quin’avaient pas de papier et cela équivalait à une sorte de certificats de voyageet permettait de voyager dans tout les pays qui avaient reconnus la validité dece passeport Nansen.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Pour un certain nombre d’apatride ceci est un moyen de voyage ou departir quand cela devient nécessaire. &lt;br /&gt;
On voit donc que durant la période de l’entre deux guerre, on prendvraiment à bras-le-corps la question des réfugiés, il y a des solutions -certesprovisoires- qui sont trouvée.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Ce passeport a ensuite servi dans les années 30, au moment de l’arrivéau pouvoir du nationalisme socialisme en Allemagne et de l’annexion del’Autriche car à se moment-là arrivent en masse des réfugiés en provenance del’Allemagne – beaucoup de juifs ou d’opposant politique ayant été déchus deleurs nationalité allemande. C’est à ce moment-là que cette office s’est grippécar en réalité, il n’a pas pu faire face a cette afflux de réfugiés et ceci futune des limites du travail de Nansen.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
En 1938 est crée ce comité intergouvernemental pour les réfugiés quiavaient pour fonction essentielle d’accueillir ces réfugiés en provenanced’Allemagne et des zones occupé par les nazies, mais ils n’ont pu faire face.&lt;br /&gt;
                  &lt;br /&gt;
Cette questiondes réfugiés nous montre que malgré tout, il y a eu l’affirmation d’un certainnombre de lieu, de personne ou tout simplement logiques transnationale dans lapériode de l’entre-deux guerre. Des logiques qui essayent d’influer dans laprise en charge des civiles.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
3)     L’AFFIRMATION D’ACTEURSET DE LOGIQUES TRANSNATIONALES DANS L’ENTRE DEUX GUERRES&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
3.1)           DES ASSOCIATIONS AUX ORGANISATIONS INTERNATIONALES&lt;br /&gt;
-        En 1865 création de l'union télégraphique internationale, en1883 celle de l'Union pour la protection des œuvres littéraires et artistiques.&lt;br /&gt;
-        Il existe 14 organisations internationales&amp;quot;techniques&amp;quot; à la veille PGM&lt;br /&gt;
-        En 1910 constitution à Bruxelles du Centre pour lesassociations  internationales&lt;br /&gt;
-        En 1913 Associationinternationale pour la protection de l’enfance, fondée par des réformistesbelges, &lt;br /&gt;
-        À partir de 1919, Comitéde la protection de l'enfance  de la SDN&lt;br /&gt;
-        Déclaration des droits de l'enfant, charte fondamentale del'Union internationale de secours de l'enfant (UISE) 1923 Adoptée par laSociété des nations le 24 septembre 1924 et devient Déclaration de Genève&lt;br /&gt;
-        28 avril 1919 adoption du Pacte de la SDN ensuite annexé auxdifférents traités.&lt;br /&gt;
-        Le conseil est l’exécutif de la SDN, il est composé de 9 puis13 membres : 5 membres permanents et 4 puis 8 membres temporaires. &lt;br /&gt;
-        La commission d’hygiène est l'ancêtre de l'OMS,&lt;br /&gt;
-        L'office international des réfugiés devient le HCR, &lt;br /&gt;
-        La commission internationale de la coopération intellectuelle1921 donne naissance à l'UNESCO, &lt;br /&gt;
-        Aussi rôle de l'Organisation économique et financière de laSDN.&lt;br /&gt;
Les organisations internationales tels qu’institutionnalisé après la 1Guerre-Mondiale doivent ‘être pensée dans la continuité d’un certain nombred’association qui existaient déjà au 19ème siècle. Ce n’est pas uneinvention (en histoire il n’y en a jamais). On a une liste plus haut d’uncertain nombre d’association ou organisation internationale qui sont recensée.&lt;br /&gt;
Il existe en plus de cela des ONG que l’on nomme au 19èmedes associations internationale qui se sont développé dans la vague de la 1èreglobalisation. Ces associations reposent en générale sur des initiatives privées,mais parfois à l’aide des Etats, elles visent à regrouper des gens pourélaborer des solutions communes à des problèmes divers et varier.&lt;br /&gt;
                        &lt;br /&gt;
Il n’y a pas de rupture nette entre ce milieuinternationale d’avant la première guerre mondiale et les organisationsinternationale qui se créent après la 1 Guerre-Mondiale. En fait la plupart desorganisations internationales qui viennent après la 1 Guerre-Mondiale(organisation mondiale du travail et société des nations) s’enracinent dans despratiques et un milieu social qui existaient dans ces associationsinternationales.        &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
NB :L’internationalisme n’est pas forcément bon en soit, il y a desinternationalismes mauvais de même que le nationalisme n’est pas mauvais ensoi. Les choses ne sont ni bonne ni mauvaise en soi, ce qui compte, c’est ceque l’on en fait.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Exemple : Laprotection des enfants&lt;br /&gt;
La création del’association internationale pour la protection de l’enfance est fondée enBelgique en 1913 et cette association va d’une certaine façon être à l’originedu comité permanent des enfants qui nait à la société des nations en 1924 (lasociété des nations abritant beaucoup de comité technique).&lt;br /&gt;
Les membresd’association internationale pour la protection de l’enfance se retrouvent à lasociété des nations (au comité permanent des enfants) et c’est eux qui sont àl’origine de la déclaration des droits de l’enfant. &lt;br /&gt;
On voit donccomment une association privé devient le moteur de l’internationalismeofficiel.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Tout ceci nous conduit à nous interroger sur la naissance de la sociétédes nations.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
3.2)           LA SOCIETE DES NATIONSET LA SECURITE COLLECTIVE&lt;br /&gt;
-        Aristide Briand (1862-1932) (ministre français des affairesétrangères) dit le &amp;quot;pèlerin de la paix.&lt;br /&gt;
-        Traité de Locarno : octobre 1925&lt;br /&gt;
-        Août 1928 : pacte Briand -Kellog : renonciation à la guerrecomme instrument de politique internationale, signé par 60 Etats&lt;br /&gt;
-        URSS entre à la SDN en 1934&lt;br /&gt;
-        Départs Japon 1933 (car condamnation de son invasion de laMandchourie), Allemagne nazie en 1933, 1937 Italie à cause des sanctions aprèsl'invasion de l’Ethiopie, 1939 sortie des gouvernements de dictature: Espagneet Hongrie&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
La société des nations qui est effectivement la première organisationinternationale généraliste qui est fondée en à l’issu de la 1 Guerre-Mondiale àl’issu des traités de paix- en fait sa fondation est attachée même aux traitésde paix- le pacte qui définit les fonctions de la société des nations estadoptée le 18 avril 1919 c'est u pacte librement conclu entre des Etatssouverain qui n’aliénait pas la souveraineté des Etats qui adhérait àl’organisation. &lt;br /&gt;
Son siège est à Genève car Wilson est protestant, il avait des réseauxprotestant avec lesquelles il était en relations en Suisse et c’est cela qui adéterminé la fixation de la société des nations en Suisse.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Cette organisation internationale était d’abord destinée à résoudre lesconflits entre Etats et à maintenir la paix mais elle a aussi une actiontechnique extrêmement importante dans des sexions spécialisées de la sociétédes nations : commissions d’hygiène, office internationale des réfugiés.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
La chose la plus importante à retenir pour la société des nations, cen’est pas tant son rôle sur la sécurité collective parce que là effectivementon peur dire que cela à échoué, mais elle a vraiment crée un milieuinternationale, un milieu de fonctionnaire internationaux, formé àl’internationale qui ont été prêt ensuite à investir le nouvelinternationalisme de l’après la 2 Guerre-Mondiale et monter l’UNICEF, l’OMSetc… &lt;br /&gt;
La société des nations a donc une fonction d’acculturation àl’internationale qui est absolument essentielle.&lt;br /&gt;
                        &lt;br /&gt;
Néanmoins, la société des nations même en termes de sécurité collectivea été un lieu dans lequel dans les années 1920, il y a une pratique qui se meten place d’accord, de discussion collective, en particulier avec la signaturede pacte internationaux sous l’égide d’une organisation internationale et toutcela va servir de base à ce qui se passe ensuite après la 2 Guerre-Mondiale.&lt;br /&gt;
C’est vrai qu’à partie de la crise de 1930, avec la radicalisation dela plupart des Etats européen et la sortie de certains Etats de la société desnations voient les possibilités d’action de la société des nations fortementréduite. &lt;br /&gt;
NB : durant la 2 Guerre-Mondiale, la société des nations est plusou moins suspendu, mais il y a des comités qui continuent toujours àfonctionner (le comité du travail par exemple). &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Par ailleurs, la société des nations a développé un travail sur laprotection des minorités&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
3.3)           LA PROTECTION DES MINORITES&lt;br /&gt;
-     Engagements bilatéraux croisés à partir de 1919 liés auxtraités de paix&lt;br /&gt;
                        &lt;br /&gt;
Cette protection desminorités était de mettre en place un système d’engagements bilatéraux à partirde 1919 dans les traités de paix pour que les minorités qui résident sur les territoiresdes anciens empires puissent être protégé.&lt;br /&gt;
Le système de lasociété des nations comportaient donc des accords qui s’appliquaient enparticulier à tout les pays d’Europe centrale et dans lesquelles ces Etatss’engageaient à respecter le droit des minorités. &lt;br /&gt;
Ces textesgarantissaient 5 catégories de droits aux ressortissants des minorités :&lt;br /&gt;
1.      La citoyenneté du pays concernée&lt;br /&gt;
2.      La liberté individuelle, &lt;br /&gt;
3.      la liberté de culte&lt;br /&gt;
4.      L’égalité devant la loi&lt;br /&gt;
5.      La possibilité d’utiliser leurlangue&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Afin d’assurer lefonctionnement de ce système, le conseil de la société des nationsinstitue  une commission pour protégerces minorités et face à cette commission on pouvait envoyer des pétitions.&lt;br /&gt;
En réalité, cesgroupes eux-mêmes ne pouvaient pas envoyer de pétitions car la plupart dutemps, ils devaient passer par des Etats-nations qui transmettaient lespétitions à leurs places. Et ce système a eu un gros défaut, c’est de renforcerla nationalisation des minorités ! &lt;br /&gt;
Exemple, lesminorités germanophone se transforment peu à peu en minorité allemande carc’est d’une certaine façon le gouvernement allemand qui, en transmettant lespétitions des minorités germanophones devient en quelque sorte le garant de laprotection des minorités germanophone et en quelque sorte, par ce biais, cesminorités germanophones sont nationalisé allemande (è la même chose est vrai pourd’autre type de minorités de fait, les minorités sans Etats sont dans lamerde).&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Raison pour laquellese système est remise en cause après la 2 Guerre-Mondiale et que l’on passe dudroit des minorités au droit des individus, aux droits de l’homme (ca passageentérine en quelque sorte l’échec du droit des minorités)&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Un autre type derégulation internationale extrêmement importante qui est un autre typed’organisation internationale ; c’est la naissance de l’organisationinternationale du travaille.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
3.4)           L’OIT ETL’EMERGEANCE D’UNE POLITIQUE SOCIALE INTERNATIONALE&lt;br /&gt;
-        OIT Créé en tant qu’organisme indépendant en 1919&lt;br /&gt;
-        &amp;quot;Il n’existe de « paix universelle et durable quesur la base de la justice sociale »&lt;br /&gt;
-        L'Association qui lui a précédé est l'Associationinternationale pour la protection légale des travailleurs créée en 1900 quidevient l'office international de Bâle avec centre de documentation &lt;br /&gt;
-        La Déclaration de Philadelphie (1944) pose trois principes: letravail n'est pas une marchandise; la liberté syndicale et la libertéd'expression représentent une condition sine qua non pour le progrès social; lapauvreté menace le bien-être de chacun&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
L’organisation internationale du travail est la seul organisationintergouvernementale qui a traversé la 2 Guerre-Mondiale en se réfugiant àMontréal en 1940. &lt;br /&gt;
C’est comme les autres organisations, elle est issu d’une autreassociation qui se nomme « l'Association internationale pour la protectionlégale des travailleurs » c’est une association fondée sur une basetout à fait volontaire, mais déjà financée assez largement par les Etats etpuis, par des contributions volontaires.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
L’organisation de l’OIT est réclamée par les syndicats durant la 1Guerre-Mondiale en rétribution des efforts qu’ils ont fait pour participer à laguerre et en particulier toute cette mobilisant qu’ils ont permis pendant la 1Guerre-Mondiale.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Cette OIT se greffe donc sur une association plus ancienne, elle estdans une continuité historique, mais elle est rendu possible par le contexteparticulier qu’est celui de l’après 2 Guerre-Mondiale.&lt;br /&gt;
C’est une organisation institué en 1919 par le traité de Versailles etdont l’objectif est le même que celui de la société des nations ; la paixavec cette phrase « Il n’existe de « paixuniverselle et durable que sur la base de la justice sociale ».&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
L’OIT est liée à la société des nations budgétaire, mais l’OIT (le BITest le bureau de l’organisation internationale du travaille, c’est donc lesecrétariat de cette dernière). L’OIT admet en son sein des Etats qui ne fontpas partie de la société des nations, en particulier dès 1919, l’Allemagne etl’Autriche (le grand pays de la politique sociale à la fin du 19èmesiècle, c’est l’Allemagne (les premières lois d’assurances sociale obligatoires(assurances ouvrière selon la qualification de l’époque)  sont les lois allemande dans les années 1880).&lt;br /&gt;
C’est le pays dans lequel la part du produit nationale brut consacréeaux dépenses sociales est de loi le plus élevée en Europe à la fin du 19ème.C’est le pas dans lequel le savoir-faire en matière de politique sociale estparticulièrement important avec un syndicalisme extrêmement puissant à l’issude la guerre. IL est donc logique que l’Allemagne entre dans l’OIT.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Durant l’entre deux guerre, l’OIT fait essentiellement deux choses,deux choses particulièrement importante :&lt;br /&gt;
1. Les normes internationales du travail : Ellea élaboré des conventions internationales du travail. Ces dernières sontimportantes dans les domaines de durée du travail (8h de travail par jour),l’interdiction du travail de nuit des femmes et l’interdiction du travail desenfants et du travail forcée et un tas de convention dans les années 20 sur lesassurances sociale. C’est un socle conventionnel qui donne un minimum socialpour les Etats industrialisée.&lt;br /&gt;
2. La fonction d’assistance technique (ceque l’on nomme aujourd’hui aide au développement)&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Swenney</name></author>
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		<title>Du Principe des nationalités à la « question des minorités nationales » 1913 – 1938</title>
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		<updated>2012-11-22T13:27:48Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Swenney : Page créée avec « COURS N°5 :    DU PRINCIPE DES NATIONALITES A LA « QUESTIONDES MINORITES NATIONALES » 1913-1938 La publicationdes 14 points de Wilson dans son discours du le 8 janvier ... »&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;COURS N°5 : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
DU PRINCIPE DES NATIONALITES A LA « QUESTIONDES MINORITES NATIONALES » 1913-1938&lt;br /&gt;
La publicationdes 14 points de Wilson dans son discours du le 8 janvier 1918, porte en germele règlement des conflits de la première Guerre-Mondiale. &lt;br /&gt;
Dans cediscours, il abord un certain nombre de point généraux (préconise enparticulier la fin de la diplomatie secrète) et un certain nombre de pointparticulier tels que la restitution de l’Alsace-Lorraine à la Franc, lacréation d’u Etat Polonais indépendant et dans le denier point, il annonce la créationd’une société des nations. &lt;br /&gt;
L’acceptation deces 14 point par les vainqueurs semble consacrer l’idée/ le principe desnationalités. Ce principe qui domaine en fait l’ensemble du discours des 14points de Wilson  largement accepté, ceprincipe repose sur le modèle de l’Etat-Nations unique, le modèle de l’Ouest del’Europe. &lt;br /&gt;
C’est un modèlequi devrait s’applique à l’ensemble de l’Europ, y compris la partie de l’Est del’Europe (dont on avait vu qu’elle était organiser selon un principe différentà savoir celui des empires. &lt;br /&gt;
C’est sur ceprincipe d’Etat-nation qu’est dessinée par le traité de Versailles, la nouvellecarte de l’Europe sans tenir compte de l’enchevêtrement des peuples qui étaitla caractéristique dominante des peuples de l’Est de l’Europe. &lt;br /&gt;
Ce principe desnationalités va entrer en tension (pas forcément en contradiction) assezrapidement avec le principe multiethnique qui était une réalité dans l’Europedes l’Est. Il va contribuer à allumer un certain nombre de conflit, notamment le problème des minorités. &lt;br /&gt;
Ce problèmes desminorités est crée d’une certaine manière par la façon dont le modèle nationalmono-ethnique et mono-culturelle s’est progressivement imposé dans l’ensemblede l’Europe. Il faut bien comprendre que ce n’est pas un problème en soi enEurope de l’Est, mais cela devient un problème quand on impose un cadrenationale à un espace qui était un espace multinationale.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Pour comprendrecomment tout cela se déploie durant l’entre deux guerre et pour comprendre leseffets ravageurs que ceci aura pendant la période de la seconde guerre mondialepuis ensuite.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
1)   LE « PRINCIPE DESNATIONALITES » &lt;br /&gt;
LeSecrétaire d'État de Wilson, Robert Lansing (1864-1928), écrit dans ses notes,le 20 décembre 1918 : &lt;br /&gt;
 « Quand le Président parle d'autodétermination, quelle unité a-t-ilen tête? Entend-il par là une race? Une aire territoriale? Une communauté? Sansune unité de mesure définie, l'application de ce principe est dangereuse pourla paix et la stabilité. »&lt;br /&gt;
Leprincipe des nationalités est un problème qui avait déjà travaillé l’empireottoman et allumer un certain nombre de conflit dans ce dernier, pourtant,c’est ce principe du droit de peuple àdisposer d’eux-mêmes qui est considéré comme le principe structurant de la nouvellecarte de l’Europe après la première Guerre-Mondiale. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Maisqu’entend-on exactement par « droit des peuples à disposerd’eux-mêmes » ? de quel peuple s’agit-t-il ? Comment définir cespeuples ?&lt;br /&gt;
Enréalité, comme le tait remarquer Lansing, il n’y a pas de définition préscise,on ne sais pas s’il s’agit d’une race/ethnie etc; « Quand le Président parled'autodétermination, quelle unité a-t-il en tête? Entend-il par là une race?Une aire territoriale? Une communauté? Sans une unité de mesure définie,l'application de ce principe est dangereuse pour la paix et la stabilité »&lt;br /&gt;
            &lt;br /&gt;
Et c’estbien la question qui se pose : Comment définir une nation ?&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
1.1)     COMMENTDEFINIR UNE NATION ?   &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Ce principe des nationalités (ou du droit despeuples à disposer d’eux-mêmes) est une définition qui est en fait très difficileà manier, car il est très difficile de crée des délimitations spécialesprécise, des frontières précises entre les différents peuples dans les espacesmulticulturelle. &lt;br /&gt;
En réalité, dans l’esprit des décideurs dutraité de Versailles, un peuple/une nation ce sont des gens qui partagent lamême langue. La définition implicite qu’il y a du peuple, elle estessentiellement fondée sur un critère linguistique, mais dans le même temps,c’est une définition arbitraire (lasuisse ni la Belgique n’existerait pas selon cette définition).&lt;br /&gt;
C’est ainsi que dans les débats qui précèdentet qui suivent l’adoption du traité, le critère de la langue est  discuté avec un certain nombre d’argument quimontraient que cet argument de la langue pour fonder les identités nationalesest un argument fragile.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
·        Carte que le géographe Friedrich Ratzel (1844- 1904) annexeà son livre : Deutschland, 1898.&lt;br /&gt;
Argument fragile : exemple de FriedrichRatzel, qui avait déjà dessiné une carte de l’Europe sur le principe uniquementlinguistique ; l’Allemagne bien évidemment se retrouve énorme, la Suissen’existe pas, la France elle-même est nettement plus grande (elle se voitaccorder les territoires de Suisse et de Belgique francophone). &lt;br /&gt;
On voit donc que selon ce principe de la langue,on peut dessiner une carte de l’Europe tout à fait différente. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
•         &amp;quot;Bien des discussions quise sont élevées sur les limites de telle ou telle langue sont vaines. On enaperçoit la vanité quand on sait que les «dialectes» n'ont pas de limitesdéfinies, et qu'il n'y a de limites exactes que de chaque fait linguistique enparticulier&amp;quot;. (Antoine Meillet, 1918)&lt;br /&gt;
•          &amp;quot;Pour unlinguiste (…) il y a toujours, d'un dialecte à l'autre, des transitionsgraduelles et insensibles. A partir de quand dirons-nous que deux parlerscessent d'être la même langue et relèvent de deux langues différentes? Laquestion ne comporte pas de réponse précise ». Lucien Tesnière (1893 –1954)&lt;br /&gt;
Le problème c’est que – et onl’a vu dans notre premier cours- c’est l’Etat-nation qui a crée la languenationale, pas l’inverse. Donc d’une certaine manière, ces gens, ces 4personnes qui ont signé le traité de Versailles ont inversée le processus.Ainsi, d’une certaine manière les gens qui ont fonctionné/raisonner selon secritère linguistique on intériorisé la manière dont l’Etat lui-même s’estlégitimé en utilisant la langue comme instrument de légitimation del’Etat-nation. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
A l’époque des gens, notamment des linguistesmettent en doute la légitimité d’utiliser la langue comme un instrument dedéfinition de l’Etat-nation puisque les linguistes ont démontré à quel point ilest difficile de tracer des frontières nettes entre les différents dialectes,  notamment entre les nombreux dialectesd’Europe de l’Est et d’Europe centrale. &lt;br /&gt;
C’est ce que font remarquer les deux linguistesAntoine MEILLET et LUCIEN Tesnière. &lt;br /&gt;
C’est pourtant ce critère fragile qui estretenu et mise en œuvre au  moment de lasignature du traité de Versailles.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
•         Tomáš Mazaryk  (1850-1937) dans son livre Le Problème des petites nations (petits paysd’Europe centrale): « Pour qu'une nation ait le droit d'exister, ilsuffit mais il est nécessaire qu'elle le veuille et qu'elle prouve sa volontépar ses progrès économiques et généraux, par ses protestations et sesefforts.&amp;quot;       &lt;br /&gt;
A l’époque il y a aussi des gens qui ont unevision moins déterministe de la construction des peuples. &lt;br /&gt;
Mazaryk (Tchécoslovaque) considère que les nationsd’Europe centrale posent des questions toute à fait particulière, il dit que :« Pour qu'une nation ait le droit d'exister, il suffit mais il estnécessaire qu'elle le veuille (on est dans la tradition de Ronan ; la nation est un plébiscite detout les jours) et qu'elle prouve savolonté par ses progrès économiques et généraux, par ses protestations et sesefforts. »&lt;br /&gt;
Selon-lui, une nation pour exister doit pouvoir exister, cela veut direqu’elle doit être suffisamment forte, puissante économiquement et qu’ellepuisse se défendre elle-même. &lt;br /&gt;
Ici, la nation ne se définit pas par une entitéla culture, mais par un projet politiqueet économique issu des citoyens, sinon, ces nations tomberont sous ladomination d’autres grandes nations qui vont d’une certaine manière les détruire( ce qui se passera au moment du nazisme.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
1.2)     LES COMPROMIS POLITIQUES&lt;br /&gt;
·        Bismarck utilise l’argument de la langue durant la guerre desduchés de 1864 contre le Danemark et durant la guerre de 1870 contre la Franceà propos de l'Alsace-Lorraine&lt;br /&gt;
·        Tomas Masaryk et Edvard Benès (1884-1948)&lt;br /&gt;
·        Georges Clemenceau (France), David Lloyd George (GB), VittorioOrlando (Italie), Thomas Woodrow Wilson (USA)&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Nb : l’argument de la langue fut denombreuse fois utiliser dans l’histoire pour légitimer l’Etat-nation.&lt;br /&gt;
Néanmoins, pour que les divers Etats-Nationsaient pu émerger en Europe centrale, il a fallu un compromis politique : La réalité de la chose, c’est que la constitutiondes nations d’Europe centrale est le fruit de négociation politique. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
D’abord, pendant la 1 Guerre-Mondiale, il y aun certain nombre d’homme politique de ces zones (de ces divers futurEtats-Nations) qui se sont réfugiés dans les grandes capitales européenne etqui ont commencé à échafauder des projets nationaux (des plans de constructionnationale) et ont développé une habilité diplomatique plus ou moins grande pourfaire valoir ces plans et qui ont réussi ou pas à convaincre les grandes puissances.Mazaryk lui-même  a, pendant qu’il étaità Londres trouver l’appui des grands hommes politiques pour la constitution dece qu’ils entrevoyaient être la nouvelle Tchécoslovaquie (c’est un cassemblable pour la création de la Yougoslavie).&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Le traité de Versailles lui-même fut en faitconcocté par un groupes fermée de 4personnes dont le noms sont : &lt;br /&gt;
-         Georges Clemenceau (France),&lt;br /&gt;
-         David Lloyd George (GB),&lt;br /&gt;
-         Vittorio Orlando (Italie), &lt;br /&gt;
-         Thomas Woodrow Wilson (USA)&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Lespoints communs de ces hommes sont :&lt;br /&gt;
-         Ils sont tous decentre-gauche, ils sont donc politiquement parlant proche, &lt;br /&gt;
-         ils se méfient de lapuissance de l’Eglise catholique, &lt;br /&gt;
Pour ces 2 raisons, ils veulent affaiblir (ilsont tout intérêt à affaiblir), l’Autriche-Hongrie, puissance catholique et politiquementconservatrice. &lt;br /&gt;
-         Ils sont aussi tousanti-communiste (révolution Bolchévique en 1917), ils avaient le but de crée uncordon sanitaire, un cordon d’Etat autour de l’Europe occidentale pour laprotéger de ce qu’ils appelaient la contagion du communisme. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Ce sont donc plus des motivationsgéostratégique que idéologique/culturelle (motivation qui fut pourtant mise enavant) qui déterminent et président le dessin de la future carte de l’Europe :il s’agir de détruire les empires multinationaux (qui admettent la pluralitéculturelle) et qui apparaissent fragile (et donc qui protègent mal contre uneéventuel révolution bolchévique).&lt;br /&gt;
L’idée est de se protéger de l’instabilité politiquequ’amènerait la révolution bolchévique et de détruire l’empire austro-hongrois(qui est conservateur et bastion du catholicisme).&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
2)   LA FIN DE L’EMPIRE OTTOMAN ET LESPREMIERS NETTOYAGES ETHNIQUES DU  XXème siècles&lt;br /&gt;
Néanmoins, la considération culturelle on joué unvrai rôle dans la manière dont les populations locales se sont saisies de laquestion nationale.&lt;br /&gt;
Dans le cas de l’empire ottoman, ceci sera l’originede la construction nationale et de l’argumentaire culturel ( ouethnique/raciale).&lt;br /&gt;
Ces deux choses seront l’origine des premières épurationsethniques.&lt;br /&gt;
Les épurations ethniques ne sont pas un faitmoderne ; c’est ancien, dans l’histoire, il y a eu des épurationsethniques depuis toujours en réalité.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
2.1)      UNE HISTOIRE LONGUE&lt;br /&gt;
·        Expulsion des juifs dans toute l’Europe occidentale (GB :1290, France : 1394 , Espagne: 1491, Portugal: 1640)&lt;br /&gt;
·        Expulsion des Huguenots de France (1685-1686) : 400 000personnes&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Petite définition ; &lt;br /&gt;
La purification ethnique comprendplusieurs type d’action ; les déportations ou expulsion systématique de population,organisé ou non. &lt;br /&gt;
Ces déportations ou expulsionsystématique sont violente et induisent la plupart du temps beaucoup de morts,les femmes sont violé.&lt;br /&gt;
La forme la plus ultime desépurations ethniques, c’est le génocide, le fait que les populations sont éliminéesphysiquement. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Ces nettoyages ethniques visent àéliminer ceux qui sont défini comme différent par ceux qui sont le groupemajoritaire. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Il peut avoir épuration ethniquedans un cadre non nationale, et dans ce cas, en règle générale l’ethnie autreest alors définie en terme religieux et plus en terme culturelle. D’ailleurs, les premièreépurations ethniques sont des épurations religieuses, elles visent à expulsé desminorités religieuse (le plus petite nombre qui n’a pas le pouvoir). C’est ainsi,que les juifs se verront systématiquement expulsé de toute l’Europe occidentaleà des dates diverses par exemple.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
C’est à partir du 19èmeque ces épurations sont organisées selon un principe national : unprincipe de culture nationale dominante. &lt;br /&gt;
C’est ainsi qu’à la findu 19ème, les autorités allemandes prennent un certain nombre dedisposition pour déplacer les populations polonaise. &lt;br /&gt;
La question dunettoyage ethnique est donc une question de très longue durée, elle n’est pas forcémentliée à la question de la construction nationale, mais la construction nationaleà encouragé son utilisation sur les espaces multiculturelles.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
2.2)     PREMIERES EPURATIONS ENTRE 1878 ET 1912&lt;br /&gt;
En 1870 environ autant de musulmans qued’orthodoxes dans la future Bulgarie&lt;br /&gt;
•         En 1888 proportion tombeau quart&lt;br /&gt;
•         Dans les années 1920seulement 14%&lt;br /&gt;
•         Près de 500 000 réfugiésdes guerres balkaniques, à la recherche d’un nouveau foyer, témoignent de laforce de cette logique ethnique.&lt;br /&gt;
Les premières épurationscommencent 1878 avec la constitution des Etats-nations des Balkans à partir del’indépendance de la Grèce(1830) puis en 1878 au congrès de Berlin, il y a uncertain nombre d’Etat nouveau qui arrivent et dès la constitution de cesEtats-nations, on a les premières formes dépuration ethniques.&lt;br /&gt;
Comme on avait unempire - comme tout les empires- qui était fortement multiculturelle - car lapolitique des empires- est le brassage de population&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
On avait ici despopulations très mêlées avec pas mal de musulman, en particulier en Bulgarie,avec des musulmans locaux (convertis à l’Islam) ou des turcs.&lt;br /&gt;
Dès 1878, cela donnenaissance à des purifications ethniques, soit les gens se voient converti deforce ou chassé, ces épurations ethniques ont culminé dans les guerres balkaniquesde 1912 à 1913. &lt;br /&gt;
La première guerre balkaniqueen 1912 est dirigée contre l’empire ottoman et ceci donne donc lieu à desmassacres de population musulmane. &lt;br /&gt;
Encore aujourd’huidans les Balkans, les musulmans sont considérés comme des turcs, on nationalisedonc la religion. &lt;br /&gt;
(depuis la périodedu triomphe de l’Etat nation on technicise la religion, on nationalise lesidentités, et le pire, c’st que les gens endossent cela ;&lt;br /&gt;
un musulman grec,endosse le fait que les autres grecs l’appellent turc ceci, même s’il n’a rienavoir avec les turcs : la construction identitaire se voit endossée). &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Pour ces épurations ethnique,elles sont d’abord dirigée contre les musulmans ou les turcs, pendant lesguerres balkaniques en particulier, mais ceci avait déjà commencer pendant laconstitution des Etat-nations que sont la Bulgarie, la Serbie  (en 1878 avec le traité de Berlin). &lt;br /&gt;
En Bulgarie, à la base,il y avait autant d’orthodoxe que de musulmans, mais certains sont convertis deforce, d’autre expulsé, et d’autre encore, mais ceci est une forte d’expulsionse voient contraint de quitter le territoire.&lt;br /&gt;
Ensuite, pendant lesguerres balkaniques, il y a eu des phénomènes de massacre de masse. D’un côtécomme de l’autre, on avait l’ordre de massacrer systématiquement les musulmansou de les convertir de force et de même pour les ottomans qui avait l’ordre detuer toute les slaves dans un certain nombre de régions.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Durant la 2èmeguerre balkanique, il ne s’agissait plus de combat contre musulman etorthodoxe, mais entre Serbe et Bulgare (qui parlent pourtant dans langues).  &lt;br /&gt;
