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	<title>Baripedia - Contributions [fr]</title>
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	<updated>2026-06-18T05:48:09Z</updated>
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		<id>https://baripedia.org/index.php?title=L%E2%80%99inf%C3%A9rence_causale&amp;diff=32875</id>
		<title>L’inférence causale</title>
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		<updated>2017-01-19T18:59:58Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Touriste : /* Les problèmes liés à l’analyse contrefactuelle */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Dans l’inférence causale nous tentons de démontrer que certains éléments sont les causes des effets que nous observons. Etant donné que nous n’observons que rarement, voire jamais, le lien direct de cause à effet, nous devons faire une inférence. La façon de procéder dans une telle inférence dépend fortement de l’approche de causalité que nous adoptons. À nouveau, notre inférence causale sera incertaine.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une grande partie des travaux scientifiques ont une visée d'inférence causale en offrant l'explication à certains phénomènes. Certains auteurs argumentent que l'on peut faire une distinction entre d'un côté des tentatives d'explication de certains phénomènes et de l'autre côté leur compréhension. Les sciences humaines auraient plutôt une vision de compréhension. Comme on n'observe quasiment jamais le lien direct entre la cause et l'effet, on fait une inférence. La façon de faire cette inférence dépend fortement de l'approche choisie. Par exemple, si un crime a été commis, le juge doit faire une inférence sur la personne qui l'a tuée, inférence qui est incertaine car sur la base des informations à disposition, on peut incriminer un innocent.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Introduction =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Différentes approches sont présentées pour concevoir la « causalité », souvent en fonction de différentes traditions philosophiques. Dans ''Causation and Explanation in Social Science'' publié en 2008, Brady présente les quatre approches observées à travers le temps pour rendre compte d'une causalité :&lt;br /&gt;
*conjonction constante : selon Hume, « Constant conjunction of causes and effects required by the neo-Humean approach ». Si deux phénomènes se produisent plus ou moins de manière systématique en même temps par exemple que le soleil se lève quand le coq crie, alors ceci nous indique qu'il y a un lien de causalité entre ces deux phénomènes. Cette façon de procéder pose le problème de la symétrie, c'est-à-dire que l'on observe deux phénomènes en même temps mais que l'on ne peut pas dire ce qui est la cause et ce qui est l'effet. Pour résoudre ce problème, il faut observer la temporalité, la séquence temporelle. Cette approche est souvent remise en question car ne donne pas beaucoup d'informations sur le lien entre cause et effet.&lt;br /&gt;
*approche contrefactuelle : « No effect when the cause is absent in the most similar world where the cause is present as required by the counterfactual approach ». Lorsque l'on observe l'effet et la cause, on s'imagine un monde qui est le plus similaire que possible au monde, on imagine la présence de la cause et de l'effet. Ce monde similaire se scinde seulement par la non présence de la cause. Par exemple, pour expliquer la Deuxième guerre mondiale, il ne faut pas oublier que le premier pays à mobiliser ses troupes fut la Pologne en 1939 et que ce fut cette mobilisation qui déclencha la Deuxième guerre mondiale, et non l'Allemagne nazie. En suivant l'approche contrefactuelle, on suppose que la Pologne n'ait pas mobilisé en mars 1939 ses troupes, est-ce que cela aurait amené l'Allemagne à ne pas attaquer. La Deuxième guerre mondiale aurait-elle eu lieu ? Il est évident que oui, et donc on peut stipuler que la mobilisation en Pologne n'est pas la cause de la Deuxième guerre mondiale.&lt;br /&gt;
*cause manipulée : « An effect after a cause is manipulated ». On observe de tels effets après avoir manipulé la cause. Cela suppose des expérimentations. C’est l’approche la plus puissante entre terme d’inférence causale. Dans le domaine internationale et les sciences sociales, c’est une approche est problématique. Il n’y a qu’en psychologie qu’on arrive à utiliser cette approche de manière systématique.&lt;br /&gt;
*mécanismes : « Activities and processes linking causes and effects required by the mechanism approach ». Quels sont les processus qui lient les causes avec les effets ? On essaie de spécifier exactement ce qui se passe entre la cause et l'effet en terme de mécanismes. On observe deux démocratie et la paix. Que se passe t-il entre ces deux observations ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:::::::&amp;lt;math&amp;gt;𝑑𝑒𝑢𝑥\ 𝑑é𝑚𝑜𝑐𝑟𝑎𝑡𝑖𝑒𝑠\ →^? →^? →^? →^? → 𝑝𝑎𝑖𝑥&amp;lt;/math&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le simple fait de constater que deux phénomènes se produisent ensemble ne signifie pas forcement un lien de causalité. On essaie de spécifier en détail qui fait qu’une cause provoque un effet. Si on développe une chaine de causalité, on arrive à identifier différents maillons. Pour démontrer, on est forcé de faire une inférence de type causale. Le fait de spécifier uniquement les mécanismes n’est pas forcement convaincant pour mettre en évidence une relation de cause à effet. Une grande partie des recherches dans le domaine des relations internationales s’appuie sur l’idée d’analyser un monde très similaire où la cause n’est pas présente. Lorsqu’on fait l’observation de pays démocratiques qui ne rentrent pas en guerre, on essaie de faire des exemples contrefactuels afin de voir si l’absence de la cause pour la paix, le fait qu’il y ait deux démocraties, fait que le risque de guerre est plus élevé. On peut soit s’imaginer un monde différent où la cause n’est pas présente ou de&lt;br /&gt;
trouver les contrefaits où la cause n’est pas présente.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans ''Causation. A Unified Framework for the Social Sciences'' publié en 2005, Gerring plaide pour une vision universelle de la causalité en s’appuyant sur la définition suivante : « [...] a cause raises the probability of an event occurring ». Cette définition est très proche de celle employée dans la littérature récente sur la causalité probabiliste notamment par Pearl dans Causality publié en 2001. Ainsi, les différentes approches pour étudier la causalité comme celles de Brady sont liées à la stratégie empirique utilisée pour démontrer le lien de cause à effet.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Des quatre approches de causalité présentées par Brady, la première ne satisfait plus guère à nos exigences, et la troisième, vue les questions de recherche qui nous intéressent, n’est guère viable. Dans ''Designing Social Inquiry: Scientific Inference in Qualitative Research'' publié en 1994 King, Keohane et Verba discutent essentiellement la deuxième approche liée à l’analyse contrefactuelle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour une observation donnée (&amp;lt;math&amp;gt;i&amp;lt;/math&amp;gt;) l’effet causal réalisé correspond à la différence entre la situation où la cause est présente (&amp;lt;math&amp;gt;C&amp;lt;/math&amp;gt;) et la cause est absente (&amp;lt;math&amp;gt;/C&amp;lt;/math&amp;gt;) :&lt;br /&gt;
:&amp;lt;math&amp;gt;effet\ causal\ realis \acute{e} = y^{C,i} - y^{/C,i}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;/math&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Etant donné que dans le monde des sciences sociales, comme ailleurs aussi, nous avons le problème de devoir distinguer ce qui est systématique de ce qui ne l’est pas, nous arrivons à la formulation suivante :&lt;br /&gt;
:&amp;lt;math&amp;gt;𝑒𝑓𝑓𝑒𝑡\ 𝑐𝑎𝑢𝑠𝑎𝑙\ 𝑎𝑙é𝑎𝑡𝑜𝑖𝑟𝑒 = 𝑦^{C, i} − 𝑦{/C, i}&amp;lt;/math&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour enlever la partie non-systématique :&lt;br /&gt;
:&amp;lt;math&amp;gt;𝑒𝑓𝑓𝑒𝑡\ 𝑐𝑎𝑢𝑠𝑎𝑙\ 𝑚𝑜𝑦𝑒𝑛 = 𝐸(𝑒𝑓𝑓𝑒𝑐𝑡\ 𝑐𝑎𝑢𝑠𝑎𝑙\ 𝑎𝑙é𝑎𝑡𝑜𝑖𝑟𝑒)&amp;lt;/math&amp;gt;&lt;br /&gt;
:&amp;lt;math&amp;gt;𝑒𝑓𝑓𝑒𝑡\ 𝑐𝑎𝑢𝑠𝑎𝑙\ 𝑚𝑜𝑦𝑒𝑛 = 𝐸(𝑦^{C, i}) − 𝐸(𝑦^{/C, i})(= 𝜇^{C, i} − 𝜇^{/C,i})&amp;lt;/math&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Etant donné que nous n’observons jamais la même unité d’observation sous exactement les mêmes conditions, une fois avec la présence de la cause et une fois sans la présence de la cause, nous sommes confrontés au « Fundamental Problem of Causal Inference » comme le postule King, Keohane et Verba.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comment contourner le problème ? Si nous remplaçons l’observation i avec l’observation j, ne correspond à l’effet causal que sous certaines conditions :&lt;br /&gt;
*une condition (forte) est celle de l’homogénéité des unités : les unités que l'on compare, si on tient compte de la présence ou de l'absence de la cause (la variable indépendante), devraient percevoir le même salaire (deux personnes n'ayant pas suivi de formation universitaire devraient avoir la même salaire: ça ne fonctionne pas si on compare le salaire de Wawrinka avec mon salaire). Il faut donc choisir deux unités qui se « ressemblent ».&lt;br /&gt;
*une condition (moins forte) est celle de l’effet constant : les unités devraient produire le même effet, un effet constant, lorsque la cause est présente. Par exemple, si Wawrinka avait suivi une formation universitaire, il devrait gagner autant en plus que j'en gagnerai en ayant suivi une formation universitaire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À part adopter une de ces deux conditions, on doit aussi adopter la condition suivante :&lt;br /&gt;
*indépendance conditionnelle : l'indépendance conditionnelle est satisfaite quand, par exemple, on tient compte de tous les facteurs qui expliquent le niveau de salaire le fait que la cause soit présente n'est pas affecté par le niveau de salaire. Il n’y a pas de lien entre le niveau de salaire et la formation universitaire. Si on part de l’idée qu’un groupe à une certaine autonomie, il y a plus de risque de s’engager dans un conflit. Il y aurait dans ce cas une causalité de l’autonomie vers le conflit, étant donné que plus on est autonome, plus le risque de conflit est important. Tenant compte de l’autonomie qui influence le conflit ainsi que d’autres facteurs, le fait que c’est un État qui va donner une autonomie à un groupe, cet État va penser le fait de savoir le niveau de conflit va augmenter en donnant une plus grande autonomie à un groupe.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’indépendance conditionnelle vient du problème que nous ne pouvons pas, comme dans l’approche expérimentale, choisir aléatoirement nos cas et soumettre au traitement aussi d’une manière aléatoire certaines observations. King, Keohane et Verba postulent qu’avec une sélection aléatoire et un traitement imposé d’une manière aléatoire nous satisfaisons à l’indépendance conditionnelle :&lt;br /&gt;
*nous attribuons les causes indépendamment des effets ;&lt;br /&gt;
*on évite le problème de biais de sélection ;&lt;br /&gt;
*on n’aura pas de problème lié à l’omission de variables.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’approche de causalité liée à l’analyse contrefactuelle est très présente au moins d’une manière implicite dans beaucoup de travaux de recherche en sciences sociales et donc aussi en relations internationales. Cette approche est aussi sous-jacente à plusieurs approches méthodologiques comme celle de Fearon dans ''Counterfactuals and Hypothesis Testing in Political Science'' publié en 1991. Evidemment, elle n’est pas sans problème, et l’approche basée sur les mécanismes est aussi souvent présente dans la discipline.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= L’approche quasi-expérimentale =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En l’absence de possibilités d’avoir recours à l’approche expérimentale, nous devons nous contenter d’analyses qui se basent sur d’autres approches de causalité. Lorsqu’on tente de faire des inférences causales en tenant compte des problèmes que des approches non-expérimentales posent, on parle normalement d’une approche quasi-expérimentale comme le relatent Campbell et Stanley dans ''Experimental and Quasi-Experimental Designs for Research'' publié en 1963.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans ''Statistical Analysis of Quasi-Experiments'' publié en 1986, Achen définit l’approche quasi- expérimentale comme englobant toute recherche qui ne travaille pas avec des manipulations (aléatoire) des causes qui nous intéressent et aussi certains travaux qui ne sélectionnent pas leur cas d’une manière aléatoire. L’inférence causale dans des quasi-expériences pose problème, comme on l’a déjà discuté.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Néanmoins, le constat de Achen s’applique toujours : « [the] dangers [of quasi-experiments] should be of central concern to the social sciences. Surprisingly among social scientists only policy analysts have been much concerned with the statistical weaknesses of the experimental designs they are compelled to use ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Angrist et Pischke publie en 2008 ''Mostly Harmless Econometrics: An Empiricist's Companion'' et argumentent que lorsque l’on procède à une étude qui vise une inférence causale, il faudrait se poser les quatre questions (FAQs) suivantes avant de commencer la recherche qu’elle soit quantitative ou bien qualitative :&lt;br /&gt;
*quelle est la relation causale qui nous intéresse ?&lt;br /&gt;
quelle expérimentation nous permettrait, idéalement, de saisir l’effet causal ? ceci pour éviter des FUQs à savoir des « fundamentally unidentified questions ».&lt;br /&gt;
*quelle stratégie d’identification de l’effet causal allons-nous employer ? de quelle façon allons-nous utiliser des données observationnelles pour faire une inférence causale ?&lt;br /&gt;
*quelle est notre mode d’inférence statistique (population, échantillon, incertitude) ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lorsque l'on s'intéresse au lien entre une cause et un effet, l'effet peut être adressé par plein d'autres causes. Pour identifier l'effet causal dû uniquement à la formation universitaire sur le salaire, il faut contrôler les autres éléments qui influencent le salaire. Etant donné qu’il n’est pas possible de manipuler la cause qui nous intéresse, nous devons tenter de « corriger » notre inférence causale dans de « quasi-expériences ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une première « correction » tente de contrôler la relation qui nous intéresse pour des variables qui pourraient perturber notre inférence causale. La variable indépendante qu’on cherche à expliquer est 𝑦, 𝑥 est le genre 𝑢 est le terme d’erreur. Ainsi, on passe de :&lt;br /&gt;
:&amp;lt;math&amp;gt;𝑦 = 𝛽_0 + 𝛽_1𝑥 + 𝑢&amp;lt;/math&amp;gt;&lt;br /&gt;
à&lt;br /&gt;
:&amp;lt;math&amp;gt;𝑦 = 𝛽_0 + 𝛽_1𝑥_1 + 𝛽_2𝑥_2 ... + 𝑢&amp;lt;/math&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les équations précédentes indiquent que pour chaque mois supplémentaire de formation universitaire, le salaire augmente de &amp;lt;math&amp;gt;𝛽_1&amp;lt;/math&amp;gt;, &amp;lt;math&amp;gt;𝛽_2&amp;lt;/math&amp;gt;, etc. Si y est le salaire, il y a𝛽!et les éléments &amp;lt;math&amp;gt;u&amp;lt;/math&amp;gt; qui l'influencent outre le nombre de mois passés à l'université. Cela nous permet d'arriver à une spécification de tous les facteurs explicatifs dont on a besoin. Une spécification « correcte » nécessite que 𝑢 ne soit pas corrélé avec des variables indépendantes &amp;lt;math&amp;gt;x&amp;lt;/math&amp;gt;. De s’assurer d’une spécification « correcte » est difficile. Il faut donc s'assurer une spécification correcte et que la cause ne soit pas affectée par l'effet sinon, il y a un problème d'endogénité. Ce problème de la spécification correcte englobe deux aspects importants : l’élimination des effets d’autres variables [1] et la tentative d’éliminer le problèmes de l’endogénéité [2].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;gallery&amp;gt;&lt;br /&gt;
fichier:madi approche quasi-expérimentale 1.png&lt;br /&gt;
fichier:madi approche quasi-expérimentale 2.png&lt;br /&gt;
&amp;lt;/gallery&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:::::&amp;lt;math&amp;gt;\hat {𝑦} = 𝑏_0 + 𝑏_1 + 𝑥&amp;lt;/math&amp;gt;&lt;br /&gt;
:::::&amp;lt;math&amp;gt;\hat {𝑦} = 𝑏_0 + 100 + 𝑥_1&amp;lt;/math&amp;gt;&lt;br /&gt;
:::::&amp;lt;math&amp;gt;\hat {𝑦} = 𝑏_0 + 70 + 𝑥_1&amp;lt;/math&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La sélection des observation ne serait jamais se faire en fonction de la variable dépendante. Lorsqu’on fait des inférences causales, il y potentiellement un biais de sélection. Principalement, les bais de sélections se produisent lors de l’échantillonnage.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un problème supplémentaire est sur le comment du choix des observations choisies. Il ne faut pas que les observations choisies induisent un biais de sélection :&lt;br /&gt;
*comment les observations de notre étude sont-elles choisies ?&lt;br /&gt;
*si cette sélection est liée d’une façon ou d’une autre avec notre variable dépendante, des biais apparaissent: biais de sélection.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans ''Statistical Analysis of Quasi-Experiments'', Achen discute ce problème sous la notion de « censoring ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= L’analyse contrefactuelle =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Fearon soulève l’importance du raisonnement contrefactuel et ses parallèles avec des analyses statistiques dans ''Counterfactuals and Hypothesis Testing in Political Science'' publié en 1991 : « The difference between regression and the counterfactual strategy is not that one relies on counterfactuals while the other does not. Rather, the strategies differ in the way that each employs counterfactuals and in the way that each evaluates support for a causal hypothesis ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’analyse contrefactuelle nécessite un argument du style « si C n’avait pas été présent, E ne se serait pas produit ». Cet argument peut être justifié soit en ayant recours à un ou plusieurs cas où C n’était pas présent, soit en construisant un « most similar » cas sans la présence de C comme le postule Brady dans ''Causation and Explanation in Social Science'' publié en 2008.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans ''Counterfactuals and Causal Inference : Methods and Principles for Social Research'' publié en 2007, Morgan et Winship montrent que lorsque le nombre de cas à comparer devient important, des analyses statistiques deviennent possibles, se basant également sur un raisonnement contrefactuel : « The key assumption of the counterfactual framework is that each individual in the population of interest has a potential outcome under each treatment state, even though each individual can be observed in only one treatment state at any point in time ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== L’analyse contrefactuelle dans la pratique ==&lt;br /&gt;
Fearon argumente que l’analyse contrefactuelle se fait différemment selon le nombre de cas. Une étude d’un seul cas tentant l’inférence causale doit se baser sur une analyse contrefactuelle qui construit un « most similar » cas sans la présence de C. On peut aussi se référer à l’article intitulé ''Causation'' de Lewis publié en 1973.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si on n'a qu'un seul cas, on ne peut pas le comparer à d'autres cas (il n'y a pas d'autres Première guerre mondiale) et on doit donc s'imaginer une situation similaire où la seule chose différente est que la cause n'est pas présente. Par exemple, la crise des missiles de Cuba a été analysée par Lebow et Stein dans ''Back to the Past : Counterfactulas and the Cuban Missile Crisis. In Counterfactual Thought Experiments in World Politics'' publié en 1996, repris par Tetlock et Berlin dans ''Counterfactual Thought Experiments in World Politics'' publié en 1996, en argumentant que pour comprendre ce qui s'est passé et pour expliquer les décisions prises la seule façon de procéder est de faire une analyse contrefactuelle en s'imaginant que des informations différentes mises à disposition des dirigeants influencerait de fait le déroulement de cette crise. Une étude avec un nombre de cas limité, mais plus qu’un seul a souvent recours à un mélange des deux types d’analyse contrefactuelle à savoir le cas construit et le cas actuel de comparaison.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les problèmes liés à l’analyse contrefactuelle ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans ''Counterfactuals and Hypothesis Testing in Political Science'' publié en 1991, Fearon note deux points importants à retenir à savoir que :&lt;br /&gt;
*des évaluations de la force d’une relation nécessitent une série de contrefaits ;&lt;br /&gt;
*des arguments sur la précision sont difficile à faire : « arguments about the relative importance of possible causes become arguments about the relative plausibility of different counterfactual scenarios ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il y a souvent des arguments, dans des études de cas où on s'intéresse à un phénomène qui n'adressent pas une seule cause. En prenant la guerre des Malouines entre l'Argentine et la Grande- Bretagne : si les relations commerciales avaient été plus importantes entre ces deux États, alors on aurait préféré réglé le différend de manière pacifique. Comment pourrait-on alors convaincre un lecteur que cet argument est plus important que la nature du régime politique ? Lorsqu'on a plusieurs causes pour expliquer une conséquence, alors il faut plusieurs contrefaits pour peser l'importance de chacun.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il faudrait pouvoir comparer la guerre des Malouines avec deux cas construits : dans un cas on aurait des réactions commerciales faibles et deux régimes démocratiques au lieu du cas initial où il n'y a qu'une démocratie et dans l'autre contrefait, on conserve un des deux pays non démocratiques mais on a des relations commerciales importantes et non faibles comme dans le cas initial. On compare alors la contribution de chacune de ces causes dans le déclenchement de la guerre des Malouines. Il en ressort alors que la nature du régime est plus déterminante que l'intensité des relations commerciales dans le déclenchement de la guerre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il faut autant de contrefaits que de causes qu'il y a à évaluer. Il faut évaluer la plausibilité des contrefaits en se demandant si il est plausible d'imaginer une Argentine démocratique dans les années 1980. Oui, comme cette dernière est devenue démocratique peu après la guerre, donc le contrefait est relativement plausible et donc l'explication liée à la paix libérale est une inférence relativement précise.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon Fearon, nous attendons aussi qu’une analyse contrefactuelle respecte les conditions de :&lt;br /&gt;
*la pertinence de causes (régularité) : des causes passées ont déclenchées un processus amenant à un phénomène actuel, mais ces causes passées sont si uniques qu'il est difficile d'y attacher une relation causale. Si on dit que c'est le nez de Cléopâtre qui a déclenché la Première guerre mondiale, ce n'est pas sérieux car il y a absence de régularité : ce n'est pas parce qu’une dirigeante a un joli nez qu'il y a des guerres.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*la « légitimité » de causes : on s'imagine toujours le même monde avec l'absence de la cause dans une analyse contrefactuelle. Or, il est parfois difficile de s'imaginer un tel monde sans qu'il y ait d'autres éléments qui changent et le scénario contrefactuel n’a pas lieu d’être. Par exemple, si on s'intéresse aux conséquences du développement des voies ferrées sur le développement industriel de la Grande-Bretagne, on construit un monde où les voies ferrées n'existent pas. On doit alors s'appuyer sur une explication du pourquoi de l'invention des moteurs à essence, par exemple, avant les voies ferrées. Ainsi, en changeant la cause qui nous intéresse, n'y a-t-il pas aussi d'autres éléments qui sont changés en même temps ? En effet, s'il n'y pas de voies ferrées avant les moteurs à essence, alors plein d'autres éléments sont changés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Comment construire les contrefaits ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les idées de l'analyse contrefactuelle sont omniprésentes dans quasiment toutes les recherches du domaine international. Toutefois, il y a toute une série de conditions lorsque l'on veut faire une analyse contrefactuelle, et on doit s'appuyer sur des bases théoriques pour que les inférences causales soient convaincantes. Pour une analyse contrefactuelle, de solides bases théoriques sont nécessaires et aussi pour éviter le problème de la (multi-)colinéarité. Il faut offrir des raisonnements théoriques expliquant la validité des cas construits et la validité des explications de l'absence de la cause.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Des bases solides se trouvent, par exemple, dans des théories formelles notamment dans ''Rerunning History : Counterfactual Simulation in World Politics'' de Cederman publié en 1996 et dans ''Counterfactuals and International Affairs : Some Insights from Game Theory'' de Bueno de Mesquita publié en 1996.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Conclusion =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[File:madi inférence causale récapitulatif 1.png|thumb]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comme l’argument les auteurs comme Fearon, Tetlock et Berlin encore ou Morgan et Winship, l’analyse contrefactuelle est omniprésente lorsque nous nous basons sur des données observationnelles. Toutefois, et ceci amène les recommandations de Fearon, ces analyses ne sont pas toujours explicites et doivent s’appuyer sur des comparaisons.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’approche quasi-expérimentale et opposée à l’approche expérimentale afin de faire une inférence causale. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Certaines recherches mais c’est assez rares utilisent des expérimentation avec la possibilité d’une cause manipulée. Cela signifie que l’approche quasi- expérimentale est la plus pertinente.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Annexes =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Références =&lt;br /&gt;
&amp;lt;references /&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Category:science-politique]]&lt;br /&gt;
[[Category:relations internationales]]&lt;br /&gt;
[[Category:Amal Tawfik]]&lt;br /&gt;
[[Category:2014]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Touriste</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://baripedia.org/index.php?title=L%E2%80%99inf%C3%A9rence_causale&amp;diff=32874</id>
		<title>L’inférence causale</title>
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		<updated>2017-01-19T18:58:21Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Touriste : /* Les problèmes liés à l’analyse contrefactuelle */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Dans l’inférence causale nous tentons de démontrer que certains éléments sont les causes des effets que nous observons. Etant donné que nous n’observons que rarement, voire jamais, le lien direct de cause à effet, nous devons faire une inférence. La façon de procéder dans une telle inférence dépend fortement de l’approche de causalité que nous adoptons. À nouveau, notre inférence causale sera incertaine.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une grande partie des travaux scientifiques ont une visée d'inférence causale en offrant l'explication à certains phénomènes. Certains auteurs argumentent que l'on peut faire une distinction entre d'un côté des tentatives d'explication de certains phénomènes et de l'autre côté leur compréhension. Les sciences humaines auraient plutôt une vision de compréhension. Comme on n'observe quasiment jamais le lien direct entre la cause et l'effet, on fait une inférence. La façon de faire cette inférence dépend fortement de l'approche choisie. Par exemple, si un crime a été commis, le juge doit faire une inférence sur la personne qui l'a tuée, inférence qui est incertaine car sur la base des informations à disposition, on peut incriminer un innocent.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Introduction =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Différentes approches sont présentées pour concevoir la « causalité », souvent en fonction de différentes traditions philosophiques. Dans ''Causation and Explanation in Social Science'' publié en 2008, Brady présente les quatre approches observées à travers le temps pour rendre compte d'une causalité :&lt;br /&gt;
*conjonction constante : selon Hume, « Constant conjunction of causes and effects required by the neo-Humean approach ». Si deux phénomènes se produisent plus ou moins de manière systématique en même temps par exemple que le soleil se lève quand le coq crie, alors ceci nous indique qu'il y a un lien de causalité entre ces deux phénomènes. Cette façon de procéder pose le problème de la symétrie, c'est-à-dire que l'on observe deux phénomènes en même temps mais que l'on ne peut pas dire ce qui est la cause et ce qui est l'effet. Pour résoudre ce problème, il faut observer la temporalité, la séquence temporelle. Cette approche est souvent remise en question car ne donne pas beaucoup d'informations sur le lien entre cause et effet.&lt;br /&gt;
*approche contrefactuelle : « No effect when the cause is absent in the most similar world where the cause is present as required by the counterfactual approach ». Lorsque l'on observe l'effet et la cause, on s'imagine un monde qui est le plus similaire que possible au monde, on imagine la présence de la cause et de l'effet. Ce monde similaire se scinde seulement par la non présence de la cause. Par exemple, pour expliquer la Deuxième guerre mondiale, il ne faut pas oublier que le premier pays à mobiliser ses troupes fut la Pologne en 1939 et que ce fut cette mobilisation qui déclencha la Deuxième guerre mondiale, et non l'Allemagne nazie. En suivant l'approche contrefactuelle, on suppose que la Pologne n'ait pas mobilisé en mars 1939 ses troupes, est-ce que cela aurait amené l'Allemagne à ne pas attaquer. La Deuxième guerre mondiale aurait-elle eu lieu ? Il est évident que oui, et donc on peut stipuler que la mobilisation en Pologne n'est pas la cause de la Deuxième guerre mondiale.&lt;br /&gt;
*cause manipulée : « An effect after a cause is manipulated ». On observe de tels effets après avoir manipulé la cause. Cela suppose des expérimentations. C’est l’approche la plus puissante entre terme d’inférence causale. Dans le domaine internationale et les sciences sociales, c’est une approche est problématique. Il n’y a qu’en psychologie qu’on arrive à utiliser cette approche de manière systématique.&lt;br /&gt;
*mécanismes : « Activities and processes linking causes and effects required by the mechanism approach ». Quels sont les processus qui lient les causes avec les effets ? On essaie de spécifier exactement ce qui se passe entre la cause et l'effet en terme de mécanismes. On observe deux démocratie et la paix. Que se passe t-il entre ces deux observations ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:::::::&amp;lt;math&amp;gt;𝑑𝑒𝑢𝑥\ 𝑑é𝑚𝑜𝑐𝑟𝑎𝑡𝑖𝑒𝑠\ →^? →^? →^? →^? → 𝑝𝑎𝑖𝑥&amp;lt;/math&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le simple fait de constater que deux phénomènes se produisent ensemble ne signifie pas forcement un lien de causalité. On essaie de spécifier en détail qui fait qu’une cause provoque un effet. Si on développe une chaine de causalité, on arrive à identifier différents maillons. Pour démontrer, on est forcé de faire une inférence de type causale. Le fait de spécifier uniquement les mécanismes n’est pas forcement convaincant pour mettre en évidence une relation de cause à effet. Une grande partie des recherches dans le domaine des relations internationales s’appuie sur l’idée d’analyser un monde très similaire où la cause n’est pas présente. Lorsqu’on fait l’observation de pays démocratiques qui ne rentrent pas en guerre, on essaie de faire des exemples contrefactuels afin de voir si l’absence de la cause pour la paix, le fait qu’il y ait deux démocraties, fait que le risque de guerre est plus élevé. On peut soit s’imaginer un monde différent où la cause n’est pas présente ou de&lt;br /&gt;
trouver les contrefaits où la cause n’est pas présente.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans ''Causation. A Unified Framework for the Social Sciences'' publié en 2005, Gerring plaide pour une vision universelle de la causalité en s’appuyant sur la définition suivante : « [...] a cause raises the probability of an event occurring ». Cette définition est très proche de celle employée dans la littérature récente sur la causalité probabiliste notamment par Pearl dans Causality publié en 2001. Ainsi, les différentes approches pour étudier la causalité comme celles de Brady sont liées à la stratégie empirique utilisée pour démontrer le lien de cause à effet.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Des quatre approches de causalité présentées par Brady, la première ne satisfait plus guère à nos exigences, et la troisième, vue les questions de recherche qui nous intéressent, n’est guère viable. Dans ''Designing Social Inquiry: Scientific Inference in Qualitative Research'' publié en 1994 King, Keohane et Verba discutent essentiellement la deuxième approche liée à l’analyse contrefactuelle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour une observation donnée (&amp;lt;math&amp;gt;i&amp;lt;/math&amp;gt;) l’effet causal réalisé correspond à la différence entre la situation où la cause est présente (&amp;lt;math&amp;gt;C&amp;lt;/math&amp;gt;) et la cause est absente (&amp;lt;math&amp;gt;/C&amp;lt;/math&amp;gt;) :&lt;br /&gt;
:&amp;lt;math&amp;gt;effet\ causal\ realis \acute{e} = y^{C,i} - y^{/C,i}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;/math&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Etant donné que dans le monde des sciences sociales, comme ailleurs aussi, nous avons le problème de devoir distinguer ce qui est systématique de ce qui ne l’est pas, nous arrivons à la formulation suivante :&lt;br /&gt;
:&amp;lt;math&amp;gt;𝑒𝑓𝑓𝑒𝑡\ 𝑐𝑎𝑢𝑠𝑎𝑙\ 𝑎𝑙é𝑎𝑡𝑜𝑖𝑟𝑒 = 𝑦^{C, i} − 𝑦{/C, i}&amp;lt;/math&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour enlever la partie non-systématique :&lt;br /&gt;
:&amp;lt;math&amp;gt;𝑒𝑓𝑓𝑒𝑡\ 𝑐𝑎𝑢𝑠𝑎𝑙\ 𝑚𝑜𝑦𝑒𝑛 = 𝐸(𝑒𝑓𝑓𝑒𝑐𝑡\ 𝑐𝑎𝑢𝑠𝑎𝑙\ 𝑎𝑙é𝑎𝑡𝑜𝑖𝑟𝑒)&amp;lt;/math&amp;gt;&lt;br /&gt;
:&amp;lt;math&amp;gt;𝑒𝑓𝑓𝑒𝑡\ 𝑐𝑎𝑢𝑠𝑎𝑙\ 𝑚𝑜𝑦𝑒𝑛 = 𝐸(𝑦^{C, i}) − 𝐸(𝑦^{/C, i})(= 𝜇^{C, i} − 𝜇^{/C,i})&amp;lt;/math&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Etant donné que nous n’observons jamais la même unité d’observation sous exactement les mêmes conditions, une fois avec la présence de la cause et une fois sans la présence de la cause, nous sommes confrontés au « Fundamental Problem of Causal Inference » comme le postule King, Keohane et Verba.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comment contourner le problème ? Si nous remplaçons l’observation i avec l’observation j, ne correspond à l’effet causal que sous certaines conditions :&lt;br /&gt;
*une condition (forte) est celle de l’homogénéité des unités : les unités que l'on compare, si on tient compte de la présence ou de l'absence de la cause (la variable indépendante), devraient percevoir le même salaire (deux personnes n'ayant pas suivi de formation universitaire devraient avoir la même salaire: ça ne fonctionne pas si on compare le salaire de Wawrinka avec mon salaire). Il faut donc choisir deux unités qui se « ressemblent ».&lt;br /&gt;
*une condition (moins forte) est celle de l’effet constant : les unités devraient produire le même effet, un effet constant, lorsque la cause est présente. Par exemple, si Wawrinka avait suivi une formation universitaire, il devrait gagner autant en plus que j'en gagnerai en ayant suivi une formation universitaire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À part adopter une de ces deux conditions, on doit aussi adopter la condition suivante :&lt;br /&gt;
*indépendance conditionnelle : l'indépendance conditionnelle est satisfaite quand, par exemple, on tient compte de tous les facteurs qui expliquent le niveau de salaire le fait que la cause soit présente n'est pas affecté par le niveau de salaire. Il n’y a pas de lien entre le niveau de salaire et la formation universitaire. Si on part de l’idée qu’un groupe à une certaine autonomie, il y a plus de risque de s’engager dans un conflit. Il y aurait dans ce cas une causalité de l’autonomie vers le conflit, étant donné que plus on est autonome, plus le risque de conflit est important. Tenant compte de l’autonomie qui influence le conflit ainsi que d’autres facteurs, le fait que c’est un État qui va donner une autonomie à un groupe, cet État va penser le fait de savoir le niveau de conflit va augmenter en donnant une plus grande autonomie à un groupe.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’indépendance conditionnelle vient du problème que nous ne pouvons pas, comme dans l’approche expérimentale, choisir aléatoirement nos cas et soumettre au traitement aussi d’une manière aléatoire certaines observations. King, Keohane et Verba postulent qu’avec une sélection aléatoire et un traitement imposé d’une manière aléatoire nous satisfaisons à l’indépendance conditionnelle :&lt;br /&gt;
*nous attribuons les causes indépendamment des effets ;&lt;br /&gt;
*on évite le problème de biais de sélection ;&lt;br /&gt;
*on n’aura pas de problème lié à l’omission de variables.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’approche de causalité liée à l’analyse contrefactuelle est très présente au moins d’une manière implicite dans beaucoup de travaux de recherche en sciences sociales et donc aussi en relations internationales. Cette approche est aussi sous-jacente à plusieurs approches méthodologiques comme celle de Fearon dans ''Counterfactuals and Hypothesis Testing in Political Science'' publié en 1991. Evidemment, elle n’est pas sans problème, et l’approche basée sur les mécanismes est aussi souvent présente dans la discipline.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= L’approche quasi-expérimentale =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En l’absence de possibilités d’avoir recours à l’approche expérimentale, nous devons nous contenter d’analyses qui se basent sur d’autres approches de causalité. Lorsqu’on tente de faire des inférences causales en tenant compte des problèmes que des approches non-expérimentales posent, on parle normalement d’une approche quasi-expérimentale comme le relatent Campbell et Stanley dans ''Experimental and Quasi-Experimental Designs for Research'' publié en 1963.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans ''Statistical Analysis of Quasi-Experiments'' publié en 1986, Achen définit l’approche quasi- expérimentale comme englobant toute recherche qui ne travaille pas avec des manipulations (aléatoire) des causes qui nous intéressent et aussi certains travaux qui ne sélectionnent pas leur cas d’une manière aléatoire. L’inférence causale dans des quasi-expériences pose problème, comme on l’a déjà discuté.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Néanmoins, le constat de Achen s’applique toujours : « [the] dangers [of quasi-experiments] should be of central concern to the social sciences. Surprisingly among social scientists only policy analysts have been much concerned with the statistical weaknesses of the experimental designs they are compelled to use ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Angrist et Pischke publie en 2008 ''Mostly Harmless Econometrics: An Empiricist's Companion'' et argumentent que lorsque l’on procède à une étude qui vise une inférence causale, il faudrait se poser les quatre questions (FAQs) suivantes avant de commencer la recherche qu’elle soit quantitative ou bien qualitative :&lt;br /&gt;
*quelle est la relation causale qui nous intéresse ?&lt;br /&gt;
quelle expérimentation nous permettrait, idéalement, de saisir l’effet causal ? ceci pour éviter des FUQs à savoir des « fundamentally unidentified questions ».&lt;br /&gt;
*quelle stratégie d’identification de l’effet causal allons-nous employer ? de quelle façon allons-nous utiliser des données observationnelles pour faire une inférence causale ?&lt;br /&gt;
*quelle est notre mode d’inférence statistique (population, échantillon, incertitude) ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lorsque l'on s'intéresse au lien entre une cause et un effet, l'effet peut être adressé par plein d'autres causes. Pour identifier l'effet causal dû uniquement à la formation universitaire sur le salaire, il faut contrôler les autres éléments qui influencent le salaire. Etant donné qu’il n’est pas possible de manipuler la cause qui nous intéresse, nous devons tenter de « corriger » notre inférence causale dans de « quasi-expériences ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une première « correction » tente de contrôler la relation qui nous intéresse pour des variables qui pourraient perturber notre inférence causale. La variable indépendante qu’on cherche à expliquer est 𝑦, 𝑥 est le genre 𝑢 est le terme d’erreur. Ainsi, on passe de :&lt;br /&gt;
:&amp;lt;math&amp;gt;𝑦 = 𝛽_0 + 𝛽_1𝑥 + 𝑢&amp;lt;/math&amp;gt;&lt;br /&gt;
à&lt;br /&gt;
:&amp;lt;math&amp;gt;𝑦 = 𝛽_0 + 𝛽_1𝑥_1 + 𝛽_2𝑥_2 ... + 𝑢&amp;lt;/math&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les équations précédentes indiquent que pour chaque mois supplémentaire de formation universitaire, le salaire augmente de &amp;lt;math&amp;gt;𝛽_1&amp;lt;/math&amp;gt;, &amp;lt;math&amp;gt;𝛽_2&amp;lt;/math&amp;gt;, etc. Si y est le salaire, il y a𝛽!et les éléments &amp;lt;math&amp;gt;u&amp;lt;/math&amp;gt; qui l'influencent outre le nombre de mois passés à l'université. Cela nous permet d'arriver à une spécification de tous les facteurs explicatifs dont on a besoin. Une spécification « correcte » nécessite que 𝑢 ne soit pas corrélé avec des variables indépendantes &amp;lt;math&amp;gt;x&amp;lt;/math&amp;gt;. De s’assurer d’une spécification « correcte » est difficile. Il faut donc s'assurer une spécification correcte et que la cause ne soit pas affectée par l'effet sinon, il y a un problème d'endogénité. Ce problème de la spécification correcte englobe deux aspects importants : l’élimination des effets d’autres variables [1] et la tentative d’éliminer le problèmes de l’endogénéité [2].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;gallery&amp;gt;&lt;br /&gt;
fichier:madi approche quasi-expérimentale 1.png&lt;br /&gt;
fichier:madi approche quasi-expérimentale 2.png&lt;br /&gt;
&amp;lt;/gallery&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:::::&amp;lt;math&amp;gt;\hat {𝑦} = 𝑏_0 + 𝑏_1 + 𝑥&amp;lt;/math&amp;gt;&lt;br /&gt;
:::::&amp;lt;math&amp;gt;\hat {𝑦} = 𝑏_0 + 100 + 𝑥_1&amp;lt;/math&amp;gt;&lt;br /&gt;
:::::&amp;lt;math&amp;gt;\hat {𝑦} = 𝑏_0 + 70 + 𝑥_1&amp;lt;/math&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La sélection des observation ne serait jamais se faire en fonction de la variable dépendante. Lorsqu’on fait des inférences causales, il y potentiellement un biais de sélection. Principalement, les bais de sélections se produisent lors de l’échantillonnage.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un problème supplémentaire est sur le comment du choix des observations choisies. Il ne faut pas que les observations choisies induisent un biais de sélection :&lt;br /&gt;
*comment les observations de notre étude sont-elles choisies ?&lt;br /&gt;
*si cette sélection est liée d’une façon ou d’une autre avec notre variable dépendante, des biais apparaissent: biais de sélection.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans ''Statistical Analysis of Quasi-Experiments'', Achen discute ce problème sous la notion de « censoring ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= L’analyse contrefactuelle =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Fearon soulève l’importance du raisonnement contrefactuel et ses parallèles avec des analyses statistiques dans ''Counterfactuals and Hypothesis Testing in Political Science'' publié en 1991 : « The difference between regression and the counterfactual strategy is not that one relies on counterfactuals while the other does not. Rather, the strategies differ in the way that each employs counterfactuals and in the way that each evaluates support for a causal hypothesis ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’analyse contrefactuelle nécessite un argument du style « si C n’avait pas été présent, E ne se serait pas produit ». Cet argument peut être justifié soit en ayant recours à un ou plusieurs cas où C n’était pas présent, soit en construisant un « most similar » cas sans la présence de C comme le postule Brady dans ''Causation and Explanation in Social Science'' publié en 2008.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans ''Counterfactuals and Causal Inference : Methods and Principles for Social Research'' publié en 2007, Morgan et Winship montrent que lorsque le nombre de cas à comparer devient important, des analyses statistiques deviennent possibles, se basant également sur un raisonnement contrefactuel : « The key assumption of the counterfactual framework is that each individual in the population of interest has a potential outcome under each treatment state, even though each individual can be observed in only one treatment state at any point in time ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== L’analyse contrefactuelle dans la pratique ==&lt;br /&gt;
Fearon argumente que l’analyse contrefactuelle se fait différemment selon le nombre de cas. Une étude d’un seul cas tentant l’inférence causale doit se baser sur une analyse contrefactuelle qui construit un « most similar » cas sans la présence de C. On peut aussi se référer à l’article intitulé ''Causation'' de Lewis publié en 1973.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si on n'a qu'un seul cas, on ne peut pas le comparer à d'autres cas (il n'y a pas d'autres Première guerre mondiale) et on doit donc s'imaginer une situation similaire où la seule chose différente est que la cause n'est pas présente. Par exemple, la crise des missiles de Cuba a été analysée par Lebow et Stein dans ''Back to the Past : Counterfactulas and the Cuban Missile Crisis. In Counterfactual Thought Experiments in World Politics'' publié en 1996, repris par Tetlock et Berlin dans ''Counterfactual Thought Experiments in World Politics'' publié en 1996, en argumentant que pour comprendre ce qui s'est passé et pour expliquer les décisions prises la seule façon de procéder est de faire une analyse contrefactuelle en s'imaginant que des informations différentes mises à disposition des dirigeants influencerait de fait le déroulement de cette crise. Une étude avec un nombre de cas limité, mais plus qu’un seul a souvent recours à un mélange des deux types d’analyse contrefactuelle à savoir le cas construit et le cas actuel de comparaison.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les problèmes liés à l’analyse contrefactuelle ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans ''Counterfactuals and Hypothesis Testing in Political Science'' publié en 1991, Fearon note deux points importants à retenir à savoir que :&lt;br /&gt;
*des évaluations de la force d’une relation nécessitent une série de contrefaits ;&lt;br /&gt;
*des arguments sur la précision sont difficile à faire : « arguments about the relative importance of possible causes become arguments about the relative plausibility of different counterfactual scenarios ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il y a souvent des arguments, dans des études de cas où on s'intéresse à un phénomène qui n'adressent pas une seule cause. En prenant la guerre des Malouines entre l'Argentine et la Grande- Bretagne : si les relations commerciales avaient été plus importantes entre ces deux États, alors on aurait préféré réglé le différend de manière pacifique. Comment pourrait-on alors convaincre un lecteur que cet argument est plus important que la nature du régime politique ? Lorsqu'on a plusieurs causes pour expliquer une conséquence, alors il faut plusieurs contrefaits pour peser l'importance de chacun.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il faudrait pouvoir comparer la guerre des Malouines avec deux cas construits : dans un cas on aurait des réactions commerciales faibles et deux régimes démocratiques au lieu du cas initial où il n'y a qu'une démocratie et dans l'autre contrefait, on conserve un des deux pays non démocratiques mais on a des relations commerciales importantes et non faibles comme dans le cas initial. On compare alors la contribution de chacune de ces causes dans le déclenchement de la guerre des Malouines. Il en ressort alors que la nature du régime est plus déterminante que l'intensité des relations commerciales dans le déclenchement de la guerre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il faut autant de contrefaits que de causes qu'il y a à évaluer. Il faut évaluer la plausibilité des contrefaits en se demandant si il est plausible d'imaginer une Argentine démocratique dans les années 1980. Oui, comme cette dernière est devenue démocratique peu après la guerre, donc le contrefait est relativement plausible et donc l'explication liée à la paix libérale est une inférence relativement précise.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon Fearon, nous attendons aussi qu’une analyse contrefactuelle respecte les conditions de :&lt;br /&gt;
*la pertinence de causes (régularité) : des causes passées ont déclenchées un processus amenant à un phénomène actuel, mais ces causes passées sont si uniques qu'il est difficile d'y attacher une relation causale. Si on dit que c'est le nez de Cléopâtre qui a déclenché la Première guerre mondiale, ce n'est pas sérieux car il y a absence de régularité : ce n'est pas parce qu’une dirigeante a un joli né qu'il y a des guerres.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*la « légitimité » de causes : on s'imagine toujours le même monde avec l'absence de la cause dans une analyse contrefactuelle. Or, il est parfois difficile de s'imaginer un tel monde sans qu'il y a ait d'autres éléments qui changent et le scénario contrefactuel n’a pas lieu d’être. Par exemple, si on s'intéresse aux conséquences du développement des voies ferrées sur le développement industriel de la Grande-Bretagne, on construit un monde où les voies ferrées n'existent pas. On doit alors s'appuyer sur une explication du pourquoi de l'invention des moteurs à essence, par exemple, avant les voies ferrées. Ainsi, en changeant la cause qui nous intéresse, n'y a-t-il pas aussi d'autres éléments qui sont changés en même temps ? En effet, s'il n'y pas de voies ferrées avant les moteurs à essence, alors plein d'autres éléments sont changés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Comment construire les contrefaits ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les idées de l'analyse contrefactuelle sont omniprésentes dans quasiment toutes les recherches du domaine international. Toutefois, il y a toute une série de conditions lorsque l'on veut faire une analyse contrefactuelle, et on doit s'appuyer sur des bases théoriques pour que les inférences causales soient convaincantes. Pour une analyse contrefactuelle, de solides bases théoriques sont nécessaires et aussi pour éviter le problème de la (multi-)colinéarité. Il faut offrir des raisonnements théoriques expliquant la validité des cas construits et la validité des explications de l'absence de la cause.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Des bases solides se trouvent, par exemple, dans des théories formelles notamment dans ''Rerunning History : Counterfactual Simulation in World Politics'' de Cederman publié en 1996 et dans ''Counterfactuals and International Affairs : Some Insights from Game Theory'' de Bueno de Mesquita publié en 1996.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Conclusion =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[File:madi inférence causale récapitulatif 1.png|thumb]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comme l’argument les auteurs comme Fearon, Tetlock et Berlin encore ou Morgan et Winship, l’analyse contrefactuelle est omniprésente lorsque nous nous basons sur des données observationnelles. Toutefois, et ceci amène les recommandations de Fearon, ces analyses ne sont pas toujours explicites et doivent s’appuyer sur des comparaisons.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’approche quasi-expérimentale et opposée à l’approche expérimentale afin de faire une inférence causale. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Certaines recherches mais c’est assez rares utilisent des expérimentation avec la possibilité d’une cause manipulée. Cela signifie que l’approche quasi- expérimentale est la plus pertinente.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Annexes =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Références =&lt;br /&gt;
&amp;lt;references /&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Category:science-politique]]&lt;br /&gt;
[[Category:relations internationales]]&lt;br /&gt;
[[Category:Amal Tawfik]]&lt;br /&gt;
[[Category:2014]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Touriste</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://baripedia.org/index.php?title=Les_d%C3%A9buts_de_la_gestion_du_syst%C3%A8me_internationale_:_le_concert_europ%C3%A9en_et_le_nouvel_internationalisme&amp;diff=32793</id>
		<title>Les débuts de la gestion du système internationale : le concert européen et le nouvel internationalisme</title>
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		<updated>2017-01-08T12:22:16Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Touriste : /* Le concert des puissances européennes */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Nous allons tenter de comprendre le développement au XIXème siècle du secteur de la diplomatie multilatérale. Nous allons toucher l’internationalisme d’avant-guerre. Le « long XIXème siècle » est un concept de sciences historiques qui se définit avec la césure de la Révolution française en 1789 jusqu’à la Première guerre mondiale. En même temps, on parle d’un XXème siècle allant de 1914 à la fin de la Guerre froide en 1989. Il y a un affrontement idéologique et politique entre le libéralisme et le conservatisme et plus tard dans la seconde moitié du XIXème siècle au socialisme. Va être adopté l’idée d’État de droit et l’établissement de la protection de la vie privé. Avec la révolution industrielle, au niveau économique, il y a de nouvelles structures avec la lutte des classes, un énorme élargissement de la consommation et le début de la mobilité sociale qui va devenir beaucoup plus importante dans la deuxième moitié du XIXème siècle. La démocratisation signifie qu’un élargissement de la formation scolaire obligatoire, l’intégration de nouvelles couches sociales au niveau politiques avec de nouveaux électeurs hommes, la main d’œuvre devient plus importante et il y a l’établissement et la formation d’une opinion publique. La globalisation se traduit par la dominance européenne qui se complète avec les États-Unis, le Japon et les dominions. L’adoption de cette dominance signifie un commerce au niveau mondial. Ce sont des éléments qui se développent de manière significative au XIXème siècle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Parallèlement, il y a la rivalité entre les États qui se montre dans le commerce et l’invention du calcul du produit national brut qui et une donnée statistique étant créée afin de comparer la puissance des États dans cette rivalité. Il y a aussi une rivalité démographique, avec la réintroduction de jeux olympiques en 1886, il y a l’idée d’entretenir une rivalité pacifique entre États-nations. Le nationalisme est l’adoption de l’idée de l’État national qui est quelque chose d’absolument de nouveau avec un État qui se veut homogène à l’intérieur et en concurrence extérieur. À la moitié du XIXème siècle va avoir lieu le réveil des petits peuples menant au cataclysme de la Première guerre mondiale. Ce sont des petits peuples qui commencent à se nationaliser. Les faiseurs de paix à Paris en 1919 vont se retrouver confronté au problème de redessiner les frontières de l’Europe.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le XIXème siècle est aussi un siècle dominé par la science, la technique et la technologie notamment avec l’invention de l’électricité, le début de la motorisation ainsi que la mise en place de normes et de standards au niveau international, l’invention de la télégraphie et la construction des réseaux de trains. Ces deux derniers éléments sont véritablement deux développements qui vont créer un réseau mondial, un monde se crée avec des réseaux. La pensée positiviste pense qu’il est possible de régler les problèmes avec la technologie. Ce positivisme dans la science se montre aussi dans la science historique notamment avec Ranke qui va établir la critique des sources. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Le concert des puissances européennes =&lt;br /&gt;
Craig Murphy comme Madeleine Herren montre comment la communauté des États a évoluée au XIXème siècle à travers le processus de modernisation qui va influencer la diplomatie multilatérale. Ce changement est extrêmement important pour comprendre ce qui va se mettre en mouvement après la conférence de la paix à Paris en 1919 et l’établissement d’un nouvel ordre mondial avec les traités de paix et avec la création de la Société des Nations.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Après la Révolution française, l’accession de Napoléon va mener à la conduite d’un Empire français avec un impact déstabilisateur pour l’ordre monarchique européen. C’est une période où il y a de nombreuses monarchies avec comme exception les États-Unis et la Suisse. L'Europe, le continent connaît alors une série de guerre et une dévastation sans précédent, avec les guerres napoléoniennes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[File:Pentarchie Moderne.png|thumb|Les cinq grandes puissances européennes en 1840 :&amp;lt;br /&amp;gt;&lt;br /&gt;
{{Légende/Début}}&lt;br /&gt;
{{Légende|#FF0000| [[Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande]]}}&lt;br /&gt;
{{Légende|#B200FF| [[Monarchie de Juillet|Royaume de France]]}}&lt;br /&gt;
{{Légende|#000000| [[Royaume de Prusse]]}}&lt;br /&gt;
{{Légende|#DBCA12| [[Empire d'Autriche]]}}&lt;br /&gt;
{{Légende|#007F0E| [[Empire de Russie]]}}&lt;br /&gt;
{{Légende/Fin}}]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À la suite de la défaite de Napoléon, la paix et l’ancien ordre monarchique ont été réinstauré. Cette restauration est un élément nouveau avec une série de congrès et de conférences multilatérales dont le plus connu est le congrès de Vienne de 1815. Les traités de Westphalie de 1648 ont été négociés pendant plusieurs années dans un contexte multilatéral. La dimension et la fréquence des congrès diplomatiques des puissances et quelques chose de nouveau après les guerres napoléonienne. À travers le nouveau système de congrès internationaux, la paix a été restaurée de même que l’ordre interimpérial. C’est un mécanisme flexible qui s’est développé de manière naturelle dans le cadre de la coalition de guerre contre napoléon. Les pays membres de ce concert sont le Royaume-Uni, la Russie, l’Autriche et la Prusse. C’est la continuation de la quadruple alliance durant la guerre contre la France et Napoléon qui se développe dans la période de paix. Même si le pouvoir de ces quatre puissances était bien différent, elles se définissent comme grandes puissances. Afin de garder l’ordre internationale et européen, ces grandes puissances se déclarent autorisées à gérer et résoudre les questions de politiques européennes. Ce sont à ce moment principalement des questions territoriales. Du point de vue du droit international contemporain, il s’agit d’une usurpation et d’une ingérence dans les affaires des autres États qui sont de États souverains mais qui ne peuvent participer à ce concert des grandes puissances. Cette pratique d’ingérence est appelée aussi « politique directoriale » basé sur la force militaire réelle des grandes puissances et n’était pas vraiment mise en discussion avec les autres États. Même l’envoyé suisse Kern pendant la grave crise de Neuchâtel en 1858 où le roi de Prusse fait valoir des droits dynastiques sur le canton de Neuchâtel. Kern ne remet pas en cause que seul une conférence des grandes puissances était jugée compétente pour remettre en cause une décision prise par les grandes puissances. Kern se réfère au protocole de Londres de 1853. Le concept d’État national se met en place au XIXme siècle même s’il n’est pas encore bien établi.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On destine trois phases :&lt;br /&gt;
*une phase répressive allant de 1815 à 1823 suivant les guerres napoléoniennes est marquée par un cataclysme naturel avec l’explosion d’un volcan sur l’île de Java qui provoque un changement climatique au niveau global en 1816 qui entre dans l’histoire comme une année sans été. Le résultat fut la perte de beaucoup de récoltes et une crise alimentaire suivit par une rébellion dans les États restaurés. Il y a une répression de la monarchie envers les mouvements populaires.&lt;br /&gt;
*une phase pragmatique de 1823 à 1848 : cette phase est marquée par une politique pragmatique du concert européen. Parallèlement à la révolution industrielle, surtout en premier lieu pour la Grande-Bretagne, il y a une dynamique économique très forte qui amène à une politique libérale de non-intervention. Selon cette politique pragmatique, le concert européen ne devrait se mettre en place que dans le cadre d’une menace contre la paix. Cette situation de calme relatif amène au début des années 1830 à une nouvelle situation historique. Les puissances européennes fondent deux nouveaux États souverains et indépendants qui sont la Grèce et la Belgique. Sont fondés des États nouveaux mais on installe un monarque à leur tête. Le directoire des grandes puissances règle les destins des États européens même des États qui ne sont pas des États voisins. On commence à touche toute la carte européenne.&lt;br /&gt;
*la phase du déclin de concert européen de 1848 à 1914 est en parallèle à la phase coloniale européenne. En 1848, l’Europe est touchée par des révolutions radicales, l’ordre international monarchique mis en place après la chute de Napoléon est déstabilisé par l’éveil de la société civile. Les guerres de réunification nationale en Italie entre 1860 et 1861 sont le risorgimento, et en Allemagne après la guerre franco-prussienne de 1870 et 1871, il y a un bouleversement complet de la situation en Europe et du concert européen. La guerre entre de grandes puissances du concert européen amène à une redéfinition de son rôle. Les conférences servent à régler les conflits impériaux et coloniaux entre les grandes puissances. Va être définit le droit international du XIXème siècle qui divise l’humanité en trois groupes très inégaux à savoir les nations civilisées qui sont les nations européennes, les nations barbares orientales et les nations sauvages. Cette subdivision des peuples va jouer un rôle important dans la paix de Paris en 1919 menant à l’établissement du système des mandats qui va s’établir dans le cadre de la Société des nations. La mentalité d’une subdivision du monde amène à la en 1884 lors de la conférence de Berlin afin de se partager l’Afrique selon la doctrine de la terra nullius. Cette doctrine dit que chaque terre découverte et où aucune administration n’est menée, un État européen peut se l’approprier. Cette politique a menée à la colonisation brutale de l’Afrique et de l’Asie contre les populations indigènes. Les participants de cette conférence sont les puissances européens avec les États-Unis et l’Italie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’interprétation des historiens sur le concert des grandes puissances est essentiellement négative, le système directorial est souvent antidémocratique, la Première guerre mondiale est la preuve de l’échec du concert européen qui était incapable de l’éviter. Néanmoins, on peut se demander si les Nations Unies aujourd’hui ne sont pas une continuation du principe directorial dans le cadre du Conseil de sécurité. Les historiens voient aussi dans le concert européen toute une série d’éléments innovateurs. Ces éléments ont contribués à développer la diplomatie multilatérale. Dans ''«Defenders of the Right»? Diplomatic Practice and Internatuonal Law in the 19th Century: An Historian’s Perspective'', Schulz voit une ligne directe entre le concert européen et la création de la Société des Nations. Va se développer une diplomatie plurilatérale qui se distingue de la diplomatie multilatérale des grandes puissances. Schulz identifie qu’entre les conférences d’ambassadeurs qui ont lieu à Paris en 1814 et 1818 et les conférences de Londres sur les Balkan entre 1812 et 1813, on dénombre 42 conférences internationales formelles ce qui est un nombre conséquent. Ces conférences ont produit des centaines de cessions fixées dans les protocoles et les comptes rendus. Ce processus de fixer des normes mène à la production de textes qui ont formés le droit international. Le concert n’est pas simplement un lieu de rencontre entre les grandes puissances mais intègre désormais des experts que l’on retrouve dans les théories de Madeleine Herren.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= La gouvernance mondiale au sein des organisations internationales =&lt;br /&gt;
Craig Murphy est un professeur de relations internationales et politologue travaillant étroitement avec des sources historiques. Il a cherché à analyser le développement des organisations internationales dans la deuxième moitié du XIXème siècle dans le cadre de la globalisation dans son ouvrage intitulé ''International Organization and Industrial Change. Global Governance since 1850'' publié en 1994. Murphy analyse le phénomène de la gouvernance mondiale au sein des organisations internationales. Il identifie des agences mondiales intergouvernementales ouvertes à tout État souverain. Le travail de Murphy et l’interprétation des organisations internationales en tant que résultante des forces sociales s’appuyant sur la théorie du bloc historique de Antonio Gramsci étant une théorie marxiste s’appuyant sur l’analyse des classes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Murphy a une analyse septique quant à la gouvernance mondiale. Il y a certaines organisations mondiales qui ont eu différents degrés de pouvoir interne mais l’élément principale est les changements qu’il y a eu à travers le changement industriel. Murphy argumente que les organisations internationales ont favorisées le changement industriel capitalisme facilitant les infrastructures de transport et de communication en protégeant la propriété intellectuelle et réduisant les entraves au commerce mondial et économique. Ce sont des activités qui ont menée à l’idée d’internationalisme libérale. C’est une internationalisation du monde qui se développe parce qu’il y a des intérêts à créer du commerce. C’est une théorie qui s’appuie sur le processus d’industrialisation. C’est la raison pour laquelle les organisations internationales ont jouées un rôle important dans le remplacent périodiques des innovations technologiques. À chaque fois qu’il y a eu un saut technologique, Murphy établit que de nouvelles organisations internationales ont émergées pour réguler ce nouvel acquis. Une des premières organisations est l’Union internationale de la télégraphie, c’est ce que Murphy appelle les Unions internationales. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Définition des organisations internationales =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour Madeleine Herren, les organisations internationales sont des structures transfrontalières mondialisées qui fonctionnent comme acteur dans la société internationale civile et des États. Ces organisations internationales font parties des organisions mondiales. C’est un élément nouveau qui diffère du concert des nations. Des organisations internationales garantissent l’échange d’informations étant un des éléments principal pour l’intérêt des États au développement international.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Les unions administratives internationales =&lt;br /&gt;
Les public international unions s’établissent au XIXème siècle et sont les prédécesseurs des organisations internationales gouvernementales. Ces organisations furent fondées à travers des traités intergouvernementaux. Il y a des gouvernements qui signent des traités entre eux. Les pays membres se rencontrent lors de conférences et vont financer un service administratif international qui leur sert comme organe exécutif. Contrairement aux organisations non-gouvernementales actuelles, les services sont placés sous la supervision de l’État où se trouve leur siège. L‘Union internationale de la télégraphie établi à Berne est contrôlée de manière administrative par le Conseil fédérale suisse. Ces unions administratives, jusqu’à la fondation de la Société des Nations, sont consécutivement devenues des institutions spécialisées de l’ONU. Les plus importantes institutions sont l’Union télégraphique et l’Union postal. C’est un système différent de celui de la Société de Nations où il y a l’existence de réseaux intérieurs, avec l’ONU, ces organisations vont devenir des organisations spécialisées de l’ONU.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La différence aujourd’hui entre organisation gouvernementale et organisation non- gouvernementale reflètent une situation de l’après Deuxième guerre mondiale qui ne marche absolument pas pour la période du XIXème siècle. Il y a une zone d’ambiguïté dans ce secteur caractérisant le réseau international du XIXème siècle. Murphy établie des théories complexes sur les différentes phases. Il se base sur les analyses de Antonio Gramsci qui élabore la théorie du bloc historique construisant le concept de l’internationalisme libéral qui est basé sur les idées que :&lt;br /&gt;
*l’économie capitaliste tend à dépasser les frontières étatiques ;&lt;br /&gt;
*l’interdépendance entre capitalisme, industrialisme et l’économie politique républicaine est nécessaire pour le bien être commun ;&lt;br /&gt;
