« La pensée sociale d'Émile Durkheim et Pierre Bourdieu » : différence entre les versions

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==La place du fait religieux==
==La place du fait religieux==
Durkheim marque l’importance cruciale desphénomènes religieux dans la sociologie. Il va dire que les faitsreligieux ont toujours été importants.  Deplus nous sommes dans un monde qui se sécularise
La religion sert dans la création de lienssociaux. Non seulement elle assure que tout le monde ait les mêmes croyances, maiselle assure aussi que tout le monde a la même moralité et que les pensées desindividus restent assez uniformes. Dans ce sens-là, la religion assurel'intégration des individus dans un groupe.
Même s’il y a perte de la religiosité, il fautfaire attention au fait que le religieux peut subsister toutefois. Le faitreligieux permet toujours d’expliquer le fait social.
·        sécularisation du monde social :
-        Le religieux subsiste au-delà même de laperte de la religion
-        le fait religieux ne disparaît pas même si nous sommes dans unesociété laïque
-        les comportements restent guidépar des morales d’essence religieuse
-        la religion est un fait structurant moral
·        la « criminalité religieuse » :
-        c’est le crime contre les choses collectives,(l’autorité publique, lesmœurs, lestraditions, la religion)
-        Le crime religieux est la première forme de crime dans une société en développement. C'estune atteinte au sacré.
-        On ne s’échappe pas des valeurs morales qui proviennent du religieux
==La théorie de la socialisation==
==La théorie de la socialisation==
=Pierre Bourdieu : pour une théorie politique du monde social=
=Pierre Bourdieu : pour une théorie politique du monde social=

Version du 16 décembre 2012 à 18:27

La vie d’Émile Durkheim (1858-1917)

David Émile Durkheim est l'un des fondateurs de la sociologie moderne. Il est né à un moment charnière du XIXème siècle. Il est issu d’une famille aisée et judaïque. Le contexte dans lequel il émerge est celui de la mise en place de la république française à partir des années 1870 avec une crise importante qui est la commune de Paris : c’est un conflit subversif ou les communards sont massacrés par ce qui reste de la royauté.

Les premières questions qu’il se pose sont :

  • Comment se fait-il qu’une partie de la société ait acceptée de s’armer pour massacrer les plus pauvres ?
  • Qu’est-ce qui fait qu’il n’y ait plus société ?

Bien évidemment les concepts politiques après Napoléon III sont les concepts de république, de fraternité, solidarité, de liberté.

Ce n’est qu’à partir de ce moment-là qu’il va travailler sur la question de la société en mettant l’accent sur la question sociale et le socialisme. La grande idéologique qui va bousculer les régimes est le socialisme : c’est à dire que les individus vivent en société et le social doit émerger.

Pour qu’une société puisse fonctionner il doit y avoir des liens, des passages entre les groupes qui permettent de faire société, donc du lien social

L’idée de Durkheim est d’expliquer les faits sociaux de façon scientifique. Il est dans le débat des sciences-sociales.

En tant qu’universitaire il va s’interroger sur le concept de solidarité sociale : il rebondit sur ce qui fait société. : C’est le principe de solidarité. Une société se contrôle et produit un sens collectif par une solidarité entre les individus.

Le débat est toujours d’actualité car on se pose maintenant la question de savoir ce qu’est la solidarité. La solidarité insinue que l’on a un destincommun.


Fin du XIX siècle : questionnement sur la société

  • la société bascule : passage d’une société rurale à une société urbaine
  • qu’est que la société ? : elle se caractérise par le fait social
  • comment interpréter un événement ?


C’est travaux permettent de comprendre le monde d’aujourd’hui :

Ecrits majeurs :

  • De la division du travail social (1893) : comment l’évolution dutravail à t-elle modifié les rapports sociaux. Letravail n’est pas neutre. Le travail moderne est un travail de spécialisation qui change les rapports sociaux
  • Les règles de la méthode sociologiques (1895) : ce sont les premières réflexions surles outils les mieux à même pour analyser la société. C’est un travail de passagede construction de l’objet scientifique mais aussi un passage vers lasociologie
  • Le suicide (1897) : il s’interroge sur ce qu’est la société

Durkheim n’est pas un penseur, il est immergé dans la société depuis laquelle il analyse les objets de contradictions.

L’affaire Dreyfus est un moment important car il scinde la société, c’est un conflit politique qui va traverser toute la société. La société va imploser et affecter les relations à l’intérieur même des familles.