Les grecs et les serbess’allient (alors qu’ils ne se considèrent pas de la même culture pour épurerles bulgares qui vivaient sur le territoire de la Serbie), et les bulgareseux-mêmes ont perpétré des massacres sur le territoire de la Macédoine. &lt;br /&gt;
Les observateursprésent ont considéré que ces guerres étaient de véritable guerres deraces/ethnique et s’en sont beaucoup ému. D’autant qu’à la fin de ces guerres balkaniqueil y avait à peu près un demi million de réfugié ; ceci est beaucoup carces zones étaient très peu peuplé à l’époque.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
2.3)           LALEGISLATION DES EPURATION A PARTIR DE 1913&lt;br /&gt;
Lestraités bilatéraux visent à encourager et à encadrer cette purificationethnique, &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Ce qui se passe àpartir de 1913, c’est une forme de légalisation des épurations ethnique,c'est-à-dire que les pays ont signé des traités bilatéraux visant à encourageren encadrer ce qu’on nomme purification ethnique et qu’eux, de manière un peufleurie appellent échange de population.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Celui de 1913 prévoit des échanges de populationentre la Bulgarie et la Turquie &lt;br /&gt;
Celui de 1914 entre la Grèce et la Turquie &lt;br /&gt;
Celui de 1919 entre la Grèce et la Bulgarie &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Ces échanges depopulation ne concernent pas seulement des populations musulmanes et orthodoxes,mais aussi des échanges entre des populations orthodoxes. Donc sur desprincipes qui étaient en réalité l’idée que la langue dominante, la langue quel’on parlait indiquait l’Etat-nation dans lequel on devait se trouver. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Traité de Lausanne signé le 24 juillet 1923 entreTurquie d’une part et France, Italie, Angleterre, Japon, Grèce, Roumaine etroyaume SCS légalise internationalement le nettoyage ethnique (ici entre Grèceet Turquie). &lt;br /&gt;
lord Curzon (1859-1925), pourtant un des acteursprincipaux des conférences préparatoires, qualifia cet échange de population de« solution totalement mauvaise ethaineuse que le monde paierait lourdement dans les cent années à venir ».  &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Mais c’est par letraité de Lausanne de 1923 que ces échanges de population trouvent leurspremières consécrations internationales. Ce traité de Lausanne vient réglerla question de l’indépendance grecque. &lt;br /&gt;
Le traité de Lausannerègle- les grecs sont défait fasse aux trucs- la fin de la guerre et à cetteoccasion, on décide de manière internationale que les populations seraientmassivement échangés entre la Grèce et la Turquie, d’ailleurs Lord Curzon qualifiedéjà cette échange de population de « solutiontotalement mauvaise et haineuse que le monde paierait lourdement dans les centannées à venir » il était totalement visionnaire puisque defait, jusque récemment, on a le résultat de ces échanges de populations.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Cependant, ceséchanges de population avaient quand même pour fonction de mettre un terme auxmassacres de population.&lt;br /&gt;
Le processus d’échangede population entre population grecque et turque concerne environ 1,5 millionde personnes, et on pense que ¼ des personnes ont périt durant le transfert,ceux qui survivent s’entassent dans des villes ou les gens vivent dans unegrande misère.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
2.4)           LE GENOCIDE ARMENIEN&lt;br /&gt;
Durant lacrise des années 1894-1896, le sultan Abdülhamid II organise des pogromes en 1894-1896qui font autour de 200 000 victimes.&lt;br /&gt;
En 1909arrivée au pouvoir des Jeunes Turcs et massacre d'environ 20 000 Arméniens enCilécie.&lt;br /&gt;
Entre 1915et 1916 on pense qu’entre 1,2 et 1,5 millions d’Arméniens ont péri à la suited'une élimination programmée. &lt;br /&gt;
La minoritéarménienne de Turquie était estimée à 2,2 millions de personnes en 1913&lt;br /&gt;
Un autre sous produit de cette dissolution del’empire ottoman qui va de pair avec le nationalisme turc: le premier génocidede masse du 20ème siècle, le génocide Arménien.&lt;br /&gt;
Aucun historien sérieux ne conteste l’existenced’un génocide arménien ; la seule raison pour lequel ceci est sujet àdiscussion, c’est que le gouvernement turc refuse de reconnaître ou admettre legénocide.&lt;br /&gt;
Généralement, ils se basent sur le fait que cen’est pas vraiment un génocide planifié, même s’ils reconnaissent les massacres.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Au moment de la dissolution de l’empire ottoman,comme ailleurs, se développe dans la partie proprement Turc de l’empireottoman, le nationalisme Turc. &lt;br /&gt;
Comme tout les nationalismes de cette période,dans sa formulation de la fin du 19ème, se structure contre les minorités,qui apparaissent peu loyale ou douteuse, en particulier car la minoritéarménienne est très fortement représenté à la frontière de la Russie. &lt;br /&gt;
Dans ce genre de situation, ce qui se passe,c’est que les grandes puissances instrumentalisent les minorités. &lt;br /&gt;
Le gouvernement Russe a instrumentalisé laminorité arménienne contre l’empire ottoman et ensuite contre la Turquie ensoutenant la constitution d’un Etat Arménien. Pendant la 1 Guerre-Mondiale, lesautorités Ottomane à l’époque ont considéré qu’on avait là des groupes peu surd’un point de vue politique, et l’argumentaire des turques jusqu’au jour d’aujourd’huiest de dire : non, on n’a pas faite de génocide, on s’est débarrasser degens qui étaient politiquement peu sur et qui était en fait des ennemi del’intérieur.&lt;br /&gt;
En réalité, bine avant la 1 Guerre-Mondiale, ily a avait déjà eu des pogroms contre les Arméniens (terme utilisé surtout dansle contexte de l’antisémitisme), c’est des espèces d’épisode de terreur dirigécontre un groupes particulier- ou la population, en générale aidé par destroupes armées se jettent sur les populations que l’on veut punir, éliminerpuis les massacrent.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
La plupart du temps, les pogroms sont décritscomme des événements spontanés, mais en réalité quand on creuse, ils sont souvent plus ou moinssoutenu par les autorités locales, c’est ce qui se passe en 1894 et 1896concernant les pogroms sur les arméniens. Le fait qu’il y ait eu des pogromsavant la 1 Guerre-Mondiale cela montre qu’il y avait volonté de supprimer ces populations avant même qu’il indépendammentde leurs connivence avec les autorités russes.&lt;br /&gt;
On peut faire l’hypothèse que la 1Guerre-Mondiale a été l’occasion pour les autorités ottomane de se débarrasserde ces populations arméniennes. &lt;br /&gt;
Pour ce faire, ils ont enrôlée de force leshommes dans l’armée puis les ont fusillées, pour les femmes et les enfants, ilsles ont déportés.&lt;br /&gt;
Ces déportations touchent quasi toute lesprovinces de l’empire ottoman et là ou d’une certaine manière ces déportationssont moins forte, c’est à Istanbul (plus facile de se cacher) et à l’endroit oul’armée russe avait suffisamment avancée dans les terres et on permit deprotéger les arméniens.&lt;br /&gt;
On considère ceci comme un génocide et que 1,5millions d’arménien ont périt sur une population estimé à 2,2 millions.&lt;br /&gt;
Après la 1 Guerre-Mondiale, le traité de Sèvrea reconnu l’existence d’un Etat arménien indépendant qui a néanmoinscomplètement disparu du traité de Lausanne en 1923.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
3)     LA DISSOLUTION DE L’EMPIREAUSTRO-HONGROIS ET L’EMERGENCE DE LA QUESTION DES MINORITES&lt;br /&gt;
A la différence de ce qui se passe dans l’empire ottoman, on n’a pas acette période d’épuration ethnique sur le territoire de l’empire austro-hongrois, mais ce qui émerge, c’est la questiondes minorités.&lt;br /&gt;
A l’issu des traité de paix de la fin de la 1 Guerre-Mondiale, l’empire austro-hongroisdisparaît, on a à la place des Etats-Nations qui voient le jour ; LaTchécoslovaquie d’une part, la Pologne est reconstruite (à partir de l’empirerusse, allemand et austro-hongrois), de même la Roumanie (empire ottoman et austro-hongrois), la Hongrie et puis leRoyaume des Serbes, Croates et Slovène et l’Autriche&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
3.1       LAFIN DE L’EMPIRE&lt;br /&gt;
•         Le traité de Saint Germain signé le 10 septembre établit lapaix entre les alliés et l'Autriche. &lt;br /&gt;
•         Dissolution de la monarchie autrichienne.&lt;br /&gt;
•         En 1930 les germanophones d'Europe centrale sont: Sudètestchèques (22,3% de germanophones en Tchéco), 5,5% en Hongrie, 4,1% (originairesde l’Allemagne du Sud Souabe et de l’E Saxons) en Roumanie, 3,6% enYougoslavie, 2,3% en Pologne&lt;br /&gt;
•         Par le traité de Trianon du 4 juin 1920 l’ancienne couronne deSaint Etienne perd 67,8 % de son territoire et 59 % de sa population&lt;br /&gt;
•         Croatie et Slovénie, Bosnie rejoignent le royaume des Serbes,Croates et Slovènes, futur Yougoslavie, &lt;br /&gt;
•         Bohème, Moravie, Slovaquie et Ruthénie constituent laTchécoslovaquie&lt;br /&gt;
•         Galicie dans nouvelle Pologne&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Cette Autriche, les autrichiens de l’époqueconsidérait qu’ils devaient être annexé à l’Allemagne, mais on voit bien que ledroit des peuples à disposer d’eux même n’est pas respecté, l’Allemagne faitpartie des vaincus, et les puissances vainqueurs refusent de lui« offrir » en plus l’Autriche.&lt;br /&gt;
Les autrichiens ont donc l’interdiction derejoindre les allemands. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
L’autre grand Etat qui est extraordinairementdiminué est la Hongrie. Elle perd 67,8% de son territoire et environ 60% de sapopulation. Du coup, dans la Hongrie (de l’Autriche-Hongrie) il y avait énormémentde population qui ne parlait pas le Hongrois, désormais c’est l’inverse, il y aénormément de population qui parlent Hongrois en dehors de la Hongrie et qui constituentdonc des minorités nationale.&lt;br /&gt;
Les Hongrois en dehors de la Hongriereprésentent la plus grande minorité nationale de l’Europe centrale (3millions) si on excepte les minorités sans Etat que sont les juifs qui eux sontpresque au nombre de 7 millions.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Ces nouveaux Etats constitué sont pour laplupart ethniquement non-homogène, linguistiquement on a des groupes quiparlent des langues différents&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
            Le plus important de ces nouveauxEtats est la Tchécoslovaquie. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
3.3       LATCHÉCOSLOVAQUIE : UN ETAT-NATION ARTIFICIEL ?&lt;br /&gt;
•        Stefanik(1880-1919)&lt;br /&gt;
•        Tchécoslovaquieindépendante en octobre 1918 &lt;br /&gt;
•        Frontières décidéesau traité de Saint Germain en septembre 1919 et traité des ambassadeurs enjuillet 1920&lt;br /&gt;
•        Populations:Tchèques 51,1%,, Slovaques 16%,, Germanophones 22%,, Magyarophones 5%&lt;br /&gt;
•        Langue slovaqueécrite par Ludowίt Śtúr (1843)&lt;br /&gt;
•        Edvard Beneš (28 mai 1884 – 3 septembre 1948)&lt;br /&gt;
•        Nombre deslovaquisants passe de 58% à 68% entre 1910 et 1921&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Les Tchécoslovaquie se déclare indépendante en 1919, les tchèques se déclarentindépendant en 1918 et sont reconnu en 1919 par le traité de St-German. &lt;br /&gt;
Cet Etat est un Etat fondamentalement pluriethnique avec 2 groupesdominants : non pas d’un point de vue du nombre, mais du point de vue deleurs poids politique, ce sont les tchèque (ancienne Bohème Moravie) et lesslovaque. &lt;br /&gt;
Les Tchèque représentent 51% de la population les slovaques environ 16%de la population.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Pourquoi cette alliance?&lt;br /&gt;
On a 2 langue différentes qui sont en fait trèsproches, d’autant plus que les protestants des deux régions– la Slovaquie esttrès majoritairement catholique tandis que la Bohême-Moravie se caractérise parune certaine indifférence religieuse- parlent la même langue. &lt;br /&gt;
Néanmoins, les langues se sont différencier àla fin du 19ème siècle, à partir du moment ou la langue slovaque estcodifiée en 1843 et actuellement, depuis l’indépendance de la Slovaquie, leslangues divergeant de manière de plus en plus rapide. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
On voit donc l’illustration parfaite du faitque la construction nationale produit une politique linguistique qui a pourfonction d’identifier la langue à la nation. (La même chose se passe enex-Yougoslavie). La construction des langues nationales est en train de seproduire en Europe centrale.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
A  priorion a deux zones différentes, ce qui les différences le plus ;&lt;br /&gt;
-     l’importance de la religiond’une part avec le côté tchèque relativement indifférant à la religion et lacôté slovaque qui est très catholique.&lt;br /&gt;
-     l’économie : ona dans la partie   Bohème-Moravie une zonetrès dynamique économique parlant avec déjà beaucoup d’industrialisation, unebourgeoisie prospère et dans la partie Slovaque au contraire, c’est une zoneplutôt rurale dans laquelle il n’y a pas vraiment de bourgeoisie et dont lalangue de l’élite est encore le hongrois&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Pourquoi avoir mis ensemble ces 2parties ? &lt;br /&gt;
Car d’une certaine manière, ils se sont alliéscontre les autres, et les autres, c’est essentiellement les germanophones qui représententenv. 16% de la population et d’autre part les magyarophone qui représententpresque 10 %  de la population. C’estcontre ces minorités nationales que se fait cette alliance.&lt;br /&gt;
Ce qui se passe durant la 1ère républiquetchécoslovaque (1919 et 1938), c’est le développement d’une nation cultuelle slovaquequi n’existait pas avant la période de la Tchécoslovaquie, le slovaque se voitdévelopper comme langue scolaire et langue de communication, le nombre de gensqui parlent le slovaque augmente de beaucoup dans la population (unaccroissement de 10% en 10 ans) et on assiste à l’apparition d’une éliteculturelle slovaque et donc, logique conséquence, on a l’apparition d’un  nationalisme slovaque et de revendicationsd’autonomie. &lt;br /&gt;
Des revendications nationales voient le jourd’autant plus que après une période de décollage économique en Slovaquie, il ya une période de stagnation dans les années 30, cette dernières est lié à lacrise économique. Cers élites ont des revendications d’égalités économiques, derattrapage à l’égard de la Bohême-Moravie. &lt;br /&gt;
Au moment de la seconde Guerre-Mondiale en1938, les nazis vont exploiter les revendications nationalistes de la partieslovaque (qui se sont construite dans l’état tchécoslovaque).&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
C’est la construction de l’Etat nation tchécoslovaquequi produit le nationalisme slovaque. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Cela nous conduit à nous interroger sur laquestion des minorités nationales&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
3.2       LA CONSTITUTION DE NOUVEAUX ETATS&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
4)     LA QUESTION DES MINORITES NATIONALES&lt;br /&gt;
            &lt;br /&gt;
4.1       DÉFINIRLES « MINORITÉS » NATIONALES&lt;br /&gt;
•         3 million de &amp;quot;Hongrois&amp;quot; dans lesEtats limitrophes&lt;br /&gt;
•         Environ 70% des juifs mondiaux vivent en Europe de l’Est en1900 soit près de 7,5 millions de personnes&lt;br /&gt;
•         Ashkénaze utilisent langue yiddish (proche de l’allemandécriture hébraïque). &lt;br /&gt;
•         Dans les Balkans environ 150 000 juifs de culture séfarade :langue le ladino (vieil espagnol).&lt;br /&gt;
•         Tziganes réduits en esclavage dès le XIVe siècle enRoumanie a pris fin en 1856.&lt;br /&gt;
•         Population tzigane mondiale entre 2 (plus communément admis)et 5 millions.&lt;br /&gt;
•         1,5% en Roumanie (263 000) en 1931.&lt;br /&gt;
•         2,5% en Bulgarie (135 000) en 1926.&lt;br /&gt;
Le problème,ce n’est pas l’hétérogénéité despopulations qui est une nouveauté. Ce qui est nouveau, le problème, c’estle fait que les populations dans les nouveaux Etat-nations ne sont pas égales, etcette différence de traitement donne lieu à des politiques ségrégatives voire répressivecontre les groupes constitués en minorité nationale. &lt;br /&gt;
Lesminoritaires ne sont pas nécessairement les moins nombreux ; ces minorités, ce sont les groupes dominés, mais ce n’estpas une question de nombre, c’est une question de positionnement dans l’espacenationale. &lt;br /&gt;
Ce qui fait qu’un groupe national est constituéen minorité c’est le fait qu’il est dominé : &lt;br /&gt;
-         dominé politiquement ;même si sur le papier, ils ont les même droits, en réalité ils n’ont pas lesmême droits. &lt;br /&gt;
-         dominé culturellement ;n’ont pas le droit d’avoir des écoles dans leurs langues ou le faqit que lalangue administrative soit unique. &lt;br /&gt;
-         une dominationgénéralement économique ; &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Exemple : les romand ne sont pas une minorité nationale car, bienqu’ils soient moins nombreux, ils sont égalitaire au niveau du droit.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Dans la période qui nous intéresse, il y a 2grandes types de minorités en Europe centrale et Balkanique: &lt;br /&gt;
1.     Les populations qui sont sur les zones frontières : ce sont des minorités qui se forment après le traçage del’Etat-nation, ces populations étaient celle qui est sur la frontière. Lagrande minorité de ce type, ce sont les Hongrois. &lt;br /&gt;
2.     Des minorités qui n’ont pas d’Etat-nation : ce sont les diasporas, on a à nouveau 2 groupes :&lt;br /&gt;
-         celle qui sont réclamés par un Etat-nation, même  si elles nesont pas vraiment liée à cette Etat-nation à l’origine ; les germanophonequi dans l’entre deux guerre seront de plus en plus réclamée par la Républiquede Weimar. Il en est de même pour les musulmans des Balkans qui vont être« turcicisé » etrevendiquer par l’Etat turc. Ils sont en quelque sorte protégée par ces Etatqui les revendiquent. &lt;br /&gt;
-         Les diasporas sans Etats-nations : sont les juifs et les tziganes qui ne sontpas réclamé par aucun Etat nation : &lt;br /&gt;
-         La population juive enEurope en 1933 est essentiellement à l’Est (presque 7 millions de juifs enEurope centrale). 70% des juifs mondiaux vivaient alors en Europe centrale[aujourd’hui la plus grande communauté juive se retrouve dans les Etats-Unis, le2ème plus grand est en Israël].  Cettepopulation juives est en elle-même très diverses (en langue et ne pratiquentpas de la même façon leur religion). &lt;br /&gt;
-         Les tzigane arriventen Europe balkanique puis centrale au moyen âge 12 ou 13ème siècle,les tziganes pratiquent en générale la religion du pays, mais ce qui les distinguesdu reste de la population ce sont des pratique culturelle différente, sedistinguent également  par la langue, lesmanières de vivre, par l’usage d’une certaine musique ; par l’exercice depratique culturel différente culture et de métier différent. (Roms est un dessous groupes des Tziganes)&lt;br /&gt;
è  Juifs sedistinguent du reste de la population par la religion&lt;br /&gt;
è  Tziganes se distinguent du reste de lapopulation par la pratique culturelle &lt;br /&gt;
Tout deux se retrouvent mis à l’écart des groupesmajoritaires&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
4.2       LAPOLITIQUE RÉPRESSIVE À L’ÉGARD DES MINORITÉS&lt;br /&gt;
•         Roman Dmowski (1864-1939)&lt;br /&gt;
•         Pologne « polonaise à 69% en 1930&lt;br /&gt;
–       Ukrainiens 14%&lt;br /&gt;
–       Biélorusses 5%&lt;br /&gt;
–       Juifs environ 10%&lt;br /&gt;
–       Germanophone environ 2%&lt;br /&gt;
•         Politique de quotas: Juifs dans les universités polonaises,20% en 1928-1929,  8,2 % dix ansplus tard&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Ces minorités,  dans la période entre les 2 guerres, sontsoumise à des politique répressive qui se développent surtout en 1930, cela estvrai dans tout les pays d’Europe centrale.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
En Pologne, les minorités sont soumise à desmesures répressive, ce sont toute les minorités, les germanophones, lesukrainiens, juifs etc…&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Ces politiques répressives sont de 2ordres :&lt;br /&gt;
-         mesures répressive de la population elle-même ; qui lancent des campagnes contre des groupesminoritaires, c’est par exemple les mouvements de boycott des magasins juifs ouallemand, &lt;br /&gt;
-         puis il y a des politiques d’Etat, plus sourde et sournois: ne pas subventionner les écoles dans les languesnationales, ce qui fait que la possibilité d’être éduqué dans sa langued’origine se restreint.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Le point culminant de toute cela, c’est les pogromsqui se développent dès 1919 et qui continuent durant tout les années 30, ellesont tolérée par le gouvernement, même si ce n’est pas lui qui les orchestre,en Bulgarie cela se tient contre les musulmans etc..&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
5)     CONSCEQUENCES&lt;br /&gt;
Cette question des minorités nationale serainstrumentaliser par les Etats nations, surtout par les mouvements fasciste et naziedès 1933, le principe des nationalités qui a prévalu à donc été à l’origine d’unegrande instabilité en Europe centrale et sera un terreau qui favorisera lemassacre de la 2 Guerre-Mondiale&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Swenney</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://baripedia.org/index.php?title=Les_Nations_dans_la_Premi%C3%A8re_Guerre_Mondiale&amp;diff=576</id>
		<title>Les Nations dans la Première Guerre Mondiale</title>
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		<updated>2012-11-22T13:25:49Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Swenney : Page créée avec « 1)     LA GUERRE, FRUIT DU NATIONALISME  AVANT 1914    C’est un moment clé dans l’histoire européenne,cela inaugure d’une certaine manière la période d’exacerb... »&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;1)     LA GUERRE, FRUIT DU NATIONALISME  AVANT 1914 &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
C’est un moment clé dans l’histoire européenne,cela inaugure d’une certaine manière la période d’exacerbation desnationalismes en Europe, période d’exacerbation qui n’est toujours pasvéritablement terminée mais dont une des dernières étapes serait la guerre deBosnie et les accords de Dayton de 1995. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Lapremière Guerre Mondiale est une guerre mondiale comme l’indique son nom, mais ellese déroule surtout sur le territoireEuropéen. De plus, elle se déroule sur le front occidental, mais aussi lefront oriental de l’Europe.&lt;br /&gt;
C’estune guerre qui est très meurtrière (on voit le Bilan)&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
La première guerre mondiale : unbilan&lt;br /&gt;
-         Environ 10 millions de morts&lt;br /&gt;
-         Env. 20 millions de blessés&lt;br /&gt;
-         1919: 100 millions d’Européenssouffrent de famine&lt;br /&gt;
-         France          = 11 % de la population active a disparu (1 ouvrier sur 10)&lt;br /&gt;
= 700 000orphelins&lt;br /&gt;
= 600 000veuves de guerre&lt;br /&gt;
= 62 000 km de routes et 5500 km de voies ferréesdétruites&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
C’est une guerre très meurtrière comme leschiffres l’indiquent. La population active est décimée et des dégâts matérielsextrêmement importants. Bref c’est une guerre qui a commencé le 20èmesièclessous des hospices extrêmement noirs. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Lebut de ce cours n’est pas de faire l’histoire de la guerre de 1914-1918 mais de montrer en quoi cetteguerre a été un moment décisif dans l’affirmation du nationalisme :en quoi elle résulte du nationalisme et en quoi elle a contribué àrenforcer le nationalisme ou à en souligner les limites.&lt;br /&gt;
C’est à partir de la guerre de 14-18 que l’onpeut commencer à comprendre l’histoire des minorités. C’est un moment matricielautour de ces thématiques du 20ème siècle. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
1.1)      LEDEVELOPPEMENT DU NATIONALISME A LA FIN DU XIXème SCIECLE&lt;br /&gt;
            &lt;br /&gt;
On va voir comment dans un premier temps onpeut voir la Grande Guerre comme un fruit du nationalisme, tout à la foisfruit, accélérateur et produit. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Il faut faire une différence entre les mouvements nationalistes d’une part(qui sont des mouvements organisé ou pas) et les nationalismes d’état.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
1.1.1       Les mouvementsnationalistes &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
-         Naissance de véritables courants politiquesautonomes des partis nationalistes.&lt;br /&gt;
-         Tous les groupements nationalistes del’époque sont xénophobes (souvent sous une forme raciste), antisémites(pogromes en Europe centrale dans les 20 dernières années du siècle) etantidémocratiques.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
On avait parlé dans le premier cours de deuxsortes de définitions de la nation : une définition ouverte, libérale etl’autre fermée. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Clairement les mouvements nationalistes dont ils’agit ici mobilisent une définition de la nation fermée. Le nationalisme passeà droite dans le dernier tiers du 19ème siècle, c’est cenationalisme-là dont il est ici question. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Ce nationalisme se développe à la fin du 19èmepour deux raisons :&lt;br /&gt;
-     soit parce qu’il y a le sentimentde l’imminence d’un danger extérieur dans certain pays. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
C’est lecas du nationalisme Français aprèsl’abdication de Napoléon III et à l’issu de la défaite de 1871 contre lesPrussiens : Les nationalistes français développent un nationalismeclairement dirigé contre l’Allemagne, pays dangereux pour la France et lesfrançais. &lt;br /&gt;
En Italie, on a un nationalisme du mêmetype fondé sur la défaite italienne à la bataille d’Adoua en 1896, face àl’Ethiopie (dix ans de guerre italo-éthiopienne).&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
-     la deuxième raison de ce nationalisme de droite peut sedévelopper ; c’est le développementde problèmes sociaux-économiques qui fragilisent certains groupes sociaux. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
C’est lecas en Allemagne où ce que l’onnomme « la crise de fondation de l’empire » dans les années 1870 –c’est une assez grosse crise économique dont le point culminant est en1874-1875 - fragilise les artisans et les petits commerçants. &lt;br /&gt;
Ce sonteux qui vont alimenter le nationalisme, les mouvements nationalistes allemands.C’est à ce moment-là que ce sont développés des partis antisémites (les deuxvont de paire). &lt;br /&gt;
C’est lamême chose en Autriche, on a unecrise économique dans les années 1890 qui va alimenter le développement demouvement nationaliste dans la population. Encore une fois cela touche lespetits commerçants et les artisans notamment, c'est-à-dire toutes lescatégories sociales qui se sentent particulièrement menacées de déclassementsocial, du fait de la modernité, de l’industrialisation et des crises qu’ellesproduisent chez ces groupes, qui vont donc alimenter ces mouvementsnationalistes.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Le nationalisme peut être un sentiment diffus,mais il donne naissance à de véritable courants ou partis politiquesnationalistes. &lt;br /&gt;
Tous les nationalistes de l’époque partagent unmême socle de valeurs : ils sont généralement antiparlementaires,xénophobes et antisémites avec éventuellement des déchainements de violencecontre les populations juives (c’est particulièrement vrai dans l’Est del’Europe, mais également en Angleterre). &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Ce nationalisme extrême peut être dirigé contrel’Etat qui est jugé incapable de faire face aux ennemis extérieurs (lesétrangers) et aux ennemis intérieurs (les étrangers installé sur le territoirenational en particulier). C’est donc un nationalisme souvent contestataire ;il conteste la capacité de l’Etat à gérer les intérêts de la nation. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
En Allemagne ce nationalisme contestataireva conduire à une surenchère nationaliste de la part de l’Etat, car c’est unEtat-Nation relativement fragile encore à l’époque ; cela va vraimentemmener le gouvernement à une véritable surenchère nationaliste. &lt;br /&gt;
En France et en Angleterre, les mouvements nationalistes vont vraiment se situer dansl’opposition.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
            Cela ne veut pas direqu’il n’existe pas un nationalisme d’Etat !&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
1.1.2       Lenationalisme d’Etat&lt;br /&gt;
      &lt;br /&gt;
-         En France esprit de revanche : 1882 bataillonsscolaires &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Cependant il existe un nationalisme d’état, unnationalisme organisé d’une certaine manière par l’Etat. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Il peut également prendre des formes diverses,et cela s’inscrit sur la manière dont l’Etat est un des vecteurs de laconstruction nationale (c’est l’Etat qui nationalise la population : cours1 ou 2). &lt;br /&gt;
Dans les moments de développement dunationalisme, l’Etat développe de manière encore plus forte ses outils denationalisation. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Un de ces moyen de développer le nationalismequi est aux mains de l’Etat, en tout cas pour la France (pas dans tous les pays), c’est l’école. Cela devient uninstrument très fort de nationalisation de la population et même un instrumentde propagande nationale pour le coup ; on prépare/forme les élèves même àla guerre. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Dans l’école de Jules Ferry (l’école Françaiseà partir de la fin des années 1880), il y a toute une propagande derécupération des provinces d’Alsace-Moselle annexées par le Reich allemand deGuillaume Ier, en 1871. Et puis, il y a même la préparation des élèves à laguerre cela va même la constitution de bataillons scolaires (qui était faitpour éduquer les jeunes garçons à la guerre). Ces bataillons scolaire sont unpeu un projet anecdotique car ils n’ont pas tellement marchés, néanmoins ilsont été mis en place pour une période relativement courte. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
-         EnAllemagne importance de l’armée : fondation des ligues navales (Flottenvereine). Largement soutenuespar le gouvernement, les ligues regroupent près de 1,2 millions de membres à laveille de la guerre de 1914. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
En Allemagne,le nationalisme d’Etat prend la forme du militarisme. La place du militaire et unedes différences entre l’Allemagne et la France (en France le développement dunationalisme ne s’inscrit pas forcément dans le développement de l’armée). &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
En Allemagne, l’armée, qui est un corps trèsparticulier du fait de la tradition militaire prussienne, est renforcée par cenationalisme d’Etat (le nationalisme d’Etat renforce la position desmilitaires). &lt;br /&gt;
D’abord ça prend une forme symbolique ; lefait que les hommes politique allemand Bismarck (qui n’a pratiquement jamaisfait la guerre contrairement à l’image qu’il donne) et Guillaume II (avec unbras pratiquement immobilisé) se représentaient presque toujours en uniformemilitaire. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Bismarck,chancelier jusqu’en 1890, est souvent représenté avec un double sabre et estjoue un rôle très important dans la construction nationale allemande. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Dans les années 1890, au moment ou on a undéveloppement très fort du nationalisme d’Etat en Allemagne, ce nationalismes’appui sur une propagande en faveur du développement de la flotte militaireallemande qui va constituer un élément important de ce nationalisme belliciste.&lt;br /&gt;
Cela se cristallise autour de la flottemilitaire car cette dernière est le symbole par lequel l’empire allemand entreprendune sorte de concurrence avec l’Angleterre coloniale. A travers la flotte, il ya donc le symbole du rayonnement de l’Allemagne dans le monde. La propagande enfaveur de cette flotte qui permet le développement de la puissance allemandemondiale –la flotte est un instrument de la Weltpolitik de Guillaume II - a été très largementsoutenu par la constitution d’une opinion publique favorable qui bien sûr estelle-même soutenue par les militaires. &lt;br /&gt;
Ces Flottenvereine (association en faveur de la flotte) comptent1,2 millions de membre à la veille de la guerre de 14. &lt;br /&gt;