*les intérêts immanents des États nationaux freinent l’industrie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les nouvelles couches sociales qui se développent à partir de cette industrialisation ont des intérêts à créer des règles. Pour Murphy, ce n’est pas une vision idéaliste qui se base sur des penseurs comme Kant mais ce sont des intérêts financiers et économiques qui vont pousser à ce développement. Avec le concert des puissances, il y a sept puissances au centre de l’analyse, avec l’approche de Murphy, l’objet d’analyse s’ouvre avec les organisations administratives parlant de conglomérats d’États européens et des États-Unis qui se réfère à une douzaine d’États. L’analyse des congrès internationaux amène à beaucoup plus de participants pour arriver même à des États non-souverains comme l’Égypte. Il y a quelque chose de nouveau et qui se met en place dans la deuxième moitié du XIXème siècle. Selon Murphy, à partir des années 1860, les unions administratives internationales se sont développées jusqu’à la Première guerre mondiale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Entre ce demi siècle, il y a eu un phénomène qu’il n’y avait pas avant avec trente quatre expositions internationales. Ces expositions internationales étaient l’émanation de ce qui caractérise ce XIXème siècle à savoir des lieux pour montrer l’avancement technologique et les nouvelles inventions tout en mettant les États en concurrence pacifique. Il y a un mouvement de quelque chose de nouveau cherchant à montrer les progrès qu’il y a surtout dans le champ technique. En même temps que les expositions internationales, il y avait des conférences internationales sur toute sorte de sujets et de thèmes. Madeleine Herren a publié en 2000 ''Hintertüren zur Macht. Internationalismus und modernisierungsorientierte Außenpolitik in Belgien, der Schweiz und den USA 1865-1914''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Herren analyse trois pays, à savoir la Belgique, la Suisse et les États-Unis. En se penchant sur l’exemple de la Suisse et en faisant une comparaison avec les États-Unis et la Belgique, Herren a analysée comment des formes de nationalismes ont pris forme au XIXème siècle. Ces trois pays sont, à ce moment de l’histoire, des États neutre. Les États-Unis se déclarent indépendant en 1776 et en 1787, la Belgique s’établie en 1830 et la Suisse se donne une structure d’État en 1848. Ces pays étaient considérés comme libéraux formant assez vite des États de droit. Ces pays avaient beaucoup de succès dans le domaine économique étant très intégrés dans le commerce mondial. Ces trois pays avaient pour leur temps des systèmes démocratiques avec des libertés politiques. Leur conscience nationale était dirigée vers une cohabitation multinationale. La Suisse et la Belgique étaient en directe concurrence pour leur rôle de précurseur pour leur rôle internationaliste en Europe. Ces trois pays étaient au XIXème siècle à la périphérie de puissances ne faisant parti du concert des grandes puissances européennes à l’exception de États-Unis qui s’établissent comme grande puissance en 1898 suite à la guerre contre l’Espagne. Il y a de nouvelles formes d’organisation des échanges internationaux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La structure du concert était une structure informelle et les contacts étaient instables, ponctuels et soumis au développement politique. Pour lutter contre cette contingence et cette situation assez faible, il y a dans la deuxième moitié du XIXème siècle des plateformes institutionnalisées de commerce entre États autour de nouveaux thèmes qui transcendaient les intérêts traditionnels de la diplomatie. Ces plateformes étaient établies de manière différente mais marquées par une volonté de durabilité. Par exemple, l’établissement d’un bureau avec un siège et des rencontres plus ou moins régulières autour d’un sujet qui jusqu’à présent n’tait pas l’objet de la politique internationale qui était seulement focalisé sur la grande politique et non sur des questions d’ordre technique. Ces nouvelles plateformes pouvaient être décrites comme de l’internationalisme gouvernemental. Ce sont de nouveaux thèmes et ce sont les États qui s’en chargent. Beaucoup de ces structures qui existent encore aujourd’hui prennent leur départ dans ce réseau. Un second changement important concerne la participation à ce réseau. Des États de petite et moyenne envergure prenaient part aussi à cet internationalisme. Des congrès et des conférences avaient aussi lieu hors de l’Europe. Ce que Herren appelle la périphérie du pouvoir pouvait aussi entrer dans ce réseau et surtout y participer activement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Un nouveau mode de pratique des relations internationales =&lt;br /&gt;
La première conséquence de cette galaxie qui se met en route est que l’idée de l’État souverain fait face à un élargissement d’un principe qui et celui du droit international public. La modernisation qui est à la base de ce système afin de régler de nombreux aspects au niveau supranational veut que ce réglage se fasse aussi dans les petits pays et les régions où il n’y a pas d’État souverain. La standardisation n’est pas primordiale. Ces organisations internationales techniques ouvrent leurs portes pour des États non souverains du point de vue théorique. L’Égypte est membre et a le droit de vote au sein de l’Union postale universelle même si l’Égypte à ce moment là n’est pas un État souverain. Il y a un intérêt de régulation du marché et du commerce mondiale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le mode traditionnel de la politique externe des grandes puissances était la diplomatie secrète. Les décisions importantes étaient prises entre peu d’acteurs menés dans des lieux des rencontres non publics. Les accords étaient pris en secret, dans pratiquement tous les traités il y a des clauses secrètes qui ne sont pas publiques. Les réseaux de ce nouvel internationalisme va devenir public avec des rencontres publiques, les résultats des débats et des discussions sont publiés accessible par tout le monde. Le domaine public s’établit dans le secteur des relations internationales. Même ce secteur public caractérise le nouvel internationalisme qui se met en route dans la deuxième moitié du XIXème siècle. L’intégration du domaine public était l’expression dans la politique extérieure de la deuxième moitié du XIXème siècle étant aussi un élément de démocratisation de la politique publique internationale. Les États ne sont plus seulement un gouvernement qui gère la politique étrangère mais il y a de plus en plus d’ingérences à travers les parlements.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’interprétation normale qu’on fait passe d’une analyse que l’on fait entre États en concurrence à une analyse de nécessité de coopération. Le XIXème siècle est caractérisé par l’impérialisme et la course aux armements qui va de pair à une coopération technique qui semble apolitique. Les réseaux présents vont se mettre en place en 1919 avec la création de la Société des Nations qui reprend ce qui a été mis en route dans la deuxième moitié du XIXème siècle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le quatrième élément évoqué par Madeleine Herren est le changement lié à une politique hégémonique à des nouveaux thèmes de politique étrangère. Cela est sans doute la caractéristique centrale du nouvel internationalisme qui est une vaste étendue thématiques touchant la politique étrangère qui jusqu’à présent de l’était pas. Désormais, il y a une galaxie de conférences et d’organisations internationales qui n’était pas du domaine de la politique étrangère. Cette vaste étendue va se perpétuer dans le système de la Société de Nations et dans le système des Nations Unies. La diplomatie conventionnelle faisait partie de la nouvelle politique étrangère qui était du domaine des grandes puissances. Ce sont plutôt les États périphériques qui s’affirment dans ce domaine comme la Suisse et la Belgique qui trouvent dans ce nouveau phénomène une place afin de devenir actif et de s’assurer d’un certain pouvoir. Les organisations internationales au XIXème siècle étaient soumises au contrôle de l’État siège qui est un enjeu de pouvoir.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce nouveau phénomène international, par force de choses, exige aussi de nouvelles personnes. Ce sont principalement des questions techniques qui ne ressortent pas des diplomates mais des experts. C’est l’émergence de la figure des experts au niveau international. Cela amène à une revalorisation du rôle des experts qui montre l’élargissement de la politique extérieur à des groupes dans l’administration de l’État et même aux marges de l’appareil étatique. C’est avec la conférence de la paix à Paris en 1919 que les experts notamment avec la délégation américaine qui envoie une commission appelé l’« Inquiry » qui cherche à comprendre la complexité de la situation en Europe après la Première guerre mondiale selon des critères scientifiques afin de chercher une paix durable et stable.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Annexes =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Références =&lt;br /&gt;
&amp;lt;references /&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Category:Sacha Zala]]&lt;br /&gt;
[[Category:histoire]]&lt;br /&gt;
[[Category:relations internationales]]   &lt;br /&gt;
[[Category:Société des Nations]]   &lt;br /&gt;
[[Category:Organisation des Nations unies]]   &lt;br /&gt;
[[Category:organisations internationales]] &lt;br /&gt;
[[Category:2013]] &lt;br /&gt;
[[Category:2014]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Touriste</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://baripedia.org/index.php?title=Les_migrations_environnementales_et_climatiques&amp;diff=32568</id>
		<title>Les migrations environnementales et climatiques</title>
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		<updated>2016-12-01T18:56:20Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Touriste : /* Le GIEC et le problème des migrations climatiques */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&lt;br /&gt;
La question centrale est de s’interroger sur l’ampleur des risques environnementaux et de la vulnérabilité écologique des pays mais aussi sur la géographie des migrations environnementales ou climatiques. L’image véhiculée par exemple par le film de Al Gore est une image fausse et illusoire, le problème étant ailleurs. La question des migrations environnementales est un enjeu plus régional que planétaire. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il faut aussi s’interroger sur comment le problème des migrations climatiques est-il pris en charge par les régimes environnementaux internationaux. C’est un débat complexe qui n’est pas simple à résoudre. Pour cela, il faut évaluer les conséquences des changements environnementaux en termes de migrations et discuter les implications de la croissance des migrations environnementales pour les politiques nationales et internationales. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Les migrations climatiques comme problème public mondial=&lt;br /&gt;
==Premières définitions du concept de réfugié environnemental==&lt;br /&gt;
« […] personne qui a été forcée de quitter son lieu de vie traditionnel, temporairement ou définitivement, du fait d’une perturbation forte de son environnement [naturelle et ou provoquée par l’homme] mettant en jeu sa survie ou affectant sérieusement sa qualité de vie » &lt;br /&gt;
UNEP/El- Hinnawi,1985&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette définition est intéressante parce qu’elle conduit non seulement à s’interroger aux impacts des catastrophes naturelles mais également aux catastrophes provoquées par l’homme comme les impacts d’un conflit sur l’environnement comme dans le cadre de la bande de Gaza. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Toutefois, derrière cette définition, on observe une grande variété de facteurs environnementaux :&lt;br /&gt;
*changements à long terme versus catastrophes ponctuelles ;&lt;br /&gt;
*conflits environnementaux ;&lt;br /&gt;
*conséquences environnementales de conflits ;&lt;br /&gt;
*développement d’infrastructures [barrages, équipements industriels] ;&lt;br /&gt;
*impacts écologiques d’accidents industriels.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Quelles migrations ?==&lt;br /&gt;
Il y a différents types de migrations :&lt;br /&gt;
*internes ou internationales : il faut distinguer les migration internes des migrations internationales car le fait d’être réfugié est le fait de transgresser une frontière nationale. Le fait que l’environnement engendre des migrations internes fait que le plus souvent, les migrations environnementales sont des problèmes internes aux États qui remettent en cause la parole de la communauté internationale. C’est une question sensible mettant en exergue la limite entre le droit international et le droit national qui ne relève pas de règles plus générales. &lt;br /&gt;
*temporaires ou permanentes &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De fait, selon qu’on prenne en compte une catégorie ou une méthode de calcul, si on prend la littérature il y a des estimations alarmantes discutables, on passe de 25 millions de migrants dans les années 1990 à 125 millions projetés d’ici à 2050. Aujourd’hui, le concept de refugier environnemental/climatique n’est pas inclus dans la définition du droit international soulevant la question des risques à l’extension de la notion de refugiés climatiques. Une proposition est d’étendre la notion de refugié aux réfugiés climatiques. Dans les faits, il y a une prévalence de migrations internes ou entre pays en développement et de migrations saisonnières ou temporaires. Ce sont en grande majorité des migrations internes ou entre pays en développement. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Le GIEC et le problème des migrations climatiques==&lt;br /&gt;
Le GIEC avait à l’origine une vision très alarmiste voulant sécuriser la question climatique :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{citation|the gravest effects of climate change may be those on human migration as millions are displaced by shoreline erosion, coastal flooding and severe drought.|GIEC, 1990}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au début du changement climatique est prôné une vision dramatique. Dans les années 2000, il y a une progressive modération de la causalité́ du changement climatique concernant les migrations. Le système de causalité est plus complexe menant le GIEC à atténuer ses dires. Néanmoins des problèmes de vulnérabilité́ sociale et écologique  vont être mis en évidence car les humains ne sont pas tous égaux vis-à-vis des risques environnementaux devant envisager à quelles conditions l’humanité pourra être aidée et accompagnée afin de se prémunir des enjeux de vulnérabilité sociale et non seulement écologique. Des société ou des pays notamment du sud dépendent plus fortement de l’agriculture ou de l’a sécheresse ou sont encore plus urbanisé que d’autres et plus sensibles aux dégâts des cyclones. Cela a contribué à mettre en évidence que la montée du niveau des mers est un problème social plus qu’environnemental puisque tout le monde n’aura pas la même capacité à se protéger de la montée des mers. Il faut prendre en compte la causalité multiple soutenant les migrations.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Nature sociale des risques naturels : la vulnérabilité==&lt;br /&gt;
Selon Klijnab, un risque est un danger avec une variabilité d’exposition liée à la question de la vulnérabilité renvoyant au fait que toutes les populations ne sont pas toutes sur le même pied d’égalité afin de faire face au danger et à l’exposition. Pour Agder, vulnérabilité est la capacité à anticiper, gérer ou se remettre d’une catastrophe.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Facteurs de vulnérabilité et de migrations==&lt;br /&gt;
Les facteurs de vulnérabilités sont divers et varié mettant en exergue la difficulté de savoir quels facteurs prendre en compte pour caractériser les migrants :&lt;br /&gt;
*santé et éducation ;&lt;br /&gt;
*accès au travail ;&lt;br /&gt;
*pauvreté et précarité ;&lt;br /&gt;
*défaillance des infrastructures ;&lt;br /&gt;
*facteurs politiques [oppression, conflits internes, respect des droits humains] ;&lt;br /&gt;
*environnement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il y a un chevauchement et une accumulation des facteurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Géographie des risques environnementaux et des migrations= &lt;br /&gt;
[[Fichier:Number of people reported affected by natural disaster 1975 - 2006.png|center|250px|vignette]]&lt;br /&gt;
Apparaît la croissance du nombre de personnes affecté par des catastrophes naturelles entre 1975 et 2006. On constate une croissance des évènements extrêmes mais ce schéma explique aussi la croissance de la vulnérabilité mondiale. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Summary of EM-DAT statistics by disaster1.png|center|vignette|250px|]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cela montre le pourcentage de personnes affectées en moyenne. Les sècheresses touchent la par la plus importante de la population planétaire alors que les ouragans sont plus impactant ponctuellement. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Summary of EM-DAT statistics by disaster2.png|center|250px|vignette]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le nombre de personnes affectées par les sècheresses et le plus important. Si on regarde les autres risques, il y a peu de personnes impactées à l’échelle planétaire. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Les sécheresses comme première cause de vulnérabilité==&lt;br /&gt;
&amp;lt;gallery&amp;gt;&lt;br /&gt;
relative disaster effect.png|&lt;br /&gt;
Fichier:disaster frequency.png|&lt;br /&gt;
&amp;lt;/gallery&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les sècheresses atteignent en moyenne 10% de la population nationale, 13% dans les pays pauvres. Il y a une concentration des risques en Afrique de l’ouest et de l’est, en Asie du sud et en Europe du sud et les risques y sont les plus fréquents.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Areas of physical and economic water scarcity.png|400px|vignette|centré]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette carte différencie les pénuries. Ce sont toujours les mêmes régions qui sont concernés par les risques qui s’accumulent.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Des catastrophes rares mais à fort impact==&lt;br /&gt;
Les inondations et les ouragans affectent peu les populations en moyenne, mais très fortement en cas d’évènement extrême.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Security_risks_associated_with_climate_change_-_selected_hotspots.png|400px|vignette|centré]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Les hotspots==&lt;br /&gt;
[[Fichier:Disasters hotspots.png|200px|vignette]]&lt;br /&gt;
Ces zones sont celles qui font face au plus grand danger naturel mais qui de part leur niveau d’urbanisation et de vulnérabilité sociale sont les plus critique sur la base de la croissance démographique attendue en 2050, du PIB, du nombre d’évènements passés, de l’impact de la densité démographique, de l’urbanisation et des conditions économiques. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D’une part, on sous-estime la fréquence des changements futurs et de l’élévation du niveau des mers avec l’absence des petites îles pacifiques ; d’autre part, on sous-estime mes impacts sur les deltas d’Asie centrale comme l’Indus, le Ganges-Brahmaputra, le Mékong ou encore le Yangtze.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce sont les pays les plus vulnérables.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Countries list most vulnerable.png|400px|vignette|centré]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Changement environnemental et comportements migratoires=&lt;br /&gt;
==La portée des migrations : adaptation aux sécheresses et pénurie environnementale==&lt;br /&gt;
Il faut distinguer les zones rurales des zones urbaines. Dans les zones rurales, les comportements observés sont des migrations temporaires et internes pour le travail qui est de l’exode rural. Les effets vont être interne en terme de désertification des zones rurales. Il faut prendre en compte la fonction centrales des mégapoles dans l’accueil de migrants et la fonction des transferts monétaires intrafamiliaux ville-campagne. Dans les pays d’Afrique, on estime que 25% de la croissance urbaine est alimenté par l’exode rural dû au changement environnemental et au Bangladesh cela représente 60%. La croissance des villes dans ces pays vulnérables et étroitement indépendant de la précarisation de l’environnement. . Il faut aussi s’intéresser à la modification du type d’irrigation et diversification des cultures, changement de l’alimentation et mobilisation des aides. Il s’agit d’avantage de migrations graduelles et parfois définitives mais proportionnel à l’inverse de l’élévation du niveau des mers.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Internally displaced people worldwide 2007.png|400px|vignette|centré]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette carte parle de tous les migrants internes. &lt;br /&gt;
==Migrations au Bangladesh [Hutton and Haque, 2004]==&lt;br /&gt;
Le Bangladesh est touché à la fois par des événements de plus longue durée tel que l’érosion des côtes et des évènements de plus courte durée comme les inondations. C’est un pays qui connaît une croissance démographique rapide étant très densément peuplé et extrêmement pauvre avec 53% catégorisé comme pauvre par la Banque mondiale. L’habitat rural est orienté vers l’agriculture étant peu développé vers l’industrie ou toute autre forme d’emploi qui rend la population dépend à leurs terres pour leur survie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il y a une double érosion. C’est une région de delta ou converge de Gange et le Brahmapoutre renforçant l’érosion des côte. C’est un pays soumis à l’élévation du niveau de la mer et à des événements extrêmes fréquents. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La situation est critique dans e pays parce que ce sont 4,3 millions de personnes considérées comme très vulnérables à l’érosion des sols se voyant détruire leur habitat et leur culture. Chaque année, on estime à peu près 60000 personnes, le nombre des habitants perdant leur terre. Au Bengladesh, environ 2/3 des habitants se sont déplacés au moins une fois dans leur vie et 15% ont été déplacés plus de 10 fois au cours de leur vie. C’est un laboratoire pour voir dans quelles conditions, les personnes soumises à ce type d’événements extrêmes, à des changements environnementaux à plus long terme. La migration est très majoritairement de courte distance de l’ordre de 3 kilomètres en moyenne.&lt;br /&gt;
Pour l’érosion des côtes, on constate que les habitants se déplacent et se retirent à mesure de l’érosion des côtes mais ne vont pas dans les villes ou s’orienter vers une migration internationale. Vu que le cours des fleuves est changeant, près de ¾ des personnes retourne vers leur lieu d’origine et 25% demeurent sur le lieu de migration et notamment dans les espaces urbaines.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On remarque très clairement, les personnes qui se sont déplacées durablement dans les villes se trouvent dans des situations de plus grande pauvreté que les personnes restée près de leur habitat d’origine. La migration et l’exode rural conduit à une dégradation telle de la qualité de vie que les habitants préfèrent rester dans de mauvaises conditions et à proximité de leur lieu d’origine que de se rendre dans des bidonvilles ou des espaces urbanisés. 45% des personnes interrogées parmi ces migrants sont satisfait de leur condition lorsqu’elles demeurent à proximité de leur lieu d’origine et seulement 25% se déclarent satisfait lorsqu’ils sont dans les villes. L’exode rural met en évidence la qualité de l’urbanisation. De plus, les subventions à la migration sont faibles, le pays favorise la relocalisation pour maintenir le lien social. Plutôt que de promouvoir ou d’accompagner comme en Afrique la migration vers les viles, l’État a promu une relocalisation des villages afin de conserver le lien social et cet encrage central pour ces communautés de migrants afin de maintenir l’environnement social de leur habitat à défaut de leur environnement naturel. Le coût social de la migration à grande distance est très élevé alors que celui de la relocation à grande distance est élevée et complexe. Cela permet de maintenir des réseaux d’entraide et des réseaux d’entraide religieuse. &lt;br /&gt;
==La portée des migrations : adaptation aux évènements extrêmes==&lt;br /&gt;
Les coûts de l’adaptation sont partagés au sein d’une communauté qui a pour une fonction d’assurance apportant le capital social et le niveau d’entraide nécessaire. Les migrations forcées sont en majorité des habitants qui se déplacent de façon temporaires et à courte distance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si la migration est couplée à des tensions politiques, cela peut engendrer des questions autour des ressources. C’est par exemple le cas des migrations au Soudan ou dans la région du Darfour ou clairement, le processus migratoire aggrave les facteurs environnementaux. La pénurie environnementale encourage la migration mais où en plus, la migration aggrave la pénurie environnementale est ainsi de suite. Il ne faut pas atténuer ou amoindrir le problème des migrations environnementales mais il faut considérer que ce n’est pas tant un problème de réfugier ou de transgression des barrières internationales que la pression sur un espace critique et des ressources naturelles critiques. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Politiques gouvernementales deplacement.png|300px|vignette|droite]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce ne sont pas des processus apolitique car les politiques gouvernementales affectent la nature des déplacements. Les aides vont permettre de ne pas accompagner la migration mais de se relever comme la restauration d’habitats, de quartiers mais aussi cela peut être de la relocation allant vers des mesures contraignant mais où on récré la sphère de la communauté de façon indispensable afin d’éviter des relocations forcées rompant ces liens sociaux. Une part du changement environnemental mène a des migrations contraintes et forcées à l’échelle d’une vie entière.&lt;br /&gt;
==Capacités nationales et lacunes du régime international==&lt;br /&gt;
Il n’y a pas de politique publique internationale en vigueur sur cette question.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{citation|[...] any person who [...] owing to a well-founded fear of being persecuted for reasons of race, religion, nationality, membership of a particular social group, or political opinion, is outside the country of his nationality, and is unable, or owing to such fear, is unwilling to avail himself of the protection of that country [...]|Convention de Genève, 1951}} &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au Darfour, par exemple, on peut se poser la question de savoir qui persécute. On peut dire que la persécution environnementales n’existe pas car quelque part, les être humains se persécutent eux-mêmes. Dans cette vision, c’est l’humanité qui persécute une partie de sa communauté humaine du fait de la dégradation qu’elle inflige à l’environnement. Dans le cadre de la responsabilité différenciée, ce sont les pays développés qui ont une responsabilité dans dégradation de l’environnement. Dans ce contexte, on se rapproche de la persécution. Toute une série de changements environnementaux sont le fait de communautés nationales individuelles. La destruction d’une forêt qui est l’habitat d’un groupe d’individu peut aussi être corrompis comme une persécution. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il faut s’interroger de quelle persécution environnementale on parle ? Il faut isoler le critère environnemental. Sortir le critère environnemental comme seul critère de persécution est plus complexe que de dire qu’on a une persécution politique. On ne peut aller dans cette fois pour résoudre ce problème.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Des chercheurs et des organisations travaillent sur plusieurs questions comme celle de quel statut international pour les migrants infranationaux mais aussi sur la diffusion de principes souples afin s‘inscrire les migrations environnementales dans le champ de l’adaptation. Différentes structures ont été mis en place avec, depuis l’impact du Tsunami, la priorisation et la coordination des agences onusiennes sur l’aide aux victimes des catastrophes naturelles. Vont être mis en place des Operational Guidelines on the Protection of Persons in Situations of Natural Disasters. Ne se pose plus la question du réfugié mais on prend ensemble toutes les migrations qui peuvent trouver cause dans le changement environnemental afin de redéployer une aide humanitaire vers le changement climatique. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Certains principes se rapprochent de la déclaration des droits de l’homme repositionnant la responsabilité des autorités nationales afin de s’assurer à ce que ces autorités nationales apportent toute la protection humanitaire aux migrants internes. Des principes de non-discrimination sont aussi mis en place.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Operational Guidelines on the Protection of Persons in Situations of Natural Disasters - principe 3.png|400px|vignette|centré]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Operational Guidelines on the Protection of Persons in Situations of Natural Disasters - principe 4.png|400px|vignette|centré]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Operational Guidelines on the Protection of Persons in Situations of Natural Disasters - principe 5.png|400px|vignette|centré]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C’est la première fois qu’on met l’accent sur la nature multidimensionnelle de la migration et le besoin d’idée internationale ainsi que la reconnaissance d’une certaine responsabilité internationale dans l’accompagnement des migrations. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{citation|(A) Protection of rights related to protection of life; security and physical integrity; and the protection of family ties in the context of evacuations. These guarantees are civil and political rights10 particularly relevant already during and immediately after the disaster occurs. Some of them, in particular the right to security and physical integrity remain important through- out the disaster response, e.g. in the context of gender-based violence;&lt;br /&gt;
(B) Protection of rights related to the provision of food; health; shelter; and education. These social rights11 help to ensure that survivors of the disaster receive life-saving humanitarian assistance, particularly during the emergency phase and, to the extent necessary, also at later stages;&lt;br /&gt;
(C) Protection of rights related to housing, land and property; and livelihoods. These are economic, social and cultural rights that start becoming particularly relevant once the emergency phase is over and recovery efforts commence; and&lt;br /&gt;
(D) Protection of rights related to documentation, free movement in the context of durable solutions for internally displaced persons; re-establishment of family ties, expression and opinion; and elections. These are civil and political rights that may become more important the longer the recovery phase lasts.|Operational Guidelines on the Protection of Persons in Situations of Natural Disasters, IASC 2011}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Capacité nationales et lacunes du régime international== &lt;br /&gt;
Deux aspects sont centraux :&lt;br /&gt;
*gestion de risque et adaptation : gestion de crises avec un transfert des méthodes de gestion de crise tel qu’à plus le développer l’armée étasunienne dans l’après 11 septembre à travers des infrastructures et des dispositifs techniques ;&lt;br /&gt;
*travailler sur l’accompagnement social et institutionnel : toute la question revient à mettre en rapport l’environnement et le développement puisque l’on touche à des questions d’accès et de droit à la terre, des programmes de santé, les aides qui peuvent être apporté pour certaines relocalisation ou le transfert monétaire entre habitat.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le principe de renforcement des capacités internationales se retrouve inclus au centre du besoin d’un fonds international d’adaptation pour les réfugiés. Il y a l’idée d’un sous protocole du la CCNUCC qui aurait un protocole de Kyoto pour les émission de gaz à effet de serre et un protocole sur l’adaptation et les migrations internationales. Des experts du GIEC ont repris cette question mais la question qui demeure est le financement du fonds. &lt;br /&gt;
==Conclusions==&lt;br /&gt;
Il est très clair que les migrations environnementales sont avant tout liées aux problèmes de vulnérabilités économiques et sociales. Il n’y a pas d’enjeu migratoire dans les pays développés excepté pour certaines petites iles du Pacifique comme les iles Fidji et Tuvalu. Les problèmes de migrations sont liés à la vulnérabilité de l’habitat et des conditions de vie. Ce n’est pas une vulnérabilisé généralisée mais elle concerne un nombre de pays identifiables ce qui permet de cibler les aides et l’accompagnement de ces pays. Les comportements migratoires sont extrêmement variables, il faut rentrer dans le type de changement environnemental. Que la migration soit temporaire ou définitive, les migrations sont de courte distance accroissant la pression sur des espaces naturels déjà extrêmement pauvres et en situation de pénurie. Il faut noter la fonction des milieux sociaux qui justifient les migrations internes de courte distance. L’accompagnement est avant tout l’apanage des États. Le rôle de la communauté internationale n’est pas dans l’accompagnement mais dans le soutien qu’ils apportent eux-mêmes à leur population. Cela permet de mettre en évidence les lacunes du système international avec le besoin d’un protocole sur le changement climatique tourné vers l’accompagnement et les migrations environnementales. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Annexes =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Références=&lt;br /&gt;
&amp;lt;references /&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Category:Géraldine Pflieger]]&lt;br /&gt;
[[Category:Science-politique]] &lt;br /&gt;
[[Category:relations internationales]]  &lt;br /&gt;
[[Category:2012]] &lt;br /&gt;
[[Category:2013]] &lt;br /&gt;
[[Category:2014]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Touriste</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://baripedia.org/index.php?title=Le_Nationalisme_et_le_r%C3%A9gionalisme&amp;diff=32567</id>
		<title>Le Nationalisme et le régionalisme</title>
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		<updated>2016-12-01T18:50:25Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Touriste : /* Nationalisme – régionalisme */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;C’est un sujet assez large parce qu’il y a une longue histoire derrière ces sujets et ils sont analysés par de multiples disciplines. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= L’incertitude conceptuelle du nationalisme  =&lt;br /&gt;
Le nationalisme est un chantier intellectuel énorme. Le nationalisme a été étudié dans de nombreuses disciplines non seulement en science politique et en relations internationales mais également en sociologie anthropologie ou encore en économie. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le nationalisme a une force politique puissante et ambiguë dans le monde contemporain parce qu’il peut mobiliser des individus vers des buts collectifs, y compris la protection de la nation des menaces potentielles ou la lutte pour un territoire national exclusif. Le nationalisme est une incertitude conceptuelle, Anderson parle de « pauvreté philosophique » avec un côté émancipatoire et une capacité répressive. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’élément émancipatoire est la force derrière les mouvements de libération contre l’oppression coloniale. Seul les sociétés qui développaient un nationalisme sein arrivaient à un État plus progressif. C’est chez les philosophes des Lumières que l’on trouve la conception d’un nationalisme positif et négatif avec des nationalismes extrêmement qui peuvent être considérés comme des aberrations. L’élément répressif est par exemple le motif de haine génocidaire extrême. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le nationalisme a une diversité dans l’espace géographique et historique, mais aussi dans le temps. Le nationalisme n’est pas un phénomène du sud. Bien qu’il y ait des mouvements nationalistes qui aient amené à l’indépendance en Amérique latine au XIXème siècle et des colonies au XXème siècle à partir des années 1960, c’est un phénomène que l’on a pu constater dans les pays du nord. Beaucoup de géographes politiques s’intéressent aux techniques utilisées par l’État dans les pays du nord.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Nation – Nationalisme  =&lt;br /&gt;
Le nationalisme est fondé sur l’idée de la nation. Pour Renan lors que la conférence ''Qu’est-ce qu’une nation ?'' de 1882 propose une définition de la nation : {{citation|Une nation est une âme, un principe spirituel. Deux choses qui, à vrai dire, n'en font qu'une, constituent cette âme, ce principe spirituel. L'une est dans le passé, l'autre dans le présent. L'une est la possession en commun d'un riche legs de souvenirs ; l'autre est le consentement actuel, le désir de vivre ensemble, la volonté de continuer à faire valoir l'héritage qu'on a reçu indivis}}. Pour Renan, l’identité nationale est une identité collective avec un destin construit comme une histoire similaire. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Perspectives  =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Perspective primordiale / essentialiste ==&lt;br /&gt;
L’être humain est considéré comme appartenant à une nation. L’identité nationale est comme un trait biologique. On y trouve la pensée de [[Introduction et origines de la (sous)discipline#Friedrich Ratzel : 1844 – 1904|Ratzel]] qui lie le peuple au sol avec une perspective de l’origine des nations essentialiste qui se base dans un naturalisme déterminité biologique. C’est une perspective aujourd’hui rejetée mais qui est présent dans une perspective politique. Bien que présent aujourd’hui, le « primordialisme » est largement rejeté dans la recherche scientifique. L‘identité nationale est liée à l’émergence de l’État moderne en Europe de l’Ouest à la fin du XVIIIème siècle et au début du XIXème siècle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Perspective ethno-symboliste ==&lt;br /&gt;
Cette perspective est basée sur le fait que la plupart des nations sont basées sur des liens et traditions ethniques qui deviendront des ressources pour la formation des nations. L’idée est qu’il y a à un certain moment une tradition sur la base de laquelle la nation a été formée. La nationalisme est un discours et une construction. C’est le contexte historique qui détermine la manière dont ces traditions sont utilisées. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour Anthony Smith, la connotation « ethnique » est une construction discursive. Les identités nationales se forment autour des identités ethniques, dans des conditions sociaux, économiques ou politiques particulières. Les nations d’aujourd’hui tirent leurs existences de liens avec des communautés antérieures à savoir des « ethnies ». On distingue plusieurs caractéristiques d’une ethnie : nom propre collectif ; mythe d’une ascendance commune ; mémoires historiques partagés ; un ou plusieurs éléments différenciateurs de culture commune ; association avec un territoire/une patrie ; un sentiment de solidarité. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Perspectives modernistes ==&lt;br /&gt;
C’est dans cette perspective que la plupart des géographes et notamment les géographes politiques travaillent aujourd’hui. Les nations émergeaient après la formation des États. L’accent est mis sur la production de l’identité nationale par le biais d’espaces et d’échelles d’où l’intérêt de la géographie politique. Les chercheurs de cette perspective se concentrent sur les processus. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les recherches de Ernest Gellner (1925 – 1995) porte sur le passage de la société agraire à la société industrielle, sur le rôle de l’éducation de masse et la création de la nation par nécessité. Ceux de Eric Hobsbawm (1917–2012) portent sur l’époque postrévolutionnaire en France, la montée du capitalisme, la création d’allégeances nationales par des élites riches. Selon lui, les manipulations sociales intentionnelles (« fausse conscience », « traditions inventées »). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Benedict Anderson : Imagined Communities (1983)  =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Imagined Communities (1983) ==&lt;br /&gt;
Une nation est une communauté imaginée, pas imaginaire s’opposant à Gellner et Hobsbawm, il y a des communautés réelles qui se juxtaposent à des nations. D’autre part, la nation limitée et souveraine. Pour Anderson, ce qui façonne les communautés humaines n’est pas qu’elles sont authentiques ou fausses mais les manières dans lesquelles elles sont imaginées. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le nationalisme est un artefact culturel qui se produit à travers d’un croisement complexe de forces historiques discrètes vers la fin du XVIIIème. Une fois crées, ces artefacts deviennent « modulaires », capable d’être transplantés dans des terrains sociales très divers et adaptés à des constellations politiques et idéologiques diverses. L’accent est mis sur les pratiques culturelles régulières produisant et reproduisant la pertinence de l’identité nationale comme le recensement, la carte, le musée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour Anderson, l’origine de la conscience nationale est l’émergence des médias écrits et le développement capitaliste. La vernacularisation révolutionnaire marque le déclin du latin. L’impacte de la Réforme et la diffusion de vernaculaires particuliers est un instruments de centralisation administrative débutant avant le XVIème siècle. C’est une interaction « explosive » d’un système de production, d’une technologie, et de la diversité « fatale » de langues. Il y a une association causale entre l’émergence de la souveraineté étatique et l’identité nationale d’après un contexte historique mais cela interroge l’évolution « après l’histoire ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Le nationalisme comme mouvement social ==&lt;br /&gt;
Selon Gellner, les nationalistes cherchent la congruence entre l’unité nationale et l’unité politique. On peut différencier deux variations :&lt;br /&gt;
*nationalisme ethnique : évolution de la conviction de l’existence d’un groupe ethnique ou national au processus et à la pratique politique organisé autour de cette conviction comme par exemple le Pays Basque ou le Tamil Eelam mais encore des mouvements irrédentistes ;&lt;br /&gt;
*nationalisme civique : processus dirigé par l’État qui vise le développement de la nation ; forme de patriotisme ou citoyenneté qui célèbre l’existence d’un État comme par exemple les examens de citoyenneté.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il faut faire attention car il y a la tendance à voir ces deux variations comme distingués géographiquement comme le phénomène « orientaliste » différenciant les nationalismes Sud et Nord mais dans la pratique, les deux ne sont pas toujours différenciables.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Nationalisme – régionalisme  =&lt;br /&gt;
D’une certaine manière, il y a une logique similaire. Le régionalisme se retrouve dans différents points du monde mais dans le contexte spécifique de l’Europe, cela à mené à l’émergence de régions plus prononcées en Europe qu’ailleurs. Beaucoup d’instruments financiers ont donnés‡ de l‘appui aux régions.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Qu’est-ce qu' une région ? &lt;br /&gt;
*perspective économique : les régions sont créés par le marché ;&lt;br /&gt;
*perspective politique : régions créées « top-down » par l’État ;&lt;br /&gt;
*perspective culturelle : régions « ethno-symboliste » qui se base sur l’idée qu’il y une histoire partagé et une solidarité des destins communs ;&lt;br /&gt;
*perspective écologique : régions définies par l’environnement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La région, comme la nation est une construction car chaque construction va créer un « nous » qui a une frontière avec des « autres ». Cela se retrouve dans les mouvements régionalistes. La géographie politique s’intéresse à la production des régions et aux luttes régionales mais aussi aux divisions territoriales et aux raisons de ces divisions. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ainsi, Paasi distingue trois approches pour comprendre les régions :&lt;br /&gt;
*approches préscientifiques : la région comme unité spatiale nécessaire pour la recherche empirique notamment à travers les statistiques comparés ;&lt;br /&gt;
*approches disciplinaires : la région comme objet ou résultat analytique émergent du processus de la recherche. Ces régions peuvent néanmoins influencer la politique (manuels scolaires, etc.) ;&lt;br /&gt;
*approches critiques : la région comme construction sociale, résultat de processus et luttes politiques. Ces approches analysent la régionalisation dans son contexte géographique et historique et dans le contexte plus large de la formation et transformation des États.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Le régionalisme alpin  =&lt;br /&gt;
Le régionalisme émerge des partis populistes dans des régions alpines comme la Lega Nord, la Ligue savoisienne ou encore le Freiheitliche Partei Österreichs avec une représentation à Bruxelles et des ambitions internationales. Ce sont des régions qui cherchent à s’émanciper des capitaux nationaux mobilisant l’identité régionale à des buts politiques. Il y a la construction d’une histoire à travers des notions de patrie, de tradition, de sentiments conservateurs ou encore autour de l’écologie. C’est la construction d’une région et d’un « espace vécu ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il y a plusieurs enjeux liés aux territoires dans les Alpes. La Convention Alpine néglige le niveau régional. En parallèle il y le  programme « Espace Alpin » de l’Union européenne qui est un programme transfrontalier qui finance des projets. Dans ce programme, le périmètre de l’espace alpin est beaucoup plus large que la Convention Alpine. Il y a une stratégie macro-régionale lancé par les régions mais porté par les États qui se base sur l’idée d’une macro-région alpine qui suit plus ou moins le périmètre de l’espace alpin. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’analyse de Xavier Long traite du double paradoxe du régionalisme alpin avec des populismes dans les Alpes qui font référence à un espace supranational, non locale et tirent profit de la constitution d’un espace européen mais il y a « la mise en place d’un échelon de référence distant ne fait que renforcer le local élargi ». La territorialité est vue comme une « représentation idéelle […] sans nier la réalité de la montagne-objet, il est nécessaire de travailler en parallèle à la montagne-idée [...] Aujourd’hui, l’appartenance alpine est d’abord une construction intellectuelle […] les liens au territoire ne se décrètent pas, mais sous certaines conditions le discours peut fabriquer du territoire, si les populations l’intègrent et si le moment géographique est propice ». L’identité n’est jamais complète, c’est un processus en transformation autour des pratiques. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Résumé  =&lt;br /&gt;
La géographie politique s’intéresse au nationalisme et au régionalisme parce qu’on les trouve à l’origine de toute division territoriale et des luttes autour de ces divisions et y retrouve la mobilisation de l’espace à des fins politiques. Le nationalisme a un double visage avec la manifestation comme force émancipatoire ainsi que comme force répressive donne au concept une incertitude conceptuelle/philosophique&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’identité nationale et le nationalisme émergents dans le contexte de la formation des États. Il y a de nombreux facteurs qui peuvent servir comme fondation pour un mouvement nationaliste, mais il n’est pas possible d’anticiper avec précision les facteurs qui seront déterminants. La région, comme la nation, est une construction sociale. L’analyse de la régionalisation constitue un domaine de recherche par excellence pour la géographie politique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Annexes =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Références =&lt;br /&gt;
&amp;lt;references /&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Category:Jörg Balsiger]]&lt;br /&gt;
[[Category:géographie]]&lt;br /&gt;
[[Category:science-politique]]&lt;br /&gt;
[[Category:2012]]  &lt;br /&gt;
[[Category:2013]]&lt;br /&gt;
[[Category:2014]]&lt;br /&gt;
[[Category:2015]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Touriste</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://baripedia.org/index.php?title=Machiavel_et_la_Renaissance_italienne&amp;diff=30750</id>
		<title>Machiavel et la Renaissance italienne</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://baripedia.org/index.php?title=Machiavel_et_la_Renaissance_italienne&amp;diff=30750"/>
		<updated>2016-01-21T15:12:01Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Touriste : /* Deuxième expérience :  duplicité et traitrise */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Nous allons aborder le premier socle sur lequel [[La naissance du concept moderne de l’État|Hobbes]] construira sa théorie de l’État, cet homme est Machiavel. Machiavel est important parce qu’il apporte à la pensée et à la philosophie politique toute une réflexion sur les buts de l’État, les fondements mêmes de la « respublica » et il va apporter un certain nombre d’arguments que Hobbes va reprendre et utiliser plus tard.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Santi di Tito - Niccolo Machiavelli's portrait headcrop.jpg|vignette|Niccolo Machiavelli.]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Biographie =&lt;br /&gt;
Nicolas Machiavel naît à Florence le 3 mai 1469 au sein d'une famille aisée, rattachée par son père à la corporation des notaires et des juges; ses aïeux paternels ont occupé de nombreux postes dans le gouvernement et l'administration de la République. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De sa formation, on ne connaît guère que son initiation aux humanités latines ainsi qu'aux mathématiques et, sous l'impulsion de son père juriste, ses études de droit. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si la jeunesse de Machiavel coïncide avec le règne prestigieux du plus célèbre des Médicis, Laurent le Magnifique (1469-1492), son entrée dans la vie publique suit immédiatement la chute dramatique du régime théocratique du moine dominicain Jérôme Savonarole (1494-1498), qui avait pris la relève du malheureux successeur de Laurent, Pierre de Médicis (1492-1494). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C'est en effet en juin 1498, quinze jours à peine après la mort sur le bûcher de Savonarole, que Machiavel est nommé &amp;quot;secrétaire de la seconde Chancellerie&amp;quot; de Florence et le 14 juillet 1498 qu'il est désigné comme secrétaire des &amp;quot;Dix de l'Autorité Suprême&amp;quot; (Dieci di Balia), fonctions tenant à la fois du chef de bureau d'un ministère de l'intérieur et d'un chargé de mission à l'extérieur. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C'est dans ces fonctions – qu'il exerçait jusqu'en 1512 à la chute du régime républicain avec le retour des Médicis – que Machiavel assumera d'importantes légations en Italie, auprès de Catherine Sforza (1499), de César Borgia (1502) et du Pape Jules II (1506), mais aussi en France, auprès du Roi Louis XII (1500, 1504, 1510, 1511), et dans les pays germaniques auprès de l'Empereur Maximilien (1507-1508), traversant à cette occasion la Suisse de Genève à Constance. Lié au régime républicain, en particulier au Gonfalonier Pierre Soderini (1502-1512), il sera compromis avec ce dernier au moment de sa chute avec le retour des Médicis à Florence et démis de toutes ses fonctions en novembre 1512; soupçonné de conspiration, arrêté, emprisonné et soumis à la torture en février 1513, Machiavel sera banni de Florence et assigné désormais à résidence dans sa propriété de campagne près de San Casciano. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Après 14 ans de vie publique, c'est alors que commencera une retraite forcée de près de 15 ans, hormis quelques rares et éphémères rentrées en grâce auprès des Médicis (1521, 1526, 1527); c'est alors surtout qu'il composera ses principaux ouvrages de pensée politique (''Le Prince'' (1513/1532); les ''Discours sur la première décade de Tite Live'' (1512-1519/1531), ''De polémologie'' (L'Art de la Guerre (1519-1520/1521) et d'histoire avec ''l’Histoire de Florence'' (1520-1525/1532). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Laissant par ailleurs une œuvre littéraire non négligeable de poésie (''Les Décennales'' ; Les ''Capitoli'' et ''l'Ane d'Or'') et de comédies (''La Mandragore''; ''Clizia''), Machiavel meurt le 21 juin 1527 et est enterré dans l'église Santa Croce; son tombeau porte l’épitaphe suivante : {{citation|Nicolas Machiavel: aucun éloge ne saurait égaler ce seul nom}} (Tanto nomini nullum par elogium). Machiavel en s’appuyant sur les héritages scholastiques et humanistes est avant tout un humaniste, il est né à Florence, berceau de l’humanisme et il va en être marqué. Il va également prendre ses distances avec cette tradition, mais il est profondément humaniste quant à son éducation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il étudie l’humanité ; que sont les humanités ? Machiavel étudiera le latin, la rhétorique, mais surtout l’histoire. Machiavel comme tous les humanistes va être obsédé par l’histoire, hanté par l’histoire et plus précisément l’histoire de Rome. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans le second discours de Machiavel, nous pouvons constater que Rome est omni présent, il développe son argumentation à partir de l’expérience romaine ; cette obsession de l’histoire ancienne, de l’histoire romaine et plus précisément de la République romaine est une constante de l’humanisme et de l’éducation humaniste. C’est un constat de la pensée de machiavel. L’histoire de Rome l’obsédait, il est également hanté par la philosophie romaine c’est-à-dire des auteurs qui ont écrit sur la liberté, la citoyenneté, la nature humaine comme Salluste, Tite-Live et Cicéron qui est le maitre à penser de tout juriste qui se respecte, des humanistes et de Machiavel.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Machiavel est issu d’une famille bourgeoise florentine bien établie ce qui va après son éducation humaniste lui ouvrir les portes de ce qu’on appelle aujourd’hui la carrière diplomatique. Il va s’engager à la chancellerie de Florence comme diplomate de Florence.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Une philosophie tirée d'une large expérience diplomatique =&lt;br /&gt;
Le second élément de sa biographie et qu’il est important de garder à l’esprit pour comprendre sa philosophie que c’est de son expérience diplomatique dont il va tirer à partir de 1498 les leçons politiques, les leçons morales, les leçons philosophiques de son expérience pratique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il y a chez Machiavel un lien très étroit entre son expérience pratique et sa réflexion théorique, il n’est certes pas le seul, mais chez lui cela est très particulièrement marqué ; on ne peut comprendre Machiavel et sa philosophie si on ne réfléchit pas et si on ne s’intéresse pas à son expérience diplomatique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Son expérience diplomatique consiste en différentes missions dont quatre particulières, sa dernière mission en 1508 auprès de l’empereur en Allemagne ; ces quatre missions ont une importance parce qu’après chacune d’elle il va tirer une morale de l’histoire qu’il va inclure dans le premier ouvrage de philosophie véritablement important pour nous qui est ''Le Prince''. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Première expérience : la perception dans la politique ==&lt;br /&gt;
La première expérience diplomatique, Machiavel jeune diplomate est envoyé en juillet 1500 à la cour de France pour représenter, défendre les intérêts de Florence. À la cour de France où règne Louis XII, il est envoyé par les grands dignitaires de la république de Florence avec un objectif diplomatique et politique qui est de s’assurer de la neutralité de la France dans la querelle entre Florence et Pise qui est l’autre grande ville de Toscane qui avec Milan, Venise et Sienne tente de rivaliser avec Florence, Pise est plutôt sous l’influence espagnole et il s’agit de s’assurer de la neutralité de la Cour de France et de Louis XII.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Louis-xii-roi-de-france.jpg|vignette|Louis XII de France.]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il présente ses lettres de régences, s’installe restant près de neuf mois à la Cour de France pour défendre la position de Florence. Il obtient péniblement le soutien de la France, mais il est frappé par deux choses : il envoie des lettres à Florence en demandant de réagir, car la France voudrait soutenir Florence qu’à certaines conditions ou du moins rester neutre vis-à-vis de Pise.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il n’obtient pas de réponses de Florence, lorsque la réponse arrive enfin après plusieurs mois, elle est en soi libérée parce qu’au fond, en substance, la réponse de Florence et de dire « nous sommes Florence, nous pouvons apporter à la France beaucoup, mais pas l’inverse ». &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le temps est supérieur est la première leçon politique que Machiavel tire de son expérience à la cour de France est double. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tout d’abord, Florence a manqué de rapidité dans la réaction, il est important qu’un chef d’État montre de la réactivité. La deuxième chose qui le frappe est le décalage entre la perception de son importance et l’importance réelle. En d’autres termes, ce qui frappe Machiavel est que Florence a une autre idée d’elle-même qui est en complet décalage avec ce que l’on pense vraiment de Florence à la Cour de France. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce qui le frappe est que le gouvernement de Florence est convaincu qu’il est le centre de monde, que tout le monde ne regarde que la grande Florence, le décalage entre la perception de son importance et la réalité des faits a marqué Machiavel. La première leçon est qu’il ne faut jamais surestimer son importance sur la scène internationale, il y a la politique et il y a la perception que les autres ont de cette politique. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La question de la perception dans la politique est d’une importance capitale pour Machiavel.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Deuxième expérience :  duplicité et traitrise ==&lt;br /&gt;
[[Image:Cesareborgia.jpg|thumb|Portrait supposé de César Borgia par Altobello Melone. Galerie de l'académie Carrara,Bergame.]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La deuxième expérience pratique qu’il a de la diplomatie est une expérience qu’il fait en 1502, il est envoyé auprès de César Borgia qui est le fils du pape Alexandre VI ; César Borgia qui est le duc de Romagne, une province proche de Rome dont Florence craint également les velléités conquérantes. Machiavel est envoyé afin d’observer les intentions de César Borgia envers Florence.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La deuxième leçon est qu’il est fasciné par Borgia, mais il est en même temps effrayé, il découvre un homme d’une cruauté féroce, d’une vision « machiavélique » et surtout capable de cruauté et de duplicité extrêmement marquée. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La duplicité et la traitrise ne sont certes pas des valeurs fondatrices du politique, mais elles peuvent être utiles pour quelqu’un qui veut se maintenir au pouvoir. Machiavel n’est pas le père de la traitrise en politique et de la duplicité, c’est un homme qui a paradoxalement une haute idée de l’État et de l’homme d’État, il ne fait que constater que parfois être naïf et idéaliste lorsqu’on est un homme d’État ne permet pas de réaliser nécessairement ses objectifs politiques. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Machiavel assistera d’ailleurs à la chute de César Borgia qui sera trahi lui-même par le successeur d’Alexandre VI, Jules II qui trahira le fils de son prédécesseur. Machiavel tirera la leçon qu’il faut parfois être prudent, mais ne jamais en faire une politique parce que cela mène sur le bûcher.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Troisième expérience : courage et vertu ==&lt;br /&gt;
[[Fichier:Portrait du pape Jules II.jpg|vignette|Jules II.]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La troisième expérience est la mission que Machiavel entreprend en 1506 auprès de Jules II. Le nouveau pape qui a succédé à Alexandre VI est tenté par une alliance avec l’Espagne contre Florence et la France, Florence étant traditionnellement l’alliée de la France. Machiavel est envoyé à la Cour du Saint-Père pour tenter de découvrir quelles sont les intentions de Jules II. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce qu’il observe à la cour de Rome est un homme extrêmement au fait des rapports de force qui fait preuve d’un grand courage et d’une grande audace en politique ; Jules II prend des décisions courageuses et audacieuses, prêt a changer d’alliance pour les intérêts de l’Église. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Machiavel constate que Jules II n’a qu’une priorité qui est les intérêts de Rome qu’il défend avec beaucoup de courage.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La troisième leçon est que le courage est une vertu indispensable du pouvoir. La vertu est célébrée dans ''Le Prince'' de manière extrêmement importante et de manière constante.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Quatrième expérience : fort dans ses décisions ==&lt;br /&gt;
[[Fichier:Maximilien Ier Bernhard Strigel.jpg|thumb|Portrait de l'Empereur Maximilien Ier du Saint-Empire par Bernhard Strigel](c 1500).]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La dernière expérience date de 1508 et de 1510 d’une expérience diplomatique dans le [[L’héritage occidental de Rome : le Saint Empire romain germanique|Saint Empire romain germanique]] gouverné par un empereur élu et non pas héritier du pouvoir qui est l’Empereur Maximilien afin de s’assurer de la neutralité du Saint Empire romain germanique. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il faut savoir que le [[L’héritage occidental de Rome : le Saint Empire romain germanique|Saint Empire romain germanique]] au XVIème siècle descend jusqu’à Milan, il occupe des terres qui vont profondément dans l’actuelle Italie. S’assurer des bonnes grâces de Maximilien est utile politiquement parlant pour Florence. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Machiavel va à la cour de Maximilien et observe deux choses : tout d’abord la faiblesse de l’empereur, il change régulièrement d’opinion, il est « trop aimable avec son entourage » et s’il est faible alors il est influençable par ses conseillers, ses courtisans. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En d’autres termes, Machiavel constate un pouvoir aux mains d’un homme faible sous l’influence de courtisans qui lui font prendre de très mauvaises décisions.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce qui frappe le plus Machiavel dans son expérience allemande est le peu de jugement personnel de l’empereur. Il est frappé qu’un homme à la tête d’un empire soit incapable d’avoir son propre jugement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Bilan ==&lt;br /&gt;
Peut-on tirer une morale de l’histoire de ces quatre expériences ? Y a-t-il une leçon qui englobe les quatre ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La lecture de documents diplomatiques de Machiavel révèle que ce qui l’a frappé dans ces quatre expériences est qu’aucun des protagonistes, des rois, chefs d’État, empereurs qu’il a rencontrés n’a su s’adapter aux circonstances, n’a su anticiper en politique. Ce qui frappe Machiavel tant chez Louis XII, César Borgia, Jules II que chez Maximilien il y a une incapacité à s’adapter aux circonstances et c’est pour Machiavel la faiblesse fondamentale de leurs pouvoirs. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C’est par l’adaptation que l’homme politique peut imposer sa vision et durer aujourd’hui en politique. Ce qui le frappe est que justement Jules II a été trahi, César Borgia est mort, Maximilien est faible et sera renversé, Louis XII ne continuera pas au pouvoir et sera renversé par son cousin, aucun n’aura réussir à s’adapter aux circonstances.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Fort de ce constat, Machiavel va commencer la rédaction de son premier grand ouvrage théorique de philosophie politique intitulé ''Le Prince'' - ''De Principatibus'' - qu’il achèvera en décembre 1513 dans des circonstances particulières. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1511, Jules II s’allie avec l’Espagne et profite de la présence des troupes espagnoles pour renverser la république de Florence dirigée par un groupe de patriciens florentins ; en 1511 - 1512, la république de Florence est abolie et les Médicis reviennent au pouvoir sous l’égide de Jules et des espagnols. Machiavel est mis à l’écart du pouvoir et sera libéré à la fin de 1512 et va rédiger son premier ouvrage.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Rapports sur les choses d’Allemagne, 1508 =&lt;br /&gt;
On voit très bien dans ce rapport qu’il y a des arguments que Machiavel va réutiliser dans ''Le Prince''. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{citation bloc|Je sais que ceux qui apprennent et ceux qui ont vu les événements sont pleins de confusion et se perdent en diverses conjectures ; ils ne savent pas pourquoi l’on n’a pas vu les dix-neuf mille hommes promis par l’Empire, ni pourquoi l’Allemagne n’a pas réagie à la perte de son honneur, ni pour quelle raison l’Empereur s’est tellement trompé. Chacun donc hésite quant à ce que l’on doit craindre ou espérer pour l’avenir, et quant à l’orientation des choses futures.}} &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Machiavel réfléchi à l’avenir politique de l’Allemagne et à la gestion du pouvoir en Allemagne, il prend le cas allemand comme un idéal type à partir duquel il va réfléchir au rapport entre gouvernés - gouvernants et surtout sur le rapport entre un État et un autre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{citation bloc|Chacun de ceux que j’ai entendus en parler est d’accord pour penser que, si l’Empereur bénéficiait de l’une des deux choses suivantes : qu’il change de nature ou bien que l’Allemagne l’aide vraiment, alors il atteindrait à tous ses desseins en Italie, si l’on considère la condition de celle-ci.}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au fond, Machiavel dit qu’il manque deux choses essentielles à l’empereur qui l’empêche d’être un homme d’État, il n’a pas la bonne nature, il est trop faible et puis l’Allemagne ne l’aide pas vraiment. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Derrière cette idée il y a une autre idée dont Machiavel va faire une théorie importante. Ce n’est pas l’Allemagne qui ne l’aide pas, mais les circonstances, l’environnement politique que l’on trouve en Allemagne qui ne l’aide pas, le pouvoir faible de l’empereur est lié et dû à sa nature, mais également aux circonstances qui l’entour qu’elle soit pontiques ou militaires. C’est parce qu’il constate ces deux faiblesses que Machiavel est très critique vis-à-vis de l’Empereur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{citation bloc|l’Empereur ne demande conseil à personne et il est conseillé par tous ; il veut tout faire à sa tête et ne fait rien à sa façon. Car, bien qu’il ne découvre jamais spontanément ses secrets à personne, lorsqu’un problème vient à être découvert, il est détourné de sa décision par ceux qui l’entourent et éloigné de son premier dessein.}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On voit la fameuse critique sur les courtisans. Cette faiblesse, ce danger à être influencé par ses courtisans et ses citoyens est notamment relevé dans l’extrait suivant : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{citation bloc|L’aimable et bonne nature de l’Empereur fait que chacun de ses proches le trompe. L’un des siens m’a dit que tout homme et toute chose peuvent le tromper une fois, lorsqu’il s’en est aperçu.}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les mots clefs de ce paragraphe sont « aimable » et « bonne nature ». Machiavel constate que d’être bon et aimable n’est pas forcement une qualité en politique bien sûr sur le plan humain, mais lorsqu’on est un homme d’État, pour un homme politique être bon et aimable n’est pas forcement à son avantage en politique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{citation bloc|Pour bien remplir votre office, vous devez dire quelle opinion l’on peut avoir de l’une et l’autre choses. La guerre se mesure aux hommes, à l’argent, à l’organisation et à la fortune et qui a davantage de ces choses, on doit croire qu’il l’emportera.}} &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Apparait ici très clairement un mot dont il va faire une vraie théorie, une idée dont il consacrera le chapitre XXV du Prince, ce mot est le mot « fortune ». Il dénonce toujours la faiblesse du prince.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Le rapport Fortuna/Virtù =&lt;br /&gt;
Il y a ici deux idées essentielles, la première est que si la nature de l’empereur est faible et donc n’a pas de pouvoir, il faut un homme d’État fort et travailler sur un système politique qui donne de la force au pouvoir et donc il faut réfléchir aux vertus humaines qui donnent de la force au pouvoir, comment changer cet état de fait, comment éviter que des hommes et des femmes faibles deviennent des hommes ou des femmes d’État.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le deuxième est le suivant, on peut avoir à forcer la volonté, le pouvoir politique de dominer ses adversaires, mais si nous n’avons pas la fortune de son côté on ne réussit pas du côté politique. Ce n’est pas la fortune au sens de la richesse, mais la « fortuna » qui est une déesse romaine, la déesse du destin, de la chance. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Image:ADurerFortunaengraving.jpg|thumb|right|Albrecht Dürer's engraving of ''Fortuna'', ca 1502.]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si la fortune ne nous regarde pas de manière bien vaillante, si nous n’avons pas de chance dans l’entreprise politique on n’y arrive pas ; il faut séduire cette femme : la « fortuna ». Pour séduire une femme, il faut un certain nombre de qualités et pour séduire la déesse Fortuna, il faut également un certain nombre de qualités. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Machiavel est hanté par les difficultés qu’ont les hommes d’État à s’adapter aux évènements politiques du moment. Machiavel dans ''Le Prince'' cherche à découvrir quelles sont les qualités qu’il faut pour se maintenir au pouvoir. ''Le Prince'' est une tentative de répondre à la question de la nature, des qualités nécessaires pour se maintenir au pouvoir, ces qualités sont multiples et ne sont pas essentiellement « machiavéliques », elles sont dans la droite ligne des vertus humanistes qu’il a connues dans son éducation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au fond, au chapitre VI, Machiavel montre très bien qu’il y a différentes manières de conquérir le pouvoir, il y a une manière personnelle de par ses propres moyens qu’ils soient politiques ou militaires, il y également les monarchies ou les principautés conquises par les armes d’autrui. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les six premiers chapitres du Prince sont consacrés aux différents scénarios possibles de conquête de pouvoir. Ce sont les chapitres les moins intéressants dans la perspective d’un cours sur le pouvoir et l’État.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À partir du chapitre VII, Machiavel s’interroge sur la question centrale du Prince qui est comment conserver le pouvoir une fois qu’on l’a conquis que ce soit par des moyens légitimes, illégitimes ou encore par la force. Machiavel pose la question, une fois qu’on a conquis le pouvoir, comment conserver ce pouvoir, quelles qualités faut-il, quelles vertus faut-il ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il va introduire un binôme qu’il va conserver toute sa vie, il va répondre à la question de manière double, il faut un certain nombre de qualités, mais pour obtenir ces qualités il faut séduire la « fortuna ». En d’autres termes il y a une part qu’on maitrise et il y a une part qu’on ne maitrise pas qui est la chance. Ainsi, Machiavel va nous décrire quelles sont les vertus nécessaires pour séduire cette déesse, avoir de la chance afin de pouvoir se maintenir au pouvoir. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La question n’est jamais chez Machiavel quelles sont les vertus les plus nobles pour rayonner dans son pouvoir, mais les questions qu’il se pose sont quelles sont les vertus nécessaires afin que la « fortuna » nous permette de conserver ce pouvoir. Il y a des qualités que l’on peut contrôler, l’idée qu’il y a quelque part un élément de fatalité dans le pouvoir politique, mais il y aussi une dimension qu’on ne peut contrôler. On ne peut tout contrôler. C’est une leçon intéressent, certaines vertus cardinales sont nécessaires, il faut est la dimension fatale qu’on ait un peu de chance, il faut conquérir cette fortune. Au chapitre XXV du ''Prince'', Machiavel l’aborde.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il reprend la conception très traditionnelle humaniste de la « fortuna », il n’est pas le premier à dire qu’il faille séduire la « fortuna » pour rester au pouvoir. Machiavel va reprendre la conception humaniste de la fortune. Il y a une combinaison vertu – fortune.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La définition qu’il donne de la fortune est triple, il donne une vision antichrétienne de la fortune, c’est-à-dire qu’il y a très clairement chez lui l’idée que la fortune est maitrisable. Elle est maitrisable en ce sens qu’on peut la séduire, on peut la conquérir.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pourquoi antichrétienne ? La philosophie chrétienne dit que la providence n’est connue que de dieu et que nous n’avons aucune maitrise sur les desseins de dieu. Machiavel s’en éloigne, on peut, si on a les bonnes vertus, maitriser un peu son destin : la maitrise de son propre destin est possible si l’on possède certaines qualités.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Machiavel va donner à la fortune une connotation presque héroïque, il va féminiser la fortune. Cela montre très bien qu’il donne véritablement la dimension femme à cette déesse. Il insiste également sur le fait que la fortune seule ne sert à rien, il a une conception de la fortune qui ne fonctionne qu’en rapport avec la vertu. Ces trois éléments forment chez Machiavel sa vision de la fortune.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comment maintenir un État, comment se maintenir au pouvoir, comment réussir à assoir son pouvoir politique ? Il faut des vertus, mais également maitriser la fortune.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Il Principe / De Principatibus =&lt;br /&gt;