Il s’interroge aussi sur la place de la religion dans la société. En tant que Républicain, la laïcité est un élément structurant de la question sociale. Ce n’est pas seulement à la charité de répondre au problème de la société mais aussi l’État.

Ce sont des thèmes où il présuppose que l’on peut reconstruire de la solidarité sociétale. Pour lui le socialisme est que dès lors que les individus ont pris conscience de la nécessité de la solidarité ils agissent en son sens.


En 1873 il devient le premier docteur à la chair de sociologie. Il travaillera sur lesquestions morales puis sur la crise que provoque la première guerre mondiale : c’estla rupture de la société. Le fait que son fils décède en 1915 dans les Balkans le fait s’impliquer plus sur laquestion.

Le fait social

Pour Durkheim l’enjeu de la sociologie (Règles de la méthode sociologique), c’est d’étudierles faits sociaux

Faits sociaux : manières d’agir de faire et de penserdans un espace social Ce n’est pas quelque chose de subjectif, il est objectif car on peutanalyser les comportements des individus en tant que telle


- Ils consistent en toute manièred'agir, de penser, de sentir, fixée ou non, susceptible d'exercer surl'individu une contrainte extérieure; et, quiest générale dans l'étendue d'une société donnée tout en ayant uneexistence propre, indépendante de ses diverses manifestations au niveau individuel - Le fait social dans une société est un phénomène suffisammentfréquent et suffisamment étendu pour être qualifié de collectif

Les modalités d’agir sont conditionnées : - Individuellement : la façon dont on perçoitl’environnement, c’est à dire l’expérience sensible individuelle - Collectivement : des déterminantscollectifs qui impliquent des « réactions-type »

On distingue deuxcaractéristiques qui permettent de reconnaître le fait social: - l’extériorité : la société existe en dehors des individusqui la composent. - le fait social est extérieuraux individus ; il ne se situe pas dans la sphère individuelle mais dans la sphère collective :la sphère sociale. C'est-à-dire qu'il n'est pas né avec l'individu et nemourra pas avec lui ; il transcende l'individu. - Pour qu’il y aitrassemblement des individus il faut qu’il y ait société. Au fond ce phénomène aune temporalité plus longue que la vie elle-même, elle est une structure. Si on ne remplit pas son rôle la société peut engager la répression. - Ces rites fonctionnent de façon réguléeset permanant. La société existe en dehors des individus, ils ne font que passervivant dans un système sociétal qui existe au-delà d’eux-mêmes

- La contrainte : c‘est le fait que la société secaractérise par un ensemble de contraintes de plusieurs ordre : - lorsque dans une assemblée unsentiment s’impose à tous ou lorsqu’une réaction collective se communique à tous - processus collectifs de socialisation : on accepte des processus dictés par la société elle-même. Le faitsocial s'impose aux individus, il nerésulte pas d'un choix individuel mais il est le fruit d'unecombinaison de différents facteurs sociaux, économiques, historiques,géographiques, politiques... Cettecombinaison impose des contraintes à l'individu Ces contraintes répondent différèrent selon lerefus de la contrainte que l’on assume : · Obligation à des comportements régulés/adaptés · Les normes sont à l’origine du« processus de socialisation »

Les faits sociaux se caractérisent par l’intensitéde la contrainte/leur capacité coercitive


Comment étudier les faitssociaux ? : Il faut « traiterles faits sociaux comme des choses »

Pour arriver à traiter la société il faut s’obliger à traiter les faitssociaux comme des choses, c‘est à dire commeun objet. C’est ensemble des réactions que l’on peut étudier.

C’est un objet à distance que l’on peut qualifier parce qu’il a descaractéristiques que l’on peut designer et que l’on peut inventorier. Ladistance permet d’introduire des méthodes d’analyse scientifique pour passer à l’analyse enelle-même. On traite les phénomènes enqualité de donnée.

Dès lors qu’est-ce qui faitsociété ? Les faits sociaux sont le résultat de la vie ensociété, et en particulier de représentations

Il faut opposer deux niveaux : · représentations individuelles (ou « prénotions ») : C’est le contraire de la réalité, c’est l’interprétation au niveau subjectif de notre environnement. Il faut aller au-delà des représentations personnelles pour analyser les représentations collectives - On désigne par ce terme lesreprésentations que l’individu se construit par l’interaction avec son environnement. Elles constituent untout cohérent et personnel et lui servent à organiser son action. - elles sont «propres à chaqueindividu, sont variables et emportées dans un flot ininterrompu. […] (Elles)ont pour substrat la conscience de chacun…». - Cependant elles ne permettent pasune évaluation objective des faits sociaux.