Il y a donc uneorganisation par l’Etat, en tout cas par un segment de l’appareil de l’Etat d’uneopinion publique nationaliste. Attention, il ne s’agit plus ici denationalisation de la population, mais c’est un phénomène de développementd’une opinion publique nationaliste, avec un nationalisme agressif ; Cen’est plus seulement « je suis un allemand »,  mais on transforme les gens en personnesfavorables à une politique expansionnisme allemande. On passe à un niveausupérieur.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Tout cela évidement– et c’est le second temps- alimente de fortes tensions internationales.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
1.2)           LES TENSIONS INTERNATIONALES &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Tout cela évidement– et c’est le second temps- alimente de fortes tensions internationales; chezcertains pays - ceux qui se sentent les moins puissants à l’intérieur deséquilibres politiques européens – cela encourage une politique ou une vision desoi et même une pratique expansionniste dans le monde&lt;br /&gt;
On va prendre comme exemple l’Allemagne etl’Italie qui sont les deux pays ayant le plus clairement affiché cette volontéexpansionniste.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
1.2.1       LaWeltpolitik Allemande &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
-         Crisesmarocaines de 1906 et 1911 &lt;br /&gt;
-         PlanSchlieffen adopté en 1905&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Pour l’Allemagne, on parle de Weltpolitik ;la politique mondiale ou mondialiste. &lt;br /&gt;
Cela se manifeste par une politique étrangère allemande,qui relève alors du domaine du kaiser Guillaume II, une politique étrangèredonc qui est une politique d’affirmation de la grandeur de l’Allemagne. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Cela se marque par l’attitude : par le fait que les diplomates allemands parlentavec une très grande agressivité verbale ce qui ne correspond pas aux habitudesdiplomatiques européennes. Ils manifestent leur volonté de puissance avec desdiscours tonitruants et des interruptions intempestives qui d’ailleurs secalque très largement sur les attitudes (déclarations tonitruantes) del’empereur Guillaume II, lui-même. &lt;br /&gt;
Leurs attitudes très agressives sont corroborépar un certain nombre de pratique sontégalement très agressives, comme la construction de la flotte qui estclairement dirigée contre la Grande Bretagne. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Il y a également le fait de mener une politiquemondiale en termes de relations diplomatique (rappelle-toi la technique dupavé dans la mare, avec le Maroc en 1905) menée vers l’agression et pas tournéevers la protection de soi.&lt;br /&gt;
Les allemands abandonnent le traité deréassurance avec la Russie dans les années 1890, l’Allemagne est donc isolée aucœur de l’Europe. L’Etat-major sait très bien que s’il y a une guerre, elle semènera sur deux fronts. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Ceci alimente un sentiment d’encerclement quiconduit à l’adoption du plan Schlieffenen 1905, déjà discuté à la fin du 19ème siècle. &lt;br /&gt;
Ce plan (et c’est d’ailleurs comme cela que vase passer la 1 Guerre-Mondiale et d’ailleurs la 2 Guerre-Mondiale aussi) quiavait comme objectif de remporter une victoire décisive contre la France, avantde retourner les forces vers l’Est. Pour ce faire, l’idée était d’éviter leslignes fortifiées française de l’est de la France et de lancer l’arméeallemande dans un pays neutre, à savoir la Belgique. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
C’est une politique allemande très clairementtournée vers l’expansionnisme, cela sera la même chose pour l’Italie. Cela neveut pas dire que les autres pays n’en ont pas une également (on prend ces deuxexemples car se sont les plus évidents).&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
1.2.2       L’Italieet la guerre de Lybie (1911-1912) &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
-         Enseptembre 1911 le président du conseil Giovanni Giolitti (1842-1928) décida laguerre contre la Turquie: 100 000 hommes furent débarqués&lt;br /&gt;
-         Le 15octobre 1912, par le traité de Lausanne, la Turquie reconnaissait lasouveraineté italienne sur la Cyrénaïque et la Tripolitaine, les deux provinceslibyennes. &lt;br /&gt;
-         Lesécrivains Gabriele d’Annunzio (1863-1938) et Enrico Corradini (1865-1931), célébrèrent l'événement.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
La guerre de Libye de 1911-1912 montre lavanité et la volonté expansionniste Italienne envers la population de ces pays.Cette guerre de Libye est un grand moment du nationalisme italien. [A l’époquela Lybie est encore sous domination ottomane.]&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Ces provinces en verts (La Libye italienne) étaientottomanes, avant d’être italiennes. &lt;br /&gt;
La Lybie depuis la fin du 19èmesiècle, est très pénétrée économiquement par l’Italie, en particulier sousl’impulsion de la finance catholique, la Banco di Roma. &lt;br /&gt;
La présence italienne se renforce avec le temps.Une campagne de pressese développe parallèlement favorable à l’intervention. L’Italie voulait renforcer ses intérêts économiques etdécide de passer à la guerre en 1911. 100'000 hommes sont débarqués, l’Empireottoman étant très faible, l’Italie remporte la victoire. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Le traité de Lausanne de 1912 met fin à laguerre. Symboliquement, c’est une victoire italienne (ils obtiennent la Libye)mais en réalité les italiens ont eu une très grande difficulté à pacifier ceterritoire (ils n’y parviendront jamais vraiment).&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Ils n’ont jamais réussi à gouvernercorrectement ces territoires, c’est un gain politique faible et au niveau desgains sociaux-économiques, c’est également très faibles car contrairement à cequ’ils avaient prévu, il y a très peu de population, ils voulaient faire descolonies de peuplement, mais en réalité, il n’y a pas d’implantation massive decolons italiens ; or le but était de résoudre dans les colonies lesproblèmes sociaux italiens. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Symboliquement c’est un succès, maisconcrètement c’est un semi-échec, cela ne satisfait pas les populations.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
1.3)      PROLEGOMENES :LES GUERRES BALKANIQUE 1912-1912 &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
C’est dans ce contexte que se mettent en place àl’Est les prolégomènes (les devants,les avants) de la 1 Guerre-Mondiale.  Cesprolégomènes, ce sont les guerres balkaniques.&lt;br /&gt;
Lapremière guerre mondiale commence donc à l’Est. Ces guerres des Balkans annoncent les caractéristiques dela première guerre mondiale : des guerres ou la question ethnique va jouerun très grand rôle, ce sont des guerres nationales, et très brutales. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Les guerres balkaniques sont un grand moment deviolence et d’affirmation des nationalismes indigène sur une base ethnique. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
1.3.1       Deuxguerres &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
-         Première guerre balkanique de 1912octobre-mai 1913&lt;br /&gt;
-         Il s’agit essentiellement de la guerre detrois pays : la Serbie, la Bulgarie et la Grèce dans le but de chasser lesOttomans des Balkans &lt;br /&gt;
-         Seconde guerre balkanique de juin-juillet1913 (deux mois) pour le partage des terres conquises sur l’Empire ottoman&lt;br /&gt;
-         Défaite de la Bulgarie devant coalitionGrèce, Serbie à laquelle se joint la Roumanie. Conférence de Bucarest le 10août 1913 et partage Macédoine. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Il y deux guerres balkaniques : &lt;br /&gt;
1.     La première guerrebalkanique date de 1912 est une guerre qui a pour fonction de chasser lesottomans de l’Europe. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Cette guerre est le fruit d’une coalition entretrois Etats-nation récents : la Grèce (1831), la Serbie (1878) et laBulgarie (1878).&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
2.     La  Deuxième est déclenchée du fait que ces troispuissances ne sont pas en accord sur le partage de la Macédoine essentiellement(sur les territoires en général laissé par les ottomans). Il y a une coalitionles serbes, les grecs et les roumains qui n’étaient pas dans la première guerrebalkanique contre la Bulgarie. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Cette coalition conduit à la défaite de laBulgarie. &lt;br /&gt;
Au final il y a un nouveau dessin des frontièredans lequel, la Grèce récupère un gros territoire, la Serbie encore plusimportant, en revanche la Bulgarie a récupéré une très petit partie de laMacédoine (qu’ils revendiquent aujourd’hui). &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
1.3.2       Et leursconséquences &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
-         Epurationsethniques d’ampleur (voir le rapport de la commission Carnegie de l’été 1913).&lt;br /&gt;
-         PGM estdirectement issue des guerres balkaniques par l’attentat de Sarajevo 28 juin1914&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Le dessin des frontières en 1913,des frontières dessinée pas seulement avec les pays belligérant, mais sous lasurveillance des grandes puissances occidentale (cette parité de l’Europe fut façonnerpar les intérêts économique des puissances de l’ouest)&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Plus largement, c’est une guerre féroce qui aimpliquée de manière importante les civils, elle a été menée sur baseethnique ; les armées ont déclaré la guerre non seulement aux armées enface, mais aussi aux groupes ethniques qui leurs apparaissaient être comme desennemis. L’armée Serbes avait l’ordre demassacrer tous les bulgares, pas juste l’armée : on a un prolongement deces guerres ethniques avec la guerre de Bosnie et la guerre du Kosovo)&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Ces guerres ethniques produisent dans cetterégions, sur les débris de cette Empire ottoman multiculturelle d’une part les Etats-Nations et d’autrepart la question des minorités ;puisque en fait, il y a des groupes ethnique qui sont constitué, en ennemi auprincipe que ces groupes serait des corps étranger à l’intérieur d’un ensembleplus vaste dans lequel ils seraient des étrangers finalement.&lt;br /&gt;
è  Ladestruction de l’Empire ottoman produit via le nationalisme le mécanisme detransformation de groupes en minorités nationales (qui sont pourchassé etconsidéré comme ennemi à l’intérieur du territoire). &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
1.4)           LE NATIONALISME COMME IDÉOLOGIE&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Dans le même temps, les guerres balkaniques etsurtout la seconde guerre balkanique avec toutes les annexions qui enrésultent ; permettent de multiplier toute ces minorités nationales.&lt;br /&gt;
Ces groupes-là, qui sont annexer du fait de laseconde guerre balkanique vont être ensuite constitué - dans cette conceptionethnique de la nation- en minorités nationale. &lt;br /&gt;
Dans ces partages territoriaux, il y a uncertain nombre de pays qui vont se sentir mal traité, comme la Bulgarie, ce quinourrit les irrédentismes (volonté de récupérer les territoires qui devraientnous appartenir). &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Les guerres balkaniques sont intéressantes carelles posent pour la première fois de manière claire la question de savoir cequi se passe avec des populations mélangés et que l’on crée des Etats-nations,quand ces derniers se font la guerre et quand il faut répartir les populationssur un territoire ou un autre : il sepasse des choses qui pour les populations ne sont en générale pas trèsagréable. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Au résultat, les mécanismes d’épurationethnique et les tensions ethniques apparaissent avec les revendicationsnationales. &lt;br /&gt;
L’Assassinat de François-Ferdinand du 28 juin1914 (très bien raconté sur wikipedia) a lieu justement dans cette région. &lt;br /&gt;
C’est sur une revendication nationaliste, desserbes, revendication développé pendant les guerres balkaniques, qu’il fautcomprendre cet attentat de Sarajevo. On entre donc dans ce qu’on appelle laGrande Guerre patriotique.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
2)     LA « GRANDE GUERREPATRIOTIQUE » &lt;br /&gt;
               &lt;br /&gt;
Les historiens de lapremière Guerre-Mondiale  sontextrêmement divisés. L’historiographie :&lt;br /&gt;
-         il y a un courant historiographique qui a voulu voir dans la Grande Guerre et dans facilité de mobilisation de lapopulation dans les différent pays d’Europe – mais surtout en Europeoccidentale - une réussite de la nationalisation de la population. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
-         Il y a descontestations de la guerre au front. Le débat entre les historiens porte sur leconsentement. Les gens se sont engagés volontairement, dans l’idée de défendrela patrie ou le consentement a-t-il été arraché ? &lt;br /&gt;
Les gens contre cette interprétationnationaliste de la guerre disent : ceconsentement s’est fait sous pression, du groupe des pères par exemple. Engros il n’y a pas de libre-arbitre,&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
2.1)           « L’UNION SACREE » &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Tout un couranthistoriographique  voit dans facilité dela mobilisation dans les pays d’Europe (surtout Europe occidentale) untémoignage de la réussite de l’inculcation du sentiment national.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
A l’issue de l’attentat de Sarajevo, on entredans la Grande guerre patriotique, c’est comme telle qu’elle est vendue par lesgouvernements. C’est aussi la première guerre pour laquelle les gens, les soldatsont été mobilisés nationalement et en s’y rendant &lt;br /&gt;
C’est la premièreguerre où les populations sont mobilisées en masse dans le cadre del’Etat-Nation pour partir à la guerre. C’est la première guerre organisée parl’Etat-Nation sous la forme d’une mobilisation des populations. &lt;br /&gt;
Cette mobilisationest faite avec l’idée que l’on va servir sa patrie. Le fait que cettemobilisation ait marchée ; le fait que les gens soient allé se battre seraitla preuve que les gens avaient complètement intériorisé leur appartenancenationale, elle passait avant tout. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
La première guerremondiale c’est le signe de la réussite du processus de nationalisation de lapopulation. Ceci est l’interprétation de tout ce courant historique.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Il y a eu fonctionnement de la nationalisationdes sociétés : IL disent que cela semanifeste par la réalisation de l’unionsacrée qui est un moment de constitution de cet unanimisme national ;un moment ou les gens partent pour se battre et se réalisent dans l’idée desauvegarder le territoire national ou de récupérer le territoire national dansle cas français ( avec l’Alsace-Moselle). &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Laguerre se fait donc au nom d’une logique nationaliste, au nom de la logique dela protection nationale. Cela a permis dedépasser dans un premier temps les antagonismes politiques (de droits et degauches) et sociaux (il y avait des bourgeois et des paysans) Ces gens seréunissait dans l’union sacrée : le fait de se battre pour sa patrie. C’est le moment de triomphe du processus denationalisation.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
-         Cela se manifeste par l’unanimisme politique&lt;br /&gt;
-         Une mobilisation combattante&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
2.1.1       Unanimismepolitique &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
-         France : Jaurès pacifiste socialistefrançais assassiné le 30 juillet 1914 &lt;br /&gt;
-         Les crédits militaires sont votés àl‘unanimité le 4 août 1914 et les différents courants socialistes se rallient àla guerre dans le courant du mois d’août.&lt;br /&gt;
-         En Allemagne certains socialistes défendent“ la théorie de la compensation : Gustav Noske, en 1907, dans undiscours au Reichstag, ilapporte, au nom du Parti, son soutien au gouvernement en cas de guerre.  Mais l’extrême gauche du parti social-démocrate,autour de Rosa Luxembourg est fidèle à l’internationalisme.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Cela se manifestepar l’unanimisme politique, avec le fait que généralement dans tout les paystous les partis au Parlement ont voté les crédits de guerre, et donc en faveurde la guerre. D’autant plus que les courants pacifistes ont généralement ététrès secoués. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Jean Jaurès, par exemple, chef du mouvement socialistefrançais, fait encore en juillet 1914 un meeting contre la guerre. Sonmouvement considérait que la guerre n’était pas une guerre nationale, maisétait une guerre qui allait se faire au nom des intérêts économiques d’unepartie de la population. Il sera assassiné le 30 juillet 1914, c’est le dernierrempart pacifiste qui saute.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
En Allemagne, il y aaussi un courant pacifiste, avec Rosa Luxembourg notamment, on la voit dans uneréunion pacifiste sur la photo. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Néanmoins en juilletet août 1914, tous les partis socialistes -les partis les plus à gauche- votentpour les crédits de guerre ; il y a donc une unanimité parlementaire pourla guerre. Cela ne veut pas dire qu’il n’y a plus de pacifistes au sein mêmedes partis. En fait dans ces partis, il se maintient un courant pacifisterelativement fort.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
2.1.2       Lamobilisation combattante et ses limites &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
-         En GBengagement volontaire d’un million d’hommes en 1914 et 3 millions en 1915 (pasde conscription obligatoire en GB) &lt;br /&gt;
-         EnAllemagne il s’agit d’environ un million de personnes (jeunes pour laplupart) &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
La deuxième chose,est qu’il y a une mobilisation combattante qui se fait sans beaucoup dedifficultés. Cela se fait sans problème. &lt;br /&gt;
Non seulement onparvient à mobiliser les populations, mais on note un fort engagementvolontaire, en Grand Bretagne car il n’y pas de conscription obligatoire avant1916 (3 millions de personnes) et en Allemagne. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Néanmoins ons’aperçoit qu’en fait, il y a un certain nombre d’endroit où les départs sesont faits dans les larmes, dans les campagnes et les quartiers les pluspopulaires notamment ; les paysans laissaient leurs champs et cela poseproblème. &lt;br /&gt;
L’enthousiasme étaitplus présent dans les classes bourgeoises ou cultivées. D’ailleursl’enthousiasme a été de courte durée.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
2.1.3       Autres formes de la mobilisation&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
-         EnAllemagne la loi du 2 décembre 1916, sur le service civil (Hilfsdienstgesetz) introduit unservice du travail obligatoire pour tous les hommes valides entre 17 et 60 ans.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Les autres formes demobilisation, c’est la mobilisationéconomique, c’est la mobilisation de l’arrière. &lt;br /&gt;
Il faut que lespopulations de l’arrière soutiennent l’effort de guerre, dans tout les pays onva mobiliser les ouvriers notamment. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
En Allemagne, c’estlà où s’est allé le plus loin avec la loi du 2 décembre 1916 sur le servicecivil (Hilfsdienstgesetz) qui introduit un service du travail obligatoire pourtous les hommes valides entre 17 et 60 ans ; c'est-à-dire que ceux qui nesont pas mobilisés, sont obligés de travailler dans le cadre des industries pourcontribuer à l’effort de guerre (produire des armes de guerres). &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Il faut par ailleurss’assurer de la loyauté de cette main d’œuvre. A cette égard, dans tous lespays d’Europe en tout les cas jusqu’en 1916, les Etat ont trouvé dans lessyndicats des alliées, ces derniers ont joué un rôle de stabilisation- ils ontcontribué à faire accepter par la population l’idée qu’il fallait faire dessacrifices/efforts pendant la guerre. &lt;br /&gt;
Les syndicats ontdemandé en échange, dans les grandes puissances en tout cas, de participer demanière plus forte aux décisions politiques. C’est à ce moment-là que lessyndicats ont pris une place plus importante dans les négociations, en tout casdans les politiques sociales. En 1919, la Fondation Internationale duTravail découle de cela, c’est une compensation que l’on donne aux syndicats.&lt;br /&gt;
Les syndicatspermettent jusqu’en 1917 en tout cas, d’établir la paix sociale. C’est un desfondements de la poursuite de la guerre.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
-         Allemagnel’Appel au monde de la culture (Aufruf an die Kulturwelt) publié le 4octobre 1914. Quatre-vingt-treize professeurs prestigieux y répondent à unappel des intellectuels occidentaux les pressant de se distancier desdestructions perpétrées contre des biens culturels comme la bibliothèque deLouvain ou la cathédrale de Reims.  &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Il y a également unemobilisation de la pensée (Aufrufan die Kulturwelt) : nombreux sont les intellectuels qui présentent la guerre comme unenécessité pour protéger la culture nationale. C’est l’idée que la guerre est uninstrument de protection d’un patrimoine national en cas d’échec. &lt;br /&gt;
Cela a été très forten Allemagne avec les grands professeurs allemands. C’est donc un appel de 93professeurs allemands qui affirment que les destructions proférées par l’arméeallemande à la Cathédrale de Reims et à la bibliothèque de Louvain (Belgique), sonttotalement justifiées ; justifiée par la grandeur de la nation allemande. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
-         EnAllemagne, 92 000 infirmières volontaires employées dans les hôpitauxmilitaires. Service social communal coordonné par le Service national desfemmes (National Frauendienst)qui est organisé par l’Association des femmes allemandes (Bund der deutschen Frauen)&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Mobilisationdes femmes : Les femmes sont mobiliséessurtout comme infermière volontaire, employée dans les hôpitaux militaire.&lt;br /&gt;
C’est surtout un service volontaire nonrémunéré, mais c’est un moment de professionnalisation pour les femmes ;c’est un moment par lequel les femmes accèdent à un certain nombre de métier.C’est là aussi que l’on a une professionnalisation du métier d’infermière.  &lt;br /&gt;
[NB :ce n’est pas à ce moment-là que les femmes se mettent à travailler, les femmesont toujours travaillé, dans les champs ou ailleurs et puis, dans le mondeindustrielle, une grande partie de l’industrialisation s’est faite grâce auxfemmes (elles travaillaient dans l’industrie du textile)].&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Ce qui se passe durant la 1 Guerre Mondiale,c’est que les femmes se mettent à travailler dans des branches industrielles,dans certains secteurs dans lesquelles elles ne travaillaient pas :essentiellement l’industrie sidérurgique. &lt;br /&gt;
On les y fait travailler, mais on ne les yforme pas car l’idée était de pouvoir les renvoyer aux textiles, il n’était pasquestion qu’elles prennent la place des hommes de manière définitive.&lt;br /&gt;
Si on peut dire que les femmes gagnent quelquechose pendant la 1gm, c’est juste du point de vue de la reconnaissance de leurscompétences : et c’est essentiellement à travers la question desinfirmières.&lt;br /&gt;
Se mettent en place notamment des écoles d’infirmièrequi permettent aux femmes de se former à des vrais métiers et pas simplementdes infirmières volontaires.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
è Toutes ces formes de mobilisation semblent donc avoir relativement bineréussi, quels ont été les instruments de cette mobilisation. Il ne faut pascroire que les gens sont partis comme cela, tout joyeux, il y a aussi eux desinstruments pour les y inciter.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
2.2)           INSTRUMENTS DE LA MOBILISATION COLLECTIVE &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
2.2.1       Guerre etDémocratie &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
En Allemagne avec guerre totale à partir de 1917 une sorte de dictaturedu quartier général appuyé sur l’empereur. &lt;br /&gt;
Pendant la guerre, la démocratie est ralentie,dans tout les pays en guerre s’est posée la question de l’équilibre entre lefonctionnement du pouvoir civile (démocratie) et le fonctionnement du pouvoirmilitaire. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Pendant la guerre, de manière générale, on a unéquilibre difficile entre pouvoir civil et pouvoir militaire. Dans tous lespays les élections sont suspendues, les parlements ne fonctionnent plusnormalement. &lt;br /&gt;
Le fonctionnement normale de la démocratie est paralyséou largement ralentie. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
En Allemagne en plus de cela s’établi à partirde 1917  une sorte de dictature ducartier générale. L’armée prend en charge certains domaines qui relevaient ducercle des ministres qui entouraient l’empereur. En règle générale, on notedans tout les pays – même s’ils ne jouent pas le même rôle que en Allemagne- onassiste donc à une sorte de bureaucratisation de la vie politique, c’est à direque l’administration prend le pouvoir, on a le développement de ministères trèstechniques ( avec des experts, armement, ravitaillement). &lt;br /&gt;
La vie politique devient très technique, avantla première guerre la politique était fondée sur le débat d’idées et non pasl’expertise. La première guerre introduit la notion de compétence technique dansla vie politique et dans le fonctionnement de la démocratie&lt;br /&gt;
Ainsi, la 1 guerre mondiale est aussi unlaboratoire de modification des équilibres démocratique.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
2.2.2       Propagandeet censure &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
-         LaPremière Guerre mondiale a fait un emploi intensif et sans précédent des médiaset de la propagande qui s’impose aux civils autant qu’aux militaires.&lt;br /&gt;
-         EnAllemagne : A partir de 1916, l’Office du film et de l’image (Bild und Filmamt, BUFA) constitue uninstrument de propagande efficace, il deviendra le célèbre Office du film (UFA) d’où sont sorties les meilleuresproductions allemandes de l’après-guerre. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Pendant la 1 guerremondiale, les gouvernements on pour la première fois fait usage de manièreintensive des médias et de la propagandequi est dirigé vers les soldats et les populations civile.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
C’est une propagandequi se fait particulièrement dans les pays ou le consentement de la populationparaissait plus faible : Italie, mais elle a été présente partout.&lt;br /&gt;
De fait, on assistepour la première fois à de vrai politique de propagande : les gouvernementsprennent en charges un certain nombre de programmes qui sont des programmesdestinée à convaincre la population du bien-fondé de la guerre etc…&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Il y a des pays qui développent de vrai agencesde propagande qui deviendront parfois de vraies agences de tournage de film. &lt;br /&gt;
En Allemagne : A partir de 1916, l’Officedu film et de l’image (Bild und Filmamt,BUFA) constitue un instrument de propagande efficace, il deviendra lecélèbre Office du film (UFA) d’où sont sorties les meilleures productionsallemandes de l’après-guerre. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Il y a partout la censure, en Allemagne il y a un bureau de la censureparticulièrement sévère, toutes les lettres de soldats furent ouverte, enFrance, on censure également sur la presse écrite notamment. Il y a même eu de la censure en Angleterre,alors que les britanniques se considéraient comme très libéraux.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
2.3)      LEPATRIOTISME DES MINORITES &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
La guerre a aussiété un moment ou les minorités (=les groupes dominés) sont entrés dans lacommunauté nationale.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Ainsi, dans lesgrandes nations en guerre, les minorités religieuses, ethniques ont utilisé laguerre pour montrer leur loyauté vis-à-vis de la nation. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
2.3.1       Dans lesEtats-Nations &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
-         En France minorité protestante grand élan etaussi immigrés.&lt;br /&gt;
-         En All : les catholiques (rôle duZentrum et des évêques). &lt;br /&gt;
-         La Grande Guerre, est la première à laquelleles juifs prennent part en tant que citoyens égaux (émancipés) en 1871. &lt;br /&gt;
-         Le 1e député volontaire pour partir à laguerre est un Social démocrate juif Ludwig Frank mort devant Lunéville dèsseptembre 1914. &lt;br /&gt;
-         Ils sont plus de 10 000 à s’enrôlervolontairement et 2 000 juifs deviendront officiers durant le conflit.  &lt;br /&gt;
-         Les industriels et banquiers juifs ;Walter Rathenau, Fritz Haber, Franz Oppenheimer occupent des positionsimportantes dans l’administration civile chargée d’organiser l’économie deguerre. &lt;br /&gt;
-     Sociauxdémocrates y voient aussi une possibilité d’intégration.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
C’est vrai pour laminorité protestante en France, la minorité juive et catholique enAllemagne-&amp;gt; Alors que le Pape Benoît XV condamne la Première Guerre Mondiale,les évêques allemands ne la condamnent pas eux, car cela aurait été – dans leursituation  minoritaire- se mettre au bandde la nation allemande. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
On a également desgroupes politiquement minoritaires, comme les sociaux-démocrates allemands, quiprofitent de la guerre pour se faire reconnaitre. &lt;br /&gt;
Le moment de laguerre a été un moment d’intégration des partis minoritaires qui sontmarginalisé (la social-démocratie est très combattue par le gouvernementallemand). &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
On a un engagementtrès fort des minorités, cela marche aussi dans les empires multinationaux oùla guerre a été une sorte de « creusé » du multinationalisme. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
2.3.2       Dans lesEmpires multinationaux&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
En Autriche Hongrie un corps d’officiers qui est vraiment le résultat dubrassage national de l’Empire, environ 50% seulement sont d’origine allemande &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
En Autriche-Hongrie,le corps des officiers est très brassé du point de vue des origines nationales (Seul 50% qui parlent allemand). Les régiments étaient également assez mélangés (bien quecertain soient plus unifié ethniquement parlement), ce qui faisait dire aux officiers austro-hongrois qu’il n’y avait pasplus internationaliste qu’eux. L’armée austro-hongroise était une armée debrassage. &lt;br /&gt;
Cela a relativementbien fonctionné jusqu’à un certain point. En revanche dans l’Empire russe celaa moins bien fonctionné.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
3)     LES LIMITESDE L’UNANISME DE GUERRE &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
3.1)           AU FRONT &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Il y a des limites à cet unanimisme de guerre. &lt;br /&gt;
La réalité est complexe, il y a différentsphénomènes qui fonctionnent parallèlement. Il y a des contestations de laguerre au front. Le débat entre les historiens porte sur le consentement. Les gens se sont engagés volontairement,dans l’idée de défendre la patrie ou le consentement a-t-il été arraché ? &lt;br /&gt;
Les gens contre cette interprétation nationalistede la guerre disent : ceconsentement s’est fait sous pression, du groupe des pères par exemple : professeurs…qui jouent un rôle important pour les adolescents. En gros il n’y a pas delibre-arbitre, il y a une trop forte pression exercée par le groupe pour quel’on puisse y résister. &lt;br /&gt;
Il y a un moment donné en 1917 où cela abasculé dans l’autre sens, mais cela prend un certain temps. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Un certain nombre d’historiens italiens quid’ailleurs ont été beaucoup plus résistants à la mobilisation que les autres,disent que beaucoup d’italiens se sont faits encadrés par le catholicisme.C’est la pression de l’Eglise catholique qui les a encadrée, de même que c’estle protestantisme qui a encadré l’enrôlement des soldats allemands. L’Eglisejoue un rôle important dans l’enrôlement à ce moment. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Donc il y a quand même des pressions quis’exercent. &lt;br /&gt;
La discipline militaire elle-même est unediscipline relativement forte, on n’a pas forcément la possibilité de dire,non, je ne vais pas me battre.&lt;br /&gt;