[[Fichier:Machiavelli Principe Cover Page.jpg|vignette]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Le Prince, Chapitre XXV « Combien la fortune a de pouvoir sur les choses humaines et comment on peut lui résister », 1513 ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C’est un chapitre important, c’est peut-être avec le chapitre XV le chapitre le plus important. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le titre interroge sur sa capacité à maitriser son propre destin. Les théologiens de l’époque ont réagi fortement à cette époque, car seul Dieu pouvait maitriser le destin. Machiavel pense qu’il est possible de maitriser son destin. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{citation bloc|Je n'ignore point que bien des gens ont pensé et pensent encore que Dieu et la fortune régissent les choses de ce monde de telle manière que toute la prudence humaine ne peut en arrêter ni en régler le cours : d'où l'on peut conclure qu'il est inutile de s'en occuper avec tant de peine, et qu'il n'y a qu'à se soumettre et à laisser tout conduire par le sort. Cette opinion s'est surtout propagée de notre temps par une conséquence de cette variété de grands événements que nous avons cités, dont nous sommes encore témoins, et qu'il ne nous était pas possible de prévoir - aussi suis-je assez enclin à la partager.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Néanmoins, ne pouvant admettre que notre libre arbitre soit réduit à rien, j'imagine qu'il peut être vrai que la fortune dispose de la moitié de nos actions, mais qu'elle en laisse à peu près l'autre moitié en notre pouvoir. Je la compare à un fleuve impétueux qui, lorsqu'il déborde, inonde les plaines, renverse les arbres et les édifices, enlève les terres d'un côté et les emporte vers un autre (…)}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nombreux sont ceux qui prétendent que nous ne maitrisons pas notre destin. Pour cette raison, ils pourraient juger qu’il n’y a pas lieu à s’épuiser à trop de choses, mais à se laisser à quelques hasards ; ceux qui pensent que nous ne maitrisons pas notre destin prônent une sorte de passivité en politique, si le hasard décide de tout alors à quoi bon ? Machiavel réfute cette vision déterministe de l’histoire. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{citation bloc|Cette opinion s'est surtout propagée de notre temps par une conséquence de cette variété de grands événements que nous avons cités, dont nous sommes encore témoins, et qu'il ne nous était pas possible de prévoir.}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Parce qu’on ne peut expliquer ce qui se passe de nos jours, ces hommes s’en remettent au hasard.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{citation bloc|[…] aussi suis-je assez enclin à la partager. Néanmoins, ne pouvant admettre que notre libre arbitre soit réduit à rien.}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour Machiavel les hommes et les femmes sont capables, de maitriser, de diriger de décider de leur propre destin parce qu’il y a le libre arbitre. À l’heure où nous parlons, un certain nombre de théologiens continuent à contester cela.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{citation bloc|[…] j'imagine qu'il peut être vrai que la fortune dispose de la moitié de nos actions, mais qu'elle en laisse à peu près l'autre moitié en notre pouvoir. Je la compare à un fleuve impétueux qui, lorsqu'il déborde, inonde les plaines, renverse les arbres et les édifices, enlève les terres d'un côté et les emporte vers un autre.}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La fortune est un fleuve impétueux, notre destin n’est pas facile à maitriser il a dans la première partie de ce chapitre XXV une prise de position contre la tradition chrétienne qui a pensé que nous n’avions pas le libre arbitre. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{citation bloc|Il en est de même de la fortune, qui montre surtout son pouvoir là où aucune résistance n'a été préparée, et porte ses fureurs là où elle sait qu'il n'y a point d'obstacle disposé pour l'arrêter.}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On ne peut pas résister à la fortune où très difficilement, il y a une part non maitrisée de notre destin, la fortune en est un élément important.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{citation bloc|Me bornant à ces idées générales sur la résistance qu’on peut opposer à la fortune, et venant à des observations plus particularisées, je remarque d'abord qu'il n'est pas extraordinaire de voir un prince prospérer un jour et déchoir le lendemain, sans néanmoins qu'il ait changé, soit de caractère, soit de conduite.}} &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Machiavel nous dit de regarder autour de nous, des chefs d’État disparaissent parce qu’ils n’ont pas changé de politique, mais parce que la « fortuna » les a quittées. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{citation bloc|Cela vient, ce me semble, de ce que j'ai déjà assez longuement établi, qu'un prince qui s'appuie entièrement sur la fortune tombe à mesure qu'elle varie. Il me semble encore qu'un prince est heureux ou malheureux, selon que sa conduite se trouve ou ne se trouve pas conforme au temps où il règne.}} &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il faut savoir s’adapter, il faut un certain nombre de qualités qui vont nous donner la « fortuna » et nous permettre de nous adapter.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La suite du paragraphe reprend l’idée de la pluralité des possibles, des destins différents et qu’il faut savoir s’adapter. La « fortuna » est une femme, féminisée dans le langage de Machiavel ; on voit très bien à la fin du chapitre XXV cette dimension très masculine du pouvoir. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{citation bloc|Je conclus donc que, la fortune changeant, et les hommes s'obstinant dans la même manière d'agir, ils sont heureux tant que cette manière se trouve d'accord avec la fortune ; mais qu'aussitôt que cet accord cesse, ils deviennent malheureux.}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Je pense, au surplus, qu'il vaut mieux être impétueux que circonspect; car la fortune est femme : pour la tenir soumise, il faut la traiter avec rudesse ; elle cède plutôt aux hommes qui usent de violence qu'à ceux qui agissent froidement : aussi est-elle toujours amie des jeunes gens, qui sont moins réservés, plus emportés, et qui commandent avec plus d'audace ». &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C’est une conception très masculine de la fortune qui est une femme impétueuse et qui a besoin d’impétuosité ; un prince qui exploite l’impétuosité a toutes les chances d’attirer la fortune. Pour séduire la femme qu’il faut battre pour la soumettre, il faut un certain nombre de qualités, mais quelles sont-elles ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tout ''Le Prince'' apparait du chapitre XIII jusqu’au XVIII qui sont des chapitres ou Machiavel explique les qualités requises pour séduire cette femme qu’est la vertu.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un des chapitres est important, c’est le chapitre XV, car c’est au chapitre XV que Machiavel développe les nouvelles vertus, les vertus des temps modernes. Machiavel reprend l’argumentation humaniste, un homme d’État doit être sage, doit être idéalement juste, modéré et ferme qui sont les vertus cardinales d’humanistes : justice, sagesse, modération, fermeté.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au chapitre XV, il rejette et renverse ces vertus humanistes et très classiques, aujourd’hui on dirait qu’il propose d’autres valeurs politiques qui sont importantes ; Machiavel rompt avec le modèle classique des valeurs humanistes et propose un nouveau catalogue de vertus.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Le Prince, Chapitre XV « Des choses pour lesquelles les hommes et surtout les princes sont loués ou blâmés », 1513 ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce chapitre est celui où Machiavel répudie, rejette la tradition humaniste qui est sa propre tradition. Pour séduire la fortune, il faut un certain nombre de qualités, Machiavel nous interroge sur ces qualités et si elles sont encore valables ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au chapitre XV, il prend ses distances avec la tradition humaniste, il annonce la rupture.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{citation bloc|Il reste à examiner comment un prince doit en user et se conduire, soit envers ses sujets, soit envers ses amis. Tant d'écrivains en ont parlé, que peut-être on me taxera de présomption si j'en parle encore ; d'autant plus qu'en traitant cette matière je vais m'écarter de la route commune. Mais, dans le dessein que j'ai d'écrire des choses utiles pour celui qui me lira, il m'a paru qu'il valait mieux m'arrêter à la réalité des choses que de me livrer à de vaines spéculations.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bien des gens ont imaginé des républiques et des principautés telles qu'on n'en a jamais vu ni connu. Mais à quoi servent ces imaginations? Il y a si loin de la manière dont on vit à celle dont on devrait vivre qu'en n'étudiant que cette dernière on apprend plutôt à se ruiner qu'à se conserver […]}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il faut donc qu'un prince qui veut se maintenir et apprenne à ne pas être toujours bon, et en user bien ou mal, selon la nécessité. Il prend des précautions verbales et annonce sa rupture. Ce que nous enseigne Machiavel et une vérité simple, mais tout à fait nouvelle pour son époque. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il faut moins s’intéresser à la dimension normative du pouvoir, c’est-à-dire à la dimension de ce qui doit être, que le pouvoir tel qu’il est. Autrement dit, le « juste » et le « bien » sont moins importants que « l’utile », ce qui est important est la réalité du pouvoir à laquelle on est confronté et non pas à un idéal politique. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On voit très bien qu’il critique la vision humaniste presque « idéaliste » du pouvoir, il s’éloigne de la vision du « juste » de la « modération ». Pour Machiavel, les dirigeants sont loin des vertus des humanités, il faut dès lors penser un État à partir de ce qui est et non fondé sur un idéal.  Cet argument théorique très important aura des répercussions dans l’histoire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{citation bloc|(…) et celui qui veut en tout et partout se montrer homme de bien ne peut manquer de périr au milieu de tant de méchants.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il faut donc qu'un prince qui veut se maintenir apprenne à ne pas être toujours bon, et en user bien ou mal, selon la nécessité.}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De dire à l’époque d’apprendre à ne pas être bon était révolutionnaire, cela renversait les valeurs politiques de l’époque. Machiavel montrait par la phrase d’appendre à ne pas être bon, fondamentalement, il explique sa position.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{citation bloc|Il serait très beau, sans doute, et chacun en conviendra, que toutes les bonnes qualités que je viens d'énoncer se trouvassent réunies dans un prince. Mais, comme cela n'est guère possible, et que la condition humaine ne le comporte point, il faut qu'il ait au moins la prudence de fuir ces vices honteux qui lui feraient perdre ses États. Quant aux autres vices, je lui conseille de s'en préserver, s'il le peut; mais s'il ne le peut pas, il n'y aura pas un grand inconvénient à ce qu'il s'y laisse aller avec moins de retenue ; il ne doit pas même craindre d'encourir l'imputation de certains défauts sans lesquels il lui serait difficile de se maintenir ; car, à bien examiner les choses, on trouve que, comme il y a certaines qualités qui semblent être des vertus et qui feraient la ruine du prince, de même il en est d'autres qui paraissent être des vices, et dont peuvent résulter néanmoins sa conservation et son bien-être.}} &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C’est une idée toute simple, mais absolument fondamentale. Il y a le pouvoir avec ses idéaux parfaitement nobles et puis il y a la réalité de la vie politique, ce sont deux notions qui sont parfois incompatibles parce qu’il y a dans le pouvoir une dimension réelle et une dimension immatérielle liée à la perception que l’on a de ce pouvoir.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La grande nouveauté de Machiavel est de distinguer le pouvoir de la perception de ce pouvoir. Lorsqu’il dit qu’il faut parfois apparaitre comme étant bon, sage même si on ne l’est pas ; c’est l’idée que le pouvoir est fait d’une dimension immatérielle et une perception réelle sont deux choses différentes, c’est une dimension binaire du pouvoir. Machiavel a construit sa vision des qualités du Prince autour de l’idée qu’il y a le pouvoir, mais qui est lié à la perception qu’on a de ce pouvoir.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il y a la réalité du pouvoir et la perception que l‘on a de ce pouvoir. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bon nombre d’hommes et de femmes politiques sont faibles et donnent l’impression d’être fort et inversement ; cette dimension double du pouvoir, nous la devons à Machiavel qui en a fait un point central de sa théorie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les chapitres XVI, XVII, XVIII et XXIII explicitent et développent les vertus nécessaires au prince afin de séduire la fortune et garder le pouvoir. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans ce chapitre XVI « De la libéralité et de la parcimonie », il faut savoir être généreux et parfois moins parcimonieux ; il faut selon le chapitre XVII parfois être cruel « De la cruauté et de la pitié ; et s’il vaut mieux être aimé que craint, ou le contraire », le titre est tout à fait symptomatique, parfois il est préférable d’être craint que d’être aimé. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le chapitre XXIII intitulé « Comment l’on doit fuir les flatteurs » fait référence à l’expérience allemande de Machiavel qui est le fait de ne pas se faire bercer par les courtisans. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au chapitre XVIII « Comment les princes doivent tenir leurs paroles » Machiavel introduit une distinction entre ce qu’il appelle le lion et le renard, la force et la ruse (p.154). Machiavel suggère que pour séduire la fortune, pour se maintenir au pouvoir il faut à la fois être un lion qui est la force et être un renard, c’est-à-dire savoir utiliser la ruse. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il fait allusion à son expérience politique qui l’a marqué notamment avec César Borgia. Il faut parfois utiliser la ruse et parfois utiliser la force. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une fois ''Le Prince'' achevé, une fois ces vertus expliquées, une fois les qualités du détenteur du pouvoir réaffirmé, Machiavel au début 1514 va tenter de revenir au pouvoir, il va tenter de confier sa lettre ''Le Prince'' aux Médicis pour revenir au pouvoir. Il ne va malheureusement pas réussir, son livre qui aura tant de succès par la suite va finir dans les oubliettes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Machiavel ne réussissant pas à revenir au pouvoir, à retrouver une fonction politique importante, à partir de 1515 – 1516 va rejoindre un groupe d’humanistes avec qui il avait pourtant pris ses distances, cherchant à réfléchir à une question un peu différente de la question de comment se maintenir au pouvoir.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= La chute de la république de Florence : Discours sur la première décade de Tite-Live =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La république de Florence a disparu en 1511, les Médicis sont revenus au pouvoir, pourquoi ? Comment se fait-il qu’une république n’ait pas réussi à se maintenir ? On peut l’expliquer par les jeux d’alliances internationales, mais selon ces humanistes ce n’est pas suffisant, ils ne veulent plus réfléchir à la qualité du prince, mais plutôt pourquoi le régime républicain a disparu, pourquoi Florence a sombré, pourquoi le régime républicain a disparu ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour cela, il se plonge dans l’histoire de Florence, mais surtout dans l’histoire de Rome. Il cherche dans l’histoire de la république de Rome des questions qu’il se pose : pourquoi le régime républicain de Florence, mais de manière plus générales pourquoi les régimes républicains faillissent et sombrent et qu’est-ce qui permet de les maintenir ? Autrement dit, la question de ce groupe d’humanistes est hantée par une question importante : quelles sont les conditions d’existences et de prospérité d’une république ? De par l’histoire de Rome, on peut en tirer quelques leçons. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Machiavel avait écrit un autre ouvrage ô combien important intitulé le ''Discours sur la première décade de Tite-Live''. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il y a quelques part deux ouvrages d’importances chez Machiavel dont le discours sur Tite-Live qui nuance le discours du ''Prince''. Le fait de se plonger dans la complexité de l’œuvre permet d’avoir un point de vue un peu différent. Machiavel à partir de 1514 – 1515 se pose une autre question, il va commencer à rédiger le Discours de la première décade de Tite-Live et est hanté par la question suivante : comment les régimes républicains avec l’image de Rome en tête et par extension les régimes républicains peuvent perdurer ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En d’autres termes, qu’est-ce qui fait que les républiques que ces régimes ne se corrompent pas ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lorsqu’en 1512 – 1513 la République de Florence est abolie puis remplacée par les Médicis, Machiavel s’interroge sur les raisons qui ont perdu Florence et s’il existe des idéaux types qui permettraient de théoriser la grandeur et la décadence des régimes républicains ? Il est hanté par l’idée des fondements et des causes la pérennité des républiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il a l’exemple de la République romaine qui disparait en 27 après Jésus-Christ, il a l’exemple de Florence, il a l’exemple de Venise et s’interroge sur les conditions politiques qui permettent à une république de perdurer et de conserver la liberté et l’égalité des citoyens.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cela implique de se poser une deuxième question subsidiaire, il a parlé des vertus du Prince dans ''Le Prince'', mais existe-t-il des vertus publiques pour tout le corps social, en d’autres termes existe-t-il des conditions en vertu du corps social, autrement dit est-ce que les citoyens ne doivent-ils pas avoir des qualités afin de promouvoir le bien commun ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les discours cherchent à répondre à cette série de questions :&lt;br /&gt;
*condition d’existence d’une république ?&lt;br /&gt;
*conditions humaines, qualité des citoyens, doivent-ils avoir un certain nombre de vertus ?&lt;br /&gt;
*existe-t-il des dangers de corruption de la république et si oui lesquels ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce sont ces trois grandes questions auxquels Machiavel réfléchit lorsqu’il écrit ses discours. Pour Machiavel en se fondant sur l’exemple de Venise, Florence et Rome, on peut en déduire qu’il faut un certain nombre de conditions à inférer pour que les républiques durent.  Ainsi, nous pouvons voir le type de régime que Machiavel favorise.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Le gouvernement selon Machiavel =&lt;br /&gt;
La première condition est qu’il est tout d’abord nécessaire que les gouvernants fassent preuve d’une certaine « responsabilité politique » devant faire preuve de sagesse, de modération et d’équité. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans ''Le Prince'', il reprend que ce ne sont pas des conditions suffisantes, quelque part il retrouve les idéaux humanistes qu’il avait écartés dans ''Le Prince'', mais tandis que dans les discours il réaffirme, et c’est la première condition d’existence de toute république, que les gouvernants doivent faire preuve de vertus, mais de vertus humanistes, sagesse, modération, équité, et grandeur d’âme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La première condition est qu’il faut quand même retrouver ces vertus humanistes classiques afin que la république revienne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La deuxième condition est qu’il faut qu’une république soit politiquement et constitutionnellement bien organisée, la constituions politique doit être très solide. Que faut-il ? Il faut tout simplement une constitution qui imite, reprenne le modèle qui est source d’inspiration pour tout le monde soit le modèle romain, il faut que la constitution d’une république soit mixte. En d’autres termes, il faut une nécessité de mettre en place une république solide fondée sur une constitution mixte qui est le modèle romain.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À l’époque de Machiavel, il est très commun de retrouver l’idée d’une constitution mixte. Une constitution mixte est dans l’image de Machiavel, son discours est une constitution fondée sur trois éléments importants de toute société politique : l’élément monarchique, l’élément aristocratique et l’élément démocratique. Il faut un pouvoir qui soit reparti entre la dimension monarchique qui est un homme ou une femme, la dimension aristocratique c’est-à-dire une assemblée qui regroupe une certaine élite et puis la dimension populaire qui regroupe des représentants du peuple d’une manière plus générale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rome était fondée sur ce modèle, des consules représentaient l’élément monarchique, le sénat représentait l’élément aristocratique et les comices représentaient les militaires ainsi que les milieux plus populaires. Le modèle de constitution romaine que tous les historiens de Rome ont appelé « constitution mixte » est un modèle qui intègre ces trois dimensions.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce modèle a été repris par de très nombreux théoriciens du droit et du politique, la constitution américaine de 1787 est aussi fondée sur ces éléments constitutifs d’un pouvoir, c’est un modèle qui est en fait un modèle romain qui a irrigué toute l’histoire de la philosophie et a marqué les esprits dans l’histoire de la pensée politique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C’est ce modèle de constitution mixte, parce que mélangé entre différents éléments, qui est un ordre constitutionnel qui n’est pas une monarchie, ni une aristocratie, ni une démocratie, mais qui est les trois à la fois. C’est un modèle qui a marqué les esprits au long de plusieurs siècles et notamment les constituants américains.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Machiavel ajoute quelque chose de nouveau dans cette deuxième condition en y ajoutant un élément en disant que pour que le système fonctionne, que l’organisation politique fondée sur une constitution mixte fonctionne, il est crucial qu’il existe ou se mette en place des factions politiques qui s’affrontent. Il y a l’idée de parti politique, Machiavel rompt avec une tradition qui voulait qu’il y ait une stabilité et une unité autour des gouvernants, les humanistes défendaient l’idéal d’unité et de stabilité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Machiavel va reprendre une partie de la théorie en ajoutant que les factions puissent s’y affronter, « la liberté sort des conflits ». Il craint comme la peste ces régimes où tout le monde est d’accord avec tout le monde. Il y a chez Machiavel un plaidoyer pour la désunion et non plus pour l’union politique, c’est pour lui un des moyens afin de prévenir la corruption de s’installer. Machiavel fait l’éloge la contestation en politique, il faut des opinions différentes qui s’expriment et animent la vie politique, une telle constitution n’est pas suffisante si elle n’est pas animée, l’animation est cette forme de désunion, une forme de défense de l’idée de débat. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La troisième condition donnée est la nécessité de développer le culte religieux, mais non pas de la religion, car à l’image des romains ce qui l’impressionne est la fonction sociologique de la religion, il fut impressionné de voir le génie romain d’instrumentaliser la religion qui permet d’une certaine manière la constitution de la citoyenneté romaine, un bon citoyen romain pratique le culte des dieux. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Machiavel n’est pas intéressé par les vérités religieuses, mais comprit la fonction sociale de la religion comme constructrice de la religion civile qui est l’amour de la partie et de la république ; ce sentiment d’appartenance à une culture commune est un élément et un sentiment qui doit être cultivé.  Chez les français on trouve le culte de l’amour pour la république, il en va de même pour les américains, c’est quelque chose d’extrêmement fort qui fondamentalement, pour Machiavel, est une possibilité qui est d’employer le fait religieux comme fédérateur et rassembleur d’une idéologie du citoyen.  Machiavel cherche à utiliser le fait religieux afin de construire la citoyenneté, pour construire l’amour de la république, pour construire ce que Rousseau appelle « l’homme nouveau ». &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour Machiavel le culte de la religion permet de donner une cohérence à un État, actuellement il existe dans certaines écoles l’instruction civique qui est une sorte de religion de la citoyenneté, c’est la fonction de la religion comme unificatrice du corps politique et du corps social. L’éducation à la citoyenneté est une forme de religion qu’il faut développer comme la religion romaine qui a réussi à développer cette citoyenneté romaine, en d’autres termes le culte religieux a une fonction sociale qu’il s’agit d’exploiter afin de construire la citoyenneté moderne, l’amour de la pratique et de la république.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La quatrième condition d’existence d’une république est la nécessité d’avoir un régime politique fondé sur la loi. En d’autres termes, c’est l’importance de la loi ou des lois dans toute république, il faut des lois afin de tenir et circonscrire des principes tout comme pour circonscrire le peuple, il croit aux vertus de la loi comme garante de la liberté politique des citoyens. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Machiavel pense et croit profondément que l’existence même de lois garantit l’ordre social et politique et une certaine forme d’égalité politique aussi. La notion deviendra plus tard importe à savoir celle d’égalité devant la loi qui est très chère à Machiavel, il n’y a de républiques qu’une république fondée sur des lois juridiques et un ensemble cohérent ; ces lois ne sont légitimes et susceptibles de garantir la liberté seulement si tout le monde est impliqué dans leur organisation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon le raisonnement de Machiavel, la loi est garante de la liberté politique des citoyens. Une république libre est une république si et seulement si la loi votée et décidée par les citoyens est mise en place. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il y a un débat qui irrigue la philosophie politique contemporaine depuis longtemps sur le rapport entre la loi et la liberté, de nombreux auteurs que l’on qualifie de libéraux ont tendance à dire que plus il y a de lois moins il y a de liberté, l’expression même des lois est l’État. C’est un discours qui est au fond repris et décliné sous différentes formes, il y a des clivages entre libéraux [[La perspective communautarienne|communautariens]] et d’autres philosophies qui tentent de déplacer le curseur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Machiavel a eu une idée inversant qui refait surface aujourd’hui, les lois ne sont pas un gage de servitude, en d’autres termes on peut être libre grâce aux lois. L’idée de croire que trop de lois tue la liberté pour Machiavel est un non-sens ; on n’est pas libre contre la loi, mais on est pas libre parce qu’il n’y a pas ou peu de lois comme [[La naissance du concept moderne de l’État|Hobbes]] le postule, on est en fait libre parce qu’il y a des lois. Cette façon de penser est très importante en philosophie contemporaine parce qu’il y a un certain nombre de débats sur ce sujet. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Machiavel postule qu’on est libre en tant que citoyen grâce à la loi, elle empiète peut-être sur les libertés individuelles, mais elle les garantit. La notion d’égalité devant la loi pour Machiavel est le cœur même de l’existence d’une république, il n’y a qu’une république dans laquelle les citoyens sont égaux devant la loi même si cela empiète sur les libertés personnelles et individuelles. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La cinquième condition d’existence de la république qui est une condition qui attrait à la politique extérieure de toute république, Machiavel chose curieuse, va défendre l’idée qu’une république doit défendre à tout prix son existence. Il va même aller jusqu’à défendre l’idée que pour sa survie elle peut se lancer dans une guerre préventive. En d’autres termes, suivant l’exemple romain, il pense que l’idéal de la république dans une échelle de valeurs est le bien suprême, c’est l’idéal absolu. L’existence et le maintien et la préservation de la république sont tellement importants qu’il faut défendre cette valeur et ce régime à tout prix même au prix d’une politique étrangère conquérante défendant l’idée d’une guerre préventive.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les « preemptive wars » sont pour Machiavel tout à fait autorisées, la guerre est juste de ce point de vue là.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il faut être prêt à tous les sacrifices pour défendre cette idée là, dans cette opinion de type militaire Machiavel présente un autre argument avec l’existence d’une armée de milice. Machiavel dans son ouvrage ''L’Art de la guerre'' s’interroge sur les statuts des armées de son époque dans lequel il commente en détail l’armée de la Confédération Suisse parce qu’en 1515 -1520 les suisses sont des mercenaires.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Machiavel trouve cela contestable, s’il admire le principe du citoyen-soldat qu’il croit nécessaire pour l’existence même d’une république il a des mots très durs contre les mercenaires suisses. Pour lui la république idéale est construite sur l’idée du citoyen-soldat et non point sur l’idée du mercenariat, un citoyen amoureux de sa république sera beaucoup plus enclin à défendre sa république qu’un mercenaire qui ira à la limite vers celui qui le paiera plus cher. Cette idée de citoyen-soldat ou plus communément d’armée de milice est constitutive de ce qu’on appellera plus tard l’idéologie républicaine, il n’y a de république que les républiques fondées sur le principe du citoyen-soldat et non point sur le mercenariat. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Fondamentalement, Machiavel boucle dans ses discours et propose un modèle d’idéal type de république fondée sur les notions évoquées précédemment.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une sixième condition est la connaissance de l’histoire. Pour Machiavel, il est très important qu’un gouvernant ait la profondeur historique dans la prise de décision, c’est-à-dire le sentiment de s’inscrire dans un projet politique de longue durée. En d’autres termes, Machiavel pense qu’une république ne peut survivre que si ses dirigeants fondent leurs décisions politiques sur les lois, mais également sur l’histoire de ladite république.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C’est seulement à cette condition que la République ne se corrompt pas et peut durer.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Discours sur la première décade de Tite-Live =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Discours sur la première décade de Tite-Live, Livre premier, Avant-Propos ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{citation bloc|j'ai formé le dessein de m'élancer dans une route qui n'a pas encore été frayée; et s'il est vrai que je doive y rencontrer bien des ennuis et des difficultés, j'espère y trouver aussi nia récompense dans l'approbation de ceux qui jetteront sur mon entreprise un regard favorable.}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quelque part, il y a un sentiment de fatalité chez Machiavel, il est conscient qu’il va défendre la République alors que la république de Florence est morte, toutes les théories de la république ne sont pas prises en considération.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{citation bloc|La médecine elle-même n'est-elle pas l'expérience faite par les médecins des anciens temps, et d'après laquelle les médecins de nos jours établissent leurs jugements? Toutefois, lorsqu'il s'est agi d'asseoir l'ordre dans une république, de maintenir les États, de gouverner les royaumes, de régler les armées, d'administrer la guerre, de rendre la justice aux sujets, on n'a encore vu ni prince, ni république, ni capitaine, ni citoyens s'appuyer de l'exemple de l'antiquité. Je crois en trouver la cause moins encore dans cette faiblesse où les vices de notre éducation actuelle ont plongé le monde, et dans ces maux qu'a faits à tant d'États et de villes chrétiennes une paresse orgueilleuse, que dans l'ignorance du véritable esprit de l'histoire, qui nous empêche en la lisant d'en saisir le sens réel et de nourrir notre esprit de la substance qu'elle renferme. Il en résulte que ceux qui lisent se bornent au plaisir de voir passer sous leurs yeux cette foule d'événements qu'elle dépeint, sans jamais songer à les imiter, jugeant cette imitation non seulement difficile, mais même impossible.}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le premier argument de Machiavel est que l’histoire nous donne des leçons, l’histoire est un guide qu’il faut suivre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Discours sur la première décade de Tite-Live, Chapitre II, De combien d’espèces sont les États et quelle fut celle de la République romaine ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{citation bloc|Voulant faire connaître quelles furent les formes du gouvernement de Rome, et par quel concours de circonstances elles atteignirent à la perfection, je dirai comme ceux qui ont écrit sur l'organisation des États, qu'il existe trois espèces de gouvernements, appelés monarchique, aristocratique ou populaire.}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce paragraphe correspond à la constitution mixte, au fond ce qu’il appelle l’État ou la République romaine c’est la constitution de République romaine qu’on qualifie de constitution mixte.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Machiavel dit que les grands philosophes, les grands théoriciens du politique ont enseigné qu’il existe trois manières de catégoriser les régimes politiques : catégorie de la monarchie, catégorie de l’aristocratie, catégorie de la démocratie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lorsqu’il parle de la monarchie, à quel régime pense-t-il ? Lorsqu’il parle de monarchie, et à ce moment de l‘histoire existent beaucoup de monarchies, il pense à la France, lorsqu’il parle d’aristocratie, il pense à Venise gouvernée par les douze doges vénitiens soit un petit noyau de familles aristocratiques, lorsqu’il emploie le terme démocratie, il pense à Athènes. Quelque part, Machiavel dit que l’idéal politique, la constitution idéale est un mélange de monarchie française, d’aristocratie vénitienne et de démocratie athénienne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce mélange hybride est la fameuse constitution mixte. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{citation bloc|Je dis donc que, toutes ces formes de gouvernements offrent des inconvénients égaux : les trois premières, parce qu'elles n'ont pas d'éléments de durée; les trois autres, par le principe de corruption qu'elles renferment. Aussi tous les législateurs renommés par leur sagesse, ayant reconnu le vice inhérent à chacun, ont évité d'employer uniquement un de ces modes de gouvernement; ils en ont choisi un qui participait de tous, le jugeant plus solide et plus stable, parce que le prince, les grands et le peuple, gouvernant ensemble l'État, pouvaient plus facilement se surveiller entre eux.}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il y a ici l’idée essentielle que le XVIIIème siècle théorisera, l’idée que tout pouvoir corrompt est que « le pouvoir doit arrêter le pouvoir » comme le dit Montesquieu. C’est l’émergence du principe de la séparation des pouvoirs et plus précisément la balance des pouvoirs. &lt;br /&gt;
À Athènes, le fait que les non-citoyens de peuvent pas voter ferait que ce serait une aristocratie et non une démocratie ; la première confusion est qu’il ne faut pas regarder Athènes avec nos yeux contemporains, Athènes est une démocratie dans le sens ou jusqu’à l’avènement du suffrage universel on définit ce qu’est une démocratie - pour Planton et Aristote - non pas par le principe de l’élection, l’élection est l’élément qui caractérise l’aristocratie, mais sur le tirage au sort qui est la caractéristique première de la démocratie, les athéniens tiraient au sort ceux qui allaient gouverner la cité pour un certain temps. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans l’histoire de la philosophie politique, le tirage au sort est la caractéristique de la démocratie et des régimes démocratiques ce qui pourrait nous faire penser que nous ne vivons pas dans une démocratie, car c’est le principe de l’élection qui supplante le tirage au sort. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au XVIIème, un débat eut lieu quant à savoir s’il fallait utiliser le tirage au sort, certains pensaient que l’intelligence et les capacités devaient arriver au pouvoir. Il faut savoir que le principe de l’élection est un principe éminemment attaché au régime aristocratique, la démocratie est fondée sur le tirage au sort, de pures démocraties au sens athénien du terme il n’en existe plus. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon Rousseau « la démocratie est un régime pour les dieux et est impossible à mettre en place », il pensait cela qu’étant fondé sur un tirage au sort cela est donc difficile à mettre en place.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Discours sur la première décade de Tite-Live, Chapitre IV, Comment la désunion entre la plèbe et le sénat rendit libre et puissant la République romaine ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Machiavel observe que Rome a réussi à se maintenir parce qu’il existait des « partis politiques » même si cela est un anachronisme. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{citation bloc|Je ne nierai point que la fortune et la discipline n'aient contribué à la puissance des Romains ; mais on aurait dû faire attention qu'une discipline excellente n'est que la conséquence nécessaire des bonnes lois, et que partout où elle règne, la fortune, à son tour, ne tarde pas à faire briller ses faveurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais venons-en aux autres particularités de cette cité. Je dis que ceux qui blâment les dissensions continuelles des grands et du peuple me paraissent désapprouver les causes mêmes qui conservèrent la liberté de Rome, et qu'ils prêtent plus d'attention aux cris et aux rumeurs que ces dissensions faisaient naître, qu'aux effets salutaires qu'elles produisaient.}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les troubles, les dissensions, les querelles politiques sont garantes de la liberté politique, mais la liberté nécessite un certain nombre de concessions. Dissension ne veut pas dire qu’il ne faut éduquer à la citoyenneté.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Discours sur la première décade de Tite-Live, Chapitre XVI, Un peuple accoutumé à vivre sous l’autorité d’un prince conserve difficilement sa liberté, si par hasard il devient libre ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le mot corruption revient toute temps, c‘est la corruption de la citoyenneté, l’idée qu’une république se perd si nous perdons l’âme de la république, ce n’est pas parce qu’on a une constitution libre qu’il ne faut pas veiller a qu’elle soit appliquée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Discours sur la première décade de Tite-Live, Chapitre XVII, Devenu libre, un peuple corrompu peut très difficilement conserver sa liberté ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il faut faire attention au peuple qui se corrompt en privilégiant l’intérêt particulier sur l’intérêt général.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Discours sur la première décade de Tite-Lie, Livre premier, Avant-Propos ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{citation bloc|Peut-être mériterai-je que l’on me compte parmi ceux qui se trompent, si dans ces Discours je m’étends sur les louanges des anciens Romains, et si j’exerce ma censure sur le siècle où nous vivons. Certes, si la vertu qui régnait en ces temps, et si le vice qui souille tout de nos jours, n’était pas plus manifeste que la clarté du soleil, je parlerais avec plus de retenue, dans la crainte de partager l’erreur dont j’accuse les autres ; mais la chose est tellement évidente, qu’elle frappe tous les yeux. J’oserai donc exposer sans détour ce que je pense de ces temps et des nôtres, afin que l’esprit des jeunes gens qui liront mes écrits puisse fuir l’exemple des uns et imiter les autres toutes les fois que la fortune leur en présentera l’occasion. C’est le devoir d’un honnête homme d’indiquer aux autres le bien que la rigueur du temps et de la fortune ne lui permet pas de faire lui-même, dans l’espoir que, parmi tous ceux qui sont capables de le comprendre, il s’en trouvera un qui, chéri du ciel, pourra parvenir à l’opérer.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
J’ai traité dans le livre précédent des mesures prises par les Romains relativement au gouvernement intérieur de la république ; je parlerai dans celui-ci de la conduite que tint ce peuple pour accroître son empire.}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Machiavel, très clairement, montre que son objectif est de nous proposer une leçon, un régime politique fondé sur les leçons du passé. Il y a, au fond, chez lui, une idée essentielle, centrale qui est que tout régime politique qui n’est pas fondé sur l’histoire sur la connaissance et la maitrise du passé est condamné à périr. Ce passage contient les mots de vice, vertu et fortune, cette première idée est importante, l’histoire est le moteur de nos actions et doit le rester.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La deuxième morale politique est l’idée qu’au fond, pour Machiavel, la nature humaine est une nature par essence corrompue. Pour Machiavel, il règne un scepticisme sur la capacité de la nature humaine à véritablement séduire cette fortune, en d’autres termes, Machiavel nous montre une vision assez pessimiste du monde, il nous donne un certain nombre de leçons, mais il conclut qu’il n’est pas certain qu’on puisse y arriver, car les vices de la société contemporaine dans laquelle il écrit sont trop importants. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Son message est de prendre les leçons du passé, imiter les régimes politiques du passé, mais il ne faut pas se faire d’illusions sur la nature humaine. Il y a une forme de vision pessimiste du monde un peu désespérante chez Machiavel. Il faut se battre pour la République, s’engager pour la République, mais rester lucide sur la capacité à la réformer et à la conserver parce que la nature humaine étant ainsi faite, la république finira par sombrer. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour [[Montesquieu et la définition de l’État libre|Montesquieu]], {{citation|tout régime périra, Rome a bien péri}}. Machiavel aurait pu dire exactement la même chose deux siècles et demi plus tôt. Cette vision presque désespérante du monde ou plutôt de l’État et de la nature humaine permet d’introduire le deuxième pilier des fondements de l’État moderne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si Machiavel, même dans une vision un peu désespérante du pouvoir, offre un certain nombre d’arguments - constitution mixte, vertu du citoyen, engagement civique -, le deuxième socle qui se met en place au moment même où Machiavel publie ''Le Prince'' et les discours est la [[L’ère de la Réforme|pensée de la Reforme]] qui est aussi un peu pessimiste.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Annexes =&lt;br /&gt;
*Le Prince. //fr.wikisource.org/w/index.php?title=Le_Prince&amp;amp;oldid=3941016.&lt;br /&gt;
*Discours sur la première décade de Tite-Live. //fr.wikisource.org/w/index.php?title=Discours_sur_la_premi%C3%A8re_d%C3%A9cade_de_Tite-Live&amp;amp;oldid=4030302.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Références =&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Category:droit]]&lt;br /&gt;
[[Category:histoire]]&lt;br /&gt;
[[Category:science-politique]]&lt;br /&gt;
[[Category:théorie politique]]&lt;br /&gt;
[[Category:Alexis Keller]]&lt;br /&gt;
[[Category:2011]] &lt;br /&gt;
[[Category:2012]]  &lt;br /&gt;
[[Category:2013]] &lt;br /&gt;
[[Category:2014]]&lt;br /&gt;
[[Category:2015]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Touriste</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://baripedia.org/index.php?title=La_lente_construction_de_l%E2%80%99Europe_au_XX%C3%A8me_si%C3%A8cle&amp;diff=30599</id>
		<title>La lente construction de l’Europe au XXème siècle</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://baripedia.org/index.php?title=La_lente_construction_de_l%E2%80%99Europe_au_XX%C3%A8me_si%C3%A8cle&amp;diff=30599"/>
		<updated>2016-01-15T16:06:40Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Touriste : /* Constitution d’un bloc */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;[[Fichier:First.Crusade.Map.jpg|thumb|Cartes historiques Europa 1000.]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans l’après guerre de 1945 jusqu’aux années 1970 est la conception de l’Europe que nous connaissons aujourd’hui mais c’est aussi la construction de deux blocs. L’émergence de la Guerre froide mais aussi la signification pour l’historie des États et pour des expressions, des revendications de nationalisme à l’intérieur de ce système d’États-Nation, de ce dialogue et de cette confrontation entre deux systèmes politiques, économiques et idéologiques.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Ces deux blocs s’organisent au niveau international entre États-Nations. Les États-Nations s’organisent et commencent à s’organiser sur un niveau supranational au dessus du niveau des nations et de leurs opérations bilatérales et multilatérales. Supra ne veut pas dire super mais au-dessus.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Est-ce que c’est une supranationalité ? Il y a une construction très longue et progressive d’institutions sur un niveau au-delà - supra - des nations mais sans pour autant relativiser totalement ou faire disparaître ce qui nous intéresse qui est le niveau de la nation.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
La Guerre froide est le contexte. L’Union Soviétique s’est construire sous la forme d’un État et des pays qui restent encore dépendants de cette confédération socialiste appartenant totalement à la zone de Staline et de ses successeurs.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Comment réconcilier le niveau de l’autonomie des États-Nations et la construction d’un niveau politique supranational ?&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Certaines puissances comme la France, l’Angleterre et la Belgique sont encore des puissances coloniales au sortir de la guerre et elles sont parfaitement autonomes et ne veulent pas abandonner leur souveraineté. Mais en même temps, on voit pas à pas la construction de ce nouveau niveau supranational ou au moins fédératif.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
= Les démocratie populaire entre bloc de l’est et l’affirmation de l’indépendance =&lt;br /&gt;
[[Fichier:Le bloc de l'est après 1945.png|250px|vignette|right|Le bloc de l'est après 1945]]&lt;br /&gt;
Apparait la Scandinavie avec la mer baltique et la méditerranée avec la Grèce. C’est un corridor qui a du subir des prises de pouvoir, par des gouvernements de coalition, par des putsch de 1945 à 1948. Dans cette partie de l’Europe c’est l’heure du communisme : cette région est sous contrôle de gouvernements à majorité communiste.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
L’Europe est divisée en deux zones d’influences. Seule l’Allemagne est divisée, négociée, à Berlin les quatre puissances sont présente.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Une ligne divise l’Europe, Churchill donne une conférence à l’Université de Zurich le 19 septembre 1946&amp;lt;ref&amp;gt;The Churchill Society London. [http://www.churchill-society-london.org.uk/astonish.html Mr Winston Churchill speaking in Zurich I9th September 1946].&amp;lt;/ref&amp;gt;&amp;lt;ref&amp;gt;[http://www.cvce.eu/obj/discours_de_winston_churchill_zurich_19_septembre_1946-fr-5da812de-3a20-4e2a-9cc1-7e0f90c8f97b.html Discours de Winston Churchill (Zurich, 19 septembre 1946)] - Le 19 septembre 1946, Winston Churchill, ancien Premier ministre britannique, prononce à l'université de Zurich un discours dans lequel il invite les pays européens à constituer les États-Unis d'Europe.&amp;lt;/ref&amp;gt; parlant pour la première fois devant un grand public d’un rideau de fer. Churchill était un conservateur très soucieux de l’expansion du communisme.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Afin de créer un contre poids et contre cette Union Soviétique avec ses alliés qui s’approchent de l’occident, alors il faut unifier l’Europe pensant à ce moment seulement à l’Europe occidentale.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Toute cette nébuleuse d’idées autour de l’unification de l’Union Européenne nous interroge notamment de savoir s’il y a des racines anciennes avec l’idée d’États-Unis d’Europe.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Après 1945 : démocraties populaires ou bloc de l’Est ==&lt;br /&gt;
À la fin de la guerre, les soviétiques occupent militairement les pays qui ont collaborés avec l’Allemagne notamment la Hongrie, la Roumanie, la Bulgarie et la Slovaquie et une partie de l’Allemagne. Les communistes sont dans des régions où ils n’étaient pas avant la guerre.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Les yougoslaves et les albanais peuvent se vanter d’avoir libérés leur pays eux-mêmes par une guerre de guérilla. Tito était communiste du point de vue idéologique mais indépendant du point de vue de l’URSS et de l’Armée Rouge.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
La Tchécoslovaquie a une longue tradition démocratique est le parti communiste est le premier parti lors des dernières élections libres de 1946 mais cela ne suffit pas pour prendre le pouvoir.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Les communistes forment un putsch en 1948, c’est un signal pour l’ouest. Contre toute promesse le camp communiste ne respecte pas les règles normales d’accès au pouvoir. À ce moment le monde libre décide de stopper cette avance.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
On ne peut pas dire que ce moment est l’origine de la Guerre Froide mais c’est ce moment où la Guerre Froide entre dans la conscience des décideurs et de l’opinion.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
La conférence de Zürich est déjà une réponse visionnaire à cette situation de l’Europe divisée.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
== Le bloc de l’est ==&lt;br /&gt;
La construction d’institutions de coopération internationale est un échange permanent entre le camp occidental et oriental. Très souvent, l’ouest fait le premier geste. Avec la division de l’Allemagne c’est d’abord l’ouest qui va insérer une monnaie propre, l’OTAN vient avant le Pacte de Varsovie. L’ouest est proactive.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
=== Constitution d’un bloc === &lt;br /&gt;
En juillet 1947, l’URSS contraint la Tchécoslovaquie et la Pologne de refuser l’aide américaine prévue par le plan Marshall.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Il y une résurgence des associations internationalistes sous la forme d’un Kominform qui réuni aussi des partis communistes qui sont des partis politiques parfaitement reconnus et notamment présents dans des gouvernements d’après guerre à l’ouest.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
En octobre 1947, lors de la conférence de fondation du Kominform, [http://fr.wikipedia.org/wiki/Andre%C3%AF_Jdanov Andrei Jdanov] (1896 - 1948), membre du bureau politique du PCUS somme les différents partis communistes de resserrer les rangs autour de l’Union soviétique.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
À ce moment s’organisent des partis communistes aussi du coté occidental autour du parti communiste de l’Union Soviétique ayant une action dans ce jeu des affaires internationales.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
En décembre 1948, le chef du parti communiste bulgare [http://fr.wikipedia.org/wiki/Georgi_Mikhailov_Dimitrov Georgi Dimitrov] (1882 - 1949) donne une nouvelle définition des démocraties populaires.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Le 28 juin 1948 une [http://fr.wikipedia.org/wiki/Rupture_Tito-Staline résolution du Kominform condamne l’expérience yougoslave]&amp;lt;ref&amp;gt;Georges-Henri Soutou, La Guerre de Cinquante ans - Les relations Est-Ouest 1943-1990, Fayard 2001, p.213&amp;lt;/ref&amp;gt;&amp;lt;ref&amp;gt;Paul Garde, Vie et mort de la Yougoslavie, Fayard, éd. de 2000, p. 91&amp;lt;/ref&amp;gt;. Sous le leadership de Tito, la Yougoslavie choisit une voie propre dans l’univers communistes mais sous la tutelle de Tito.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Les petites divergences à l’intérieur commencent tôt.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== DEUX STRUCTURES DE COOPÉRATION : économique et militaire ===&lt;br /&gt;
*fondation du CAEM avait été imposée par Staline en janvier 1949.&lt;br /&gt;
*Mais c’est surtout dans les années 1960 qu’il devient le cadre de planification des activités économiques des pays membres.&lt;br /&gt;
*signature du pacte de Varsovie en mai 1955.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Bloc de l'Ouest ==&lt;br /&gt;
[[Fichier:La situation de l'Europe en 1957.gif|400px|vignette|centré|La situation de l'Europe en 1957 - [http://atlas-historique.net/1945-1989/cartes_popups/Europe1957GF.html atlas-historique.net]]]&lt;br /&gt;
La Finlande est neutralisée mais très amicale vis-vis de l’Unions Soviétique n’ayant pas beaucoup de libertés de bouger vers l’occident. Les Pays-Baltes ont disparus comme États indépendants.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Le mur de Berlin n’est que l’expression urbaine de la frontière, à partir de 1961 c’est un vrai mur qu’on ne peut passer.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
En vert apparaissent les pays fondateurs de l’OTAN, la Turquie et la Grèce dès le début font partie de l’OTAN. Les américains qui dominent ce pacte de défense ont un grand intérêt d’inclure cette position stratégique fantastique de la Turquie entre Asie et Europe entre la mer Noire et la Méditerranée et beaucoup de pays du Moyen-Orient. Au début la Turquie n’était pas exclue du discours large d’une Europe unie anticommuniste.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Le corridor des démocraties populaires laisse apparaitre une Yougoslavie un peu entre les deux camps qui veut se distinguer notamment du régime personnel dictatorial de Staline en Union Soviétique.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Les communistes du parti et du Kominform n’aiment pas ce que Tito fait mais ils tolèrent, d’autre part l’OTAN est aussi très proche avec la sixième flotte américaine en Italie.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Entre 1945 et 1948 il y a une guerre civile en Grèce entre des groupuscules armés qui viennent de la résistance, le parti communiste voulant transformer la Grèce en pays dans l’orbite communiste. Il y a une résistance acharnée des forces conservatrices, chrétiennes et libérales.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Le monde avait alors été plus ou moins explicitement divisé. La carte a été figée pendant 40 ans sans aucun conflit militaire sur ce territoire.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Il y a des interventions armées dans le camp soviétique mais entre les blocs il n’y a pas de conflits ; ce n’est pas un ordre paisible mais un ordre précaire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les voies nationales ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Affirmation de la voie nationale yougoslave ===&lt;br /&gt;
[[Image:Marshal Tito during the Second World War in Yugoslavia, May 1944.jpg|thumb|right|Tito (à droite sur la photo) à Drvar en mai 1944.]]&lt;br /&gt;
[http://fr.wikipedia.org/wiki/Josip_Broz_Tito Josip Broz Tito] (1892-1980) qui est croate a organisé la résistance et jouit d’une forte popularité.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Pour la Yougoslavie il y a une identité nationale, basant sa fierté et son esprit d’indépendance sur la victoire contre les forces de l’Axe mais il y plusieurs problèmes.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
C’est un État multilingues, multiethniques et multireligieux. L’aspect multilingues et multiethniques est problématique parce qu’on compte six groupes ethnoculturels à l’intérieur de la Yougoslavie.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Il y a dans un certain sens des autonomies relatives à l’intérieur. On pourrait accorder une certaines autonomie à ces groupes&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Image:Ustasa-saw.jpg|right|thumb|150px|Soldats oustachis sciant la tête d'un jeune homme serbe dans le camp de Jasenovac]]&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Les forces fascistes croates, les [http://fr.wikipedia.org/wiki/Oustachis oustachis], ont collaborées proactivement, persécutées leurs ennemis politiques, des minorités ethniques et la population juive. Le chef d’État-major allemand [http://fr.wikipedia.org/wiki/Edmund_Glaise-Horstenau Von Horstenau] signala à l'État-major de Berlin que {{citation|selon des rapports dignes de foi en provenance d'un grand nombre d'observateurs civils et militaires allemands, (...) les Oustachis sont devenus totalement fous}}&amp;lt;ref&amp;gt; Johnatan Steinberg, All or Nothing. The Axis and the Holocaust 1941-1945, Routledge, London and New York 1990, pp. 29-30.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Après une période d’épuration très dure contre les Oustachis, Tito favorise l’idée du yougoslavisme (idée croate à l’origine) dans les constitutions de 1948 qui est la date de la rupture avec Staline.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Le 28 juin 1948 une résolution du Kominform condamne l’expérience yougoslave et exige l’autocritique de Tito : la Yougoslavie est expulsée du Kominform. Au printemps 1958, Tito réaffirme la spécificité de la voie yougoslave.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
En 1961, l’Albanie est le second pays à faire scission. Le dirigeant [http://fr.wikipedia.org/wiki/Enver_Hoxha Enver Hoxja] (1908-1985) qui depuis 1956 s’est rapproché de la Chine rompt ses relations diplomatiques avec l’URSS et quitte le CAEM puis le pacte de Varsovie en 1968.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Il y a des enjeux ancrés dans la mémoire de ces groupes mais ils créent quand même ensemble un État fédérateur pour se libérer de la tutelle soviétique et stalinienne.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Il y a des forces qui mènent à la cohérence de cet État, c’est un véritable projet.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Révoltes politiques comme « voie nationale » revendiquée ===&lt;br /&gt;
Des révoltes voulaient parfois reformer le socialisme et parfois refuser le régime actuel. Ce sont très souvent des grèves et des révoltes armées matées par des forces armées non pas nationales mais par des tanks soviétiques.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
C’est l’Armée Rouge qui est dans ces pays la puissance d’occupation devant aider les régimes communistes à sauvegarder la domination communiste contre ces révoltes populaires.&lt;br /&gt;
En Allemagne de l’est en 1953 a lieu de grandes grèves nationales. Cela commence par des revendications classiques salariales. Avec la généralisation de la grève cela devient national et ensuite des revendications de réunir l’Allemagne. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[File:Будапешт 56. Голова статуи Сталина.jpg|200px|thumb|La tête de la statue renversée de Staline à Budapest]]&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Quatre ans après la guerre, il y a des revendications contre le régime communiste et pour unir l’Allemagne.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Cette dynamique dans les autres conflits est encore beaucoup plus marquée parce que la tentative de révolution en Hongrie en 1956 est une véritable guerre civile.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
L’Union Soviétique va récupérer le pays, il y avait une peur d’une escalade des revendications nationales et une remise en cause des frontières politiques. En Hongrie c’est une révolte anticommuniste et antirusse.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Dans la révolution de 1956 on fait référence à la révolution de 1848 qui été une révolution contre les Habsbourg qui fut matée par l’armé du Tsar. Les russes ont plusieurs fois empêchés les hongrois de devenir indépendant ou de déterminer leur propre destin.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
En Tchécoslovaquie à Prague en 1968, des jeunes préparent le Printemps de Prague voulant reformer le socialisme avec un visage humain. Cependant, les armées des alliés socialistes vont envahir le pays. Le 5 janvier 1968 Alexander Dubcek devient secrétaire général du Parti communiste.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Les polonais se sont révoltés à plusieurs reprises avec des revendications politiques et de plus d’autonomie en 1956, 1968, 1970 - 1971, 1976, 1980 – 1981.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Ce ne sont pas des révoltes nationales ou nationales en soi, mais la question de l’autodétermination sont des idées du droit international depuis au moins le Président Wilson à la fin de la première guerre mondiale.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
On voit comment des questions nationales peuvent être nourries et réactualisées à l’intérieur d’un système de modernisation de ces pays. Les questions nationales ne disparaissent pas.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== La Yougoslavie en 1974 ==&lt;br /&gt;
[[Fichier:La Yougoslavie titiste en 1974.gif|400px|vignette|droite|La Yougoslavie titiste en 1974 - [http://atlas-historique.net/1945-1989/cartes/Yougoslavie1974.html atlas-historique.net]]]&lt;br /&gt;
La Yougoslavie était vue comme un modèle, seulement, les politiques d’autonomisation relative laissent toujours un esprit de comparaison et de discrimination. Les politiques peuvent au moins aider le conflit à rester latent entre les nationalités.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Le nationalisme et les idées de revendication d’autonomie nationale se réactualisent dans les rapports socioéconomiques et dans les relations internationales. C’est un socialisme moderne sauvegardé et maintenu sur un « petit feu ».&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Les revendications nationales restent un enjeu dans les discussions inter-yougoslaves.&lt;br /&gt;
Ça n’a pas disparu. Dans les années 1990 il va y avoir une rhétorique hyperbolique avec l’idée de la Grande Croatie, de la Grande Serbie et des idées affirmées des purifications ethniques.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Adoption du principe de nation « narod », ou peuple au sens ethnico-culturel. À sa naissance, la Yougoslavie se décompose en six républiques territoriales : Serbie, Croatie, Slovénie, Monténégro Bosnie-Herzégovine et Macédoine et diverses identités ethniques qui ne sont pas nécessairement territorialisées comme la nation tsigane.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Printemps croate a lieu à la fin années 1960 et au début années 1970, tandis qu’en 1974 est promulguée un nouvelle constitutiondonnant plus d’autonomie pour les régions.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Slobodan Milosevic est né en 1941 et devient le chef du parti communiste à Belgrade en 1984, puis en 1987, chef du parti communiste de la Serbie et enfin 1989 présidents de la Serbie.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
À Belgrade, le 28 juin 1989, est fêté en grande pompe le 600e anniversaire de la bataille du Kosovo qui marque le début de la domination ottomane sur la Serbie. La fête réunit à Gazi Mestan (Kosovo) plus d'un million de personnes et déchaînement de la ferveur nationaliste serbe, déclenchement de la crise yougoslave des années 1990 : série de conflits armés, purifications ethniques, intervention de l’OTAN.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Il y a certes une autonomie relative mais il n’y a pas de « territoires purs » ayant pour conséquence de mener à la violence suite à la politique des années 1990.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
[[Fichier:Europe Plan Marshall. Poster 1947.JPG|400px|vignette|centré|Le plan Marshall est un programme coordonné américain afin de rapprocher des pays européens à la voie européenne : liberté, démocratie, consommation. Ce qui est intéressant sont les couleurs et les drapeaux tandis que le Bateau est l’État qui est une allégorie des temps modernes. C’est l’idée que l’Europe est sur la voie de devenir un seul État.]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= L’Europe occidentale – la construction de l’Union européenne =&lt;br /&gt;
C’est l’histoire autour de l’idée de coopérer plus dans une union, dans quelque chose parmi les États-Nations européens.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Le XIXème siècle est un temps de nationalisme mais aussi un temps de globalisation. Ce sont des phénomènes paradoxaux et parfois parallèles avec des gens qui veulent une autonomie très forte mais intéressés par le commerce international, qui font des voyages et traduisent des livres de natures différentes.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
C’est l’ère du nationalisme pour autant il y a l’idée de coopération comme partenaires plus ou moins égaux comme pays nationaux travaillant avec le voisin et avec les autres.Parallèlement à la préparation de la première guerre, il y a l’idée de coopération.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Ce sont parfois des idées liées à des idées religieuses avec l’Église qui a des structures en soi. Il y de nombreux penseurs conservateurs qui ont pensés une Europe chrétienne, c’est l’idée de l’occident qui a toujours été un facteur que l’on pouvait citer comme une idée afin de se distinguer de l’Asie, des musulmans, des colonies, de la Russie et dans un certain sens définir culturellement les frontières de l’Europe.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
La première guerre mondiale est un premier obstacle qui est un traumatisme profond affaiblissant les nationalismes.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
La fin de la Première Guerre Mondiale et le début des années 1920 est le moment où beaucoup d’intellectuels ont affirmés qu’il fallait trouver des manières de coopérer pacifiquement et culturellement : il faut réconcilier les anciens ennemis.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Le couple franco-allemand est symbolique parce qu’il a causé les conflits précédents en 1870 et la Première Guerre Mondiale.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Beaucoup de choses ne mènent pas directement à des réactions politiques mais il est important de se rappeler cela est de voir une multitude de forces à ce moment. Il faut voir sur la base des États pouvoir coopérer.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
== Au lendemain de la Grande guerre : le plus ancien mouvements européen ==&lt;br /&gt;
[[Image:International Paneuropean Union flag.png|thumb|right|upright=0.6|Drapeau de l'Union paneuropéenne internationale.]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[http://fr.wikipedia.org/wiki/Richard_Nikolaus_de_Coudenhove-Kalergi Coudenhove-Kalergi] créé l’[http://fr.wikipedia.org/wiki/Pan-Europe Union paneuropéenne] comme un lobby de coopération européenne, c’est un club de penseurs, de publicistes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Vont être attirés quelques uns des grands noms intellectuels de ce monde, comme Einstein et Rolland. C’est un mouvement élitiste écouté.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
En 1923 Richard Coudenhove-Kalergi publie son lire-manifeste Paneuropa&amp;lt;ref&amp;gt;[http://icp.ge.ch/po/cliotexte/annees-20-30-crises-totalitarisme/pan.europe.1923.html Extraits de Richard N. COUDENHOVE-KALERGI, Pan-Europa (1923)], 3 pages A4 Voici des extraits du livre &amp;quot;Pan-europa&amp;quot; de Richard Coudenhove-Kalergi publié en 1923. Ce livre est fondateur en matière de pensée et de construction européenne.&amp;lt;/ref&amp;gt; où il préconise la création d’une union des États européens qui est le seul moyen d’éviter que se reproduise la catastrophe de 1914 – 1918. Il s’interroge si « l’Europe, dans son morcellement politique et économique, peut-elle assurer sa paix et son indépendance face aux puissances mondiales extra-européennes qui sont en pleine croissance ? »&amp;lt;ref&amp;gt;Richard Coudenhove-Kalergi pp. 10-11&amp;lt;/ref&amp;gt;&amp;lt;ref&amp;gt;Richard Coudenhove-Kalergi, Pan-Europe, Vienne, 1923, réédition. PUF, 1988&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
L’arrivée de l’Amérique en Europe est une nouvelle donne tandis que la Russie n’est pas encore menaçante. L’Europe se positionne dans un monde globalisé.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Initiatives des milieux économiques dans l’entre-deux-guerres ==&lt;br /&gt;
L’industriel luxembourgeois [http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89mile_Mayrisch Émile Mayrisch] est favorable à une politique douanière européenne et à une entente sectorielle.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