· représentations collectives : - elles constituent les faitssociaux. Si la société se représente cela permet de se définir en tant qu’unensemble. Cela permet de mettre en avantles faits sociaux. - Ces représentations sociales intègrent des aspects collectifs et individuels.

Le crime selon Durkheim Le crime a une fonction dans la société, il est par conséquent normal Bien qu'il soit non-conforme aux normes sociales, il estprésent dans toutes les sociétés, ce qui fait de lui un phénomène normal. De plus, « le tort qu'ilfait à la société est annulé par la peine, si ellefonctionne régulièrement ». Il est donc possible de juger le bon fonctionnementd'une société selon la répression exercée sur les crimes · rationnel d’un point de vueindividuel · exprime une fonction sociétale · l’individu fait partie d’uncollectif

Les formes de la solidarité sociale

Ce qui est fondamental est de travailler sur l’organisation de la collective.

Qu’est-ce qui se joue dansnos sociétés modernes ? À la fois l’individu réclame une indépendance dans son espace social même en faisant parti d’une société, maisparadoxalement il dépend encore plus de la société.

- une société peut fonctionner sur l’anomie : Dans toute société il y a, à des moments donnés, des conjonctures del’ordre de l’effondrement.

C’est une phase catastrophique des sociétés, entrainées par un devenir qu’elles ont elles-mêmes suscitées par ledéterminisme du progrès et de la production industrielle.

C’est une concept très intéressent car il y a des moments ou nous nesommes plus dans des mouvements de développement linéaire, il y ades moments obscures ou l’on peut penser le passé sans pouvoir y retourner. Ilréinterroge la question de la temporalité liée à la structuration sociale.


Deux types de solidaritéssociales :

· la solidarité mécanique : - une société ou les individus sont semblablesen cela qu’ils partagent tous, d’une même manière et suivant une mêmeintensité, les éléments constituant la conscience commune. - En d’autres termes c’est unesociété traditionnelle ou tous les individus sontsemblables et partagent une conscience commune.

· solidarité organique : - repose la différenciation destâches et des individus qui lesaccomplissent ; sur l’existence de sous-groupes spécialisés. - À l’intérieur du groupe social on donne libre champ à l’existence del’individu entendu comme source autonome de pensée et d’action - La société moderne est une société qui va se construire sur la différenciationdes tâches. C’est le contraire de la société mécanique. Nous nesommes pas solidaire sur les mêmes fonctions même sur les tâches différentesqui engagent une question de l’échange. - Il peut exister des sous-groupesqui offrent des temporalités différentes et des champs de connaissancesdifférentes. On trouve des groupes sociaux différents qui peuvent donner libres champs à l’individului donnant une autonomie qui lui donne un droitd’existence.

La place du fait religieux

Durkheim marque l’importance cruciale desphénomènes religieux dans la sociologie. Il va dire que les faitsreligieux ont toujours été importants. Deplus nous sommes dans un monde qui se sécularise

La religion sert dans la création de lienssociaux. Non seulement elle assure que tout le monde ait les mêmes croyances, maiselle assure aussi que tout le monde a la même moralité et que les pensées desindividus restent assez uniformes. Dans ce sens-là, la religion assurel'intégration des individus dans un groupe.

Même s’il y a perte de la religiosité, il fautfaire attention au fait que le religieux peut subsister toutefois. Le faitreligieux permet toujours d’expliquer le fait social.

· sécularisation du monde social : - Le religieux subsiste au-delà même de laperte de la religion - le fait religieux ne disparaît pas même si nous sommes dans unesociété laïque - les comportements restent guidépar des morales d’essence religieuse - la religion est un fait structurant moral

· la « criminalité religieuse » : - c’est le crime contre les choses collectives,(l’autorité publique, lesmœurs, lestraditions, la religion) - Le crime religieux est la première forme de crime dans une société en développement. C'estune atteinte au sacré. - On ne s’échappe pas des valeurs morales qui proviennent du religieux

La théorie de la socialisation

Pierre Bourdieu : pour une théorie politique du monde social

Pierre Bourdieu (1930-2002)

Le concept d’habitus

Champ social et conflictualité : entre reproduction et distinction

Le pouvoir