Enréalité les historiens qui pensent que le consentement a été subi, insistentsur le fait que très tôt, il y a eu des défections dans l’armée et même desmalades psychiatriques. On s’est renducompte que rapidement, qu’il y en a eu très tôt et en très grand nombre. Cesdésordres psychiatriques seraient, selon ces historiens, l’expression de ceconsentement subi (position de contradiction intérieur).&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
3.1.1       Leslimites de la communauté combattante &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Le cas le mieux documenté est ladésertion d’un régiment de 2000 hommes du 28 régiment d’infanterie de Bohèmedevant les Russes en 1915 .Ce régiment était composépour l’essentiel d’ouvriers qui étaient affiliés à un parti pro-russe. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
D’autres insistent sur le faitqu’il y a un certains nombre de défections : certains soldats, rapidementdécident de ne plus combattre et ils partent. Ceci est particulièrement dansles armées Austro-hongroise ou on a des régiments entiers qui font défection. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Il y a l’exemple connu du 28ème régimentd’infanterie de Bohême qui fait défection devant les russes en 1915. Certain ont ditc’est le signe du nationalisme tchèque qui se met en place et d’autres ont dit qu’il fallait avant toutaller voir qui composait ce régiment et on se rend compte qu’il était composépour l’essentiel d’ouvriers qui étaient affiliés au partis socialiste. Donc icion aurait soit la motivation « nationale » (les slaves refusent de sebattre contre les salves), soit une motivation sociale et politique- lessocialistes refusent de se battre contre les socialistes. &lt;br /&gt;
Qu’est-ce qui l’a emporté,l’appartenance ethnique, le fait d’être slave ou l’appartenancepolitique ?&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Clairement, en Russie, les questions nationalesont joué un rôle pour un certain nombre de groupes nationaux comme chez lesukrainiens par exemple, chez qui la mobilisation a été particulièrementdifficile et qui ont déserté en masse au moment des récoltes (c’était surtoutdes paysans et on voit qu’il n’était pas tant attaché par le nationalismerusse, étant donné qu’ils ont préféré récolter plutôt que de mourir pour lapatrie. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Ces désertions en masse, sont cependantégalement l’expression de la faible nationalisation de ces populations, donc,c’est vrai qu’il y a eu des défauts, soit des expressions de la souffrance psychiquesqui montre les défauts de nationalisation soit des déféctions. Cela représentedes chiffres relativement faibles, mais ils montrent qu’ils y a des prises deposition à l’encontre de cette thèse nationaliste ou propagande nationaliste.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
3.1.2       Desmutineries aux révolutions &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
-         EnAutriche désertions surtout parmi les soldats serbes (de Bosnie) dès 1915.&lt;br /&gt;
-         EnFrance devant l’inutilité et l’atrocité des combats (grandes offensives1916-1917) les refus d’obéissance se multiplient en 1916 et surtout 1917 (21174 condamnations) &lt;br /&gt;
-         Lesmutineries d’avril-mai 1917 (environ 40 0000 personnes) devant les offensivesmeurtrières et inutiles ont été très efficacement réprimés  (554 peines de morts jugés une cinquantaineréellement exécutées)&lt;br /&gt;
-         EnAllemagne, les désertions restent rares toutefois, (100 000  personnes au plus). Mais à partir de janvier1918, le nombre des soldats qui se constituent prisonniers sans combattres’accroît. Près d’un million de personnes. &lt;br /&gt;
-         Lespremiers cas de fraternisation sur le front oriental ont lieu en 1915 etculminent à l’issue de la révolution russe. &lt;br /&gt;
-         EnAllemagne La flotte, soumise à des conditions de vie particulièrement dures etencadrement particulièrement sévère et inégalitaire se mutine une fois en août1917 à Wilhelmshaven puis de nouveau en octobre 1918 &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Il y a un autre phénomène les mutineries et lesrévolutions. &lt;br /&gt;
Dans les mutineries, il y a clairement le signede l’opposition à la guerre et l’opposition à la propagande nationaliste.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Le grand tournant, c’est en 1917. C’est à cemoment que dans les différentes armées il y a eu des mouvements de désertion etde rébellion contre la guerre de formes diverses. &lt;br /&gt;
Cela s’exprime de manière différente selon lespays. Il y a une augmentation des refus d’obéissance en France dans les années1916-1917, avec beaucoup de condamnations. &lt;br /&gt;
On recense dans ces années-là, 21'174condamnations pour refus d’obéissance. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Par ailleurs, plus encore que le refusd’obéissance, il y a les mutineries ; cela veut dire se rebeller etretourner ses armes contre les officiers. Ily en a 40'000 entre avril-mai 1917, c‘est un nombre relativement faible parrapport aux effectifs de l’armée, devant les offensives meurtrières et souventinutiles (sans gagner de terrain). &lt;br /&gt;
Les conditions de vie dans ces tranchées étaientextrêmement difficiles. Les allemands n’ont que très peu changer de positionjusqu’en 1918, on eu le temps de s’organiser et de bétonner les tranchées, lesfrançais quant à eux ont souvent changé de positions et n’ont donc pas pubétonnée toutes leurs tranchées. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Les mutineries ont été sévèrement punies, avec554 condamnations à mort dont une cinquantaine vraiment appliquées. EnAllemagne où l’autorité militaire est encore plus forte et la contrainte plusintériorisée-étant donnée toute l’histoire allemande antérieure- les mutineriesont été rares et les désobéissances aussi. &lt;br /&gt;
Cependant –toujours en Allemagne-la guerres’est terminée dans la révolution. En fait la discipline militaire dans l’arméeallemande, spécialement dans la flotte, était tellement forte (en particulierdans la flotte) que cela s’est terminé par la révolution de novembre 1918 (onvoit les photos). La révolution de novembre 1918 naît dans l’armée allemande.Dire que la discipline dans l’armée allemande est sans reproche est donc faux.Ce sont des formes différentes du mécontentement et des revendications.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
3.2)           MAINTIEN ET RENFORCEMENT DES OPPOSITIONSSOCIALES &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Ces mutineries expriment un sentiment delassitude par rapport à la guerre ; on n’en peu plus de combattre. Il y aaussi le sentiment de l’inégalité dans la guerre ; c’est particulièrement lecas des marins allemands qui sont véritablement opprimés par le commandement.  L’élite militaire allemande est dominé par lesnobles en règle générale, les Junkers de Prusse par exemple (noble,propriétaire terrien). Ce ne sont pas des gens particulièrement chaleureux avecleurs inférieurs. C’est toute la tradition de l’ « Untertan »,la sujétion. On peut imaginer le mécanisme de répression que cela peut produiredans un espace réduit.  Ce qui expliquepourquoi la révolution de novembre 1918 est née dans la flotte allemande. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Mais cette question d’opposition sociale estprésente dans toutes les armées, particulièrement forte dans l’armée russe etcomme par hasard, elle sera un des fermants de la Révolution de 1917 ;cette idée que l’on n’est pas tous traité de la même manière. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Ceci dit, en termes de mortalité – par exempledans l’armée Française- les officiers sont proportionnellement plus mort aucombat que les hommes de troupes. Cela veut dire qu’il n’est pas forcémentvrai, dans toutes les armées que les officiers ont été plus protégés que lessoldats. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
3.2.1       Lacommunauté nationale vole en éclats &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
-         Mouvementsociaux (grèves en particulier) se développent dans tous les pays (y comprisles neutres grandes grèves aussi en Suisse). &lt;br /&gt;
-         Pic en1917 à ce moment là le nombre de gréviste dépasse en GB, All, France celui del’avant guerre. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Indépendamment de cesoppositions à l’intérieur de l’armée, il y a aussi des oppositions àl’intérieur de la communauté nationale qui se développent.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Dans tous les pays, lesproblèmes économico-sociales vont contribuer à fissurer la communauténationale. &lt;br /&gt;
Les grèves sedéveloppent à partir de 1916 et connaissent un pic en 1917. &lt;br /&gt;
En 1917, le nombre degrévistes, dépasse en France, Allemagne et Angleterre celui de 1913. Ces grèvessont souvent dans les files d’attentes devant les magasins vides que sedéveloppent les mouvements de revendication. On voit la photo des couturières en Grève à Paris en mai 1917. &lt;br /&gt;
La guerre a renforcédes clivages sociaux qui existaient déjà comme entre ceux qui produisent etceux qui possèdent les moyens de production. Mais crée d’autre opposition entrela ville et la campagne par exemple ; car la ville dépend des livraisonsde la campagne. &lt;br /&gt;
En Allemagne cela s’est fait de manière dramatique,par exemple, des urbains sont allés pillés des fermes pour se nourrir. Et les paysans se plaignent des prélèvements obligatoires sur leursrécoltes.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Il y a aussi desoppositions entre hommes et femmes ; effectivement les femmes ont étéemployées dans les industries de guerre, à la condition qu’elles ne soient pasformées pour ces postes et qu’elles soient moins bien payées que les hommes, defaçon à ce qu’ils retrouvent leur place à la fin de la guerre. Elles ont doncrevendiqué l’égalité de traitement.&lt;br /&gt;
Cela a crée desoppositions à l’intérieur des firmes entre les femmes et les hommes. Leslogiques d’oppositions de genre est très importante, dans ce cas-là plus quel’opposition de classe, puisque dans ce cas, patrons et ouvrier masculins’entendent au sujet des femmes. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
3.2.2       Lesphénomènes de nationalisation des oppositions sociales &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
3.3)           LES POLITIQUE D’EXCLUSION A L’EGARD DESETRANGERS ET DES MINAURITES&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Il faut dire aussi que la guerre, n’a pas été contrairementà ce qu’on pourrait croire le moment d’inclusion de la communauté nationale. &lt;br /&gt;
En fait, dan les Etats-nation, la guerrenourrit des ressentiments xénophobe à l’égard de ces propres ressortissants nationaux.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
3.3.1.      Un état d’esprit Xénophobe &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
-         En France les Alsaciens sont molesté car ilssont pris pour des Allds, &lt;br /&gt;
-         Id pour les Suisses alémaniques.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Les alsaciens en France sont considéré commeallemand, ils sont molestée, on leur jette des pierres. Il y a des dispositionslégales ségrégationnistes contre des gens qui ne sont pas considéré commeloyaux que l’on mette dans des camps, comme les polonais… on se méfie desétrangers, même s’ils ont la nationalité française.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
En  parallèle, on assiste en Allemagne au développementde l’antisémitisme, &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
3.3.2.      Des dispositions légalességrégationnistes&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
-         En France le 1° août 1914 tousles étrangers doivent quitter zones frontières, &lt;br /&gt;
-         Les ressortissants des pays ennemis sontcontraint de partir sinon emprisonnement et camps &lt;br /&gt;
-         En Allemagne le ministre de la guerreorganise le dénombrement des juifs au front et à l'arrière en octobre 1916). &lt;br /&gt;
-         Les résultats de ce dénombrement montrentengagement des juifs allemands dans la guerre : 1/6 population allemandeengagée dans la guerre et 1/5 pour les juifs. Mais ils ne sont non publiés.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
En France le 1° août 1914 tous les étrangersdoivent quitter zones frontières, &lt;br /&gt;
Les ressortissants des pays ennemis sontcontraint de partir sinon emprisonnement et camps, il y aussi un projet dedénaturalisation, retirer la nationalité à des gens qui l’ont obtenue avant lapremière guerre (1912-1913) surtout des pays ennemis. C’est un nombre limité depersonnes, néanmoins cela signifie bien le caractère totalement arbitraire dela nationalité. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Dans tous les pays, mais particulièrement enAllemagne, développement de l’antisémitisme. Celui-ci culmine en Allemagne avecle recensement du nombre des juifs engagés dans la guerre&lt;br /&gt;
En Allemagne le ministre de la guerre organisele dénombrement des juifs au front et à l'arrière en octobre 1916). Lesrésultats de ce dénombrement non publié : 1/6 population dans guerre et 1/5 pourles juifs.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
4)     EPILOGUE ; de la neutralité au pacifisme&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
4.1)      LEROLE DES « NEUTRES »&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
-     En 1916 ne subsistent plus comme puissancesneutres en Europe que les pays scandinaves (Suede, Norvège, Danemark), PB, Esp,Suisse. &lt;br /&gt;
      &lt;br /&gt;
4.2)      LES PACIFISTES &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
-         Ecrivainfrançais et pacifiste Romain Rolland réfugiés en Suisse dès 1914 écritdifférents articles dans le Journal de Genève réunis en un volume« Au-dessus de la mêlée »,publié en 1915.&lt;br /&gt;
-         Conférencestenues en Suisse à l’invite du parti socialiste suisse en septembre 1915 àZimmerwald puis en avril 1916 à Kienthal.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Pendant la 1 guerre mondiale, les neutres ontjouer un faible rôle dans le développement ou déchainement de ces nationalismes,ils ont jouer un rôle limité sauf que Genève accueille les pacifiste.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Brutalisation des sociétés :&lt;br /&gt;
Le fait que pendant cette période de la guerre,elle a nourrit un sentiment xénophobe très prononcé contre l’ennemi et la suitede la guerre, c’est tout un culte des morts qui fait perdurer le souvenir de laguerre jusque ce que les derniers soldats de la guerre de 14-18 mœurs.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Swenney</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://baripedia.org/index.php?title=Histoire_de_l%27Europe_:_XIX%C3%A8me_et_XX%C3%A8me_si%C3%A8cles&amp;diff=575</id>
		<title>Histoire de l'Europe : XIXème et XXème siècles</title>
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		<updated>2012-11-22T13:25:16Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Swenney : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;[[Introduction à l'histoire de l'Europe du XIXème siècle au XXème siècle]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Les Etats-Nations au début du XXème siècle]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Les ensembles politiques multiculturels]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Les Nations dans la Première Guerre Mondiale]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Du Principe des nationalités à la« question des minorités nationales » 1913 – 1938]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Par delà les Etats nations: logiques et organisations transnationales 1914-1939]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Swenney</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://baripedia.org/index.php?title=Les_ensembles_politiques_multiculturels&amp;diff=574</id>
		<title>Les ensembles politiques multiculturels</title>
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		<updated>2012-11-22T13:23:04Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Swenney : Page créée avec « Coursn°3 :   1)    LES ENSEMBLES POLITIQUESMULTICULTURELS   C’est une partie danslaquelle les empires continuent à exister plus longtemps que ceux de l’ouest,il y a ... »&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Coursn°3 :&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
1)    LES ENSEMBLES POLITIQUESMULTICULTURELS&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
C’est une partie danslaquelle les empires continuent à exister plus longtemps que ceux de l’ouest,il y a donc une autre manière de construire l’Etat nation. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
On verra notammentque la construction de l’Etat nation à l’est de l’Europe est beaucoup plusmarqué par l’utilisation de la langue et de la culture comme uninstrument de construction nationale. &lt;br /&gt;
Cela ne veut pasdire que la nation est réellement fondé sur une base culturelle, mais que l’argumentculturelle est utilisé encore plus fortement qu’il ne l’est à l’ouest del’Europe. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Exemple : on sait que dans les guerres en Ex-Yougoslavie,la dimension religieuse a été utilisée comme un instrument des conflitsnationaux de manière très forte. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Quand on parle de laquestion des empires et de la manière dont le national se construit àl’intérieur de ces derniers, il faut distinguer les formes d’empire qui sontdes forme différentes. Il faut être conscient du fait que si au sein desempires émergent des Etats-nationaux, les empires peuvent aussi servir de lieud’affirmation des Etats-Nations ; comme c’est le cas dans les empirescoloniaux. &lt;br /&gt;
è Il y a donc un phénomèned’aller-retour entre les Empires et la construction nationale à laquelle ilfaudra être attentif. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
1.1)           LES EMPIRES&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Les empires multiculturelsc’est ce qui existe de manière prédominante à l’est de l’Europe en 1815. Acette époque, l’Europe de l’est est un espace géographique dominée par 3-4Empires ; L’empire Russe d’un côté, l’Empire autrichien de l’autre etl’Empire ottoman. Ce sont  3 grands Empires qui occupent lapartie orientale de l’Europe. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Les empires sont de vastes constructionsterritoriales qui sont généralement sous-tendu par un projet universel denature politique ou de nature religieuse ; l’Empire Ottoman étant  dominé par la défense de l’islam et l’empire austro-hongroisdominé par la volonté de défendre le christianisme (surtout le catholicisme). &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
A la différence desnations, les empires sont fondés sur des projets universels, même si cetteuniversalité est à la fois limitée dans le temps et dans l’espace. Alors queles nations sont structurées autour d’une notion particulariste. &lt;br /&gt;
Donc, il y a une sorted’opposition entre la logique nationale (particularisme) et la logique impériale(universaliste ; l’idée d’exporter à l’ensemble du monde.)&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Ces sont des empiresqui se constituent de manière très différente, cela peut être par annexionterritoriale, par guerre etc….&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
-     Pour AutricheHongrie. Entrée des royaumes de Bohème et de Hongrie (avec les Croates) enunion dynastique en 1526-1527. Guerres contre les Turcs et la défaite devantVienne en 1683 agrandit le royaume des Habsbourg dans la Péninsule balkaniqueet Hongrie.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
-     Le royaumeHabsbourg devient l’Empire des Habsbourg un peu avant la disparition du SaintEmpire romain-germanique (1804). &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
L’empire desHabsbourg, qui va devenir l’Autriche Hongrie en 1804 est un empire qui seconstitue pas par adjonction successive de territoire, pas par guerre, maispar adjonction héréditaire.&lt;br /&gt;
Au départ, on a des territoireshéréditaires dans l’Allemagne du Sud-Est et puis, par alliance matrimoniale, onassiste à l’entrée de territoire successif dans ce qui donnera naissance à cequi est le royaume des Habsbourg.&lt;br /&gt;
A partir de 1804 on peut parler de l’Empireautrichien qui se construit progressivement depuis le 13ème sièclepar adjonction successive.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
-     Empire ottomanplus grande expansion territoriale en 1683&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Le 2èmegrand empire Européen au 19ème : c’est un empire dont l’essentiellede l’extension territoriale n’est pas en Europe, mais dans sa phase de la plusgrande expansion, une grande partie de cette empire en Europe. &lt;br /&gt;
Il se constitueessentiellement par guerre, par annexion successive liée à des campagnesmilitaires. Au 17ème, l’empire Ottoman va jusque Vienne, c’est doncune grande partie de l’Europe centrale et balkanique qui se trouve dansl’Empire Ottoman.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
-         L’empire Russe :&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Seconstruit essentiellement par annexion territoriale avec une expansion russequi part du noyau moscovite avec des conquêtes qui vont jusqu’en Sibérie puis,dans le courant du 19ème, il y a la conquête de l’Asie centrale quiva être un creuset intéressant de la construction nationale au moment del’Union Soviétique, puis il y a aussi l’annexion de territoire à l’ouest de laRussie, donc une extension de plus en plus à l’Ouest, une occidentalisation etune orientalisassions de l’Empire Russe dans le courant du 19èmesiècle.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Ces empires del’Europe de l’est se sont construits sur l’intégration d’unité territorialeantérieur, ce que les nationaliste de l’Est de l’Europe appellent lesEtat-historiques. Avec l’idée qu’avant les empires il existait déjà cequ’ils nomment des nations antérieures. &lt;br /&gt;
Cela est complexeà  déterminer car très souvent surces territoire, la langue parlé n’était pas une langue nationale, on adonc pas de source dans une langue commune.&lt;br /&gt;
Par ailleurs, ilétait très difficile de mesurer la réalité politique de ces royaumes,car ce n’est pas l’existence d’un prince ou d’un Roi qui se dénomme « princeou Roi de Croatie » qu’il y a un royaume, encore faut.il qu’il y ait uneadministration, une unité territoriale etc…&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
En réalité, ce quiest caractéristique des empires, c’est qu’il y a eu de grand mélangede population, c’est même la politique de l’empire qui déportent lespopulation car l’idée de l’empire n’est pas fondée sur l’homogénéité (àla différence de la nation), mais sur cette idée d’universalité. &lt;br /&gt;
Ce qui veut dire quesur la plupart de ces territoire, on a des populations très mélangée culturellementparlant (langue et religion) et on verra que ces populations mélangée seronttransforme au moment ou se constituent les Etats-Nations en minorité nationale.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
1.2)      LE «  MODÈLE » MULTICULTUREL&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Avantque n’intervienne ce phénomène de nationalisation des empires, on peut dire queces derniers furent des modèles multiculturelles. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
D’ailleurs, pendantlongtemps, on a dans les empires une organisation politique relativement stablequi a duré relativement longtemps et cette organisation politique stable, elleétait pourtant fondée sur un mélange ethnique et un mélange culturel. &lt;br /&gt;
Prenons le cas del’Empire Ottoman qui a été depuis sa dissolution, considéré comme une prisondes peuples etc…&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
1.2.1    L’empire Ottoman&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
-     Islamisation des populations européennessous domination ottomane est minoritaire.Sauf Albanie (environ 70% de musulmans à la fin du 19è siècle, Bosnie:40%.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
L’empire ottoman était dominépar une élite ottomane et musulmane, il y a cependant eu peu de conversion forcédans l’empire ottoman, ce qui explique que les pays des Balkans qui ontappartenu à l’empire ottoman jusque fin 19ème, le christianisme à continuéà l’emporter en terme de nombre à part quelque exception que sont l’Albanie et laBosnie ou on avait une majorité ou en tout cas un nombre important de gens quis’étaient converti à l’Islam.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
C’est le fait que les populations vivant sousdomination ottomane avait pour celle qui n’était pas musulmane un statutinférieur (dhimmis). Ces dhimmispayait un impôt spécifique infériorité pour marque cet, mais ne se voyait pas contraint de se convertit, ilspouvaient même continuer à pratiquer leurs religions et continuer à parler leurlangue. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
-     Les juifs et les chrétiens orthodoxes sevoyaient accorder le statut de protégés (dhimmis).Ils sont regroupés dans des millets.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
L’appartenancereligieuse structurant ceci dit la vie collective, c'est-à-dire que chaque communauté religieuse avait sespropres règles de fonctionnement, ses propres tribunaux  et ses propres manière de penser (était enrègle général installé dans des cartiers spécifique des villes). Et c’estcomme cela que se sont maintenu des communautés chrétiennes importante sur lesud du bassin méditerranéen.&lt;br /&gt;
Durant longtemps, la religion à donc structuréla vie des populations dans l’Empire Ottoman, et ces populations étaient doncstructuré en communauté religieuse que l’on appelait les « millets ».&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
1.2.2    L’Empire des Habsbourg&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
-    Depuis1781 édit de tolérance religieuse mais véritable égalité religieuse 1861 &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Cette tolérance religieuse que l’on trouve chezles Ottomans est moins vrai chez les Habsbourg car au contraire, lespopulations soumise ont été généralement convertie de force  (en particulier les populations de Bohême). &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Ceci dit, même s’il n’y  a pas eu de respect de la diversitéreligieuse, il y a eu respect de la diversité culturelle. &lt;br /&gt;
C'est-à-dire que l’empire austro-hongrois estun véritable empire multiculturel dans lequel aucun groupe ethnique (ethnique=culturelle)ne forme une majorité et ou les mélanges ethniques sont extrêmement important,(voir la carte). &lt;br /&gt;
On voit que aucun groupe culturelle/ethnique,aucun groupe linguistique ne détient la majorité :&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
-    Seulement23% de germanophones (&amp;quot;Allemands&amp;quot;)à la fin du XIXè siècle&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Il y a seulement 23% de germanophones ; cesgermanophones dominant en Autriche, mais ne représente qu’une minorité de lapopulation, c’est cependant le groupe le plus important en terme depouvoir. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Par ailleurs, il y a énormément dans ce qui vadevenir l’Empire austro-hongrois en 1867 de nombreuses élites locales (élitespolonaise, élites hongroise) qui ont une fonction importante dans lesdifférentes provinces de ce royaume puis empire. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
-    EnGalicie élites administratives sont polonaise (autonomie administrative)&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
En Galicie par exemple, les élitesadministratives sont des élites qui parlent le polonais. Voilà donc un empiredans lequel on a des élites multiculturelles ; des élites qui parlent deslangues différentes suivant les endroits. &lt;br /&gt;
On a donc un mélange culturelle qui ne setraduit pas seulement pas un mélange de population sur un territoire, mais(toujours l’exemple de la Galicie qui est une des régions les plusmulticulturelle), en Galicie, on trouve tout à la fois des gens qui parlent lepolonais, l’ukrainien, le roumain et des gens le yeddish (le juif).&lt;br /&gt;
Les lieux les plus multiculturelle de l’Empiresont les grande villes, c’est notamment le cas de la ville de Vienne qui à enconséquence à la fin du  19èmesiècle une culture flamboyante.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
-    EnBohème Moravie élites tchèques demandent autonomie comme les Hongrois&lt;br /&gt;
-     En Galicie les Polonais sont mêlés avec desUkrainiens, des Roumains, des Ruthènes à la campagne. Dans les villes aussijuifs et &amp;quot;Allemands&amp;quot;.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
On voitdonc que ces empires sont des espaces de coexistence. D’ailleurs, ce multiculturalismeest même constitué à la fin du 19ème siècle comme un modèle avecl’idée que d’une certaine manière, ces grands ensembles impériaux, avec leurmulticulturalisme, protègent les petites communautés.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
1.2.3    Le multiculturalisme comme modèle &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
-     Lajos Kossuth (1802-1894)&lt;br /&gt;
      Un nationaliste Hongrois comme Lajos Kossuth disait que d’une certainemanière, il préférait que la Hongrie reste dans l’empire Austro-hongrois carcela protégeait la culture Hongroise alors que, à partir du moment ou laHongrie serait seule, elle serait menacée par les autres.&lt;br /&gt;
      Etc’est exactement ce qui s’est passée pour la Hongrie comme pour tout les paysd’Europe centrale qui ont été pris en tenaille entre 2 grands empires et 2grands nationalismes ; le nationalisme Allemand d’un côté et lenationalisme Russe de l’autre.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
-     Le sciologue Oszkar Jaszi (1876-1957)publie un livre sur la question des nationalités en 1912: liberté culturelle dechaque &amp;quot;minorité&amp;quot;&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
-     Le dirigeant social démocrate autrichienOtto Bauer (1881-1938) écrit en 1907 LaQuestion des nationalités et la social-démocratie.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
De la même manière. A la fin du 19èmeil y eu un grand mouvement en faveur des empires non seulement car ilsprotègent les identités culturelle, mais aussi car ils permettent de protégerce qui va devenir  les minorités,c'est-à-dire les groupes les plus faible.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Il y a des théoriciens de cela tel que Otto Bauer qui écrit en 1907 un livretrès important qui s’appelle « La Question des nationalités et lasocial-démocratie », dans laquelle il tente de trouver une alternativeà la construction d’Etat-nation ethniquement pure (dans lesquelles il n’yaurait qu’une seul nationalité qui l’emporterai) et il montre qu’il vaudraitmieux crée des espaces ouverts dans lesquelles il pourrait y avoir la possibilitéde pratique des cultures différentes, mais pas comme en Suisse, ou chacunpratique le «  chacun chez-soi ». Ce n’est pas du tout l’image deBauer ou l’image du Bund.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Leur image est de dire que les gens peuventcirculer avec la culture, il n’y a pas de territorialisation de laculture ; le multiculturalisme, c’est la possibilité de pouvoir circuleravec sa propre culture sur son dos et de pouvoir être accueillit n’ importe oùavec sa culture. C’est donc le contraire de la territorialisation culturelledans les Etats-nations mono ethnique, mais aussi en Suisse. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Donc tout les citoyensaurait les mêmes droits, les appartenances nationale seraientdéculturalisé ; elles ne seraient pas liée à une culture, mais le problèmeserait celui de l’école… dans quels langues donner des enseignements sachantque l’idée est de faire des écoles multiculturelles... è Cette utopie ne s’estjamais réalisée !&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
-     1897 Bund(Algemeyner Yidisher Arbeter Bund inLite, Poylin und Russland), mouvement des ouvriers juifs lituanienspolonais et russes, Courant autonomiste (Folkspartey,parti du peuple) dont le porte parole est l’historien Simon Doubnov(1860-1941), &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
 Ce futégalement un point de vue qui fut extrêmement fort dans une partie du mouvementjuif non-sioniste puisque justement, ces juifs du Bund (Lebund est un mouvement des ouvriers qui se développe dans lapartie russe de la Pologne). &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Le Bund est un mouvement contraire auxsionismes avec l’idée que les juifs ne pourront vivre en paix que quand onreconnaître le multiculturalisme, mais comme à partir de la fin du 19èmesiècle on assiste à une recrudescence des pogroms, d’autres projets voient lejour dans la communauté juive et en particulier l’idée de la nécessiter de créeun Etat dans laquelle les juifs seraient en sécurité.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Lemulticulturalisme qui nous apparaît maintenant comme quelque chose de dépassé àainsi consisté pendant un certain temps un vrai modèle d’organisation.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
1.3)      LES PETITS ETATS MULTICULTURELS&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Il existe des petits Etats multiculturelle, pas seulement des Empires à l’Ouestde l’Europe. Il y en a en fait deux ; la Belgique et la Suisseessentiellement ou les langues parlé sont différentes etc… Mais ce sont despays organisé de manière complètementopposée.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