L’approche libre-échangiste est une approche anglaise qui prône la construction d’une grande zone de libre-échange. Ce sont tous des hommes ancrés dans leurs pays voulant dans un certain sens défendre leur pays à travers la coopération.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Dans les domaines économiques, il y a déjà des accords non-étatiques entre branches industrielles afin de favoriser le commerce et l’échange notamment entre des régions qui ont des matières premières et d’autres régions qui sont dans l’industrie. Accords entre 1925 et 1928 dans certaines branches industrielles, souci d’union, tout particulièrement pour faire face à la concurrence américaine. Cela concerne principalement l’industrie lourde qui sont des vrais enjeux dans la coopération de l’entre-deux-guerres.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
En 1927, sont constituées des ententes européennes dans le domaine sidérurgique, du ciment puis des matières colorantes. Mayrisch est favorable à une union douanière européenne dans le cadre de relations étroites avec le comité français de l’union douanière fondé en 1927&amp;lt;ref&amp;gt;les idées défendues par Richard Coudenhove-Kalergi dans son ouvrage Pan-Europe (1923) et dans le Manifeste paneuropéen.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Il recommande aussi de multiplier les ententes régionales sur les principaux produits comme le cartel de l’acier et de la potasse.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Il y a l’idée de l’Europe des régions, comme les États-Nations ne veulent pas coopérer, alors on contourne le fait national en coopérant dans d’autres domaines.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
En 1926 est fondé un comité franco-allemand de documentation et d’information pour lutter contre la diffusion des stéréotypes nationaux. Il faut faire quelque chose contre les images, les stéréotypes, la xénophobie venant de la propagande de la guerre.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Toute la gamme a été repérée entre le culturel, les medias, l’action des industries et de la société civile afin d’arriver à dépasser le nationalisme étatisé.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== L’après deuxième guerre : initiatives d’intellectuels ==&lt;br /&gt;
Tous les décideurs de l’après guerre ont vécus les deux guerres ayant eu deux fois le trauma.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Mouvance chrétienne et personnalités ===&lt;br /&gt;
*à ce courant appartiennent, le philosophe Emmanuel Mounier (1905-1950) qui crée la revue Esprit en 1932,&lt;br /&gt;
*l’écrivain suisse Denis de Rougemont (1906-1985)&lt;br /&gt;
*le prêtre italien Luigi Sturzo (1905-1959)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== à Genève ===&lt;br /&gt;
*les rencontres internationales qui s’organisent à partir de 1946 : Rougemont forme l’idée des régions.&lt;br /&gt;
*la fondation du Centre européen de la Culture. Denis de Rougemont tente d’y promouvoir l’idée d’une Europe fédérale et pacifiste, 1949&lt;br /&gt;
*il est par ailleurs un des promoteurs de la constitution du Centre européen de la recherche nucléaire (CERN) fondé sur la frontière franco-suisse en 1952.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Pour Rougemont, il ne faut attendre des accords gouvernementaux mais il faut réaliser.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Le Conseil de l’Europe de 1949 à 2010 ==&lt;br /&gt;
[[Fichier:Conseil de l'europe documentation française.jpg|300px|vignette|droite]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Conseil de l’Europe est l’une des réalisations précoce avant l’Union Économique commençant déjà en 1942.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Fondé en 1949, il est essentiellement tourné vers la culture et les droits de l’homme et compte actuellement 47 États membres qui se dotent en 1950 de la Convention européenne des droits de l’homme et d’une Cour européenne des droits de l’homme à Strasbourg depuis 1959 (différent de la cour de justice des communautés)&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Depuis 1990, commission européenne pour la démocratie et par le droit portant assistance aux pays de l’Est.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Aujourd’hui la division de l’Europe a été surmontée, mais l’objectif était de stimuler l’échange et la coopération intellectuelle.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Dès le début, le Conseil de l’Europe va se doter d’une convention européenne des droits de l’homme qui reprend l’esprit de la convention des droits de l’homme que les nouvelles Nations-Unies formulent en 1944. C’est dans un certain sens une réponse à un mouvement global et pour répondre à la Shoa et aux crimes contre l’humanité de la deuxième guerre.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Cette déclaration a, pour les membres qui s’associent au Conseil de l’Europe, une validité juridique. C’est pourquoi, à Strasbourg, il y a une Cour européenne des droits de l’homme décidant sur des litiges qu’un citoyen européen a avec son gouvernement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Plan Schumann et réconciliation franco-allemande ==&lt;br /&gt;
[[Fichier:Stamps of Germany (BRD) 1968, MiNr 556.jpg|thumb|right|left|''Robert Schuman''&amp;lt;br /&amp;gt;(timbre allemand de 1968).]]&lt;br /&gt;
[http://fr.wikipedia.org/wiki/Robert_Schuman Robert Schuman] est un haut fonctionnaire français. Le 9 mai 1950, 5 ans et un jour après la guerre est commencé une collaboration dans l’industrie lourde afin de commencer quelque chose de concret dans le cadre de la coopération. Il propose de placer la production franco-allemande de charbon et d'acier sous une Haute Autorité commune donnant lieu au Traité de la CECA de 1951 – 1952.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
{{citation bloc|La paix mondiale ne saurait être sauvegardée sans des efforts créateurs à la mesure des dangers qui la menacent.}}&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
{{citation bloc|L'Europe ne se fera pas d'un coup, ni dans une construction d'ensemble : elle se fera par des réalisations concrètes créant d'abord une solidarité de fait.}}&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
{{citation bloc|La mise en commun des productions de charbon et d'acier (...) changera le destin de ces régions longtemps vouées à la fabrication des armes de guerre dont elles ont été les plus constantes victimes.}}&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Il y a une peur d’un retour de la guerre mais une volonté de coopération et une reconstruction par étapes en commençant par des secteurs stratégiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Brève histoire de l’Union européenne ==&lt;br /&gt;
16 avril 1948 : création de l’organisation européenne de coopération économique (OECE) afin de répartir les fonds du plan Marshall d’aide américaine à la reconstruction de l’Europe.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
1949 : pacte atlantique (création de l’OTAN).&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
1950 : plan Schumann.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
8 avril 1951 : l’Allemagne, la Belgique, la France, l’Italie, le Luxembourg et les Pays-Bas signent le Traité de Paris instituant la première Communauté du charbon et de l’acier (CECA).&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
1954 : échec de la CED (Communauté européenne de défense).&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
25 mars 1957 : six pays (Allemagne, Belgique, France, Italie, Luxembourg et Pays-Bas) signent le Traité de Rome créant la Communauté économique européenne (CEE ou Marché commun) et la Communauté européenne de l’énergie atomique, ou Euratom (= Europe des Six).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les étapes de la construction européen 1957 – 2007 ==&lt;br /&gt;
[[Fichier:Les étapes de la construction européenne (1957-2007).jpg|400px|vignette|centré|Les étapes de la construction européenne (1957-2007)]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les pays de la zone euro ==&lt;br /&gt;
[[Fichier:Les pays de la zone euro.png|center|400px]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’État-Nation reste fort, il est même renforcé par la collaboration européenne : c’est le paradoxe de l‘Union Européenne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Références =&lt;br /&gt;
*Canapa Marie-Paule. [http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/receo_0035-1415_1973_num_4_2_1152 Le conflit entre le Kominform et la La rupture entre la Yougoslavie]. In: Revue de l'Est. Volume 4, 1973, N°2. pp. 153-172.&lt;br /&gt;
*Le [http://icp.ge.ch/po/cliotexte/annees-20-30-crises-totalitarisme/europe.union.1930.html projet Léger-Briand d'union fédérale européenne] (1929-1930)&lt;br /&gt;
*[http://europa.eu/about-eu/basic-information/symbols/europe-day/schuman-declaration/index_fr.htm La déclaration Schuman du 9 mai 1950], europa.eu&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Notes = &lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[category:histoire]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Touriste</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://baripedia.org/index.php?title=La_lente_construction_de_l%E2%80%99Europe_au_XX%C3%A8me_si%C3%A8cle&amp;diff=30598</id>
		<title>La lente construction de l’Europe au XXème siècle</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://baripedia.org/index.php?title=La_lente_construction_de_l%E2%80%99Europe_au_XX%C3%A8me_si%C3%A8cle&amp;diff=30598"/>
		<updated>2016-01-15T15:59:47Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Touriste : /* Les démocratie populaire entre bloc de l’est et l’affirmation de l’indépendance */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;[[Fichier:First.Crusade.Map.jpg|thumb|Cartes historiques Europa 1000.]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans l’après guerre de 1945 jusqu’aux années 1970 est la conception de l’Europe que nous connaissons aujourd’hui mais c’est aussi la construction de deux blocs. L’émergence de la Guerre froide mais aussi la signification pour l’historie des États et pour des expressions, des revendications de nationalisme à l’intérieur de ce système d’États-Nation, de ce dialogue et de cette confrontation entre deux systèmes politiques, économiques et idéologiques.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Ces deux blocs s’organisent au niveau international entre États-Nations. Les États-Nations s’organisent et commencent à s’organiser sur un niveau supranational au dessus du niveau des nations et de leurs opérations bilatérales et multilatérales. Supra ne veut pas dire super mais au-dessus.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Est-ce que c’est une supranationalité ? Il y a une construction très longue et progressive d’institutions sur un niveau au-delà - supra - des nations mais sans pour autant relativiser totalement ou faire disparaître ce qui nous intéresse qui est le niveau de la nation.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
La Guerre froide est le contexte. L’Union Soviétique s’est construire sous la forme d’un État et des pays qui restent encore dépendants de cette confédération socialiste appartenant totalement à la zone de Staline et de ses successeurs.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Comment réconcilier le niveau de l’autonomie des États-Nations et la construction d’un niveau politique supranational ?&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Certaines puissances comme la France, l’Angleterre et la Belgique sont encore des puissances coloniales au sortir de la guerre et elles sont parfaitement autonomes et ne veulent pas abandonner leur souveraineté. Mais en même temps, on voit pas à pas la construction de ce nouveau niveau supranational ou au moins fédératif.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
= Les démocratie populaire entre bloc de l’est et l’affirmation de l’indépendance =&lt;br /&gt;
[[Fichier:Le bloc de l'est après 1945.png|250px|vignette|right|Le bloc de l'est après 1945]]&lt;br /&gt;
Apparait la Scandinavie avec la mer baltique et la méditerranée avec la Grèce. C’est un corridor qui a du subir des prises de pouvoir, par des gouvernements de coalition, par des putsch de 1945 à 1948. Dans cette partie de l’Europe c’est l’heure du communisme : cette région est sous contrôle de gouvernements à majorité communiste.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
L’Europe est divisée en deux zones d’influences. Seule l’Allemagne est divisée, négociée, à Berlin les quatre puissances sont présente.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Une ligne divise l’Europe, Churchill donne une conférence à l’Université de Zurich le 19 septembre 1946&amp;lt;ref&amp;gt;The Churchill Society London. [http://www.churchill-society-london.org.uk/astonish.html Mr Winston Churchill speaking in Zurich I9th September 1946].&amp;lt;/ref&amp;gt;&amp;lt;ref&amp;gt;[http://www.cvce.eu/obj/discours_de_winston_churchill_zurich_19_septembre_1946-fr-5da812de-3a20-4e2a-9cc1-7e0f90c8f97b.html Discours de Winston Churchill (Zurich, 19 septembre 1946)] - Le 19 septembre 1946, Winston Churchill, ancien Premier ministre britannique, prononce à l'université de Zurich un discours dans lequel il invite les pays européens à constituer les États-Unis d'Europe.&amp;lt;/ref&amp;gt; parlant pour la première fois devant un grand public d’un rideau de fer. Churchill était un conservateur très soucieux de l’expansion du communisme.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Afin de créer un contre poids et contre cette Union Soviétique avec ses alliés qui s’approchent de l’occident, alors il faut unifier l’Europe pensant à ce moment seulement à l’Europe occidentale.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Toute cette nébuleuse d’idées autour de l’unification de l’Union Européenne nous interroge notamment de savoir s’il y a des racines anciennes avec l’idée d’États-Unis d’Europe.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Après 1945 : démocraties populaires ou bloc de l’Est ==&lt;br /&gt;
À la fin de la guerre, les soviétiques occupent militairement les pays qui ont collaborés avec l’Allemagne notamment la Hongrie, la Roumanie, la Bulgarie et la Slovaquie et une partie de l’Allemagne. Les communistes sont dans des régions où ils n’étaient pas avant la guerre.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Les yougoslaves et les albanais peuvent se vanter d’avoir libérés leur pays eux-mêmes par une guerre de guérilla. Tito était communiste du point de vue idéologique mais indépendant du point de vue de l’URSS et de l’Armée Rouge.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
La Tchécoslovaquie a une longue tradition démocratique est le parti communiste est le premier parti lors des dernières élections libres de 1946 mais cela ne suffit pas pour prendre le pouvoir.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Les communistes forment un putsch en 1948, c’est un signal pour l’ouest. Contre toute promesse le camp communiste ne respecte pas les règles normales d’accès au pouvoir. À ce moment le monde libre décide de stopper cette avance.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
On ne peut pas dire que ce moment est l’origine de la Guerre Froide mais c’est ce moment où la Guerre Froide entre dans la conscience des décideurs et de l’opinion.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
La conférence de Zürich est déjà une réponse visionnaire à cette situation de l’Europe divisée.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
== Le bloc de l’est ==&lt;br /&gt;
La construction d’institutions de coopération internationale est un échange permanent entre le camp occidental et oriental. Très souvent, l’ouest fait le premier geste. Avec la division de l’Allemagne c’est d’abord l’ouest qui va insérer une monnaie propre, l’OTAN vient avant le Pacte de Varsovie. L’ouest est proactive.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
=== Constitution d’un bloc === &lt;br /&gt;
En juillet 1947, l’URSS contraint la Tchécoslovaquie et la Pologne de refuser l’aide américaine avec le plan Marshall.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Il y une résurgence des associations internationalistes sous la forme d’un Kominform qui réuni aussi des partis communistes qui sont des partis politiques parfaitement reconnus et notamment présents dans des gouvernements d’après guerre à l’ouest.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
En octobre 1947, lors de la conférence de fondation du Kominform, [http://fr.wikipedia.org/wiki/Andre%C3%AF_Jdanov Andrei Jdanov] (1896 - 1948), membre du bureau politique du PCUS somme les différents partis communistes de resserrer les rangs autour de l’Union soviétique.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
À ce moment s’organise des partis communistes aussi du coté occidental autour du parti communiste de l’Union Soviétique ayant une action dans ce jeu des affaires internationales.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
En décembre 1948, le chef du parti communiste bulgare [http://fr.wikipedia.org/wiki/Georgi_Mikhailov_Dimitrov Georgi Dimitrov] (1882 - 1949) donne une nouvelle définition des démocraties populaires.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Le 28 juin 1948 une [http://fr.wikipedia.org/wiki/Rupture_Tito-Staline résolution du Kominform condamne l’expérience yougoslave]&amp;lt;ref&amp;gt;Georges-Henri Soutou, La Guerre de Cinquante ans - Les relations Est-Ouest 1943-1990, Fayard 2001, p.213&amp;lt;/ref&amp;gt;&amp;lt;ref&amp;gt;Paul Garde, Vie et mort de la Yougoslavie, Fayard, éd. de 2000, p. 91&amp;lt;/ref&amp;gt;. Sous le leadership de Tito, la Yougoslavie choisit une voie propre dans l’univers communistes mais sous la tutelle de Tito.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Les petites divergences à l’intérieur commencent tôt.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== DEUX STRUCTURES DE COOPÉRATION : économique et militaire ===&lt;br /&gt;
*fondation du CAEM avait été imposée par Staline en janvier 1949.&lt;br /&gt;
*Mais c’est surtout dans les années 1960 qu’il devient le cadre de planification des activités économiques des pays membres.&lt;br /&gt;
*signature du pacte de Varsovie en mai 1955.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Bloc de l'Ouest ==&lt;br /&gt;
[[Fichier:La situation de l'Europe en 1957.gif|400px|vignette|centré|La situation de l'Europe en 1957 - [http://atlas-historique.net/1945-1989/cartes_popups/Europe1957GF.html atlas-historique.net]]]&lt;br /&gt;
La Finlande est neutralisée mais très amicale vis-vis de l’Unions Soviétique n’ayant pas beaucoup de libertés de bouger vers l’occident. Les Pays-Baltes ont disparus comme États indépendants.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Le mur de Berlin n’est que l’expression urbaine de la frontière, à partir de 1961 c’est un vrai mur qu’on ne peut passer.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
En vert apparaissent les pays fondateurs de l’OTAN, la Turquie et la Grèce dès le début font partie de l’OTAN. Les américains qui dominent ce pacte de défense ont un grand intérêt d’inclure cette position stratégique fantastique de la Turquie entre Asie et Europe entre la mer Noire et la Méditerranée et beaucoup de pays du Moyen-Orient. Au début la Turquie n’était pas exclue du discours large d’une Europe unie anticommuniste.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Le corridor des démocraties populaires laisse apparaitre une Yougoslavie un peu entre les deux camps qui veut se distinguer notamment du régime personnel dictatorial de Staline en Union Soviétique.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Les communistes du parti et du Kominform n’aiment pas ce que Tito fait mais ils tolèrent, d’autre part l’OTAN est aussi très proche avec la sixième flotte américaine en Italie.&lt;br /&gt;
Entre 1945 et 1948 il y a une guerre civile en Grèce entre des groupuscules armés qui viennent de la résistance, le parti communiste voulant transformer la Grèce en pays dans l’orbite communiste. Il y a une résistance acharnée des forces conservatrices, chrétiennes et libérales.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Le monde avait alors été plus ou moins explicitement divisé. La carte a été figée pendant 40 ans sans aucun conflit militaire sur ce territoire.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Il y a des interventions armées dans le camp soviétique mais entre les blocs il n’y a pas de conflits ; ce n’est pas un ordre paisible mais un ordre précaire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les voies nationales ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Affirmation de la voie nationale yougoslave ===&lt;br /&gt;
[[Image:Marshal Tito during the Second World War in Yugoslavia, May 1944.jpg|thumb|right|Tito (à droite sur la photo) à Drvar en mai 1944.]]&lt;br /&gt;
[http://fr.wikipedia.org/wiki/Josip_Broz_Tito Josip Broz Tito] (1892-1980) qui est croate a organisé la résistance et jouit d’une forte popularité.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Pour la Yougoslavie il y a une identité nationale, basant sa fierté et son esprit d’indépendance sur la victoire contre les forces de l’Axe mais il y plusieurs problèmes.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
C’est un État multilingues, multiethniques et multireligieux. L’aspect multilingues et multiethniques est problématique parce qu’on compte six groupes ethnoculturels à l’intérieur de la Yougoslavie.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Il y a dans un certain sens des autonomies relatives à l’intérieur. On pourrait accorder une certaines autonomie à ces groupes&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Image:Ustasa-saw.jpg|right|thumb|150px|Soldats oustachis sciant la tête d'un jeune homme serbe dans le camp de Jasenovac]]&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Les forces fascistes croates, les [http://fr.wikipedia.org/wiki/Oustachis oustachis], ont collaborées proactivement, persécutées leurs ennemis politiques, des minorités ethniques et la population juive. Le chef d’État-major allemand [http://fr.wikipedia.org/wiki/Edmund_Glaise-Horstenau Von Horstenau] signala à l'État-major de Berlin que {{citation|selon des rapports dignes de foi en provenance d'un grand nombre d'observateurs civils et militaires allemands, (...) les Oustachis sont devenus totalement fous}}&amp;lt;ref&amp;gt; Johnatan Steinberg, All or Nothing. The Axis and the Holocaust 1941-1945, Routledge, London and New York 1990, pp. 29-30.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Après une période d’épuration très dure contre les Oustachis, Tito favorise l’idée du yougoslavisme (idée croate à l’origine) dans les constitutions de 1948 qui est la date de la rupture avec Staline.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Le 28 juin 1948 une résolution du Kominform condamne l’expérience yougoslave et exige l’autocritique de Tito : la Yougoslavie est expulsée du Kominform. Au printemps 1958, Tito réaffirme la spécificité de la voie yougoslave.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
En 1961, l’Albanie est le second pays à faire scission. Le dirigeant [http://fr.wikipedia.org/wiki/Enver_Hoxha Enver Hoxja] (1908-1985) qui depuis 1956 s’est rapproché de la Chine rompt ses relations diplomatiques avec l’URSS et quitte le CAEM puis le pacte de Varsovie en 1968.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Il y a des enjeux ancrés dans la mémoire de ces groupes mais ils créent quand même ensemble un État fédérateur pour se libérer de la tutelle soviétique et stalinienne.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Il y a des forces qui mènent à la cohérence de cet État, c’est un véritable projet.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Révoltes politiques comme « voie nationale » revendiquée ===&lt;br /&gt;
Des révoltes voulaient parfois reformer le socialisme et parfois refuser le régime actuel. Ce sont très souvent des grèves et des révoltes armées matées par des forces armées non pas nationales mais par des tanks soviétiques.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
C’est l’Armée Rouge qui est dans ces pays la puissance d’occupation devant aider les régimes communistes à sauvegarder la domination communiste contre ces révoltes populaires.&lt;br /&gt;
En Allemagne de l’est en 1953 a lieu de grandes grèves nationales. Cela commence par des revendications classiques salariales. Avec la généralisation de la grève cela devient national et ensuite des revendications de réunir l’Allemagne. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[File:Будапешт 56. Голова статуи Сталина.jpg|200px|thumb|La tête de la statue renversée de Staline à Budapest]]&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Quatre ans après la guerre, il y a des revendications contre le régime communiste et pour unir l’Allemagne.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Cette dynamique dans les autres conflits est encore beaucoup plus marquée parce que la tentative de révolution en Hongrie en 1956 est une véritable guerre civile.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
L’Union Soviétique va récupérer le pays, il y avait une peur d’une escalade des revendications nationales et une remise en cause des frontières politiques. En Hongrie c’est une révolte anticommuniste et antirusse.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Dans la révolution de 1956 on fait référence à la révolution de 1848 qui été une révolution contre les Habsbourg qui fut matée par l’armé du Tsar. Les russes ont plusieurs fois empêchés les hongrois de devenir indépendant ou de déterminer leur propre destin.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
En Tchécoslovaquie à Prague en 1968, des jeunes préparent le Printemps de Prague voulant reformer le socialisme avec un visage humain. Cependant, les armées des alliés socialistes vont envahir le pays. Le 5 janvier 1968 Alexander Dubcek devient secrétaire général du Parti communiste.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Les polonais se sont révoltés à plusieurs reprises avec des revendications politiques et de plus d’autonomie en 1956, 1968, 1970 - 1971, 1976, 1980 – 1981.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Ce ne sont pas des révoltes nationales ou nationales en soi, mais la question de l’autodétermination sont des idées du droit international depuis au moins le Président Wilson à la fin de la première guerre mondiale.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
On voit comment des questions nationales peuvent être nourries et réactualisées à l’intérieur d’un système de modernisation de ces pays. Les questions nationales ne disparaissent pas.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== La Yougoslavie en 1974 ==&lt;br /&gt;
[[Fichier:La Yougoslavie titiste en 1974.gif|400px|vignette|droite|La Yougoslavie titiste en 1974 - [http://atlas-historique.net/1945-1989/cartes/Yougoslavie1974.html atlas-historique.net]]]&lt;br /&gt;
La Yougoslavie était vue comme un modèle, seulement, les politiques d’autonomisation relative laissent toujours un esprit de comparaison et de discrimination. Les politiques peuvent au moins aider le conflit à rester latent entre les nationalités.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Le nationalisme et les idées de revendication d’autonomie nationale se réactualisent dans les rapports socioéconomiques et dans les relations internationales. C’est un socialisme moderne sauvegardé et maintenu sur un « petit feu ».&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Les revendications nationales restent un enjeu dans les discussions inter-yougoslaves.&lt;br /&gt;
Ça n’a pas disparu. Dans les années 1990 il va y avoir une rhétorique hyperbolique avec l’idée de la Grande Croatie, de la Grande Serbie et des idées affirmées des purifications ethniques.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Adoption du principe de nation « narod », ou peuple au sens ethnico-culturel. À sa naissance, la Yougoslavie se décompose en six républiques territoriales : Serbie, Croatie, Slovénie, Monténégro Bosnie-Herzégovine et Macédoine et diverses identités ethniques qui ne sont pas nécessairement territorialisées comme la nation tsigane.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Printemps croate a lieu à la fin années 1960 et au début années 1970, tandis qu’en 1974 est promulguée un nouvelle constitutiondonnant plus d’autonomie pour les régions.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Slobodan Milosevic est né en 1941 et devient le chef du parti communiste à Belgrade en 1984, puis en 1987, chef du parti communiste de la Serbie et enfin 1989 présidents de la Serbie.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
À Belgrade, le 28 juin 1989, est fêté en grande pompe le 600e anniversaire de la bataille du Kosovo qui marque le début de la domination ottomane sur la Serbie. La fête réunit à Gazi Mestan (Kosovo) plus d'un million de personnes et déchaînement de la ferveur nationaliste serbe, déclenchement de la crise yougoslave des années 1990 : série de conflits armés, purifications ethniques, intervention de l’OTAN.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Il y a certes une autonomie relative mais il n’y a pas de « territoires purs » ayant pour conséquence de mener à la violence suite à la politique des années 1990.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
[[Fichier:Europe Plan Marshall. Poster 1947.JPG|400px|vignette|centré|Le plan Marshall est un programme coordonné américain afin de rapprocher des pays européens à la voie européenne : liberté, démocratie, consommation. Ce qui est intéressant sont les couleurs et les drapeaux tandis que le Bateau est l’État qui est une allégorie des temps modernes. C’est l’idée que l’Europe est sur la voie de devenir un seul État.]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= L’Europe occidentale – la construction de l’Union européenne =&lt;br /&gt;
C’est l’histoire autour de l’idée de coopérer plus dans une union, dans quelque chose parmi les États-Nations européens.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Le XIXème siècle est un temps de nationalisme mais aussi un temps de globalisation. Ce sont des phénomènes paradoxaux et parfois parallèles avec des gens qui veulent une autonomie très forte mais intéressés par le commerce international, qui font des voyages et traduisent des livres de natures différentes.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
C’est l’ère du nationalisme pour autant il y a l’idée de coopération comme partenaires plus ou moins égaux comme pays nationaux travaillant avec le voisin et avec les autres.Parallèlement à la préparation de la première guerre, il y a l’idée de coopération.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Ce sont parfois des idées liées à des idées religieuses avec l’Église qui a des structures en soi. Il y de nombreux penseurs conservateurs qui ont pensés une Europe chrétienne, c’est l’idée de l’occident qui a toujours été un facteur que l’on pouvait citer comme une idée afin de se distinguer de l’Asie, des musulmans, des colonies, de la Russie et dans un certain sens définir culturellement les frontières de l’Europe.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
La première guerre mondiale est un premier obstacle qui est un traumatisme profond affaiblissant les nationalismes.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
La fin de la Première Guerre Mondiale et le début des années 1920 est le moment où beaucoup d’intellectuels ont affirmés qu’il fallait trouver des manières de coopérer pacifiquement et culturellement : il faut réconcilier les anciens ennemis.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Le couple franco-allemand est symbolique parce qu’il a causé les conflits précédents en 1870 et la Première Guerre Mondiale.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Beaucoup de choses ne mènent pas directement à des réactions politiques mais il est important de se rappeler cela est de voir une multitude de forces à ce moment. Il faut voir sur la base des États pouvoir coopérer.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
== Au lendemain de la Grande guerre : le plus ancien mouvements européen ==&lt;br /&gt;
[[Image:International Paneuropean Union flag.png|thumb|right|upright=0.6|Drapeau de l'Union paneuropéenne internationale.]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[http://fr.wikipedia.org/wiki/Richard_Nikolaus_de_Coudenhove-Kalergi Coudenhove-Kalergi] créé l’[http://fr.wikipedia.org/wiki/Pan-Europe Union paneuropéenne] comme un lobby de coopération européenne, c’est un club de penseurs, de publicistes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Vont être attirés quelques uns des grands noms intellectuels de ce monde, comme Einstein et Rolland. C’est un mouvement élitiste écouté.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
En 1923 Richard Coudenhove-Kalergi publie son lire-manifeste Paneuropa&amp;lt;ref&amp;gt;[http://icp.ge.ch/po/cliotexte/annees-20-30-crises-totalitarisme/pan.europe.1923.html Extraits de Richard N. COUDENHOVE-KALERGI, Pan-Europa (1923)], 3 pages A4 Voici des extraits du livre &amp;quot;Pan-europa&amp;quot; de Richard Coudenhove-Kalergi publié en 1923. Ce livre est fondateur en matière de pensée et de construction européenne.&amp;lt;/ref&amp;gt; où il préconise la création d’une union des États européens qui est le seul moyen d’éviter que se reproduise la catastrophe de 1914 – 1918. Il s’interroge si « l’Europe, dans son morcellement politique et économique, peut-elle assurer sa paix et son indépendance face aux puissances mondiales extra-européennes qui sont en pleine croissance ? »&amp;lt;ref&amp;gt;Richard Coudenhove-Kalergi pp. 10-11&amp;lt;/ref&amp;gt;&amp;lt;ref&amp;gt;Richard Coudenhove-Kalergi, Pan-Europe, Vienne, 1923, réédition. PUF, 1988&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
L’arrivée de l’Amérique en Europe est une nouvelle donne tandis que la Russie n’est pas encore menaçante. L’Europe se positionne dans un monde globalisé.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Initiatives des milieux économiques dans l’entre-deux-guerres ==&lt;br /&gt;
L’industriel luxembourgeois [http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89mile_Mayrisch Émile Mayrisch] est favorable à une politique douanière européenne et à une entente sectorielle.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
L’approche libre-échangiste est une approche anglaise qui prône la construction d’une grande zone de libre-échange. Ce sont tous des hommes ancrés dans leurs pays voulant dans un certain sens défendre leur pays à travers la coopération.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Dans les domaines économiques, il y a déjà des accords non-étatiques entre branches industrielles afin de favoriser le commerce et l’échange notamment entre des régions qui ont des matières premières et d’autres régions qui sont dans l’industrie. Accords entre 1925 et 1928 dans certaines branches industrielles, souci d’union, tout particulièrement pour faire face à la concurrence américaine. Cela concerne principalement l’industrie lourde qui sont des vrais enjeux dans la coopération de l’entre-deux-guerres.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
En 1927, sont constituées des ententes européennes dans le domaine sidérurgique, du ciment puis des matières colorantes. Mayrisch est favorable à une union douanière européenne dans le cadre de relations étroites avec le comité français de l’union douanière fondé en 1927&amp;lt;ref&amp;gt;les idées défendues par Richard Coudenhove-Kalergi dans son ouvrage Pan-Europe (1923) et dans le Manifeste paneuropéen.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Il recommande aussi de multiplier les ententes régionales sur les principaux produits comme le cartel de l’acier et de la potasse.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Il y a l’idée de l’Europe des régions, comme les États-Nations ne veulent pas coopérer, alors on contourne le fait national en coopérant dans d’autres domaines.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
En 1926 est fondé un comité franco-allemand de documentation et d’information pour lutter contre la diffusion des stéréotypes nationaux. Il faut faire quelque chose contre les images, les stéréotypes, la xénophobie venant de la propagande de la guerre.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Toute la gamme a été repérée entre le culturel, les medias, l’action des industries et de la société civile afin d’arriver à dépasser le nationalisme étatisé.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== L’après deuxième guerre : initiatives d’intellectuels ==&lt;br /&gt;
Tous les décideurs de l’après guerre ont vécus les deux guerres ayant eu deux fois le trauma.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Mouvance chrétienne et personnalités ===&lt;br /&gt;
*à ce courant appartiennent, le philosophe Emmanuel Mounier (1905-1950) qui crée la revue Esprit en 1932,&lt;br /&gt;
*l’écrivain suisse Denis de Rougemont (1906-1985)&lt;br /&gt;
*le prêtre italien Luigi Sturzo (1905-1959)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== à Genève ===&lt;br /&gt;
*les rencontres internationales qui s’organisent à partir de 1946 : Rougemont forme l’idée des régions.&lt;br /&gt;
*la fondation du Centre européen de la Culture. Denis de Rougemont tente d’y promouvoir l’idée d’une Europe fédérale et pacifiste, 1949&lt;br /&gt;
*il est par ailleurs un des promoteurs de la constitution du Centre européen de la recherche nucléaire (CERN) fondé sur la frontière franco-suisse en 1952.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Pour Rougemont, il ne faut attendre des accords gouvernementaux mais il faut réaliser.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Le Conseil de l’Europe de 1949 à 2010 ==&lt;br /&gt;
[[Fichier:Conseil de l'europe documentation française.jpg|300px|vignette|droite]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Conseil de l’Europe est l’une des réalisations précoce avant l’Union Économique commençant déjà en 1942.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Fondé en 1949, il est essentiellement tourné vers la culture et les droits de l’homme et compte actuellement 47 États membres qui se dotent en 1950 de la Convention européenne des droits de l’homme et d’une Cour européenne des droits de l’homme à Strasbourg depuis 1959 (différent de la cour de justice des communautés)&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Depuis 1990, commission européenne pour la démocratie et par le droit portant assistance aux pays de l’Est.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Aujourd’hui la division de l’Europe a été surmontée, mais l’objectif était de stimuler l’échange et la coopération intellectuelle.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Dès le début, le Conseil de l’Europe va se doter d’une convention européenne des droits de l’homme qui reprend l’esprit de la convention des droits de l’homme que les nouvelles Nations-Unies formulent en 1944. C’est dans un certain sens une réponse à un mouvement global et pour répondre à la Shoa et aux crimes contre l’humanité de la deuxième guerre.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Cette déclaration a, pour les membres qui s’associent au Conseil de l’Europe, une validité juridique. C’est pourquoi, à Strasbourg, il y a une Cour européenne des droits de l’homme décidant sur des litiges qu’un citoyen européen a avec son gouvernement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Plan Schumann et réconciliation franco-allemande ==&lt;br /&gt;
[[Fichier:Stamps of Germany (BRD) 1968, MiNr 556.jpg|thumb|right|left|''Robert Schuman''&amp;lt;br /&amp;gt;(timbre allemand de 1968).]]&lt;br /&gt;
[http://fr.wikipedia.org/wiki/Robert_Schuman Robert Schuman] est un haut fonctionnaire français. Le 9 mai 1950, 5 ans et un jour après la guerre est commencé une collaboration dans l’industrie lourde afin de commencer quelque chose de concret dans le cadre de la coopération. Il propose de placer la production franco-allemande de charbon et d'acier sous une Haute Autorité commune donnant lieu au Traité de la CECA de 1951 – 1952.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
{{citation bloc|La paix mondiale ne saurait être sauvegardée sans des efforts créateurs à la mesure des dangers qui la menacent.}}&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
{{citation bloc|L'Europe ne se fera pas d'un coup, ni dans une construction d'ensemble : elle se fera par des réalisations concrètes créant d'abord une solidarité de fait.}}&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
{{citation bloc|La mise en commun des productions de charbon et d'acier (...) changera le destin de ces régions longtemps vouées à la fabrication des armes de guerre dont elles ont été les plus constantes victimes.}}&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Il y a une peur d’un retour de la guerre mais une volonté de coopération et une reconstruction par étapes en commençant par des secteurs stratégiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Brève histoire de l’Union européenne ==&lt;br /&gt;
16 avril 1948 : création de l’organisation européenne de coopération économique (OECE) afin de répartir les fonds du plan Marshall d’aide américaine à la reconstruction de l’Europe.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
1949 : pacte atlantique (création de l’OTAN).&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
1950 : plan Schumann.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
8 avril 1951 : l’Allemagne, la Belgique, la France, l’Italie, le Luxembourg et les Pays-Bas signent le Traité de Paris instituant la première Communauté du charbon et de l’acier (CECA).&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
1954 : échec de la CED (Communauté européenne de défense).&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
25 mars 1957 : six pays (Allemagne, Belgique, France, Italie, Luxembourg et Pays-Bas) signent le Traité de Rome créant la Communauté économique européenne (CEE ou Marché commun) et la Communauté européenne de l’énergie atomique, ou Euratom (= Europe des Six).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les étapes de la construction européen 1957 – 2007 ==&lt;br /&gt;
[[Fichier:Les étapes de la construction européenne (1957-2007).jpg|400px|vignette|centré|Les étapes de la construction européenne (1957-2007)]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les pays de la zone euro ==&lt;br /&gt;
[[Fichier:Les pays de la zone euro.png|center|400px]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’État-Nation reste fort, il est même renforcé par la collaboration européenne : c’est le paradoxe de l‘Union Européenne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Références =&lt;br /&gt;
*Canapa Marie-Paule. [http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/receo_0035-1415_1973_num_4_2_1152 Le conflit entre le Kominform et la La rupture entre la Yougoslavie]. In: Revue de l'Est. Volume 4, 1973, N°2. pp. 153-172.&lt;br /&gt;
*Le [http://icp.ge.ch/po/cliotexte/annees-20-30-crises-totalitarisme/europe.union.1930.html projet Léger-Briand d'union fédérale européenne] (1929-1930)&lt;br /&gt;
*[http://europa.eu/about-eu/basic-information/symbols/europe-day/schuman-declaration/index_fr.htm La déclaration Schuman du 9 mai 1950], europa.eu&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Notes = &lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[category:histoire]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Touriste</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://baripedia.org/index.php?title=Les_Am%C3%A9riques_%C3%A0_la_veille_des_ind%C3%A9pendances_(C._Pernet)&amp;diff=19944</id>
		<title>Les Amériques à la veille des indépendances (C. Pernet)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://baripedia.org/index.php?title=Les_Am%C3%A9riques_%C3%A0_la_veille_des_ind%C3%A9pendances_(C._Pernet)&amp;diff=19944"/>
		<updated>2015-05-20T08:38:34Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Touriste : /* Le métissage et les « castes » */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&lt;br /&gt;
= Population indigène =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== La population indigène == &lt;br /&gt;
Il y a une grande diversité de peuples mais deux empires apparaissent. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le continent américain n'est pas un espace vierge lorsque les espagnols arrivent à la fin du XVème siècle. Ils doivent affronter une civilisation impressionnante et une société complexe. Vers 1500, il y avait plus de 350 groupes tribaux, 15 centres culturels et trois formes d'organisations fondamentales.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces formes d'organisation étaient des '''populations nomades''' ; une '''population semi-sédentaire ou sédentaire''' qui vivaient d'une forme d'agriculture de subsistance, comparable avec civilisation de la côte est ; et une '''population dense et sédentaire''' qui arrive à produire un surplus considérable. Ce surplus permet la spécialisation des professions et l'apparition de centres urbains très développés ainsi que de l'artisanat, les arts et l'entreprise de projets à grande échelle. Le commerce notamment peut se faire sur de longues distances comme par exemple au Mexique sur des distances allant jusqu'à 1000 kilomètres. Ces sociétés sont complexes, avec une noblesse héritière. Il y a une importance fondamentale de la hiérarchie qui s'établit avec une justification religieuse et des rituels. Les structures sont similaires à la société féodale espagnole, ce qui aura des conséquences importantes sur la colonisation puisque les structures sont similaires, et du coup on comprend mieux ce que l'un attend de l'autre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== L’Empire aztèque à l’arrivée des espagnols : 1520 == &lt;br /&gt;
[[Fichier:The Mexican empire of Montezuma.png|250px|vignette|droite|L'Empire mexicain de Moctezuma ]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'Empire aztèque a subjugué les autres peuples du plateau central et est devenu un très grand empire. Lorsque les espagnols arrivent, ils sont très impressionnés, surtout par la ville de [http://fr.wikipedia.org/wiki/Mexico-Tenochtitlan Tenochtitlan].&lt;br /&gt;
Tenochtitlán, la capitale des Aztèques, correspond aujourd'hui à México qui est la capitale du Mexique actuel.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces cartes sont faites à partir des écrits des aztèques et de fouilles archéologiques. Tenochtitlán a tant impressionné les espagnols car c'est une ville bien plus grande que ce que l'on pouvait retrouver en Espagne. Séville par exemple avait 70000 habitants alors que Tenochtitlán en dénombre 200000 soit presque trois fois plus grande que Séville. En Europe, les villes étaient complètement chaotiques alors que Tenochtitlán est bien organisée, il y a des canaux pour les bateaux mais aussi des chemins et diverses infrastructures. Les habitants sont principalement des artisans ou travaillent dans le service. La culture urbaine est assez supérieure par rapport à l'Europe. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
La production agricole se fait dans des jardins flottants, est amassé de la terre pour créer des parcelles dans le lac. La production est assez efficiente. Aujourd'hui, le lac Texcoco est asséché. Cette ville était une merveille aux yeux des espagnols.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;gallery&amp;gt;&lt;br /&gt;
Fichier:Aztec Empire 1519 map-fr.svg|Mexico-Tenochtitlan, capitale de l'empire aztèque, a été construite dans le plateau central du Mexique, sur une île du lac Texcoco.&lt;br /&gt;
Fichier:Templo Mayor and Cathedral.jpg|Les ruines des différentes étapes de construction du Templo Mayor, à Mexico, en 2008.&lt;br /&gt;
Fichier:Valley of Mexico c.1519-fr.svg|Tenochtitlan et la vallée de Mexico vers 1519.&lt;br /&gt;
Fichier:Tlatelolco Marketplace.JPG|Représentation du marché de Tlatelolco (Muséum Field de Chicago).&lt;br /&gt;
Fichier:Tenochtitlan y Golfo de Mexico 1524.jpg|Plan de Mexico-Tenochtitlan réalisé en 1524 par un des Espagnols ayant participé à la conquête de l'Empire aztèque.&lt;br /&gt;
Fichier:Codex Mendoza folio 2r.jpg|Au centre de ce folio du Codex Mendoza, on reconnaît le glyphe de la capitale aztèque faisant référence au mythe de la fondation de la cité.&lt;br /&gt;
&amp;lt;/gallery&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les Incas : Terraces sur le lac Titicaca ==&lt;br /&gt;
[[Fichier:Les Incas- Terraces sur le lac Titicaca.png|250px|vignette|droite|Les Incas:  Terraces sur le lac Titicaca]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les Incas se retrouvent plus au Sud. Leurs villes ne sont pas comparables aux aztèques mais certains aspects de leur civilisation sont très importants et notamment l'agriculture en terrasse. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'Empire andin est aussi très complexe et sa production agricole est sophistiquée. En plus de cette agriculture en terrasse, il est possible d'y observer des clans familiaux qui occupent plusieurs niches écologiques. Les villages n'ont donc pas seulement des terres dans les hautes montagnes mais à tous les niveaux. C'est ainsi que chaque famille assure sa subsistance car elles savent justement exploiter des niches très diverses les unes des autres.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il y avait donc à l'époque deux grands centres de civilisations à savoir les aztèques et incas mais en périphérie de ces deux, d'autres groupes d'indigènes moins développés comme les semi nomades voire les nomades. Le processus de colonisation sera beaucoup plus difficile à établir sur ces groupes là.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Pisac : les ruines d’une ville incaïque == &lt;br /&gt;
[[File:Pisac007.jpg|thumb|center|350px|Q'allaqasa : la citadelle]]&lt;br /&gt;
Il est possible de reconnaître le système de défense de la cité de [http://fr.wikipedia.org/wiki/P%C3%ADsac Pisac].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Christoph Colomb : 1451 - 1506 == &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Colomb.jpeg|200px|vignette|Portrait présumé de Christophe Colomb, attribué à Ridolfo del Ghirlandaio : yeux bleus, visage allongé au front haut, nez aquilin, menton orné d'une fossette, cheveux devenus blancs dès l'âge de 30 ans&amp;lt;ref&amp;gt;Marquis A. De Belloy, ''Christophe Colomb Et La Découverte Du Nouveau Monde'', éd. Eugène Ducrocq, 1864, 204 p.&amp;lt;/ref&amp;gt;.]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Christoph Colomb est un navigateur génois mais originaire de Cali en Corse. À 50 ans, il décide de partir à la recherche d'un chemin plus court pour accéder aux Indes l'objectif étant d'aller en Asie pour tracer une nouvelle route de commerce. La découverte des Amériques n'est donc qu'un effet secondaire de cette quête vers l'Asie. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La recherche des « sponsors » === &lt;br /&gt;
Pour entreprendre son voyage, Colomb se doit d'abord de chercher un mécène. En 1480, il s'adresse notamment à Gènes et est refusé presque partout. Isabelle la Catholique est la seule intéressée à participer à son expédition étant intéressée par le commerce de denrées et de produits rares comme le thé. Elle est aussi très religieuse et la possibilité d'exporter le catholicisme dans le monde est une motivation très importante au contraire de Colomb. Ainsi, Isabelle la Catholique accepte de financer son voyage transatlantique. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Bahamas, Hispaniola, Cuba === &lt;br /&gt;
Colomb va effectuer quatre voyages. Il arrive d'abord dans les Caraïbes, fait le tour de plusieurs îles et ne touche que l'Amérique centrale. Il touche la côte du Brésil lors de son troisième voyage sans prendre conscience qu'il a atteint un continent cinq plus grand que l'Espagne et le Portugal réunis. Il n'est absolument pas conscient du continent qui se cache derrière.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Christopher Columbus voyages map-fr.svg|thumb|center|350px|Trajet des quatre voyages de Colomb aux « Indes ».]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Les mécanismes de la conquête ===&lt;br /&gt;
Lorsque que Colomb prend possession du territoire et qu'il découvre de l'or dans les Caraïbes qu'on utilisait déjà sur place en autre pour la fabrication de bijoux, il est très intéressé et s'installe sur ces îles pour mieux exploiter l'or. La nouvelle parvient rapidement en Espagne devenant une motivation pour les conquistadors.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les voyages de Colomb ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= La conquête =&lt;br /&gt;
Selon les espagnols, la colonisation est l'histoire de héros courageux. Juste oublié quelques petits détails qui s'avèrent être cruciaux, comme le fait qu'ils aient réussi à conquérir le territoire d'abord grâce aux maladies transmises (fièvre jaune,syphilis etc) qui ont tout simplement causé une catastrophe démographique, mais aussi grâce aux alliances avec les groupes indigènes sans lesquels ils n'auraient jamais réussi à survivre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Conquête de l’empire aztèques : 1519 - 1521 &lt;br /&gt;
*Conquête des Incas : 1531-1533 &lt;br /&gt;
*Alliances avec des groupes indigènes&lt;br /&gt;
*México : 800-900 soldats espagnoles, 200000 alliés de Tlaxcala 	&lt;br /&gt;
*Effets	des maladies 	&lt;br /&gt;
*Armes	supérieures des européens, dans une moindre mesure mais tout de	même. Ils ont des canons et peuvent se protéger avec leurs	armures.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
800 à 900 soldats espagnoles qui s'allient avec 200 000 rivaux des aztèques, les Tlaxcalas. Au final c'est plutôt les espagnoles et	les alliés indigènes qui ont participés à une guerre à	l'intérieur de l'empire aztèque.&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
La colonisation espagnole avance plus lentement avec les groupes non	structurés hiérarchiquement, le processus est bcp plus lent. Quand	les colonisateurs font face à une hiérarchie, il remplace les	chefs des aztèques par un espagnol. A part couper la tête du	système, ils ne le pertubent pas et laisse faire les choses comme	avant. Pour les indigènes, ça ne changent pas grand chose à part	le fait qu'il y ait un espagnol à la tête. Ce remplacement de	l'élite indigène par des espagnoles fonctionne assez bien.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On	voit bien l'écart avec la colonisation du Nord où l'on a repoussé	les indigènes alors que là on les intègre directement dans le	processus. On garde le système qui fonctionne et qui apporte des	richesses.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== La conquête de l’Empire aztèque == &lt;br /&gt;
[[Fichier:La route de Cortés - un chemin de découverte et de conquête.jpg|vignette|300px|La route de Cortés : un chemin de découverte et de conquête - [http://www.cndp.fr/pour-memoire/le-mexique-3000-ans-dhistoire/lhistoire-du-mexique-dans-les-nouveaux-programmes/la-route-de-cortes-un-chemin-de-decouverte-et-de-conquete.html cndp.fr]]]&lt;br /&gt;
La conquête se fait donc grâce aux alliés avec lesquels ils se cachent dans les montagnes. Le processus sera similaire avec les Incas. Les espagnoles exploitent une division entre deux frères, s'allient avec l'un d'entre eux et fait tomber l'empire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;gallery&amp;gt;&lt;br /&gt;
Fichier:«La conquête - un miracle de Santiago, le plus grand apôtre de Dieu».png|«La conquête :  un miracle de Santiago, le plus grand apôtre de Dieu» - gravure sur bois du XVIème siècle.&lt;br /&gt;
File:Murales Rivera - Markt in Tlatelolco 3.jpg|enochtitlan, fresque murale de Diego Rivera.&lt;br /&gt;
File:Codex azcatitlan222.jpg|Conquistadors et porteurs indigènes dans le [[Codex Azcatitlan]].&lt;br /&gt;
&amp;lt;/gallery&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Organisation de la conquête == &lt;br /&gt;
[[Fichier:L'organisation de la conqupete.jpg|vignette|300px|L'organisation de la conqupete - [http://www.larousse.fr/archives/grande-encyclopedie/page/610 larousse.fr]]]&lt;br /&gt;
*Suivant les grandes civilisations&lt;br /&gt;
*Processus rapide - dans une période de 30 ans arrivent à se mettre à la tête des grandes civilisations de ce continent.&lt;br /&gt;
*Périphérie pas sous contrôle - pas beaucoup d'influence dans les périphéries ou avec les autres civilisations indigènes qui arrivent à se battre assez efficacement contre l'influence espagnole.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== La structure politique des colonies espagnoles: Le royaume de la Nouvelle Espagne, le royaume du Pérou == &lt;br /&gt;
Très vite les espagnoles essayent d'imposer une structure politique sous forme de royaume ou le vice roi délégué de l'Espagne va prendre le pouvoir. Toute l'Amérique du Sud appartenant au royaume du Pérou et Aztèque : à l'Espagne. On fait des transferts à des cours juridiques, le vice roi a une cour lui aussi et désigne les conquistadors, leur distribue la main d'oeuvre et les richesses des indigènes. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Problème avec la couronne : ce sont des hommes militaires qui ont fait la conquête de l'Amérique et la couronne a du mal à s'imposer face à ceux-ci qui ne veulent pas se soumettre. Après quelques exécutions ici et là, arrive à s'imposer et à bâtir ce système politique.La relation entre pouvoir militaire et couronne toujours un peu délicate.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;gallery&amp;gt;&lt;br /&gt;
Fichier:El virreinato del Perú.jpg|El virreinato del Perú - [http://acceso.ku.edu/unidad7/sucesos/sucesos3.shtml acceso.ku.edu/]&lt;br /&gt;
Fichier:MAP OF THE VICEROYALTY OF NEW SPAIN.jpg|MAP OF THE VICEROYALTY OF NEW SPAIN - [http://homepages.udayton.edu/~santamjc/Caribbean1.html udayton.edu]&lt;br /&gt;
&amp;lt;/gallery&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== L’autre empire : Portugal et le Brésil == &lt;br /&gt;
[[File:Treaty of Tordesillas.jpg|thumb|Couverture de la version portugaise du traité de Tordesillas.]]&lt;br /&gt;
Avec le [http://fr.wikipedia.org/wiki/Trait%C3%A9_de_Tordesillas traité de Tordesillas] de 1494, c'est là que les espagnols font appel au Pape pour décider de la distribution des terres dans le Nouveau Monde. A Valladolid des représentants espagnols et portugais se rencontrent pour fixer les limites. La limite de démarcation se fait à l'Ouest de l'île duCap Vert (unméridien nord-sud localisé à 370 lieues (1 770 km) à l'ouest des îles du Cap Vert méridien qui se situerait aujourd'hui à 46° 37' ouest.),ligne droite. A l'Est = Portugal, à l'Ouest Espagne. Ce genre de partage n'a rien de nouveau mais veut simplement dire que la côte brésilienne est désormais dans les mains des portugais. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sur cette côte, la population indigène est petite, semi-sédentaire ou nomade. Il y a peu de confort matériel, les indigènes vivent adaptés à l’environnement avec presque rien.On ne trouve pas d'or ni d'argent, pas grand chose qui pourrait servir de valeurs immédiates et les portugais ne s'intéressent du coup pas trop à leur territoire. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les portugais sont plutôt intéressé par le commerce avec l’Asie. Les structures sociales restent rudimentaires faisant que la colonisation est lente. En 1600 on compte 30000 portugais au Brésil alors qu'ils sont 160000 espagnols en Amérique latine.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La production de sucre et l'importation des esclaves de l’Afrique sont liés. Ce n'est seulement qu'au XVIème siècle qu'on découvre qu'on peut produire du sucre de canne dans un territoire énorme qui devient alors intéressant. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais qui va planter vu qu'il n'y a pas beaucoup de population ? Les portugais arrivent à la même réponse que britanniques, il faut avoir recours aux esclaves importés d'Afrique. Commence donc l'importation d'esclaves africains vers le Brésil.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Meridien-trodesillas-terre.jpg|400px|vignette|centré|Le méridien de Tordesillas divisele Nouveau Monde. Si l'Espagne acceptait le traité moyennant parfois des compensations, le Portugal eut du mal à défendre ses colonies orientales devant la convoitise des Hollandais, des Anglais et des Français - Document [https://ag.purdue.edu/hla/Pages/default.aspx U.Purdue].]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= L’esclavage aux Amériques =&lt;br /&gt;
[[Fichier:Village pittoresque - gravure de Jean Baptiste Debret (1835).jpg|200px|vignette|droite|Village pittoresque - gravure de Jean Baptiste Debret (1835) - [http://www.herodote.net/XVIe_au_XIXe_siecles-synthese-14.php herodote.net]]]&lt;br /&gt;
Au Mexique ainsi qu'au Pérou il y a très peu d'esclaves car la main d'oeuvre des populations indigènes est suffisante pour  produire pour l'élite espagnole. Par contre dans les Caraïbes, avec le climat tropical les cultures de sucre et de coton, il y a beaucoup plus d'esclaves que dans le mainland. Le Brésil a le chiffre le plus élevé, suivi par les Caraïbes. En Amérique du Nord on dénombre très peu d'esclave.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Importance du commerce des esclaves Noirs dans les différents régions du Nouveau Monde.gif|400px|vignette|centré|Importance du commerce des esclaves Noirs dans les différents régions du Nouveau Monde]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= L’économie coloniale des Espagnols = &lt;br /&gt;
*'''Société féodal, basé sur le travail indigène'''&lt;br /&gt;
L'objectif des espagnols est de créer une société féodale. Les colonisateurs veulent s'accaparer les ressources avec des vols et des pillages dans les premières décennies. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par la suite, les espagnols utilisent de façon directe ou indirecte les indigènes. Directement en mobilisant les travailleurs qui doivent accomplir des corvées. Dans les Andes, le travail dans les mines, nombre d'indigènes qui meurent du froid et des mauvaises conditions dans des régions assez hostiles. Indirectement en étant obligé de produire  des biens pour leurs seigneurs, après ils sont libre de décider du reste de leur production. Toutefois, cela reste un système féodal où les espagnols survivent grâce à l'exploitation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*'''Métaux précieux : l’or, l’argent''' &lt;br /&gt;
Exporte des métaux d'abord par le pillage puis par l'exploitation. La colonisation fait qu'il y a un monopole. On importe des produits manufacturés, du vin et de l'huile aussi.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*'''Système mercantiliste avec deux ports en Espagne, quatre ports en Amérique : Veracruz, Cartagena, Lima, Panama''' &lt;br /&gt;
Concentre le trafic d'abord à Séville puis à Cadix. Système mercantiliste donc aussi instauré entre Amérique et Espagne, qui fixe chaque année la nature et la qualité des importations. On limite d'ailleurs les ports, aux amériques quatre ports qui étaient responsables de transporter tout ce qui vient ou va vers la métropole. Système de flotte qui permet à la couronne de contrôler le commerce. Chaque année ou tous les deux ans, part d'Espagne une flotte pour la Nouvelle Espagne et des galions pour le Pérou. Chaque flotte avait de 70 à 80 navires remplis de choses. Ensuite, ils rapportent les matières premières.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*'''La contrebande (par le Brésil et le Rio de la Plata)'''&lt;br /&gt;
Ce système fonctionne assez bien mais bien sûr il y a des contrebandiers qui prennent des métaux pour les vendre directement en Europe. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== La mine d’argent de Potosí == &lt;br /&gt;
Le système coloniale depend de l'or et de l'argent. Potosi est l'un des endroits les plus tristes en Bolivie avec des montagnes où on a enlevé des tonnes d'argent, des milliers d'indigènes meurent dans des conditions effroyables, 30 degrés à l'intérieur de la mine, -15 degrés la nuit, des outils simplistes pour extraire l'argent. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C'est cet argent qui a permis l'industrialisation de l'Europe, a crée énormement de richesses. Cet argent ira jusqu'à la Chine, les Philippines dans le cadre d'un réseau de marchandises.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;gallery&amp;gt;&lt;br /&gt;
Fichier:Capitulo-CIX.jpg|Potosí. La primera imagen en Europa. Pedro Cieza de León, 1553.&lt;br /&gt;
Fichier:Moll - Map of South America - Detail Potosi.png|Cerro Rico de Potosí.&lt;br /&gt;
&amp;lt;/gallery&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== L’économie coloniale : Le commerce triangulaire ==&lt;br /&gt;
[[Fichier:L’économie_coloniale_-_Le_commerce_triangulaire.jpg|400px|cadre|centré]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On voit les ports qui peuvent faire le commerce légal. Il n'y a rien dans la région de l'Argentine. On produit l'argent dans les andes à la hauteur du Chili, il est donc facile de prendre l'argent et de faire du commerce vers la côte Atlantique de l'Amérique du Sud.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le peuplement de Buenos Aires a beaucoup à voir avec des contrebandistes qui importent et exportent. Il légal jusqu'à la fin du XVIIIe. Pouvoirs étrangers qui participent aussi à la contrebande comme le Royaume-Uni et la France.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Avec le commerce triangulaire, on importe vers les colonies des produits manufacturés et des esclaves comme main d'oeuvre. Triangle donc matières premieres / produits manufacturé et esclaves.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= La ville coloniale – idéale et réalité (modèle Santiago de Chile, 1700) = &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Société espagnole est urbaine ==&lt;br /&gt;
[[Fichier:Tenochtitlan y Golfo de Mexico 1524.jpg|vignette|upright=1.2|Plan de Mexico-Tenochtitlan réalisé en 1524 par un des Espagnols ayant participé à la [[conquête de l'Empire aztèque]].]]&lt;br /&gt;
C'est la ville qui constitue le centre politique des royaumes. La ville coloniale se situe au centre du pouvoir administratif, le vice-roi,les juges, les dignitaires catholiques etc résident tous dans la ville. En tant que membre de l'élite coloniale, il faut être en ville car c'est le centre de la civilisation et les campagnes ne sont pas appréciées. C'est bien différent du Nord où il y a dans les middle colonies et en Nouvelle Angleterre des propriétaires qui travaillent notamment leurs terrains.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En Amérique Latine, 65 villes sont fondées avant 1523, vers 1600 se sont plus de 120 villes assez peuplées.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les ordres religieux fondent aussi des universités (à Saint Domingue, Limaet Mexico), puis d'autres suivent à Bogota et Quito. Harvard est fondé à Boston en 1636  au moment où il y a déjà huit université qui fonctionnent depuis 80 ans en Amérique latine. On voit que les centres urbains sont beaucoup plus importants pour espagnols qu'anglais.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Métropole de Mexico est une très grande ville, encombrée de monde. [http://en.wikipedia.org/wiki/Bernardo_de_Balbuena Bernardo de Balbuena] très impressionné, écrit le poème très connu “ [http://es.wikisource.org/wiki/Bernardo_de_Balbuena Grandeza Mexicana]”&amp;lt;ref&amp;gt;Grandeza Mexicana, por Bernardo de Balbuena - [http://www.biblioteca.tv/artman2/publish/1604_311/Grandeza_Mexicana_por_Bernardo_de_Balbuena_629.shtml biblioteca.tv]&amp;lt;/ref&amp;gt; qui est une célébration de la vie urbaine dans la colonie. La civilisation se trouve dans la ville, tout ce qui est hors de la ville est de la barbarie. On voit l'attitude envers les indigènes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1800, Mexico compte 100000 habitants en faisant la ville la plus grande, à Lima on dénombre 80000 habitants, à Buenos Aires 25000. En comparaison, Philadelphie en Amérique du Nord qui est la plus grande ville compte 40000 habitants. Il y a déjà un écart important. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On va organiser l’espace afin de maintenir des hiérarchies comme un « damier d’échecs ». Si on n'est pas d'origine espagnole, il peut parfois être interdit de vivre légalement dans la ville. Le soucis est de maintenir une distinction sociale et ethnique. Même si on peut à peine survivre, le conquistador sera au milieu de la ville et l'indigène reste en périphérie. Il faut maintenir hiérarchie dans la ville à tout prix.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Maintenir les hiérarchies dans la ville == &lt;br /&gt;
*'''Qui habite où ? L’ordre symbolique de vêtements''' &lt;br /&gt;
L'ordre symbolique est très important. Tout genre de règles qui s'appliquent,qui peut porter tel genre de vetêment, les indigènes n'ont pas le droit de porter des chaussures, certains tissus comme la soie sont interdits aux femmes indigènes qui viennent vendre des produits etc. Il y a beaucoup de de règlements parce qu'il faut de façon constante affirmer une distinction entre espagnols et indigènes, et même au sein des castes il y a des différences entre les espagnols. À l'Eglise aussi, si un grand seigneur arrive et que sa place habituelle est prise, scandale, dueletc. Archive juridique montre &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*'''Les processions'''&lt;br /&gt;
-&amp;gt;processus juridique dans les processions etc. Lié à l'importance de la réputation dans une société de caste.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Le métissage et les « castes » ==&lt;br /&gt;
• La hiérarchie entre les espagnols : Les nobles, les marchands, les religieux, les militaires, les artisans &lt;br /&gt;
Société divisée et chaque groupe a des obligations et des privilèges. Les nobles : surtout ceux qui viennent de l'Espagne ou les conquistadors qui ont un titre. Noble peut être le chef de plusieurs communautés indigènes qui vont faire pour lui des corvées ou payer des taxes. C'est l'élite la plus haute. Ensuite, les marchands et commerçants, ont leur propre confrérie, mais ne peuvent pas trop se mêler aux nobles. Aussi les religieux qui contrôlent l'éducation, ils ont un code juridique aussi, un peu mis à part car les prêtres catholiques ne peuvent pas se marier et donc pas famille etc. Même chose pour militaire aussi à part. Chaque famille essaye d'avoir des gens influents dans chaque classe : mili,religieux etc.&lt;br /&gt;
Ensuite il y les gens du commun : artisans européens, ensuite créoles ou métis. Aussi propre confrérie, et propre codes symboliques et hiérarchiques. La société espagnole est vrmt très hiérarchique aussi bien au sens ethnique qu'au niveau des castes et des groupes professionnels. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
• Métissage: Espagnols, créoles, mestizos. Espagnols arrivent sans femmes, le métissage se fait donc immédiatement. Se marient avec des indigènes, puis avec des esclaves. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
• Séparation «espagnoles» et«indiens» n’est pas soutenable longtemps. Cette division de la société super stricte est impossible à soutenir puisque pas de femmes espagnoles. Surtout dans villes, bcp de métisses, enfants d'espagnol et d'indigène, les mestizos, groupe qui devient de plus en plus puissant. Espagnols obsédé par cette organisation en caste. On essaye de faire toutes les distinctions possibles. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les indigènes doivent rester dans leur communauté natale car ils représentent une valeur : celle de l'impôt et de la corvée du travail. Sachant qu'être au service continuel des espagnols est tout ce qu'il y a de plus déplaisant, certains fuient vers la ville, essaye de quitter la communauté pour être indépendant et sans obligations vis à vis des espagnols. S'ils se font attraper on les renvoient d'où ils viennent. Doivent donc rester en campagne, dans leur village. Ils ont beaucoup d'obligations mais aussi certains privilèges mais peu. Ex: doivent être protéger par le roi espagnol. On voit que bcp d'indigènes écrivent des lettres au roi pour se plaindre du traitement, et roi espagnol prend souvent position pour les indigènes en disant aux nobles de diminuer les corvées, les impôts, etc. Se sentent un peu protéger par le roi d'Espagne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
