Introduction au comportement politique
Nous allons nous sensibiliser à la discipline, donner quelques éclairages sur ce qu’on étudie en comportement politique.
L’étude du comportement politique n’est pas seulement l’étude du comportement en tant que tel mais c’est aussi plus largement les opinions politiques, les attitudes politiques, les croyances, les valeurs, tout cela fait parti du comportement politique. Lorsqu’on parle du « comportement », le mot est un peu erroné, c’est-à-dire qu’on a une champ d’étude qui est beaucoup plus vaste que le comportement en tant que tel mas qui s’étend aussi aux opinions, aux croyances et aux valeurs sans forcément que ces opinions se transforment en comportement. Ce n’est pas seulement le comportement est l’action mais aussi les attitudes, les opinions, les croyances et les valeurs qui sont derrière.
Deux grands champs d'étude
Il y a deux grands champs d’étude dans le comportement politique que l’on peut résumer en disant qu’il y d’un côté le comportement politique conventionnel et de l’autre le comportement politique non-conventionnel.
Le comportement politique conventionnel
Ce qu’on appel le comportement politique conventionnel, on l’appel aussi le comportement électoral. Il s’agit d’étudier le comportement des électeurs et électrices lorsqu’il y a des scrutins. D’abord, étudier la participation politique, ‘est-à-dire qui participe et qui s’abstient pour quelle raison ; et ensuite, qui vote et comment.
Il est possible de simplifier ce champ du comportement politique en disant qu’il y a trois questions fondamentales, à savoir qui vote, comment et pourquoi. On observe qui vote, ce que les gens votent, et ensuite on essaie d’expliquer pourquoi les gens votent et pourquoi ils ont voté pour tel ou tel parti.
Comme nous sommes en Suisse, il convient d’élargir un peu la notion de comportement électoral, car, comme son nom l’indique, le comportement électoral fait référence aux élections donc on étudie le comportement aux élections, qui vote, qui vote pour quel parti et pour quel candidat mais en Suisse, il y a une importante démocratie directe qui fait qu’on ne vote pas seulement pour les élections mais aussi sur des objets concret, des politiques publiques, des propositions, des réformes politiques entre autre, et donc, on peut aussi appliquer l’étude du comportement électoral au comportement en votation populaire, à savoir l’étude du comportement dans les votes de démocratie directe. Donc, toutes les questions que l’on se pose en comportement électoral, on peut aussi se les poser lorsqu’on étudie le comportement de vote dans les votes de démocratie directe, à savoir, en Suisse, les votations populaires.