1.3.1    Les limites du compromis Belge &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
-     Compromis de 1830 est un révolte politique(et non ethnique) contre les autorités du roi des Pays Bas. Le Gouvernementprovisoire déclare l'indépendance, le 4 octobre 1830. Ce Congrès approuve, le 7février 1831, une constitution très progressiste pour l'époque qui enparticulier reconnaît la liberté de culte et utilisation des langues françaiseet wallonne dans l'administration. Mais en réalité, en 1898 seulement lenéerlandais obtient le statut de langue officielle.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
-     Projets fédéralistes sont présentés dès1898 mais sont tous rejetés fédéralisme obtenu à la fin du XXè siècle à l’issuede 5 grandes réformes 1970, 1980, 1988-89, 1993 et 2001.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
La Belgique fut fondée en 1830, en se séparantdu Royaume des Pays-Bas. Cette Belgique représente 2 voir 3 ensemblesculturelles avec des Wallons Francophones,des Flamands qui parlent le hollandais et des germanophone au Nord-Est.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Cette ensemble, l’ensemble Belge est uneréalité politique, c’est un compromis entre les libéraux et les catholiquesautour de l’idée d’échapper à la domination des Pays-Bas, avec des intérêtsextrêmement divergeant; &lt;br /&gt;
-         Pour les catholiques : l’intérêt était de se séparer d’un pays protestant&lt;br /&gt;
-         Pour les libéraux :l’intérêt était d’obtenir leur indépendance économique par rapport à la grandebourgeoisie des Pays-Bas. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Le problème se cristallise rapidement autourde la question linguistique car alors quela constituions avait prévu le libre emploi des langues, à l’époque, seul le françaisest utiliser dans l’administration et dans l’enseignement. &lt;br /&gt;
Cette domination du français est en faitl’expression d’une domination sociale des francophones qui était à l’époquebeaucoup mieux situé socialement que les néerlandophones  (les mieux lotis était les français,aujourd’hui, la situation s’est inversé). Puisque la Flandre étaitessentiellement agricole à l’époque tandis que la Wallonie était la région laplus industrielle (en pleine révolution industrielle).&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
1.3.2       Lefédéralisme Suisse &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Très différent est le modèleSuisse par rapport au modèle Belge.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
-     Avec la constitution de 1848 La Suissedevient un Etat fédératif, &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
La Suisse est un ensemble qui se constitue paradjonction successive, à partir des cantons montagnard d’origine, puis paradjonction successive (de façon progressive). &lt;br /&gt;
Ce qui se passe au moment de la constitution de la Suisse, c’est surtout lavolonté de garder son autonomie contre les grands empires autour et enparticulier contre le Saint-empire romain-germanique (Les Habsbourg). &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Ce fut un processus de construction de longuehaleine (à partir du 14ème) avec l’idée principale de maintenir desprivilèges locaux, c’est donc la volontéde maintenir, de vouloir protéger les particularismes.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
C’estavec la constitution de 1848, que la Suisse devient donc un Etatmultilinguistique, chacun ayant sa placesur la carte (pas comme en Autriche-Hongrie ou il y a mixage dans lapopulation), avec un mélange confessionnel, avec chacun sa place sur la cartelà aussi.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
A partirde 1848, la Suisse devient un Etat fédératif, doté d’un parlement,mais les cantons maintiennent encore jusqu’aujourd’hui une importanceconsidérable dans la gestion des affaires (bien qu’avec le temps, lescantons délaissent de plus en plus de prérogative à l’Etat fédéral).&lt;br /&gt;
Il y a donc une sorte de lutte entre lescompétences de l’Etat fédérale et du canton, ces derniers abandonnant, mais defaçon toujours limité, un certain nombre de compétence à l’Etat fédéral.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
-     Drapeau national en 1889&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
La difficulté de construire cette Etat-nationSuisse se marque par le fait que la drapeau Suisse arrive relativement tard (en1889) alors que l’Etat est déjà constitué en 1848 et on a donc là uneagrégation d’autonomie avec un pouvoir centrale qui doit toujours négocier avecles différentes autorités locales.&lt;br /&gt;
La Suisse est d’ailleurs vue à cet égard commeun modèle de Fédéralisme par les Européens&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
2)      AFFAIBLISSEMENT DES ETATSMULTI-CULTURELS À LA FIN DU XIXÈ SIÈCLE&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
2.1)           LES FACTEURS D’INSTABILITÉ DANS LES EMPIRES&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
2.1.1    Les effets de la modernisation&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Ce quifonde la stabilité des empires, c’est la légitimité dynastique ; le fait que l’on ait à la tête de l’Empire, un monarquequi fonde l’existence même de l’empire. C’est cet empereur qui fonde l’unitéde l’empire. &lt;br /&gt;
Mais dans le courant du 19ème, la modernisationdérange ce processus.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
1.     D’abord parce que la modernité politique va avec l’idéeque l’Etat est l’émanation de la population, de la société. Ainsi, la tête de l’Etatdoit représenter le peuple, ceci est donc en contradiction avec cette logiquedynastique.&lt;br /&gt;
Ceci ne veut pas automatiquement diredémocratie dans le sens moderne du terme ; Il faut que d’une certainemanière, la légitimité de celui qui règne soi fondée sur l’acceptation deceux qui sont ses sujets.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
2.   Cette évolution politique qui va dans le sens des revendicationslibérale (revendication de libertés politique et revendication dereprésentation politique) est le signe d’une modernisation plus profonde quiest la modernisation économiquequi va de pair avec le développement des circulations de marchandises liée àl’industrialisation (le développement de la production de masse), on ne produitplus là ou l’on consomme, on est plus dans une situation autarcique. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
3.   Cette industrialisation fait que les populations bougent, semélangent et se développent de nouvelle catégoriessociale : notamment les classes populaires urbaine (avecl’urbanisation) et tout cela remet en cause la stabilité des élites sociale etpolitique traditionnel (naissance de nouvelle catégories sociale qui remettenten cause les élites sociales et les élites politique traditionnelle). &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
4.   Lié à se développementde la modernisation politique, économique et sociale nait une modernisationadministrative ; c’est la nécessitéde plus en plus d’arriver à administrerces territoires vastes de manière rationnelle. &lt;br /&gt;
Donc, se pose la question de la langue de cetteadministration. En quelle langue doivent-être les documents (une administrationqui doit parler 10 langues est plus lourde) ? &lt;br /&gt;
Progressivement, les administrations impérialeet en particulier de l’Empire austro-hongrois vont exiger une standardisationdes langues (l’allemand, pour l’empire Austro-hongrois) de manière à pouvoirs’adresser à ces populations. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Encontrepartie, ce qui se passe, c’est que l’on a de plus en plus derevendication d’autonomie, c’est particulière nette pour l’EmpireAustro-Hongrois.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
2.1.2    Les revendications d’autonomie dansl’empire Austro-hongrois &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Ces revendications nationales ne sont pasformulée par tout le monde, mais par un certain nombre de groupes sociauxnouveaux qui ont été émergée lors de l’industrialisation. &lt;br /&gt;
Ces groupes sont  d’une part la « bourgeoisie intellectuelle » ;qui veut pouvoir utiliser sa langue de manière à ne pas entrer en concurrenceavec ceux qui utilisent la langue dominante.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Exemple :en Bohême, l’actuelle République Tchèque, la langue de la culture estl’Allemand (comme dans le reste de l’Empire austro-hongrois. &lt;br /&gt;
Mais, ily a des élites locales qui veulent s’exprimer dans leur propre langue et passimplement s’exprimer, mais aussi pouvoir développer une culture spécifique quileur permettrait en tant que groupe de devenir des groupes dominant localement. &lt;br /&gt;
Sil’Allemand est la langue de la culture en Bohême, on comprend bien que lescitoyens qui parlent le Tchèque sont des sortes de citoyens de 2èmeclasse, même si il s’agit de gens cultivée.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Ainsi, en revendiquant une autonomielinguistique, on sert les interet d’un groupes particulier ; les élitesculturelles locales qui veulent pouvoirprendre leur place là ou par le passé ils étaient en concurrence avec la languede l’Empire qu’était l’Allemand&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
D’ailleurs,parallèlement à cette question des langues, on a aussi des questions qui sontdes questions politiques et qui expliquent en grande partie le fait qu’il y aitdes revendications d’autonomie. Et là, chose intéressante, le parlement à jouéun rôle important.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
-     Révolution de 1848&lt;br /&gt;
•       Elites hongroisesnégocient l’accord de 1867 et la « double monarchie » reconnaissanced’une ???&lt;br /&gt;
•       Dans la partiehongroise de l’Empire les Hongrois (ceux qui parlent le hongrois) ne formentpas une majorité en 1867 mais seulement 47%. Politique de magyarisation.&lt;br /&gt;
•       Croatie-Slovénieplus grande autonomie en 1868 au sein de la partie hongroise&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Pendant la révolution de 1848, s’exprimentbrutalement les revendications en faveur d’une plus grande autonomie politiqueet culturelle. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Ces revendication se font surtout là ou sont cesélites culturelles, à savoir la Hongrie et ce qui était la bohême (République Tchèque).&lt;br /&gt;
Les Tchèques n’ont pas réussi à négocier unstatut d’autonomie élargi comme ils le souhaitaient, en revanche, les hongroisont réussit à négocier ce statut et l’Empire Autrichien se transforme donc en Empire austro-hongrois (ce quel’on appelle la double-monarchie) avec une partie hongroise dotée d’uneadministration hongroise et une partie autrichienne avec une administrationplutôt en Allemand.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Ceux qui ont été les plus nationaliste, c’estévidemment les Hongrois, qui ont menée une politique de magyarisation ;imposition de la langue hongroise, avec l’idée de créer un Etat-Nation sur lemodèle occidentale en tenant pas compte justement de la diversité ethnique dela région. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Et c’estdans cette partie de l’Empire austro-hongrois que se développent des mouvementsnationaliste très important.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
2.2)           LE DÉVELOPPEMENT DU NATIONALISME DANS LES« PETITES NATIONS » D’EUROPE DE L’EST&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
2.2.1    Le rôle des élites &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Dans tout ces mouvement nationaliste, lesélites jouent un grand rôle, cependant, les élites culturelle n’existent paspartout, il existe dans l’Empire austro-hongrois des zones peu développeréconomiquement et qui on toujours été dominé par des élites culturelle qui ne parlentpas la langue de la région. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
C’est typiquement le cas de la Slovaquie dontles élites étaient hongroises ; la langue culturelle était hongroise. &lt;br /&gt;
Quand ce ne sont pas les élites culturelles quipeuvent revendiquer une autonomisation de la région, souvent ce sont lesEglises car d’une certaine manière le clergé consiste des élites culturelle etsociale d’ou le rôle de l’église dans les revendications d’autonomie plustardive en Slovaquie, ou encore le rôle de l’Eglise orthodoxe pour l’Ukraine,là ou les élites culturelle ne sont pas assez puissante, ce sont d’autre typede groupe qui formulent ces revendications. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Un 3èmegroupe qui est très important c’est labourgeoisie économique, quand elle se développe (c'est-à-dire dans leszones ou il y a un développement économique) qui elle aussi veut d’une certainemanière gagner la possibilité d’organiser mieux le développement économique. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
2.2.2    Le cas Austro-hongrois &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
-     Autriche 1896 - Suffrage universel masculin,mais inégal (collèges). Le nombre des électeurs passe de 1,7 à 5,3millions.  1907 - Suffrage égal pour leshommes, femmes obtiennent le droit de vote en 1918.&lt;br /&gt;
-     1908 rattachement Bosnie Herzégovine àempire. Occupé depuis 1878. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
En Autriche-Hongrie, le parlement à joué un rôleimportant dans l’organisation des revendications politiques. &lt;br /&gt;
Ce parlement se met en place avec l’obtentiondu premier suffrage universelle mâle en 1896, mais c’est un suffrage qui resteinégale et avec l’accroissement du nombre des électeurs. Le suffrage, le parlement est très important pourl’organisation de ces revendications politiques car c’est au parlement que seconstituent progressivement des groupes qui se regroupent ( à partir dumoment ou il y représentation politique, ce qui est intéressant de voir, c’estsi les gens se regroupent par affinité politique ou selon d’autre critère, àsavoir le critère ethnique). Or, ce qui s’est passée au parlementd’Autriche-Hongrie, c’est que les gens se regroupent essentiellement en groupe ethnique.&lt;br /&gt;
C'est-à-dire que les divisions ethniques l’onemporter sur les divisions politiques ce qui montraient que les revendications ethniquesdevenaient plus importante que les revendications politiques. &lt;br /&gt;
Celamontre que à un moment donné, les revendications des gens passentessentiellement par des revendications de type ethnique.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
2.3)      LES NATIONALISMES BALKANIQUES&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Ces revendications ethniques donnent naissance,dans la partie de l’Empire Ottoman qui se trouvait en Europe à desnationalismes balkaniques et à la création de nouveaux Etats dans les Balkans. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Ce qui se passe avant la première guerremondiale ; on a un nombre important d’Etat nouveau qui s’établissent surles ruines de l’Empire Ottoman.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
NouveauxEtats des Balkans&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
-         Guerred’indépendance des Grecs commencée en 1821. Traité d'Andrinople (Turquie etRussie) de 1829 consacre autonomie grecque et serbe. Traité de Constantinople1832 indépendance (garantie par la Grande-Bretagne, la Russie et la France)&lt;br /&gt;
-     Guerre de Crimée le traité de Paris, signéen 1856, &lt;br /&gt;
-     Congrès de Berlin (13 juin-13 jt 1878)règlement occidental de la question d’Orient après défaite Empire ottomandevant Empire russe&lt;br /&gt;
-     La Bulgarie obtient l'indépendance aucongrès de Berlin en 1878&lt;br /&gt;
-     La Roumanie obtient l'indépendance complèteen 1881 parachevée par la création d’une Eglise nationale en 1885&lt;br /&gt;
-     Serbie (autonomie de la principauté deSerbie fut reconnue en 1830), indépendance (13 juill. 1878) &lt;br /&gt;
-     En 1913, après la signature des traités deLondres (mai) et de Bucarest (10 août) à l'issue des deux guerres balkaniquesConstantinople, ne subsistaient plus de l'empire en Europe la Thrace orientaleet Istanbul. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Le premier Etat qui voit le jour est la Grèceaprès la guerre d’indépendance. Cette indépendance de la Grèce sera largement soutenuepar les nations d’Europe occidentale.&lt;br /&gt;
De la même manière, l’indépendance progressivedes autres Etats des Balkans est très soutenue par les puissances occidentalesqui ont intérêt à avoir accès au détroit de la mer Egée et de la mer Noir etdonc, elles veulent un affaiblissement de l’Empire ottoman.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
En 1878,au congrès de Berlin, il y a un règlementoccidental de la question de l’Orient après la défaite de l’empire ottomandevant l’empire russe, dans laquelle les puissances occidentale ont joué unrôle prépondérant et c’est cette conférence de Berlin qui crée un certain nombred’Etat en Europe Balkanique, la Serbie, la Bulgarie et la Roumanie.&lt;br /&gt;
Cecipour le caractère exogène ; commentles puissances exogène ont modelée les Balkans, mais il y a aussi des puissances endogènes : les églisesorthodoxes ont joué un rôle essentielle dans la structuration de ces mouvementnationaux ; car en effet, après l’émergence de ces Etats-Nations, en1878, il y a un phénomène de construction progressive d’une culture nationalecomme en Europe occidentale.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Lesélites économies et culturelle vont jouer un rôle essentielle pour définir lesidentités nationale :&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
1.   La religion/leséglises : dans l’empire ottoman, àtravers les millets, l’église structurait la communauté, les Eglises avaient unrôle spirituelle,  politique etéconomique essentielle. A partir du moment où il ne reste plus les structure del’Empire, il reste les Eglises.&lt;br /&gt;
Les Eglises orthodoxe se nationalisent alors,avec la création d’Eglise nationale orthodoxe. Si on regarde leurs mises enplace, on voit qu’elles sont contemporaines de la création nationale dans ceszones.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
2.   La question des langues : dans laplupart de ces pays, on ne peut dire qu’il existe une littérature nationale delongue date, il y avait des dialectes, mais l’existence d’une langue nationaleunifiée sur un territoire donnée qui deviennent une langue de l’administrationde cet Etat, ces langues sont codifiée, crée après l’unité nationale. Ceci est d’autant plus difficile que la plupartde ces pays, il y avait une langue écrite qui ne ressemblait en rien à lalangue parlé. (En Slovaquie, la langueécrite était le Hongrois)&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Exemple : en Serbie et en Croatie sont codifiéeun certain nombre de langue qui ont pour but de crée des langues nationale. &lt;br /&gt;
Ce quiest intéressant, c’est que le serbo-croate a été crée comme langue nationaleserbo-croate à cette époque, en essayant de concilier les 3 principaux dialectesde la région. &lt;br /&gt;
Pourquoi,car après l’éclatement de la Yougoslavie, on assiste aux mécanismes de larecréation d’une langue nationale, c’est là même chose entre les tchèques et lesslovaques. Avec les constructions nationales slovaques et tchèques respectivement,ils poussent une sorte de différentiation linguistique qui rend lacompréhension difficile entre les langues. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
3.   Outre les questionslinguistiques, il y a aussi l’utilisationde l’histoire. Dans chacun de ce pays, il y a des gens pour récrire l’histoire.Le débat en Grèce par exemple comporte sur ce qui reste de l’héritage grecancien et de l’héritage ancien. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Il y a eutout un débat depuis la fin du 18ème pour dire que la grec fait bienpartie de la civilisation occidentale que les grecs sont bien dans lacontinuité de la Grèce ancienne alors que cela est fortement sujet à cautionétant donné les brassages de population.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
2.3.2    La construction culturelle des Nationsd’Europe centrale et Balkanique &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
-    Serbo-croatedécouvert par les Européens dans la seconde moitié du 19è siècle. &lt;br /&gt;
•        Réformelinguistique au milieu du XIXè siècle.  &lt;br /&gt;
•        Le Croate LjudevitGaj (1809-1872), chef du mouvement unitaire illyrien qui avait pour butd’unifier tous les Slaves du Sud et le Serbe Vuk Karadzic (1787-1864)contribuèrent à la création de la langue serbo-croate (ou croato-serbe) àpartir des trois principaux dialectes.&lt;br /&gt;
•        Codification de lalangue slovaque écrite par Ludowίt Śtúr (1815-1856)&lt;br /&gt;
•        Claude Fauriel(1777-1844) publie en 1824 les Chantspopulaires de la Grèce, en grec et en français qui prétend faire lacollection de chants populaires grecs. Ces chants conserveraient les traits etla langue de la Grèce antique, à 24 siècles de distance. &lt;br /&gt;
•        Histoire du peuple grec, de l'historien d'Athènes ConstantinosPaparrigopoulos, défend thèse de la continuité contre d'autres interprétations.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
3)      LES EMPIRES COLONIAUX&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
La colonisation est unphénomène ancien ; d’un point de vue chronologique, la colonisation desterritoires non-européens par les européens commence exactement quand leseuropéens chassent les arabes du continent européen (1491, quand les Espagnoleschassent les Arabee).&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
3.1)           LA COURSE AUX COLONIES&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
•        Le 26 février 1885, en effet, quatorze nations européennesont signé l' Acte général de Berlin &lt;br /&gt;
•        De 1872 à 1900 les nations européennes sont passées d'unepossession de 11 % à 91 % des terres africaines. &lt;br /&gt;
•        Jules Ferry (1832-1893)&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Au16-17ème se fait la colonisation de l’Amérique et du Pacifique. &lt;br /&gt;
Pourla période qui nous intéresse, les européens, dans le courant du 19 èmesiècle, colonisent l’ensemble du monde au nom de la supériorité desvaleurs européennes, ils vont même jusque, lors du second congrès de Berlinde 1885 a partager l’Afrique entreles diverses puissance européenne. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Entre1872 et 1900, les nations Européennes sont passé d’une possession de 11% à 91%des territoires Africains (aussi toute l’Afrique est colonisée).&lt;br /&gt;
Maiscette frénésie d’accaparement touche l’ensemble du monde, même les ilotsd’Océanie ou quasiment chaque ilot est accaparé. &lt;br /&gt;
Lacolonisation à énormément de cause, mais dans l’optique de ce cours, il estincontestable que les motivations nationales on joué un rôle. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
En fait le nationalisme àété renforcée par le colonialisme. La colonisation s’inscrit complètement dans lalogique du nationalisme idéologique ; c'est-à-dire la proclamation del’excellence et de la suprématie de la nation.&lt;br /&gt;
Certainshistoriens ont dit que l’impérialisme colonial est à certain égard, le stadesuprême du nationalisme&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
-         De manière différente, chez Jules Ferry par exemple, lacolonisation est l’exportation de la civilisation française ; c’estl’idée que l’excellence culturelle Française doit être exportée à l’extérieur,il faut apporter la civilisation aux peuples inférieurs.&lt;br /&gt;
-         Pour d’autres groupes, et dans d’autres pays, ce sont d’autrespréoccupations, toujours nationale l’emportent. En Allemagne et en Italiepar exemple, ou on a un surplus de population, la colonisation est un moyen derésoudre la question de la population (il y a trop de gens) ; ce serait unmoyen d’exporter de la population, non pas sur le territoire nationale, maissur un territoire qui y est rattaché.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
3.2)      LA COLONISATION COMME INSTRUMENT DEGRANDEUR NATIONAL&lt;br /&gt;
•        Explorateurs du continent africain comme l’écossais DavidLivingstone (1813-1873) traverse l’Afrique.&lt;br /&gt;
•        Pierre Savorgnan de Brazza (1852-1905) qui explore etcolonise le Congo&lt;br /&gt;
•        Pierre Paul Broca (1824-1880) fondateur de la Sociétéd’anthropologie de Paris, 1859 proclame infériorité des Noirs.&lt;br /&gt;
•        Société pour la colonisation allemande fondée en 1884 parl'aventurier Carl Peters, plus tard héroïsé par les nazis&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Derrière lacolonisation, il y déjà une sorte de racialisation des identités nationales.Il  y a déjà l’idée que les européensseraient supérieurs par la culture, mais aussi par la race. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Ceci est appuyé surun certain nombre de chose :&lt;br /&gt;
-         D’abord, sur l’anthropologie de la fin du 19ème quiclasse les races. L’anthropologie se développe en fait sur le colonialisme.&lt;br /&gt;
-         Autre discipline qui nait avec le colonialisme et racialise lesdifférance entre blancs et noir par exemple, c’est la médecine tropicale.Discipline qui est une sous-branche de la médecine, qui nait avec ledéveloppement de la colonisation puisqu’il y a des gens qui contractent desmaladies sous les tropiques et du coup, la médecines tropicale tented’identifier les caractéristiques des races en les constituant comme des racesfondamentalement différentes avec certaine races mieux adapter/préparer à certainclimat. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
La colonisation d’une certaine manière renforcele nationalisme et d’autre part modifie la manière dont le nationalismeétait pensé ou en tout cas encourage les phénomènes de racialisation dunationalisme&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
3.3)           LES GUERRESCOLONIALES COMME FABRIQUE DU NATIONALISME EXTRÊME&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
La colonisation estun instrument fort, le développement des empires coloniaux encourage lenationalisme sous sa forme guerrière.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Les colonies ont étédes lieux de fortes violences, généralement, lors d’une colonisation, on faitla guerre. De manière intéressante, on fait bien sur la guerre contre lespopulations indigènes, mais on fait aussi la guerre entre européen. C’est unlieu ou les Européens vont entrer en guerre les uns contre les autres parcequ’ils luttent pour les mêmes territoires donc, ils entrent en conflit. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
3.3.1    Les colonies comme terrainsd’affrontement entre les grandes puissances &lt;br /&gt;
-     Crise de Fachoda en 1898. On est au bord de la guerre. La France se plie. Réconciliefinalement F et GB en étant clair sur les motivations de chacun.&lt;br /&gt;
-     Maroc : F/ Allemagne. 1905 et 1911&lt;br /&gt;
             &lt;br /&gt;
Nous avons là 2 crises importantes :&lt;br /&gt;
-         La crise de Fachoda en 1898 qui oppose la France et laGrande-Bretagne. &lt;br /&gt;
-         Et la crise du Maroc entre la France et l’Allemagne en 1905 et 1911&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Il y a donc desconflits, mais les plus importants sont ceux qui ont lieu avec les populationsindigènes et le fait que dans ces conflits, se déploient la violance, labrutalité qui s’est ensuite retournée contre les Européens durant la 1èreet la 2ème guerre mondiale.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
3.3.2       Exploitationet épurations ethnique &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
•        Exploitationcoloniale en Afrique occidentale française fondée sur code indigénat 1887.&lt;br /&gt;
•        Atrocités commisesau Congo sous administration de l’Etat belge après 1908. Mines du Katanga&lt;br /&gt;
•        Guerre des Boers de1899-1902 (environ 75 000 morts). Camps de concentration installée à partir de1900 (environs 26 000 morts).&lt;br /&gt;
•        Révolte des Hereros(1904-1907) Sud Ouest africain allemand (Namibie) &lt;br /&gt;
•        1904 : Soulèvement des Hereros et répressionallemande sous le commandement du Général Lothar von Trotha&lt;br /&gt;
•        la populationhéréro  exterminé à 80% (80 000 sur 100000 Hereros). Un des premiers génocide planifié&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Pourquoipeut-on dire que dans ces conflits entre indigène et colonisateur, se déploientla violence, la brutalité qui s’est ensuite retournée contre les Européensdurant la 1ère et la 2ème guerre mondiale ?&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Dansle nazisme, le moment du plus grande déploiement de nationalisme, il y ad’abord l’idée du classement des races et des races inférieur ; c’est cequi justifie l’épuration. Or durant l’aventure coloniale c’est ça qui est enjeu ; l’idée que l’on peut s’emparer de territoire car on est en présencede population qui sont culturellement et racialement  inférieur aux Européens en conséquence dequoi, on n’a même pas de compassion pour ces populations.&lt;br /&gt;
C’estce qui a permis d’utiliser ces populations de manière massive notamment pour letravail forcé dans pratiquement toutes les colonies, mais les colonies danslesquelles ce travail forcé fut le plus horrible et à durer le plus longtemps,ce fut dans les colonies belges et portugaises.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
4)     CONCLUSION :&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
On voit bien que les empires ont donnéenaissance à des nationalismes différenciée, il y a toujours des interventionsqui construisent ces nationalismes, ce n’est pas quelque chose de mécanique. Ilya des gens qui pensaient que les empires étaient la meilleure solution pouréviter le nationalisme.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Swenney</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://baripedia.org/index.php?title=Histoire_de_l%27Europe_:_XIX%C3%A8me_et_XX%C3%A8me_si%C3%A8cles&amp;diff=573</id>
		<title>Histoire de l'Europe : XIXème et XXème siècles</title>
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		<updated>2012-11-22T13:22:12Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Swenney : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;[[Introduction à l'histoire de l'Europe du XIXème siècle au XXème siècle]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Les Etats-Nations au début du XXème siècle]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Les ensembles politiques multiculturels]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Du Principe des nationalités à la« question des minorités nationales » 1913 – 1938]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Par delà les Etats nations: logiques et organisations transnationales 1914-1939]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Swenney</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://baripedia.org/index.php?title=Discussion:Les_%C3%89tats-Unis_et_l%E2%80%99Am%C3%A9rique_Latine_:_fin_XVIII%C3%A8me_et_XX%C3%A8me_si%C3%A8cles&amp;diff=563</id>
		<title>Discussion:Les États-Unis et l’Amérique Latine : fin XVIIIème et XXème siècles</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://baripedia.org/index.php?title=Discussion:Les_%C3%89tats-Unis_et_l%E2%80%99Am%C3%A9rique_Latine_:_fin_XVIII%C3%A8me_et_XX%C3%A8me_si%C3%A8cles&amp;diff=563"/>
		<updated>2012-11-21T19:44:57Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Swenney : /* Cours n°1: Les Amériques à la veille de l'indépendance */ nouvelle section&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;== Cours n°1: Les Amériques à la veille de l'indépendance ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Attention: cour qui date de janvier 2012!&lt;br /&gt;
Tout d’abord, en 1770 les Amériques sont des coloniesdes grandes puissances européennes qui sont toutes des monarchies (Espagne, Angleterre, Portugal, France, Hollande).&lt;br /&gt;
Ensuite, elles sont très inégalement peuplées, la population est dispersée très inégalementdans des « zones de colonisation », soit les côtes atlantiques (Brésil, futurUSA) et pacifiques (Pérou, Mexique). On peut ainsi dire que le continent n’estpas encore colonisé, la colonie ne s’étendra à l’intérieur du continent qu’au19ème siècle. Evidemment, l’intérieur du continent n’est pas vide, lespopulations amérindiennes qui ont survécu, fugitifs ou esclaves (sociétés marronnes),gens fuyant la justice ou exploiteurs, vont s’installer à l’intérieur du pays.&lt;br /&gt;
Cette colonisation de l’intérieur va se faire au fildes siècles.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Les côtes des Etats-Unis sont les plus densémentpeuplées, il en est de même de la côte atlantique et pacifique de l’Amériquecentrale et du Sud. Il y a également les rives des principaux fleuves navigables(pas beaucoup dans les Amériques) et dans les pôles urbains. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
En tout vers 1770 nous n’avons que 15 millionsd’habitants dans les Amériques, dont :&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
-         70'000 habitants dans la Nouvelle France (vadevenir le Québec), va jusqu’à la Louisiane (1er grand pôle)&lt;br /&gt;
-         3 millions dans les 13 colonies britanniques(futurs Etats-Unis) (2ème grand pôle)&lt;br /&gt;
-         3 millions dans la vice-royauté de la NouvelleEspagne (Mexique actuel et Texas)&lt;br /&gt;