• Désir d’affirmer les hiérarchies ethniques - Effectif seulement d’une façon générale, de «blanc» vers le «noir &lt;br /&gt;
A la fin de la chaine, les esclaves. Pas de privilèges, que des obligations. Surtout dans les Caraïbes, dans les plantations du Brésil, ensuite les autres colonies. Les esclaves sont dans la partie la plus basse de la société. La hiérarchie ethnique se fait du plus blanc au plus noir. Le plus blanc = espagnol noble, noir africain = le plus bas. Stratification va par les deux axes, par la couleur aussi.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== La famille patriarcale == &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
• Relations de famille très importantes vu qu'il y a des castes, important de bien contrôler sa famille. Il faut controler les alliances, mariages, naissances, enfants etc.Famille patriarcale = une prsn à la tête de la famille, mâle adulte, en général un fils ainé qui contrôle les actions des frères, soeurs et enfants, et aussi de sa famille plus large avec des alliés, cousins etc. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
• Pas d’individualisme, on est considéré comme membre d'une famille avec un rang et un certain honneur. Patriarche défend l'honneur de la famille et place les membres de la famille à l'endroit qu'il décide convenable. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
• Décisions prises par la personne à la tête de la famille &lt;br /&gt;
Le patriarche qui décide si tu deviens prêtre, militaire, avec qui tu te maries etc. Ne s'applique pas qu'aux femmes, même chose pour les hommes. Peut pas décider par soi même ce que veut faire de sa vie.Essaye d'avancer dans les rangs de la sté espagnole. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
• Code d’honneur, protège l'honneur de la famille par le succès éco des hommes et par le respect de l'honneur privé (chasteté modestie etc)des femmes.&lt;br /&gt;
Pour la classe populaire, aussi code d'honneur mais bcp moins et femmes plus de liberté de mouvements, besoin de ça car ce sont les responsables des enfants, et doivent gagner leurs vies tout en étant chef de la famille (plus de maris)&lt;br /&gt;
Pour la grande majorité de la population le monde est petit : il n'y a pas de moyens de transport et pas de communication entre les villes.On ne sait pas ce qu'il se passe autour. On entend une fois dans sa vie une nouvelle du roi d'Espagne (ex : naissance etc) mais ça s'arrête là. Du coup on est vraiment lié à sa ville, village et on ne connait rien d'autres.&lt;br /&gt;
Les superstitions sont fréquentes, l'ordre social provient de dieu. Vie très différente de la notre. Sentiment de l'époque de ne rien pouvoir changer à ce monde, fatalisme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Changements et mécontentement dans les colonies == &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quand on décrit les caractéristiques des structures sociales : 300 ans, donc il y a forcément des changements. Période coloniale =/= stagnation. Surtout XVIIIe, changement s'accélère. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
• Changements démographiques: plus de «mestizos» &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au XVIIIe,population s'accroit. Les indigènes dvlp immunité contre maladies.Ensuite, importance démographique du groupe de mestizos, qui commence à se reproduire et devient de plus en plus grand. &lt;br /&gt;
En Nouvelle Espagne :  fin XVIIIe, indigènes 60%, les blancs 18%, mestizos déjà plus de 20%. Dans les Andes : 13 % espagnols, 56%indigènes et 27% mestizos ( qui sont plutôt urbains dans leurs comportements) Perou 4% esclaves. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Modification dans la répartition de la population. Indigènes : perdent du pourcentage même si arrive à se maintenir mieux qu'aux USA. Elites changent aussi car colonies vivent depuis plsrs générations en Amérique et ne connaissent rien à l'Espagne, leur attachement diminue. Créoles jouent un rôle très important fin XVIIe, ils ont fait leur fortune dans le Nouveau Monde, et ils ont le sentiment de plus en plus d'être américain et pas espagnol. Il y a donc une croissance de la conscience américaine des créoles qui voient qu'ils n'ont pas trop de choses en commun avec les espagnols et quisont fier de leur propre continent. C'est à  ce moment que la couronne veut faire des changement avec des réformes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les réformes bourboniennes (ca. 1750-) == &lt;br /&gt;
	• Guerres couteuses &lt;br /&gt;
C'est une histoire parallèle à l'histoire des États-Unis. Il y a les guerres européennes du milieu du XVIIIe où l'Espagne y participe, il y a aussi la guerre de Sept Ans. Tout ça a couté de l'argent alors la couronne décide de prendre des mesures pour augmenter les revenus tirés des colonies. &lt;br /&gt;
	• Couronne veut augmenter les recettes: libéralisation du commerce,efficacité dans la perception des impôts &lt;br /&gt;
C'était à la base le but des colonies (extraire richesse sous formes d'impôts et de taxes) mais laisser aller au fur et à mesure du temps. Maintenant comme besoin d'argent, décide d'augmenter les revenus. Suivait la politique mercantiliste en contrôlant le commerce, décident avec ces réformes de libéraliser le commerce jusqu'à un certain point. Plus seulement Cadiz et Seville, encourage maintenant le commerce entre les colonies espagnoles, ce qui étaient interdit auparavant. Essaye de renforcer les mines d'argent, car on peut augmenter facilement les impôts avec les métaux. &lt;br /&gt;
	•(établissement du port de Buenos Aires) &lt;br /&gt;
Ils établissent aussi le port de Buenos Aires, important puisqu'avant port de fuite, maintenant qu'établi de façon officielle, peuvent le taxer.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Les réformes bourboniennes dans la sphère politique et militaire = &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Forte présence militaire, envoi des soldats et surtout des officiers ==&lt;br /&gt;
Couronne devient plus soucieuse de maintenir le contrôle politique et militaire. On sent la nécessité de renforcer la présence militaire pour se protéger de l'UK. On envoie donc des milliers de soldats qui permettent aussi la formation de milices locales. Résultat = armée impressionnante. Cependant, milices locales parfois en conflit avec soldats de l'Espagne. Dans NouvelleEspagne, vers 1800, plus de 30 000 hommes sous armes, et garnisonPérou 20 000. Dans ces milices, les créoles ont des grades plus ou moins élevés et les espagnols détiennent les plus hauts pouvoirs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Meilleur contrôle de l’administration locale == &lt;br /&gt;
(ministres etc.) par des espagnols &lt;br /&gt;
Pendant des décennies, les espagnols vendent postes aux créoles, et la bureaucratie devient un peu corrompue et inefficace. 1750  à Lima il y a 18 ministres dont ....? qui ont acheté leurs titres. En 1880, 5ministres créoles , 13 autres espagnols. Les créoles sont déplacés du pouvoir politique, ce qui crée un ressentiment. Le nombre d'administrateurs employés direct par la couronne double. On confie l'administration aux serviteurs loyaux de la couronne. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== L’assemblée municipale (cabildo) est le forum pour les créoles ==&lt;br /&gt;
Désagréable pour les créoles qui s'étaient crée leur propre monde. Les créoles s'accrochent à leurs assemblées municipales qui deviennent le forum pour parler des problèmes locaux et de leur ressentiment contre les espagnols. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les lumières dans les colonies == &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
• Les bourbons et les contacts étroits avec la France. &lt;br /&gt;
Influence de l'époque des lumières, effets des discussions philosophiques jusque dans les colonies, surtout car les bourbons sont une famille étroitement liée avec les français, et quand ils prennent le pouvoir en Espagne, ils prennent contact avec la France. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
• Encouragement des sciences naturelles pour la modernisation des colonies &lt;br /&gt;
Les changements dans l'ordre politique sont accompagnés par l'effort de la couronne espagnole d'encourager les sciences naturelles qui sont utiles pour générer plus de production qu'on pourra ensuite imposer et $$$. On organise des expéditions pour mieux comprendre la faune et la flore,pour découvrir de nouveaux animaux, on crée des jardins botaniques,écoles architecture, collèges royaux des mines etc. A la moitié XVIIIe, on modernise les colonies et on fait des propositions radicales comme la réforme de l'église catholique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
• Publications de presse en Amérique latine: informations, statistiques &lt;br /&gt;
Fin XVIIIe,journaux apparaissent au Mexique et Pérou. Ecrivent sur le pays,l'économie, plantes etc. Phénomène nouveau. Grâce à ça on reçoit des nouvelles, on parle un peu de révolution dans les colonies britanniques mais ne susciste rien de spécial même si l'on parle des droits de l'homme et de souveraineté populaire. Pas de mouvement vers indépendance, même si on sait ce qu'il s'est passé en France.Pour l'instant les créoles se sentent quand même trop liés aux espagnols pour une rupture qui serait trop brusque. Veulent simplement plus de libertés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Des événements lointains qui basculent – ou pas – les colonies == &lt;br /&gt;
• Société coloniale paraît stable, sauf des affrontements avec des groupes indigènes. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
• L’indépendance américaine de 1776 est noté, suscite un certain intérêt.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
• Les créoles n’aiment pas les mesures de la couronne, la perte du pouvoir politique. Conscience que les règles du commerce favorisent l’Espagne. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
• MAIS: La révolution française (1789) et surtout la révolution de Haïti (1804) démontrent le danger de la déstabilisation &lt;br /&gt;
Haïti était une colonie sucrière ou bcp d'esclaves, une société brutale et super exploitative. Il y a une grande révolution politique et sociale où les noirs esclaves participent. C'est une révolution super radicale qui fait peur aux espagnols et aux créoles, qui fait peur à tous car c'est tout un ordre social qui est bouleversé. Les esclaves sont à la tête de l'état après ça.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Des événements lointains qui basculent les colonies == &lt;br /&gt;
En 1808, Napoléon Ier impose son frère Joseph sur le trône espagnol en renversant Ferdinand VII, mais les créoles ne sont pasd 'accord d'être au service des français. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Après 1810, il y a un mouvement vers l’indépendance en loyauté avec Ferdinand VII, le roi Bourbon. Prennent leurs propres affaires en mains en attendant Ferdinand. C'est le premier mouvement vers l'indépendance mais temporaire, jusqu'à qu'on retrouve le roi. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;gallery&amp;gt;File:Joseph Bonaparte (by Wicar).jpg|« Portrait de Joseph Bonaparte, roi de Naples », huile sur toile de Jean-Baptiste Wicar réalisée en 1808.&lt;br /&gt;
File:Fernando VII, by López.jpg|Portrait de Ferdinand VII d'Espagne par Vicente López.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;/gallery&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
• 1814:Ferdinand VII retourne au pouvoir, ne reconnait pas les efforts des créoles, impose le retour à l’absolutisme et le régimecolonial&lt;br /&gt;
Problème: quand Ferdinand est de retour au pouvoir, au lieu de remercier la loyauté de ses sujets, veut prendre tout le contrôle de nouveau et envoie des soldats vers les colonies pour rétablir le vieil ordre colonial et l'absolutisme. Ne reconnait aucune institution bâtie parles créoles pour agir de façon autonome. &lt;br /&gt;
•  Ace moment les créoles se demandent si on peut pas faire quelque chose de mieux que de revenir à l'absolutisme, c'est la que lutte pour la rupture complète commence.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Récapitulatif =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
-&amp;gt; différence avec expérience coloniale des USA. Surtout civilisation,cas espagnol : slmt possible avec alliance indigène, les espagnols se mettent à la tête des sys déjà existant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
-&amp;gt; société coloniale, on voit vraiment une distinction très nette entre ville et campagne, Espagne = civilisation, indigènes = campagne&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
-&amp;gt; hiérarchie des sociétés coloniale s: commence à se dissoudre surtout éthnique à cause du metissage qu'on ne peut pas éviter. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
-&amp;gt; comme la couronne anglaise, espagnols essayent d'interdire le contrôle politique aux créoles et en faisant cela crée la même résistance, les poussent à la rév.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Références =&lt;br /&gt;
*Cours : &lt;br /&gt;
**[[Histoire économique et sociale du Tiers-Monde]] :&lt;br /&gt;
***[[Les grandes étapes de l’expansion européenne XVIe-XXe siècles]]&lt;br /&gt;
**Cours de Aline Helg d'[[Les États-Unis et l’Amérique Latine, fin XVIIIe-XXe siècles|histoire des États-Unis et l’Amérique Latine]] :&lt;br /&gt;
***[[Les Amériques à la veille des indépendances]]&lt;br /&gt;
*Bottineau Yves. Fraser (Valérie) : [http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/outre_0300-9513_1991_num_78_292_2924_t1_0446_0000_2 The Architecture of Conquest, Building in the Viceroyalty of Peru 1535- 1635]. In:Revue française d'histoire d'outre-mer, tome 78, n°292, 3e trimestre 1991. pp. 446-447.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Notes =&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;vote type=1 /&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Category:histoire]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Touriste</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://baripedia.org/index.php?title=Les_Am%C3%A9riques_%C3%A0_la_veille_des_ind%C3%A9pendances_(C._Pernet)&amp;diff=19943</id>
		<title>Les Amériques à la veille des indépendances (C. Pernet)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://baripedia.org/index.php?title=Les_Am%C3%A9riques_%C3%A0_la_veille_des_ind%C3%A9pendances_(C._Pernet)&amp;diff=19943"/>
		<updated>2015-05-20T08:27:07Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Touriste : /* L’économie coloniale des Espagnols */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&lt;br /&gt;
= Population indigène =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== La population indigène == &lt;br /&gt;
Il y a une grande diversité de peuples mais deux empires apparaissent. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le continent américain n'est pas un espace vierge lorsque les espagnols arrivent à la fin du XVème siècle. Ils doivent affronter une civilisation impressionnante et une société complexe. Vers 1500, il y avait plus de 350 groupes tribaux, 15 centres culturels et trois formes d'organisations fondamentales.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces formes d'organisation étaient des '''populations nomades''' ; une '''population semi-sédentaire ou sédentaire''' qui vivaient d'une forme d'agriculture de subsistance, comparable avec civilisation de la côte est ; et une '''population dense et sédentaire''' qui arrive à produire un surplus considérable. Ce surplus permet la spécialisation des professions et l'apparition de centres urbains très développés ainsi que de l'artisanat, les arts et l'entreprise de projets à grande échelle. Le commerce notamment peut se faire sur de longues distances comme par exemple au Mexique sur des distances allant jusqu'à 1000 kilomètres. Ces sociétés sont complexes, avec une noblesse héritière. Il y a une importance fondamentale de la hiérarchie qui s'établit avec une justification religieuse et des rituels. Les structures sont similaires à la société féodale espagnole, ce qui aura des conséquences importantes sur la colonisation puisque les structures sont similaires, et du coup on comprend mieux ce que l'un attend de l'autre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== L’Empire aztèque à l’arrivée des espagnols : 1520 == &lt;br /&gt;
[[Fichier:The Mexican empire of Montezuma.png|250px|vignette|droite|L'Empire mexicain de Moctezuma ]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'Empire aztèque a subjugué les autres peuples du plateau central et est devenu un très grand empire. Lorsque les espagnols arrivent, ils sont très impressionnés, surtout par la ville de [http://fr.wikipedia.org/wiki/Mexico-Tenochtitlan Tenochtitlan].&lt;br /&gt;
Tenochtitlán, la capitale des Aztèques, correspond aujourd'hui à México qui est la capitale du Mexique actuel.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces cartes sont faites à partir des écrits des aztèques et de fouilles archéologiques. Tenochtitlán a tant impressionné les espagnols car c'est une ville bien plus grande que ce que l'on pouvait retrouver en Espagne. Séville par exemple avait 70000 habitants alors que Tenochtitlán en dénombre 200000 soit presque trois fois plus grande que Séville. En Europe, les villes étaient complètement chaotiques alors que Tenochtitlán est bien organisée, il y a des canaux pour les bateaux mais aussi des chemins et diverses infrastructures. Les habitants sont principalement des artisans ou travaillent dans le service. La culture urbaine est assez supérieure par rapport à l'Europe. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
La production agricole se fait dans des jardins flottants, est amassé de la terre pour créer des parcelles dans le lac. La production est assez efficiente. Aujourd'hui, le lac Texcoco est asséché. Cette ville était une merveille aux yeux des espagnols.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;gallery&amp;gt;&lt;br /&gt;
Fichier:Aztec Empire 1519 map-fr.svg|Mexico-Tenochtitlan, capitale de l'empire aztèque, a été construite dans le plateau central du Mexique, sur une île du lac Texcoco.&lt;br /&gt;
Fichier:Templo Mayor and Cathedral.jpg|Les ruines des différentes étapes de construction du Templo Mayor, à Mexico, en 2008.&lt;br /&gt;
Fichier:Valley of Mexico c.1519-fr.svg|Tenochtitlan et la vallée de Mexico vers 1519.&lt;br /&gt;
Fichier:Tlatelolco Marketplace.JPG|Représentation du marché de Tlatelolco (Muséum Field de Chicago).&lt;br /&gt;
Fichier:Tenochtitlan y Golfo de Mexico 1524.jpg|Plan de Mexico-Tenochtitlan réalisé en 1524 par un des Espagnols ayant participé à la conquête de l'Empire aztèque.&lt;br /&gt;
Fichier:Codex Mendoza folio 2r.jpg|Au centre de ce folio du Codex Mendoza, on reconnaît le glyphe de la capitale aztèque faisant référence au mythe de la fondation de la cité.&lt;br /&gt;
&amp;lt;/gallery&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les Incas : Terraces sur le lac Titicaca ==&lt;br /&gt;
[[Fichier:Les Incas- Terraces sur le lac Titicaca.png|250px|vignette|droite|Les Incas:  Terraces sur le lac Titicaca]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les Incas se retrouvent plus au Sud. Leurs villes ne sont pas comparables aux aztèques mais certains aspects de leur civilisation sont très importants et notamment l'agriculture en terrasse. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'Empire andin est aussi très complexe et sa production agricole est sophistiquée. En plus de cette agriculture en terrasse, il est possible d'y observer des clans familiaux qui occupent plusieurs niches écologiques. Les villages n'ont donc pas seulement des terres dans les hautes montagnes mais à tous les niveaux. C'est ainsi que chaque famille assure sa subsistance car elles savent justement exploiter des niches très diverses les unes des autres.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il y avait donc à l'époque deux grands centres de civilisations à savoir les aztèques et incas mais en périphérie de ces deux, d'autres groupes d'indigènes moins développés comme les semi nomades voire les nomades. Le processus de colonisation sera beaucoup plus difficile à établir sur ces groupes là.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Pisac : les ruines d’une ville incaïque == &lt;br /&gt;
[[File:Pisac007.jpg|thumb|center|350px|Q'allaqasa : la citadelle]]&lt;br /&gt;
Il est possible de reconnaître le système de défense de la cité de [http://fr.wikipedia.org/wiki/P%C3%ADsac Pisac].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Christoph Colomb : 1451 - 1506 == &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Colomb.jpeg|200px|vignette|Portrait présumé de Christophe Colomb, attribué à Ridolfo del Ghirlandaio : yeux bleus, visage allongé au front haut, nez aquilin, menton orné d'une fossette, cheveux devenus blancs dès l'âge de 30 ans&amp;lt;ref&amp;gt;Marquis A. De Belloy, ''Christophe Colomb Et La Découverte Du Nouveau Monde'', éd. Eugène Ducrocq, 1864, 204 p.&amp;lt;/ref&amp;gt;.]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Christoph Colomb est un navigateur génois mais originaire de Cali en Corse. À 50 ans, il décide de partir à la recherche d'un chemin plus court pour accéder aux Indes l'objectif étant d'aller en Asie pour tracer une nouvelle route de commerce. La découverte des Amériques n'est donc qu'un effet secondaire de cette quête vers l'Asie. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La recherche des « sponsors » === &lt;br /&gt;
Pour entreprendre son voyage, Colomb se doit d'abord de chercher un mécène. En 1480, il s'adresse notamment à Gènes et est refusé presque partout. Isabelle la Catholique est la seule intéressée à participer à son expédition étant intéressée par le commerce de denrées et de produits rares comme le thé. Elle est aussi très religieuse et la possibilité d'exporter le catholicisme dans le monde est une motivation très importante au contraire de Colomb. Ainsi, Isabelle la Catholique accepte de financer son voyage transatlantique. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Bahamas, Hispaniola, Cuba === &lt;br /&gt;
Colomb va effectuer quatre voyages. Il arrive d'abord dans les Caraïbes, fait le tour de plusieurs îles et ne touche que l'Amérique centrale. Il touche la côte du Brésil lors de son troisième voyage sans prendre conscience qu'il a atteint un continent cinq plus grand que l'Espagne et le Portugal réunis. Il n'est absolument pas conscient du continent qui se cache derrière.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Christopher Columbus voyages map-fr.svg|thumb|center|350px|Trajet des quatre voyages de Colomb aux « Indes ».]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Les mécanismes de la conquête ===&lt;br /&gt;
Lorsque que Colomb prend possession du territoire et qu'il découvre de l'or dans les Caraïbes qu'on utilisait déjà sur place en autre pour la fabrication de bijoux, il est très intéressé et s'installe sur ces îles pour mieux exploiter l'or. La nouvelle parvient rapidement en Espagne devenant une motivation pour les conquistadors.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les voyages de Colomb ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= La conquête =&lt;br /&gt;
Selon les espagnols, la colonisation est l'histoire de héros courageux. Juste oublié quelques petits détails qui s'avèrent être cruciaux, comme le fait qu'ils aient réussi à conquérir le territoire d'abord grâce aux maladies transmises (fièvre jaune,syphilis etc) qui ont tout simplement causé une catastrophe démographique, mais aussi grâce aux alliances avec les groupes indigènes sans lesquels ils n'auraient jamais réussi à survivre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Conquête de l’empire aztèques : 1519 - 1521 &lt;br /&gt;
*Conquête des Incas : 1531-1533 &lt;br /&gt;
*Alliances avec des groupes indigènes&lt;br /&gt;
*México : 800-900 soldats espagnoles, 200000 alliés de Tlaxcala 	&lt;br /&gt;
*Effets	des maladies 	&lt;br /&gt;
*Armes	supérieures des européens, dans une moindre mesure mais tout de	même. Ils ont des canons et peuvent se protéger avec leurs	armures.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
800 à 900 soldats espagnoles qui s'allient avec 200 000 rivaux des aztèques, les Tlaxcalas. Au final c'est plutôt les espagnoles et	les alliés indigènes qui ont participés à une guerre à	l'intérieur de l'empire aztèque.&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
La colonisation espagnole avance plus lentement avec les groupes non	structurés hiérarchiquement, le processus est bcp plus lent. Quand	les colonisateurs font face à une hiérarchie, il remplace les	chefs des aztèques par un espagnol. A part couper la tête du	système, ils ne le pertubent pas et laisse faire les choses comme	avant. Pour les indigènes, ça ne changent pas grand chose à part	le fait qu'il y ait un espagnol à la tête. Ce remplacement de	l'élite indigène par des espagnoles fonctionne assez bien.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On	voit bien l'écart avec la colonisation du Nord où l'on a repoussé	les indigènes alors que là on les intègre directement dans le	processus. On garde le système qui fonctionne et qui apporte des	richesses.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== La conquête de l’Empire aztèque == &lt;br /&gt;
[[Fichier:La route de Cortés - un chemin de découverte et de conquête.jpg|vignette|300px|La route de Cortés : un chemin de découverte et de conquête - [http://www.cndp.fr/pour-memoire/le-mexique-3000-ans-dhistoire/lhistoire-du-mexique-dans-les-nouveaux-programmes/la-route-de-cortes-un-chemin-de-decouverte-et-de-conquete.html cndp.fr]]]&lt;br /&gt;
La conquête se fait donc grâce aux alliés avec lesquels ils se cachent dans les montagnes. Le processus sera similaire avec les Incas. Les espagnoles exploitent une division entre deux frères, s'allient avec l'un d'entre eux et fait tomber l'empire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;gallery&amp;gt;&lt;br /&gt;
Fichier:«La conquête - un miracle de Santiago, le plus grand apôtre de Dieu».png|«La conquête :  un miracle de Santiago, le plus grand apôtre de Dieu» - gravure sur bois du XVIème siècle.&lt;br /&gt;
File:Murales Rivera - Markt in Tlatelolco 3.jpg|enochtitlan, fresque murale de Diego Rivera.&lt;br /&gt;
File:Codex azcatitlan222.jpg|Conquistadors et porteurs indigènes dans le [[Codex Azcatitlan]].&lt;br /&gt;
&amp;lt;/gallery&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Organisation de la conquête == &lt;br /&gt;
[[Fichier:L'organisation de la conqupete.jpg|vignette|300px|L'organisation de la conqupete - [http://www.larousse.fr/archives/grande-encyclopedie/page/610 larousse.fr]]]&lt;br /&gt;
*Suivant les grandes civilisations&lt;br /&gt;
*Processus rapide - dans une période de 30 ans arrivent à se mettre à la tête des grandes civilisations de ce continent.&lt;br /&gt;
*Périphérie pas sous contrôle - pas beaucoup d'influence dans les périphéries ou avec les autres civilisations indigènes qui arrivent à se battre assez efficacement contre l'influence espagnole.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== La structure politique des colonies espagnoles: Le royaume de la Nouvelle Espagne, le royaume du Pérou == &lt;br /&gt;
Très vite les espagnoles essayent d'imposer une structure politique sous forme de royaume ou le vice roi délégué de l'Espagne va prendre le pouvoir. Toute l'Amérique du Sud appartenant au royaume du Pérou et Aztèque : à l'Espagne. On fait des transferts à des cours juridiques, le vice roi a une cour lui aussi et désigne les conquistadors, leur distribue la main d'oeuvre et les richesses des indigènes. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Problème avec la couronne : ce sont des hommes militaires qui ont fait la conquête de l'Amérique et la couronne a du mal à s'imposer face à ceux-ci qui ne veulent pas se soumettre. Après quelques exécutions ici et là, arrive à s'imposer et à bâtir ce système politique.La relation entre pouvoir militaire et couronne toujours un peu délicate.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;gallery&amp;gt;&lt;br /&gt;
Fichier:El virreinato del Perú.jpg|El virreinato del Perú - [http://acceso.ku.edu/unidad7/sucesos/sucesos3.shtml acceso.ku.edu/]&lt;br /&gt;
Fichier:MAP OF THE VICEROYALTY OF NEW SPAIN.jpg|MAP OF THE VICEROYALTY OF NEW SPAIN - [http://homepages.udayton.edu/~santamjc/Caribbean1.html udayton.edu]&lt;br /&gt;
&amp;lt;/gallery&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== L’autre empire : Portugal et le Brésil == &lt;br /&gt;
[[File:Treaty of Tordesillas.jpg|thumb|Couverture de la version portugaise du traité de Tordesillas.]]&lt;br /&gt;
Avec le [http://fr.wikipedia.org/wiki/Trait%C3%A9_de_Tordesillas traité de Tordesillas] de 1494, c'est là que les espagnols font appel au Pape pour décider de la distribution des terres dans le Nouveau Monde. A Valladolid des représentants espagnols et portugais se rencontrent pour fixer les limites. La limite de démarcation se fait à l'Ouest de l'île duCap Vert (unméridien nord-sud localisé à 370 lieues (1 770 km) à l'ouest des îles du Cap Vert méridien qui se situerait aujourd'hui à 46° 37' ouest.),ligne droite. A l'Est = Portugal, à l'Ouest Espagne. Ce genre de partage n'a rien de nouveau mais veut simplement dire que la côte brésilienne est désormais dans les mains des portugais. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sur cette côte, la population indigène est petite, semi-sédentaire ou nomade. Il y a peu de confort matériel, les indigènes vivent adaptés à l’environnement avec presque rien.On ne trouve pas d'or ni d'argent, pas grand chose qui pourrait servir de valeurs immédiates et les portugais ne s'intéressent du coup pas trop à leur territoire. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les portugais sont plutôt intéressé par le commerce avec l’Asie. Les structures sociales restent rudimentaires faisant que la colonisation est lente. En 1600 on compte 30000 portugais au Brésil alors qu'ils sont 160000 espagnols en Amérique latine.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La production de sucre et l'importation des esclaves de l’Afrique sont liés. Ce n'est seulement qu'au XVIème siècle qu'on découvre qu'on peut produire du sucre de canne dans un territoire énorme qui devient alors intéressant. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais qui va planter vu qu'il n'y a pas beaucoup de population ? Les portugais arrivent à la même réponse que britanniques, il faut avoir recours aux esclaves importés d'Afrique. Commence donc l'importation d'esclaves africains vers le Brésil.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Meridien-trodesillas-terre.jpg|400px|vignette|centré|Le méridien de Tordesillas divisele Nouveau Monde. Si l'Espagne acceptait le traité moyennant parfois des compensations, le Portugal eut du mal à défendre ses colonies orientales devant la convoitise des Hollandais, des Anglais et des Français - Document [https://ag.purdue.edu/hla/Pages/default.aspx U.Purdue].]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= L’esclavage aux Amériques =&lt;br /&gt;
[[Fichier:Village pittoresque - gravure de Jean Baptiste Debret (1835).jpg|200px|vignette|droite|Village pittoresque - gravure de Jean Baptiste Debret (1835) - [http://www.herodote.net/XVIe_au_XIXe_siecles-synthese-14.php herodote.net]]]&lt;br /&gt;
Au Mexique ainsi qu'au Pérou il y a très peu d'esclaves car la main d'oeuvre des populations indigènes est suffisante pour  produire pour l'élite espagnole. Par contre dans les Caraïbes, avec le climat tropical les cultures de sucre et de coton, il y a beaucoup plus d'esclaves que dans le mainland. Le Brésil a le chiffre le plus élevé, suivi par les Caraïbes. En Amérique du Nord on dénombre très peu d'esclave.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Importance du commerce des esclaves Noirs dans les différents régions du Nouveau Monde.gif|400px|vignette|centré|Importance du commerce des esclaves Noirs dans les différents régions du Nouveau Monde]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= L’économie coloniale des Espagnols = &lt;br /&gt;
*'''Société féodal, basé sur le travail indigène'''&lt;br /&gt;
L'objectif des espagnols est de créer une société féodale. Les colonisateurs veulent s'accaparer les ressources avec des vols et des pillages dans les premières décennies. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par la suite, les espagnols utilisent de façon directe ou indirecte les indigènes. Directement en mobilisant les travailleurs qui doivent accomplir des corvées. Dans les Andes, le travail dans les mines, nombre d'indigènes qui meurent du froid et des mauvaises conditions dans des régions assez hostiles. Indirectement en étant obligé de produire  des biens pour leurs seigneurs, après ils sont libre de décider du reste de leur production. Toutefois, cela reste un système féodal où les espagnols survivent grâce à l'exploitation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*'''Métaux précieux : l’or, l’argent''' &lt;br /&gt;
Exporte des métaux d'abord par le pillage puis par l'exploitation. La colonisation fait qu'il y a un monopole. On importe des produits manufacturés, du vin et de l'huile aussi.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*'''Système mercantiliste avec deux ports en Espagne, quatre ports en Amérique : Veracruz, Cartagena, Lima, Panama''' &lt;br /&gt;
Concentre le trafic d'abord à Séville puis à Cadix. Système mercantiliste donc aussi instauré entre Amérique et Espagne, qui fixe chaque année la nature et la qualité des importations. On limite d'ailleurs les ports, aux amériques quatre ports qui étaient responsables de transporter tout ce qui vient ou va vers la métropole. Système de flotte qui permet à la couronne de contrôler le commerce. Chaque année ou tous les deux ans, part d'Espagne une flotte pour la Nouvelle Espagne et des galions pour le Pérou. Chaque flotte avait de 70 à 80 navires remplis de choses. Ensuite, ils rapportent les matières premières.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*'''La contrebande (par le Brésil et le Rio de la Plata)'''&lt;br /&gt;
Ce système fonctionne assez bien mais bien sûr il y a des contrebandiers qui prennent des métaux pour les vendre directement en Europe. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== La mine d’argent de Potosí == &lt;br /&gt;
Le système coloniale depend de l'or et de l'argent. Potosi est l'un des endroits les plus tristes en Bolivie avec des montagnes où on a enlevé des tonnes d'argent, des milliers d'indigènes meurent dans des conditions effroyables, 30 degrés à l'intérieur de la mine, -15 degrés la nuit, des outils simplistes pour extraire l'argent. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C'est cet argent qui a permis l'industrialisation de l'Europe, a crée énormement de richesses. Cet argent ira jusqu'à la Chine, les Philippines dans le cadre d'un réseau de marchandises.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;gallery&amp;gt;&lt;br /&gt;
Fichier:Capitulo-CIX.jpg|Potosí. La primera imagen en Europa. Pedro Cieza de León, 1553.&lt;br /&gt;
Fichier:Moll - Map of South America - Detail Potosi.png|Cerro Rico de Potosí.&lt;br /&gt;
&amp;lt;/gallery&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== L’économie coloniale : Le commerce triangulaire ==&lt;br /&gt;
[[Fichier:L’économie_coloniale_-_Le_commerce_triangulaire.jpg|400px|cadre|centré]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On voit les ports qui peuvent faire le commerce légal. Il n'y a rien dans la région de l'Argentine. On produit l'argent dans les andes à la hauteur du Chili, il est donc facile de prendre l'argent et de faire du commerce vers la côte Atlantique de l'Amérique du Sud.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le peuplement de Buenos Aires a beaucoup à voir avec des contrebandistes qui importent et exportent. Il légal jusqu'à la fin du XVIIIe. Pouvoirs étrangers qui participent aussi à la contrebande comme le Royaume-Uni et la France.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Avec le commerce triangulaire, on importe vers les colonies des produits manufacturés et des esclaves comme main d'oeuvre. Triangle donc matières premieres / produits manufacturé et esclaves.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= La ville coloniale – idéale et réalité (modèle Santiago de Chile, 1700) = &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Société espagnole est urbaine ==&lt;br /&gt;
[[Fichier:Tenochtitlan y Golfo de Mexico 1524.jpg|vignette|upright=1.2|Plan de Mexico-Tenochtitlan réalisé en 1524 par un des Espagnols ayant participé à la [[conquête de l'Empire aztèque]].]]&lt;br /&gt;
C'est la ville qui constitue le centre politique des royaumes. La ville coloniale se situe au centre du pouvoir administratif, le vice-roi,les juges, les dignitaires catholiques etc résident tous dans la ville. En tant que membre de l'élite coloniale, il faut être en ville car c'est le centre de la civilisation et les campagnes ne sont pas appréciées. C'est bien différent du Nord où il y a dans les middle colonies et en Nouvelle Angleterre des propriétaires qui travaillent notamment leurs terrains.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En Amérique Latine, 65 villes sont fondées avant 1523, vers 1600 se sont plus de 120 villes assez peuplées.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les ordres religieux fondent aussi des universités (à Saint Domingue, Limaet Mexico), puis d'autres suivent à Bogota et Quito. Harvard est fondé à Boston en 1636  au moment où il y a déjà huit université qui fonctionnent depuis 80 ans en Amérique latine. On voit que les centres urbains sont beaucoup plus importants pour espagnols qu'anglais.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Métropole de Mexico est une très grande ville, encombrée de monde. [http://en.wikipedia.org/wiki/Bernardo_de_Balbuena Bernardo de Balbuena] très impressionné, écrit le poème très connu “ [http://es.wikisource.org/wiki/Bernardo_de_Balbuena Grandeza Mexicana]”&amp;lt;ref&amp;gt;Grandeza Mexicana, por Bernardo de Balbuena - [http://www.biblioteca.tv/artman2/publish/1604_311/Grandeza_Mexicana_por_Bernardo_de_Balbuena_629.shtml biblioteca.tv]&amp;lt;/ref&amp;gt; qui est une célébration de la vie urbaine dans la colonie. La civilisation se trouve dans la ville, tout ce qui est hors de la ville est de la barbarie. On voit l'attitude envers les indigènes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1800, Mexico compte 100000 habitants en faisant la ville la plus grande, à Lima on dénombre 80000 habitants, à Buenos Aires 25000. En comparaison, Philadelphie en Amérique du Nord qui est la plus grande ville compte 40000 habitants. Il y a déjà un écart important. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On va organiser l’espace afin de maintenir des hiérarchies comme un « damier d’échecs ». Si on n'est pas d'origine espagnole, il peut parfois être interdit de vivre légalement dans la ville. Le soucis est de maintenir une distinction sociale et ethnique. Même si on peut à peine survivre, le conquistador sera au milieu de la ville et l'indigène reste en périphérie. Il faut maintenir hiérarchie dans la ville à tout prix.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Maintenir les hiérarchies dans la ville == &lt;br /&gt;
*'''Qui habite où ? L’ordre symbolique de vêtements''' &lt;br /&gt;
L'ordre symbolique est très important. Tout genre de règles qui s'appliquent,qui peut porter tel genre de vetêment, les indigènes n'ont pas le droit de porter des chaussures, certains tissus comme la soie sont interdits aux femmes indigènes qui viennent vendre des produits etc. Il y a beaucoup de de règlements parce qu'il faut de façon constante affirmer une distinction entre espagnols et indigènes, et même au sein des castes il y a des différences entre les espagnols. À l'Eglise aussi, si un grand seigneur arrive et que sa place habituelle est prise, scandale, dueletc. Archive juridique montre &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*'''Les processions'''&lt;br /&gt;
-&amp;gt;processus juridique dans les processions etc. Lié à l'importance de la réputation dans une société de caste.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Le métissage et les « castes » ==&lt;br /&gt;
• La hiérarchie entre les espagnols : Les nobles, les marchands, les religieux, les militaires, les artisans &lt;br /&gt;
Société divisée et chaque groupe a des obligations et des privilèges. Les nobles : surtout ceux qui viennent de l'Espagne ou les conquistadors qui ont un titre. Noble peut être le chef de plusieurs communautés indigènes qui vont faire pour lui des corvées ou payer des taxes. C'est l'élite la plus haute. Ensuite, les marchands et commerçants, ont leur propre confrérie, mais ne peuvent pas trop se mêler aux nobles. Aussi les religieux qui contrôlent l'éducation, ils ont un code juridique aussi, un peu mis à part car les prêtres catholiques ne peuvent pas se marier et donc pas famille etc. Même chose pour militaire aussi à part. Chaque famille essaye d'avoir des gens influents dans chaque classe : mili,religieux etc.&lt;br /&gt;
Ensuite il y les gens du commun : artisans européens, ensuite créoles ou métis. Aussi propre confrérie, et propre codes symboliques et hiérarchiques. La société espagnole est vrmt très hiérarchique aussi bien au sens ethnique qu'au niveau des castes et des groupes professionnels. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
• Métissage: Espagnols, créoles, mestizos. Espagnols arrivent sans femmes, le métissage se fait donc immédiatement. Se marient avec des indigènes, puis avec des esclaves. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
• Séparation «espagnoles» et«indiens» n’est pas soutenable longtemps. Cette division de la société super stricte est impossible à soutenir puisque pas de femmes espagnoles. Surtout dans villes, bcp de metis, enfants d'espagnol et d'indigène, les mestizos, groupe qui devient de plus en plus puissant. Espagnol obsédé par cette orga en caste. On essaye de faire toutes les distinctions possibles. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les indigènes doivent rester dans leur communauté natale car représente une valeur : celle de l'impôt et de la corvée du travail. Sachant qu'être au service continuel des espagnols est tout ce qu'il y a de plus déplaisant, certains fuient vers la ville, essaye de quitter la communauté pour être indépendant et sans obligations vis à vis des espagnols. Si se font choper on les renvoient d'où ils viennent. Doivent donc rester en campagne, dans leur village. Ils ont beaucoup d'obligations mais aussi certains privilèges mais peu. Ex: doivent être protéger par le roi espagnol. On voit que bcp d'indigènes écrivent des lettres au roi pour se plaindre du traitement, et roi espagnol prend souvent position pour les indigènes en disant aux nobles de diminuer corvée, impôt, etc. Se sentent un peu protéger par roi d'Espagne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
• Désir d’affirmer les hiérarchies ethniques - Effectif seulement d’une façon générale, de«blanc» vers le «noir &lt;br /&gt;
A la fin de la chaine, les esclaves. Pas de privilèges, que des obligations. Surtout dans les Caraïbes, dans les plantations du Brésil, ensuite les autres colonies. Les esclaves sont dans la partie la plus basse de la société. La hiérarchie ethnique se fait du plus blanc au plus noir. Le plus blanc = espagnol noble, noir africain = le plus bas. Stratification va par les deux axes, par la couleur aussi.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== La famille patriarcale == &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
• Relations de famille très importantes vu qu'il y a des castes, important de bien contrôler sa famille. Il faut controler les alliances, mariages, naissances, enfants etc.Famille patriarcale = une prsn à la tête de la famille, mâle adulte, en général un fils ainé qui contrôle les actions des frères, soeurs et enfants, et aussi de sa famille plus large avec des alliés, cousins etc. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
• Pas d’individualisme, on est considéré comme membre d'une famille avec un rang et un certain honneur. Patriarche défend l'honneur de la famille et place les membres de la famille à l'endroit qu'il décide convenable. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
• Décisions prises par la personne à la tête de la famille &lt;br /&gt;
Le patriarche qui décide si tu deviens prêtre, militaire, avec qui tu te maries etc. Ne s'applique pas qu'aux femmes, même chose pour les hommes. Peut pas décider par soi même ce que veut faire de sa vie.Essaye d'avancer dans les rangs de la sté espagnole. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
• Code d’honneur, protège l'honneur de la famille par le succès éco des hommes et par le respect de l'honneur privé (chasteté modestie etc)des femmes.&lt;br /&gt;
Pour la classe populaire, aussi code d'honneur mais bcp moins et femmes plus de liberté de mouvements, besoin de ça car ce sont les responsables des enfants, et doivent gagner leurs vies tout en étant chef de la famille (plus de maris)&lt;br /&gt;
Pour la grande majorité de la population le monde est petit : il n'y a pas de moyens de transport et pas de communication entre les villes.On ne sait pas ce qu'il se passe autour. On entend une fois dans sa vie une nouvelle du roi d'Espagne (ex : naissance etc) mais ça s'arrête là. Du coup on est vraiment lié à sa ville, village et on ne connait rien d'autres.&lt;br /&gt;
Les superstitions sont fréquentes, l'ordre social provient de dieu. Vie très différente de la notre. Sentiment de l'époque de ne rien pouvoir changer à ce monde, fatalisme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Changements et mécontentement dans les colonies == &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quand on décrit les caractéristiques des structures sociales : 300 ans, donc il y a forcément des changements. Période coloniale =/= stagnation. Surtout XVIIIe, changement s'accélère. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
• Changements démographiques: plus de «mestizos» &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au XVIIIe,population s'accroit. Les indigènes dvlp immunité contre maladies.Ensuite, importance démographique du groupe de mestizos, qui commence à se reproduire et devient de plus en plus grand. &lt;br /&gt;
En Nouvelle Espagne :  fin XVIIIe, indigènes 60%, les blancs 18%, mestizos déjà plus de 20%. Dans les Andes : 13 % espagnols, 56%indigènes et 27% mestizos ( qui sont plutôt urbains dans leurs comportements) Perou 4% esclaves. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Modification dans la répartition de la population. Indigènes : perdent du pourcentage même si arrive à se maintenir mieux qu'aux USA. Elites changent aussi car colonies vivent depuis plsrs générations en Amérique et ne connaissent rien à l'Espagne, leur attachement diminue. Créoles jouent un rôle très important fin XVIIe, ils ont fait leur fortune dans le Nouveau Monde, et ils ont le sentiment de plus en plus d'être américain et pas espagnol. Il y a donc une croissance de la conscience américaine des créoles qui voient qu'ils n'ont pas trop de choses en commun avec les espagnols et quisont fier de leur propre continent. C'est à  ce moment que la couronne veut faire des changement avec des réformes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les réformes bourboniennes (ca. 1750-) == &lt;br /&gt;
	• Guerres couteuses &lt;br /&gt;
C'est une histoire parallèle à l'histoire des États-Unis. Il y a les guerres européennes du milieu du XVIIIe où l'Espagne y participe, il y a aussi la guerre de Sept Ans. Tout ça a couté de l'argent alors la couronne décide de prendre des mesures pour augmenter les revenus tirés des colonies. &lt;br /&gt;
	• Couronne veut augmenter les recettes: libéralisation du commerce,efficacité dans la perception des impôts &lt;br /&gt;
C'était à la base le but des colonies (extraire richesse sous formes d'impôts et de taxes) mais laisser aller au fur et à mesure du temps. Maintenant comme besoin d'argent, décide d'augmenter les revenus. Suivait la politique mercantiliste en contrôlant le commerce, décident avec ces réformes de libéraliser le commerce jusqu'à un certain point. Plus seulement Cadiz et Seville, encourage maintenant le commerce entre les colonies espagnoles, ce qui étaient interdit auparavant. Essaye de renforcer les mines d'argent, car on peut augmenter facilement les impôts avec les métaux. &lt;br /&gt;
	•(établissement du port de Buenos Aires) &lt;br /&gt;
Ils établissent aussi le port de Buenos Aires, important puisqu'avant port de fuite, maintenant qu'établi de façon officielle, peuvent le taxer.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Les réformes bourboniennes dans la sphère politique et militaire = &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Forte présence militaire, envoi des soldats et surtout des officiers ==&lt;br /&gt;
Couronne devient plus soucieuse de maintenir le contrôle politique et militaire. On sent la nécessité de renforcer la présence militaire pour se protéger de l'UK. On envoie donc des milliers de soldats qui permettent aussi la formation de milices locales. Résultat = armée impressionnante. Cependant, milices locales parfois en conflit avec soldats de l'Espagne. Dans NouvelleEspagne, vers 1800, plus de 30 000 hommes sous armes, et garnisonPérou 20 000. Dans ces milices, les créoles ont des grades plus ou moins élevés et les espagnols détiennent les plus hauts pouvoirs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Meilleur contrôle de l’administration locale == &lt;br /&gt;
(ministres etc.) par des espagnols &lt;br /&gt;
Pendant des décennies, les espagnols vendent postes aux créoles, et la bureaucratie devient un peu corrompue et inefficace. 1750  à Lima il y a 18 ministres dont ....? qui ont acheté leurs titres. En 1880, 5ministres créoles , 13 autres espagnols. Les créoles sont déplacés du pouvoir politique, ce qui crée un ressentiment. Le nombre d'administrateurs employés direct par la couronne double. On confie l'administration aux serviteurs loyaux de la couronne. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== L’assemblée municipale (cabildo) est le forum pour les créoles ==&lt;br /&gt;
Désagréable pour les créoles qui s'étaient crée leur propre monde. Les créoles s'accrochent à leurs assemblées municipales qui deviennent le forum pour parler des problèmes locaux et de leur ressentiment contre les espagnols. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les lumières dans les colonies == &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
• Les bourbons et les contacts étroits avec la France. &lt;br /&gt;
Influence de l'époque des lumières, effets des discussions philosophiques jusque dans les colonies, surtout car les bourbons sont une famille étroitement liée avec les français, et quand ils prennent le pouvoir en Espagne, ils prennent contact avec la France. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
• Encouragement des sciences naturelles pour la modernisation des colonies &lt;br /&gt;
Les changements dans l'ordre politique sont accompagnés par l'effort de la couronne espagnole d'encourager les sciences naturelles qui sont utiles pour générer plus de production qu'on pourra ensuite imposer et $$$. On organise des expéditions pour mieux comprendre la faune et la flore,pour découvrir de nouveaux animaux, on crée des jardins botaniques,écoles architecture, collèges royaux des mines etc. A la moitié XVIIIe, on modernise les colonies et on fait des propositions radicales comme la réforme de l'église catholique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
• Publications de presse en Amérique latine: informations, statistiques &lt;br /&gt;
Fin XVIIIe,journaux apparaissent au Mexique et Pérou. Ecrivent sur le pays,l'économie, plantes etc. Phénomène nouveau. Grâce à ça on reçoit des nouvelles, on parle un peu de révolution dans les colonies britanniques mais ne susciste rien de spécial même si l'on parle des droits de l'homme et de souveraineté populaire. Pas de mouvement vers indépendance, même si on sait ce qu'il s'est passé en France.Pour l'instant les créoles se sentent quand même trop liés aux espagnols pour une rupture qui serait trop brusque. Veulent simplement plus de libertés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Des événements lointains qui basculent – ou pas – les colonies == &lt;br /&gt;
• Société coloniale paraît stable, sauf des affrontements avec des groupes indigènes. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
• L’indépendance américaine de 1776 est noté, suscite un certain intérêt.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
• Les créoles n’aiment pas les mesures de la couronne, la perte du pouvoir politique. Conscience que les règles du commerce favorisent l’Espagne. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
• MAIS: La révolution française (1789) et surtout la révolution de Haïti (1804) démontrent le danger de la déstabilisation &lt;br /&gt;
Haïti était une colonie sucrière ou bcp d'esclaves, une société brutale et super exploitative. Il y a une grande révolution politique et sociale où les noirs esclaves participent. C'est une révolution super radicale qui fait peur aux espagnols et aux créoles, qui fait peur à tous car c'est tout un ordre social qui est bouleversé. Les esclaves sont à la tête de l'état après ça.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Des événements lointains qui basculent les colonies == &lt;br /&gt;
En 1808, Napoléon Ier impose son frère Joseph sur le trône espagnol en renversant Ferdinand VII, mais les créoles ne sont pasd 'accord d'être au service des français. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Après 1810, il y a un mouvement vers l’indépendance en loyauté avec Ferdinand VII, le roi Bourbon. Prennent leurs propres affaires en mains en attendant Ferdinand. C'est le premier mouvement vers l'indépendance mais temporaire, jusqu'à qu'on retrouve le roi. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;gallery&amp;gt;File:Joseph Bonaparte (by Wicar).jpg|« Portrait de Joseph Bonaparte, roi de Naples », huile sur toile de Jean-Baptiste Wicar réalisée en 1808.&lt;br /&gt;
File:Fernando VII, by López.jpg|Portrait de Ferdinand VII d'Espagne par Vicente López.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;/gallery&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
• 1814:Ferdinand VII retourne au pouvoir, ne reconnait pas les efforts des créoles, impose le retour à l’absolutisme et le régimecolonial&lt;br /&gt;
Problème: quand Ferdinand est de retour au pouvoir, au lieu de remercier la loyauté de ses sujets, veut prendre tout le contrôle de nouveau et envoie des soldats vers les colonies pour rétablir le vieil ordre colonial et l'absolutisme. Ne reconnait aucune institution bâtie parles créoles pour agir de façon autonome. &lt;br /&gt;
•  Ace moment les créoles se demandent si on peut pas faire quelque chose de mieux que de revenir à l'absolutisme, c'est la que lutte pour la rupture complète commence.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Récapitulatif =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
-&amp;gt; différence avec expérience coloniale des USA. Surtout civilisation,cas espagnol : slmt possible avec alliance indigène, les espagnols se mettent à la tête des sys déjà existant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
-&amp;gt; société coloniale, on voit vraiment une distinction très nette entre ville et campagne, Espagne = civilisation, indigènes = campagne&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
-&amp;gt; hiérarchie des sociétés coloniale s: commence à se dissoudre surtout éthnique à cause du metissage qu'on ne peut pas éviter. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
-&amp;gt; comme la couronne anglaise, espagnols essayent d'interdire le contrôle politique aux créoles et en faisant cela crée la même résistance, les poussent à la rév.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Références =&lt;br /&gt;
*Cours : &lt;br /&gt;
**[[Histoire économique et sociale du Tiers-Monde]] :&lt;br /&gt;
***[[Les grandes étapes de l’expansion européenne XVIe-XXe siècles]]&lt;br /&gt;
**Cours de Aline Helg d'[[Les États-Unis et l’Amérique Latine, fin XVIIIe-XXe siècles|histoire des États-Unis et l’Amérique Latine]] :&lt;br /&gt;
***[[Les Amériques à la veille des indépendances]]&lt;br /&gt;
*Bottineau Yves. Fraser (Valérie) : [http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/outre_0300-9513_1991_num_78_292_2924_t1_0446_0000_2 The Architecture of Conquest, Building in the Viceroyalty of Peru 1535- 1635]. In:Revue française d'histoire d'outre-mer, tome 78, n°292, 3e trimestre 1991. pp. 446-447.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Notes =&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;vote type=1 /&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Category:histoire]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Touriste</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://baripedia.org/index.php?title=Les_Am%C3%A9riques_%C3%A0_la_veille_des_ind%C3%A9pendances_(C._Pernet)&amp;diff=19941</id>
		<title>Les Amériques à la veille des indépendances (C. Pernet)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://baripedia.org/index.php?title=Les_Am%C3%A9riques_%C3%A0_la_veille_des_ind%C3%A9pendances_(C._Pernet)&amp;diff=19941"/>
		<updated>2015-05-20T08:21:54Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Touriste : /* L’autre empire : Portugal et le Brésil */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&lt;br /&gt;
= Population indigène =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== La population indigène == &lt;br /&gt;
Il y a une grande diversité de peuples mais deux empires apparaissent. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le continent américain n'est pas un espace vierge lorsque les espagnols arrivent à la fin du XVème siècle. Ils doivent affronter une civilisation impressionnante et une société complexe. Vers 1500, il y avait plus de 350 groupes tribaux, 15 centres culturels et trois formes d'organisations fondamentales.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces formes d'organisation étaient des '''populations nomades''' ; une '''population semi-sédentaire ou sédentaire''' qui vivaient d'une forme d'agriculture de subsistance, comparable avec civilisation de la côte est ; et une '''population dense et sédentaire''' qui arrive à produire un surplus considérable. Ce surplus permet la spécialisation des professions et l'apparition de centres urbains très développés ainsi que de l'artisanat, les arts et l'entreprise de projets à grande échelle. Le commerce notamment peut se faire sur de longues distances comme par exemple au Mexique sur des distances allant jusqu'à 1000 kilomètres. Ces sociétés sont complexes, avec une noblesse héritière. Il y a une importance fondamentale de la hiérarchie qui s'établit avec une justification religieuse et des rituels. Les structures sont similaires à la société féodale espagnole, ce qui aura des conséquences importantes sur la colonisation puisque les structures sont similaires, et du coup on comprend mieux ce que l'un attend de l'autre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== L’Empire aztèque à l’arrivée des espagnols : 1520 == &lt;br /&gt;
[[Fichier:The Mexican empire of Montezuma.png|250px|vignette|droite|L'Empire mexicain de Moctezuma ]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'Empire aztèque a subjugué les autres peuples du plateau central et est devenu un très grand empire. Lorsque les espagnols arrivent, ils sont très impressionnés, surtout par la ville de [http://fr.wikipedia.org/wiki/Mexico-Tenochtitlan Tenochtitlan].&lt;br /&gt;
Tenochtitlán, la capitale des Aztèques, correspond aujourd'hui à México qui est la capitale du Mexique actuel.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces cartes sont faites à partir des écrits des aztèques et de fouilles archéologiques. Tenochtitlán a tant impressionné les espagnols car c'est une ville bien plus grande que ce que l'on pouvait retrouver en Espagne. Séville par exemple avait 70000 habitants alors que Tenochtitlán en dénombre 200000 soit presque trois fois plus grande que Séville. En Europe, les villes étaient complètement chaotiques alors que Tenochtitlán est bien organisée, il y a des canaux pour les bateaux mais aussi des chemins et diverses infrastructures. Les habitants sont principalement des artisans ou travaillent dans le service. La culture urbaine est assez supérieure par rapport à l'Europe. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
La production agricole se fait dans des jardins flottants, est amassé de la terre pour créer des parcelles dans le lac. La production est assez efficiente. Aujourd'hui, le lac Texcoco est asséché. Cette ville était une merveille aux yeux des espagnols.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;gallery&amp;gt;&lt;br /&gt;
Fichier:Aztec Empire 1519 map-fr.svg|Mexico-Tenochtitlan, capitale de l'empire aztèque, a été construite dans le plateau central du Mexique, sur une île du lac Texcoco.&lt;br /&gt;
Fichier:Templo Mayor and Cathedral.jpg|Les ruines des différentes étapes de construction du Templo Mayor, à Mexico, en 2008.&lt;br /&gt;
Fichier:Valley of Mexico c.1519-fr.svg|Tenochtitlan et la vallée de Mexico vers 1519.&lt;br /&gt;
Fichier:Tlatelolco Marketplace.JPG|Représentation du marché de Tlatelolco (Muséum Field de Chicago).&lt;br /&gt;
Fichier:Tenochtitlan y Golfo de Mexico 1524.jpg|Plan de Mexico-Tenochtitlan réalisé en 1524 par un des Espagnols ayant participé à la conquête de l'Empire aztèque.&lt;br /&gt;
Fichier:Codex Mendoza folio 2r.jpg|Au centre de ce folio du Codex Mendoza, on reconnaît le glyphe de la capitale aztèque faisant référence au mythe de la fondation de la cité.&lt;br /&gt;
&amp;lt;/gallery&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les Incas : Terraces sur le lac Titicaca ==&lt;br /&gt;
[[Fichier:Les Incas- Terraces sur le lac Titicaca.png|250px|vignette|droite|Les Incas:  Terraces sur le lac Titicaca]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les Incas se retrouvent plus au Sud. Leurs villes ne sont pas comparables aux aztèques mais certains aspects de leur civilisation sont très importants et notamment l'agriculture en terrasse. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'Empire andin est aussi très complexe et sa production agricole est sophistiquée. En plus de cette agriculture en terrasse, il est possible d'y observer des clans familiaux qui occupent plusieurs niches écologiques. Les villages n'ont donc pas seulement des terres dans les hautes montagnes mais à tous les niveaux. C'est ainsi que chaque famille assure sa subsistance car elles savent justement exploiter des niches très diverses les unes des autres.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il y avait donc à l'époque deux grands centres de civilisations à savoir les aztèques et incas mais en périphérie de ces deux, d'autres groupes d'indigènes moins développés comme les semi nomades voire les nomades. Le processus de colonisation sera beaucoup plus difficile à établir sur ces groupes là.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Pisac : les ruines d’une ville incaïque == &lt;br /&gt;
[[File:Pisac007.jpg|thumb|center|350px|Q'allaqasa : la citadelle]]&lt;br /&gt;
Il est possible de reconnaître le système de défense de la cité de [http://fr.wikipedia.org/wiki/P%C3%ADsac Pisac].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Christoph Colomb : 1451 - 1506 == &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Colomb.jpeg|200px|vignette|Portrait présumé de Christophe Colomb, attribué à Ridolfo del Ghirlandaio : yeux bleus, visage allongé au front haut, nez aquilin, menton orné d'une fossette, cheveux devenus blancs dès l'âge de 30 ans&amp;lt;ref&amp;gt;Marquis A. De Belloy, ''Christophe Colomb Et La Découverte Du Nouveau Monde'', éd. Eugène Ducrocq, 1864, 204 p.&amp;lt;/ref&amp;gt;.]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Christoph Colomb est un navigateur génois mais originaire de Cali en Corse. À 50 ans, il décide de partir à la recherche d'un chemin plus court pour accéder aux Indes l'objectif étant d'aller en Asie pour tracer une nouvelle route de commerce. La découverte des Amériques n'est donc qu'un effet secondaire de cette quête vers l'Asie. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La recherche des « sponsors » === &lt;br /&gt;
Pour entreprendre son voyage, Colomb se doit d'abord de chercher un mécène. En 1480, il s'adresse notamment à Gènes et est refusé presque partout. Isabelle la Catholique est la seule intéressée à participer à son expédition étant intéressée par le commerce de denrées et de produits rares comme le thé. Elle est aussi très religieuse et la possibilité d'exporter le catholicisme dans le monde est une motivation très importante au contraire de Colomb. Ainsi, Isabelle la Catholique accepte de financer son voyage transatlantique. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Bahamas, Hispaniola, Cuba === &lt;br /&gt;
Colomb va effectuer quatre voyages. Il arrive d'abord dans les Caraïbes, fait le tour de plusieurs îles et ne touche que l'Amérique centrale. Il touche la côte du Brésil lors de son troisième voyage sans prendre conscience qu'il a atteint un continent cinq plus grand que l'Espagne et le Portugal réunis. Il n'est absolument pas conscient du continent qui se cache derrière.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Christopher Columbus voyages map-fr.svg|thumb|center|350px|Trajet des quatre voyages de Colomb aux « Indes ».]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Les mécanismes de la conquête ===&lt;br /&gt;
Lorsque que Colomb prend possession du territoire et qu'il découvre de l'or dans les Caraïbes qu'on utilisait déjà sur place en autre pour la fabrication de bijoux, il est très intéressé et s'installe sur ces îles pour mieux exploiter l'or. La nouvelle parvient rapidement en Espagne devenant une motivation pour les conquistadors.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les voyages de Colomb ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= La conquête =&lt;br /&gt;
Selon les espagnols, la colonisation est l'histoire de héros courageux. Juste oublié quelques petits détails qui s'avèrent être cruciaux, comme le fait qu'ils aient réussi à conquérir le territoire d'abord grâce aux maladies transmises (fièvre jaune,syphilis etc) qui ont tout simplement causé une catastrophe démographique, mais aussi grâce aux alliances avec les groupes indigènes sans lesquels ils n'auraient jamais réussi à survivre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Conquête de l’empire aztèques : 1519 - 1521 &lt;br /&gt;
*Conquête des Incas : 1531-1533 &lt;br /&gt;
*Alliances avec des groupes indigènes&lt;br /&gt;
*México : 800-900 soldats espagnoles, 200000 alliés de Tlaxcala 	&lt;br /&gt;
*Effets	des maladies 	&lt;br /&gt;
*Armes	supérieures des européens, dans une moindre mesure mais tout de	même. Ils ont des canons et peuvent se protéger avec leurs	armures.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
800 à 900 soldats espagnoles qui s'allient avec 200 000 rivaux des aztèques, les Tlaxcalas. Au final c'est plutôt les espagnoles et	les alliés indigènes qui ont participés à une guerre à	l'intérieur de l'empire aztèque.&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
La colonisation espagnole avance plus lentement avec les groupes non	structurés hiérarchiquement, le processus est bcp plus lent. Quand	les colonisateurs font face à une hiérarchie, il remplace les	chefs des aztèques par un espagnol. A part couper la tête du	système, ils ne le pertubent pas et laisse faire les choses comme	avant. Pour les indigènes, ça ne changent pas grand chose à part	le fait qu'il y ait un espagnol à la tête. Ce remplacement de	l'élite indigène par des espagnoles fonctionne assez bien.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On	voit bien l'écart avec la colonisation du Nord où l'on a repoussé	les indigènes alors que là on les intègre directement dans le	processus. On garde le système qui fonctionne et qui apporte des	richesses.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== La conquête de l’Empire aztèque == &lt;br /&gt;
[[Fichier:La route de Cortés - un chemin de découverte et de conquête.jpg|vignette|300px|La route de Cortés : un chemin de découverte et de conquête - [http://www.cndp.fr/pour-memoire/le-mexique-3000-ans-dhistoire/lhistoire-du-mexique-dans-les-nouveaux-programmes/la-route-de-cortes-un-chemin-de-decouverte-et-de-conquete.html cndp.fr]]]&lt;br /&gt;
La conquête se fait donc grâce aux alliés avec lesquels ils se cachent dans les montagnes. Le processus sera similaire avec les Incas. Les espagnoles exploitent une division entre deux frères, s'allient avec l'un d'entre eux et fait tomber l'empire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;gallery&amp;gt;&lt;br /&gt;
Fichier:«La conquête - un miracle de Santiago, le plus grand apôtre de Dieu».png|«La conquête :  un miracle de Santiago, le plus grand apôtre de Dieu» - gravure sur bois du XVIème siècle.&lt;br /&gt;
File:Murales Rivera - Markt in Tlatelolco 3.jpg|enochtitlan, fresque murale de Diego Rivera.&lt;br /&gt;
File:Codex azcatitlan222.jpg|Conquistadors et porteurs indigènes dans le [[Codex Azcatitlan]].&lt;br /&gt;
&amp;lt;/gallery&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Organisation de la conquête == &lt;br /&gt;
[[Fichier:L'organisation de la conqupete.jpg|vignette|300px|L'organisation de la conqupete - [http://www.larousse.fr/archives/grande-encyclopedie/page/610 larousse.fr]]]&lt;br /&gt;
*Suivant les grandes civilisations&lt;br /&gt;
*Processus rapide - dans une période de 30 ans arrivent à se mettre à la tête des grandes civilisations de ce continent.&lt;br /&gt;
*Périphérie pas sous contrôle - pas beaucoup d'influence dans les périphéries ou avec les autres civilisations indigènes qui arrivent à se battre assez efficacement contre l'influence espagnole.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== La structure politique des colonies espagnoles: Le royaume de la Nouvelle Espagne, le royaume du Pérou == &lt;br /&gt;
Très vite les espagnoles essayent d'imposer une structure politique sous forme de royaume ou le vice roi délégué de l'Espagne va prendre le pouvoir. Toute l'Amérique du Sud appartenant au royaume du Pérou et Aztèque : à l'Espagne. On fait des transferts à des cours juridiques, le vice roi a une cour lui aussi et désigne les conquistadors, leur distribue la main d'oeuvre et les richesses des indigènes. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Problème avec la couronne : ce sont des hommes militaires qui ont fait la conquête de l'Amérique et la couronne a du mal à s'imposer face à ceux-ci qui ne veulent pas se soumettre. Après quelques exécutions ici et là, arrive à s'imposer et à bâtir ce système politique.La relation entre pouvoir militaire et couronne toujours un peu délicate.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;gallery&amp;gt;&lt;br /&gt;
Fichier:El virreinato del Perú.jpg|El virreinato del Perú - [http://acceso.ku.edu/unidad7/sucesos/sucesos3.shtml acceso.ku.edu/]&lt;br /&gt;
Fichier:MAP OF THE VICEROYALTY OF NEW SPAIN.jpg|MAP OF THE VICEROYALTY OF NEW SPAIN - [http://homepages.udayton.edu/~santamjc/Caribbean1.html udayton.edu]&lt;br /&gt;
&amp;lt;/gallery&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== L’autre empire : Portugal et le Brésil == &lt;br /&gt;
[[File:Treaty of Tordesillas.jpg|thumb|Couverture de la version portugaise du traité de Tordesillas.]]&lt;br /&gt;