-         4 millions dans le reste des colonies espagnoles(Colombie, Argentine, Pérou, Chili)&lt;br /&gt;
-         1.5 million au Brésil&lt;br /&gt;
-         600'000 dans les Antilles françaises (500’00sont à St Domingue = Haïti)&lt;br /&gt;
-         300'000 dans les Antilles britanniques&lt;br /&gt;
-         1,5-2 millions d’Amérindiens non colonisés (enAmérique centrale et Amérique du sud)&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Les zones de peuplement :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Les régions à majorité amérindienne :&lt;br /&gt;
Amérique centrale, Andes. Il convient deparler de la terrible catastrophe démographique qu’a représenter lacolonisation européenne pour les populations autochtones d’Amérique. Il estimpossible d’avoir des chiffres exactes, mais on estime qu’il y avaitprobablement avait 50-60 millionsd’habitants vers 1500, alorsqu’en 1600 il ne reste plus que 4 millions d’Amérindiens. La chutedémographique est de 90-95% sur un siècle, c’est une situation unique dansl’humanité, elle est due au choc de l’arrivée des européens : l’esclavage,les épidémies (variole, grippe), les massacres et le désespoir. &lt;br /&gt;
Dans les Caraïbes il  avait environ 5 millions d’habitants en 1492 et ils ont presque tous disparus un siècle plus tard (1600).&lt;br /&gt;
Dès 1650-1700il y a une lente reprise démographiqueindigène et vers 1770 le gros dela population amérindienne se trouve là ou  il y a eu des civilisations très dense, trèsdévelopper et très urbaniser avant l’arrivée des Espagnoles. C’est-à-dire leMexique, l’Amérique Centrale etles Andes. Dans ces deux régions(Amérique centrale et Andes), en 1770,environ 2/3 de la population estamérindienne.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
- Les régions à majorité d’origine européenne&lt;br /&gt;
La minorité des Amériques est peuplée par desEuropéens en majorité. Ces régions sont limitées, surtout sur la côte est,soit au 13 colonies qui vont devenir les futurs Etats-Unis. Au 18èmesiècle cette région connaît une croissancedémographique énorme : de 300’000 habitants en 1700 à 2'500'000 (2 millions et demi) 70 ans plustard. C’est un taux de croissance très élevée, il n’est pas seulement dû àl’immigration mais aussi à la fécondité des femmes colons et à de meilleuresconditions sanitaires, une meilleure espérance de vie, l’immigrationcompte aussi (anglais, écossais,irlandais, allemands).&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
-Lesrégions à majorité d’origine africaine&lt;br /&gt;
En 1770, sesont les régions de plantations tropicales ; les Caraïbes britanniques,hollandais et françaises, certaines zones du Brésil, de la côte Est desEtats-Unis, de la côte pacifique de la Colombie et de l’Equateur et le Pérou. &lt;br /&gt;
Du 18ème siècle à 1770, en termes dechiffre,  il y a 4 fois plus d’Africainsqui sont déportés de force sur les Amériques que d’Européens qui immigrent. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
-Les régions à majorité métisse, mulâtre ou zambo&lt;br /&gt;
Forcément, toute cette population qui arrive vaengendrer des métissages, surtout en Amérique latine (espagnole et portugaise) ou il y a près de 1demi-million d’immigrants espagnols et portugais qui se mélangent à lapopulation locale car ce sont surtout des hommes qui immigrent sur les Amériqueset en particulier dans les colonies ibériques. Ils s’unissent de grées et biensouvent de forces avec les femmes amérindiennes ou africaines et ensuite leursenfants se marient entre eux et cela donne un métissage qui est surtouteuropéen-amérindiens, africain-européen. Il y a aussi les Zambos, ce sont ceuxqui descendent à la fois d’amérindien et d’Africain. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
L’appartenance raciale&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les séries de métissagessont produites en Espagne à la fin du 18ème siècle, elles sont une sorte de genres, que la noblesse achète.Le décor de chaque image est fait pour correspondre à la classe sociale qui estrattaché à tel genre d’union. (Un homme blanc et une femme noir qui tient uncouteau= dangereuse et une mulâtresse qui tente de l’empêcher de taper sur papa)&lt;br /&gt;
Il y a des stéréotypes raciaux qui sont restésattachés durablement dans la représentation sociale aux Amériques jusqu’au21ème siècle.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
      Mulâtre : blanc + africain&lt;br /&gt;
      Mauresque : blanc + mulâtre&lt;br /&gt;
      Albinos : blanc + mauresque&lt;br /&gt;
      Noir/ africain : blanc + albinos                                                              &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
      Métisse : blanc+ amérindien&lt;br /&gt;
Zambo : africain +amérindien&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
On devient de plus en plus blanc, mais la tâche del’esclavage perdure dans les générations des gens qui ont une ascendanceafricaine. La souillure de l’esclavage marque donc de génération en génération.&lt;br /&gt;
Le mélange entre un blanc et un albinos marque unretour en arrière, car cela donne un noir. Car, selon la généalogie, les gênesfont que le nouveau-né prend surtout les gênes de l’une ou de l’autre de sesfiliations et c’est alors la grosse catastrophe.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Les Amériques ibérique :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ainsi, partout, dans les Amériques ibériques, lesblancs sont la minorité, ils ont tendance à s’établir dans les villes surtoutcôtière et administrative de l’intérieur.&lt;br /&gt;
Que l’on se trouve dans les colonies britannique ouibérique, l’appartenance raciale définit la place qu’occupe un individu dans lasociété.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
La société coloniale se fonde sur le principe de la “puretéde sang” (héritée de la reconquêtedes ibériques sur les musulmans du 8-9ème et fin du 15ème siècle, cf. chute de Grenade qui est à la mêmeépoque que la découverte des Amériques) qui s’applique aux Espagnols et auxAmérindiens.&lt;br /&gt;
Le concept de noblesse (naissance dans la péninsule et propriété terrienne) estaussi extrêmement important. Pour être honorable et pouvoir faire desétudes et exercer des professions supérieures (royales ou ecclésiastiques),« il faut être blanc et propre de toutes les mauvaises races denoires, maures, juifs, nouvellement convertis à notre sainte foi et, il fautêtre catholique et pure de toute inquisition ». (C’est un grosmélange qui va de la race à la religion et même aux idées). Concrètement dansles Amériques, ce seront surtout les Espagnoles péninsulaires, les Amérindiens et leurs descendants mélangésqui seront qualifié de purs(les juifs ont interdiction d’immigré). Mais lesAfricains et leurs descendants (mulâtres, etc) esclave ou libre sont marquéspar la “tache de l’esclavage” même s’ils sont libres, ils sont héréditairementmarquée par la marque de l’esclavage ! &lt;br /&gt;
On estégalement considéré comme héréditairement dépravé si on est enfantsillégitimes et si on exerce des professions manuelles, ce qui fera que lamajorité de ceux qui les exercent seront des non-blancs.&lt;br /&gt;
Cette politique raciale va être plein decontradiction ; les Amérindienssont considérés comme purs, mais seront soumis par la monarchie à un régimespécial de « mineurs », non adultes, ce qui fait qu’ils sont placés sous laprotection du roi dans des villages ségrégés dirigé par un chef indien et  un curés (en charge de la morale). &lt;br /&gt;
La monarchieespagnole considère les descendantsafricains même libres ou métisse comme perpétuellement souillés par la tâche del’esclavage, ce qui limite l’accès au travailet à la formation. Mais comme il n’y a pasassez d’hommes sur le terrain, l’Espagne doit tordre ses législations et elle engage des noirs et des mulâtres comme garde-côtes. Ces milices ont certains privilèges gardés pour les blancs en temps normal.&lt;br /&gt;
On voit donc qu’il y a plein de contradictions avecla théorie et la réalité.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
EnAmérique britannique&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il y a aussi une forte importance de la race mais lesprofessions manuelles ne sont pas dénigrées.  &lt;br /&gt;
Cependant, l’originepurement européenne, si possibleanglo-saxonne et protestante estindispensable pour faire partie de la «communauté ».&lt;br /&gt;
                                                                                      &lt;br /&gt;
Les Amérindiens&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- AmériqueBritannique :&lt;br /&gt;
Les Amérindiens sont considérés comme sauvages, sous-hommes, inférieurs, même quand les Cherokees se convertissent en chrétiens et en paysans quicultivent la terre comme il le faut. La terre des amérindiens est la cible des colons, mais les indiens neles intéressent pas.&lt;br /&gt;
Ils sont surtout intéressé aux terres des indiens, onvoit au cours du 19ème cette avancée Etats-unienne dans les terresindiennes.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
- Amérique ibérique : &lt;br /&gt;
Les Amérindiens sont considérés pour leur force de travail et/ou leurs atouts sexuels (Concubines)&lt;br /&gt;
Les terressont importantes, mais ils vont y mettre les indiens pour qu’ils y travaillent.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Les Africains&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’esclavage existe dans l’ensemble des Amériques, et cet esclavage va augmenter tout au long du18èmes siècle et avec l’augmentation de l’esclavage, on assiste aussi à uneaugmentation du racisme. &lt;br /&gt;
Il n’était pas prévu que l’esclavage dure aussilongtemps. En 1700, il y avait encorebeaucoup de serviteurs blancs, desimmigrants européens engagés pour un contrat limité dans le temps, à la fin ducontrat, ces serviteurs étaient libre. Déjà à cette époque, il y a des lois quiinterdisent le mariage entre les esclaves africains et les serviteurs.&lt;br /&gt;
Cette esclavage se développe surtout pour faire faceà la disparition des indiens (dans les régions conquise par les espagnoles etles américains) et aussi pour faire face au développement de la plantationsucrière. Jusqu’à la fin du 18è il y a4 fois plus d’Africains déportés vers les Amériques que d’Européens y immigrant. &lt;br /&gt;
La région qui en importe le plus d’esclave est le Brésil qui prend à lui seul plus d’un tiersdes Africains vivant qui arrivent dans les Amériques, puis l’Amérique Espagnole (qui importe surtoutpour le Pérou, pour Cuba et le Mexique), les caraïbes françaises (St Domingue)  anglaises et Danoise.&lt;br /&gt;
Par contre les Etats-Unis en importent peu (28'000 noirs en 1700, en 1770 500’000)car la traite ne va pas être très longue et ils pourront assez rapidement lerenouvellement et l’augmentation de leurs populations esclave par les bonnesconditions sanitaire qui existent aux Etats-Unis.&lt;br /&gt;
Contradictionsaux grandes idées en vogue àl’époque : le vrai démarrage desdéportations est au 17ème avec le développement de la plantation sucrière, le 18ème (1770) est le sommet de la traite, du au développementforcené de la plantation sucrière, c’est aussi pour cela que des révolutions seproduisent dans ces années là. Il y a ensuite un lent déclin (1807 :l’Angleterre abolit la traite, 1808 les Etats-Unis abolissent la traite), maisles Espagnoles, le Brésil et la France continuent d’importer des Esclaves àtour de bras jusqu’au milieu du 19ème siècle (et là, ce sont desesclaves de contrebande car la traitea été interdite à ce moment là).&lt;br /&gt;
L’esclavageest important partout, mais il y a des différences trouvées ; il y a des domestiques, des cow-boys,beaucoup sont dans les plantations ouvrières, d’autres sont marins, il y a desprostituée esclaves, des maçons.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
- Amériqueibérique, surtout espagnole : &lt;br /&gt;
L’esclavageest basé sur le droit romain qui autorise aux esclaves la manumission et l’achatde la liberté. Les esclaves ont aussi une petite période de temps pourtravailler pour eux-mêmes, le dimanche par exemple (ceci est quasi impossibledans les plantations sucrière). Les esclaves achètent d’abord la liberté d’unenfant qui est moins cher et ensuite, en travaillant, cette enfant pourrapermettre le rachat de la liberté pour le reste de la famille.&lt;br /&gt;
Cela expliqueque très vite, il y a une population libre d’ascendance africain au point que1770, sur l’Amérique espagnoles, la majorité des afro-descendant sont libres(pas le cas au Brésil ou à Cuba).&lt;br /&gt;
Ilsconstitueront peu à peu une classe en soi, soumise à des restrictions racistemais ils vont se développer et c’est eux qui vont faire une grande partie de lacolonisation intérieure des territoires.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
-Amérique anglo-saxonne : &lt;br /&gt;
Lamanumission est exceptionnelle, il n’y a pas ce droit. L’esclave estlibérée en règle générale sur la volonté de son maitre et ceci est unepossibilité de plus en plus limité car on force les maitres payer quelque choseen avance pour le cas ou l’esclave deviendrait indigent. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Agriculture&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1770, lesAmériques sont  la fois des économiesagraires et extractive. Dans le domaine agricole, il y a une grande différence dansles modes de production agricole entresl’Amérique ibérique et l’Amérique anglo-saxonne.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
- EnAmérique ibérique &lt;br /&gt;
Il y a les haciendas(fazendas) ce sont de grandes exploitationsagricoles sur les terres les plus fertiles d’où les indigèneset les petits paysans ont été chassés. De plus, la colonisationibérique, on l’a vu est surtout une affaire d’homme qui s’unissent souvent avecdes femmes autochtone ou d’origine afro-américaine mais ils ont toujours cedégout du travail manuel. Ils donnent ces exploitations à gérer aux autres,pour eux, l’exploitation est un signe de richesse plus qu’un travail. Ce serontles petits paysans qui feront le travail.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
- Dansl’Amérique Anglo-saxonne continentale (on ne parle pas des Caraïbes) &lt;br /&gt;
Il y a une colonisation par famille aux départs, degens modeste qui commencent par exploiter entre eux pour produire leursnourritures et pour les marchés. C’est avec le temps qu’il y a une croissancedes inégalités entre ceux qui ont plus et ceux qui ont moins avec notamment uneparcellisation entre les nombreuxdescendent de ces familles et l’enrichissement d’une classe qui va devenirensuite celle qui va promouvoir les intérêts de l’indépendance.&lt;br /&gt;
                                                                                                                       &lt;br /&gt;
Commerce : énorme affairepour les Amériques&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le mercantilismeest prédominant au 18ème siècle: c’est la doctrine économique selon laquelle la richesse des états ou nationsréside dans leur réserve d’or et d’argent. A partir de cela, les états préconisentle protectionnisme et le monopole du commerce par la métropole quia pour but de faire rentrer un maximumd’argent des colonies dans ses caisses.&lt;br /&gt;
A cette époque, dans les années 1760, Londres,Madrid, Paris et Lisbonne on énormément besoin d’or et d’argent, en particulierpour financer les guerres qu’elles n’arrêtent pas de se faire.&lt;br /&gt;
L’Amérique est donc destinée à fournir en grandepartie ces capitaux à traves le commerce. Cependant, ce qu’il est intéressantde voir c’est que le mercantilisme est appliqué différemment en Amériqueibérique et anglo-saxonne. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
- Amérique ibérique : &lt;br /&gt;
La politiquede Madrid est rigide et monopolistique par rapport à ses ports américains. Ellene permet pas la formation d’une classe de colons marchands capable derivaliser avec les marchands espagnols et portugais qui ont le monopole ducommerce dans les ports américains. &lt;br /&gt;
L’absence dela création d’une classe de marchands locaux se sentira lors des guerresd’indépendance. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
- Amérique anglo-saxonne : &lt;br /&gt;
Est prospère,il y a la culture des céréales, du tabacs, du sucre, que l’Angleterre enimporte en gros et les autorités britannique se soucient peu de la contrebandeque  leur font leur colons américains àcôté.  &lt;br /&gt;
On a lesports nord américains de Boston, Philadelphie, Kingston qui sedéveloppent assez rapidement et qui commencent sur ces bases de développementet d’enrichissement à s’intéresser à la production industrielle. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Administration politique&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
-AmériqueIbérique : &lt;br /&gt;
Les Amériquesibériques sont gouvernées par la métropole avec un conseil des Indes quidirige tout ce qui se passe en Amérique, il y a peu d’autonomie. &lt;br /&gt;
Le pouvoir exécutif sur place est entre les mainsd’un vice Roi. Les vice-rois gouvernentau nom du roi dans les vice-royautés, ils appliquent les règles qui sontdécidés à Madrid. &lt;br /&gt;
Les cabildos sont des administrations locales, formés à la foi de l’élite espagnoles,mais aussi de blancs créoles (nées dan les Amériques) qui régissent les affaires locales. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
- Amériqueanglaise : &lt;br /&gt;
Il y aplus d’autonomie et une décentralisation administrative, soitune administration locale. Des gouverneurs sont nommés par le parlement en Angleterre pourgouverner sur chaque colonies, mais il y a des assemblées coloniales législatives dans chaque colonie, avec des représentants locaux et qui décident des impôts et comment les dépenser.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Religion&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
- Amérique anglo-saxonne : &lt;br /&gt;
(« Babylone protestante ») ; il y abeaucoup de mouvements très divers, avec des protestants de tout genre(Luthérien, les baptistes). Sur toutes ces diverse communauté, il y a celle desQuakers (qui sont appelé la sociétédes amis), qui pratiquent la tolérance et le pacifisme.&lt;br /&gt;
Autre chose importante, au début du 18ème(1700), la religiosité est en déclin dans ce qui va devenir les Etats-Unis etentre 1734-1940, l’ensemble des 13 colonies est secouée par les sermons depasteurs qui lancent le mouvement religieux appelé le Grand Réveil »  et leurs discours vontbouleverser les paroissiens pardes cultes dramatiques, ils vontmenacer les paroissiens de l’enfer s’ils ne retrouvent pas la foi vivante.  C’est un grand mouvement religieux qui pour lapremière fois touche l’ensemble des colonies et qui constitue un premier pasvers la constitution d’un espritcollectif qui va arriver à l’indépendance descolonies britanniques nord américaines. C’est une unité qui est fondée sur lasupériorité de la loi divine sur la loi humaine et sur la conviction que lesdroits naturels ont été donnés par Dieu.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
- Amérique ibérique : &lt;br /&gt;
Rien de tel en Amérique ibérique, d’abord parce quele territoire est immense, avec des communications inexistante et aussi parceque on est dans des populations très différentes, le catholicisme est loin d’êtreuniversel, il y a des bastions catholique dans les grandes villes, des curéssont aussi présent dans les régions amérindienne puisqu’il y a des curés dans chaquevillage, mais en fait, tout le territoire non conquis, la ou les esclaves sonten majorité, il n’y a pas de présence catholique, ceci explique un foisonnementde foi religieuse, un mélange d’influence d’origine africaine et amérindienne.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Diversité culturelle&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Diversitéculturelle énorme dans les Amériques, en termes de tauxd’alphabétisation. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
- Dans les Amériques britanniques : &lt;br /&gt;
On estime que par mi les adultes, la moitié deshommes et ¼ des femmes savent lire et écrire. Ils lisent surtout la Bible, maisaussi pour ceux qui font partie des classes aisées, les écrits des Philosophie des Lumières qui seront importantedans le début sur les réflexions de ce qui deviendra les indépendances.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
- Dans les Amériques ibériques : &lt;br /&gt;
L’alphabétisationest très basse (minorité dansvilles y a accès).&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Swenney</name></author>
	</entry>
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		<id>https://baripedia.org/index.php?title=Les_Etats-Nations_au_d%C3%A9but_du_XX%C3%A8me_si%C3%A8cle&amp;diff=560</id>
		<title>Les Etats-Nations au début du XXème siècle</title>
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		<updated>2012-11-21T19:34:36Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Swenney : Page créée avec « L’objectif de ce cours est de montrer quelssont les différents facteurs qui permettent la construction nationale dans lecoursant du 19ème. L’espace géographique que... »&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;L’objectif de ce cours est de montrer quelssont les différents facteurs qui permettent la construction nationale dans lecoursant du 19ème. L’espace géographique que nous verrons ici estcelui de l’Europ occidentale puisque la construction nationale se fait d’abordà l’ouest de l’Europe.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Ce que l’on verra, c’est quela construction nationale est d’abord une construction politique. L’Etat estpremier et c’est lui qui prend en charge la construction nationale. On verracomment l’Etat nationalise la société : nous verrons comment, à partird’une société diverse se crée des mécanismes de nationalisation, et le rôle dela culture dans tout cela&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
1)     ETAT ET NATION &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
1.1)           LE DEVELOPPEMENT DES ETATS &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
L’Etat constitue la forme institutionnalisé dupouvoir politique, le cadre de la domination politique exercée par uneautorité. L’Etat est une réalitéjuridique qui suppose une autorité qui s’exerce sur des individus dans unterritoire donnée. &lt;br /&gt;
Cet Etat peut avoir des formes politique trèsdiverses (monarchies, républiques, empires) et, ce n’est pas la nation qui crée l’Etat, mais c’est l’Etat qui crée lanation et qui va créer le nationalisme d’Etat. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Pour la France, cela est particulièrement clairpuisqu’il y a le moment de la révolution française avec l’abolition de tout lescorps intermédiaire, c’est l’Etat qui devient le principal agent del’unification française. Et qui va devenir la source de la légitimité nationaleen créant un lien entre tous les individus atomisés sur le territoire. &lt;br /&gt;
Ceci est marche très bien pour la France, maismoins bien pour la Suisse. &lt;br /&gt;
Cependant, sous des formes diverses on peutdire que c’est un modèle qui fonctionne pour l’Europe occidentale.&lt;br /&gt;
            &lt;br /&gt;
1.1.1    Etat centralités ou Etat fédéral &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
L’Etat peut être de différentes formes, il peut être soit centralisée, soit fédérale. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
-         Le modèleunitaire/centralités typiquement est le modèlefrançais qui nait avec la monarchie française et c’est par l’œuvre de larévolution qu’est achevé ce processus de centralisation avec la naissance desdépartements (le quadrillage de la carte de France en département) etl’instauration des préfets (le fait que le pouvoir centrale délègue dans chacundes départements, un préfet qui est le représentant de l’autorité de l’Etat.&lt;br /&gt;
Ceci est le modèle français, mais ce dernier estplutôt particulier même si les français pensent avoir un modèle universel. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
-     En réalité, ce qui est le plus courant est la construction d’un Etat sur le modèle fédéral qui supposedonc un partage de pouvoir entre les autorités centrales et les autoritéslocale. &lt;br /&gt;
En général, il est né dans la plupart des paysoccidentaux car il n’était pas possible de mettre en place un Etat central étantdonné qu’il y avait des corps intermédiaires trop forts pour se laisserdéposséder du pouvoir par l’autorité de l’Etat central. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Exemple :Espagne, Suisse (la constitution fondatrice de 1848 préserve les cantons et onpasse à un Etat fédéral, mais dont le but est essentiellement de garantirl’indépendance de chacun de ces cantons à l’intérieur d’un Etat-nation. L’Etat Suissevise donc surtout à la protection des identités locales. &lt;br /&gt;
En Allemagneon a aussi un Etat fédéral avec la constitution de l’Etat fédéral Allemand pourla 1ère fois en 1871, mais cette Etat fédérale qui a 25 Etat(lander), mais il y prédominance d’une de ses composantes (Prusse), ce quidiffère du  modèle Suisse.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Ainsi,la forme des Etats diffère considérablement, mais c’est néanmoins l’Etat quiest le dépositaire de la légitimité nationale et cela se fait à l’issu d’uncertain nombre d’évolution dans tout le courant du 19ème siècle.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
1.1.2    La concentration progressive des pouvoirspar l’Etat &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Dans le courant du 19ème, l’Etatconcentre les pouvoirs :&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
1.     D’abord car l’Etat central élimine progressivement lesautorités qui s’interposent entre lui et les administré. En mettant enœuvre une politique d’uniformisation de la législation et des structuresadministrative sur l’ensemble du territoire. Ceci est vrai, même pour lesEtats fédéraux !&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
-         Un instrument trèsfort de cette uniformisation est le processus de sécularisation. C’est le fait que l’Etat séculier (pas l’Eglisedonc) va prendre en charge un certain nombre de domaine qui relevaient auparavantde l’église &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Ex :hôpital, l’Etat civile (c’est l’Etat qui va compter sa population, s’occuperdes registres de la population et plus les Eglises). Ceci permet à l’Etat connaîtresa population (car l’ensemble de la population enregistrées, peut importe sacroyance) et donc de mieux la mobiliser ( en cas de guerre ou pour percevoirles impôts). &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Cette sécularisation, le fait que l’Etatdéveloppe des pouvoirs qui auparavant étaient aux mains des Eglises, culmine enFrance avec la séparation des pouvoirs. La laïcité est la séparation entrel’Eglise et l’Etat, mais on peut être dans un Etat séculier sans être dans lalaïcité. &lt;br /&gt;
La laïcité est quelque chose de toutparticulier qui d’une certaine façon affaiblil’Etat, car ce dernier n’a plus le contrôle sur l’église. (cf. débats actuelssur les musulmans français, si on leur construit leur mosquée, contrôle decette population plus simple mais contraire à la laïcité qui  interdit ce contrôle.) &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
-         Pour prendre en chargetout ces domaines qui relevaient de l’Eglise et qui relèvent désormais del’Etat, ce dernier à besoin d’une administration de plus en plus importante. Onassiste donc à un développement de la bureaucratieétatique (En France nombre de fonctionnaire qui augmente, cette augmentations’accélère surtout à la fin 19ème siècle.  &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
2.     Autre domaine réservéde l’Etat : progressivement l’Etatdit le droit et maintient l’ordre. Jusque la fin du 19ème, en Allemagne par exemple ce sont les noblesqui maintenaient l’ordre et pouvaient condamner de façon arbitraire lespaysans. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
-     Cette tendance à l’Etatisation est soutenue par la codificationdes lois ; l’existence de code civil qui harmonise sur l’ensemble du territoire les pratique législatives. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
3.     L’Etat détient le monopole de la violence légal, c'est-à-dire qu’il a des droits de police, c’est lui qui disposede l’armée (ce n’est plus un seigneur qui peut lever quand il le veut une arméeou une armée de milice qui peut se proclamer en charge du respect de l’ordredans un endroit donné. La possession de ce monopole de la violence est essentielle pour pouvoir maintenirl’affirmation du pouvoir étatique. Actuellement,quand le gouvernement américain fait des guerres à l’extérieur, il faut appelde plus en plus à des milices privées. Retour sur le monopole de la violencelégale car il y a une autonomisation de la force.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Cet Etatqui s’est renforcé tout le long du 19ème siècle avec la constitutionde l’armée de métier, du service militaire etc… va diriger une population surun territoire. C’est la définition progressive de ce que l’on appelle leterritoire nationale. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
1.2)           LE TERRITOIRE NATIONAL ET SA POPULATION &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
L’Etat, avec ces quelques attribution cités plus haut exerces cesattribution sur un territoire ; le territoire national et ce territoirenational doit donc être délimité par des frontières.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
1.2.1    La définition des frontières &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
La définition que nous avons des frontières quel’on a aujourd’hui (une ligne que l’on franchit et qui nous permet de passerd’un pays à un autre) est une conception relativement récente. &lt;br /&gt;
Lors de l’Ancien régime, avant la révolutionfrançaise de 1789, la frontière est un espace, c’est un espace relativementlarge, ouvert, un espace de contacts, une zone dans laquelle s’établissent des communications.&lt;br /&gt;
(Pendant longtemps encore jusqu’au 17èmesiècle, on ne parle pas de « frontières » mais de« marches », ces marches, ce sont des zones relativement étendue surlesquelles on installe des armées et qui séparent 2 espaces géographique (ilvalait mieux être bien armé pour circuler sans encombre, c’était des zones oule brigandage était fort rependu)). &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
LaCroatie qui a une forme très particulière, est typiquement un pays-marche.C’était une grande zone de frontière entièrement militarisée, entre l’empireottoman et l’empire austro-hongrois.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Jusqu’aux17-18 ème siècles (19 ème en Europe centrale ou l’Etat-nation est arrivé plustardivement) les frontières ne sont pas définies de manière précise, mais on aces zones qui sont des zones intermédiaires. &lt;br /&gt;
Dans lecourant du 18ème siècle enEurope occidentale et pratiquement terminé à la fin du 19ème (et plustardivement en Europe orientale), les frontières deviennent linéaires. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Pour justifier ces délimitations qui se mettenten place dans le courant du 19ème (NB : déjà dès le 17èmesiècle on a parlé de cela) on parle de frontière naturel qui serait des limitesévidente ( rivières etc..) qui sépareraient 2 espaces politique qui deviendrontnations. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Les frontières naturels sont une construction, parexemple les Allemand et les Français se sont beaucoup battu pour savoir si leRhin est une frontière naturel ou pas. Si on met le Rhin comme limitenaturelle, cela signifie que l’on met l’Alsace du côté Allemand, mais si on metles Vosges comme frontière, l’Alsace serait du côté de la France.  &lt;br /&gt;
On voit donc que l’argumentaire sur le sujet des frontières est un argumentaireextrêmement compliquée. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
A la fin du 18ème, à partir dumoment où la frontière est tracé (ou en tout cas les premières frontières), lesfrontières servent désormais à séparer, ce ne sont plus des espaces decontact, mais des espaces de séparation. &lt;br /&gt;
Désormais la frontière est une frontièremonétaire ; on a des pays avec des monnaies différentes, il y a desdouanes ; on prélève des droits de douane quand on passe d’un paysà un autre (auparavant, c’est quand on rentrait dans une ville que l’on payaitces droits de douane), ce sont aussi des limites en terme de transportsaussi ; pendant longtemps, pour passer une frontière, il fallait sortir dutrain (gare-terminus au moment de la frontière)&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Ce qui symbolisele fait qu’il y ait cette limite entre 2 pays, c’est l’introduction de papierd’identités qui permettent de passer ces frontières (se met en place fin 18èmeet surtout fin 19ème). &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
1.2.2    La maitrise du territoire &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Sur ce territoire qui est délimité, l’Etat vaexercer une maitrise emprise de plus en plus importante. Cette métrise estpossible : &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
1.     d’abord par découpage administratif du territoire (quin’épouse pas les découpages historique intérieur) mais qui est vraiment un découpage(en tout cas dans le cas français), artificiel (pour le cas français, il futdécidé en 1790 (pendant ou peut de temps après la révolution française avec la décisionde créer 83 départements). &lt;br /&gt;
Dans les autres pays en règle générale, cedécoupage épouse plus précisément les découpages historiques (comme c’est lecas en Allemagne). èIl y a donc un remodelage administratif duterritoire.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
2.   Ce territoire est mieuxconnu, mieux parcourut, ceci est d’abord du à la révolution des transports(qui n’est pas vraiment du à l’Etat), qui accentue l’homogénéité territoriale,mais l’Etat finance la création de routes, ces routes sont numérotés avec desbornes et des numéros. Volonté de maitriser le territoire. Cette révolution destransports permet un meilleur acheminement du courrier et donc une meilleure maitrise de l’administrationterritoriale. &lt;br /&gt;
Par ailleurs, la connaissance du territoires’améliore grâce à la naissance de lagéographie. Dès les années 1830, la géographie se nationalise, avec descartes nationales. La carte est un instrument essentiel du pouvoir de l’Etatcar bien connaître son territoire est un instrument essentiel.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
3.   Pour mieux connaître lapopulation, l’Etat se dote également d’outils statistiques quipermettent de mieux connaitre la politique et de recenser la population, (onrecense la population pour lever des impôts ou troupes etc.) le recensement estdonc une manière de contrôler la population. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
C’est après révolution française qu’on commenceà avoir dans tous les pays d’Europe des recensements réguliers de la population(c’est pour cela que beaucoup de gens refusent de se faire recenser, ils disentque le recensement est un instrument du contrôle de l’Etat sur le peuple). &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
A mesure que l’Etat se renforce, lesinstruments statistiques de connaissance de la population se renforcent, avecde plus en plus de services de statistiques qui se développent dans tout lespays Européen. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Lespremiers recensements en Suisse c’est vers 1850, juste après 1848, et ce n’estpas un hasard, c’est quand s’instaure la confédération helvétique. C’est doncquand l’Etat s’instaure que l’on commence à recenser la population. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Dans le même temps, se constituel’image du paysage national. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
1.2.3    La constitution d’un paysage national &lt;br /&gt;
Se développe l’idée dans la littérature, lapeinture, d’un paysage nationale. &lt;br /&gt;
Tout lesEtats-nations ont crée leurs paysages emblématique.   &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
è Chaque peuple, chaque Etat-nations’est identifiée à un paysage dans le courant du 19ème siècle (unpaysage qui est peint, qui est représenté.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
-     L’identité norvégienne se construit autour de l’idéed’un pays égalitaire avec des petits paysans et pleins de fjords, des marins,des pêcheurs, etc. &lt;br /&gt;
C’est une construction politique du peuplenorvégien comme un peuple simple qui affronte les éléments.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
-     Les Hongrois, ont privilégié la plaine hongroise plutôtque les montagnes car ils ont un imaginaire qui est celui des cavaliers doncliés au Huns (qui foncent à toute vitesse sur leurs chevaux en conséquence dequoi, la plaine allant de paire avec cette image, c’est la plaine qu’ilschoisissent.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
-     Les Français se sont dit (car l’identité nationalfrançaise s’imagine être le pays de l’universel), nous on est au bout de l’Europe,donc on est un condensé de tout les paysages européens. Ainsi, la France seraitun résumé idéal de l’Europe (c’est ainsi que les Français se représentaient leschoses au 19ème siècle) avec cette diversité des paysages(méditerranéen, atlantique, montagne, vallée, plaine, etc…)&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Ceci vaut aussi pour la végétation. Chacun despays sélectionne un arbre qui est leur arbre nationale (pour certain pays, lechoix est vite fais, ils ont plus de bouleau qu’autre choses, les Russeprennent les bouleaux). &lt;br /&gt;
Mais pourquoi les Allemand choisissent le chêne ? &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Bref, ily des choix qui sont des choix qui sont liée à la manière dont l’Etat nationalese représente lui-même en quelque sorte. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
1.3)      L’UNIFICATIONECONOMIQUEET SOCIALE SOUS LA PROTECTION DE L’ETAT &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
L’Etat joue par ailleursun rôle actif dans l’unification du territoire. Il n’y a pas seulement tenté dele contrôler, mais il joue un rôle actif.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
1.   L’Etat nationale joueun rôle extrêmement actif dans le développement de l’économie nationale. Uncertain nombre d’historien en particulier Gellner(que l’on avait cité la dernière fois) ont montré que les révoltionsindustrielles/l’industrialisation ont été étroitement liée à la  construction des l’Etat-Nation, car cesrévolutions industrielles permettent de créer un espace économique unifié. (èChronologie pour la France)&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
La raison pour laquelle maintenanton trouve que l’Etat nation est trop petit, on veut plus grand. Mais au 19ecela était suffisant, on trouvait que l’Etat-nation était un espace économique suffisantpour le développement industrielle. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Parfois, on trouve une autrechronologie : En Allemagne, l’Union douanière aprécédé la constitution de l’Etat-Nation mais a été nécessaire à la constructiond’un marché économique allemand, car permet d’enlever les douanesintérieur ; permet la circulation des marchandises et des hommes. Celadonne aux entrepreneurs la possibilité de mobilisé des hommes sur leurs dessites industriels. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
L’Etat a joué ce rôle car il ylever des douanes extérieures pour protéger les marchés intérieur, caril a battu une monnaie unique qui facilite la circulation de lamarchandise ; l’Etat à gérer les finance publique ; il a levél’impôt qui a permis de construire des routes, d’aider à la constructiondes chemins de fer. &lt;br /&gt;
Parce qu’il a supprimer les différentes restrictions qui pesaientsur la fabrication des bien, il a construit les cadres administratifscontre les trusts, les fraudes etc.. &lt;br /&gt;
è Tout ca c’est le cadre légal dans lequel l’économiese développe. Il participe de l’unification du territoire comme acteuréconomique. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
2.   l’Etat est un acteur essentiel de laconstruction nationale dans le domaine du social. C’est l’Etat quidéveloppe la législation sociale, qui est importante pour la construction de lanation car elle crée des mécanismes de redistributions et de solidarité quifont que d’une certaine façon, les gens se sentent appartenir à un même corpsnational. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Les 1ère assurancessociale sont les assurances Allemande (1880), on est pas dans un Etat-nationparticulièrement démocratique ni généreux. &lt;br /&gt;
Pourquoi est-ce que Bismarck al’idée de crée ces assurances ?  Car il voit qu’il faut absolumentattacher cette classe pauvre et pas éduquée que sont les ouvriers àl’Etat-nation. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
L’Etat social est un moyen d’intégration extrêmement fort donc, lesEtats,, ce n’est pas par nécessité qu’ils créent des législation sociale, maispar nécessité d’homogénéité nationale.  &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
2)     LA NATIONALISATION DES SOCIETES &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Ce mécanisme de nationalisationdes sociétés est un mécanisme extrêmement important, car il ne suffit pas qu’ily ait un Etat, encore faut il que cette Etat domine sur une population et un territoire,mais encore faut-il que les gens se sentent participer, appartenir à cettenation.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Comme on le disait Garibaldi àl’issu de l’unification italienne (fin 1860), « il ne suffit pas de faire l’Italie, encorefaut-il faire des italiens ». C’est-à-dire qu’il faut faire en sorteque les gens se sentent ressortir essentiellement de ce pays.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Pour cela, il y a encore un certain nombre de technique administrative,de technique politique. :&lt;br /&gt;
1.     Arriver à fairela différence entre les nationaux (ceux qui appartiennent à la nation), et ceuxqui n’y appartiennent pas &lt;br /&gt;
2.      Les institutions qui sont mises en placepar l’Etat pour nationaliser la population ; parmi ces institutions,l’Etat joue un rôle important.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
2.1)           NOUS ET LES AUTRES &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Arriver à faire la différenceentre les nationaux (ceux qui appartiennent à la nation), et ceux qui n’y appartiennentpas ; il faut définir ce qu’est la nationalité, ce que signifie fairepartie d’une nation et des codes qui définissent si on en fait parti ou pas.&lt;br /&gt;
Cette appartenance nationale, le fait d’appartenir à une nation s’accompagnede devoirs, en particuliers, pour les hommes, pendant longtemps le devoirmiliaire. Mais s’accompagne aussi d’un certain nombre d’avantage trèsimportant (notamment celui de pouvoir résider sur le territoire national, depouvoir y travailler et de pouvoir éventuellement défendu par les autorités dupays s’il nous arrive quelque chose quand on est à l’extérieur du pays,  le droit de participer à la vie politique dupays, dans un certain nombre de pays, l’accès aux bénéfice sociaux estdéterminer par la nationalité)&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
L’attribution de la nationalitéest un enjeu très important pour les gens car devenir ressortissant d’un payspeut changer nos vies.&lt;br /&gt;
Cette attribution est formalisée par un dispositif juridique quise met en place dans le courant du 19ème siècle et qui permet de voirqui a accès aux droits et aux devoirs et qui n’y a pas accès (avant que cettefixation ne soit faite, on ne savait pas qui était étranger et qui ne l’Etatpas).&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
En France, c’est la loi de 1889 qui fixe l’attribution de la nationalitéfrançaise par ce que l’on appelle le double droit du sol (maintenant ce n’estplus exactement cela). &lt;br /&gt;
Il existe 3 possibilités : &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
-     le droit du sol stricte ; qui naîtsur le territoire, a la nationalité de ce territoire. &lt;br /&gt;
-     Le droit du sang absolu ;  quelque soit le temps que vous restiez sur unterritoire et même si vous êtes né sur un territoire, si vous ‘êtes de parentsétranger naissant sur un territoire, vous n’obtenez pas immédiatement lanationalité. &lt;br /&gt;
Ce n’est pas le territoire qui fait les nationalitésici, c’est la nationalité de nos parents.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
A travers tout cela il y a des stratégiespolitiques ex. L’Allemagne fonctionne selon le système de droit du sang ce quiexplique que la diaspora turque reste turque, cependant, un autre facteur entreen compte ; le Turquie ne reconnaît pas la double nationalité pour éviterde perdre des ressortissants. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
-     Le double droit du sol ; est un intermédiaireentre le droit du sang absolu et le droit du sol absolu. C’est le fait que l’ondevient français si on est né sur le territoire français ou que l’un de nosparents soit de nationalité Française. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
NB : Il y a des pays dans lesquelles le droit dusol est particulièrement large ; ce sont les pays d’immigration, les pays dont la population se constituepar adjonction constante de  pays venantde l’extérieur. C’est typiquement le cas des Etats-Unis. &lt;br /&gt;
L’Etat à tout intérêt à nationaliser le plus rapidement possible ces genscar il a besoin d’eux, cela fait partie de la richesse nationale (permetd’avoir de la main-d’œuvre, permet de prélever des impôts, de les envoyer fairele service militaire).&lt;br /&gt;
Ceci est également la raison pour laquelle en France, en 1889, onintroduit le double droit du sol, c’est car il y avait un problèmedémographique et on avait peur de la puissante Allemagne donc on facilitait lanationalité. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Dans les pays d’émigrationcomme la Suisse avant ou encore mieux l’Italie, ce que veulent les Etats c’estde pouvoir rapatrier leurs ressortissants en cas de guerre par exemple. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
La codification de l’accès à lanationalité de 1910 en Italie est tout à fait caractéristique ; quand onest Italie, même si on part pendant des lustre ailleurs, on ne perd pas sanationalité.&lt;br /&gt;
Durant la 1Gm, les italiens quiétaient aux Etats-Unis se son vu sommé de revenir sur le territoire Italien.Ainsi, ce n’est pas gênant que les gens partent, mais il faut qu’ils puissentrevenir si l’Etat en a besoin.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Ainsi, la codification de la nationalité est surtout liée aux intérêtde l’Etat national.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
A partir du moment, ou l’accès a la nationalité est codifié, on crée unecatégorie, les étrangers. Ces étrangers ont moins de droits que les nationaux,cela veut donc dire qu’ils peuvent être expulsé, on peut leur dénier l’accès autravail, &lt;br /&gt;
Ainsi, vers la fin du 19ème, il y a déjà des Etats qui expulsentde manière massive les étrangers, c’est le cas de l’Allemagne avec lesPolonais. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
En Allemagne, les polonais qui sontpourtant attiré pour travailler (en tant que travailleur saisonnier) par ceuxqui ont intérêt à leur arriver (enrègle générale, c’est le cas des entreprises), mais sont expulsé massivementpar l’Etat qui a intérêt à ce que ces derniers ne soient plus là en fin de saison.&lt;br /&gt;
Ces conflits divergeant existentdepuis la fin du 19ème, entre les patrons qui veulent de l’immigration etl’Etat qui veut régulariser.  &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Un autre moyen de contrôler lapopulation immigrée est de contrôler l’emploi des immigrés. Pour contrôlercet emploi, on introduit progressivement des papiers spécifiques (d’abord descartes de séjours puis des cartes de travail). Cette mise en papier des droitsdes étrangers se met en place entre la fin du 19ème et le début du20èpme, il y a tout une technologie du contrôle de la main d’œuvre étrangèrequi se met en place entre les années 1890 et les années 1920. Pour différentessituations d’immigration. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Progressivement on crée des catégories de plus en plus fines depopulation qui résident sur le territoire avec des régulations différenciéepour les travailleurs saisonnier, étudiants étranger, requérant d’Asile, exiléetc… &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
2.2)      L’ECOLEET L’EDUCATION COMME FABRIQUE DE LA NATION &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Les institutions qui sont mises enplace par l’Etat pour nationaliser la population ; parmi cesinstitutions, l’Etat joue un rôle important.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Il n’y a pas de lois dans les pays d’Europe occidentale qui introduisentune obligation scolaire sous l’égide d’une école publique. Il n’y a pas d’écoled’Etat (ce sont les Eglises qui dispensent l’Education). &lt;br /&gt;
Il ne faut donc pas s’imaginer une grande administration pour l’école apart en France avec lois Ferry de 1880, dans la plupart des autres pays,l’école est diverse, il y a essentiellement des écoles religieuses qui prennenten charge la scolarisation. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Néanmoins l’école à un rôle très important d’homogénéisation des savoirs sur l’ensemble du territoire, car progressivementon y enseigne dans une langue standardisée et surtout, l’école est un lieu d’apprentissagede la discipline ; d’une discipline homogène. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Dans un pays comme la France (le cas est totalement extrême étant donnéeque l’on a des programmes nationaux), tous les enfants apprennent la mêmechose, et il y a un certain nombre de disciplines (tel que lagéographie) qui enseignent le territoire national (ceci est vrai dans quasitous les pays d’Europe occidental).&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Quand la géographie devient une discipline enseignée dans les écoles, ceque l’on apprend, c’est la géographie de son propre Etat-Nation ; il y adonc un apprentissage via l’école de sa propre nation.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Dans l’ensemble, à part le cas Espagnoles et Portugais, on peut dire que toute l’Europe Occidental est le théâtred’une entreprise scolaire d’inculcation nationale.&lt;br /&gt;
Cela se marque par le fait qu’on a une densification des maitresd’école. &lt;br /&gt;
Il y a d’autres institutions qui jouent ce rôle, &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
-        le service militaire, est un outilextrêmement important de nationalisation des hommes.[Anecdote : Dans de nombreuxpays, le service militaire a permis homogénéisation du petit déjeuner]. è L’homogénéisation des petites habitudes est très importante pour laconstruction nationale ;  &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
-        Lesfêtes nationales sont aussi un élément fort d’homogénéisation de lanation ; les défilés, les monuments nationaux…etc &lt;br /&gt;
En Allemagne par exemple, l’une desfêtes nationales portent le nom du jour de la défaite Française en 1870. Ceciest un élément très important puisque la construction de l’identité nationale allemandese fait contre la France. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Il y a des pays ou ce processus denationalisation n’a pas marché&lt;br /&gt;
Un cas connu ; l’Espagne.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
2.3)      L’ESPAGNE :UN CAS D’ECHEC DE LA « NATIONALISATION » DE LA SOCIETE &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
En Espagne le projet national à échoué, la nationalisation n’a pasmarché à cause de plusieurs phénomènes (nous n’en verrons que quelqu’unici) :&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
1.   L’école n’a pas été utilisée comme un moyende façonner les Espagnoles ; d’abord parce que le taux d’analphabétismeétait très fort en Espagne à la fin du 19ème siècle. En 1860, il y avait encore 73% de la populationqui était analphabètes et ce chiffre diminue de très peu jusque la fin du 19èmesiècle. Il y a un échec notaire de l’alphabétisation dans ce pays et de la scolarisation(parce que les gens échappent à la scolarisation, ils échappent aussi à laformation par l’école et à  la diffusiondes valeurs nationales. &lt;br /&gt;
Cette faible scolarisation fait aussi qu’il n’y a pas de langue nationalequi s’impose en Espagne ; le castillan échoue à devenir une languenationale. En 1900, 1 espagnole sur 4 parle une autre langue.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
2.   Autreinstitutions qui n’a pas fonctionnée ; l’armée (qui fut dans laplupart des grands Etats-Nations un puissant instrument de nationalisation) n’apas marché en Espagne car  chez eux, elleest restée dominée par un esprit aristocratique. C'est-à-dire que laconscription (le fait de rentrer dans l’armée) est restée très injuste, très obscure(il y a pas cette levée du peuple en masse comme on l’a eu en Allemagne et enFrance), ici, il y a des tirages au sort assez bizarre ce qui fait que lespersonnes enrôlée dans l’armée n’ont pas le sentiment d’être dans une arméenationale. La 1ère chose qu’ils veulent faire s’est partir leplus vite possible.&lt;br /&gt;
L’armée Espagnoles est par ailleurs une armée ou le taux de mortalité estparticulièrement élevé, ce qui veut dire que l’on ne prend pas soin des hommes,il y a un mépris pour les hommes de troupes. Ceci marque le caractère trèsaristocratique des armées Espagnoles. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
3.   Par ailleurs, tous lessymboles de l’Etat-nation sont contesté ; le drapeau national estconcurrencée par toute sorte de bannière, pas vraiment de fête nationale.L’institution qui est vraiment l’institution forte dans ce pays est l’Eglise catholique,mais elle ne joue en aucun cas le rôle d’Eglise nationale. C’set une églisetrès liée au Vatican. &lt;br /&gt;
                        &lt;br /&gt;
Au début du 20ème siècle, à la différence des autres grandspays d’Europ occidentale, l’Espagne ne constitue pas vraiment un Etat-nationconstruit (on voit encoreaujourd’hui, que le sentiment d’unité national n’est pas au même n iveau quedans celui d’autres grand pays).&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
3)     LA CREATION DES CULTURESNATIONALES : &lt;br /&gt;
            &lt;br /&gt;
Le fait qu’il y ait un Etat-Nation produit des cultures nationales.&lt;br /&gt;
On a tendanceà penser qu’il y a une culture nationale et que cette dernière donne naissanceà un Etat ;l’Etat-nation. En fait, c’est exactement l’inverse qui se produit, l’Etat-nation est une construction politiquepuis, il y a une nationalisation de la culture.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
3.1)           UNE LANGUE, UNE NATION &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
L’identification d’une langue à une nation a été développé en particulierpar Herdert avec l’idée derrière cela que chaque langue est l’expressiond’un esprit national. &lt;br /&gt;
Dans les empires (à l’est de l’Europe), la langue fait la nation car onn’a pas de construction étatique, mais en réalité, la question est de savoircomment ces langues se constituent. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
En fait l’identification entre une langue et une nation, est une identificationrelativement récente pour 2 raisons :&lt;br /&gt;
-     D’une partdans les territoires qui deviennent progressivement des territoires nationaux, pendantlongtemps, les parlers sont très divers, même le Français n’est pas la languede la majorité des français en 1870). &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
-     Leslangues, la langue utilisé par les élites, celle qui deviendra la languenationale st aussi diverses, les élites utilisent des langues très diverses. &lt;br /&gt;
      &lt;br /&gt;
Exemple : pendant longtemps, la langue de la cour estle Français, la langue de l’Eglise est latin etc…. &lt;br /&gt;
Quand l’Empereur autrichien Joseph 2 a voulu imposer l’Allemandcomme langue administrative à la toute fin du 18ème siècle, il y aeu un soulèvement total de la population et la langue administrative estredevenue le latin. &lt;br /&gt;
Ainsi, en Autriche, alors que lesgens parlaient majoritairement l’Allemand, la langue de l’Administration étaitle latin. [La langue législative du parlement hongrois était le croate]&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
C’est au 19ème siècleque l’on assiste à une évolution notable, c'est-à-dire qu’il y a une seulelangue qui est choisi pour devenir la langue de l’Etat, elle est codifier etimprimer et enfin, rependue par l’enseignement. &lt;br /&gt;
Dans la plupart des Etats-nation, une langue doit être choisie pourdevenir celle de l’Etat-Nation. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Exemple de la Norvège : étaitd’abord sous domination danoise puis passe sous domination suédoise et acquiertl’indépendance en 1905 ; la langue de l’administration est le danois, lalangue parlé par la cour est l’Allemand et dans les campagne, les gens parlentune espèce de dialecte « le landsmåls ». &lt;br /&gt;
A parti du moment où la Norvègedevient indépendante en 1905, les intellectuels entreprennent de fixer unelangue qui deviendra la langue nationale. &lt;br /&gt;
Il y aura tout un débat pour savoirquelle langue sera choisi entre la langue qui est plutôt parler par les éliteset qui est plutôt proche du Danois et la langue qui est plutôt parlé par lepetit peuple et qui se nomme « le landsmåls ». &lt;br /&gt;
La langue qui va l’emporter est lelandsmåls. C’est cette langue qui va s’imposer comme langue nationales. &lt;br /&gt;
èC’est un choix politique, on avait vu que les Norvégien se voyait comme unpeuple égalitaire, fait de gens simple, tout cela explique le choix de cettelangue.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Autre phénomène qui va favoriser le développement des langues nationales,c’est la diffusion d’imprimé. Quand l’Etat se renforce, il a besoin d’unelangue administrative qu’il choisi. Cette langue administrative fait que lesgens ont besoin de connaître cette langue, cela va crée une unification duterritoire par la langue.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Ensuite, il y a la diffusion ; la diffusion des journaux joue unrôle important dans l’apprentissage d’une langue nationale et dans l’adéquationentre une langue et une nation. Et puis, vers la fin du 19èmesiècle, la diffusion vers l’extérieur de la langue national va être trèsassociée à la réputation d’un pays, donc un certain nombre d’Etat vont créerdes institutions qui ont pour fonction de diffuser leurs langues pour diffuserleur culture. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Donc les cultures nationales deviennent des instruments d’affirmation de la nation. Il n’y a pas queles langues qui ce rôle d’affirmation de la nation, mais il y a aussil’écriture de l’histoire nationale.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
3.2)           LES HISTOIRES NATIONALES &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Progressivement, à la fin du 19ème siècle, les nations se doted’un récit continu qui retrace l’histoire des la Nation des origines à nos jour.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
3.2.1    Le mythe des origines &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
La question est toujours la question des origines, d’où vient-on ? (Si on parle avec des gens de l’Est, ils sontencore en train de parler de cela). &lt;br /&gt;
En France,  le gros débat est de savoir est-ce que lesFrançais sont descendant des Francs ou descendant des Gaulois.&lt;br /&gt;
Cette question des origines sedéveloppent à partir de 2e tiers du 19ème siècle. Tout cela vade pair avec le goût pour l’histoire. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
3.2.2    Le goût pour l’histoire &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Le goût pour l’histoire. Se développe avec la constitution desEtat-nation et du développement des études historiques.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Francois Guizot  a écrit l’histoire de la civilisationfrançaise en 1829 en plusieurs tomes. Onpeut aussi citer Jules Michelet quidisait que la France était comme un corps, les membres étaient la province.&lt;br /&gt;
Ces historiens qui jouaient unrôle très important dans la construction d’un imaginaire nationale s’appuientsur des institutions nouvelles, sur les écoles, les archives.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Tout cela va de pair avec laconservation du patrimoine national ; l’idée qu’il existe des muséenationaux naissent avec la naissance de l’Etat-nation (avant cela, les œuvred’art était dans les châteaux des princes, des Rois).&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Le folklore est la façon dont lepeuple est entré dans la construction nationale en quelques sortes…&lt;br /&gt;
Le terme de folklore est apparuen 1846, ce mot signifie le savoir du peuple ou les habitudes du peuple.&lt;br /&gt;
Le folklore est constitué de croyance, de coutumes, de rituel, desmanières de manger. Ce qui est intéressant, c’est que le folklore s’estdévelopper dans le courant du 19ème siècle avec la constitution del’Etat-national, au moment ou l’on a commencé à faire un inventaire destraditions nationales de façon à pourvoir les représenter dans les musées et depouvoir dire ; voilà comment la nation se représente via le folklore.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Les premier musée de folklore ont été inaugurée fin 19èmesiècle, plutôt dans les pays du nord de l’Europe ;  Il s’agit de mettre en scène, de recueillirtout ce qui relèverai d’une culture populaire spécifiquement nationale. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Le folklore a permis aux classespopulaires d’adhérer à l’idée nationale. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
4)     CONCLUSION : &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
La nation est une construction, une fabrication qui se met en place à lafin du 19ème siècle, sous l’égide d’un Etat dans les pays d’EuropeOccidental et que cette Etat prend en charge des mécanismes de nationalisationde la culture et de la population. &lt;br /&gt;
Ce modèle qui se développe en Europe Occidental va se diffuser danstout le reste du monde. D’abord de l’Ouest à l’Est de l’Europe puis dansles colonies. Ce qui est intéressant c’est que nation et nationalisme qui estdes réalités qui prône la singularité (l’identité est singulière) est en fait un mécanisme global. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
è        Sorte de tension ou de paradoxe entre lasingularité de chacune des nations et la globalité du modèle national dans lemonde d’aujourd’hui !&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Swenney</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://baripedia.org/index.php?title=Histoire_de_l%27Europe_:_XIX%C3%A8me_et_XX%C3%A8me_si%C3%A8cles&amp;diff=558</id>
		<title>Histoire de l'Europe : XIXème et XXème siècles</title>
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		<updated>2012-11-21T19:32:29Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Swenney : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;[[Cours n°1: Introduction à l'histoire de l'Europe du XIXème siècle au XXème siècle]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Cours n°2: Les Etats-Nations au début du XXème siècle]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Les Nations dans la première guerre mondiale]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Du Principe des nationalités à la« question des minorités nationales » 1913 – 1938]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Par delà les Etats nations: logiques et organisations transnationales 1914-1939]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Swenney</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://baripedia.org/index.php?title=Introduction_%C3%A0_l%27histoire_de_l%27Europe_du_XIX%C3%A8me_si%C3%A8cle_au_XX%C3%A8me_si%C3%A8cle&amp;diff=556</id>
		<title>Introduction à l'histoire de l'Europe du XIXème siècle au XXème siècle</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://baripedia.org/index.php?title=Introduction_%C3%A0_l%27histoire_de_l%27Europe_du_XIX%C3%A8me_si%C3%A8cle_au_XX%C3%A8me_si%C3%A8cle&amp;diff=556"/>
		<updated>2012-11-21T19:26:44Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Swenney : Page créée avec « Attention; certain mots sont attachés ensemble (je sais pas pourquoi il fait ça) et sa me saoule un peu de tout réctifier  Cours introductif : Débats et enjeux  EVOLUT... »&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Attention; certain mots sont attachés ensemble (je sais pas pourquoi il fait ça) et sa me saoule un peu de tout réctifier&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cours introductif : Débats et enjeux&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
EVOLUTION DES CONCEPTIONS DE LA NATION DANS LE COURANT DU XIXÈ SIÈCLE&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Dans le courant du 19ème et20ème siècle, surtout dans le courant du 19ème (le 19ème est trèsimportant car c’est le moment où les conceptions nationales se mettent enplace, ensuite on fera plutôt de l’histoire du long vingtième siècle), nousverrons comment se sont mis en place certaines conceptions de la Nation ;conceptions dont nous sommes les héritiers et qui nous permettent de penser lenational. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On va partir de la premièreconception de la nation qui est dite la conception « libérale » (dansle sens libéralisme politique, c’est-à-dire l’importance des libertésfondamentale dans l’organisation politique) et ce libéralisme a produit unepremière conception de la nation.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''1.1)      LACONCEPTION LIBÉRALE DE LA NATION'''&lt;br /&gt;
            &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
-     Contrat social de Rousseau (1762):«Tout homme étant libre et maître de lui-même, nul ne peut, sous quelqueprétexte que ce puisse être, l’assujettir sans son aveu.» &lt;br /&gt;
            &lt;br /&gt;
Cette première conceptionlibérale de la Nation, nous pouvons la faire remonter jusqu’au contrat social de Rousseau. Dams lecontrat sociale, il explique cette idée qui va structuré la 1èreconception de la Nation «Tout homme étantlibre et maître de lui-même, nul ne peut, sous quelque prétexte que ce puisseêtre, l’assujettir sans son aveu.» &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
En quoi cela est-il important pour fonder laconception libérale de la nation ? &lt;br /&gt;