Avec le [http://fr.wikipedia.org/wiki/Trait%C3%A9_de_Tordesillas traité de Tordesillas] de 1494, c'est là que les espagnols font appel au Pape pour décider de la distribution des terres dans le Nouveau Monde. A Valladolid des représentants espagnols et portugais se rencontrent pour fixer les limites. La limite de démarcation se fait à l'Ouest de l'île duCap Vert (unméridien nord-sud localisé à 370 lieues (1 770 km) à l'ouest des îles du Cap Vert méridien qui se situerait aujourd'hui à 46° 37' ouest.),ligne droite. A l'Est = Portugal, à l'Ouest Espagne. Ce genre de partage n'a rien de nouveau mais veut simplement dire que la côte brésilienne est désormais dans les mains des portugais. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sur cette côte, la population indigène est petite,semi-sédentaire ou nomade. Il y a peu de confort matériel, les indigènes vivent adaptés à l’environnement avec presque rien.On ne trouve pas d'or ni d'argent, pas grand chose qui pourrait servir de valeurs immédiates et les portugais ne s'intéressent du coup pas trop à leur territoire. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les portugais sont plutôt intéressé par le commerce avec l’Asie. Les structures sociales restent rudimentaires faisant que la colonisation est lente. En 1600 on compte 30000 portugais au Brésil alors qu'ils sont 160000 espagnols en Amérique latine.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La production de sucre et l'importation des esclaves de l’Afrique sont liés. Ce n'est seulement qu'au XVIème siècle qu'on découvre qu'on peut produire du sucre de canne dans un territoire énorme qui devient alors intéressant. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais qui va planter vu qu'il n'y a pas beaucoup de population ? Les portugais arrivent à la même réponse que britanniques, il faut avoir recours aux esclaves importés d'Afrique. Commence donc l'importation d'esclaves africains vers le Brésil.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Meridien-trodesillas-terre.jpg|400px|vignette|centré|Le méridien de Tordesillas divisele Nouveau Monde. Si l'Espagne acceptait le traité moyennant parfois des compensations, le Portugal eut du mal à défendre ses colonies orientales devant la convoitise des Hollandais, des Anglais et des Français - Document [https://ag.purdue.edu/hla/Pages/default.aspx U.Purdue].]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= L’esclavage aux Amériques =&lt;br /&gt;
[[Fichier:Village pittoresque - gravure de Jean Baptiste Debret (1835).jpg|200px|vignette|droite|Village pittoresque - gravure de Jean Baptiste Debret (1835) - [http://www.herodote.net/XVIe_au_XIXe_siecles-synthese-14.php herodote.net]]]&lt;br /&gt;
Au Mexique ainsi qu'au Pérou il y a très peu d'esclaves car la main d'oeuvre des populations indigènes est suffisante pour  produire pour l'élite espagnole. Par contre dans les Caraïbes, avec le climat tropical les cultures de sucre et de coton, il y a beaucoup plus d'esclaves que dans le mainland. Le Brésil a le chiffre le plus élevé, suivi par les Caraïbes. En Amérique du Nord on dénombre très peu d'esclave.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Importance du commerce des esclaves Noirs dans les différents régions du Nouveau Monde.gif|400px|vignette|centré|Importance du commerce des esclaves Noirs dans les différents régions du Nouveau Monde]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= L’économie coloniale des Espagnols = &lt;br /&gt;
*'''Société féodal, basé sur le travail indigène'''&lt;br /&gt;
L'objectif des espagnols est de créer une société féodale. Les colonisateurs veulent s'accaparer les ressources avec des vols et des pillages dans les premières décennies. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par la suite, les espagnols utilisent de façon directe ou indirecte les indigènes. Directement en mobilisant les travailleurs qui doivent accomplir des corvées. Dans les Andes, le travail dans les mines, nombre d'indigènes qui meurent du froid et des mauvaises conditions dans des régions assez hostiles. Indirectement en étant obligé de produire biens pour leurs seigneurs, après ils sont libre de décider du reste de leur production. Toutefois, cela reste un système féodal où espagnols survivent grâce à l'exploitation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*'''Métaux précieux : l’or, l’argent''' &lt;br /&gt;
Exporte des métaux d'abord par le pillage puis par l'exploitation. La colonisation fait qu'il y amonopole. On importe des produits manufacturés, du vin et de l'huile aussi.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*'''Système mercantiliste avec un port en Espagne, quatre ports en Amérique : Veracruz, Cartagena, Lima, Panama''' &lt;br /&gt;
Concentre le trafic d'abord à Séville puis à Cadis. Système mercantiliste donc aussi instauré entre Amérique et Espagne, qui fixe chaque année la nature et la qualité des importations. On limite d'ailleurs les ports, aux amériques quatre ports qui étaient responsables de transporter tout ce qui vient ou va vers la métropole. Système de flotte qui permet à la couronne de contrôler le commerce. Chaque année ou tous les deux ans, part d'Espagne une flotte pour la Nouvelle Espagne et des galions pour le Pérou. Chaque flotte avait de 70 à 80 navires remplis de choses. Ensuite,rapportent les matières premières.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*'''La contrebande (par le Brésil et le Rio de la Plata)'''&lt;br /&gt;
Ce système fonctionne assez bien mais bien sûr il y a des contrebandiers qui prennent des métaux pour les vendre directement en Europe. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== La mine d’argent de Potosí == &lt;br /&gt;
Le système coloniale depend de l'or et de l'argent. Potosi est l'un des endroits les plus tristes en Bolivie avec des montagnes où on a enlevé des tonnes d'argent, des milliers d'indigènes meurent dans des conditions effroyables, 30 degrés à l'intérieur de la mine, -15 degrés la nuit, des outils simplistes pour extraire l'argent. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C'est cet argent qui a permis l'industrialisation de l'Europe, a crée énormement de richesses. Cet argent ira jusqu'à la Chine, les Philippines dans le cadre d'un réseau de marchandises.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;gallery&amp;gt;&lt;br /&gt;
Fichier:Capitulo-CIX.jpg|Potosí. La primera imagen en Europa. Pedro Cieza de León, 1553.&lt;br /&gt;
Fichier:Moll - Map of South America - Detail Potosi.png|Cerro Rico de Potosí.&lt;br /&gt;
&amp;lt;/gallery&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== L’économie coloniale : Le commerce triangulaire ==&lt;br /&gt;
[[Fichier:L’économie_coloniale_-_Le_commerce_triangulaire.jpg|400px|cadre|centré]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On voit les ports qui peuvent faire le commerce légal. Il n'y a rien dans la région de l'Argentine. On produit l'argent dans les andes à la hauteur du Chili, il est donc facile de prendre l'argent et de faire du commerce vers la côte Atlantique de l'Amérique du Sud.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le peuplement de Buenos Aires a beaucoup à voir avec des contrebandistes qui importent et exportent. Il légal jusqu'à la fin du XVIIIe. Pouvoirs étrangers qui participent aussi à la contrebande comme le Royaume-Uni et la France.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Avec le commerce triangulaire, on importe vers les colonies des produits manufacturés et des esclaves comme main d'oeuvre. Triangle donc matières premieres / produits manufacturé et esclaves.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= La ville coloniale – idéale et réalité (modèle Santiago de Chile, 1700) = &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Société espagnole est urbaine ==&lt;br /&gt;
[[Fichier:Tenochtitlan y Golfo de Mexico 1524.jpg|vignette|upright=1.2|Plan de Mexico-Tenochtitlan réalisé en 1524 par un des Espagnols ayant participé à la [[conquête de l'Empire aztèque]].]]&lt;br /&gt;
C'est la ville qui constitue le centre politique des royaumes. La ville coloniale se situe au centre du pouvoir administratif, le vice-roi,les juges, les dignitaires catholiques etc résident tous dans la ville. En tant que membre de l'élite coloniale, il faut être en ville car c'est le centre de la civilisation et les campagnes ne sont pas appréciées. C'est bien différent du Nord où il y a dans les middle colonies et en Nouvelle Angleterre des propriétaires qui travaillent notamment leurs terrains.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En Amérique Latine, 65 villes sont fondées avant 1523, vers 1600 se sont plus de 120 villes assez peuplées.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les ordres religieux fondent aussi des universités (à Saint Domingue, Limaet Mexico), puis d'autres suivent à Bogota et Quito. Harvard est fondé à Boston en 1636  au moment où il y a déjà huit université qui fonctionnent depuis 80 ans en Amérique latine. On voit que les centres urbains sont beaucoup plus importants pour espagnols qu'anglais.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Métropole de Mexico est une très grande ville, encombrée de monde. [http://en.wikipedia.org/wiki/Bernardo_de_Balbuena Bernardo de Balbuena] très impressionné, écrit le poème très connu “ [http://es.wikisource.org/wiki/Bernardo_de_Balbuena Grandeza Mexicana]”&amp;lt;ref&amp;gt;Grandeza Mexicana, por Bernardo de Balbuena - [http://www.biblioteca.tv/artman2/publish/1604_311/Grandeza_Mexicana_por_Bernardo_de_Balbuena_629.shtml biblioteca.tv]&amp;lt;/ref&amp;gt; qui est une célébration de la vie urbaine dans la colonie. La civilisation se trouve dans la ville, tout ce qui est hors de la ville est de la barbarie. On voit l'attitude envers les indigènes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1800, Mexico compte 100000 habitants en faisant la ville la plus grande, à Lima on dénombre 80000 habitants, à Buenos Aires 25000. En comparaison, Philadelphie en Amérique du Nord qui est la plus grande ville compte 40000 habitants. Il y a déjà un écart important. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On va organiser l’espace afin de maintenir des hiérarchies comme un « damier d’échecs ». Si on n'est pas d'origine espagnole, il peut parfois être interdit de vivre légalement dans la ville. Le soucis est de maintenir une distinction sociale et ethnique. Même si on peut à peine survivre, le conquistador sera au milieu de la ville et l'indigène reste en périphérie. Il faut maintenir hiérarchie dans la ville à tout prix.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Maintenir les hiérarchies dans la ville == &lt;br /&gt;
*'''Qui habite où ? L’ordre symbolique de vêtements''' &lt;br /&gt;
L'ordre symbolique est très important. Tout genre de règles qui s'appliquent,qui peut porter tel genre de vetêment, les indigènes n'ont pas le droit de porter des chaussures, certains tissus comme la soie sont interdits aux femmes indigènes qui viennent vendre des produits etc. Il y a beaucoup de de règlements parce qu'il faut de façon constante affirmer une distinction entre espagnols et indigènes, et même au sein des castes il y a des différences entre les espagnols. À l'Eglise aussi, si un grand seigneur arrive et que sa place habituelle est prise, scandale, dueletc. Archive juridique montre &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*'''Les processions'''&lt;br /&gt;
-&amp;gt;processus juridique dans les processions etc. Lié à l'importance de la réputation dans une société de caste.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Le métissage et les « castes » ==&lt;br /&gt;
• La hiérarchie entre les espagnols : Les nobles, les marchands, les religieux, les militaires, les artisans &lt;br /&gt;
Société divisée et chaque groupe a des obligations et des privilèges. Les nobles : surtout ceux qui viennent de l'Espagne ou les conquistadors qui ont un titre. Noble peut être le chef de plusieurs communautés indigènes qui vont faire pour lui des corvées ou payer des taxes. C'est l'élite la plus haute. Ensuite, les marchands et commerçants, ont leur propre confrérie, mais ne peuvent pas trop se mêler aux nobles. Aussi les religieux qui contrôlent l'éducation, ils ont un code juridique aussi, un peu mis à part car les prêtres catholiques ne peuvent pas se marier et donc pas famille etc. Même chose pour militaire aussi à part. Chaque famille essaye d'avoir des gens influents dans chaque classe : mili,religieux etc.&lt;br /&gt;
Ensuite il y les gens du commun : artisans européens, ensuite créoles ou métis. Aussi propre confrérie, et propre codes symboliques et hiérarchiques. La société espagnole est vrmt très hiérarchique aussi bien au sens ethnique qu'au niveau des castes et des groupes professionnels. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
• Métissage: Espagnols, créoles, mestizos. Espagnols arrivent sans femmes, le métissage se fait donc immédiatement. Se marient avec des indigènes, puis avec des esclaves. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
• Séparation «espagnoles» et«indiens» n’est pas soutenable longtemps. Cette division de la société super stricte est impossible à soutenir puisque pas de femmes espagnoles. Surtout dans villes, bcp de metis, enfants d'espagnol et d'indigène, les mestizos, groupe qui devient de plus en plus puissant. Espagnol obsédé par cette orga en caste. On essaye de faire toutes les distinctions possibles. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les indigènes doivent rester dans leur communauté natale car représente une valeur : celle de l'impôt et de la corvée du travail. Sachant qu'être au service continuel des espagnols est tout ce qu'il y a de plus déplaisant, certains fuient vers la ville, essaye de quitter la communauté pour être indépendant et sans obligations vis à vis des espagnols. Si se font choper on les renvoient d'où ils viennent. Doivent donc rester en campagne, dans leur village. Ils ont beaucoup d'obligations mais aussi certains privilèges mais peu. Ex: doivent être protéger par le roi espagnol. On voit que bcp d'indigènes écrivent des lettres au roi pour se plaindre du traitement, et roi espagnol prend souvent position pour les indigènes en disant aux nobles de diminuer corvée, impôt, etc. Se sentent un peu protéger par roi d'Espagne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
• Désir d’affirmer les hiérarchies ethniques - Effectif seulement d’une façon générale, de«blanc» vers le «noir &lt;br /&gt;
A la fin de la chaine, les esclaves. Pas de privilèges, que des obligations. Surtout dans les Caraïbes, dans les plantations du Brésil, ensuite les autres colonies. Les esclaves sont dans la partie la plus basse de la société. La hiérarchie ethnique se fait du plus blanc au plus noir. Le plus blanc = espagnol noble, noir africain = le plus bas. Stratification va par les deux axes, par la couleur aussi.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== La famille patriarcale == &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
• Relations de famille très importantes vu qu'il y a des castes, important de bien contrôler sa famille. Il faut controler les alliances, mariages, naissances, enfants etc.Famille patriarcale = une prsn à la tête de la famille, mâle adulte, en général un fils ainé qui contrôle les actions des frères, soeurs et enfants, et aussi de sa famille plus large avec des alliés, cousins etc. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
• Pas d’individualisme, on est considéré comme membre d'une famille avec un rang et un certain honneur. Patriarche défend l'honneur de la famille et place les membres de la famille à l'endroit qu'il décide convenable. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
• Décisions prises par la personne à la tête de la famille &lt;br /&gt;
Le patriarche qui décide si tu deviens prêtre, militaire, avec qui tu te maries etc. Ne s'applique pas qu'aux femmes, même chose pour les hommes. Peut pas décider par soi même ce que veut faire de sa vie.Essaye d'avancer dans les rangs de la sté espagnole. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
• Code d’honneur, protège l'honneur de la famille par le succès éco des hommes et par le respect de l'honneur privé (chasteté modestie etc)des femmes.&lt;br /&gt;
Pour la classe populaire, aussi code d'honneur mais bcp moins et femmes plus de liberté de mouvements, besoin de ça car ce sont les responsables des enfants, et doivent gagner leurs vies tout en étant chef de la famille (plus de maris)&lt;br /&gt;
Pour la grande majorité de la population le monde est petit : il n'y a pas de moyens de transport et pas de communication entre les villes.On ne sait pas ce qu'il se passe autour. On entend une fois dans sa vie une nouvelle du roi d'Espagne (ex : naissance etc) mais ça s'arrête là. Du coup on est vraiment lié à sa ville, village et on ne connait rien d'autres.&lt;br /&gt;
Les superstitions sont fréquentes, l'ordre social provient de dieu. Vie très différente de la notre. Sentiment de l'époque de ne rien pouvoir changer à ce monde, fatalisme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Changements et mécontentement dans les colonies == &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quand on décrit les caractéristiques des structures sociales : 300 ans, donc il y a forcément des changements. Période coloniale =/= stagnation. Surtout XVIIIe, changement s'accélère. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
• Changements démographiques: plus de «mestizos» &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au XVIIIe,population s'accroit. Les indigènes dvlp immunité contre maladies.Ensuite, importance démographique du groupe de mestizos, qui commence à se reproduire et devient de plus en plus grand. &lt;br /&gt;
En Nouvelle Espagne :  fin XVIIIe, indigènes 60%, les blancs 18%, mestizos déjà plus de 20%. Dans les Andes : 13 % espagnols, 56%indigènes et 27% mestizos ( qui sont plutôt urbains dans leurs comportements) Perou 4% esclaves. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Modification dans la répartition de la population. Indigènes : perdent du pourcentage même si arrive à se maintenir mieux qu'aux USA. Elites changent aussi car colonies vivent depuis plsrs générations en Amérique et ne connaissent rien à l'Espagne, leur attachement diminue. Créoles jouent un rôle très important fin XVIIe, ils ont fait leur fortune dans le Nouveau Monde, et ils ont le sentiment de plus en plus d'être américain et pas espagnol. Il y a donc une croissance de la conscience américaine des créoles qui voient qu'ils n'ont pas trop de choses en commun avec les espagnols et quisont fier de leur propre continent. C'est à  ce moment que la couronne veut faire des changement avec des réformes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les réformes bourboniennes (ca. 1750-) == &lt;br /&gt;
	• Guerres couteuses &lt;br /&gt;
C'est une histoire parallèle à l'histoire des États-Unis. Il y a les guerres européennes du milieu du XVIIIe où l'Espagne y participe, il y a aussi la guerre de Sept Ans. Tout ça a couté de l'argent alors la couronne décide de prendre des mesures pour augmenter les revenus tirés des colonies. &lt;br /&gt;
	• Couronne veut augmenter les recettes: libéralisation du commerce,efficacité dans la perception des impôts &lt;br /&gt;
C'était à la base le but des colonies (extraire richesse sous formes d'impôts et de taxes) mais laisser aller au fur et à mesure du temps. Maintenant comme besoin d'argent, décide d'augmenter les revenus. Suivait la politique mercantiliste en contrôlant le commerce, décident avec ces réformes de libéraliser le commerce jusqu'à un certain point. Plus seulement Cadiz et Seville, encourage maintenant le commerce entre les colonies espagnoles, ce qui étaient interdit auparavant. Essaye de renforcer les mines d'argent, car on peut augmenter facilement les impôts avec les métaux. &lt;br /&gt;
	•(établissement du port de Buenos Aires) &lt;br /&gt;
Ils établissent aussi le port de Buenos Aires, important puisqu'avant port de fuite, maintenant qu'établi de façon officielle, peuvent le taxer.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Les réformes bourboniennes dans la sphère politique et militaire = &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Forte présence militaire, envoi des soldats et surtout des officiers ==&lt;br /&gt;
Couronne devient plus soucieuse de maintenir le contrôle politique et militaire. On sent la nécessité de renforcer la présence militaire pour se protéger de l'UK. On envoie donc des milliers de soldats qui permettent aussi la formation de milices locales. Résultat = armée impressionnante. Cependant, milices locales parfois en conflit avec soldats de l'Espagne. Dans NouvelleEspagne, vers 1800, plus de 30 000 hommes sous armes, et garnisonPérou 20 000. Dans ces milices, les créoles ont des grades plus ou moins élevés et les espagnols détiennent les plus hauts pouvoirs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Meilleur contrôle de l’administration locale == &lt;br /&gt;
(ministres etc.) par des espagnols &lt;br /&gt;
Pendant des décennies, les espagnols vendent postes aux créoles, et la bureaucratie devient un peu corrompue et inefficace. 1750  à Lima il y a 18 ministres dont ....? qui ont acheté leurs titres. En 1880, 5ministres créoles , 13 autres espagnols. Les créoles sont déplacés du pouvoir politique, ce qui crée un ressentiment. Le nombre d'administrateurs employés direct par la couronne double. On confie l'administration aux serviteurs loyaux de la couronne. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== L’assemblée municipale (cabildo) est le forum pour les créoles ==&lt;br /&gt;
Désagréable pour les créoles qui s'étaient crée leur propre monde. Les créoles s'accrochent à leurs assemblées municipales qui deviennent le forum pour parler des problèmes locaux et de leur ressentiment contre les espagnols. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les lumières dans les colonies == &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
• Les bourbons et les contacts étroits avec la France. &lt;br /&gt;
Influence de l'époque des lumières, effets des discussions philosophiques jusque dans les colonies, surtout car les bourbons sont une famille étroitement liée avec les français, et quand ils prennent le pouvoir en Espagne, ils prennent contact avec la France. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
• Encouragement des sciences naturelles pour la modernisation des colonies &lt;br /&gt;
Les changements dans l'ordre politique sont accompagnés par l'effort de la couronne espagnole d'encourager les sciences naturelles qui sont utiles pour générer plus de production qu'on pourra ensuite imposer et $$$. On organise des expéditions pour mieux comprendre la faune et la flore,pour découvrir de nouveaux animaux, on crée des jardins botaniques,écoles architecture, collèges royaux des mines etc. A la moitié XVIIIe, on modernise les colonies et on fait des propositions radicales comme la réforme de l'église catholique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
• Publications de presse en Amérique latine: informations, statistiques &lt;br /&gt;
Fin XVIIIe,journaux apparaissent au Mexique et Pérou. Ecrivent sur le pays,l'économie, plantes etc. Phénomène nouveau. Grâce à ça on reçoit des nouvelles, on parle un peu de révolution dans les colonies britanniques mais ne susciste rien de spécial même si l'on parle des droits de l'homme et de souveraineté populaire. Pas de mouvement vers indépendance, même si on sait ce qu'il s'est passé en France.Pour l'instant les créoles se sentent quand même trop liés aux espagnols pour une rupture qui serait trop brusque. Veulent simplement plus de libertés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Des événements lointains qui basculent – ou pas – les colonies == &lt;br /&gt;
• Société coloniale paraît stable, sauf des affrontements avec des groupes indigènes. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
• L’indépendance américaine de 1776 est noté, suscite un certain intérêt.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
• Les créoles n’aiment pas les mesures de la couronne, la perte du pouvoir politique. Conscience que les règles du commerce favorisent l’Espagne. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
• MAIS: La révolution française (1789) et surtout la révolution de Haïti (1804) démontrent le danger de la déstabilisation &lt;br /&gt;
Haïti était une colonie sucrière ou bcp d'esclaves, une société brutale et super exploitative. Il y a une grande révolution politique et sociale où les noirs esclaves participent. C'est une révolution super radicale qui fait peur aux espagnols et aux créoles, qui fait peur à tous car c'est tout un ordre social qui est bouleversé. Les esclaves sont à la tête de l'état après ça.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Des événements lointains qui basculent les colonies == &lt;br /&gt;
En 1808, Napoléon Ier impose son frère Joseph sur le trône espagnol en renversant Ferdinand VII, mais les créoles ne sont pasd 'accord d'être au service des français. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Après 1810, il y a un mouvement vers l’indépendance en loyauté avec Ferdinand VII, le roi Bourbon. Prennent leurs propres affaires en mains en attendant Ferdinand. C'est le premier mouvement vers l'indépendance mais temporaire, jusqu'à qu'on retrouve le roi. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;gallery&amp;gt;File:Joseph Bonaparte (by Wicar).jpg|« Portrait de Joseph Bonaparte, roi de Naples », huile sur toile de Jean-Baptiste Wicar réalisée en 1808.&lt;br /&gt;
File:Fernando VII, by López.jpg|Portrait de Ferdinand VII d'Espagne par Vicente López.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;/gallery&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
• 1814:Ferdinand VII retourne au pouvoir, ne reconnait pas les efforts des créoles, impose le retour à l’absolutisme et le régimecolonial&lt;br /&gt;
Problème: quand Ferdinand est de retour au pouvoir, au lieu de remercier la loyauté de ses sujets, veut prendre tout le contrôle de nouveau et envoie des soldats vers les colonies pour rétablir le vieil ordre colonial et l'absolutisme. Ne reconnait aucune institution bâtie parles créoles pour agir de façon autonome. &lt;br /&gt;
•  Ace moment les créoles se demandent si on peut pas faire quelque chose de mieux que de revenir à l'absolutisme, c'est la que lutte pour la rupture complète commence.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Récapitulatif =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
-&amp;gt; différence avec expérience coloniale des USA. Surtout civilisation,cas espagnol : slmt possible avec alliance indigène, les espagnols se mettent à la tête des sys déjà existant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
-&amp;gt; société coloniale, on voit vraiment une distinction très nette entre ville et campagne, Espagne = civilisation, indigènes = campagne&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
-&amp;gt; hiérarchie des sociétés coloniale s: commence à se dissoudre surtout éthnique à cause du metissage qu'on ne peut pas éviter. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
-&amp;gt; comme la couronne anglaise, espagnols essayent d'interdire le contrôle politique aux créoles et en faisant cela crée la même résistance, les poussent à la rév.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Références =&lt;br /&gt;
*Cours : &lt;br /&gt;
**[[Histoire économique et sociale du Tiers-Monde]] :&lt;br /&gt;
***[[Les grandes étapes de l’expansion européenne XVIe-XXe siècles]]&lt;br /&gt;
**Cours de Aline Helg d'[[Les États-Unis et l’Amérique Latine, fin XVIIIe-XXe siècles|histoire des États-Unis et l’Amérique Latine]] :&lt;br /&gt;
***[[Les Amériques à la veille des indépendances]]&lt;br /&gt;
*Bottineau Yves. Fraser (Valérie) : [http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/outre_0300-9513_1991_num_78_292_2924_t1_0446_0000_2 The Architecture of Conquest, Building in the Viceroyalty of Peru 1535- 1635]. In:Revue française d'histoire d'outre-mer, tome 78, n°292, 3e trimestre 1991. pp. 446-447.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Notes =&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;vote type=1 /&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Category:histoire]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Touriste</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://baripedia.org/index.php?title=Les_Am%C3%A9riques_%C3%A0_la_veille_des_ind%C3%A9pendances_(C._Pernet)&amp;diff=19940</id>
		<title>Les Amériques à la veille des indépendances (C. Pernet)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://baripedia.org/index.php?title=Les_Am%C3%A9riques_%C3%A0_la_veille_des_ind%C3%A9pendances_(C._Pernet)&amp;diff=19940"/>
		<updated>2015-05-20T08:12:51Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Touriste : /* Les Incas : Terraces sur le lac Titicaca */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&lt;br /&gt;
= Population indigène =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== La population indigène == &lt;br /&gt;
Il y a une grande diversité de peuples mais deux empires apparaissent. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le continent américain n'est pas un espace vierge lorsque les espagnols arrivent à la fin du XVème siècle. Ils doivent affronter une civilisation impressionnante et une société complexe. Vers 1500, il y avait plus de 350 groupes tribaux, 15 centres culturels et trois formes d'organisations fondamentales.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces formes d'organisation étaient des '''populations nomades''' ; une '''population semi-sédentaire ou sédentaire''' qui vivaient d'une forme d'agriculture de subsistance, comparable avec civilisation de la côte est ; et une '''population dense et sédentaire''' qui arrive à produire un surplus considérable. Ce surplus permet la spécialisation des professions et l'apparition de centres urbains très développés ainsi que de l'artisanat, les arts et l'entreprise de projets à grande échelle. Le commerce notamment peut se faire sur de longues distances comme par exemple au Mexique sur des distances allant jusqu'à 1000 kilomètres. Ces sociétés sont complexes, avec une noblesse héritière. Il y a une importance fondamentale de la hiérarchie qui s'établit avec une justification religieuse et des rituels. Les structures sont similaires à la société féodale espagnole, ce qui aura des conséquences importantes sur la colonisation puisque les structures sont similaires, et du coup on comprend mieux ce que l'un attend de l'autre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== L’Empire aztèque à l’arrivée des espagnols : 1520 == &lt;br /&gt;
[[Fichier:The Mexican empire of Montezuma.png|250px|vignette|droite|L'Empire mexicain de Moctezuma ]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'Empire aztèque a subjugué les autres peuples du plateau central et est devenu un très grand empire. Lorsque les espagnols arrivent, ils sont très impressionnés, surtout par la ville de [http://fr.wikipedia.org/wiki/Mexico-Tenochtitlan Tenochtitlan].&lt;br /&gt;
Tenochtitlán, la capitale des Aztèques, correspond aujourd'hui à México qui est la capitale du Mexique actuel.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces cartes sont faites à partir des écrits des aztèques et de fouilles archéologiques. Tenochtitlán a tant impressionné les espagnols car c'est une ville bien plus grande que ce que l'on pouvait retrouver en Espagne. Séville par exemple avait 70000 habitants alors que Tenochtitlán en dénombre 200000 soit presque trois fois plus grande que Séville. En Europe, les villes étaient complètement chaotiques alors que Tenochtitlán est bien organisée, il y a des canaux pour les bateaux mais aussi des chemins et diverses infrastructures. Les habitants sont principalement des artisans ou travaillent dans le service. La culture urbaine est assez supérieure par rapport à l'Europe. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
La production agricole se fait dans des jardins flottants, est amassé de la terre pour créer des parcelles dans le lac. La production est assez efficiente. Aujourd'hui, le lac Texcoco est asséché. Cette ville était une merveille aux yeux des espagnols.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;gallery&amp;gt;&lt;br /&gt;
Fichier:Aztec Empire 1519 map-fr.svg|Mexico-Tenochtitlan, capitale de l'empire aztèque, a été construite dans le plateau central du Mexique, sur une île du lac Texcoco.&lt;br /&gt;
Fichier:Templo Mayor and Cathedral.jpg|Les ruines des différentes étapes de construction du Templo Mayor, à Mexico, en 2008.&lt;br /&gt;
Fichier:Valley of Mexico c.1519-fr.svg|Tenochtitlan et la vallée de Mexico vers 1519.&lt;br /&gt;
Fichier:Tlatelolco Marketplace.JPG|Représentation du marché de Tlatelolco (Muséum Field de Chicago).&lt;br /&gt;
Fichier:Tenochtitlan y Golfo de Mexico 1524.jpg|Plan de Mexico-Tenochtitlan réalisé en 1524 par un des Espagnols ayant participé à la conquête de l'Empire aztèque.&lt;br /&gt;
Fichier:Codex Mendoza folio 2r.jpg|Au centre de ce folio du Codex Mendoza, on reconnaît le glyphe de la capitale aztèque faisant référence au mythe de la fondation de la cité.&lt;br /&gt;
&amp;lt;/gallery&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les Incas : Terraces sur le lac Titicaca ==&lt;br /&gt;
[[Fichier:Les Incas- Terraces sur le lac Titicaca.png|250px|vignette|droite|Les Incas:  Terraces sur le lac Titicaca]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les Incas se retrouvent plus au Sud. Leurs villes ne sont pas comparables aux aztèques mais certains aspects de leur civilisation sont très importants et notamment l'agriculture en terrasse. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'Empire andin est aussi très complexe et sa production agricole est sophistiquée. En plus de cette agriculture en terrasse, il est possible d'y observer des clans familiaux qui occupent plusieurs niches écologiques. Les villages n'ont donc pas seulement des terres dans les hautes montagnes mais à tous les niveaux. C'est ainsi que chaque famille assure sa subsistance car elles savent justement exploiter des niches très diverses les unes des autres.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il y avait donc à l'époque deux grands centres de civilisations à savoir les aztèques et incas mais en périphérie de ces deux, d'autres groupes d'indigènes moins développés comme les semi nomades voire les nomades. Le processus de colonisation sera beaucoup plus difficile à établir sur ces groupes là.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Pisac : les ruines d’une ville incaïque == &lt;br /&gt;
[[File:Pisac007.jpg|thumb|center|350px|Q'allaqasa : la citadelle]]&lt;br /&gt;
Il est possible de reconnaître le système de défense de la cité de [http://fr.wikipedia.org/wiki/P%C3%ADsac Pisac].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Christoph Colomb : 1451 - 1506 == &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Colomb.jpeg|200px|vignette|Portrait présumé de Christophe Colomb, attribué à Ridolfo del Ghirlandaio : yeux bleus, visage allongé au front haut, nez aquilin, menton orné d'une fossette, cheveux devenus blancs dès l'âge de 30 ans&amp;lt;ref&amp;gt;Marquis A. De Belloy, ''Christophe Colomb Et La Découverte Du Nouveau Monde'', éd. Eugène Ducrocq, 1864, 204 p.&amp;lt;/ref&amp;gt;.]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Christoph Colomb est un navigateur génois mais originaire de Cali en Corse. À 50 ans, il décide de partir à la recherche d'un chemin plus court pour accéder aux Indes l'objectif étant d'aller en Asie pour tracer une nouvelle route de commerce. La découverte des Amériques n'est donc qu'un effet secondaire de cette quête vers l'Asie. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La recherche des « sponsors » === &lt;br /&gt;
Pour entreprendre son voyage, Colomb se doit d'abord de chercher un mécène. En 1480, il s'adresse notamment à Gènes et est refusé presque partout. Isabelle la Catholique est la seule intéressée à participer à son expédition étant intéressée par le commerce de denrées et de produits rares comme le thé. Elle est aussi très religieuse et la possibilité d'exporter le catholicisme dans le monde est une motivation très importante au contraire de Colomb. Ainsi, Isabelle la Catholique accepte de financer son voyage transatlantique. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Bahamas, Hispaniola, Cuba === &lt;br /&gt;
Colomb va effectuer quatre voyages. Il arrive d'abord dans les Caraïbes, fait le tour de plusieurs îles et ne touche que l'Amérique centrale. Il touche la côte du Brésil lors de son troisième voyage sans prendre conscience qu'il a atteint un continent cinq plus grand que l'Espagne et le Portugal réunis. Il n'est absolument pas conscient du continent qui se cache derrière.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Christopher Columbus voyages map-fr.svg|thumb|center|350px|Trajet des quatre voyages de Colomb aux « Indes ».]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Les mécanismes de la conquête ===&lt;br /&gt;
Lorsque que Colomb prend possession du territoire et qu'il découvre de l'or dans les Caraïbes qu'on utilisait déjà sur place en autre pour la fabrication de bijoux, il est très intéressé et s'installe sur ces îles pour mieux exploiter l'or. La nouvelle parvient rapidement en Espagne devenant une motivation pour les conquistadors.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les voyages de Colomb ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= La conquête =&lt;br /&gt;
Selon les espagnols, la colonisation est l'histoire de héros courageux. Juste oublié quelques petits détails qui s'avèrent être cruciaux, comme le fait qu'ils aient réussi à conquérir le territoire d'abord grâce aux maladies transmises (fièvre jaune,syphilis etc) qui ont tout simplement causé une catastrophe démographique, mais aussi grâce aux alliances avec les groupes indigènes sans lesquels ils n'auraient jamais réussi à survivre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*Conquête de l’empire aztèques : 1519 - 1521 &lt;br /&gt;
*Conquête des Incas : 1531-1533 &lt;br /&gt;
*Alliances avec des groupes indigènes&lt;br /&gt;
*México : 800-900 soldats espagnoles, 200000 alliés de Tlaxcala 	&lt;br /&gt;
*Effets	des maladies 	&lt;br /&gt;
*Armes	supérieures des européens, dans une moindre mesure mais tout de	même. Ils ont des canons et peuvent se protéger avec leurs	armures.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
800 à 900 soldats espagnoles qui s'allient avec 200 000 rivaux des aztèques, les Tlaxcalas. Au final c'est plutôt les espagnoles et	les alliés indigènes qui ont participés à une guerre à	l'intérieur de l'empire aztèque.&lt;br /&gt;
	&lt;br /&gt;
La colonisation espagnole avance plus lentement avec les groupes non	structurés hiérarchiquement, le processus est bcp plus lent. Quand	les colonisateurs font face à une hiérarchie, il remplace les	chefs des aztèques par un espagnol. A part couper la tête du	système, ils ne le pertubent pas et laisse faire les choses comme	avant. Pour les indigènes, ça ne changent pas grand chose à part	le fait qu'il y ait un espagnol à la tête. Ce remplacement de	l'élite indigène par des espagnoles fonctionne assez bien.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On	voit bien l'écart avec la colonisation du Nord où l'on a repoussé	les indigènes alors que là on les intègre directement dans le	processus. On garde le système qui fonctionne et qui apporte des	richesses.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== La conquête de l’Empire aztèque == &lt;br /&gt;
[[Fichier:La route de Cortés - un chemin de découverte et de conquête.jpg|vignette|300px|La route de Cortés : un chemin de découverte et de conquête - [http://www.cndp.fr/pour-memoire/le-mexique-3000-ans-dhistoire/lhistoire-du-mexique-dans-les-nouveaux-programmes/la-route-de-cortes-un-chemin-de-decouverte-et-de-conquete.html cndp.fr]]]&lt;br /&gt;
La conquête se fait donc grâce aux alliés avec lesquels ils se cachent dans les montagnes. Le processus sera similaire avec les Incas. Les espagnoles exploitent une division entre deux frères, s'allient avec l'un d'entre eux et fait tomber l'empire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;gallery&amp;gt;&lt;br /&gt;
Fichier:«La conquête - un miracle de Santiago, le plus grand apôtre de Dieu».png|«La conquête :  un miracle de Santiago, le plus grand apôtre de Dieu» - gravure sur bois du XVIème siècle.&lt;br /&gt;
File:Murales Rivera - Markt in Tlatelolco 3.jpg|enochtitlan, fresque murale de Diego Rivera.&lt;br /&gt;
File:Codex azcatitlan222.jpg|Conquistadors et porteurs indigènes dans le [[Codex Azcatitlan]].&lt;br /&gt;
&amp;lt;/gallery&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Organisation de la conquête == &lt;br /&gt;
[[Fichier:L'organisation de la conqupete.jpg|vignette|300px|L'organisation de la conqupete - [http://www.larousse.fr/archives/grande-encyclopedie/page/610 larousse.fr]]]&lt;br /&gt;
*Suivant les grandes civilisations&lt;br /&gt;
*Processus rapide - dans une période de 30 ans arrivent à se mettre à la tête des grandes civilisations de ce continent.&lt;br /&gt;
*Périphérie pas sous contrôle - pas beaucoup d'influence dans les périphéries ou avec les autres civilisations indigènes qui arrivent à se battre assez efficacement contre l'influence espagnole.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== La structure politique des colonies espagnoles: Le royaume de la Nouvelle Espagne, le royaume du Pérou == &lt;br /&gt;
Très vite les espagnoles essayent d'imposer une structure politique sous forme de royaume ou le vice roi délégué de l'Espagne va prendre le pouvoir. Toute l'Amérique du Sud appartenant au royaume du Pérou et Aztèque : à l'Espagne. On fait des transferts à des cours juridiques, le vice roi a une cour lui aussi et désigne les conquistadors, leur distribue la main d'oeuvre et les richesses des indigènes. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Problème avec la couronne : ce sont des hommes militaires qui ont fait la conquête de l'Amérique et la couronne a du mal à s'imposer face à ceux-ci qui ne veulent pas se soumettre. Après quelques exécutions ici et là, arrive à s'imposer et à bâtir ce système politique.La relation entre pouvoir militaire et couronne toujours un peu délicate.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;gallery&amp;gt;&lt;br /&gt;
Fichier:El virreinato del Perú.jpg|El virreinato del Perú - [http://acceso.ku.edu/unidad7/sucesos/sucesos3.shtml acceso.ku.edu/]&lt;br /&gt;
Fichier:MAP OF THE VICEROYALTY OF NEW SPAIN.jpg|MAP OF THE VICEROYALTY OF NEW SPAIN - [http://homepages.udayton.edu/~santamjc/Caribbean1.html udayton.edu]&lt;br /&gt;
&amp;lt;/gallery&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== L’autre empire : Portugal et le Brésil == &lt;br /&gt;
[[File:Treaty of Tordesillas.jpg|thumb|Couverture de la version portugaise du traité de Tordesillas.]]&lt;br /&gt;
Avec le [http://fr.wikipedia.org/wiki/Trait%C3%A9_de_Tordesillas traité de Tordesillas] de 1494, c'est là que les espagnols font appel au Pape pour décider de la distribution des terres dans le Nouveau Monde. A Valladolid des représentants espagnols et portugais se rencontrent pour fixer les limites. La limite de démarcation se fait à l'Ouest de l'île duCap Vert (unméridien nord-sud localisé à 370 lieues (1 770 km) à l'ouest des îles du Cap Vert méridien qui se situerait aujourd'hui à 46° 37' ouest.),ligne droite. A l'Est = Portugal, à l'Ouest Espagne. Ce genre de partage n'a rien de nouveau mais veut simplement dire que la côte brésilienne est désormais dans les mains des portugais. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sur cette côte, la population indigène est petite,semi-sédentaire ou nomadique. Il y a peu de confort matériel, les indigènes vivent adaptés à l’environnement avec presque rien.On ne trouve pas d'or ni d'argent, pas grand chose qui pourrait servir de valeurs immédiates et les portugais ne s'intéressent du coup pas trop à leur territoire. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les portugais sont plutôt intéressé par le commerce avec l’Asie. Les structures sociales restent rudimentaires faisant que la colonisation est lente. En 1600 on compte 30000 portugais au Brésil alors qu'ils sont 160000 espagnols en Amérique latine.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La production de sucre et l'importation des esclaves de l’Afrique sont liés. Ce n'est seulement qu'au XVIème siècle qu'on découvre qu'on peut produire du sucre de canne dans un territoire énorme qui devient alors intéressant. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais qui va planter vu qu'il n'y a pas beaucoup de population ? Les portugais arrivent à la même réponse que britanniques, il faut avoir recours aux esclaves importés d'Afrique. Commence donc l'import d'esclaves africains vers le Brésil.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Meridien-trodesillas-terre.jpg|400px|vignette|centré|Le méridien de Tordesillas divisele Nouveau Monde. Si l'Espagne acceptait le traité moyennant parfois des compensations, le Portugal eut du mal à défendre ses colonies orientales devant la convoitise des Hollandais, des Anglais et des Français - Document [https://ag.purdue.edu/hla/Pages/default.aspx U.Purdue].]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= L’esclavage aux Amériques =&lt;br /&gt;
[[Fichier:Village pittoresque - gravure de Jean Baptiste Debret (1835).jpg|200px|vignette|droite|Village pittoresque - gravure de Jean Baptiste Debret (1835) - [http://www.herodote.net/XVIe_au_XIXe_siecles-synthese-14.php herodote.net]]]&lt;br /&gt;
Au Mexique ainsi qu'au Pérou il y a très peu d'esclaves car la main d'oeuvre des populations indigènes est suffisante pour  produire pour l'élite espagnole. Par contre dans les Caraïbes, avec le climat tropical les cultures de sucre et de coton, il y a beaucoup plus d'esclaves que dans le mainland. Le Brésil a le chiffre le plus élevé, suivi par les Caraïbes. En Amérique du Nord on dénombre très peu d'esclave.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:Importance du commerce des esclaves Noirs dans les différents régions du Nouveau Monde.gif|400px|vignette|centré|Importance du commerce des esclaves Noirs dans les différents régions du Nouveau Monde]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= L’économie coloniale des Espagnols = &lt;br /&gt;
*'''Société féodal, basé sur le travail indigène'''&lt;br /&gt;
L'objectif des espagnols est de créer une société féodale. Les colonisateurs veulent s'accaparer les ressources avec des vols et des pillages dans les premières décennies. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par la suite, les espagnols utilisent de façon directe ou indirecte les indigènes. Directement en mobilisant les travailleurs qui doivent accomplir des corvées. Dans les Andes, le travail dans les mines, nombre d'indigènes qui meurent du froid et des mauvaises conditions dans des régions assez hostiles. Indirectement en étant obligé de produire biens pour leurs seigneurs, après ils sont libre de décider du reste de leur production. Toutefois, cela reste un système féodal où espagnols survivent grâce à l'exploitation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*'''Métaux précieux : l’or, l’argent''' &lt;br /&gt;
Exporte des métaux d'abord par le pillage puis par l'exploitation. La colonisation fait qu'il y amonopole. On importe des produits manufacturés, du vin et de l'huile aussi.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*'''Système mercantiliste avec un port en Espagne, quatre ports en Amérique : Veracruz, Cartagena, Lima, Panama''' &lt;br /&gt;
Concentre le trafic d'abord à Séville puis à Cadis. Système mercantiliste donc aussi instauré entre Amérique et Espagne, qui fixe chaque année la nature et la qualité des importations. On limite d'ailleurs les ports, aux amériques quatre ports qui étaient responsables de transporter tout ce qui vient ou va vers la métropole. Système de flotte qui permet à la couronne de contrôler le commerce. Chaque année ou tous les deux ans, part d'Espagne une flotte pour la Nouvelle Espagne et des galions pour le Pérou. Chaque flotte avait de 70 à 80 navires remplis de choses. Ensuite,rapportent les matières premières.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*'''La contrebande (par le Brésil et le Rio de la Plata)'''&lt;br /&gt;
Ce système fonctionne assez bien mais bien sûr il y a des contrebandiers qui prennent des métaux pour les vendre directement en Europe. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== La mine d’argent de Potosí == &lt;br /&gt;
Le système coloniale depend de l'or et de l'argent. Potosi est l'un des endroits les plus tristes en Bolivie avec des montagnes où on a enlevé des tonnes d'argent, des milliers d'indigènes meurent dans des conditions effroyables, 30 degrés à l'intérieur de la mine, -15 degrés la nuit, des outils simplistes pour extraire l'argent. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C'est cet argent qui a permis l'industrialisation de l'Europe, a crée énormement de richesses. Cet argent ira jusqu'à la Chine, les Philippines dans le cadre d'un réseau de marchandises.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;gallery&amp;gt;&lt;br /&gt;
Fichier:Capitulo-CIX.jpg|Potosí. La primera imagen en Europa. Pedro Cieza de León, 1553.&lt;br /&gt;
Fichier:Moll - Map of South America - Detail Potosi.png|Cerro Rico de Potosí.&lt;br /&gt;
&amp;lt;/gallery&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== L’économie coloniale : Le commerce triangulaire ==&lt;br /&gt;
[[Fichier:L’économie_coloniale_-_Le_commerce_triangulaire.jpg|400px|cadre|centré]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On voit les ports qui peuvent faire le commerce légal. Il n'y a rien dans la région de l'Argentine. On produit l'argent dans les andes à la hauteur du Chili, il est donc facile de prendre l'argent et de faire du commerce vers la côte Atlantique de l'Amérique du Sud.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le peuplement de Buenos Aires a beaucoup à voir avec des contrebandistes qui importent et exportent. Il légal jusqu'à la fin du XVIIIe. Pouvoirs étrangers qui participent aussi à la contrebande comme le Royaume-Uni et la France.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Avec le commerce triangulaire, on importe vers les colonies des produits manufacturés et des esclaves comme main d'oeuvre. Triangle donc matières premieres / produits manufacturé et esclaves.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= La ville coloniale – idéale et réalité (modèle Santiago de Chile, 1700) = &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Société espagnole est urbaine ==&lt;br /&gt;
[[Fichier:Tenochtitlan y Golfo de Mexico 1524.jpg|vignette|upright=1.2|Plan de Mexico-Tenochtitlan réalisé en 1524 par un des Espagnols ayant participé à la [[conquête de l'Empire aztèque]].]]&lt;br /&gt;
C'est la ville qui constitue le centre politique des royaumes. La ville coloniale se situe au centre du pouvoir administratif, le vice-roi,les juges, les dignitaires catholiques etc résident tous dans la ville. En tant que membre de l'élite coloniale, il faut être en ville car c'est le centre de la civilisation et les campagnes ne sont pas appréciées. C'est bien différent du Nord où il y a dans les middle colonies et en Nouvelle Angleterre des propriétaires qui travaillent notamment leurs terrains.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En Amérique Latine, 65 villes sont fondées avant 1523, vers 1600 se sont plus de 120 villes assez peuplées.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les ordres religieux fondent aussi des universités (à Saint Domingue, Limaet Mexico), puis d'autres suivent à Bogota et Quito. Harvard est fondé à Boston en 1636  au moment où il y a déjà huit université qui fonctionnent depuis 80 ans en Amérique latine. On voit que les centres urbains sont beaucoup plus importants pour espagnols qu'anglais.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Métropole de Mexico est une très grande ville, encombrée de monde. [http://en.wikipedia.org/wiki/Bernardo_de_Balbuena Bernardo de Balbuena] très impressionné, écrit le poème très connu “ [http://es.wikisource.org/wiki/Bernardo_de_Balbuena Grandeza Mexicana]”&amp;lt;ref&amp;gt;Grandeza Mexicana, por Bernardo de Balbuena - [http://www.biblioteca.tv/artman2/publish/1604_311/Grandeza_Mexicana_por_Bernardo_de_Balbuena_629.shtml biblioteca.tv]&amp;lt;/ref&amp;gt; qui est une célébration de la vie urbaine dans la colonie. La civilisation se trouve dans la ville, tout ce qui est hors de la ville est de la barbarie. On voit l'attitude envers les indigènes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1800, Mexico compte 100000 habitants en faisant la ville la plus grande, à Lima on dénombre 80000 habitants, à Buenos Aires 25000. En comparaison, Philadelphie en Amérique du Nord qui est la plus grande ville compte 40000 habitants. Il y a déjà un écart important. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On va organiser l’espace afin de maintenir des hiérarchies comme un « damier d’échecs ». Si on n'est pas d'origine espagnole, il peut parfois être interdit de vivre légalement dans la ville. Le soucis est de maintenir une distinction sociale et ethnique. Même si on peut à peine survivre, le conquistador sera au milieu de la ville et l'indigène reste en périphérie. Il faut maintenir hiérarchie dans la ville à tout prix.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Maintenir les hiérarchies dans la ville == &lt;br /&gt;
*'''Qui habite où ? L’ordre symbolique de vêtements''' &lt;br /&gt;
L'ordre symbolique est très important. Tout genre de règles qui s'appliquent,qui peut porter tel genre de vetêment, les indigènes n'ont pas le droit de porter des chaussures, certains tissus comme la soie sont interdits aux femmes indigènes qui viennent vendre des produits etc. Il y a beaucoup de de règlements parce qu'il faut de façon constante affirmer une distinction entre espagnols et indigènes, et même au sein des castes il y a des différences entre les espagnols. À l'Eglise aussi, si un grand seigneur arrive et que sa place habituelle est prise, scandale, dueletc. Archive juridique montre &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*'''Les processions'''&lt;br /&gt;
-&amp;gt;processus juridique dans les processions etc. Lié à l'importance de la réputation dans une société de caste.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Le métissage et les « castes » ==&lt;br /&gt;
• La hiérarchie entre les espagnols : Les nobles, les marchands, les religieux, les militaires, les artisans &lt;br /&gt;
Société divisée et chaque groupe a des obligations et des privilèges. Les nobles : surtout ceux qui viennent de l'Espagne ou les conquistadors qui ont un titre. Noble peut être le chef de plusieurs communautés indigènes qui vont faire pour lui des corvées ou payer des taxes. C'est l'élite la plus haute. Ensuite, les marchands et commerçants, ont leur propre confrérie, mais ne peuvent pas trop se mêler aux nobles. Aussi les religieux qui contrôlent l'éducation, ils ont un code juridique aussi, un peu mis à part car les prêtres catholiques ne peuvent pas se marier et donc pas famille etc. Même chose pour militaire aussi à part. Chaque famille essaye d'avoir des gens influents dans chaque classe : mili,religieux etc.&lt;br /&gt;
Ensuite il y les gens du commun : artisans européens, ensuite créoles ou métis. Aussi propre confrérie, et propre codes symboliques et hiérarchiques. La société espagnole est vrmt très hiérarchique aussi bien au sens ethnique qu'au niveau des castes et des groupes professionnels. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
• Métissage: Espagnols, créoles, mestizos. Espagnols arrivent sans femmes, le métissage se fait donc immédiatement. Se marient avec des indigènes, puis avec des esclaves. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
• Séparation «espagnoles» et«indiens» n’est pas soutenable longtemps. Cette division de la société super stricte est impossible à soutenir puisque pas de femmes espagnoles. Surtout dans villes, bcp de metis, enfants d'espagnol et d'indigène, les mestizos, groupe qui devient de plus en plus puissant. Espagnol obsédé par cette orga en caste. On essaye de faire toutes les distinctions possibles. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les indigènes doivent rester dans leur communauté natale car représente une valeur : celle de l'impôt et de la corvée du travail. Sachant qu'être au service continuel des espagnols est tout ce qu'il y a de plus déplaisant, certains fuient vers la ville, essaye de quitter la communauté pour être indépendant et sans obligations vis à vis des espagnols. Si se font choper on les renvoient d'où ils viennent. Doivent donc rester en campagne, dans leur village. Ils ont beaucoup d'obligations mais aussi certains privilèges mais peu. Ex: doivent être protéger par le roi espagnol. On voit que bcp d'indigènes écrivent des lettres au roi pour se plaindre du traitement, et roi espagnol prend souvent position pour les indigènes en disant aux nobles de diminuer corvée, impôt, etc. Se sentent un peu protéger par roi d'Espagne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
• Désir d’affirmer les hiérarchies ethniques - Effectif seulement d’une façon générale, de«blanc» vers le «noir &lt;br /&gt;
A la fin de la chaine, les esclaves. Pas de privilèges, que des obligations. Surtout dans les Caraïbes, dans les plantations du Brésil, ensuite les autres colonies. Les esclaves sont dans la partie la plus basse de la société. La hiérarchie ethnique se fait du plus blanc au plus noir. Le plus blanc = espagnol noble, noir africain = le plus bas. Stratification va par les deux axes, par la couleur aussi.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== La famille patriarcale == &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
• Relations de famille très importantes vu qu'il y a des castes, important de bien contrôler sa famille. Il faut controler les alliances, mariages, naissances, enfants etc.Famille patriarcale = une prsn à la tête de la famille, mâle adulte, en général un fils ainé qui contrôle les actions des frères, soeurs et enfants, et aussi de sa famille plus large avec des alliés, cousins etc. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
• Pas d’individualisme, on est considéré comme membre d'une famille avec un rang et un certain honneur. Patriarche défend l'honneur de la famille et place les membres de la famille à l'endroit qu'il décide convenable. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
• Décisions prises par la personne à la tête de la famille &lt;br /&gt;
Le patriarche qui décide si tu deviens prêtre, militaire, avec qui tu te maries etc. Ne s'applique pas qu'aux femmes, même chose pour les hommes. Peut pas décider par soi même ce que veut faire de sa vie.Essaye d'avancer dans les rangs de la sté espagnole. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
• Code d’honneur, protège l'honneur de la famille par le succès éco des hommes et par le respect de l'honneur privé (chasteté modestie etc)des femmes.&lt;br /&gt;
Pour la classe populaire, aussi code d'honneur mais bcp moins et femmes plus de liberté de mouvements, besoin de ça car ce sont les responsables des enfants, et doivent gagner leurs vies tout en étant chef de la famille (plus de maris)&lt;br /&gt;
Pour la grande majorité de la population le monde est petit : il n'y a pas de moyens de transport et pas de communication entre les villes.On ne sait pas ce qu'il se passe autour. On entend une fois dans sa vie une nouvelle du roi d'Espagne (ex : naissance etc) mais ça s'arrête là. Du coup on est vraiment lié à sa ville, village et on ne connait rien d'autres.&lt;br /&gt;
Les superstitions sont fréquentes, l'ordre social provient de dieu. Vie très différente de la notre. Sentiment de l'époque de ne rien pouvoir changer à ce monde, fatalisme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Changements et mécontentement dans les colonies == &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quand on décrit les caractéristiques des structures sociales : 300 ans, donc il y a forcément des changements. Période coloniale =/= stagnation. Surtout XVIIIe, changement s'accélère. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
• Changements démographiques: plus de «mestizos» &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au XVIIIe,population s'accroit. Les indigènes dvlp immunité contre maladies.Ensuite, importance démographique du groupe de mestizos, qui commence à se reproduire et devient de plus en plus grand. &lt;br /&gt;
En Nouvelle Espagne :  fin XVIIIe, indigènes 60%, les blancs 18%, mestizos déjà plus de 20%. Dans les Andes : 13 % espagnols, 56%indigènes et 27% mestizos ( qui sont plutôt urbains dans leurs comportements) Perou 4% esclaves. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Modification dans la répartition de la population. Indigènes : perdent du pourcentage même si arrive à se maintenir mieux qu'aux USA. Elites changent aussi car colonies vivent depuis plsrs générations en Amérique et ne connaissent rien à l'Espagne, leur attachement diminue. Créoles jouent un rôle très important fin XVIIe, ils ont fait leur fortune dans le Nouveau Monde, et ils ont le sentiment de plus en plus d'être américain et pas espagnol. Il y a donc une croissance de la conscience américaine des créoles qui voient qu'ils n'ont pas trop de choses en commun avec les espagnols et quisont fier de leur propre continent. C'est à  ce moment que la couronne veut faire des changement avec des réformes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les réformes bourboniennes (ca. 1750-) == &lt;br /&gt;
	• Guerres couteuses &lt;br /&gt;
C'est une histoire parallèle à l'histoire des États-Unis. Il y a les guerres européennes du milieu du XVIIIe où l'Espagne y participe, il y a aussi la guerre de Sept Ans. Tout ça a couté de l'argent alors la couronne décide de prendre des mesures pour augmenter les revenus tirés des colonies. &lt;br /&gt;
	• Couronne veut augmenter les recettes: libéralisation du commerce,efficacité dans la perception des impôts &lt;br /&gt;
C'était à la base le but des colonies (extraire richesse sous formes d'impôts et de taxes) mais laisser aller au fur et à mesure du temps. Maintenant comme besoin d'argent, décide d'augmenter les revenus. Suivait la politique mercantiliste en contrôlant le commerce, décident avec ces réformes de libéraliser le commerce jusqu'à un certain point. Plus seulement Cadiz et Seville, encourage maintenant le commerce entre les colonies espagnoles, ce qui étaient interdit auparavant. Essaye de renforcer les mines d'argent, car on peut augmenter facilement les impôts avec les métaux. &lt;br /&gt;
	•(établissement du port de Buenos Aires) &lt;br /&gt;
Ils établissent aussi le port de Buenos Aires, important puisqu'avant port de fuite, maintenant qu'établi de façon officielle, peuvent le taxer.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Les réformes bourboniennes dans la sphère politique et militaire = &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Forte présence militaire, envoi des soldats et surtout des officiers ==&lt;br /&gt;
Couronne devient plus soucieuse de maintenir le contrôle politique et militaire. On sent la nécessité de renforcer la présence militaire pour se protéger de l'UK. On envoie donc des milliers de soldats qui permettent aussi la formation de milices locales. Résultat = armée impressionnante. Cependant, milices locales parfois en conflit avec soldats de l'Espagne. Dans NouvelleEspagne, vers 1800, plus de 30 000 hommes sous armes, et garnisonPérou 20 000. Dans ces milices, les créoles ont des grades plus ou moins élevés et les espagnols détiennent les plus hauts pouvoirs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Meilleur contrôle de l’administration locale == &lt;br /&gt;
(ministres etc.) par des espagnols &lt;br /&gt;
Pendant des décennies, les espagnols vendent postes aux créoles, et la bureaucratie devient un peu corrompue et inefficace. 1750  à Lima il y a 18 ministres dont ....? qui ont acheté leurs titres. En 1880, 5ministres créoles , 13 autres espagnols. Les créoles sont déplacés du pouvoir politique, ce qui crée un ressentiment. Le nombre d'administrateurs employés direct par la couronne double. On confie l'administration aux serviteurs loyaux de la couronne. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== L’assemblée municipale (cabildo) est le forum pour les créoles ==&lt;br /&gt;
Désagréable pour les créoles qui s'étaient crée leur propre monde. Les créoles s'accrochent à leurs assemblées municipales qui deviennent le forum pour parler des problèmes locaux et de leur ressentiment contre les espagnols. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les lumières dans les colonies == &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
• Les bourbons et les contacts étroits avec la France. &lt;br /&gt;
Influence de l'époque des lumières, effets des discussions philosophiques jusque dans les colonies, surtout car les bourbons sont une famille étroitement liée avec les français, et quand ils prennent le pouvoir en Espagne, ils prennent contact avec la France. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
• Encouragement des sciences naturelles pour la modernisation des colonies &lt;br /&gt;
Les changements dans l'ordre politique sont accompagnés par l'effort de la couronne espagnole d'encourager les sciences naturelles qui sont utiles pour générer plus de production qu'on pourra ensuite imposer et $$$. On organise des expéditions pour mieux comprendre la faune et la flore,pour découvrir de nouveaux animaux, on crée des jardins botaniques,écoles architecture, collèges royaux des mines etc. A la moitié XVIIIe, on modernise les colonies et on fait des propositions radicales comme la réforme de l'église catholique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
• Publications de presse en Amérique latine: informations, statistiques &lt;br /&gt;
Fin XVIIIe,journaux apparaissent au Mexique et Pérou. Ecrivent sur le pays,l'économie, plantes etc. Phénomène nouveau. Grâce à ça on reçoit des nouvelles, on parle un peu de révolution dans les colonies britanniques mais ne susciste rien de spécial même si l'on parle des droits de l'homme et de souveraineté populaire. Pas de mouvement vers indépendance, même si on sait ce qu'il s'est passé en France.Pour l'instant les créoles se sentent quand même trop liés aux espagnols pour une rupture qui serait trop brusque. Veulent simplement plus de libertés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Des événements lointains qui basculent – ou pas – les colonies == &lt;br /&gt;
• Société coloniale paraît stable, sauf des affrontements avec des groupes indigènes. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
• L’indépendance américaine de 1776 est noté, suscite un certain intérêt.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
• Les créoles n’aiment pas les mesures de la couronne, la perte du pouvoir politique. Conscience que les règles du commerce favorisent l’Espagne. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
• MAIS: La révolution française (1789) et surtout la révolution de Haïti (1804) démontrent le danger de la déstabilisation &lt;br /&gt;
Haïti était une colonie sucrière ou bcp d'esclaves, une société brutale et super exploitative. Il y a une grande révolution politique et sociale où les noirs esclaves participent. C'est une révolution super radicale qui fait peur aux espagnols et aux créoles, qui fait peur à tous car c'est tout un ordre social qui est bouleversé. Les esclaves sont à la tête de l'état après ça.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Des événements lointains qui basculent les colonies == &lt;br /&gt;
En 1808, Napoléon Ier impose son frère Joseph sur le trône espagnol en renversant Ferdinand VII, mais les créoles ne sont pasd 'accord d'être au service des français. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Après 1810, il y a un mouvement vers l’indépendance en loyauté avec Ferdinand VII, le roi Bourbon. Prennent leurs propres affaires en mains en attendant Ferdinand. C'est le premier mouvement vers l'indépendance mais temporaire, jusqu'à qu'on retrouve le roi. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;gallery&amp;gt;File:Joseph Bonaparte (by Wicar).jpg|« Portrait de Joseph Bonaparte, roi de Naples », huile sur toile de Jean-Baptiste Wicar réalisée en 1808.&lt;br /&gt;
File:Fernando VII, by López.jpg|Portrait de Ferdinand VII d'Espagne par Vicente López.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;/gallery&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
• 1814:Ferdinand VII retourne au pouvoir, ne reconnait pas les efforts des créoles, impose le retour à l’absolutisme et le régimecolonial&lt;br /&gt;
Problème: quand Ferdinand est de retour au pouvoir, au lieu de remercier la loyauté de ses sujets, veut prendre tout le contrôle de nouveau et envoie des soldats vers les colonies pour rétablir le vieil ordre colonial et l'absolutisme. Ne reconnait aucune institution bâtie parles créoles pour agir de façon autonome. &lt;br /&gt;
•  Ace moment les créoles se demandent si on peut pas faire quelque chose de mieux que de revenir à l'absolutisme, c'est la que lutte pour la rupture complète commence.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Récapitulatif =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
-&amp;gt; différence avec expérience coloniale des USA. Surtout civilisation,cas espagnol : slmt possible avec alliance indigène, les espagnols se mettent à la tête des sys déjà existant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
-&amp;gt; société coloniale, on voit vraiment une distinction très nette entre ville et campagne, Espagne = civilisation, indigènes = campagne&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
-&amp;gt; hiérarchie des sociétés coloniale s: commence à se dissoudre surtout éthnique à cause du metissage qu'on ne peut pas éviter. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
-&amp;gt; comme la couronne anglaise, espagnols essayent d'interdire le contrôle politique aux créoles et en faisant cela crée la même résistance, les poussent à la rév.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Références =&lt;br /&gt;
*Cours : &lt;br /&gt;
**[[Histoire économique et sociale du Tiers-Monde]] :&lt;br /&gt;
***[[Les grandes étapes de l’expansion européenne XVIe-XXe siècles]]&lt;br /&gt;
**Cours de Aline Helg d'[[Les États-Unis et l’Amérique Latine, fin XVIIIe-XXe siècles|histoire des États-Unis et l’Amérique Latine]] :&lt;br /&gt;
***[[Les Amériques à la veille des indépendances]]&lt;br /&gt;
*Bottineau Yves. Fraser (Valérie) : [http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/outre_0300-9513_1991_num_78_292_2924_t1_0446_0000_2 The Architecture of Conquest, Building in the Viceroyalty of Peru 1535- 1635]. In:Revue française d'histoire d'outre-mer, tome 78, n°292, 3e trimestre 1991. pp. 446-447.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Notes =&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;vote type=1 /&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Category:histoire]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Touriste</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://baripedia.org/index.php?title=Les_%C3%89tats-Unis_et_l%E2%80%99ann%C3%A9e_1776&amp;diff=19938</id>
		<title>Les États-Unis et l’année 1776</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://baripedia.org/index.php?title=Les_%C3%89tats-Unis_et_l%E2%80%99ann%C3%A9e_1776&amp;diff=19938"/>
		<updated>2015-05-19T16:43:48Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Touriste : /* Le second Congrès Continental et le « The Common Sence » de Thomas Paine */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;[[Image:Scene_at_the_Signing_of_the_Constitution_of_the_United_States.jpg|300px|thumb|right|''Scène à la signature de la Constitution des États-Unis'', par Howard Chandler Christy. Ce tableau représente les 33 délégués qui signèrent la Constitution.]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'année 1776 est une année presque mythique où les pays fondateurs ont créé le cadre politique des États-Unis, cadre encore très important de nos jours. Certains évènements sont encore célébrés, comme la Déclaration d’Indépendance et le Boston [http://fr.wikipedia.org/wiki/Tea_Party_(mouvement_politique) Tea Party]. De nos jours, c'est un mouvement politique s'opposant à l'État fédéral en général ainsi qu'à la politique du président Obama en particulier&amp;lt;ref&amp;gt; Corine Lesnes, « [http://www.lapresse.ca/international/etats-unis/201009/15/01-4316022-dix-questions-sur-le-tea-party.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&amp;amp;utm_contenuinterne=cyberpresse_B4_manchettes_231_accueil_POS4 Le mouvement Tea Party tente d'organiser la fronde anti-Washington] », Le Monde, 6 février 2010.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Contexte colonial =&lt;br /&gt;
{{Article détaillé|Coûts de la première expansion européenne (XVIe-XVIIIe siècles)}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les colonies en Amérique du Nord ==&lt;br /&gt;
[[File:American population 1790-1860 history-punk.ogv|thumb|250px|American population 1790-1860]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pendant des siècles, l’histoire des colonies a été racontée d’une perspective européenne très héroïque. Aujourd’hui, on cherche à comprendre l’interaction entre les trois cultures à savoir améridienne, africaine déportés et européenne. On se rend d’ailleurs bien compte que l’image du continent vierge est tout à fait erronée et qu’il y avait une diversité de cultures très importante avant que les Européens ne débarquent sur le territoire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’Amérique du Nord qui correspond aux États-Unis et au Canada comptait entre 6 et 7 millions d'habitants à l'arrivée des Anglais&amp;lt;ref&amp;gt;Russel Thorntorn, American Indian Holocaust and Survival..., Norman, Universitry of Oklahoma Press, 1987. Estimation reprise dans A. Garrait-Bourrier, M. Vénuat, Les Indiens aux États-Unis, 2002, p. 23&amp;lt;/ref&amp;gt;. L'Amérique latine comptait environ 50 millions d'habitants qui va, après 100 ans, être réduite à 5 millions à cause des maladies et des mauvais traitements infligés par les colons ibériques. Suite à cette grande perte de population, leurs sociétés se désagrègent. Dans ce qui deviendra les États-Unis, les tribus de l'Est sont vite chassées vers les Appalaches.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La population amérindienne diminue d’environ 90% de son volume dans le premier siècle après le contact, et ce à cause des maladies qui déciment les populations, de la perte de structures sociales et de la disruption économique mais aussi à cause des pertes de capacité de défense contre les Anglais. Ils se réfugient donc vers le Nord et l’Ouest, sont repoussés vers les frontières. Seuls quelques peuples tentent de « fraterniser » et de s’adapter aux colonisateurs. À la fin du XVIIIème siècle, la population amérindienne est réduite à 600000 personnes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les colonies Britanniques ==&lt;br /&gt;
Les colonies britanniques formaient une mosaïque hétérogène entre les Appalaches et l’Atlantique et même si l'on parle maintenant des « vertus Américaines » traditionnelles (puritaines en majorité).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1775, on peut distinguer :&lt;br /&gt;
*le Sud (Virginie Géorgie) ;&lt;br /&gt;
*la région Centrale (Middle Colonies) ;&lt;br /&gt;
*la Nouvelle Angleterre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les colons sont coincés entre la mer et les Appalaches.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Le Sud ===&lt;br /&gt;
[[File:Pocahontas-saves-Smith-NE-Chromo-1870.jpeg|thumb|270px|Pocahontas sauve la vie de John Smith, illustration américaine de 1870.]]&lt;br /&gt;
La première colonie est Jamestown, œuvre de la [http://en.wikipedia.org/wiki/Virginia_Company_of_London Virginia Compagny] étant un investisseur londonien ayant obtenu de la Couronne le droit de colonisation. Les objectifs sont l'or et d'y établir une société féodale. Il n'y a malheureusement pas d'or en Virginie et dans les premières années, ils ne peuvent survivre qu'avec l'aide des indigènes. C'est notamment à ce moment que va naitre le mythe de Pocahantas. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le climat y est doux et fertile, on commence à produire alors du tabac et du maïs. Le système de plantation se développe assez rapidement et on va importer des esclaves. Ver la fin du XVIIIème, les esclaves forment environ 50% de la population des colonies du sud cela est surtout dû à une croissance naturelle, 2/3 sont des naissances. Ces esclaves sont à la base de l’explosion démographique dans le Sud. C'est une société qui ressemble beaucoup à la société esclavagiste des Antilles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La région centrale ===&lt;br /&gt;
Le climat est modéré avec de larges estuaires. La diversité de colons est vaste venant de Suède et des Pays-Bas. New York s'appelait alors New Amsterdam, précédemment c'était la Nouvelle Angoulême&amp;lt;ref&amp;gt;Rankin, Rebecca B., Cleveland Rodgers (1948). New York: the World's Capital City, Its Development and Contributions to Progress. Harper.&amp;lt;/ref&amp;gt;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette position Anglaise était au début pas très forte. Il y avait une diversité religieuse impressionnante ainsi que la liberté de culte. Leur économie residait en de la production de céréales et de blé, du bois et après un certain temps de quelques usines pour du textile simple. On y trouve peu d'esclaves, cela est notamment dû au fait qu'il n'y a pas de système de plantations qui est mis en place.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La Nouvelle Angleterre : « expérience Américaine » ===&lt;br /&gt;
[[Image:MayflowerHarbor.jpg|thumb|right|upright=1.4|''Le ''Mayflower'' dans le port de Plymouth'' peint par William Halsall (1882).]]&lt;br /&gt;
C’est l’expérience par laquelle on définit en général les États-Unis.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le climat est rude, couvert de forêts. Les colons débarquent en 1620 avec un peu plus de 100 personnes du [http://fr.wikipedia.org/wiki/Mayflower Mayflower] dans la baie du Massachusetts. Ce sont 18 familles qui accostent, des Pilgrims, calvinistes, encore plus radicaux que les puritains.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'entraide et l'obéissance aux autorités est obligatoire, d'autre part, ils prônent l'autonomie politique et religieuses. Ils sont sous l’ordre direct de Jacques Ier, Roi d'Angleterre, signent le Mayflower Compact afin de mettre ces idées sur papier et mettent en place [http://en.wikipedia.org/wiki/Plimoth_Plantation Plymouth Plantation]. Le Mayflower Compact est reconnu comme un des documents  fondateurs des États-Unis.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un peu au Sud de ces colons se trouvent des puritains aussi opposés au catholicisme et qui veulent sauver la  chrétienté par un exode d’Europe. Les communautés religieuses sont strictes, avec notamment l'exécutions de sorcières. Des communautés entières vont s'exiler vers le sud. Vont être mis en place des valeurs puritaines très homogènes ainsi que de strictes lois religieuses.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les puritains de la Massachusetts Bay Company, moins extrémistes que les calvinistes, défendent l’idée de la « City upon a Hill », cité dont le monde entier doit reconnaître la supériorité religieuse. Les puritains, contrairement aux calvinistes, poursuivent le succès économique et matériel, qui est pour eux le signe de la grâce de Dieu. Il n’y a pas de tolérance pour les dissidents, c'est un conformisme religieux qui va jusqu’à des exécutions.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[File:Pascatway River New England.jpg|thumb|left|An early English map of New England, c. 1670, depicts the area around modern Portsmouth, New Hampshire.]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Les bases économiques des colonies =  &lt;br /&gt;
Les premiers pas des colons sont difficiles et ils dépendent dans un premier temps des indigènes pour survivre. Heureusement, la terre est fertile et ce qui va permettre aux colonies de developper une économie basée sur les grandes plantations de maïs, de tabac mais aussi de blé ainsi que de developper l'élevages d’animaux. Les surplus sont exportés en Angleterre. Au Nord, on pratique le trafic de fourrure et de bois tandis que les bateaux de pêche exploitent les eaux de l’Atlantique. Les marchants se regroupent dans des villes comme New York pour exporter les produits que les colonies n’arrivent pas encore à écouler engendrant un grand commerce avec l’Angleterre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les colonies sont bien entendues inclues dans le système mercantiliste de l’Angleterre, ce qui signifie qu’il n’y a pas d’échange libre des produits. Les colons doivent suivre les règles et contraintes de la Couronne. Les colonies ont le droit de produire quelques textiles grossiers et produits métalliques mais c’est la Grande-Bretagne qui produit la grande majorité des produits manufacturés. Les colonies sont limités à la vente de produits bruts. Se met en place un commerce triangulaire très intense.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En réalité, les colonies échappent souvent au contrôle. Sur cette côte de 2000 kilomètres, il y a 200 douaniers contrôlant l'entrée et la sortie des ports, les colons ayant donc l'habitude d'être enrôler dans des activités illégales.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= La pression démographique =  &lt;br /&gt;
Durant le XVIIIème siècle, il y a une augmentation incroyable de la population qui est très diversifiée. Des expéditions vont être lancées afin d'explorer les terres. Jusqu'au XVIIIème siècle, il y avait une disponibilité réelle de terre mais avec l'immigration continue, il n'y a plus assez de terres disponibles entrainant des tensions avec les ''Natives'' ainsi que les autres nations européennes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Vers 1770, on dénombre environ 1,5 millions de blancs, 0,5 million de noirs et 150000 indigènes, ce qui fait une population de plus de 2 millions d’habitants.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’élite urbaine habite à Boston, New York et Philadelphie. Ces villes se développent, deviennent des centres de commerce, d’éducation et d’industrie simple. La pression sur le territoire grandit et les colons commencent la remontée le long des estuaires. Se me en place une compétition avec les indigènes pour les terres. Peu à peu, à cause de l’immigration continue, il n’est plus possible autant qu’avant d’offrir des terres à tous les nouveaux arrivants.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Le(s) système(s) politique(s) des colonies =&lt;br /&gt;
Les Treize colonies ont été établies de façon assez disparate les circonstances de la fondation. Les chartes sont différentes, il n’y a pas de système politique unitaire. La monarchie anglaise avait tantôt amenée des chartes royales, tantôt établie des grands seigneurs ou encore des droits aux marchands en Virginie. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quelques colonies plus récentes sont contrôlées de manière plus stricte par les anglais. Dans ce cas, les gouverneurs sont anglais et choisis directement par le Roi. Pour contrebalancer cela, les assemblées coloniales sont importantes parce qu’elles protègent l’autonomie des colonies. C’est contre cette tendance d’autonomie que la Couronne prend des mesures au milieu du XVIIIème siècle. À ce moment de l'histoire, il y a peu de communications entre les colonies avec pas ou peu de routes et des voyages très long, faisant que chaque colonie poursuit ses propres buts, agit de façon individuelle sans que les colonies s’unissent pour leur indépendance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Des facteurs extérieurs interviennent pour mettre en marche l’indépendance américaine et notamment la guerre franco-indienne qui dura de 1756 à 1763 appelée plus communément la Guerre de Sept Ans ou la ''Guerre contre les français et les indiens''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= La guerre de Sept Ans (1756 - 1763) : « guerre contre les Français et les Indiens » =&lt;br /&gt;
[[Fichier:Battle of Sainte-Foy.jpg|200px|vignette|droite|La bataille de Sainte-Foy par George B. Campion Cette bataille fut la dernière victoire des Français durant la guerre de la Conquête]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce sont deux concepts qui ne vont pas tout à fait ensemble. Les français, eux aussi, s’étaient installé au Nord notamment le long du fleuve Saint Laurent et en Louisiane. Ils bloquaient donc l’expansion britannique ayant pour conséquence d'engendrer de nombreuses tensions entre les deux groupes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1754, prennent lieu des affrontements entre français et britanniques qui avaient dans un cadre géopolitique où la France et l’Angleterre étaient en grande compétition. Les français représentaient une menace sérieuse pour les anglais. 7500 soldats sont donc envoyés des îles britanniques vers les colonies pour défendre les intérêts anglais. D’autres affrontements en Europe, en Afrique et en Asie opposent les deux camps. Ces campagnes sont victorieuses pour les anglais et la France se retire du continent avec la signature du traité de Paris en 1763.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La guerre de sept ans est donc une des premières guerres mondiales qui oppose l’Angleterre et ses alliés à la France et ses alliés. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les guerres ont coûté cher et les colons demandent de plus en plus des dédommagements pour s’être battus pour la Couronne et pour compenser les pertes agricoles. La Couronne souhaite reprendre le pouvoir économique et politique dans les colonies. Les colons refusent de payer des impôts supplémentaires et violent les lois de navigation notamment en s’engageant dans du commerce direct avec l’Europe et les Antilles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le territoire de la Nouvelle France devaient rester intact par décret de la Couronne, ce qui frustrait les colons. La pression sur le territoire restait présent. Les colons avaient donc l'impression de s'être battus pour rien, sauf pour devoir payer plus d'impôts. Tous ces événements marquent une avancée vers l'indépendance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Vers l’indépendance =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Depuis 1750, la Couronne a montré son intérêt de mieux contrôler les colonies mais les options sont assez limitées avec soit accorder aux colonies plus d’autonomie tout en gardant le statut de colonies ce qui est ce que les colonies souhaitent, maintenir le status quo, à savoir garder le pouvoir sur les colonies mais ne pas instaurer de mesures impopulaires, ou imposer la volonté de la Couronne par la force.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La Couronne n’arrive pas à se décider entre les deux dernières options.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Image:Philip_Dawe_(attributed),_The_Bostonians_Paying_the_Excise-man,_or_Tarring_and_Feathering_(1774)_-_02.jpg|thumb|150px|caricature britannique : John Malcolm passé au goudron et aux plumes, quatre semaines après la Boston Tea Party, à Boston. À l’arrière-plan, un arbre de la  liberté, une corde et le Stamp Act affiché.]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1765, la Couronne va promulguer et imposer le [http://fr.wikipedia.org/wiki/Stamp_Act_(1765) Stamp Act] qui est un impôt sur tous les textes officiels dans les colonies. Cet impôt est une expression de la troisième option. Les colonies s’opposent à cet impôt étant donné qu’ils ne sont pas représentés au Parlement britannique. Des boycotts sont organisés et le Parlement britannique recule. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D’autres impôts suivent, notamment sur les produits importés par les Américains. La Couronne envoie des troupes pour réprimer la résistance des colons. L’impôt est encore une fois annulé.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les colons commencent à questionner l’utilité du gouvernement. Un contact entre les colonies se met en place et une pensée collective émerge.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1773, le gouvernement semble favoriser la Compagnie des Indes orientales vis-à-vis des marchands américains. Il y a beaucoup de manifestations contre ces injustices. Lorsqu’un bateau de la Compagnie des Indes orientales arrive pour vendre du thé pour la première fois aux États-Unis, les colons attaquent le bateau et jettent le thé à l'eau. C’est la Boston [http://fr.wikipedia.org/wiki/Boston_Tea_Party Boston Tea Party] de 1773. Cette action symbolique et politique cherche à dénoncer le « thé de l'injustice » qui représente une forte volonté populaire de ne plus accepter le système mercantiliste même si le thé devient plus cher.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Image:Declaration independence.jpg|thumb|left|200px|John Trumbull, ''Declaration of Independence'']]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Suite à cette provocation, la Couronne va décider de fermer le port de Boston et va obliger les colons à loger chez eux de nouvelles troupes ce qui leur coûte cher. Cette répression cause la stupéfaction, qu'ils jugent illégale. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1774, toutes les colonies sauf la Géorgie vont se réunir pour discuter de leur réaction face à l'Angleterre. Ils vont condamner la politique de Londres. Les colons demandent une participation dans les décisions les concernant et en informent le Roi. Ils vont aussi pendant un an réduire de 97% leur importations de produits anglais.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1775, des affrontement entre troupes et colons vont marquer le début de la guerre. La réponse des Patriotes va être d'assiéger Boston ayant pour conséquence de mener à une militarisation de la situation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Des actes coercitives au Congrès Continental =&lt;br /&gt;
{{Article détaillé|Le Fédéraliste et la théorie politique américaine}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Article détaillé|De l’empire à la fédération : le cas américain}}&lt;br /&gt;
Quelques mois plus tard, la Charte de Massasuchetts est annulée, le port de Boston est fermé et des soldats britanniques sont envoyés et logés chez les colons.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En septembre 1774, le premier Congrès Continental prend place à Philadelphie. Est condamné la politique de Londres et on insiste que le colon devrait avoir le droit à une participation en ce qui concerne les impôts sur les colonies. Un boycott effectif des produits anglais est mis en place, ce qui réduit de 97% l’importation de produits anglais.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1775, des affrontements prennent place et c’est la guerre qui commence. Les Américains, qui s’appellent « Patriotes » attaquent les troupes anglaises. Il y a une militarisation du conflit, avec des milices américaines qui se mettent en place.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Le second Congrès Continental et le « The Common Sense » de Thomas Paine =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Article détaillé|L’indépendance des États-Unis}}&lt;br /&gt;
En mai 1775 prend place le Second Congrès Continental. Les Colons s’imaginent que le Roi est mal informé et conseillé et sont certains que le Roi comprendra leurs revendications. Les colons font parvenir une pétition au Roi, qui est parfaitement d’accord avec son Parlement et refuse la pétition.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les Patriotes commencent une offensive militaire, délogent les troupes britanniques de Boston et cherchent des alliés. La France ne peut pas résister à l’opportunité de s’opposer à son ennemi anglais.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1776, Thomas Paine vend 120000 copies de son pamphlet ''[http://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Sens_commun The Common Sence]'' qui dénonce la monarchie et l’aristocratie anglaise. Le Roi est ridiculisé dans ce pamphlet et Thomas Paine avance un argument très clair : comment une petite île comme l’Angleterre peut-elle s’opposer à un continent entier ? Les rangs des Patriotes grandissent.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1776, le Congrès Continental, devenu le pouvoir le plus grand aux colonies, lance l’idée de l’indépendance des colonies. Cinq hommes dont Benjamin Franklin et Jefferson, doivent rédiger un texte dans ce sens. C’est la Déclaration d’Indépendance qui est présentée au Congrès Continental. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais à l’époque, cette Déclaration ne suscite pas un grand intérêt. Le préambule, aujourd’hui célèbre, n’était en fait qu’une partie de la déclaration, dont la partie la plus importante est la liste des injustices du Roi contre les colons qui servait à justifier l’indépendance pour les Américains.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;gallery&amp;gt;&lt;br /&gt;
File:Writing the Declaration of Independence 1776 cph.3g09904.jpg|This idealized depiction of (left to right) Franklin, Adams, and Jefferson working on the Declaration (Jean Leon Gerome Ferris, 1900) was widely reprinted.&amp;lt;ref&amp;gt;Dupont and Onuf, 3.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
Image:USA declaration independence.jpg|The signed copy of the Declaration. Now badly faded, because of poor preserving practices in the 19th century, is on display at the National Archives and Records Administration|National Archives in Washington, D.C.&lt;br /&gt;
Fichier:Declaration of Independence (USA).jpg|Fac-similé de la Déclaration d'indépendance américaine avec les portraits des signataires.&lt;br /&gt;
&amp;lt;/gallery&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Notes =&lt;br /&gt;
*Cours : &lt;br /&gt;
**[[Les Amériques à la veille des indépendances]]&lt;br /&gt;
**[[L’indépendance des États-Unis]]&lt;br /&gt;
*[http://publicliterature.org/books/common_sense/xaa.php ''Common Sense'', complete text in various formats with audio]&lt;br /&gt;
*[http://en.wikiquote.org/wiki/United_States_Declaration_of_Independence United States Declaration of Independence] sur wikiquote.&lt;br /&gt;
*[http://en.wikipedia.org/wiki/Native_Americans_in_the_United_States Native Americans in the United States] sur wikipedia.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Références =&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;vote type=1 /&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Category:histoire]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Touriste</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://baripedia.org/index.php?title=Les_%C3%89tats-Unis_et_l%E2%80%99ann%C3%A9e_1776&amp;diff=19937</id>
		<title>Les États-Unis et l’année 1776</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://baripedia.org/index.php?title=Les_%C3%89tats-Unis_et_l%E2%80%99ann%C3%A9e_1776&amp;diff=19937"/>
		<updated>2015-05-19T16:40:51Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Touriste : /* Vers l’indépendance */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;[[Image:Scene_at_the_Signing_of_the_Constitution_of_the_United_States.jpg|300px|thumb|right|''Scène à la signature de la Constitution des États-Unis'', par Howard Chandler Christy. Ce tableau représente les 33 délégués qui signèrent la Constitution.]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'année 1776 est une année presque mythique où les pays fondateurs ont créé le cadre politique des États-Unis, cadre encore très important de nos jours. Certains évènements sont encore célébrés, comme la Déclaration d’Indépendance et le Boston [http://fr.wikipedia.org/wiki/Tea_Party_(mouvement_politique) Tea Party]. De nos jours, c'est un mouvement politique s'opposant à l'État fédéral en général ainsi qu'à la politique du président Obama en particulier&amp;lt;ref&amp;gt; Corine Lesnes, « [http://www.lapresse.ca/international/etats-unis/201009/15/01-4316022-dix-questions-sur-le-tea-party.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&amp;amp;utm_contenuinterne=cyberpresse_B4_manchettes_231_accueil_POS4 Le mouvement Tea Party tente d'organiser la fronde anti-Washington] », Le Monde, 6 février 2010.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Contexte colonial =&lt;br /&gt;
{{Article détaillé|Coûts de la première expansion européenne (XVIe-XVIIIe siècles)}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les colonies en Amérique du Nord ==&lt;br /&gt;
[[File:American population 1790-1860 history-punk.ogv|thumb|250px|American population 1790-1860]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pendant des siècles, l’histoire des colonies a été racontée d’une perspective européenne très héroïque. Aujourd’hui, on cherche à comprendre l’interaction entre les trois cultures à savoir améridienne, africaine déportés et européenne. On se rend d’ailleurs bien compte que l’image du continent vierge est tout à fait erronée et qu’il y avait une diversité de cultures très importante avant que les Européens ne débarquent sur le territoire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’Amérique du Nord qui correspond aux États-Unis et au Canada comptait entre 6 et 7 millions d'habitants à l'arrivée des Anglais&amp;lt;ref&amp;gt;Russel Thorntorn, American Indian Holocaust and Survival..., Norman, Universitry of Oklahoma Press, 1987. Estimation reprise dans A. Garrait-Bourrier, M. Vénuat, Les Indiens aux États-Unis, 2002, p. 23&amp;lt;/ref&amp;gt;. L'Amérique latine comptait environ 50 millions d'habitants qui va, après 100 ans, être réduite à 5 millions à cause des maladies et des mauvais traitements infligés par les colons ibériques. Suite à cette grande perte de population, leurs sociétés se désagrègent. Dans ce qui deviendra les États-Unis, les tribus de l'Est sont vite chassées vers les Appalaches.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La population amérindienne diminue d’environ 90% de son volume dans le premier siècle après le contact, et ce à cause des maladies qui déciment les populations, de la perte de structures sociales et de la disruption économique mais aussi à cause des pertes de capacité de défense contre les Anglais. Ils se réfugient donc vers le Nord et l’Ouest, sont repoussés vers les frontières. Seuls quelques peuples tentent de « fraterniser » et de s’adapter aux colonisateurs. À la fin du XVIIIème siècle, la population amérindienne est réduite à 600000 personnes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les colonies Britanniques ==&lt;br /&gt;
Les colonies britanniques formaient une mosaïque hétérogène entre les Appalaches et l’Atlantique et même si l'on parle maintenant des « vertus Américaines » traditionnelles (puritaines en majorité).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1775, on peut distinguer :&lt;br /&gt;
*le Sud (Virginie Géorgie) ;&lt;br /&gt;
*la région Centrale (Middle Colonies) ;&lt;br /&gt;
*la Nouvelle Angleterre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les colons sont coincés entre la mer et les Appalaches.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Le Sud ===&lt;br /&gt;
[[File:Pocahontas-saves-Smith-NE-Chromo-1870.jpeg|thumb|270px|Pocahontas sauve la vie de John Smith, illustration américaine de 1870.]]&lt;br /&gt;
La première colonie est Jamestown, œuvre de la [http://en.wikipedia.org/wiki/Virginia_Company_of_London Virginia Compagny] étant un investisseur londonien ayant obtenu de la Couronne le droit de colonisation. Les objectifs sont l'or et d'y établir une société féodale. Il n'y a malheureusement pas d'or en Virginie et dans les premières années, ils ne peuvent survivre qu'avec l'aide des indigènes. C'est notamment à ce moment que va naitre le mythe de Pocahantas. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le climat y est doux et fertile, on commence à produire alors du tabac et du maïs. Le système de plantation se développe assez rapidement et on va importer des esclaves. Ver la fin du XVIIIème, les esclaves forment environ 50% de la population des colonies du sud cela est surtout dû à une croissance naturelle, 2/3 sont des naissances. Ces esclaves sont à la base de l’explosion démographique dans le Sud. C'est une société qui ressemble beaucoup à la société esclavagiste des Antilles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La région centrale ===&lt;br /&gt;
Le climat est modéré avec de larges estuaires. La diversité de colons est vaste venant de Suède et des Pays-Bas. New York s'appelait alors New Amsterdam, précédemment c'était la Nouvelle Angoulême&amp;lt;ref&amp;gt;Rankin, Rebecca B., Cleveland Rodgers (1948). New York: the World's Capital City, Its Development and Contributions to Progress. Harper.&amp;lt;/ref&amp;gt;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette position Anglaise était au début pas très forte. Il y avait une diversité religieuse impressionnante ainsi que la liberté de culte. Leur économie residait en de la production de céréales et de blé, du bois et après un certain temps de quelques usines pour du textile simple. On y trouve peu d'esclaves, cela est notamment dû au fait qu'il n'y a pas de système de plantations qui est mis en place.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La Nouvelle Angleterre : « expérience Américaine » ===&lt;br /&gt;
[[Image:MayflowerHarbor.jpg|thumb|right|upright=1.4|''Le ''Mayflower'' dans le port de Plymouth'' peint par William Halsall (1882).]]&lt;br /&gt;
C’est l’expérience par laquelle on définit en général les États-Unis.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le climat est rude, couvert de forêts. Les colons débarquent en 1620 avec un peu plus de 100 personnes du [http://fr.wikipedia.org/wiki/Mayflower Mayflower] dans la baie du Massachusetts. Ce sont 18 familles qui accostent, des Pilgrims, calvinistes, encore plus radicaux que les puritains.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'entraide et l'obéissance aux autorités est obligatoire, d'autre part, ils prônent l'autonomie politique et religieuses. Ils sont sous l’ordre direct de Jacques Ier, Roi d'Angleterre, signent le Mayflower Compact afin de mettre ces idées sur papier et mettent en place [http://en.wikipedia.org/wiki/Plimoth_Plantation Plymouth Plantation]. Le Mayflower Compact est reconnu comme un des documents  fondateurs des États-Unis.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un peu au Sud de ces colons se trouvent des puritains aussi opposés au catholicisme et qui veulent sauver la  chrétienté par un exode d’Europe. Les communautés religieuses sont strictes, avec notamment l'exécutions de sorcières. Des communautés entières vont s'exiler vers le sud. Vont être mis en place des valeurs puritaines très homogènes ainsi que de strictes lois religieuses.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les puritains de la Massachusetts Bay Company, moins extrémistes que les calvinistes, défendent l’idée de la « City upon a Hill », cité dont le monde entier doit reconnaître la supériorité religieuse. Les puritains, contrairement aux calvinistes, poursuivent le succès économique et matériel, qui est pour eux le signe de la grâce de Dieu. Il n’y a pas de tolérance pour les dissidents, c'est un conformisme religieux qui va jusqu’à des exécutions.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[File:Pascatway River New England.jpg|thumb|left|An early English map of New England, c. 1670, depicts the area around modern Portsmouth, New Hampshire.]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Les bases économiques des colonies =  &lt;br /&gt;
Les premiers pas des colons sont difficiles et ils dépendent dans un premier temps des indigènes pour survivre. Heureusement, la terre est fertile et ce qui va permettre aux colonies de developper une économie basée sur les grandes plantations de maïs, de tabac mais aussi de blé ainsi que de developper l'élevages d’animaux. Les surplus sont exportés en Angleterre. Au Nord, on pratique le trafic de fourrure et de bois tandis que les bateaux de pêche exploitent les eaux de l’Atlantique. Les marchants se regroupent dans des villes comme New York pour exporter les produits que les colonies n’arrivent pas encore à écouler engendrant un grand commerce avec l’Angleterre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les colonies sont bien entendues inclues dans le système mercantiliste de l’Angleterre, ce qui signifie qu’il n’y a pas d’échange libre des produits. Les colons doivent suivre les règles et contraintes de la Couronne. Les colonies ont le droit de produire quelques textiles grossiers et produits métalliques mais c’est la Grande-Bretagne qui produit la grande majorité des produits manufacturés. Les colonies sont limités à la vente de produits bruts. Se met en place un commerce triangulaire très intense.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En réalité, les colonies échappent souvent au contrôle. Sur cette côte de 2000 kilomètres, il y a 200 douaniers contrôlant l'entrée et la sortie des ports, les colons ayant donc l'habitude d'être enrôler dans des activités illégales.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= La pression démographique =  &lt;br /&gt;
Durant le XVIIIème siècle, il y a une augmentation incroyable de la population qui est très diversifiée. Des expéditions vont être lancées afin d'explorer les terres. Jusqu'au XVIIIème siècle, il y avait une disponibilité réelle de terre mais avec l'immigration continue, il n'y a plus assez de terres disponibles entrainant des tensions avec les ''Natives'' ainsi que les autres nations européennes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Vers 1770, on dénombre environ 1,5 millions de blancs, 0,5 million de noirs et 150000 indigènes, ce qui fait une population de plus de 2 millions d’habitants.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’élite urbaine habite à Boston, New York et Philadelphie. Ces villes se développent, deviennent des centres de commerce, d’éducation et d’industrie simple. La pression sur le territoire grandit et les colons commencent la remontée le long des estuaires. Se me en place une compétition avec les indigènes pour les terres. Peu à peu, à cause de l’immigration continue, il n’est plus possible autant qu’avant d’offrir des terres à tous les nouveaux arrivants.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Le(s) système(s) politique(s) des colonies =&lt;br /&gt;
Les Treize colonies ont été établies de façon assez disparate les circonstances de la fondation. Les chartes sont différentes, il n’y a pas de système politique unitaire. La monarchie anglaise avait tantôt amenée des chartes royales, tantôt établie des grands seigneurs ou encore des droits aux marchands en Virginie. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quelques colonies plus récentes sont contrôlées de manière plus stricte par les anglais. Dans ce cas, les gouverneurs sont anglais et choisis directement par le Roi. Pour contrebalancer cela, les assemblées coloniales sont importantes parce qu’elles protègent l’autonomie des colonies. C’est contre cette tendance d’autonomie que la Couronne prend des mesures au milieu du XVIIIème siècle. À ce moment de l'histoire, il y a peu de communications entre les colonies avec pas ou peu de routes et des voyages très long, faisant que chaque colonie poursuit ses propres buts, agit de façon individuelle sans que les colonies s’unissent pour leur indépendance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Des facteurs extérieurs interviennent pour mettre en marche l’indépendance américaine et notamment la guerre franco-indienne qui dura de 1756 à 1763 appelée plus communément la Guerre de Sept Ans ou la ''Guerre contre les français et les indiens''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= La guerre de Sept Ans (1756 - 1763) : « guerre contre les Français et les Indiens » =&lt;br /&gt;
[[Fichier:Battle of Sainte-Foy.jpg|200px|vignette|droite|La bataille de Sainte-Foy par George B. Campion Cette bataille fut la dernière victoire des Français durant la guerre de la Conquête]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce sont deux concepts qui ne vont pas tout à fait ensemble. Les français, eux aussi, s’étaient installé au Nord notamment le long du fleuve Saint Laurent et en Louisiane. Ils bloquaient donc l’expansion britannique ayant pour conséquence d'engendrer de nombreuses tensions entre les deux groupes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1754, prennent lieu des affrontements entre français et britanniques qui avaient dans un cadre géopolitique où la France et l’Angleterre étaient en grande compétition. Les français représentaient une menace sérieuse pour les anglais. 7500 soldats sont donc envoyés des îles britanniques vers les colonies pour défendre les intérêts anglais. D’autres affrontements en Europe, en Afrique et en Asie opposent les deux camps. Ces campagnes sont victorieuses pour les anglais et la France se retire du continent avec la signature du traité de Paris en 1763.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La guerre de sept ans est donc une des premières guerres mondiales qui oppose l’Angleterre et ses alliés à la France et ses alliés. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les guerres ont coûté cher et les colons demandent de plus en plus des dédommagements pour s’être battus pour la Couronne et pour compenser les pertes agricoles. La Couronne souhaite reprendre le pouvoir économique et politique dans les colonies. Les colons refusent de payer des impôts supplémentaires et violent les lois de navigation notamment en s’engageant dans du commerce direct avec l’Europe et les Antilles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le territoire de la Nouvelle France devaient rester intact par décret de la Couronne, ce qui frustrait les colons. La pression sur le territoire restait présent. Les colons avaient donc l'impression de s'être battus pour rien, sauf pour devoir payer plus d'impôts. Tous ces événements marquent une avancée vers l'indépendance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Vers l’indépendance =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Depuis 1750, la Couronne a montré son intérêt de mieux contrôler les colonies mais les options sont assez limitées avec soit accorder aux colonies plus d’autonomie tout en gardant le statut de colonies ce qui est ce que les colonies souhaitent, maintenir le status quo, à savoir garder le pouvoir sur les colonies mais ne pas instaurer de mesures impopulaires, ou imposer la volonté de la Couronne par la force.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La Couronne n’arrive pas à se décider entre les deux dernières options.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Image:Philip_Dawe_(attributed),_The_Bostonians_Paying_the_Excise-man,_or_Tarring_and_Feathering_(1774)_-_02.jpg|thumb|150px|caricature britannique : John Malcolm passé au goudron et aux plumes, quatre semaines après la Boston Tea Party, à Boston. À l’arrière-plan, un arbre de la  liberté, une corde et le Stamp Act affiché.]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1765, la Couronne va promulguer et imposer le [http://fr.wikipedia.org/wiki/Stamp_Act_(1765) Stamp Act] qui est un impôt sur tous les textes officiels dans les colonies. Cet impôt est une expression de la troisième option. Les colonies s’opposent à cet impôt étant donné qu’ils ne sont pas représentés au Parlement britannique. Des boycotts sont organisés et le Parlement britannique recule. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D’autres impôts suivent, notamment sur les produits importés par les Américains. La Couronne envoie des troupes pour réprimer la résistance des colons. L’impôt est encore une fois annulé.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les colons commencent à questionner l’utilité du gouvernement. Un contact entre les colonies se met en place et une pensée collective émerge.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1773, le gouvernement semble favoriser la Compagnie des Indes orientales vis-à-vis des marchands américains. Il y a beaucoup de manifestations contre ces injustices. Lorsqu’un bateau de la Compagnie des Indes orientales arrive pour vendre du thé pour la première fois aux États-Unis, les colons attaquent le bateau et jettent le thé à l'eau. C’est la Boston [http://fr.wikipedia.org/wiki/Boston_Tea_Party Boston Tea Party] de 1773. Cette action symbolique et politique cherche à dénoncer le « thé de l'injustice » qui représente une forte volonté populaire de ne plus accepter le système mercantiliste même si le thé devient plus cher.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Image:Declaration independence.jpg|thumb|left|200px|John Trumbull, ''Declaration of Independence'']]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Suite à cette provocation, la Couronne va décider de fermer le port de Boston et va obliger les colons à loger chez eux de nouvelles troupes ce qui leur coûte cher. Cette répression cause la stupéfaction, qu'ils jugent illégale. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1774, toutes les colonies sauf la Géorgie vont se réunir pour discuter de leur réaction face à l'Angleterre. Ils vont condamner la politique de Londres. Les colons demandent une participation dans les décisions les concernant et en informent le Roi. Ils vont aussi pendant un an réduire de 97% leur importations de produits anglais.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1775, des affrontement entre troupes et colons vont marquer le début de la guerre. La réponse des Patriotes va être d'assiéger Boston ayant pour conséquence de mener à une militarisation de la situation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Des actes coercitives au Congrès Continental =&lt;br /&gt;
{{Article détaillé|Le Fédéraliste et la théorie politique américaine}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Article détaillé|De l’empire à la fédération : le cas américain}}&lt;br /&gt;
Quelques mois plus tard, la Charte de Massasuchetts est annulée, le port de Boston est fermé et des soldats britanniques sont envoyés et logés chez les colons.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En septembre 1774, le premier Congrès Continental prend place à Philadelphie. Est condamné la politique de Londres et on insiste que le colon devrait avoir le droit à une participation en ce qui concerne les impôts sur les colonies. Un boycott effectif des produits anglais est mis en place, ce qui réduit de 97% l’importation de produits anglais.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1775, des affrontements prennent place et c’est la guerre qui commence. Les Américains, qui s’appellent « Patriotes » attaquent les troupes anglaises. Il y a une militarisation du conflit, avec des milices américaines qui se mettent en place.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Le second Congrès Continental et le « The Common Sence » de Thomas Paine =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Article détaillé|L’indépendance des États-Unis}}&lt;br /&gt;
En mai 1775 prend place le Second Congrès Continental. Les Colons s’imaginent que le Roi est mal informé et conseillé et sont certains que le Roi comprendra leurs revendications. Les colons font parvenir une pétition au Roi, qui est parfaitement d’accord avec son Parlement et refuse la pétition.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les Patriotes commencent une offensive militaire, délogent les troupes britanniques de Boston et cherchent des alliés. La France ne peut pas résister à l’opportunité de s’opposer à son ennemi anglais.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1776, Thomas Paine vend 120000 copies de son pamphlet ''[http://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Sens_commun The Common Sence]'' qui dénonce la monarchie et l’aristocratie anglaise. Le Roi est ridiculisé dans ce pamphlet et Thomas Paine avance un argument très clair : comment une petite île comme l’Angleterre peut-elle s’opposer à un continent entier ? Les rangs des Patriotes grandissent.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1776, le Congrès Continental, devenu le pouvoir le plus grand aux colonies, lance l’idée de l’indépendance des colonies. Cinq hommes dont Benjamin Franklin et Jefferson, doivent rédiger un texte dans ce sens. C’est la Déclaration d’Indépendance qui est présentée au Congrès Continental. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais à l’époque, cette Déclaration ne suscite pas un grand intérêt. Le préambule, aujourd’hui célèbre, n’était en fait qu’une partie de la déclaration, dont la partie la plus importante est la liste des injustices du Roi contre les colons qui servait à justifier l’indépendance pour les Américains.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;gallery&amp;gt;&lt;br /&gt;
File:Writing the Declaration of Independence 1776 cph.3g09904.jpg|This idealized depiction of (left to right) Franklin, Adams, and Jefferson working on the Declaration (Jean Leon Gerome Ferris, 1900) was widely reprinted.&amp;lt;ref&amp;gt;Dupont and Onuf, 3.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
Image:USA declaration independence.jpg|The signed copy of the Declaration. Now badly faded, because of poor preserving practices in the 19th century, is on display at the National Archives and Records Administration|National Archives in Washington, D.C.&lt;br /&gt;
Fichier:Declaration of Independence (USA).jpg|Fac-similé de la Déclaration d'indépendance américaine avec les portraits des signataires.&lt;br /&gt;
&amp;lt;/gallery&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Notes =&lt;br /&gt;
*Cours : &lt;br /&gt;
**[[Les Amériques à la veille des indépendances]]&lt;br /&gt;
**[[L’indépendance des États-Unis]]&lt;br /&gt;
*[http://publicliterature.org/books/common_sense/xaa.php ''Common Sense'', complete text in various formats with audio]&lt;br /&gt;
*[http://en.wikiquote.org/wiki/United_States_Declaration_of_Independence United States Declaration of Independence] sur wikiquote.&lt;br /&gt;
*[http://en.wikipedia.org/wiki/Native_Americans_in_the_United_States Native Americans in the United States] sur wikipedia.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Références =&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;vote type=1 /&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Category:histoire]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Touriste</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://baripedia.org/index.php?title=Les_%C3%89tats-Unis_et_l%E2%80%99ann%C3%A9e_1776&amp;diff=19936</id>
		<title>Les États-Unis et l’année 1776</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://baripedia.org/index.php?title=Les_%C3%89tats-Unis_et_l%E2%80%99ann%C3%A9e_1776&amp;diff=19936"/>
		<updated>2015-05-19T16:38:15Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Touriste : /* Vers l’indépendance */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;[[Image:Scene_at_the_Signing_of_the_Constitution_of_the_United_States.jpg|300px|thumb|right|''Scène à la signature de la Constitution des États-Unis'', par Howard Chandler Christy. Ce tableau représente les 33 délégués qui signèrent la Constitution.]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'année 1776 est une année presque mythique où les pays fondateurs ont créé le cadre politique des États-Unis, cadre encore très important de nos jours. Certains évènements sont encore célébrés, comme la Déclaration d’Indépendance et le Boston [http://fr.wikipedia.org/wiki/Tea_Party_(mouvement_politique) Tea Party]. De nos jours, c'est un mouvement politique s'opposant à l'État fédéral en général ainsi qu'à la politique du président Obama en particulier&amp;lt;ref&amp;gt; Corine Lesnes, « [http://www.lapresse.ca/international/etats-unis/201009/15/01-4316022-dix-questions-sur-le-tea-party.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&amp;amp;utm_contenuinterne=cyberpresse_B4_manchettes_231_accueil_POS4 Le mouvement Tea Party tente d'organiser la fronde anti-Washington] », Le Monde, 6 février 2010.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Contexte colonial =&lt;br /&gt;
{{Article détaillé|Coûts de la première expansion européenne (XVIe-XVIIIe siècles)}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les colonies en Amérique du Nord ==&lt;br /&gt;
[[File:American population 1790-1860 history-punk.ogv|thumb|250px|American population 1790-1860]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pendant des siècles, l’histoire des colonies a été racontée d’une perspective européenne très héroïque. Aujourd’hui, on cherche à comprendre l’interaction entre les trois cultures à savoir améridienne, africaine déportés et européenne. On se rend d’ailleurs bien compte que l’image du continent vierge est tout à fait erronée et qu’il y avait une diversité de cultures très importante avant que les Européens ne débarquent sur le territoire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’Amérique du Nord qui correspond aux États-Unis et au Canada comptait entre 6 et 7 millions d'habitants à l'arrivée des Anglais&amp;lt;ref&amp;gt;Russel Thorntorn, American Indian Holocaust and Survival..., Norman, Universitry of Oklahoma Press, 1987. Estimation reprise dans A. Garrait-Bourrier, M. Vénuat, Les Indiens aux États-Unis, 2002, p. 23&amp;lt;/ref&amp;gt;. L'Amérique latine comptait environ 50 millions d'habitants qui va, après 100 ans, être réduite à 5 millions à cause des maladies et des mauvais traitements infligés par les colons ibériques. Suite à cette grande perte de population, leurs sociétés se désagrègent. Dans ce qui deviendra les États-Unis, les tribus de l'Est sont vite chassées vers les Appalaches.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La population amérindienne diminue d’environ 90% de son volume dans le premier siècle après le contact, et ce à cause des maladies qui déciment les populations, de la perte de structures sociales et de la disruption économique mais aussi à cause des pertes de capacité de défense contre les Anglais. Ils se réfugient donc vers le Nord et l’Ouest, sont repoussés vers les frontières. Seuls quelques peuples tentent de « fraterniser » et de s’adapter aux colonisateurs. À la fin du XVIIIème siècle, la population amérindienne est réduite à 600000 personnes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les colonies Britanniques ==&lt;br /&gt;
Les colonies britanniques formaient une mosaïque hétérogène entre les Appalaches et l’Atlantique et même si l'on parle maintenant des « vertus Américaines » traditionnelles (puritaines en majorité).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1775, on peut distinguer :&lt;br /&gt;
*le Sud (Virginie Géorgie) ;&lt;br /&gt;
*la région Centrale (Middle Colonies) ;&lt;br /&gt;
*la Nouvelle Angleterre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les colons sont coincés entre la mer et les Appalaches.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Le Sud ===&lt;br /&gt;
[[File:Pocahontas-saves-Smith-NE-Chromo-1870.jpeg|thumb|270px|Pocahontas sauve la vie de John Smith, illustration américaine de 1870.]]&lt;br /&gt;
La première colonie est Jamestown, œuvre de la [http://en.wikipedia.org/wiki/Virginia_Company_of_London Virginia Compagny] étant un investisseur londonien ayant obtenu de la Couronne le droit de colonisation. Les objectifs sont l'or et d'y établir une société féodale. Il n'y a malheureusement pas d'or en Virginie et dans les premières années, ils ne peuvent survivre qu'avec l'aide des indigènes. C'est notamment à ce moment que va naitre le mythe de Pocahantas. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le climat y est doux et fertile, on commence à produire alors du tabac et du maïs. Le système de plantation se développe assez rapidement et on va importer des esclaves. Ver la fin du XVIIIème, les esclaves forment environ 50% de la population des colonies du sud cela est surtout dû à une croissance naturelle, 2/3 sont des naissances. Ces esclaves sont à la base de l’explosion démographique dans le Sud. C'est une société qui ressemble beaucoup à la société esclavagiste des Antilles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La région centrale ===&lt;br /&gt;
Le climat est modéré avec de larges estuaires. La diversité de colons est vaste venant de Suède et des Pays-Bas. New York s'appelait alors New Amsterdam, précédemment c'était la Nouvelle Angoulême&amp;lt;ref&amp;gt;Rankin, Rebecca B., Cleveland Rodgers (1948). New York: the World's Capital City, Its Development and Contributions to Progress. Harper.&amp;lt;/ref&amp;gt;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette position Anglaise était au début pas très forte. Il y avait une diversité religieuse impressionnante ainsi que la liberté de culte. Leur économie residait en de la production de céréales et de blé, du bois et après un certain temps de quelques usines pour du textile simple. On y trouve peu d'esclaves, cela est notamment dû au fait qu'il n'y a pas de système de plantations qui est mis en place.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La Nouvelle Angleterre : « expérience Américaine » ===&lt;br /&gt;
[[Image:MayflowerHarbor.jpg|thumb|right|upright=1.4|''Le ''Mayflower'' dans le port de Plymouth'' peint par William Halsall (1882).]]&lt;br /&gt;
C’est l’expérience par laquelle on définit en général les États-Unis.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le climat est rude, couvert de forêts. Les colons débarquent en 1620 avec un peu plus de 100 personnes du [http://fr.wikipedia.org/wiki/Mayflower Mayflower] dans la baie du Massachusetts. Ce sont 18 familles qui accostent, des Pilgrims, calvinistes, encore plus radicaux que les puritains.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'entraide et l'obéissance aux autorités est obligatoire, d'autre part, ils prônent l'autonomie politique et religieuses. Ils sont sous l’ordre direct de Jacques Ier, Roi d'Angleterre, signent le Mayflower Compact afin de mettre ces idées sur papier et mettent en place [http://en.wikipedia.org/wiki/Plimoth_Plantation Plymouth Plantation]. Le Mayflower Compact est reconnu comme un des documents  fondateurs des États-Unis.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un peu au Sud de ces colons se trouvent des puritains aussi opposés au catholicisme et qui veulent sauver la  chrétienté par un exode d’Europe. Les communautés religieuses sont strictes, avec notamment l'exécutions de sorcières. Des communautés entières vont s'exiler vers le sud. Vont être mis en place des valeurs puritaines très homogènes ainsi que de strictes lois religieuses.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les puritains de la Massachusetts Bay Company, moins extrémistes que les calvinistes, défendent l’idée de la « City upon a Hill », cité dont le monde entier doit reconnaître la supériorité religieuse. Les puritains, contrairement aux calvinistes, poursuivent le succès économique et matériel, qui est pour eux le signe de la grâce de Dieu. Il n’y a pas de tolérance pour les dissidents, c'est un conformisme religieux qui va jusqu’à des exécutions.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[File:Pascatway River New England.jpg|thumb|left|An early English map of New England, c. 1670, depicts the area around modern Portsmouth, New Hampshire.]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Les bases économiques des colonies =  &lt;br /&gt;
Les premiers pas des colons sont difficiles et ils dépendent dans un premier temps des indigènes pour survivre. Heureusement, la terre est fertile et ce qui va permettre aux colonies de developper une économie basée sur les grandes plantations de maïs, de tabac mais aussi de blé ainsi que de developper l'élevages d’animaux. Les surplus sont exportés en Angleterre. Au Nord, on pratique le trafic de fourrure et de bois tandis que les bateaux de pêche exploitent les eaux de l’Atlantique. Les marchants se regroupent dans des villes comme New York pour exporter les produits que les colonies n’arrivent pas encore à écouler engendrant un grand commerce avec l’Angleterre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les colonies sont bien entendues inclues dans le système mercantiliste de l’Angleterre, ce qui signifie qu’il n’y a pas d’échange libre des produits. Les colons doivent suivre les règles et contraintes de la Couronne. Les colonies ont le droit de produire quelques textiles grossiers et produits métalliques mais c’est la Grande-Bretagne qui produit la grande majorité des produits manufacturés. Les colonies sont limités à la vente de produits bruts. Se met en place un commerce triangulaire très intense.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En réalité, les colonies échappent souvent au contrôle. Sur cette côte de 2000 kilomètres, il y a 200 douaniers contrôlant l'entrée et la sortie des ports, les colons ayant donc l'habitude d'être enrôler dans des activités illégales.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= La pression démographique =  &lt;br /&gt;
Durant le XVIIIème siècle, il y a une augmentation incroyable de la population qui est très diversifiée. Des expéditions vont être lancées afin d'explorer les terres. Jusqu'au XVIIIème siècle, il y avait une disponibilité réelle de terre mais avec l'immigration continue, il n'y a plus assez de terres disponibles entrainant des tensions avec les ''Natives'' ainsi que les autres nations européennes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Vers 1770, on dénombre environ 1,5 millions de blancs, 0,5 million de noirs et 150000 indigènes, ce qui fait une population de plus de 2 millions d’habitants.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’élite urbaine habite à Boston, New York et Philadelphie. Ces villes se développent, deviennent des centres de commerce, d’éducation et d’industrie simple. La pression sur le territoire grandit et les colons commencent la remontée le long des estuaires. Se me en place une compétition avec les indigènes pour les terres. Peu à peu, à cause de l’immigration continue, il n’est plus possible autant qu’avant d’offrir des terres à tous les nouveaux arrivants.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Le(s) système(s) politique(s) des colonies =&lt;br /&gt;
Les Treize colonies ont été établies de façon assez disparate les circonstances de la fondation. Les chartes sont différentes, il n’y a pas de système politique unitaire. La monarchie anglaise avait tantôt amenée des chartes royales, tantôt établie des grands seigneurs ou encore des droits aux marchands en Virginie. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quelques colonies plus récentes sont contrôlées de manière plus stricte par les anglais. Dans ce cas, les gouverneurs sont anglais et choisis directement par le Roi. Pour contrebalancer cela, les assemblées coloniales sont importantes parce qu’elles protègent l’autonomie des colonies. C’est contre cette tendance d’autonomie que la Couronne prend des mesures au milieu du XVIIIème siècle. À ce moment de l'histoire, il y a peu de communications entre les colonies avec pas ou peu de routes et des voyages très long, faisant que chaque colonie poursuit ses propres buts, agit de façon individuelle sans que les colonies s’unissent pour leur indépendance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Des facteurs extérieurs interviennent pour mettre en marche l’indépendance américaine et notamment la guerre franco-indienne qui dura de 1756 à 1763 appelée plus communément la Guerre de Sept Ans ou la ''Guerre contre les français et les indiens''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= La guerre de Sept Ans (1756 - 1763) : « guerre contre les Français et les Indiens » =&lt;br /&gt;
[[Fichier:Battle of Sainte-Foy.jpg|200px|vignette|droite|La bataille de Sainte-Foy par George B. Campion Cette bataille fut la dernière victoire des Français durant la guerre de la Conquête]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce sont deux concepts qui ne vont pas tout à fait ensemble. Les français, eux aussi, s’étaient installé au Nord notamment le long du fleuve Saint Laurent et en Louisiane. Ils bloquaient donc l’expansion britannique ayant pour conséquence d'engendrer de nombreuses tensions entre les deux groupes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1754, prennent lieu des affrontements entre français et britanniques qui avaient dans un cadre géopolitique où la France et l’Angleterre étaient en grande compétition. Les français représentaient une menace sérieuse pour les anglais. 7500 soldats sont donc envoyés des îles britanniques vers les colonies pour défendre les intérêts anglais. D’autres affrontements en Europe, en Afrique et en Asie opposent les deux camps. Ces campagnes sont victorieuses pour les anglais et la France se retire du continent avec la signature du traité de Paris en 1763.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La guerre de sept ans est donc une des premières guerres mondiales qui oppose l’Angleterre et ses alliés à la France et ses alliés. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les guerres ont coûté cher et les colons demandent de plus en plus des dédommagements pour s’être battus pour la Couronne et pour compenser les pertes agricoles. La Couronne souhaite reprendre le pouvoir économique et politique dans les colonies. Les colons refusent de payer des impôts supplémentaires et violent les lois de navigation notamment en s’engageant dans du commerce direct avec l’Europe et les Antilles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le territoire de la Nouvelle France devaient rester intact par décret de la Couronne, ce qui frustrait les colons. La pression sur le territoire restait présent. Les colons avaient donc l'impression de s'être battus pour rien, sauf pour devoir payer plus d'impôts. Tous ces événements marquent une avancée vers l'indépendance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Vers l’indépendance =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Depuis 1750, la Couronne a montré son intérêt de mieux contrôler les colonies mais les options sont assez limitées avec soit accorder aux colonies plus d’autonomie tout en gardant le statut de colonies ce qui est ce que les colonies souhaitent, maintenir le status quo, à savoir garder le pouvoir sur les colonies mais ne pas instaurer de mesures impopulaires, ou imposer la volonté de la Couronne par la force.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La Couronne n’arrive pas à se décider entre les deux dernières options.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Image:Philip_Dawe_(attributed),_The_Bostonians_Paying_the_Excise-man,_or_Tarring_and_Feathering_(1774)_-_02.jpg|thumb|150px|caricature britannique : John Malcolm passé au goudron et aux plumes, quatre semaines après la Boston Tea Party, à Boston. À l’arrière-plan, un arbre de la  liberté, une corde et le Stamp Act affiché.]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1765, la Couronne va promulguer et imposer le [http://fr.wikipedia.org/wiki/Stamp_Act_(1765) Stamp Act] qui est un impôt sur tous les textes officiels dans les colonies. Cet impôt est une expression de la troisième option. Les colonies s’opposent à cet impôt étant donné qu’ils ne sont pas représentés au Parlement britannique. Des boycotts sont organisés et le Parlement britannique recule. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D’autres impôts suivent, notamment sur les produits importés par les Américains. La Couronne envoie des troupes pour réprimer la résistance des colons. L’impôt est encore une fois annulé.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les colons commencent à questionner l’utilité du gouvernement. Un contact entre les colonies se met en place et une pensée collective émerge.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1773, le gouvernement semble favoriser la Compagnie des Indes orientales vis-à-vis des marchands américains. Il y a beaucoup de manifestations contre ces injustices. Lorsqu’un bateau de la Compagnie des Indes orientales arrive pour vendre du thé pour la première fois aux États-Unis, les colons attaquent le bateau et jettent le thé à l'eau. C’est la Boston [http://fr.wikipedia.org/wiki/Boston_Tea_Party Boston Tea Party] de 1773. Cette action symbolique et politique cherche à dénoncer le « thé de l'injustice » qui représente une forte volonté populaire de ne plus accepter le système mercantiliste même si le thé devient plus cher.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Image:Declaration independence.jpg|thumb|left|200px|John Trumbull, ''Declaration of Independence'']]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Suite à cette provocation, la Couronne va décider de fermer le port de Boston et va obliger les colons à loger chez eux de nouvelles troupes ce qui leur coûte cher. Cette répression cause la stupéfaction, qu'ils jugent illégale. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1774, toutes les colonies sauf la Géorgie vont se réunir pour discuter de leur réaction face à l'Angleterre. Ils vont condamner la politique de Londres. Les colons demandent une participation dans les décisions les concernant et en informent le Roi. Ils vont aussi pendant un an réduire de 95% leur importations de produits anglais.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1775, des affrontement entre troupes et colons vont marquer le début de la guerre. La réponse des Patriotes va être d'assiéger Boston ayant pour conséquence de mener à une militarisation de la situation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Des actes coercitives au Congrès Continental =&lt;br /&gt;
{{Article détaillé|Le Fédéraliste et la théorie politique américaine}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Article détaillé|De l’empire à la fédération : le cas américain}}&lt;br /&gt;
Quelques mois plus tard, la Charte de Massasuchetts est annulée, le port de Boston est fermé et des soldats britanniques sont envoyés et logés chez les colons.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En septembre 1774, le premier Congrès Continental prend place à Philadelphie. Est condamné la politique de Londres et on insiste que le colon devrait avoir le droit à une participation en ce qui concerne les impôts sur les colonies. Un boycott effectif des produits anglais est mis en place, ce qui réduit de 97% l’importation de produits anglais.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1775, des affrontements prennent place et c’est la guerre qui commence. Les Américains, qui s’appellent « Patriotes » attaquent les troupes anglaises. Il y a une militarisation du conflit, avec des milices américaines qui se mettent en place.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Le second Congrès Continental et le « The Common Sence » de Thomas Paine =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Article détaillé|L’indépendance des États-Unis}}&lt;br /&gt;
En mai 1775 prend place le Second Congrès Continental. Les Colons s’imaginent que le Roi est mal informé et conseillé et sont certains que le Roi comprendra leurs revendications. Les colons font parvenir une pétition au Roi, qui est parfaitement d’accord avec son Parlement et refuse la pétition.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les Patriotes commencent une offensive militaire, délogent les troupes britanniques de Boston et cherchent des alliés. La France ne peut pas résister à l’opportunité de s’opposer à son ennemi anglais.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1776, Thomas Paine vend 120000 copies de son pamphlet ''[http://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Sens_commun The Common Sence]'' qui dénonce la monarchie et l’aristocratie anglaise. Le Roi est ridiculisé dans ce pamphlet et Thomas Paine avance un argument très clair : comment une petite île comme l’Angleterre peut-elle s’opposer à un continent entier ? Les rangs des Patriotes grandissent.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1776, le Congrès Continental, devenu le pouvoir le plus grand aux colonies, lance l’idée de l’indépendance des colonies. Cinq hommes dont Benjamin Franklin et Jefferson, doivent rédiger un texte dans ce sens. C’est la Déclaration d’Indépendance qui est présentée au Congrès Continental. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais à l’époque, cette Déclaration ne suscite pas un grand intérêt. Le préambule, aujourd’hui célèbre, n’était en fait qu’une partie de la déclaration, dont la partie la plus importante est la liste des injustices du Roi contre les colons qui servait à justifier l’indépendance pour les Américains.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;gallery&amp;gt;&lt;br /&gt;
File:Writing the Declaration of Independence 1776 cph.3g09904.jpg|This idealized depiction of (left to right) Franklin, Adams, and Jefferson working on the Declaration (Jean Leon Gerome Ferris, 1900) was widely reprinted.&amp;lt;ref&amp;gt;Dupont and Onuf, 3.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
Image:USA declaration independence.jpg|The signed copy of the Declaration. Now badly faded, because of poor preserving practices in the 19th century, is on display at the National Archives and Records Administration|National Archives in Washington, D.C.&lt;br /&gt;
Fichier:Declaration of Independence (USA).jpg|Fac-similé de la Déclaration d'indépendance américaine avec les portraits des signataires.&lt;br /&gt;
&amp;lt;/gallery&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Notes =&lt;br /&gt;
*Cours : &lt;br /&gt;
**[[Les Amériques à la veille des indépendances]]&lt;br /&gt;
**[[L’indépendance des États-Unis]]&lt;br /&gt;
*[http://publicliterature.org/books/common_sense/xaa.php ''Common Sense'', complete text in various formats with audio]&lt;br /&gt;
*[http://en.wikiquote.org/wiki/United_States_Declaration_of_Independence United States Declaration of Independence] sur wikiquote.&lt;br /&gt;
*[http://en.wikipedia.org/wiki/Native_Americans_in_the_United_States Native Americans in the United States] sur wikipedia.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Références =&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;vote type=1 /&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Category:histoire]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Touriste</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://baripedia.org/index.php?title=Les_%C3%89tats-Unis_et_l%E2%80%99ann%C3%A9e_1776&amp;diff=19935</id>
		<title>Les États-Unis et l’année 1776</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://baripedia.org/index.php?title=Les_%C3%89tats-Unis_et_l%E2%80%99ann%C3%A9e_1776&amp;diff=19935"/>
		<updated>2015-05-19T16:32:31Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Touriste : /* Vers l’indépendance */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;[[Image:Scene_at_the_Signing_of_the_Constitution_of_the_United_States.jpg|300px|thumb|right|''Scène à la signature de la Constitution des États-Unis'', par Howard Chandler Christy. Ce tableau représente les 33 délégués qui signèrent la Constitution.]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'année 1776 est une année presque mythique où les pays fondateurs ont créé le cadre politique des États-Unis, cadre encore très important de nos jours. Certains évènements sont encore célébrés, comme la Déclaration d’Indépendance et le Boston [http://fr.wikipedia.org/wiki/Tea_Party_(mouvement_politique) Tea Party]. De nos jours, c'est un mouvement politique s'opposant à l'État fédéral en général ainsi qu'à la politique du président Obama en particulier&amp;lt;ref&amp;gt; Corine Lesnes, « [http://www.lapresse.ca/international/etats-unis/201009/15/01-4316022-dix-questions-sur-le-tea-party.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&amp;amp;utm_contenuinterne=cyberpresse_B4_manchettes_231_accueil_POS4 Le mouvement Tea Party tente d'organiser la fronde anti-Washington] », Le Monde, 6 février 2010.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Contexte colonial =&lt;br /&gt;
{{Article détaillé|Coûts de la première expansion européenne (XVIe-XVIIIe siècles)}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les colonies en Amérique du Nord ==&lt;br /&gt;
[[File:American population 1790-1860 history-punk.ogv|thumb|250px|American population 1790-1860]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pendant des siècles, l’histoire des colonies a été racontée d’une perspective européenne très héroïque. Aujourd’hui, on cherche à comprendre l’interaction entre les trois cultures à savoir améridienne, africaine déportés et européenne. On se rend d’ailleurs bien compte que l’image du continent vierge est tout à fait erronée et qu’il y avait une diversité de cultures très importante avant que les Européens ne débarquent sur le territoire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’Amérique du Nord qui correspond aux États-Unis et au Canada comptait entre 6 et 7 millions d'habitants à l'arrivée des Anglais&amp;lt;ref&amp;gt;Russel Thorntorn, American Indian Holocaust and Survival..., Norman, Universitry of Oklahoma Press, 1987. Estimation reprise dans A. Garrait-Bourrier, M. Vénuat, Les Indiens aux États-Unis, 2002, p. 23&amp;lt;/ref&amp;gt;. L'Amérique latine comptait environ 50 millions d'habitants qui va, après 100 ans, être réduite à 5 millions à cause des maladies et des mauvais traitements infligés par les colons ibériques. Suite à cette grande perte de population, leurs sociétés se désagrègent. Dans ce qui deviendra les États-Unis, les tribus de l'Est sont vite chassées vers les Appalaches.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La population amérindienne diminue d’environ 90% de son volume dans le premier siècle après le contact, et ce à cause des maladies qui déciment les populations, de la perte de structures sociales et de la disruption économique mais aussi à cause des pertes de capacité de défense contre les Anglais. Ils se réfugient donc vers le Nord et l’Ouest, sont repoussés vers les frontières. Seuls quelques peuples tentent de « fraterniser » et de s’adapter aux colonisateurs. À la fin du XVIIIème siècle, la population amérindienne est réduite à 600000 personnes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les colonies Britanniques ==&lt;br /&gt;