C’est parce que c’est l’idée que la volontégénérale déboucherai sur l’idée de la souveraineté nationale. C'est-à-dire quefinalement, la nation/peuple (au 19èmecela veut dire la même chose), résultede l’ensemble des citoyens, la volonté nationale à l’issu du contrat socialc’est donc la somme des volontésindividuelles ; la nation est un contrat.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les droits de la nation sont donc proclamés àl’encontre du pouvoir monarchique absolu. Ainsi, c’est le peuple, constitué ennation qui détient la volonté général à l’encontre du monarque absolu. Le rois’il subsiste (ex : monarchie parlementaire), ne peut être que lereprésentant de la nation mais ne peut pas se substituer à la nation (commec’est le cas dans la monarchie absolue) car la nation existe par elle même et àl’issu du contrat sociale comme  une  adition des volontés individuelles. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais inversement, si ce qui fonde le fait devivre ensemble dans un groupe c’est la volonté de chaque individu d’y vivre,encore faut-il trouver un principe quipermet de créer un cadre à la vie collective de ces individus, ce cadrec’est la Nation justement.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Pourquoi dans la période révolutionnairefrançaise (1789), on a besoin d’un principe organisateur de la vie collective? &lt;br /&gt;
Car tout lescorps intermédiaires, c'est-à-dire tout les principes organisateurs de lavie collective à des niveaux intermédiaires entre le roi et ses sujets ont étésupprimé. Ces corps intermédiaires qui organisaient les sujets. Tous ces sujetsétaient tenu les uns avec les autres par ces corps intermédiaire, qui sont desorganisations obligatoires (ex :les confréries, les corporations, etc),dans lesquels les gens devaient s’inscrire. &lt;br /&gt;
Avec la disparition de l’ensemble de sesprincipes d’organisations et de la monarchie il faut trouver un cadre pour lierles gens ensemble et c’est le cadre NATIONAL qui permet de lier, de rassemblerles individus isolés (qui ont été délié des obligations qu’ils avaient àl’intérieur de ces corps intermédiaire, corporation, confrérie etc…).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Donc, la pensée politique de la fin du 18ème siècle est dominée par la conviction qu’il est possible de regrouper dans une même nation des catégories de population qui auparavant n’étaient pas regroupé dans une même réalité. En particulier, on peut réunir tous ses gens par delà leurs différences linguistique, par delà leur différence culturelle (la France de la fin du 18ème était un pays extrêmement divers d’un point de vue culturel),par delà leur histoire différente mais aussi par delà leur différence sociale et économique.&lt;br /&gt;
C’est l’idée que la nation va réunir ces gens quelle que soit la filiation qu’ils ont en terme culturel, économique et sociale.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
-     En 1882 dans sa célèbre conférence de laSorbonne de 1882 : Qu’est-cequ’une nation,  Ernest Renan souligne que la nation est une entitécollective consciente et volontaire qui résulte du désir et de la volonté devivre ensemble. Les composantes du peuple ne vivent pas accidentellement entreeux par la volonté d'un souverain : la nation est &amp;quot;un plebiscite de tousles jours&amp;quot; &lt;br /&gt;
      &lt;br /&gt;
Cette conception libérale dela Nation ; qui est fondée surl’affirmation des libertés individuelles, du libre arbitre d’un individu à entrer dans un groupe. Cetteconception c’est celle qui tend à l’emporter en France mais aussi dans lagrande majorité de l’Europe (donc dans la première moitié du 19ème siècle). Etelle est très bien incarnée dans un discours resté célèbre de Ernest Renan en1882 : Qu’est-ce qu’une nation, ily souligne que la nation est une entité collective consciente et volontaire quirésulte du désir et de la volonté de vivre ensemble. Les composantes du peuplene vivent pas accidentellement entre eux par la volonté d'un souverain : lanation est &amp;quot;un plébiscite de tous les jours&amp;quot; &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
On choisi de faire partie d’une Nation, c’estune  conception universaliste de laNation puisque dans un sens car n’importe qui peut devenir français, allemandou italien si il choisi (on estlibre de faire ce choix) de l’être. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
-     Cette conception « élective » dela nation n’est pas spécifiquement française &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Mais cette affirmationde la conception universaliste de la Nation n’a jamais pu être mise enœuvre de cette manière. (Depuis les guerres de conquêtesnapoléoniennes c’est une conception impérialiste de la Nation qui a prévalu, ona imposé aux gens d’être français par la guerre/conquête et on a interdit a uncertain nombre d’autres qui voulaient l’être, de pouvoir obtenir la citoyennetéfrançaise). &lt;br /&gt;
Ainsi, au moment même ou seformule cette conception de la nation, en réalité, par un certain nombre dedispositif politique ou de loi, elle ne se met pas en place. Néanmoins ça resteun horizon, une revendication que l’on peut mobiliser en termes de droit!&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En mêmetemps, dans d’autres régions européennes il y a d’autres conceptionsconcurrentes qui émergent à partir de la fin du 18 ème, ce sont ce que l’onappelle les conceptions culturelles ou ethniques de la nation.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''1.2)      LES CONCEPTIONS CULTURELLES OU ETHNIQUES DE LA NATION'''&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
-     le mot&amp;quot;nationalité&amp;quot; ou l'expression &amp;quot;principe des nationalités&amp;quot;apparaît pour la première fois sous la plume de Mme de Staël (1766-1817) en1810 dans «  De l’Allemagne ».&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Inverse de la conception libérale. Pour le comprendre, il fautrevenir au mot nationalité et l’idée sur laquelle on va travaillerdurant tout ce semestre, à savoir le principe des nationalités. &lt;br /&gt;
Le mot &amp;quot;nationalité&amp;quot; ou l'expression&amp;quot;principe des nationalités&amp;quot; apparaît pour la première fois sous la plumede Mme de Staël (1766-1817) en 1810 dans un livre du nom « De l’Allemagne) : elle a écrit danscette position d’observation (que représentait la Suisse, sur la France etl’Allemagne), et dans ce livre, elle essaie de comprendre dans quelle mesurel’Allemagne (qui n’existe pas comme Etat à l’époque car c’est un ensemble deprincipautés), dans quelle mesure cette Allemagne qui n’existe par commeEtat-Nation constitue quand même un ensemble, une nation. Mais si on veut fairede l’Allemagne une nation, alors il faut trouver un principe qui explique que ses gens qui n’ont pas décidéd’être tous ensemble allemands étaient quand même allemands. &lt;br /&gt;
Et pour trouver ce principe elle définit l’idéequ’une Nation se fonde sur une culturecommune. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Pourquoi ces gens sont allemands bien qu’ilssoient dirigés par des princes complètement différents, qu’ils se trouvent dansdes structures politiques complètements différents ? C’est parce que même s’ils n’appartiennent pas à unsystème politique qu’ils ont choisi (conception élective de la nation =conception libéraliste), et bien il y a quelquechose qui les relient, qu’ils n’ont pas choisi (c’est là quece marque l’opposition au libéralisme),  c’est le fait qu’ils n’appartiennent pas à lamême culture !&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
-     En 1815, à l'issuedu Congrès de Vienne l'Allemagne forme un ensemble culturel homogène, au moinslinguistiquement et est divisée en 38 Etats (34 princes et 4 villes libres),unis partiellement dans une confédération, « le Bund ».&lt;br /&gt;
      &lt;br /&gt;
Madame de Staël note qu’a l’issu du congrès de Vienne en 1815 (qui règleles questions territoriale suite aux guerres napoléoniennes) : lesétats (les constructions politiques) et les nations c'est-à-dire selonsa définition ; les ensemble culturels, ne coïncident pas. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Sauf dans un certain nombre de cas, comme la France où il y a globalementles gens qui vivent sur le territoire de l’état français et parlent lefrançais. &lt;br /&gt;
Allemagne : Tous les gens qui parlent des dialectes germaniques nefont pas partir des mêmes états nation.&lt;br /&gt;
C’est précisément dans ces ensemble culturels plus ou moins homogènesmais politiquement hétérogènes (car il n’y a pas un Etat Italien ou un EtatAllemand), que nait la conception ethnique ou culturelle de la Nation!&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
-     Conception du Volksgeist (de l’esprit du peuple) estprésente dès la fin du XVIIIè siècle dans les écrits de Johann Gottfried Herder(1744-1803).&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Un certain nombre de penseurs allemands de la fin du 18ème etdu début du 19ème, pour fonder l’idée qu’il existe une certaine nationallemande, considèrent l’idée qu’il faut donc aller regarder dans le peuple,quelles sont les langues parlées, quelles sont les coutumes, quelles sont lesmanières de se comporter ? &lt;br /&gt;
Ce que l’on appelle de manière très générale le « Volksgeist », l’âme du peuple/ l’espritdu peuple » qui fonderait une communauté qui relierait tous ses gensensemble &lt;br /&gt;
Cet esprit du peuple est présente dès la fin du 18ème siècle, mais cedéveloppe de manière très importante dans le premier tiers du 19ème dans lapensée romantique avec l’idée qu’il faut aller chercher cet « esprit dupeuple » et, en particulier un des moyens pour aller chercher cette « âmedu peuple » de fait pas le biais des lettrés. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
-     Travail desfrères Grimm (1785 ou 1786-1863 ou 1859). Ils commencent à rassembler descontes dès 1806 et éditent un premier recueil dès 1812 &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Un certain nombre de lettrés de l’époque, vont récolter les légendes, lesrécits et en particuliers parmi eux Les frères Grimm, ce qu’il faut savoir,c’est qu’il y a une entreprise nationale derrière ces contre des frères Grimm.Ils se sont rendus dans les zones qu’ils considéraient comme allemande et serendent compte que sur tout l’ensemble du territoire germanique, les gensraconte les mêmes histoires. Chose qui tendrait à démontrer qu’ils sont liéspar une culture commune.  &lt;br /&gt;
Ainsi, on va collecter ces histoires et on va dire « oui ça c’est lefondement de la culture allemande », il y a une entreprise politiquederrière cette construction culturelle de la nation. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
L’idée qu’il y a derrière, c’est que la nation repose sur une culturecommune (Kulturnation)  et évidemment cettenation-culturelle ci pose un certain nombre de problèmes.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
-     Idée de Kulturnation : Johann Fichte(1762-1814)&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Problèmen°1 :  Est-ce que tous lesgens qui partagent cette culture entrent dans cette nation ? (C’est legros problème de  l’Allemagne) &lt;br /&gt;
L’allemand est devenue une langue nationale aujourd’hui mais jusqu’aunazisme l’allemand était une langue fondamentalement internationale (les juifsparlaient l’allemand en Europe centrale, les Tchèques parlaient l’Allemand, lesSuisses àmaintenant ils ne veulent plus le parler car il y a eu une nationalisation del’allemand depuis le nazisme). Cette idée que l’allemand est la langue de lanation allemande est une construction intellectuelle, mais une constructionintellectuelle a laquelle tout le monde souscrit maintenant (retournement de lasituation àpersonne en Europe centrale ne se mettrai a parler l’allemand aujourd’hui carparler l’allemand revoie à l’identité nationale allemande aujourd’hui). Ça a marché de mettre ensemble culture etnations.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Problème n°2 :  Si la culture définit l’appartenancenationale, est-ce qu’on peut devenir allemand? Est-ce qu’on peut entrer danscette Nation si à l’origine on n’était pas allemand ? Si on ne parlait pascette langue ? Si on n’appartenait pas à cette culture ? èEst-ce que cette conception culturellede la nation n’est pas exclusive ? &lt;br /&gt;
Elle ne l’est pas forcément car chez Fichte qui a beaucoup travailler surcette notion de la nation allemande comme une nation-culturelle, Kulturnation:pour lui la culture allemande s’apprend, il y a une conception universalistede la culture, il a cette idée que l’on peut entrer dans cette culture.&lt;br /&gt;
Mais en réalité ce qui c’est passé dans le courant du 19ème ;c’est que cette définition culturelle a de plus en plus servi a fermé la nation(c'est-à-dire à la réserver au groupe « primitif» à la nation primitive) età la fermer aux autres. Et en fait, progressivement cela à conduit une  « racialisation »des identités nationales.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''1.3)      RACIALISATION DES IDENTITÉS NATIONALE'''&lt;br /&gt;
            &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au début du 19ème jusqu’à 1870: ces 2 conceptions ; culturelle et libérale de la nation coexistent (il n’y a pas une conception allemande et une conception française), il y a des gens qui défendent ces deux conception dans les différents espaces culturelles et nationaux de l’Europe.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
A partir de 1870, il y a un durcissement de la conception culturelle dela Nation qui va dans le sens d’une racialisation des identités nationales.&lt;br /&gt;
C’est l’idée que ce n’est plus seulement une culture que l’on pourraitéventuellement apprendre qui définit une appartenance nationale mais c’est lefait qu’on serait fondamentalement liée à un espace nationale par la race. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
C’est une construction qui est complètement intellectuelle, dansl’univers de la fin du 19ème, la notion de race est très présente. Il y a une« biologisation » des identités, on considère que l’identitéculturelle se définit par la biologie. &lt;br /&gt;
Ainsi, progressivement se développe l’idée qu’au fond les différences culturelless’enracinent dans des différences raciales, dans des différences biologique.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
-     Théorie racisted'Arthur de Gobineau (1816-1882) est contenue pour l'essentiel dans son Essai sur l'inégalité des races humaines (1853-1855).&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
La personne la plus connu, l’écrivain le plus connu pour avoir lancécette idée est Arthur de Gobineau  qui écrit en 1853-55, un essai surl’inégalité des races humaines ( qui a fortement influencé l’idéologie nazie),il formule 2 arguments fondamentaux (qui sont formuler sans aucunedémonstration):&lt;br /&gt;
            &lt;br /&gt;
1.   Selon-lui, l’homme estdéfini par sa race. Gobineau  utilisede manière interchangeable le terme d’ethnie et le terme de race, car le termede race lui donne le sentiment de disposer d’une définition biologiqueirréfutable. &lt;br /&gt;
Ainsi, il classe les gens dans des groupes qui seraient définis par labiologie et si c’est définit pas la biologie alors on ne peut plus lesdiscuter, alors que si ces groupes sont définis par la culture c’est plusdiscutable. &lt;br /&gt;
Il rabat la définition des groupes nationaux sur les groupes biologiques,de sorte qu’il y aurait une race allemande, une race française. Au fond, il y aune espèce d’évidence irréfutable de l’appartenance à un groupe national via larace (on sait très bien que c’est faut aujourd’hui hein…), c’est une espèce de construction biologique de l’appartenancenationale.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
2.   C’estl’idée que ces différentes« nations-races » sont hiérarchisées, elles ne sont pas toutes aumême niveau, certaine sont plus développée de sorte qu’il y a des races supérieureset des races inférieures. &lt;br /&gt;
Et là déjà apparaît chez Gobineau l’idée d’une supériorité d’une race quiserait la race arienne (invention totale de la conception biologique des races)de la fin du 19ème. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
-     Houston StewartChamberlain (1855-1927), a largement contribué à répandre outre-Rhin (il sefait naturaliser allemand) la pensée de l'auteur français.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Outre Arthur de Gobineau, Chamberlain à largement contribuer à rependreen Allemagne la pensée de Gobineau. &lt;br /&gt;
En réalité, cette pensée n’est pas inscrite dans un territoirenationale, il y a vraiment une circulation de ces conceptions raciales àtravers toute l’Europe à la fin du 19ème. Cela donne lieu a desthéories du racisme : avec Montandon par exemple…&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
-     Le mot d’ethniepermet d’élargir la notion de race (biologique) à une dimension culturelle &lt;br /&gt;
-     Vacher de Lapouge(1854-1936) géographe, anthropologue social auteur des Sélections sociales (1896). &lt;br /&gt;
-     Georges Montandon(1879-1944) médecin d’origine suisse, et membre de la société d’anthropologiefrançaise. Il reprend les idées de Vacher de Lapouge et définit l’ethnie commeun groupement naturel comprenant la totalité des caractéristiques humaines : « L’ethnie englobe la race ». &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Montandon (d’origine suisse) pour lui, l’ethnie englobe la race. Il publieen 1935 un livre qui s’appel « l’ethnie/race française » ou il définit ce que serait la caractéristique dufrançais, et ce n’est évidemment pas un hasard si on le retrouve au commissariatà la question juive durant la 2ème guerre mondiale. C'est-à-direqu’en définissant d’une manière raciale et biologique, qui est français, ilexclue tous ceux qui ne sont pas français selon ce même critère (même s’ilspossèdent la nationalité, la citoyenneté française, comme les juifs français auregard de la loi française). &lt;br /&gt;
Donc cette définition raciale est une définition qui est contradictoireavec la définition politique de la nationalité qui perdure. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Ce qu’il faut savoir, c’est que cette définition raciale de l’identiténationale s’est développée dans toute l’Europe à partir du dernier tiers du 19ème et aété très forte pendant tout le 20ème siècle. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Cela alimente tout une certaine conception de la nation et tout uncourant que l’on appelle le courant « nationaliste »…&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''1.4)           LE NATIONALISME COMME IDÉOLOGIE'''&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
-     Le mot nationalisme apparaît à la fin du XIXè siècle il définit un système de pensée dans lequel la nation est centrale &lt;br /&gt;
            &lt;br /&gt;
Tous les nationalistes  n’ont pasune image complètement raciale de la nation à l’image de Montandon. Mais touspensent que l’appartenance nationale,l’amour de la patrie est une valeur politique essentielle, tous pensent que le principe national l’emporte sur tous lesautres principes (le principe de la division de classes du marxisme parexemple doit être secondaire par rapport à la division en nations). Ce quil’emporte dans notre identité en tant qu’individu dans un pays, c’est notre appartenance à une nation, de sorte quetoutes les autres différenciations passent au second plan par rapport àl’appartenance nationale.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Dans cette conception, la définition de la nation, la définition de l’identité nationale s’impose aux individus sans qu’ils ne la choisissent (vous êtes né français, donc vous êtes français) donc on ne choisi pas cette appartenance. &lt;br /&gt;
En revanche il devient difficile de le devenir.&lt;br /&gt;
Donc on a une évolution très nette durantle dernier tiers du 19ème siècle et qui s’impose progressivement un peupartout, de la conception du national avec l’idée qu’on ne choisi pas une nation mais c’est la nation qui nous choisi, etune fois choisi, on doit mourir pour elle.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Avec ça, il y a un déplacement progressif de l’idée nationale surl’échiquier politique, l’idée nationale qui était née à la fin du 18ème et audébut du 19ème était une idée de gauche del’échiquier politique car c’était une idée émancipatrice (c’est l’idée qu’onchoisi un pays, qu’on le choisi contre la monarchie absolue), elle passe à droite de l’échiquier politique.&lt;br /&gt;
C’est un nationalisme fermé et exclusif avec l’idée qu’onappartient par nature à une nation, et qu’on ne le choisi pas et que parconséquence une nation se définit contre les autres(et même à l’intérieur de la nation (minorités de la nation), il y a desgens qui ont des droits politiques, des droits de citoyens, mais qui en faitn’appartiennent pas véritablement à la nation. Et c’est comme cela que l’onpeut éliminer un certain nombre de gens de la nation ; comme les juifsdurant le nazisme, qui sont pour la plupart des juifs allemands à qui on retirela citoyenneté ; avec le gouvernement de Vichy c’est également le cas enFrance) &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
-     En Europe à la veille de 1914 triomphe du nationalisme fermé&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
A la veille de la 1ère guerre mondiale, le nationalisme fermé a triomphéà peu près partout.&lt;br /&gt;
Ce nationalisme fermé, est important car il a complètement déterminé lapolitique européenne et a déterminer les guerres, mais elle a  aussi servie à justifier la colonisation.  &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
2)     LES DÉBATS ACTUELS DANS LES SCIENCES SOCIALES&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A partir de cela il faut comprendre que les gens qui font des sciences sociales, qui essaient de penser la nation ; les historiens, les sociologues, ont eux-mêmes réfléchies sur la question du National et on verra notamment comment les historiens ce sont saisit de cette question du National.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Si on simplifie les choses, on s’aperçoit que les historiens ce sontdivisés en deux camps qui correspondent à peu près aux deux manières de penserprésentés plus haut (libérale et culturelle). &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Mais finalement les débats des historiens portent sur deux choses : &lt;br /&gt;
1.   Sur le caractère plus ou moins construit ouplus ou moins naturelle de la nation. &lt;br /&gt;
-     Est-ce que la nation est une construction politique ? Quis’apparenterai plus à la conception libérale de la nation.&lt;br /&gt;
-     Ou est-ce que la nation est quelque chose de naturelle, qui s’imposeau gens car ils partagent des choses en commun ? &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
2. L’ancienneté de la Nation,quand est-ce qu’apparaissent les nations ? &lt;br /&gt;
-     Pour ceux qui pensent que la nation est une construction, ils vont dire que lanation est très récente car il n’y apas de nation avant même que l’on pense le national, qu’on ne construisepolitiquement le national, donc on fait remonter  la nation la fin du 18ème et au début du 19ème siècle. &lt;br /&gt;
-     Plus lesgens pensent qu’il y a quelque chose de natureldans la nation, plus il faut remonterloin (par ce qu’ils disent que par exemple même chez les francs ils avaientles confusément sentiments d’appartenir au même groupe et bien on peut dire quela nation française commence au moment des francs).&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
NB : Les constructivistesd’opposent aux essentialistes.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''2.1)      LES MODERNES OU CONSTRUCTIVISTES''' &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ceux qui ont une vision de la nation comme une entité relativement récenteet construite, sont ceux que l’on appelle les « constructivistes »ou « les modernes ».&lt;br /&gt;
Les modernes ont écrit l’essentiel de leur œuvres dans les années 1970-1980et restent extrêmement influant dans la manière de penser le national.  &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
-     Représentants lesplus connus ont écrit leurs œuvres majeures dans les années 1970-1980. BénedictAnderson, Ernest Gellner, Eric Hobsbawn, John Breuilly, Miroslav Hroch (voirbiblio).&lt;br /&gt;
                        &lt;br /&gt;
Tous ces modernes ont des conceptions un peut différentes, mais sont reliépar une idée : c’est que lesnations sont nées à la fin du 18ème siècle et au début du 19ème sièclec'est-à-dire dans le courant de la retombée des lumières et dans le courant desmodernisateur (le courant de la modernité, cette idée de la modernité c’estidée que l’on peut agir sur le monde, que l’on peut le changer, qu’on peut lefaire évoluer et qu’on peut le développer) à On croit en lapuissance de l’homme, en la puissance des individus et des groupes pour fairechanger le monde.&lt;br /&gt;
Pour l’ensemble de ces auteurs constructiviste/moderne, la nation est uneconstruction mais elle se construit sur des principes qui selon les auteurssont un peu différents : &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
-     John Breuilly  insiste sur la dimension étatique&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Pour John Breuilly (auteuranglais), ce  qui important c’est la dimensionétatique de la nation. &lt;br /&gt;
Pour lui, le principe organisateur de la nation c’est l’Etat c'est-à-direque l’Etat préexiste à la nation, c’est une construction politique etpuis l’état construit le national (cf : cours 2), c’est laconstruction administrative qui produit la nation.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
-     ErnestGellner : les nations sont un produit de la modernisation économique etsocial.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Pour Ernest Gelnner (auteuranglais) : les nations sont un produit de la modernisation économiqueet sociale. Ils sont une réponse à la création de larges marchéséconomiques qui nécessitent, pour être fonctionnel (pour les fairemarcher), l’utilisation d’une langue et d’une administrationcommune. Donc la nation serait une résultante de la modernité économique. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
-         Miroslav Hroch insiste sur le développement de groupesnationalistes dans la bourgeoisie dans une phase  de modernisation économique&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Miroslav Hroch : a une visionplus économico-social de la construction nationale. Pour lui, il y a desgroupes sociaux spécifiques qui ont un intérêt à la construction nationale(cf : cours 3 sur la dissolution des empires en Europe centrale et leurconstruction nationale). &lt;br /&gt;
Hroch  montre qu’il y a certainsgroupes (comme les groupes de lettrés) qui sont de petits groupes à la base, etqui ont besoin de cette construction nationale car c’est un moyen derenforcer leur position sociale à l’intérieur de l’espace. &lt;br /&gt;
Donc, la nation se construit pardiffusion de cette idée,  à partir d’ungroupe relativement petit dans l’ensemble de la population. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
-     Eric Hobsbawm quicomme Breuilly voit d’abord la nation dans sa dimension politique et étatiqueinsiste sur la manière dont les Etats construisent les référents culturelsnationaux&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Chez Bénédict Anderson et Eric Hobsbawm, la nation est égalementune construction (et ils seraient d’accord avec ce que les autres auteurs ontdit) mais la construction nationale pour eux s’accompagne d’une constructionculturelle, ils insistent beaucoup surla construction culturelle de la nation. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
-     Benedict Andersonmontre aussi que la nation est une construction mais il insiste tout  sur lesentiment que cette construction produit chez les individus : Notion de « communautéimaginée ».&lt;br /&gt;
             &lt;br /&gt;
Et, particulièrement Benedict Anderson qui a écrit un livre important« imagine community » ou ilmontre comment la communauté nationale est une « communautéimaginée ». Imagée cela veut dire qu’il y a une construction culturelledans la tête des gens d’appartenir à ce groupe national, qui accompagne laconstruction économique et politique de la nation. Il ne suffit pas d’une construction économique et politique de lanation, mais il faut aussi que les gens croient qu’ils appartiennent àcette nation! &lt;br /&gt;
Il n’y a pas de nation si les gens ne croient pas appartenir à lanation ; cette croyance est transmise par un certain nombre de codesculturels. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
è Chez tous cesauteurs, nous avons l’idée que la nation est une construction politique, économique,sociale, culturelle etc. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Il existe néanmoins et c’est le 2èmegroupe d’historiens les essentialistes !&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''2.2)      LAQUESTION DE L’ETHNICITÉ'''&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
-     Termeutilisé par les anthropologues des mondes extra-européens &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
-     Utilisé par lessociologues anglo-saxons dans les années 1940 pour désigner les minorités nonanglo-saxonnes &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
-     Dans l’ensemblele développement de cette approche ethnique depuis les années 1980.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
-     L’appartenanceethnique ou culturelle est privilégiée sur la question de l’appartenance politiqueou de classe.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
-     Smith chef defile des postmodernes insiste sur le fait qu’avant la fondation des nationsmodernes il existe de liens culturels et symboliques ce qu’il appelle lesantécédents ethno-symboliques qui favorisent le développement des nations &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Parmi les historiens, il y en a certain qui pensent que la nationn’est pas exclusivement une construction politique, économique, sociale etculturelle mais que malgré tout elle s’enracine dans un commun, dans une appartenancecommune plus ancienne. C’est ce que l’on appelle les approches ethnique de la nation.  &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Le chef de fil de ces approches ethnique est Smith (professeur anglais) quiinsiste sur le fait qu’avant la fondation des nations modernes il existe desliens culturels et symboliques ce qu’il appelle les « antécédents ethno-symboliques » qui favorisent le développement des nations.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Dans les 1er écrits de Smith, il y a 2 principes organisateurs ethno-symbolique de la nationc’est :&lt;br /&gt;
1.   La langue &lt;br /&gt;
2.   La religion&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Qui ne marchent pas pour les Suisses, donc il y a des nations qu’on nepeut pas expliquer comme ça, il faut trouver d’autres moyens) &lt;br /&gt;
De plus, il y a pleins de groupes qui partagent une même langue et unemême religion mais qui n’ont pas formé d’état-nation comme les Basques ;donc c’est difficile à comprendre pourquoi dans certains cas ça pourraitéventuellement marcher et pourquoi dans d’autre cas, cela ne marche pas. Raisonpour laquelle Smith  nuance de plus enplus son propos. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'''2.3)      PENSER PAR DELÀ LES NATIONS : L’APPROCHE TRANSNATIONALE'''&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
-     Premièresutilisations du terme à la fin du 19è siècle &lt;br /&gt;
-     Utilisépar les sciences sociales américaines depuis les années 1970. &lt;br /&gt;
-     Voirle site de Clio online (http://geschichte-transnational.clio-online.net)&lt;br /&gt;
-     Repenserla nation à travers les Empires.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
De plus en plus, dans les 20 dernières années, c’est développé une approche qui regarde par-delà lenational.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Pour résumer, les historiens se disent depuis à peu près 20 ans qu’ils sesont trop focalisé sur la nation et que justement il y a plein de chose quileur échappent car justement, il y a cette focalisant sur la nation qu’ilfaut beaucoup plus insister sur l’existence de flux, de flux économiquemais également culturel, de circulation entre différents états-nations et passe focaliser sur les discours nationaux et nationaliste.&lt;br /&gt;
Donc, il y a un certain nombre de réalités sociales, économiques etculturelles qui échappent au national même si l’idéologie nationaliste àtendance à les oblitérer, à les faire disparaître. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Ces approches transnationales se sont beaucoup développé dans lesdernières années (voir le site plus haut à documentation etarticle sur le transnational)&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
La question du transnational est très importante pour penser le nationalpour 3 raisons :&lt;br /&gt;
-         Elle est attentive aux circulations matérielles etculturelles entre les nations.&lt;br /&gt;
-         Elle est attentive à la manière dont on regarde lesautres.&lt;br /&gt;
-         Elle est très attentive aux mécanismes d’hybridation (c’est-à-direà la manière dont les choses se mélangent) !&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Cette idée transnationale permet également de repenser en particulier laquestion des empires (objet du 2ème cours).&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Swenney</name></author>
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