Les colonies britanniques formaient une mosaïque hétérogène entre les Appalaches et l’Atlantique et même si l'on parle maintenant des « vertus Américaines » traditionnelles (puritaines en majorité).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1775, on peut distinguer :&lt;br /&gt;
*le Sud (Virginie Géorgie) ;&lt;br /&gt;
*la région Centrale (Middle Colonies) ;&lt;br /&gt;
*la Nouvelle Angleterre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les colons sont coincés entre la mer et les Appalaches.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Le Sud ===&lt;br /&gt;
[[File:Pocahontas-saves-Smith-NE-Chromo-1870.jpeg|thumb|270px|Pocahontas sauve la vie de John Smith, illustration américaine de 1870.]]&lt;br /&gt;
La première colonie est Jamestown, œuvre de la [http://en.wikipedia.org/wiki/Virginia_Company_of_London Virginia Compagny] étant un investisseur londonien ayant obtenu de la Couronne le droit de colonisation. Les objectifs sont l'or et d'y établir une société féodale. Il n'y a malheureusement pas d'or en Virginie et dans les premières années, ils ne peuvent survivre qu'avec l'aide des indigènes. C'est notamment à ce moment que va naitre le mythe de Pocahantas. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le climat y est doux et fertile, on commence à produire alors du tabac et du maïs. Le système de plantation se développe assez rapidement et on va importer des esclaves. Ver la fin du XVIIIème, les esclaves forment environ 50% de la population des colonies du sud cela est surtout dû à une croissance naturelle, 2/3 sont des naissances. Ces esclaves sont à la base de l’explosion démographique dans le Sud. C'est une société qui ressemble beaucoup à la société esclavagiste des Antilles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La région centrale ===&lt;br /&gt;
Le climat est modéré avec de larges estuaires. La diversité de colons est vaste venant de Suède et des Pays-Bas. New York s'appelait alors New Amsterdam, précédemment c'était la Nouvelle Angoulême&amp;lt;ref&amp;gt;Rankin, Rebecca B., Cleveland Rodgers (1948). New York: the World's Capital City, Its Development and Contributions to Progress. Harper.&amp;lt;/ref&amp;gt;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette position Anglaise était au début pas très forte. Il y avait une diversité religieuse impressionnante ainsi que la liberté de culte. Leur économie residait en de la production de céréales et de blé, du bois et après un certain temps de quelques usines pour du textile simple. On y trouve peu d'esclaves, cela est notamment dû au fait qu'il n'y a pas de système de plantations qui est mis en place.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La Nouvelle Angleterre : « expérience Américaine » ===&lt;br /&gt;
[[Image:MayflowerHarbor.jpg|thumb|right|upright=1.4|''Le ''Mayflower'' dans le port de Plymouth'' peint par William Halsall (1882).]]&lt;br /&gt;
C’est l’expérience par laquelle on définit en général les États-Unis.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le climat est rude, couvert de forêts. Les colons débarquent en 1620 avec un peu plus de 100 personnes du [http://fr.wikipedia.org/wiki/Mayflower Mayflower] dans la baie du Massachusetts. Ce sont 18 familles qui accostent, des Pilgrims, calvinistes, encore plus radicaux que les puritains.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'entraide et l'obéissance aux autorités est obligatoire, d'autre part, ils prônent l'autonomie politique et religieuses. Ils sont sous l’ordre direct de Jacques Ier, Roi d'Angleterre, signent le Mayflower Compact afin de mettre ces idées sur papier et mettent en place [http://en.wikipedia.org/wiki/Plimoth_Plantation Plymouth Plantation]. Le Mayflower Compact est reconnu comme un des documents  fondateurs des États-Unis.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un peu au Sud de ces colons se trouvent des puritains aussi opposés au catholicisme et qui veulent sauver la  chrétienté par un exode d’Europe. Les communautés religieuses sont strictes, avec notamment l'exécutions de sorcières. Des communautés entières vont s'exiler vers le sud. Vont être mis en place des valeurs puritaines très homogènes ainsi que de strictes lois religieuses.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les puritains de la Massachusetts Bay Company, moins extrémistes que les calvinistes, défendent l’idée de la « City upon a Hill », cité dont le monde entier doit reconnaître la supériorité religieuse. Les puritains, contrairement aux calvinistes, poursuivent le succès économique et matériel, qui est pour eux le signe de la grâce de Dieu. Il n’y a pas de tolérance pour les dissidents, c'est un conformisme religieux qui va jusqu’à des exécutions.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[File:Pascatway River New England.jpg|thumb|left|An early English map of New England, c. 1670, depicts the area around modern Portsmouth, New Hampshire.]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Les bases économiques des colonies =  &lt;br /&gt;
Les premiers pas des colons sont difficiles et ils dépendent dans un premier temps des indigènes pour survivre. Heureusement, la terre est fertile et ce qui va permettre aux colonies de developper une économie basée sur les grandes plantations de maïs, de tabac mais aussi de blé ainsi que de developper l'élevages d’animaux. Les surplus sont exportés en Angleterre. Au Nord, on pratique le trafic de fourrure et de bois tandis que les bateaux de pêche exploitent les eaux de l’Atlantique. Les marchants se regroupent dans des villes comme New York pour exporter les produits que les colonies n’arrivent pas encore à écouler engendrant un grand commerce avec l’Angleterre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les colonies sont bien entendues inclues dans le système mercantiliste de l’Angleterre, ce qui signifie qu’il n’y a pas d’échange libre des produits. Les colons doivent suivre les règles et contraintes de la Couronne. Les colonies ont le droit de produire quelques textiles grossiers et produits métalliques mais c’est la Grande-Bretagne qui produit la grande majorité des produits manufacturés. Les colonies sont limités à la vente de produits bruts. Se met en place un commerce triangulaire très intense.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En réalité, les colonies échappent souvent au contrôle. Sur cette côte de 2000 kilomètres, il y a 200 douaniers contrôlant l'entrée et la sortie des ports, les colons ayant donc l'habitude d'être enrôler dans des activités illégales.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= La pression démographique =  &lt;br /&gt;
Durant le XVIIIème siècle, il y a une augmentation incroyable de la population qui est très diversifiée. Des expéditions vont être lancées afin d'explorer les terres. Jusqu'au XVIIIème siècle, il y avait une disponibilité réelle de terre mais avec l'immigration continue, il n'y a plus assez de terres disponibles entrainant des tensions avec les ''Natives'' ainsi que les autres nations européennes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Vers 1770, on dénombre environ 1,5 millions de blancs, 0,5 million de noirs et 150000 indigènes, ce qui fait une population de plus de 2 millions d’habitants.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’élite urbaine habite à Boston, New York et Philadelphie. Ces villes se développent, deviennent des centres de commerce, d’éducation et d’industrie simple. La pression sur le territoire grandit et les colons commencent la remontée le long des estuaires. Se me en place une compétition avec les indigènes pour les terres. Peu à peu, à cause de l’immigration continue, il n’est plus possible autant qu’avant d’offrir des terres à tous les nouveaux arrivants.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Le(s) système(s) politique(s) des colonies =&lt;br /&gt;
Les Treize colonies ont été établies de façon assez disparate les circonstances de la fondation. Les chartes sont différentes, il n’y a pas de système politique unitaire. La monarchie anglaise avait tantôt amenée des chartes royales, tantôt établie des grands seigneurs ou encore des droits aux marchands en Virginie. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quelques colonies plus récentes sont contrôlées de manière plus stricte par les anglais. Dans ce cas, les gouverneurs sont anglais et choisis directement par le Roi. Pour contrebalancer cela, les assemblées coloniales sont importantes parce qu’elles protègent l’autonomie des colonies. C’est contre cette tendance d’autonomie que la Couronne prend des mesures au milieu du XVIIIème siècle. À ce moment de l'histoire, il y a peu de communications entre les colonies avec pas ou peu de routes et des voyages très long, faisant que chaque colonie poursuit ses propres buts, agit de façon individuelle sans que les colonies s’unissent pour leur indépendance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Des facteurs extérieurs interviennent pour mettre en marche l’indépendance américaine et notamment la guerre franco-indienne qui dura de 1756 à 1763 appelée plus communément la Guerre de Sept Ans ou la ''Guerre contre les français et les indiens''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= La guerre de Sept Ans (1756 - 1763) : « guerre contre les Français et les Indiens » =&lt;br /&gt;
[[Fichier:Battle of Sainte-Foy.jpg|200px|vignette|droite|La bataille de Sainte-Foy par George B. Campion Cette bataille fut la dernière victoire des Français durant la guerre de la Conquête]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce sont deux concepts qui ne vont pas tout à fait ensemble. Les français, eux aussi, s’étaient installé au Nord notamment le long du fleuve Saint Laurent et en Louisiane. Ils bloquaient donc l’expansion britannique ayant pour conséquence d'engendrer de nombreuses tensions entre les deux groupes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1754, prennent lieu des affrontements entre français et britanniques qui avaient dans un cadre géopolitique où la France et l’Angleterre étaient en grande compétition. Les français représentaient une menace sérieuse pour les anglais. 7500 soldats sont donc envoyés des îles britanniques vers les colonies pour défendre les intérêts anglais. D’autres affrontements en Europe, en Afrique et en Asie opposent les deux camps. Ces campagnes sont victorieuses pour les anglais et la France se retire du continent avec la signature du traité de Paris en 1763.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La guerre de sept ans est donc une des premières guerres mondiales qui oppose l’Angleterre et ses alliés à la France et ses alliés. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les guerres ont coûté cher et les colons demandent de plus en plus des dédommagements pour s’être battus pour la Couronne et pour compenser les pertes agricoles. La Couronne souhaite reprendre le pouvoir économique et politique dans les colonies. Les colons refusent de payer des impôts supplémentaires et violent les lois de navigation notamment en s’engageant dans du commerce direct avec l’Europe et les Antilles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le territoire de la Nouvelle France devaient rester intact par décret de la Couronne, ce qui frustrait les colons. La pression sur le territoire restait présent. Les colons avaient donc l'impression de s'être battus pour rien, sauf pour devoir payer plus d'impôts. Tous ces événements marquent une avancée vers l'indépendance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Vers l’indépendance =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Depuis 1750, la Couronne a montré son intérêt de mieux contrôler les colonies mais les options sont assez limitées avec soit accorder aux colonies plus d’autonomie tout en gardant le statut de colonies ce qui est ce que les colonies souhaitent, maintenir le status quo, à savoir garder le pouvoir sur les colonies mais ne pas instaurer de mesures impopulaires, ou imposer la volonté de la Couronne par la force.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La Couronne n’arrive pas à se décider entre les deux dernières options.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Image:Philip_Dawe_(attributed),_The_Bostonians_Paying_the_Excise-man,_or_Tarring_and_Feathering_(1774)_-_02.jpg|thumb|150px|caricature britannique : John Malcolm passé au goudron et aux plumes, quatre semaines après la Boston Tea Party, à Boston. À l’arrière-plan, un arbre de la  liberté, une corde et le Stamp Act affiché.]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1765, la Couronne va promulguer et imposer le [http://fr.wikipedia.org/wiki/Stamp_Act_(1765) Stamp Act] qui est un impôt sur tous les textes officiels dans les colonies. Cet impôt est une expression de la troisième option. Les colonies s’opposent à cet impôt étant donné qu’ils ne sont pas représentés au Parlement britannique. Des boycotts sont organisés et le Parlement britannique recule. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D’autres impôts suivent, notamment sur les produits importés par les Américains. La Couronne envoie des troupes pour réprimer la résistance des colons. L’impôt est encore une fois annulé.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les colons commencent à questionner l’utilité du gouvernement. Un contact entre les colonies se met en place et une pensée collective émerge.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1773, le gouvernement semble favoriser la Compagnie des Indes orientales vis-à-vis des marchands américains. Il y a beaucoup de manifestations contre ces injustices. Lorsqu’un bateau de la Compagnie des Indes orientales arrive pour vendre du thé pour la première fois aux États-Unis, les colons attaquent le bateau et jettent le thé à l'eau. C’est la Boston [http://fr.wikipedia.org/wiki/Boston_Tea_Party Boston Tea Party] de 1773. Cette action symbolique et politique cherche à dénoncer le « thé de l'injustice » qui représente une forte volonté populaire de ne plus accepter le système mercantiliste même si le thé devient plus cher.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Image:Declaration independence.jpg|thumb|left|200px|John Trumbull, ''Declaration of Independence'']]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Suite à cette provocation, la Couronne va décider de fermer le port de Boston et va obliger les colons à loger chez eux de nouvelles troupes ce qui leur coûte cher. Cette répression cause la stupéfaction, qu'ils jugent illégale. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1774, toutes les colonies sauf le Géorgie vont se réunir pour discuter de leur réaction face à l'Angleterre. Ils vont condamner la politique de Londres. Les colons demandent une participation dans les décisions les concernant et en informent le Roi. Ils vont aussi pendant un an réduire de 95% leur importations de produits anglais.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1775, des affrontement entre troupes et colons vont marquer le début de la guerre. La réponse des Patriotes va être d'assiéger Boston ayant pour conséquence de mener à une militarisation de la situation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Des actes coercitives au Congrès Continental =&lt;br /&gt;
{{Article détaillé|Le Fédéraliste et la théorie politique américaine}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Article détaillé|De l’empire à la fédération : le cas américain}}&lt;br /&gt;
Quelques mois plus tard, la Charte de Massasuchetts est annulée, le port de Boston est fermé et des soldats britanniques sont envoyés et logés chez les colons.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En septembre 1774, le premier Congrès Continental prend place à Philadelphie. Est condamné la politique de Londres et on insiste que le colon devrait avoir le droit à une participation en ce qui concerne les impôts sur les colonies. Un boycott effectif des produits anglais est mis en place, ce qui réduit de 97% l’importation de produits anglais.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1775, des affrontements prennent place et c’est la guerre qui commence. Les Américains, qui s’appellent « Patriotes » attaquent les troupes anglaises. Il y a une militarisation du conflit, avec des milices américaines qui se mettent en place.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Le second Congrès Continental et le « The Common Sence » de Thomas Paine =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Article détaillé|L’indépendance des États-Unis}}&lt;br /&gt;
En mai 1775 prend place le Second Congrès Continental. Les Colons s’imaginent que le Roi est mal informé et conseillé et sont certains que le Roi comprendra leurs revendications. Les colons font parvenir une pétition au Roi, qui est parfaitement d’accord avec son Parlement et refuse la pétition.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les Patriotes commencent une offensive militaire, délogent les troupes britanniques de Boston et cherchent des alliés. La France ne peut pas résister à l’opportunité de s’opposer à son ennemi anglais.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1776, Thomas Paine vend 120000 copies de son pamphlet ''[http://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Sens_commun The Common Sence]'' qui dénonce la monarchie et l’aristocratie anglaise. Le Roi est ridiculisé dans ce pamphlet et Thomas Paine avance un argument très clair : comment une petite île comme l’Angleterre peut-elle s’opposer à un continent entier ? Les rangs des Patriotes grandissent.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1776, le Congrès Continental, devenu le pouvoir le plus grand aux colonies, lance l’idée de l’indépendance des colonies. Cinq hommes dont Benjamin Franklin et Jefferson, doivent rédiger un texte dans ce sens. C’est la Déclaration d’Indépendance qui est présentée au Congrès Continental. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais à l’époque, cette Déclaration ne suscite pas un grand intérêt. Le préambule, aujourd’hui célèbre, n’était en fait qu’une partie de la déclaration, dont la partie la plus importante est la liste des injustices du Roi contre les colons qui servait à justifier l’indépendance pour les Américains.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;gallery&amp;gt;&lt;br /&gt;
File:Writing the Declaration of Independence 1776 cph.3g09904.jpg|This idealized depiction of (left to right) Franklin, Adams, and Jefferson working on the Declaration (Jean Leon Gerome Ferris, 1900) was widely reprinted.&amp;lt;ref&amp;gt;Dupont and Onuf, 3.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
Image:USA declaration independence.jpg|The signed copy of the Declaration. Now badly faded, because of poor preserving practices in the 19th century, is on display at the National Archives and Records Administration|National Archives in Washington, D.C.&lt;br /&gt;
Fichier:Declaration of Independence (USA).jpg|Fac-similé de la Déclaration d'indépendance américaine avec les portraits des signataires.&lt;br /&gt;
&amp;lt;/gallery&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Notes =&lt;br /&gt;
*Cours : &lt;br /&gt;
**[[Les Amériques à la veille des indépendances]]&lt;br /&gt;
**[[L’indépendance des États-Unis]]&lt;br /&gt;
*[http://publicliterature.org/books/common_sense/xaa.php ''Common Sense'', complete text in various formats with audio]&lt;br /&gt;
*[http://en.wikiquote.org/wiki/United_States_Declaration_of_Independence United States Declaration of Independence] sur wikiquote.&lt;br /&gt;
*[http://en.wikipedia.org/wiki/Native_Americans_in_the_United_States Native Americans in the United States] sur wikipedia.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Références =&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;vote type=1 /&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Category:histoire]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Touriste</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://baripedia.org/index.php?title=Les_%C3%89tats-Unis_et_l%E2%80%99ann%C3%A9e_1776&amp;diff=19934</id>
		<title>Les États-Unis et l’année 1776</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://baripedia.org/index.php?title=Les_%C3%89tats-Unis_et_l%E2%80%99ann%C3%A9e_1776&amp;diff=19934"/>
		<updated>2015-05-19T16:23:40Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Touriste : /* Les bases économiques des colonies */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;[[Image:Scene_at_the_Signing_of_the_Constitution_of_the_United_States.jpg|300px|thumb|right|''Scène à la signature de la Constitution des États-Unis'', par Howard Chandler Christy. Ce tableau représente les 33 délégués qui signèrent la Constitution.]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'année 1776 est une année presque mythique où les pays fondateurs ont créé le cadre politique des États-Unis, cadre encore très important de nos jours. Certains évènements sont encore célébrés, comme la Déclaration d’Indépendance et le Boston [http://fr.wikipedia.org/wiki/Tea_Party_(mouvement_politique) Tea Party]. De nos jours, c'est un mouvement politique s'opposant à l'État fédéral en général ainsi qu'à la politique du président Obama en particulier&amp;lt;ref&amp;gt; Corine Lesnes, « [http://www.lapresse.ca/international/etats-unis/201009/15/01-4316022-dix-questions-sur-le-tea-party.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&amp;amp;utm_contenuinterne=cyberpresse_B4_manchettes_231_accueil_POS4 Le mouvement Tea Party tente d'organiser la fronde anti-Washington] », Le Monde, 6 février 2010.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Contexte colonial =&lt;br /&gt;
{{Article détaillé|Coûts de la première expansion européenne (XVIe-XVIIIe siècles)}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les colonies en Amérique du Nord ==&lt;br /&gt;
[[File:American population 1790-1860 history-punk.ogv|thumb|250px|American population 1790-1860]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pendant des siècles, l’histoire des colonies a été racontée d’une perspective européenne très héroïque. Aujourd’hui, on cherche à comprendre l’interaction entre les trois cultures à savoir améridienne, africaine déportés et européenne. On se rend d’ailleurs bien compte que l’image du continent vierge est tout à fait erronée et qu’il y avait une diversité de cultures très importante avant que les Européens ne débarquent sur le territoire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’Amérique du Nord qui correspond aux États-Unis et au Canada comptait entre 6 et 7 millions d'habitants à l'arrivée des Anglais&amp;lt;ref&amp;gt;Russel Thorntorn, American Indian Holocaust and Survival..., Norman, Universitry of Oklahoma Press, 1987. Estimation reprise dans A. Garrait-Bourrier, M. Vénuat, Les Indiens aux États-Unis, 2002, p. 23&amp;lt;/ref&amp;gt;. L'Amérique latine comptait environ 50 millions d'habitants qui va, après 100 ans, être réduite à 5 millions à cause des maladies et des mauvais traitements infligés par les colons ibériques. Suite à cette grande perte de population, leurs sociétés se désagrègent. Dans ce qui deviendra les États-Unis, les tribus de l'Est sont vite chassées vers les Appalaches.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La population amérindienne diminue d’environ 90% de son volume dans le premier siècle après le contact, et ce à cause des maladies qui déciment les populations, de la perte de structures sociales et de la disruption économique mais aussi à cause des pertes de capacité de défense contre les Anglais. Ils se réfugient donc vers le Nord et l’Ouest, sont repoussés vers les frontières. Seuls quelques peuples tentent de « fraterniser » et de s’adapter aux colonisateurs. À la fin du XVIIIème siècle, la population amérindienne est réduite à 600000 personnes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les colonies Britanniques ==&lt;br /&gt;
Les colonies britanniques formaient une mosaïque hétérogène entre les Appalaches et l’Atlantique et même si l'on parle maintenant des « vertus Américaines » traditionnelles (puritaines en majorité).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1775, on peut distinguer :&lt;br /&gt;
*le Sud (Virginie Géorgie) ;&lt;br /&gt;
*la région Centrale (Middle Colonies) ;&lt;br /&gt;
*la Nouvelle Angleterre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les colons sont coincés entre la mer et les Appalaches.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Le Sud ===&lt;br /&gt;
[[File:Pocahontas-saves-Smith-NE-Chromo-1870.jpeg|thumb|270px|Pocahontas sauve la vie de John Smith, illustration américaine de 1870.]]&lt;br /&gt;
La première colonie est Jamestown, œuvre de la [http://en.wikipedia.org/wiki/Virginia_Company_of_London Virginia Compagny] étant un investisseur londonien ayant obtenu de la Couronne le droit de colonisation. Les objectifs sont l'or et d'y établir une société féodale. Il n'y a malheureusement pas d'or en Virginie et dans les premières années, ils ne peuvent survivre qu'avec l'aide des indigènes. C'est notamment à ce moment que va naitre le mythe de Pocahantas. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le climat y est doux et fertile, on commence à produire alors du tabac et du maïs. Le système de plantation se développe assez rapidement et on va importer des esclaves. Ver la fin du XVIIIème, les esclaves forment environ 50% de la population des colonies du sud cela est surtout dû à une croissance naturelle, 2/3 sont des naissances. Ces esclaves sont à la base de l’explosion démographique dans le Sud. C'est une société qui ressemble beaucoup à la société esclavagiste des Antilles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La région centrale ===&lt;br /&gt;
Le climat est modéré avec de larges estuaires. La diversité de colons est vaste venant de Suède et des Pays-Bas. New York s'appelait alors New Amsterdam, précédemment c'était la Nouvelle Angoulême&amp;lt;ref&amp;gt;Rankin, Rebecca B., Cleveland Rodgers (1948). New York: the World's Capital City, Its Development and Contributions to Progress. Harper.&amp;lt;/ref&amp;gt;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette position Anglaise était au début pas très forte. Il y avait une diversité religieuse impressionnante ainsi que la liberté de culte. Leur économie residait en de la production de céréales et de blé, du bois et après un certain temps de quelques usines pour du textile simple. On y trouve peu d'esclaves, cela est notamment dû au fait qu'il n'y a pas de système de plantations qui est mis en place.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La Nouvelle Angleterre : « expérience Américaine » ===&lt;br /&gt;
[[Image:MayflowerHarbor.jpg|thumb|right|upright=1.4|''Le ''Mayflower'' dans le port de Plymouth'' peint par William Halsall (1882).]]&lt;br /&gt;
C’est l’expérience par laquelle on définit en général les États-Unis.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le climat est rude, couvert de forêts. Les colons débarquent en 1620 avec un peu plus de 100 personnes du [http://fr.wikipedia.org/wiki/Mayflower Mayflower] dans la baie du Massachusetts. Ce sont 18 familles qui accostent, des Pilgrims, calvinistes, encore plus radicaux que les puritains.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'entraide et l'obéissance aux autorités est obligatoire, d'autre part, ils prônent l'autonomie politique et religieuses. Ils sont sous l’ordre direct de Jacques Ier, Roi d'Angleterre, signent le Mayflower Compact afin de mettre ces idées sur papier et mettent en place [http://en.wikipedia.org/wiki/Plimoth_Plantation Plymouth Plantation]. Le Mayflower Compact est reconnu comme un des documents  fondateurs des États-Unis.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un peu au Sud de ces colons se trouvent des puritains aussi opposés au catholicisme et qui veulent sauver la  chrétienté par un exode d’Europe. Les communautés religieuses sont strictes, avec notamment l'exécutions de sorcières. Des communautés entières vont s'exiler vers le sud. Vont être mis en place des valeurs puritaines très homogènes ainsi que de strictes lois religieuses.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les puritains de la Massachusetts Bay Company, moins extrémistes que les calvinistes, défendent l’idée de la « City upon a Hill », cité dont le monde entier doit reconnaître la supériorité religieuse. Les puritains, contrairement aux calvinistes, poursuivent le succès économique et matériel, qui est pour eux le signe de la grâce de Dieu. Il n’y a pas de tolérance pour les dissidents, c'est un conformisme religieux qui va jusqu’à des exécutions.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[File:Pascatway River New England.jpg|thumb|left|An early English map of New England, c. 1670, depicts the area around modern Portsmouth, New Hampshire.]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Les bases économiques des colonies =  &lt;br /&gt;
Les premiers pas des colons sont difficiles et ils dépendent dans un premier temps des indigènes pour survivre. Heureusement, la terre est fertile et ce qui va permettre aux colonies de developper une économie basée sur les grandes plantations de maïs, de tabac mais aussi de blé ainsi que de developper l'élevages d’animaux. Les surplus sont exportés en Angleterre. Au Nord, on pratique le trafic de fourrure et de bois tandis que les bateaux de pêche exploitent les eaux de l’Atlantique. Les marchants se regroupent dans des villes comme New York pour exporter les produits que les colonies n’arrivent pas encore à écouler engendrant un grand commerce avec l’Angleterre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les colonies sont bien entendues inclues dans le système mercantiliste de l’Angleterre, ce qui signifie qu’il n’y a pas d’échange libre des produits. Les colons doivent suivre les règles et contraintes de la Couronne. Les colonies ont le droit de produire quelques textiles grossiers et produits métalliques mais c’est la Grande-Bretagne qui produit la grande majorité des produits manufacturés. Les colonies sont limités à la vente de produits bruts. Se met en place un commerce triangulaire très intense.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En réalité, les colonies échappent souvent au contrôle. Sur cette côte de 2000 kilomètres, il y a 200 douaniers contrôlant l'entrée et la sortie des ports, les colons ayant donc l'habitude d'être enrôler dans des activités illégales.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= La pression démographique =  &lt;br /&gt;
Durant le XVIIIème siècle, il y a une augmentation incroyable de la population qui est très diversifiée. Des expéditions vont être lancées afin d'explorer les terres. Jusqu'au XVIIIème siècle, il y avait une disponibilité réelle de terre mais avec l'immigration continue, il n'y a plus assez de terres disponibles entrainant des tensions avec les ''Natives'' ainsi que les autres nations européennes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Vers 1770, on dénombre environ 1,5 millions de blancs, 0,5 million de noirs et 150000 indigènes, ce qui fait une population de plus de 2 millions d’habitants.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’élite urbaine habite à Boston, New York et Philadelphie. Ces villes se développent, deviennent des centres de commerce, d’éducation et d’industrie simple. La pression sur le territoire grandit et les colons commencent la remontée le long des estuaires. Se me en place une compétition avec les indigènes pour les terres. Peu à peu, à cause de l’immigration continue, il n’est plus possible autant qu’avant d’offrir des terres à tous les nouveaux arrivants.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Le(s) système(s) politique(s) des colonies =&lt;br /&gt;
Les Treize colonies ont été établies de façon assez disparate les circonstances de la fondation. Les chartes sont différentes, il n’y a pas de système politique unitaire. La monarchie anglaise avait tantôt amenée des chartes royales, tantôt établie des grands seigneurs ou encore des droits aux marchands en Virginie. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quelques colonies plus récentes sont contrôlées de manière plus stricte par les anglais. Dans ce cas, les gouverneurs sont anglais et choisis directement par le Roi. Pour contrebalancer cela, les assemblées coloniales sont importantes parce qu’elles protègent l’autonomie des colonies. C’est contre cette tendance d’autonomie que la Couronne prend des mesures au milieu du XVIIIème siècle. À ce moment de l'histoire, il y a peu de communications entre les colonies avec pas ou peu de routes et des voyages très long, faisant que chaque colonie poursuit ses propres buts, agit de façon individuelle sans que les colonies s’unissent pour leur indépendance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Des facteurs extérieurs interviennent pour mettre en marche l’indépendance américaine et notamment la guerre franco-indienne qui dura de 1756 à 1763 appelée plus communément la Guerre de Sept Ans ou la ''Guerre contre les français et les indiens''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= La guerre de Sept Ans (1756 - 1763) : « guerre contre les Français et les Indiens » =&lt;br /&gt;
[[Fichier:Battle of Sainte-Foy.jpg|200px|vignette|droite|La bataille de Sainte-Foy par George B. Campion Cette bataille fut la dernière victoire des Français durant la guerre de la Conquête]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce sont deux concepts qui ne vont pas tout à fait ensemble. Les français, eux aussi, s’étaient installé au Nord notamment le long du fleuve Saint Laurent et en Louisiane. Ils bloquaient donc l’expansion britannique ayant pour conséquence d'engendrer de nombreuses tensions entre les deux groupes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1754, prennent lieu des affrontements entre français et britanniques qui avaient dans un cadre géopolitique où la France et l’Angleterre étaient en grande compétition. Les français représentaient une menace sérieuse pour les anglais. 7500 soldats sont donc envoyés des îles britanniques vers les colonies pour défendre les intérêts anglais. D’autres affrontements en Europe, en Afrique et en Asie opposent les deux camps. Ces campagnes sont victorieuses pour les anglais et la France se retire du continent avec la signature du traité de Paris en 1763.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La guerre de sept ans est donc une des premières guerres mondiales qui oppose l’Angleterre et ses alliés à la France et ses alliés. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les guerres ont coûté cher et les colons demandent de plus en plus des dédommagements pour s’être battus pour la Couronne et pour compenser les pertes agricoles. La Couronne souhaite reprendre le pouvoir économique et politique dans les colonies. Les colons refusent de payer des impôts supplémentaires et violent les lois de navigation notamment en s’engageant dans du commerce direct avec l’Europe et les Antilles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le territoire de la Nouvelle France devaient rester intact par décret de la Couronne, ce qui frustrait les colons. La pression sur le territoire restait présent. Les colons avaient donc l'impression de s'être battus pour rien, sauf pour devoir payer plus d'impôts. Tous ces événements marquent une avancée vers l'indépendance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Vers l’indépendance =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Depuis 1750, la Couronne a montré son intérêt de mieux contrôler les colonies mais les options sont assez limitées avec soit accorder aux colonies plus d’autonomie tout en gardant le statut de colonies ce qui est ce que les colonies souhaitent, maintenir le status quo, à savpor garder le pouvoir sur les colonies mais ne pas instaurer de mesures impopulaires, ou imposer la volonté de la Couronne par la force.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La Couronne n’arrive pas à se décider entre les deux dernières options.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Image:Philip_Dawe_(attributed),_The_Bostonians_Paying_the_Excise-man,_or_Tarring_and_Feathering_(1774)_-_02.jpg|thumb|150px|caricature britannique : John Malcolm passé au goudron et aux plumes, quatre semaines après la Boston Tea Party, à Boston. À l’arrière-plan, un arbre de la  liberté, une corde et le Stamp Act affiché.]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1765, la Couronne va promulguer et imposer le [http://fr.wikipedia.org/wiki/Stamp_Act_(1765) Stamp Act] qui est un impôt sur tous les textes officiels dans les colonies. Cet impôt est une expression de la troisième option. Les colonies s’opposent à cet impôt étant donné qu’ils ne sont pas représentés au Parlement britannique. Des boycotts sont organisés et le Parlement britannique recule. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D’autres impôts suivent, notamment sur les produits importés par les Américains. La Couronne envoie des troupes pour réprimer la résistance des colons. L’impôt est encore une fois annulé.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les colons commencent à questionner l’utilité du gouvernement. Un contact entre les colonies se met en place et une pensée collective émerge.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1773, le gouvernement semble favoriser la Compagnie des Indes orientales vis-à-vis des marchands américains. Il y a beaucoup de manifestations contre ces injustices. Lorsqu’un bateau de la Compagnie des Indes orientales arrive pour vendre du thé pour la première fois aux États-Unis, les colons attaquent le bateau et jettent le thé à l'eau. C’est la Boston [http://fr.wikipedia.org/wiki/Boston_Tea_Party Boston Tea Party] de 1773. Cette action symbolique et politique cherche à dénoncer le « thé de l'injustice » qui représente une forte volonté populaire de ne plus accepter le système mercantiliste même si le thé devient plus cher.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Image:Declaration independence.jpg|thumb|left|200px|John Trumbull, ''Declaration of Independence'']]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Suite à cette provocation, la Couronne va décider de fermer le port de Boston et va obliger les colons à loger chez eux de nouvelles troupes ce qui leur coûte cher. Cette répression cause la stupéfaction, qu'ils jugent illégale. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1774, toutes les colonies sauf le Géorgie vont se réunir pour discuter de leur réaction face à l'Angleterre. Ils vont condamner la politique de Londres. Les colons demandent une participation dans les décisions les concernant et en informent le Roi. Ils vont aussi pendant un an réduire de 95% leur importations de produits anglais.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1775, des affrontement entre troupes et colons vont marquer le début de la guerre. La réponse des Patriotes va être d'assiéger Boston ayant pour conséquence de mener à une militarisation de la situation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Des actes coercitives au Congrès Continental =&lt;br /&gt;
{{Article détaillé|Le Fédéraliste et la théorie politique américaine}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Article détaillé|De l’empire à la fédération : le cas américain}}&lt;br /&gt;
Quelques mois plus tard, la Charte de Massasuchetts est annulée, le port de Boston est fermé et des soldats britanniques sont envoyés et logés chez les colons.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En septembre 1774, le premier Congrès Continental prend place à Philadelphie. Est condamné la politique de Londres et on insiste que le colon devrait avoir le droit à une participation en ce qui concerne les impôts sur les colonies. Un boycott effectif des produits anglais est mis en place, ce qui réduit de 97% l’importation de produits anglais.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1775, des affrontements prennent place et c’est la guerre qui commence. Les Américains, qui s’appellent « Patriotes » attaquent les troupes anglaises. Il y a une militarisation du conflit, avec des milices américaines qui se mettent en place.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Le second Congrès Continental et le « The Common Sence » de Thomas Paine =&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Article détaillé|L’indépendance des États-Unis}}&lt;br /&gt;
En mai 1775 prend place le Second Congrès Continental. Les Colons s’imaginent que le Roi est mal informé et conseillé et sont certains que le Roi comprendra leurs revendications. Les colons font parvenir une pétition au Roi, qui est parfaitement d’accord avec son Parlement et refuse la pétition.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les Patriotes commencent une offensive militaire, délogent les troupes britanniques de Boston et cherchent des alliés. La France ne peut pas résister à l’opportunité de s’opposer à son ennemi anglais.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1776, Thomas Paine vend 120000 copies de son pamphlet ''[http://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Sens_commun The Common Sence]'' qui dénonce la monarchie et l’aristocratie anglaise. Le Roi est ridiculisé dans ce pamphlet et Thomas Paine avance un argument très clair : comment une petite île comme l’Angleterre peut-elle s’opposer à un continent entier ? Les rangs des Patriotes grandissent.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1776, le Congrès Continental, devenu le pouvoir le plus grand aux colonies, lance l’idée de l’indépendance des colonies. Cinq hommes dont Benjamin Franklin et Jefferson, doivent rédiger un texte dans ce sens. C’est la Déclaration d’Indépendance qui est présentée au Congrès Continental. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais à l’époque, cette Déclaration ne suscite pas un grand intérêt. Le préambule, aujourd’hui célèbre, n’était en fait qu’une partie de la déclaration, dont la partie la plus importante est la liste des injustices du Roi contre les colons qui servait à justifier l’indépendance pour les Américains.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;gallery&amp;gt;&lt;br /&gt;
File:Writing the Declaration of Independence 1776 cph.3g09904.jpg|This idealized depiction of (left to right) Franklin, Adams, and Jefferson working on the Declaration (Jean Leon Gerome Ferris, 1900) was widely reprinted.&amp;lt;ref&amp;gt;Dupont and Onuf, 3.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
Image:USA declaration independence.jpg|The signed copy of the Declaration. Now badly faded, because of poor preserving practices in the 19th century, is on display at the National Archives and Records Administration|National Archives in Washington, D.C.&lt;br /&gt;
Fichier:Declaration of Independence (USA).jpg|Fac-similé de la Déclaration d'indépendance américaine avec les portraits des signataires.&lt;br /&gt;
&amp;lt;/gallery&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Notes =&lt;br /&gt;
*Cours : &lt;br /&gt;
**[[Les Amériques à la veille des indépendances]]&lt;br /&gt;
**[[L’indépendance des États-Unis]]&lt;br /&gt;
*[http://publicliterature.org/books/common_sense/xaa.php ''Common Sense'', complete text in various formats with audio]&lt;br /&gt;
*[http://en.wikiquote.org/wiki/United_States_Declaration_of_Independence United States Declaration of Independence] sur wikiquote.&lt;br /&gt;
*[http://en.wikipedia.org/wiki/Native_Americans_in_the_United_States Native Americans in the United States] sur wikipedia.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
= Références =&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;vote type=1 /&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Category:histoire]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Touriste</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://baripedia.org/index.php?title=Echecs_et_blocages_dans_les_Tiers-Mondes&amp;diff=18520</id>
		<title>Echecs et blocages dans les Tiers-Mondes</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://baripedia.org/index.php?title=Echecs_et_blocages_dans_les_Tiers-Mondes&amp;diff=18520"/>
		<updated>2015-01-15T10:23:13Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Touriste : /* Le caractère tardif de la colonisation européenne en Afrique */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Nous allons voir comment un certain nombre de pays ont essayé d’échapper au pacte colonial afin de garder leur souveraineté économique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=  Les économies latino-américaines=&lt;br /&gt;
{{Article détaillé|Les Amériques à la veille des indépendances (A. Helg)}}&lt;br /&gt;
L'Amérique latine représente un faible poids démographique. Sa population a été massacrée et cette partie du monde représente une petite portion des tiers-mondes mais aussi la plus fortement marquée par la mondialisation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On distingue rrois régions distinctes. L’Amérique latine n’est pas une région homogène avec notamment des aires linguistiques et politiques :&lt;br /&gt;
*hispanophone ;&lt;br /&gt;
*lusophone ;&lt;br /&gt;
*les caraïbes : importance considérable à différents moments de la trajectoire économique de l’Amérique latine. ce fut une zone dynamique pour le commerce d’exportation et l’esclavage.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il faut également distinguer deux phases historiques :&lt;br /&gt;
*du XVIème siècle à l’indépendance : période coloniale ;&lt;br /&gt;
*le XIXème siècle : période postcoloniale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Première phase : du XVIème siècle à l’indépendance – période coloniale==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'évolution se fait en trois temps :&lt;br /&gt;
#le pillage des métaux précieux ;&lt;br /&gt;
#l' exploitation minière à avoir l'or et argent ;&lt;br /&gt;
#le système des plantations (production de produits tropicaux : sucre, café, coton) qui est la mise en place d’un système de colonie de production vers les métropoles et cela concerne principalement le sucre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C'est une économie extravertie vers les métropoles et dépendante vis-à-vis de la métropole. Il faut noter que l’économie de l’Amérique latine est à cette époque deux fois plus extravertie que l’économie européenne&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En Amérique latine va se mettre en place d’une [[Les Amériques à la veille des indépendances (A. Helg)|société multiétniques]]. Les &amp;quot;blancs&amp;quot; représentent 20% de la population totale, les &amp;quot;noirs&amp;quot; environ 20%, les &amp;quot;métis&amp;quot; environ 25% et les Indiens 35% sur une population totale de 24 millions d'individus. Aucun groupe racial n’est dominant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Deuxième phase : le XIXème siècle – période postcoloniale==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===La pénétration commerciale anglaise===&lt;br /&gt;
[[Image:Carte-perou-amerique-du-sud1.png|thumb|Largeurpx| ]]&lt;br /&gt;
Le soutien est intéressé de la part de la Grande-Bretagne aux indépendances des pays d'Amérique latine. La Grande-Bretagne va apporter son aide afin de bouleverser l’hégémonie espagnole. Les nations d’Amérique latine nouvellement indépendantes veulent briser le pacte colonial. Ils vont ouvrir les marchés aux Anglais et instaurer un commerce de libre-échange. Cependant, c’est un jeu politique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il y a deux conséquences :&lt;br /&gt;
#premier effet : une désindustrialisation (Brésil, Colombie, Mexique) – certains pays avaient commencé à s’industrialiser à travers le tissage (Mexique) et la sidérurgie (Brésil). Les premières usines n’étaient pas concurrentielles avec l’Angleterre. Les petites industries récentes n’ont pas pu résister à l’arrivée de la concurrence anglaise, créant une désindustrialisation.&lt;br /&gt;
#second effet : une spécialisation dans l’exportation des produits tropicaux : avec la désindustrialisation il ne reste plus que la possibilité d’exporter des produits tropicaux, ce qui est très dangereux parce qu'il n’y a plus qu’un seul cœur de l’économie : économie mono-sectorielle&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
!  !! &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 1800 - 1914 || café, de 40’000 à 1’100’000 t.&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 1800 - 1914 || de 3’000 à 150’000 t.&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===La concurrence du sucre de betterave===&lt;br /&gt;
À la fin XVIIIème siècle, l’Amérique Latine est « LE » producteur et exportateur de sucre, représentant 99% de la production mondiale. La production sucrière est principalement basée sur la canne à sucre. Au début XIXème siècle, l’alternative de la betterave sucrière permet d’étendre la production à de nouveaux territoires permettant l'émergence de nouveaux concurrents tel que l'Île Maurice ou encore La Réunion. Il va se produire une  détérioration des termes de l’échange.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les termes de l'échange est un rapport qui existe entre les prix moyens des exportations et ceux des importations. En d’autre termes, c’est la valeur de différence entre les produit importés et exportés. On peut aussi parler de balance commerciale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’Amérique latine arrive de moins en moins à conserver sa position dominante dans le domaine du sucre, parce que ces parts de marché se réduisent à financer ses importations. La balance commerciale de l’Amérique latine va être déficitaire ce qui à pour conséquence d'engendrer un processus d’appauvrissement de cette région des tiers-mondes menant, entre autre, à la désindustrialisation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Part du sucre de canne dans la production mondiale de sucre :&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot; &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! 1840 !! 96 % &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 1900 || 39 %&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| 1990 || 78 %&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===L’abolition de l’esclavage===&lt;br /&gt;
[[File:Cafe plantacao.jpg|thumb|Des immigrants italiens travaillant dans une plantation de café brésilien au début du XXème siècle.]]&lt;br /&gt;
Il faut dissocier l’interdiction de la traite négrière et l’abolition de l’esclavage :&lt;br /&gt;
*interdiction de la traite négrière : en 1815, les Britanniques battent l’empire napoléonien se terminant par le traité de Vienne qui comprendra notamment l’abolition de la traite négrière. La flotte britannique va participer à contrôler et endiguer la contrebande.&lt;br /&gt;
*abolition de l’esclavage (Brésil, 1888).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'abolition de l'esclavage va avoir une double conséquence :  l’augmentation des coûts de production avec l'émergence d’une main d’œuvre salariée bon marché qui va augmenter les coûts de production, mais aussi la poussée de l’immigration européenne qui est un phénomène de compensation. L’immigration va composer un nouvelle main d’œuvre salariée qui va travailler dans les plantations.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Peuplement et développement des régions tempérées===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les pays qui composent la « pointe » de l'Amérique latine sont l'Argentine, le Chili et l'Uruguay. Ces pays vont arriver à s’industrialiser alors que les pays de l’intérieur plus proches des tropiques, spécialisés dans l’agriculture de plantation, ont très nettement subi la désindustrialisation et la crise des plantations. Il est possible de constater l'évolution de leur poids entre 1900 et 1913.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| class=&amp;quot;wikitable&amp;quot;&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
!  !! 1800 !! 1913&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Population || 5% || 14%&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
| Exportations || 14% || 41%&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À la fin du XIXème siècle l’Argentine est l’un des plus riches du monde. Ces pays ont développé une autre économie que l'on peut résumer par trois explications :&lt;br /&gt;
*une agriculture prospère : les espaces sont aménagés pour l’agriculture commerciale, tournée vers l’exportation&lt;br /&gt;
*l’afflux de capitaux européens : pour développer leur économies, les Argentins comptent sur les investissements, notamment européens.&lt;br /&gt;
*une forte immigration.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’évolution des transports avec notamment les bateaux frigorifiques permet d’exporter les productions agricoles et bovines ainsi l’Argentine se tourne vers une agriculture spéculative et devient dépendante de la Grande-Bretagne. Cette situation de dépendance est positive pour les pays qui se sont spécialisés tandis qu’elle reste négative pour les pays qui n’ont pas su se diversifier avec la montée de la concurrence.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C'est un développement profondément marqué par l’héritage du système des plantations. Tant les Espagnols que les Portugais ont imposé le pacte colonial, c’est-à-dire une économie de l’Amérique latine tournée vers les besoins des pays colonisateurs. Cependant, les pays d’Amérique latine ont conquis leur indépendance et auraient théoriquement pu connaitre la destinée des États-Unis d’Amérique en développant une politique protectionniste pour protéger leur industrie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les pays d’Amérique latine ont été les victimes de l’impérialisme britannique. Les Britanniques n’ont pas nécessairement besoin de coloniser les terres, ils ont laissés ces pays sous forme d’État indépendant mais ils ont dû accepter les conditions britanniques. Ces conditions ont été le non-protectionnisme et le libre-échange au profit des produits britanniques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il en a résulté la désindustrialisation, la concentration des économies sur des matières premières et un système commercial au profit des Britanniques. Ces pays restent sous l’influence du pacte colonial, ce qui prouve encore une fois qu’il est une cause du sous-développement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=L’Inde et la Chine face au défi occidental=&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==L’Inde de 1760 à 1914==&lt;br /&gt;
{{Article détaillé|L’Inde à l’épreuve de la domination britannique}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Concernant l'Inde, il faut avant tout faire la distinction entre deux étapes :&lt;br /&gt;
*1760 – 1858 : l’avancée de la Compagnie des Indes anglaises domine toute les Indes anglaise. C’est un compagnie privée qui, en 1858, laisse place à l’Empire des Indes britanniques ;&lt;br /&gt;
*1858 – 1947 : une colonie britannique jusqu’à l’indépendance en 1947.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'Inde et la Chine représentent 65% de la population mondiale. L’Inde est le parangon de l’application du pacte colonial.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===La composition du commerce extérieur===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les composantes du commerce extérieur de l'Inde vont se transformer.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au XVIIIème siècle, l'Inde exporte des épices et des cotonnades tandis que Angleterre protège son marché intérieur. Tout le commerce est contrôlé par la Compagnie des Indes Orientales, les flux et les prix sont contrôlés. En l’occurrence, la Compagnie des Indes Orientale ne vend pas les produits importés mais les réexporte sur le continent européen.  En 1700, une loi est votée interdisant la vente de tissus indiens en Angleterre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:LambertScott1732.jpg|vignette|Navire de la BEIC à Bombay.]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Entre 1770 et 1813, va se produire une basculement qui va mener à la désindustrialisation de l’Inde. La Compagnie des Indes Orientales contrôle le commerce avec l’Inde et l’Angleterre ne permet pas aux cotonnades indiennes de concurrencer ses propres produits.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La mécanisation de la filature du coton en Angleterre va générer d’incroyable gains de productivité, ils peuvent produire plus et a bien meilleur marché que les indiens grâce à la révolution industrielle mais cela nécessite d’importer du coton ainsi qu'un marché pour écouler les produits au risque d’avoir une crise de surproduction.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au XIXème siècle, l'Inde va connaître un essor des cultures d’exportation. En 1813, le gouvernement britannique abolit le monopole de la Compagnie des Indes Orientales. De nouvelles compagnies commerçantes vont apparaitre. Le coton va être exporté vers les industries anglaises. Une fois transformés, ils vont être revendus en Inde. Celle-ci ne peut soutenir la concurrence, menant à sa désindustrialisation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'Inde désindustrialisée va se tourner vers des cultures agricoles commerciales, à savoir le coton et l’opium. L’Inde va dès lors commercer avec l’Europe et la Chine sur de grandes distances et être un acteur important de l’exportation agricole.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Entre 1875 et 1900, l'Inde est traversée par 18 famines causant 26 millions de morts. Les cultures d’exportation prennent la place des agricultures de subsistance (riz, blé, etc.) Dans les cultures d’ancien régime, la relation entre population et nourriture est très tendue. La culture d’exportation limite le nombre de terres cultivables engendrant des famines. La population est fragilisée, le moindre accident climatique crée des famines. Celles-ci sont le produit de l'application du pacte colonial. De plus, l'espérance de vie se situe entre 23 et 25 ans ce qui est trop peu pour renouveler la population. Une population qui a une espérance de vie inférieure à 21 ans disparait, car elle n’a pas le temps de se reproduire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ainsi, entre 1860 et 1910, le revenu par habitant subit une perte de l’ordre 20 %.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===Une réindustrialisation (trop) modeste===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À partir des années 1860 et 1870, l’Inde va lever la tête en développant à nouveau son industrie de filature de coton selon les procédés occidentaux. À la fin du XIXème siècle, cette industrialisation va également toucher la sidérurgie. Le secteur de filature de coton et celui de la sidérurgie vont mener à la renaissance d’une industrie textile et de la sidérurgie moderne, à partir du moment où l’Angleterre retire son monopole de la compagnie des Indes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C'est un développement endogène en termes de capitaux, de compétences et entrepreneurs qui sont venus d’Inde. C’est un développement endogène, les indiens vont d’ailleurs mobiliser des capitaux indiens.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais en 1913, l'Inde ne représente que 5 % des broches à filer et 18% de la population du monde ainsi que 0,1 % de la production mondiale d’acier. Cependant, l'Inde reste sous-industrialisée, même avec 18% de la population mondiale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il y a une absence d’effet entraînant du chemin de fer car le faible développement des chemins de fers ne stimule pas la production sidérurgique. En fait, ce sont les usines anglaises qui produisent les fers pour produire les chemins des fers indiens. Il faut également s'intéresser à la structure des réseaux ferroviaires en Inde et dans le Tiers-Monde car il n’y  a pas de réseau de type &amp;quot;toile araignée&amp;quot;. C’est une structure en &amp;quot;entonnoir&amp;quot; dit aussi &amp;quot;chandelier&amp;quot; afin de drainer les ressources du pays vers les ports. C'est une expression caricaturale du pacte colonial.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On retrouve dans le cas indien le concept de sous-développement économique dans le cadre de son association coloniale, à savoir :&lt;br /&gt;
*désindustrialisation ;&lt;br /&gt;
*essor des cultures d’exportation au détriment des cultures de subsistance : concentration de l’économie sur les exportations au profits des colonisateurs ;&lt;br /&gt;
*dégradation du niveau de vie qui engendre une paupérisation qui amène une vulnérabilisation de la population. On peut citer le pacte colonial comme une conséquence des famines.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==La Chine : une civilisation assiégée==&lt;br /&gt;
Entre 1650 et 1800, la Chine connait de la croissance ainsi qu'unité tandis que ses relations avec l'Occident sont limitées.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les occidentaux sont d'obligés d'accoster dans certains ports et pas dans d’autres pour éviter qu’ils prennent trop de pouvoir. L’opium britannique est le principal produit échangé avec la Chine contre de la soie, les épices et la porcelaine. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À la fin XVIIIème siècle, la pression monte car l'opium est une drogue et la Chine refuse ce marché. En 1839 va avoir lieu la première guerre de l’opium menant à une défaite chinoise et des concessions faites aux britanniques. En 1842 avec le traité de Nankin quatre clauses sont imposées, à savoir 5 ports supplémentaires ouverts aux britanniques, pas de taxe d’importation supérieures à 5% ayant pour conséquence d'empêcher le protectionnisme chinois. Désormais, les anglais ont la liberté de commercer sur le territoire chinois (drogue comprise) et de s’installer sur le sol chinois en faisant de certaines villes des territoires anglais.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Fichier:signature du traité de Nakin.jpg|thumb|center|330px|Signature du traité de Nankin.]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 1858 a lieu la deuxième guerre de l’opium avec la Grande-Bretagne au côtés des français et des américains face à la Chine ayant d'importantes conséquences. Cette guerre traduit la volonté d’afficher la puissance occidentale. La victoire des occidentaux amène un autre traité qui permet l’ouverture de ports supplémentaires et l’autorisation de s’installer à l’intérieur des terres et plus seulement sur les littoraux. C'est la politique de la canonnière, c'est-à-dire que les occidentaux montrent aux populations locales leur puissance en voguant par exemple sur les fleuves chinois avec des attributs européens visibles comme des drapeaux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À partir des années 1860 et 1870, la Chine est une semi-colonie car elle n’a plus de puissance militaire et de politique autonome, les occidentaux dominent le commerce maritime et les interfaces donc la Chine est limitée dans sa mondialisation, néanmoins l’intérieur du pays et certaines régions restent sous la domination chinoise puisque les occidentaux restent aux abords des fleuves.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=L’Egypte : une tentative avortée d’industrialisation=&lt;br /&gt;
L’Égypte était sous domination turque-ottomane qui avait leur capitale à Istanbul. Cette domination a été brisée par les troupes française qui occupent l’Égypte afin de contrôler une route indienne dans l'optique de gêner les britanniques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Suite au retrait de Napoléon, le général Méhémet Ali va mettre en place une politique extrêmement ambitieuse . Il va gouverner de 1805 à 1848.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==La politique de développement de Méhémet Ali==&lt;br /&gt;
[[Fichier:ModernEgypt, Muhammad Ali by Auguste Couder, BAP 17996.jpg|vignette|Portrait de Méhémet Ali par Louis-Charles-Auguste Couder (1840).]]&lt;br /&gt;
L'Égype de Méhémet Ali est n cas original de résistance au sous-développement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La politique de développement de Méhémet Ali (au pouvoir de 1805 à 1848) : les troupes françaises occupaient cette région pour se rapprocher de l’Inde et devancé les anglais. L’État et le gouvernement de Méhémet Ali a pris de nombreuses mesures dans le but d’orienter l’Égypte vers un retour à des valeurs plus anciennes :&lt;br /&gt;
*les réformes agricoles : on passe d’une taxe progressive à une taxe fixe qui fait accroître la productivité des agriculteurs et le rendement des terres. Il va permettre un monopole, l’agriculteur vend à l’État égyptien qui achète à un bon prix et revend en Syrie ou ailleurs. Ainsi, il dégage du bénéfice qu'il distribue aux villes égyptiennes. L’État donne des revenus corrects à ses habitants et garantit la paix social dans le pays.&lt;br /&gt;
*le programme industriel : l'État veut stimuler le marché intérieur. La population est poussée à acheter tout ce qui est possible à l’intérieur du pays (produits égyptiens). L’État va même faire de la publicité pour les produits égyptiens. L’armée qui dépend de l’État va être le premier client des produits locaux. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Toutes ces politiques mènent l’Egypte à être plus développée que la Russie ou encore l’Espagne notamment, mais cette supériorité à certains pays européens ne va pas durer.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’échec s'amorce à partir de 1840. L’Égypte doit faire face à des crises. D'autre part, les turcs ottomans et les britanniques vont signer en 1839  un traité de commerce qui permet l’importation de produits britanniques plus facilement dans les pays arabes. Malgré l’acquisition d’une certaine indépendance, l’Egypte va s’opposer et combattre face aux britanniques mais cela va se conclure par une défaite. La marine et l’armée égyptienne vont être démantelée ce qui va faire perdre de la puissance au pays, de plus ils doivent faire face à la dure concurrence des produits britanniques. Va se produire une désindustrialisation beaucoup plus prononcée que pour les autres cas.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il va y avoir un changement de politique. C’est la fin du gouvernement de Méhémet Ali. En conséquence, c'est la fin du monopole de l’État sur la production du pays.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==L’intégration de l‘économie égyptienne dans l’économie mondiale==&lt;br /&gt;
[[Fichier:Inauguration of the Suez Canal 1869.jpg|200px|vignette|Inauguration du canal de Suez en 1869.]]&lt;br /&gt;
L'accélération de l'économie égyptienne se produit à partir de trois leviers. Se sont trois accélérateurs de l’intégration dans le système économique mondial : &lt;br /&gt;
* la [[La Guerre de Sécession et la Reconstruction aux États-Unis : 1861 - 1877|Guerre de Sécession ]] aux États-Unis qui va durer de 1861 à 1865 ; &lt;br /&gt;
* l’ouverture du canal de Suez en 1869 : pour permettre l’accès plus facile des métropoles aux colonies orientales, cela implique le passage de nombreux bateaux en Egypte. Malgré les revenus du aux droits de passage, l’État n’arrive pas à rembourser les intérêts de la dette. Cette dette est l’une des justifications de l’occupation par les troupes britanniques en Egypte ;&lt;br /&gt;
* l’occupation britannique à partir de 1882 : l’autre justification et que la Grande-Bretagne voulait sécuriser la route vers le joyau de la Grande-Bretagne à savoir l’Inde.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=L’Afrique noire=&lt;br /&gt;
{{Article détaillé|L’Afrique subsaharienne malade de la colonisation ?}}&lt;br /&gt;
==La traite (transatlantique) des noirs==&lt;br /&gt;
{{Article détaillé|Coûts de la première expansion européenne (XVIe-XVIIIe siècles)}}&lt;br /&gt;
La traite transatlantique est de forte ampleur. Entre le début du XVIème siècle et le milieu du XIXème siècle se sont entre 10 à 12 millions d’africains qui sont embarqués. La traite se concentre principalement sur le XVIIIème siècle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La traite suit un parcours définit. Les départs s'effectuent de l'Afrique occidentale à savoir le Nigéria, le Ghana, la Sierra Leone ou encore la Sénégambie représentant entre 60% et 65% de la traite. L'Afrique occidentale centrale à savoir l'Angola, le Gabon et le Congo représentent plus ou moins 35% des départs. Les destinations sont liées au système des plantations. Le Brésil reçoit environ 40% des esclaves, les caraïbes de  40% à 45 %, au contraire de l'Amérique du Nord qui reçoit une proportion plus faible évaluée à 5%.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==L’abolition de la traite et de l’esclavage==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’abolition de la traite vise à interdire le commerce d'esclaves. En 1792 le Danemark abolit la traite et le commerce, en 1807 c'est l'Angleterre et l'interdiction est finalement signée dans le traité de Vienne de 1815. Quant à l’abolition de l’esclavage, elle a lieu en Angleterre en 1833, en France en 1848, aux Pays-Bas en 1863, aux États-Unis en 1865, Brésil et Cuba dans les années 1880.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’abolitionnisme était dans l’intérêt des commerçants britanniques car ils ont besoin du libre-échange (au contraire du protectionnisme) pour aller chercher et vendre des matières premières ou des produits. C'est aussi parce que les Britanniques sont les plus concurrentiels qu'ils vont promouvoir les idées de liberté servant leurs intérêts économiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==L’impact de la traite négrière==&lt;br /&gt;
Il est impossible de mesurer l'impact de la traire négrière. Ce qu'il est possible d'affirmer est que la traite fut une terrible sélection. Les survivants ont été sélectionnés à leur résistance. Tous les faibles sont morts en route. On peut dire que l’Afrique a été privée de ses forces.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Le caractère tardif de la colonisation européenne en Afrique==&lt;br /&gt;
Ce qui est certain est que l’Afrique était clairement affaiblie quand les européens se sont décidés à la coloniser, c'est-à-dire instaurer une domination politique et militaire en mettant ces territoires sous leur contrôle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si la colonisation intervient tardivement, c'est parce que pendant la période précédente, les européens étaient occupés par la colonisation d’autres continents.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une autre explication est liée à la géographie et au climat.La géographie du terrain est difficile à maitriser et les conditions arides favorise certaines maladies jusqu’alors non-connues des européens qui n’avaient pas non plus été immuniser. C’est une nouvelle étape de l’unification microbienne. Être envoyé en Afrique était comme une condamnation à mort.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Concernant l'aspect économique, les colonisations avaient comme motivation la mise en place de colonies d’exploitation. Cependant, le seul produit que l’Afrique exportait était l’huile de palme qui avait des utilisations extrêmement limitées. C’est pourquoi c’est un territoire peu productif. Les terre sont non-cultivées à cause de l'exploitation de l'huile de palme. L’Afrique ne sera mise en exploitation que durant le XXème siècle qui ne justifie pas l’investissement de capitaux. La découverte des minerais précieux va se produire plus tardivement. Des mines de diamants et d’or vont être découvertes durant la seconde moitié du XIXème siècle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La colonisation de l’Afrique relève avant tout d’une course à la gloire et de l’affirmation des puissances relevant de conflits géostratégiques. C’est un esprit de nationalisme concurrentiel en pleine époque d’affirmation des nationalismes. L’Afrique est devenue un champ de bataille intermédiaire ou la Première guerre mondiale se préparait.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La colonisation de l’Afrique n’a pas été une logique d’exploitation mais un affrontement géostratégique de dominations et d’influences dans le jeu des relations internationales. La colonisation est une partie brève de l’histoire des pays colonisés. Tous les paix colonisateurs ont mis en œuvre des pactes coloniaux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C’est une grille très évidente de la création des tiers-mondes qui ont été crée par des rapports de force politiques et le pacte colonial est la clef de lecture.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=Notes=&lt;br /&gt;
=Référence=&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;vote type=1 /&amp;gt; &lt;br /&gt;
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		<author><name>Touriste</name></author>
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